Cercle horticole

Mise à jour : 18/01/2009 15:44:05

Table des matières     Info

 

 

Les arbres fruitiers

1. Le pommier : (Malus).

2. Le poirier ; (genre Pyrus) ; Famille des Malaceae.

3. LES PRUNIERS ; Genre Prunus ; Famille de Amygdalacées

4. LE CERISIER, Famille des Amygdalaceae.

5. Pêcher ; Genre: Prunus Persica SIEB / ZUCC ; Famille des Amygdalaceae ou Rosaceae

6. Groseilliers ; Genre Ribes ; Famille des Saxifragaceae

7. Le noisetier ; Genre Corylus ; Famille des Betulaceae

8. Le néflier ; Mespilus germanica, néflier commun ; Famille des Malaceae

9. Le cognassier ; Famille des rosacées.

10. LE FRAMBOISIER ; Genre Rubus ; Famille des rosaceae.

11. LES MURIERS ; Genre Morus ; Famille des Moraceae

12. NOYER ; Genre Juglans ; Famille des Juglandaceae

13. Le châtaignier ; Genre Castanea ;Famille des Fagaceae

14. Les myrtilles, airelles, canneberges. Genre vaccinium ; Famille des Ericaceae

15. LES AIRELLES : vaccinium vitis-idaea ; Genre vaccinium ; Famille des Ericaceae

16. Les canneberges ; Genre vaccinium ; Famille des Ericaceae

 

 

1. Le pommier : (Malus).

La mention la plus ancienne de la pomme remonte au règne des pharaons égyptiens Ramsès II (1301 -1235 AJC), qui fit planter des arbres fruitiers, notamment des pommiers, dans ses jardins du Delta et Ramses II (1198 -1166 AJC), qui offrit 848 corbeilles de pommes aux prêtres de Thèbes pour leurs offrandes.

La pomme est citée plusieurs fois dans l’Ancien Testament, ce qui atteste de sa culture en Palestine.

Les Grecs, puis les Romains diffusèrent le pommier dans le Bassin méditerranéen.

Matériel végétal

Le pommier se multiplie généralement par greffage ; les sujets porte-greffe les plus utilisés sont :

M9, pour les formes naines basse tige en fuseaux.

M26 ou MM 106 pour les formes semis vigoureuses basse tige en buisson.

M16 ou M25 ou d’autres encore pour les formes haute tige et demi tige, dont la tige est souvent formée par une entregreffe.

Il existerait environ 10.000 variétés de pommes, dont25 à 30 se rencontrent actuellement dans les bonnes pépinières.

Le choix des variétés plantées dépendra principalement de la destination des fruits : table, cuisine, transformation, avec un souci d’approvisionner la famille pendant la plus grande partie de l’année. Si l’on ne veut pas effectuer un minimum de traitements contre les maladies cryptogamiques, le choix variétal se limitera aux quelques variétés anciennes reconnues tolérantes, ou à des variétés nouvelles résistantes.

Exigences

Sol : Les différents sujets porte greffe ont des exigences variables ; de manière générale, le pommier demande un sol limoneux, fertile, bien drainé, il craint autant la sécheresse que l’humidité. Le PH doit se situer à la neutralité (6.5 – 7). Les portes greffes faibles sont plus sensibles à des conditions défavorables que les SPG vigoureux. SPG = Sujet Porte Greffe).

Climat :

Le pommier est une espèce des régions tempérées, il supporte sans difficulté un froid hivernal jusqu’à – 20° C, sauf si la variation de température est brutale, ou si le coup de froid survient tardivement, après une période de temps doux, comme en 1956. Le froid hivernal est nécessaire à la levée de dormance des bourgeons.

Pendant la floraison, les gelées sont particulièrement dangereuses, une gelée blanche de quelques heures au lever du jour peut provoquer de très graves dégâts : gel des styles et des ovules des fleurs.

En général, la pluviométrie de notre pays suffit au pommier, un léger déficit d’eau peut parfois s’observer temporairement, seules les jeunes plantations risqueraient d’en souffrir ; on y palliera par quelques arrosages.

Le pommier craint l’air humide (fonds des vallées, parcelles entourées de haies hautes) qui aggravera l’incidence de certains champignons pathogènes : tavelure et chancre commun.

Systèmes de plantation

Le pommier peut se cultiver selon des systèmes très variés, en forme libres :

Depuis une plantation intensive (15 arbres par are, conduits en fuseaux basse tige).

Un verger extensif pâturé (1 arbre à l’are) conduit en buisson haute tige.

Le pommier se prête moins bien que le poirier aux formes palissées. Seules les variétés de faible vigueur donnent de bons résultats.

Les vergers intensifs sont, de loin, les plus intéressants, pour les raisons qui suivent :

1. Entrée en production rapide (2e année) et pleine production à 4 ou 5 ans.

2. Productivité élevée, (300 à 400 kg) de pommes à l’are, en pleine productivité.

3. Production régulière, (pas d’alternance), si la taille et l’éclaircissage sont pratiqués judicieusement.

4. Production de qualité.

5. Facilité d’exécution des opérations culturales : taille, éclaircissage, traitements phytosanitaires, récolte. L’essentiel se fait en restant au sol, pour le reste, un escabeau de 3 marches suffit.

6. Production très variée sur une petite surface : les 15 arbres sont plantés sur 1 are ; permettent un échelonnement des maturités de fin juillet à mai juin. On peut choisir une diversité de goûts (sucré, acidulé, aromatique, astringent) et d’utilisation.

Par exemple : pour 15 arbres, et une production de fruits de table et à usage culinaire, on choisit :

1 Arbre mûrissant fin juillet : Transparente blanche ou Melba.

1 Arbre mûrissant à la mi août : Summerred ou Discovery.

1 Arbre mûrissant fin août : Delbarestivale, James Grieve, Alkmene, Akane.

1 Arbre mûrissant à la mi septembre : Cox’s Orange.

3 Arbres mûrissant fin septembre : Belle de Boskop, Elstar.

4 Arbres mûrissant début d’octobre : Jonagold et Jonagored.

4 Arbres mûrissant fin octobre : Wibston, Winterbanana, Melrose.

En fonction des conditions de conservation, on disposerait ainsi de pommes de fin juillet à mai juin de l’année suivante !

7. Durée de vie de 15 à 20 ans, ce qui permet de renouveler l’assortiment variétal en fonction des souhaits et de l’apparition de nouveautés.

A l’inverse, sur un are, on ne pourrait planter qu’un seul arbre haute tige, l’entée en production est lente (8 à 10 ans) ; la production est faible, alternante, non variée ; l’arbre se développe en hauteur, ce qui en complique l’accès. L’exécution des traitements phytosanitaires pose des problèmes (retombées de produits) si des animaux pâturent le terrain. Ce type d’arbres peut vivre 80 à 100 ans, mais est ce un avantage en soi ?

Pour un verger intensif en fuseaux, on adoptera un interligne de 3.5 à 4 m et une distance dans la ligne de 1,5 à 1,75 m (densité allant de 14 à 19 arbres à l’are).

Choisir des arbres greffés sur M9 et formés en scions d’un an, bien ramifiés ou en « knipbonen » (= arbres de 2 ans à couronne d’un an).

Lors de l’achat, prendre en considération le nombre de ramifications, leur hauteur (4 à au moins 60 cm du sol) et leur angle d’implantation (bien ouvert). Ne pas lésiner sur le prix : le supplément de dépense consenti pour un bel arbre se récupère en 2 ans par sa plus forte productivité.

Les arbres doivent êtres : prévoir pour chaque arbre un tuteur de 2,5 m et de 6 cm, bois traité. Confectionner un trou de plantation de 30 à 40 cm en tous sens, y placer le tuteur, la fumure de fond (75 à 100 g d’engrais composé) ; puis installer l’arbre et le fixer au tuteur par une ligature coulissante. Veiller à ce que le point de greffe soit 10 cm au dessus du sol. Epandre un paillis pour conserver l’humidité.

Pour un verger semi intensif basse tige, ou pour un verger extensif haute tige, on adoptera des distances de 5 x 4 m (= 5 arbres / are), dans le premier cas et de 10 x 10 m (= 1 arbre / are), dans le second cas.

Choisir en pépinière des arbres greffés sur un SPG semi vigoureux ou vigoureux, formés en buissons bien ramifiés. Lors de l’achat, contrôler le nombre de ramifications, et leur vigueur bien équilibrée (toutes les ramifications principales doivent avoir des diamètres semblables).

Faire des trous de plantation plus grands que dans le premier cas (50 – 60 cm). Pour les hautes tiges, si le terrain est pâturé par des animaux, placer immédiatement un système de protection efficace.

Conduite et taille

Le fuseau présente une cime de forme conique, plus ou moins effilée selon les variétés. Il comporte un axe central vertical portant de nombreuses branches charpentières de vigueur moyenne, implantées à l’horizontale.

 

 

La distance minimum entre deux branches superposées est d’au moins 40 cm, pour assurer un bon éclairement. Cette forme permet une interception optimale de la lumière incidente qui est, rappelons le, l’énergie qui permet la production de matière verte par les plantes.

Partant d’un scion d’un an bien ramifié comportant au moins 4 belles branches ou d’un knipboom, la taille lors de la plantation se résume à rabattre l’axe à 50 – 50 cm au-dessus de la ramification la plus élevée et de raccourcir les plus vigoureuses d’entre elles d’un tiers, les ramifications faibles sont laissées intacts.

Incliner les branches érigées pour amener à l’horizontale.

L’année suivante, on aura obtenu un prolongement de l’axe, des ramifications nouvelles et du bois fruitier court sur les premières ramifications.

On conserve le prolongement s’il n’est pas trop vigoureux. Par contre, s’il est très vigoureux, on l’élimine, et on garde comme prolongation le premier rameau concurrent. L’un ou l’autre est raccourci à 50 60 cm. Les ramifications nouvelles sont conservées intactes et inclinées à l’horizontale.

Et ainsi de suite les années suivantes, jusqu’à atteindre une hauteur de 2 mètres. Chaque charpentière doit avoir une direction principale unique, en évitant de laisser des fourches. Pour conférer à l’arbre la forme conique souhaitée, les ramifications hautes doivent être taillées le plus court. Une fois la hauteur maximum atteinte, pour éviter un excès de vigueur dans la tête, enlever le bois d’un an et rabattre sur un rameau de 2 ans boutonnés.

Le Buisson

Est une forme plus volumineuse qui présente un étage de 3 ou 4 charpentières obliques ramifiées, surmonté ou non par un axe central est souvent appelée « Gobelet ».

Ici, l’interception de la lumière se fait par le haut, tandis que la base de la couronne et le centre est très mal éclairée.

A la plantation, il importe d’équilibrer les charpentières (s’il y a un déséquilibre de vigueur, celui-ci ne fera que s’accentuer au fil du temps. On raccourcit la ramification la plus faible d’environ un tiers, et éventuellement on la redresse un peu.  Toutes les autres ramifications sont retaillées au même niveau, et éventuellement inclinées. Si l’on conserve un axe central, on le rabat à 50 – 60 cm de la ramification la plus haute.

Après un an, les charpentières se sont ramifiées. On conserve deux ramifications implantées en oblique à droite et à gauche, formant une fourche, on les raccourcit d’un tiers et on élimine toutes les branches à orientation verticale. On conserve intact tout le bois faible qui est généralement porteur de boutons. Et ainsi de suite les années suivantes.

On peut éventuellement conserver un axe central pendant quelques années, puis l’éliminer lorsqu’il obscurcit à l’excès la base de la couronne. Ces tailles sont pratiquées en hiver, pendant l’arrêt de la végétation. Une taille en fin d’été consistant à éliminer les gourmands inutiles assurera un meilleur éclairement des fruits, qui se traduira par une coloration plus intense et une qualité gustative supérieure.

Autres opérations culturales

L’entretien du sol : En verger intensif, il faut absolument désherber le pied des arbres (au moins 1 m²) pour supprimer la concurrence en eau et en éléments minéraux. On peut intervenir soit par binages répétés du sol, soit en utilisant des herbicides. Fin mars on traite avec un mélange composé d’un herbicide de sol (Simazine) et d’un herbicide de contact (par exemple : diquat + paraquat) et en juin, on devra traiter les repousses de plantes vivaces (par exemple au Glyphosate ).

En verger extensif, procéder de même pendant 5 ou 6 ans, soit la phase d’installation des arbres.

La fumure :

Choisir par facilité un engrais composé que l’on épand en mars entre les arbres adultes. En dose de 12,5 kg / are, d’une formule +/- 8-8-15. Ou 8 kg d’un engrais plus concentré comme du +/- 12-12-17. Ajouter un peu d’azote (nitrate d’ammoniaque) en juin juillet. Epandre ces engrais sur toute la surface correspondant à la projection de la couronne. Des apports éventuels de chaux dépendront du PH mesuré.

La protection phytosanitaire :

Dès la plantation, il faut porter son attention sur trois champignons : La tavelure, l’oïdium et le chancre commun. La lutte se fera préventivement. Et les pucerons.

Ensuite, lorsque les arbres sont en production, le carpocapse, (=ver des pommes), et l’Anthonome du pommier, qui peut occasionner des dégâts importants.

 

Anthonome du pommier

Anthonomuss pomorum L.

Insecta, Coleoptera, Curculionidae

 

Description
- Adulte : 4,5 à 5 mm de long. Corps brun noirâtre recouvert d'une fine pubescence grise. Bande gris clair en forme de V sur la partie postérieure des élytres. Rostre (1/3 du corps).
- Larve : 6 à 8 mm, plus effilée que la plupart des larves de Curculionidae. Tête noire. Apode. Blanc jaunâtre

Biologie
- Espèce inféodée au.
- Fécondité moyenne : 25 oeufs en 4 à 5 semaines.
- Oeuf : durée d'évolution, 4 à 12 jours.
- Larve : durée de développement, 3 semaines.
- Nymphe : durée de développement, 10 jours.

Cycle de vie
- 1 génération par au Pommier.
- L'adulte sort de sa loge entre mi-mai et mi-juin. Il se nourrit pendant une quinzaine de jours en faisant des petites morsures sur les feuilles des arbres, puis il s'abrite sous l'écorce du Pommier, d'arbres forestiers, sous les pierres ou les feuilles mortes... et reste en diapause jusqu'au printemps suivant (estivation et hivernation). Il quitte son abri entre mi-février et début avril, quand la température diurne moyenne atteint 9°C pendant plusieurs jours. La reprise de l'activité sera donc décalée entre 2 vergers voisins présentant des microclimats différents. Ce Coléoptère diurne se nourrit par piqûres dans les bourgeons de stade D Dix à quinze jours après le début d'activité, il a acquis sa maturation sexuelle et l'accouplement a lieu. Trois jours plus tard, la femelle dépose successivement un oeuf dans chacun des boutons contenus dans un bourgeon floral de stade intermédiaire entre B2 et C2
- La larve se nourrit des organes de reproduction (ovaires et étamines) et de la face interne des pétales.

Dégâts
La larve se nourrissant à partir des organes de reproduction de la fleur, celle-ci ne s'épanouit pas et prend l'aspect d'un "clou de girofle". Lorsque le débourrement est lent (printemps froid), l'Anthonome peut déposer tous ses oeufs dans des bourgeons parvenus au stade favorable. Les dégâts sont alors beaucoup plus graves. Les dégâts sont assez limités les années à floraison très abondante, l'attaque de l'Anthonome permettant un éclaircissage naturellement bénéfique (le pommier fleurit abondamment 1 année sur 2). Les Pommiers proches des bois ou des vergers abandonnés sont plus particulièrement à surveiller.

Carpocapse des pommes et des poires

Cydia pomonella (L.)
Laspeyresia pomonella

Description
- Adulte : 16 à 19 mm d'envergure. Tache ovale caractéristique très apparente, brune, bordée de 2 lignes d'un brun doré brillant, à reflets mordorés, sur les ailes antérieures grises. Ailes postérieures brun rougeâtre, finement ciliées
- Oeuf : 1 mm de diamètre. Circulaire, aplati, légèrement bombé en son centre. Pondu isolément à la face supérieure des feuilles, sur le fruit ou sur le rameau. Blanc laiteux, puis, après quelques jours, présence d'un anneau rougeâtre périphérique
- Larve : 16 à 20 mm. Tête brun foncé, corps rose pâle à rougeâtre. Fausses pattes abdominales, pattes anales.
- Chrysalide : 10 à 12 mm. Brun jaune à brun foncé, contenue dans un cocon soyeux

Biologie
- Les plantes hôtes sont : l'Abricotier, le Cognassier, le Noyer, le Poirier, le Pommier et parfois le Pêcher et le Prunier.
- Adulte : longévité moyenne, 15 à 18 jours. Activité diurne lorsque la température atteint 15°C. Fécondité moyenne, 30 à 50 oeufs.
- Oeuf : durée d'évolution, 18 jours à 15°C et 6 jours à 25°C.
- Larve : durée de développement, 20 à 30 jours.
- Chrysalide : durée de développement, 20 à 28 jours.

Cycle de vie
- 1 ou 2 générations, parfois 3 dans le Midi.
- Les adultes apparaissent de fin avril à fin mai. Ils s'accouplent et pondent sur les feuilles, les rameaux ou les jeunes fruits.
- Les oeufs éclosent à la fin du mois de mai.
- La larve connaît d'abord un "stade baladeur" (2 à 5 jours). Après quelques morsures d'exploration, elle pénètre dans un fruit, au point de contact de 2 fruits, ou d'une feuille et d'un fruit, ou au niveau du pédoncule, ou de l'oeil. A la fin de son développement, elle quitte le fruit et tisse un cocon dans un abri. Ensuite, elle peut suivre deux évolutions : soit, elle se nymphose et donne un papillon de 2e génération, soit elle entre en diapause. Les larves dont la croissance se termine d'août à octobre entrent toutes en diapause. Elles hivernent au 5e stade dans un cocon soyeux tissé dans les anfractuosités du tronc ou dans divers abris sur le sol.
- La chrysalide se forme en avril.

Dégâts
-Sur fruits à pépins, autour du trou d'entrée de la jeune larve, zone rongée, suivie d'une galerie en spirale, prolongé par une galerie aboutissant directement aux pépins dévorés par la larve. -

Le chancre du pommier

Nectria galligena

 

L'hiver étant une période de taille idéale pour tous les arbres à pépins, il était tout indiqué d'aborder cette maladie qui s'attaque aux pommiers et qui peut provoquer de graves dégâts sur les arbres.

Le chancre se trouve sur les rameaux, les branches charpentières et même le tronc. Les lésions causées sont parfois irréparables lorsque l'attaque est importante. Les poiriers sont moins touchés par cette maladie et les attaques moins graves.

Biologie

Le chancre est en fait une plaie ovale ou circulaire, assez profonde et entourée de bourrelets proéminents, souvent couverts d'une écorce fine et crevassée. Si le chancre est vieux, il peut atteindre une taille très importante et rendre les branches très fragiles.

Généralement, le chancre prend naissance sur une plaie causée par la taille, une attaque de tavelure ou encore un bourgeon mort. Le champignon pénètre dans ces plaies et y développe ses filaments. A l'automne le chancre est parsemé de petites sphères rouges visibles à l'œil nu.

Généralement, le chancre se développe dans les vergers implantés en zones humides, terrains lourds et mal aérés.

Moyen de lutte

1°Préventif

- Donner des fumures équilibrées

- Eviter les blessures

- Si des tailles importantes «élagage» sont nécessaires, il convient de rafraîchir les plaies et de les couvrir avec du goudron végétal

- Eviter les milieux humides

- Réaliser des traitements préventifs à base de cuivre spécialement après les opérations qui peuvent causer des plaies comme la cueillette et la chute des feuilles

- Réaliser des traitements d'hiver (huiles blanches) permet de réduire fortement les attaques

2° Curatif

- pour les chancres peu développés, il faut cureter jusqu'au bois sain et traiter les plaies avec un fongicide (ex thiophanatemethyl ou benomyl)

- Supprimer les branches fortement atteintes et brûler le bois malade

D'autres essences peuvent être attaquées par le chancre : les pêchers (Fusicoccum amygdalis) ainsi que le figuier (Diaporthe cinerascens), ce champignon étant considéré comme un parasite de blessure...

Le chancre provoqué par le puceron lanigère est différent. Les branches attaquées par le puceron se couvrent d'excroissances (sortes de bosses) chancreuses qui se crevassent au fur et à mesure que la branche vieillit. Celles-ci peuvent devenir stériles.

Le moyen de lutte moderne ici serait d'introduire une petite guêpe Aphélinus mali qui se multiplie rapidement en été. Attention aux traitements chimiques contre les pucerons qui risquent d'éliminer ce généreux prédateur.


La récolte et la conservation :

La récolte des pommes se fait variété par variété, et même en plusieurs fois chez certaines variétés, selon l’évolution de la maturité.

Les variétés hâtives se cueillent presque mûres, pour consommation rapide.

Les variétés d’automne et d’hiver se récoltent à un stade pas trop avancé (couleur de fond encore verte), qui permettra une bonne conservation.

La chute de quelques fruits sains est un « signale d’alarme » que la cueillette ne peut plus attendre !

La conservation des pommes se fera dans un endroit aussi froid que possible, mais tenu hors gel, et avec une hygrométrie élevée de l’air.

 

 

2. Le poirier (genre Pyrus) Famille des Malaceae.

Poirier conférence en 5e année.

Le poirier trouve ses origines dans les forêts de toute l’Europe et d’Asie.

La poire était déjà consommée à la préhistoire, ainsi qu’en attestent les fouilles effectuées dans les cités lacustres. Les Grecs cultivaient le poirier, et les Romains, Pline l’Ancien en compte 41 variétés portant le nom de leur inventeur ou de leur lieu d’origine. Plusieurs fois, la poire est citée dans la littérature latine : Virgile, Juvénal. Au 17e siècle, on recommandait la consommation de poires pour remédier aux troubles intestineaux.

Elle fut par excellence le fruit produit dans les jardins de châteaux, et de l’activité de semeurs européens résultent plusieurs milliers de variétés, alors que dans nos vergers professionnels, Conférence représente à elle seule les ¾ de la production belge de poires.

Au 19e siècle, la Belgique fut le lieu de création de très nombreuses variétés de poires de table. Le poirier a été amélioré davantage en un siècle en Belgique que dans tous les siècles qui ont précédé.

Botanique

Le genre Pyrus est l’un des 9 genres de la famille des Malaceae, parfois réunie aux Rosaceae avec le rang de sous-famille. La « Flore de Belgique » cite deux espèces : Pyrus communis, le poirier cultivé à gros fruits et Pyrus pyraster, le poirier sauvage.

Certains botanistes mentionnent également la présence en Belgique de Pyrus salviifolia, à feuillage tomenteux. D’autres espèces ont été introduites pour leurs caractères ornementaux : Floraison au printemps, feuillage coloré en automne.

Au total, le genre Pyrus compte une vingtaine d’espèces. D’Asie sont issus les « Nashis » ou poiriers japonaises ; gros fruits de forme sphérique à calice caduce, dont la culture se développe quelque peu dans le sud ouest de la France.

Croissance – floraison – fructification

Les jeunes rameaux du poirier ont une écorce lisse, brillante, de teinte clair ou rougeâtre. Sur le vieux bois, l’écorce s’exfolie en plaques irrégulières.

Le mode de croissance du poirier et la terminologie relative à ses rameaux sont similaires à ceux du pommier. Toutefois, la présence de fleurs sur le bois d’un an est plus rare.

Les boutons floraux comptent davantage de fleurs (jusqu’à 12), que chez le pommier, la floraison est centripète : la première fleur qui s’épanouit se trouve à la périphérie du bouquet. En comparant les fleurs de pommier et de poirier, on peut trouver les différences suivantes :

Ovaires et sépales glabres (non duveteux).

Pétales blanc – crème (et non blanc –b rose).

Etamines à anthères rouges (et non jaunes)

5 Styles libres à la base (et non soudés).

En règle générale, les variétés de poirier fleurissent chez nous pendant la seconde quinzaine d’avril, avant les pommiers.

La plupart des variétés ont 2n = 34 chromosomes. On mentionne quelques triploïdes et trétraploïdes (3n ou 4n chromosomes). Une particularité de nombreuses variétés de poires est leur aptitude à la parthénocarpie, c’est-à-dire la formation de fruits sans qu’il y ait eu fécondation, après un gel par exemple. Ces fruits parthénocarpiques sont plus allongés et parfois déformés.

En arboriculture fruitière professionnelle, cette tendance parthénocarpique est parfois renforcée par traitement à l’acide gibbérllique.

Matériel végétal

Le poirier se multiplie par greffage :

-Pour former des arbres basse tige nains, on utilise comme sujet porte greffe des cognassiers. Les plus couramment utilisés en Belgique sont le cognassier A. (sélection effectuée en Angleterre au début su siècle parmi une population de cognassiers d’Angers, le cognassier Adams, (sélection du pépiniériste Adams à Ruisbroek) de vigueur un peu plus faible que le type A, mais de fertilité meilleure, et le cognassier C (sélection anglaise d’une population de cognassiers locaux), de vigueur faible et de très bonne fertilité.

Certaines variétés de poires sont peu compatibles avec les cognassiers, on contourne cette difficulté en recourant à une entregreffe.

-Pour former des arbres haute tige vigoureux, on greffe en tête sur des semis de pépins de poires.

Il existerait environ 3000 variétés de poires recensées. Dans les bonnes pépinières, on en rencontre 20 à 30. Comme la plupart, des pores ont une conservabilité de courte durée, l’amateur a intérêt à introduire dans son jardin un grand nombre de variétés, dont les époques de maturité se succèderont. Les nouvelles variétés résistantes au feu bactérien ne sont malheureusement guère diffusées dans nos pépinières.

-Pour consommer des poires de fin juillet à décembre, on peut recourir par exemple aux variétés suivantes :

Fin juillet : Dr. Jules Guyot, Clapp’s Favourite.

Mi-août : Précoce de Trévoux.

Fin août : Bon Chrétien Williams, Triomphe de Vienne.

Mi-septembre : Beurre Hardy.

Octobre : Louise bonne d’Avranches, Durondeau.

Mi-novembre : Général Leclerc, Conférence, Légipont.

Fin novembre : Doyenné du Comice.

Fin décembre : Winter Nelis, Contesse de Paris, Beurré d’Haardenpont, Bergamotte Esperen….

Exigences

Le sol :

Les sujets porte-greffe Cognassier demandent un sol sain, profond et riche, à PH neutre, ils craignent la sécheresse, qui confère à la chair des fruits une texture granuleuse, et l’excès d’eau (= fruits de qualité gustative déficiente). Dans de bonnes conditions de sol, par exemple un limon, le poirier peut vivre 30 à 40 ans, et même plus en fonction des soins qui lui sont accordés.

Le climat :

Ce qui a été dit pour le pommier est valable pour le poirier. Sur arbres jeunes, les SPG cognassier sont sensibles à des froids hivernaux extrêmes : de l’ordre de -20°C. Les fleurs sont tout aussi sensibles que celles du pommier aux gelées printanières. Heureusement, le phénomène de parthénocarpie assure la fructification à partir de fleurs gelées, si après un gel nocturne, au milieu de la journée, la température s’élève jusqu’à 15 °C.

Systèmes de plantation :

En basse tige, le poirier se cultive en forme libres (pyramide ou fuseau) et en différentes formes palissées. C’est l’espèce fruitière qui se prête le mieux à la culture en formes régulières.

En haute tige, on adoptera une forme de buisson à axe central.

Pour les arbres basse tige, on plantera à un interligne de 4 m, et à 1,5 m dans la ligne (soit environ 16 arbres par are). Le poirier poussant plus haut que le pommier, un interligne minimum de 4 m est indispensable pour garantir un bon éclairement à la base.

Choisir en pépinière de deux ans présentant de belles ramifications, implantées si possible avec un angle ouvert. A la plantation, un petit tuteur est nécessaire pour les premières années, par la suite, l’ancrage naturel du cognassier ou du poirier porte greffe dans le sol est suffisamment robuste.

La forme palissée la plus courante est la palmette Verrier à 4 branches (constituée de 2 U imbriqués l’un dans l’autre) L’écartement entre les branches étant souvent de 40 cm, on adoptera une distance de plantation de 1,6 m dans le rang. Si l’on dispose de peu d’espace, et en vue de diversifier l’assortiment variétal

 

Doyenné du Comice e 5e année.

Il est possible de sur greffer une autre variété sur les deux branches centrales d’une palmette Verrie, pour que l’arbre reste bien équilibré. La variété sur greffée doit être moins vigoureux que la variété originelle (par exemple : placer Bon Chrétien Williams sur Beurré Hardy).

Pour la culture en haute tige, se référer aux pommiers.


Conduite et taille :

Une pyramide est une forme à cime conique comportant un axe central vertical et des étages de 4 à5 branches charpentières espacés de 40 à 50 cm. Les charpentières sont dirigées en oblique vers le haut. Cette forme convient surtout pour les variétés vigoureuses.

Un fuseau présente également une cime conique et un axe vertical qui porte un premier étage de 4 à 5 charpentières ; plus haut, les charpentières sont implantées tout le long de l’axe, avec au moins 40 cm d’espace entre deux branches se surplombant.

Pour la pyramide, comme pour le fuseau, à la plantation, on rabat l’axe central à 60 cm au-dessus de l’étage basal. Les 4 ou 5 belles ramifications sont inclinées à 45 ° et raccourcies d’un tiers de leur longueur. L’année suivante, si la croissance a été bonne, on aura obtenu un prolongement de l’axe et une nouvelle série de 4 à 5 ramifications. Et ainsi de suite…(Figure 1).

Si la croissance n’est pas très bonne (variété faible, sol de moins bonne qualité, sécheresse), on aura intérêt à conduire les arbres en fuseau ; sur l’axe, au-dessus de l’étage de base, on conserve intactes des ramifications obliques, et on incline les ramifications trop érigées.

- Dans une formation en pyramide, si par accident la croissance était faible, il faut rabattre très court l’axe et les ramifications et espérer ainsi une meilleure croissance l’année suivante

 

Poirier

La taille fruitière idéale pour le poirier est une taille de renouvellement à cycle de 3 ans. (fig. 2) :

1. Bois d’un an : on conserve intacts les rameaux de vigueur moyenne, et on les incline si nécessaire, et on enlève les gourmands, (genre manche de brosse).

2. Bois de 2 ans : Il provient du bois d’un an laissé intact l’année précédente. Les rameaux boutonnés sont taillés dans les boutons ; les rameaux non boutonnés sont éliminés.

3. Bois de 3 ans : il a donné des fruits et porte à sa partie apicale des bourses boutonnées, et sa partie basale, des boutons néoformés ; sur les boutons néoformés (environ à 1/3 ou ½ longueur)

4. Bois de plus de 3 ans : on l’élimine, et on conserve éventuellement un bois d’un an qui aurait repercé.

Autres opérations culturales.

L’entretien du sol : En verger intensif, il faut absolument désherber le pied des arbres (au moins 1 m²) pour supprimer la concurrence en eau et en éléments minéraux. On peut intervenir soit par binages répétés du sol, soit en utilisant des herbicides. Fin mars on traite avec un mélange composé d’un herbicide de sol (Simazine) et d’un herbicide de contact (par exemple : diquat + paraquat) et en juin, on devra traiter les repousses de plantes vivaces (par exemple au Glyphosate ou à l’Amitrol).

En verger extensif, procéder de même pendant 5 ou 6 ans, soit la phase d’installation des arbres.

La fumure :

Choisir par facilité un engrais composé que l’on épand en mars entre les arbres adultes. En dose de 12,5 kg / are, d’une formule +/- 8-8-15. Ou 8 kg d’un engrais plus concentré comme du +/- 12-12-17. Ajouter un peu d’azote (nitrate d’ammoniaque) en juin juillet. Epandre ces engrais sur toute la surface correspondant à la projection de la couronne. Des apports éventuels de chaux dépendront du PH mesuré.

Protection phytosanitaire

-La tavelure est le principal champignon affectant le poirier, les traitements se feront comme sur pommier.

-Le feu bactérien est une maladie bactérienne très grave du poirier et de certaines autres rosacées, dont les hôtes sont : L’aubépine, pyracantha, cotoneasters. Une surveillance constante et la destruction immédiate des parties infectées sont obligatoirement détruites par le feu.

-Le psylle est le principal insecte attaquant le poirier, en général. Les infestations sont rares dans les jardins d’amateur où le parasitisme naturel joue à plein si l’on ne réalise pas de traitement insecticides intempestifs.

-Le phytopte du poirier se rencontre davantage dans les jardins que dans les vergers professionnels. Cet acarien microscopique vit dans les feuilles qui présentent des petites boursouflures jaunes puis rouges. Un seul traitement juste après la floraison avec du Fenbutatin-oxyde (Torque), réalisé selon les instructions du fabricant.

La récolte et la conservation :

La récolte des poiriers se fait variété par variété, et même en plusieurs fois chez certaines variétés, selon l’évolution de la maturité.

Les variétés hâtives se cueillent presque mûres, pour consommation rapide.

Les variétés d’automne et d’hiver se récoltent à un stade pas trop avancé (couleur de fond encore verte), qui permettra une bonne conservation.

La chute de quelques fruits sains est un « signale d’alarme » que la cueillette ne peut plus attendre !

La conservation des pommes se fera dans un endroit aussi froid que possible, mais tenu hors gel, et avec une hygrométrie élevée de l’air.

3. LES PRUNIERS

Genre Prunus

Famille de Amygdalacées

1. Origine :

On estime généralement que les pruniers sont originaires du Sud Caucase, du Nord de l’Iran et des Balkans. Ils étaient cultivés en Syrie, à Damas, dès la Haute antiquité. Puis furent diffusés sur toute la rive Nord de la Mer Méditerranée. A l’époque romaine, il existait en Italie de nombreux types de pruniers à fruits diversement colorés cités par Pline, dont la « Damascène » est la plus ancienne. Les fruits étaient appréciés à cette époque pour leur valeur diététique et thérapeutique.

Au 16e siècle furent crées les prunes Reine – Claude, dédiées à l’épouse du Roi de France, François 1e.

A l’époque de Louis XIV, les prunes étaient particulièrement en vogue : La Bruyère décrit le portrait d’un amateur de prunes, les prunes « Monsieur » qui sont dédiées au frère de Louis XIV

A la fin du 19e siècle furent importées aux Etats-Unis et dans le sud de l’Europe, différentes prunes japonaises et chinoises qui ne peuvent être cultivées valablement en Belgique à cause de leurs besoins trop élevés en chaleur.

-Une espèce américaine, Prunus marlanna, a été introduite récemment. Elle est parfois utilisée comme porte greffe en sol humide.

2. Botanique :

La botanique des pruniers se révèle particulièrement complexe. De nombreuses classifications ont été proposées successivement. Le genre Prunus comporte environ 300 espèces dans l’hémisphère nord.

-A l’état spontané, on rencontre dans les haies et les fourrés deux pruniers arbustes à petits fleurs : 1) Prunus spinosa, le prunellier ; et 2) Prunus x fruiticans (hybride naturel entre Prunus insititia et Prunus spinosa. A fleurs plus grandes, dont les fruits sont appelés « Balosses », qui sont utilisés pour la production d’alcool.

Les pruniers cultivés appartiennent aux espèces suivantes :

Prunus cerasifera (Myrobalan ou prunier cerise) : à fruits non pruineux, sphériques, de 2 à 3 cm de diamètre, à noyau adhérant à la chair.

On connaît surtout les cultivars à feuilles pourpres, à floraison très précoce (2e quinzaine de mars).

Les cultivars « Pissardii » et « Woodii », sont les plus répandus dans nos jardins. Leurs fruits peuvent être utilisés pour la préparation de confitures et marmelades.

Les Myrobalan ou Myrobolan sont des sujets porte greffe de forte vigueur.

Prunus cerasifera

 

-Prunus insititia (prunière crèque ou Hroostjes).

C’est l’ancêtre des pruniers Damas et des Saint Julien.

-Prunus domestica (Prunier Européen). On a regroupé sous ce nom la plupart des variétés de prunes cultivées. La grande diversité des pots, de forme des feuilles et d’aspect des fruits nous laisse penser que cette espèce comporte D’autres pruniers cultivés sont des hybrides inter spécifiques.

-Prunus x italica (= Prunus domestica x Pinsititia) comprend les Reine - Claude et les prunes Monsieur.

Prunus x syriaca (= Prunus cerasilera x Prunus domestica), comprend les Mirabelles à fruits jaunes et à fruits rouges.

3. Croissance, floraison, fructification.

Les pruniers sont des arbres à port spontanément buissonnant, mais certaines variétés ont tendance à se ramifier peu. On obtient alors de longues branches se dégarnissant. Comme chez les cerisiers, les bourgeons contiennent soit uniquement des ébauches de feuilles (=yeux), soit uniquement des fleurs (=boutons).

Les différentes types de rameaux sont semblables aux cerisiers : bouquets de mai- rameau, chiffons- rameaux, mixtes gourmands.

Les boutons floraux contiennent de 1 à 4 fleurs, le plus souvent 2, à pédoncule court. La floraison intervient très tôt, avant la feuillaison dans le courant du mois d’avril.

Selon les variétés, la fécondation des fleurs peut s’effectuer de trois manières différentes :

1. Chez les variétés auto fertiles, le pollen de la variété assure la fécondation de ses propres fleurs. Un arbre isolé pourra fructifier, une variété auto fertile peut aussi être fécondée par le pollen provenant d’une autre variété fleurissant en même temps.

2. Les variétés inter fertiles à fécondation croisée : elles sont autostériles et elles se fécondent mutuellement (A féconde B tandis que B féconde A). Il faut nécessairement planter deux arbustes côté à côté.

3. Les variétés inter fertiles sont autostériles et elles ne se fécondent pas mutuellement. Une variété A féconde la variété inter stérile B, dont le pollen n’est pas compatible avec la variété A.

Pour obtenir une fructification de A : Soit A est auto fertile (elle se féconde elle-même),

: Soit on associe une variété C, avec inter fertile A.

Les trois variétés doivent fleurir au même moment.

Ce mécanisme complexe explique les échecs de fructification les années où l’une des trois variétés serait en alternance. On comprend également pourquoi il est conseillé d’associer le plus de variétés possibles.

Après fécondation, le grossissement de l’ovaire est rapide, le calice portant la couronne d’étamines se déchire, se dessèche puis tombe.

Chez les fleurs non fécondées, le pédoncule et l’ovaire jaunissent puis tombent. C’est la chute post florale.

Selon les variétés, la maturité des fruits s’échelonne de fin juillet à début octobre.

Les pruniers marquent une forte tendance à l’alternance. Lorsque la nouaison est très importante, il est conseillé un éclaircissage en juin, afin de favoriser la formation de fleurs pour l’année suivante.

L’alternance peut se marquer aussi bien pour l’entièreté d’un arbre que pour une branche portant un excès de fruits.

Caractéristiques des variétés des prunes recommandées
Nom Date de maturité Forme Couleur Calibre Vigueur Productivité
Sanctus hubertus 15-juil ovale violet foncé bon forte très bonne
Opal 30-juil arrondie rouge foncé moyen faible bonne (auto fertile) 
Reine Cl. Soufriau arrondie bleue bon forte bonne (auto fertile)
Voyageur ovale Bleu violet bon forte très bonne
Monsieur hâtif 01-août ovale violet foncé bon très forte moyenne
Bleu de Belgique arrondie bleue moyen forte bonne
Reine Cl. D'Athan 15-août arrondie violet moyen forte assez bonne
Queen Victoria ovale rouge violet bon faible bonne (Auto fertile)
Avalon arrondie rouge violet  très bon forte très bonne
Jubileum ovale violet bon moyen très bonne
Axcalibur arrondie rouge violet bon très forte très bonne
Président = Sultan fin août aplatie bleue très bon assez forte régulière
Valor aplatie bleue bon forte très bonne
Anna Spath septembre arrondie rouge violet moyen moyenne bonne (Auto fertile)
Belle de Thuin 15-août ovale jaune très bonne faible Rapide
Wignon 20-août allongée rose foncé bon très bonne moyenne
Prune de Prince 30-sept ronde bleue foncé petit faible Bonne
Ste Catherine octobre allongée jaune moyen moyenne très bonne

 

4. Matériel végétal, multiplication.

Les pruniers se multiplient généralement par greffage.

Certaines variétés peuvent se multiplier par semis

Ou par prélèvement de drageons (sur des arbres non greffés). C’est le cas pour les mirabelles et la quetsche commune (altesse simple).

Les sujets porte greffe actuellement disponibles confèrent aux arbres une vigueur moyenne ou forte.

Il n’existe probablement pas actuellement en Belgique de bon SPG réellement nanifiant pour le prunier.

Divers essais réalisés depuis les années 60 se sont soldés par des échecs.

Dans le passé, de très nombreux SPG, étaient utilisés couramment pour le prunier. Dans une enquête effectuée en 1943 aux Pays Bas, 23 SPG sont cités, et dans son traité publié en 1946, E. VAN CAUWENBERGHE (Vilvoorde) en cite 17 groupes comportant parfois plusieurs types.

Actuellement, en les classant par ordre croissant de vigueur citons:

Ferlenain: Prunier hybride, crée à Bordeaux. Son comportement demande à être confirmé pour nos conditions climatiques. Il a une vigueur très faible et pourrait être utilisé en vergers intensifs. Son ancrage au sol est bon. Il est sensible à la sécheresse estivale.

Pixy: est un semis de Saint Julien d’Orléans effectué en Angleterre. Il est de vigueur assez faible mais s’est montré décevant en ce qui concerne la productivité et le calibre des fruits. Il est sensible à la sécheresse.

Saint Julien A : Il s’agit d’une sélection dans la population des Saint Julien réalisée en Angleterre au début du 20e siècle. Il confère une vigueur moyenne et une fertilité satisfaisante. Le calibre des fruits est bon. Il est utilisé le plus couramment pour former des arbres basse tige. Car outre les qualités déjà citées, il est compatible avec la plupart des variétés de prunes.

Myrobolan B : Myrobolan de Lesdain – Brompton: ces trois SPG vigoureux sont utilisés pour former des arbres haute tige. Selon les variétés de prunes, on choisit l’un ou l’autre en fonction de l’affinité.

Le choix des variétés se fera en prenant en compte les critères suivants :

· L’époque de production, qui s’étale de fin juillet à début octobre. Chaque variété produit pendant deux semaines environs.

· Le type de fruits : Forme sphérique ou ellipsoïdale, épiderme jaune, rouge, bleu, violet, vert.

· La destination des fruits : Fruits de table ou à transformation.

· Les règles de fécondation des fleurs.

· Si on ne souhaite planter qu’un seul arbre, cela doit être nécessairement une variété auto- fertile.

· Si on peut planter deux arbres, cela peut être des variétés auto fertiles, des variétés auto stériles à fécondation croisée ou une variété inter stérile associée à une variété auto fertile compatible.

· A partir de 3 arbres, tous les choix sont possibles, en tenant compte des dates de floraison, qui doivent coïncider

 

Les pruniers: eh bien! Ça se complique un peu. Il en existe 3 types:

1. Type japonais: Early Golden, Burbank, Vanier;

2. Type européen: Italien, Mirabelle, Mont-Royal, Victoria, Reine Glaude, Stanley, German Prune, Bradshaw;

3. Type américain: Crescent, Grenville, Kahinta, Supérieur, Underwood, Toka, Tecumseh.

Les variétés japonaises se pollinisent entre elles. Même chose pour les variétés européennes et américaines. La variété Toka pollinisera aussi les variétés japonaises. Il existe cependant des variétés autofertiles: Mont-Royal, Mirabelle et Stanley en sont. Donc si vous vous en tenez à ces dernières, vous n’avez pas besoin de vous préoccuper du type de votre prunier parce que ces dernières se plantent seules. Souvent les types de prunier ne sont pas indiqués lors de la vente.

 

Le tableau, plus bas, présente quelques bonnes variétés de prunes anciennes, classiques ou nouvelles, avec leurs caractéristiques majeures et les règles de fécondation. Lors de l’achat d’arbres fruitiers, si le pépiniériste est compétant il doit pouvoir donner des indications complémentaires à propos des autres variétés.

Caractéristiques des variétés des prunes recommandées
Nom Date de maturité Forme Couleur Calibre Vigueur Productivité
Sanctus hubertus 15-juil ovale violet foncé bon forte très bonne
Opal 30-juil arrondie rouge foncé moyen faible bonne (auto fertile) 
Reine Cl. Soufriau arrondie bleue bon forte bonne (auto fertile)
Voyageur ovale Bleu violet bon forte très bonne
Monsieur hâtif 01-août ovale violet foncé bon très forte moyenne
Bleu de Belgique arrondie bleue moyen forte bonne
Reine Cl. D'Athan 15-août arrondie violet moyen forte assez bonne
Queen Victoria ovale rouge violet bon faible bonne (Auto fertile)
Avalon arrondie rouge violet  très bon forte très bonne
Jubileum ovale violet bon moyen très bonne
Axcalibur arrondie rouge violet bon très forte très bonne
Président = Sultan fin août aplatie bleue très bon assez forte régulière
Valor aplatie bleue bon forte très bonne
Anna Spath septembre arrondie rouge violet moyen moyenne bonne (Auto fertile)
Belle de Thuin 15-août ovale jaune très bonne faible Rapide
Wignon 20-août allongée rose foncé bon très bonne moyenne
Prune de Prince 30-sept ronde bleue foncé petit faible Bonne
Ste Catherine octobre allongée jaune moyen moyenne très bonne



5. Exigences

Sol : Les pruniers ont un enracinement traçant, superficiel, ils s »adaptent bien aux sols peu profonds, de toutes natures. De ce fait, ils craignent la sécheresse et ils sont tout autant sensibles aux excès d’eau.

Climat : Les pruniers supportent sans difficulté les grandes froids hivernaux, par contre, à cause de leur floraison précoce, ils sont sensibles aux gelées printanières qui détruiront les fleurs et les jeunes fruits.

En général les pruniers craignent l’humidité pendant la floraison (coulure des fleurs, attaques de champignons) et pendant la maturation des fruits (attaques de champignons).

Lorsque la fin de l’été est froide et humide, la qualité gustative des vari étés tardives laisse à désirer.

6. Plantation ; conduite ; taille

-Les formes buisson à axe central et gobelet convient le mieux pour tous les pruniers, que ce soit en haute tige ou en basse tige, elles sont d’ailleurs les plus proches du monde naturel de croissance de ces arbres.

En vergers intensifs, la conduite de pruniers en fuseau et en haie a fait l’objet de nombreux essais, avec des résultats très variables selon les variétés et le savoir faire de l’expérimentateur.

Le plus souvent, dans les essais ayant échoué, on a été confronté à une difficulté d’équilibrer les couronnes, et à une vigueur excessive dans le haut des arbres.

Pour les formes basse tige, choisir des arbres greffés sur Saint JulienA ou sur Pixy, que l’on plantera à 5 ou 6 m de distance. Chaque arbre doit disposer à l’âge adulte d’environ 30m².

Les arbres haute tige greffés sur un SPG vigoureux doivent être plantés à au moins 7,5 à 8 m. Chaque arbre doit disposer de 60 à 70 m² au minimum. Un tuteur est nécessaire les premières années.

Acheter des arbres de 2 ans présentant de belles ramifications ; en conserver 4 ou 5, bien équilibrées, et les raccourcir dans un même plan horizontal en taillant sur des yeux dirigées vers l’extérieur.

Souvent chez le prunier les angles d’insertion des branches sur le tronc sont trop aigus. Il y a risque d’arrachage de ces branches par la suite, sous le poids des fruits. Il faut veiller dès le départ à avoir des angles d’insertion bien ouverts en plaçant des écarteurs (planchettes taillés en V aux deux extrémités). On peut par la suite recourir à la taille dite « sectorielle » qui consiste à tailler chaque charpentière sur un œil dirigé vers le haut. L’année suivante, on obtiendra de ce fait une branche très érigée. Inutile que l’on supprimera, mais là où les branches sous-jacentes auront alors une direction oblique qui est le but final de la technique. (Voir photo plus haut).

On peut conduire les charpentières en axe unique, portant du bois fruitier disposé en arrête de poisson. On peut aussi arrêter les charpentières à 1 – 1,5 m du tronc et les faire bifurquer en 2 sous charpentières disposées en V. Ceci assure une très bonne occupation de l’espace.

La taille des pruniers se pratique de préférence en mars, peu avant la floraison. On élimine tout le bois d’un an dirigé vers le haut, puis on supprime le bois fruitier en excès, afin d’assurer un bon éclairement de la couronne. Il faut traiter les plaies de taille avec un enduit contenant du cuivre : il favorisera la cicatrisation et évitera l’infection des plaies pour des bactéries et des champignons.

Chez les variétés à maturité précoce, la taille peut être effectuée juste après la récolte. Le cambium de l’arbre étant encore en activité à ce moment, la cicatrisation des plaies sera meilleure et plus rapide.

Sur les arbres âgés, il convient de pratiquer chaque année un élagage du bois trop vieux.

Entretien

-Désherbage : Le désherbage du sol est la première mesure à prendre pour limiter la concurrence des mauvaises herbes en ce qui concerne la carence en eau. Pour cela, il faut soit effectuer régulièrement des binages, soit recourir à des traitements herbicides. Au début du printemps sur 3 à 4 m², on appliquera simultanément un herbicide de contact et un herbicide de sol. Le traitement devra être répété en octobre.

- Fumure : Le prunier est peu exigeant : la fumure d’entretien la plus courante consiste à épandre fin mars un engrais composé N P K en parts équilibrés (1+1+1,5) de genre 12+12+16 à raison de 5 kg à l’are.

-Protection phytosanitaire :

Plusieurs maladies : La moniliose des fleurs ; la moniliose des fruits, Pseudomonas.

-Si la floraison se déroule par temps humide, on peut observer des attaques de cloque (Taphrina pruni). Les jeunes fruits prennent une forme allongée, incurvée qui explique le nom de « maladie des pochettes, ou des gozettes », qui est donné à ses symptômes.

-En été, le feuillage peut présenter à la face supérieure des taches jaunes, associées à des taches brun clair à la face inférieure : ces symptômes sont dus à la rouille (Tranzachelia pruni-spinosae). Le feuillage tombe prématurément, ce qui affaiblit l’arbre.

-Sur mirabelles : la tavelure (Cladosporium carpophilum) provoque des taches arrondies vert gris sur le feuillage et les fruits.

-Le « plomb » (Chondrostereum purpureum) infecte les pruniers via des blessures (taille, chute des feuilles). Le feuillage prend un aspect gris, puis les branches meurent une par une. Vu la difficulté de lutter contre cette maladie, les variétés qui y sont sensibles ne devraient plus être plantées.

Un schéma annuel simplifié de lutte contre les maladies du prunier peut donc ses résumer comme suit :

A la chute des feuilles : Sulfate de cuivre.

Avant la reprise de la végétation : sulfate de cuivre.

Juste après la floraison : Captan

Fin juin : Manocozèbe.

-Parmi les principaux ravageurs il faut citer les pucerons. On rencontre deux espèces vertes et une espèce de teinte grise. Ils sont vecteurs d’une redoutable virose contre laquelle il n’y a peu de remède : la maladie de Sharka. On évitera les attaques de pucerons en traitant au Dimethoate dès l’apparition des premiers insectes.

Un autre insecte bien connu est le Carpocapse des prunes, dont la chenille dévore les fruits.

-Un autre insecte bien connu est le Carpocapse des prunes, dont la chenille dévore le fruit. Il y a deux générations par an. Les chevilles hivernent sous l’écorce, puis se nymphosent. Les adultes de 1e génération volent en mai juin (petits papillons gris brun, à vol crépusculaire), les femelles pondent leurs œufs sur les jeunes prunes que les chenilles dévorent. Après nymphose une seconde génération d’adultes apparaît en juillet. Dont les femelles pondent leurs œufs sur les fruits encore verts, mais de taille presque définitive, les larves se développent dans les fruits en cours de maturation. Une femelle peut pondre une cinquantaine d’œufs ! Les dégâts les plus graves sont notés sur les variétés à maturation tardive (septembre). On lutte donc contre la seconde génération en traitant en juillet, pendant la période de ½ ponte, en tenant compte des délais avant la récolte. Il existe des produits aux délais très courts. (Glyfuthrin).

Carpocapse des prunes

Cydia funebrana (Treitschke)
Laspeyresia funebrana, Grapholitha funebrana

Insecta, Lepidoptera, Tortricidae .

Description
- Adulte : 13 à 15 mm d'envergure. Ailes antérieures triangulaires, étroites à la base, gris brun foncé s'éclaircissant vers l'apex en une tache gris cendré ; au centre de cette tache, 4 petits bâtonnets noirs horizontaux. Ailes postérieures gris brunâtre. Face inférieure du corps et pattes grisâtres.
- Oeuf : aplati et blanchâtre, pondu isolément à la partie inférieure des fruits.
- Larve : 10 à 12 mm, rose vif sur le dos, rose pâle sur la face ventrale, tête brun foncé ; pas de plaque thoracique, seulement quelques taches brunâtres. Fines soies réparties sur tout le corps, insérées sur de petits disques peu visibles.
- Chrysalide : contenue dans un cocon soyeux.

Biologie
- Ce ravageur est spécifique du Prunier.
- Adulte : les papillons se déplacent à la tombée du jour. La ponte débute en général à l'époque où les prunes ont un diamètre de 10 mm et elle s'échelonne sur 3 semaines à 1 mois ; elle a lieu le soir, lorsque la température dépasse 15°C. Fécondité moyenne, 45 oeufs.
- Oeuf : durée d'évolution, 9 à 15 jours.
- Larve : durée de développement, 20 à 25 jours. La chenille pénètre très rapidement dans la pulpe du fruit et se dirige vers la base du pédoncule dont elle sectionne les faisceaux libéro-ligneux ; à la fin de sa croissance, elle abandonne le fruit et se nymphose (1ère génération) ou tisse un cocon d'hibernation sous un abri à la surface du sol ou sous l'écorce (2e génération).
- Nymphe : durée de développement, 10 à 15 jours.

Cycle de vie
- 2 générations par an.
- Les chenilles en diapause se chrysalident à partir de la fin du mois de mars et les papillons apparaissent de fin avril à début juin. Le maximum des vols a lieu une quinzaine de jours après la floraison du Prunier.
- Le 2e vol a lieu fin juin, la ponte s'échelonne sur 3 à 4 semaines, les oeufs étant déposés sur les prunes qui ont pour la plupart terminé leur croissance.

Dégâts
Les dégâts des chenilles de 1ère génération passent souvent inaperçus, la chute des fruits étant confondue avec la chute physiologique (fruits non fécondés par exemple). Les chenilles de la 2e génération occasionnent des pertes importantes pour les variétés semi tardives et tardives : le fruit attaqué prend une coloration foncée, ne se développe plus et laisse exsuder quelques gouttelettes gommeuses caractéristiques par l'orifice de pénétration de la chenille; il tombe prématurément. Les variétés précoces de Prunier sont faiblement attaquées.

Eclaircissage des fruits : Les années de très forte nouaison, il est indispensable d’enlever l’excédent de jeunes fruits fin juin, afin de favoriser la formation des boutons floraux pour l’année suivante.

L’importance de cette pratique peut être vérifiée en n’éclaircissant par une branche donnée d’un prunier. L’année suivante, on pourra généralement y constater une floraison déficitaire.

Etayage des branches : Le bois de prunier est relativement cassant (être prudent si on grimpe dans un prunier pour l’élaguer !). Il peut arriver que sous le poids des fruits, des branches se rompent, souvent par torsion. Il faut préventivement installer des perches ou relier les branches les unes aux autres au moyen de sangles.

Conclusion : La culture des pruniers peut se faire dans quasiment tous les sols. Faute d’un véritable SPG nanifiant confirmé, la culture ne peut se faire qu’en forme buisson basse tige ou haute tige en accordent 30 à 60 m² par arbre. Le choix des variétés doit tenir compte des règles de fécondation des fleurs.

Un minimum de protection phytosanitaire est nécessaire. Mais même lorsque toutes ces conditions sont respectées, la productivité des arbres va dépendre étroitement des conditions climatiques du printemps et de l’été.

 

4. LE CERISIER

Famille des Amygdalaceae.

Origine

Le cerisier à fruits doux dérive du Merisier ou Cerisier des oiseaux, arbre forestier spontané dans diverses régions d’Europe.

Outre la consommation des fruits à l’état frais ou après cuisson, les différents cerisiers ont de tous temps été utilisés en médecine. Les pédoncules pour favoriser la diurèse. La gomme diluée dans du vin calme la toux et éveille l’appétit. Pendant la guerre de 1940 – 45, les feuilles ont été utilisées comme substitut au tabac, qui faisait cruellement défaut.

Botanique

-Les cerisiers doux cultivés appartiennent à l’espèce Prunus Avium, comme le merisier. L’arbre est vigoureux, avec une cime élancée. On y distingue 2 sous groupes :

Les Bigarreaux, cerises croquantes à chair ferme.

Les Guignes, à fruits plus mous.

-Les griottes (cerises acides), appartiennent à l’espèce Prunus Cerasus, qui serait originaire de sud ouest de l’Asie ou du Caucase. L’arbre est plus petit, à cime globuleuse.

-Il existe aussi un hybride entre ces deux espèces : Prunus x Acida, à caractères intermédiaires. A cette espèce appartiennent les cerises dites « anglaises » ou « Royales » à chair aigre douce.

Dans chacun de ces groupes, on trouve 2 sous groupes :

A chair fruits clairs et à jus clair.

A fruits foncés et à jus coloré.

-Plusieurs autres espèces sont utilisées comme sujet porte greffe, notamment :

· Prunus Mahaleb, le bois de Sainte Lucie, qui se rencontre sur sol calcaire, à bonne exposition

· Prunus Besseyi, le cerisier des sables, originaire du centre des USA ainsi que différentes espèces de cerisiers d’ornement.

Croissance, Floraison, Fructification.

Les bourgeons du cerisier sont de deux types :

Les yeux contiennent uniquement des ébauches de feuilles. Leur développement donnera naissance à un axe végétatif de longueur variable. Un œil qui ne se développe pas s’annule, alors que chez les espèces à pépins, il peut rester latent plusieurs années.

Les boutons contiennent uniquement des ébauches de fleurs. Après floraison et fructification ils s’annulent. Ceci explique la tendance au dégarnissement des rameaux chez certains cerisiers.

Les pousses les plus courtes issues d’un œil sont appelées « bouquets  de mai ». Leur croissance annuelle et de 1 à 2 cm.

Ils portent en été une rosette de 5 à 6 feuilles dont le bourgeon axillaire évolue en bouton.

En hiver, on peut observer un œil central et une couronne de 5 à 6 boutons.

Chaque année, ils s’allongent de 1 à 2 cm. Ils peuvent perdurer autant d’années que l’axe central reste vivant.

Le cerisier à fruits doux, ils sont l’organe fructifère principal. Leur abondance dépend de la variété, mais aussi du sujet porte greffe.


-Une pousse annuelle grêle longue de 10-20 cm s’appelle « rameau – chiffon ». Ceux-ci comportent généralement un œil à la base, une série de boutons et un œil terminal. Ils sont caractéristiques des griottiers. L’année suivante, l’œil basal s’annule. De ce fait, on peut trouver chez des griottiers on ou mal taillés, de longues branches grêles et non ramifiées dont seuls les 10 -020 cm apicaux sont productifs.

-Un rameau annuel de 30 – 40 cm peut être appelé « rameau à bois » s’il ne porte que des yeux, ou « rameau mixte » s’il porte des boutons (généralement situés à sa base) et des yeux.

-Un rameau très vigoureux ne portant que des yeux s’appelle « Gourmand »

-Les feuilles du cerisier à fruits doux sont grandes, à bords dentés. Leur pétiole porte une ou deux glandes rougeâtres. Chez le griottier, les feuilles sont plus petites et non glandeuses.

- Les boutons du cerisier à fruits doux comportent de 1 à 6 fleurs. Le plus souvent on en compte 2 ou 3, en ombelle (ceci explique les « boucles d’oreilles » que les enfants se mettent lorsqu’ils consomment des cerises).

-Chez le griottier, les fleurs sont solitaires ou par 2. La floraison des cerisiers intervient généralement vers la mi avril, ce qui explique leur sensibilité aux gelées printanières, encore fréquentes à cette période. Certaines variétés fleurissent encore plus tôt. Leur culture est à déconseiller sous notre climat pour cette raison. Il faut préférer les variétés à floraison très tardives. Les fleurs du cerisier ont des pétales blancs.

Chez les variétés fleurissant en même temps, on peut observer des différences de sensibilité des fleurs au gel :

Lapins, Sunburst et Sylvia sont réputées être assez résistantes.

Les variétés de cerises douces traditionnelles sont généralement autostériles. Pour la fécondation de fleurs, il faut l’apport de pollen d’une variété compatible, et fleurissant nécessairement au même moment. Quelques nouvelles variétés canadiennes comme Lapins et Sunburst sont auto fertile

Les griottiers sont également auto fertile.

Il n’ y a pas de phénomène d’alternance chez le cerisier.

La fécondation des fleurs suppose une période sèche (la pluie empêche la nouaison) et une température supérieure à 6° C. Dès la fécondation, on peut observer le grossissement de l’ovaire de la fleur, le calice se déchire, puis tombe, emportant les vestiges des étamines.

 

 

 

Chez le cerisier à fruits doux, on peut souvent observer une forte chute de jeunes fruits, lors de la formation du noyau. C’est la conséquence d’une fécondation déficiente.

La fructification intervient, en Moyenne Belgique, du 20 juin à la fin juillet. Le calibre des fruits est très variable en fonction de la variété.

Il est en moyenne de 6 g chez pollux et Merton Premier

Il est en moyenne de 11 g chez Sunburst et Summit.

Les fruits sont plus gros sur jeune bois.

S’il pleut abondamment pendant la maturation des cerises, on assiste souvent à leur éclatement par absorption massive d’eau.

La teneur en sucre des cerises varie de 15 à 20%.

Matériel végétal

Les cerisiers se multiplient par greffage. Pour former des arbres de grandes dimensions à basse ou haute tige, on utilise en Belgique un merisier (Prunus avium). Le type anglais F 12/1 se multipliant végétativement est le plus courant. Son entrée en production est lente.

Il existe plusieurs SPG de vigueur moyenne non utilisés en Belgique :

Prunus mahaleb SL 64. En sols secs et calcaires.

MA x MA14 pour sols humides et calcaires.

Le sélection gembloutoise CAMIL (=GM79), est également de vigueur moyenne, elle ne supporte pas les sols humides.

Différentes sélections allemandes sont actuellement à l’essai. Seuls 2 SPG nanifiantes sont proposés en ce moment pour conduire des cerisiers en petites formes.

La sélection gembloutoise DAMIL (=GM61/1), bien adaptée aux sols limoneux, et un griottier originaire d’Iran, sélectionné en France, dénomme Edabriz. Il n’est pas diffusé en Belgique.

Le choix des variétés à planter est malaisé, car aucune d’elle ne présente une somme de qualités sans avoir de défauts. Il faut donc faire un compromis en se fixant des priorités : la grosseur du fruit, l’époque de floraison et de récolte, la qualité, la résistance à l’éclatement, L’autofécondation si on ne plante qu’un seul arbre.

Exigences

De manière générale, les cerisier n’aiment pas les sols humides, même si ce phénomène n’est que passager : l’arbre deviendra gommeux, et le SPG risque de dépérir par asphyxie. Ils préfèrent un sol profond, homogène, de texture limoneuse. Les griottiers sont moins exigeants.

Climat

Les cerisiers à fruits acides résistent bien au froid hivernal (jusqu’à -30 °C), tandis que les cerisiers à fruits doux sont un peu moins tolérants à cet égard.

Les gels printaniers sont le principal handicap dont ils souffrent. Une température (sous abri) de -2,2° C au stade bouton blanc ; et de -1,7°C à pleine floraison et de -1,1°C au stade petit fruit compromet la fructification.
Le cerisier craint la pluie pendant la floraison (coulure des fleurs) et pendant la récolte (l’éclatement des fruits).

 

Systèmes de plantation

-Conduite.

* Cerisier à fruits doux.

Que ce soit en basse tige ou en haute tige, les arbres greffés sur un SPG vigoureux sont généralement conduits en buisson à axe central. On plantera à 10 – 12 m distance. Chaque arbre doit disposer au minimum de 100 m² (10x10 m ou 12,5 x 8 m). Un tuteur est nécessaire les premières années.

En basse tige greffés sur « DAMIL », on conduira les arbres en fuseau (un axe central portant des étages de branches obliques espacés de 50 cm) et on plantera à 5x4 m (20m² par arbre). On peut aussi les conduire en gobelet (buisson sans axe central). Dans ce cas la distance de plantation devra être au minimum de 5x5 m. (25m² par arbre. Tous ces arbres demandent un tuteur permanent.

Griottiers

Même si la forme fuseau leur convient parfaitement. Ils sont généralement conduits en buisson. Greffés sur F12/1, on les plantera à 8x8 m. Une plantation plus dense amène un risque de dégarnissement du bas de la couronne, faute d’un éclairement suffisant.

Taille
Chez le cerisier à fruits doux, lors de la formation en fuseau ou en gobelet, il est souvent difficile d’obtenir des rameaux en nombre suffisant et une implantation sur l’axe avec un angle suffisamment ouvert. Il faut pour cela incliner les rameaux pendant leur croissance en été, et ne pas attendre la lignification du bois. Des inclinations réalisées en hiver se traduisent malheureusement souvent par des arrachages.

Conserver toutes les branches horizontales ou obliques jusqu’à 30°.Eliminer ou incliner ce qui est erigé. Eliminer ce qui est vertical.

Chez le griottier, éliminer les rameaux en excès. Amener de la lumière dans la cime est le meilleur moyen pour prévenir le dégarnissement des rameaux. Pratiquer un élagage prudent chaque année. Tailler de préférence en fin d’hiver, ou encore en été, après la récolte. La cicatrisation des plaies sera meilleure.

Entretien

Désherbage : Pour les arbres en petites formes, le désherbage du sol au pied sur 1 à 2 m² est indispensable. Pour les formes plus volumineuses, après 5 ans, on peut laisser le sol enherbé sur toute la surface.

Le désherbage peut se faire manuellement ou mécaniquement. On peut aussi utiliser des herbicides de contact (glyphosate) ou des herbicides de sol (Simazine) qui sont à utiliser avec prudence chez le cerisier.

Fumure : La fumure à apporter annuellement aux cerisiers se composera de :

-30 à 50 unités d’azote / ha les premières années, et 100 unités à partir de la 5e année.

-70 à 120 unités de phosphore. /ha

- 80 unités de potasse. /ha.

(N.B.) =10 grammes à l’are

Protection phytosanitaire : La lutte contre les maladies et parasites des cerisiers est plus simple que chez les fruits à pépins.

-Le griottier redoute principalement la moniliose des fleurs et des rameaux (Momilia laxa), qui détruit les fleurs et les jeunes rameaux si le début de saison est très humide. Une attaque compromet à la fois la fructification de l’année même et celle de l’année prochaine. Il faut traiter au (Captan) avant la floraison. Les dégâts du chancre bactérien (Pseudomonas) provoquent le même symptôme mais sont à traiter à la Bouillie bordelaise.

On peut également observer en été une chute précoce des feuilles après jaunissement et développement de taches rouges. Le champignon en cause est l’Anthracnose ou la cylindrosporiose, (Blumetiella jaapii) est à traiter au (Dithianon).

-Sur cerisiers à fruits doux et griottiers : la maladie criblée (Stigina carpophila) et le chancre bactérien (Pseudomonas syringae) sont à traiter au Captan.

-Le puceron noir du cerisier (Mysus cerasi), doit faire l’objet de toute notre attention. Outre les dégâts occasinnés au feuillage et aux rameaux en croissance, leur miellat envahi de fumagine rend les fruits inconsommables. Les pullulations de ce puceron sont très rapides et il convient de traiter au (Dimethoate) dès l’apparition des premiers insectes, parfois avant la floraison.

-Les chenilles de la Cheimatobie (Operophhtera brumata) s’attaquent aux fleurs, aux feuilles et aux jeunes fruits. Ce papillon pond ses œufs en novembre, ils éclosent en avril, on y lutte par un insecticide post floral, (Lambda – cyhalothrine) éventuellement combiné avec le fongicide.

-La mouche de la cerise (Rhagoletis cerasi), est signalée de plus en plus souvent. A traiter à la (Dimethoate). Les œufs sont pondus fin mai dans les cerises encore vertes ; les larves (asticots) se nourrissent de la chair du fruit. Faire un traitement fin mai au (Dimethoate) et un délais de 2 semaines.

-Le chancre bactérien (Pseudomonas morsprunorum) pose de gros problèmes sous notre climat doux et humide. L’infection principale se produit lors de la chute des feuilles, via les cicatrices foliaires. La bactérie se développe pendant tout l’hiver dans les rameaux, qui dépérissent progressivement. En été, on observe des petites taches brunes – rouges sur les feuillages, avec parfois une zone centrale nécrosée qui se détache. La lutte consiste à traiter au cuivre 1 ou 2 fois pendant la chute des feuilles, puis juste avant la floraison.

Conclusion

On peut envisager de produire des cerises dans son jardin si les conditions de sol et de microclimat sont favorables. Depuis quelques années, la culture de cerisiers en petites formes a été rendue possible par la diffusion du sujet porte greffe DAMIL, et les variétés nouvelles auto fertiles, qui permettent de ne planter qu’un seul arbre.

 

 

5. Pêcher

Genre : Prunus Persica SIEB / ZUCC

Famille des Amygdalaceae ou Rosaceae

 

Rameau chiffon de pêcher.

1 Botanique et origine

Tous les pêchers cultivés appartiennent à l’espèce prunus Persica SIEB. Selon l’aspect des fruits, on y distingue plusieurs variétés :

Vulgaris, à fruits sphériques velus.

Nucipersica, à fruits sphériques glabres.

Platycarpa, à fruits aplatis.

A coté de cela, il existe plusieurs pêchers à usage ornemental, notamment :

-Prunus chenensis, à grandes fleurs rouge clair.

-Prunus Davidiana, à floraison très précoce rose ou blanche

-Prunus persicoïdes, à grandes fleurs roses.

Contrairement à ce que laisse supposer son nom botanique, le pêcher n’est pas originaire de Perse, mais bien de Chine. Au moyen âge, les pêches étaient souvent consommées cuites dans du vin, additionné de miel et d’épices.

Les feuilles, les fleurs et la gomme ont des usages médicinaux.

Au 17e siècle, la culture se développe dans les jardins de châteaux, en espalier. A l’époque de Louis XIV, qui appréciait beaucoup les pêches.

Depuis lors, la vogue de la pêche n’a fait qu’augmenter. Dans la Région parisienne, la commune de Montreuil-sous-Bois s’était spécialisée dans la culture de ce fruit. Dans les années 1960, les pêches à chair blanche firent progressivement place aux variétés à chair jaune, moins savoureuses mais plus fermes et supportant bien de ce fait les transports à longue distance.

Description

Petit arbre (4-5 m de haut), à cime globuleuse et à couronne très ramifiée. Ecorce lisse, verte ou rouge sur jeunes rameaux, rugueuse grisâtre sur vieux bois

-Feuilles longues, étroites, finement dentées, brillantes, à pétiole court, avec 1 ou 2 stipules.

-Le pétiole et la base du limbe présentent souvent des glandes. Leur nombre et leur forme permettent d’identifier les variétés.

-Yeux coniques contenant des ébauches de feuilles.

-Boutons globuleux contenant généralement une seule fleur, ils sont portés par des rameaux de l’année précédente de vigueur faible ou moyenne.

-Rameaux mixtes, rameaux chiffons ou bouquets de mai. Souvent on rencontre des bourgeons doubles ou triples : l’œil + 1 ou 2 boutons.

Selon les variétés, les fleurs sont dites rosacées, lorsqu’elles sont grandes, à pétales rose clair étalés, ou campanulées, lorsqu’elles sont petites, à pétales rose foncé, en forme de coupe. Chaque fleur compte 20 à 35 étamines (anthères bruns, filets violets), et un ovaire de 2 ovules, dont un avorte. Les fleurs s’autofécondent, on peut donc ne planter qu’un seul arbre dans un jardin.

-Le fruit est une drupe sphérique ou aplatie à épiderme lisse ou duveteux, à chair verdâtre, blanche, jaune ou rouge. Le noyau est épais, sillonné, libre ou adhérant à la chair. Sur base des caractéristiques du fruit on distingue 5 groupes principaux :

Les pêches : Fruits sphériques à épiderme duveteux, chair tendre, noyaux libre. Elles sont vendues à l’état frais.

Les pavies : Fruits sphériques à épiderme duveteux, chair dure, noyaux adhérant à la chair, elles sont mises en conserve.

Les nectarines : Fruits sphériques à épiderme lisse, chair tendre, noyaux libre. Elles sont vendues à l’état frais.

Les brugnons : Fruits sphériques à épiderme lisse, chair dure, noyaux adhérant à la chair. Pour confitures et compotes.

Les peen-to : Fruits aplatis à épiderme duveteux blanc et rouge, à chair blanche.

 

Description

Un certain nombre de variétés de pêches peuvent se reproduire assez fidèlement par semis. C’est le cas de Reine des Vergers, Grosse Mignonne, et des Brugnons en général.

Il faut stratifier les noyaux dès que l’on les récolte, sinon ils perdent leur faculté germinative.

Dans le passé, on a recouru très souvent au semis pour multiplier les pêchers. Cela explique l’évolution progressive des caractères.

Actuellement, le mode de multiplication le plus courant est le greffage. Il faut choisir le sujet porte-greffe en fonction des caractéristiques du sol.

En sol lourd et humide, superficiel : Prunier St-Julien (vigueur moyenne) ou Brompton (vigueurforte).

En sol léger bien drainé, non calcaire : Pêcher franc GF 305

En sol calcaire : Hybride pêcher Amandier GF 557 ou GF 677.

Les variétés de pêches proposées en France sont très nombreuses, et l’assortiment se modifie trop rapidement. En Belgique sous nos conditions climatiques, seules quelques variétés de pêches à chair blanche et certains brugnons sont cultivables avec succès.

Les Peen-To, les Pavies, les Nectarines et les pêches à chair jaunes ne trouvent pas chez nous une somme de chaleur suffisante.

Les variétés proposées dans le commerce sont relativement anciennes, mais elles ont fait leurs preuves.

Climat

En Belgique, le pêcher se trouve au-delà de sa limite septentrionale de culture. Sa floraison précoce l’expose aux gelées printanières. La nouaison des fleurs suppose un temps sec pendant la floraison. Pour obtenir des fruits de qualité, il faut un été chaud et sec. En été le pêcher peut parfois souffrir d’un manque d’eau en cas de sécheresse prolongée. Un arrosage favorisera le grossissement des fruits.

Le tableau ci-contre des pêchers susceptibles de bons résultats, classées par ordre de maturité.

 

Variétés Date de maturité Vigueur Floraison Fruit
PECHERS
Amsden 20-31 juillet Forte Mi-hative Calibre moyen à gros, fruit crevassé très coloré, très bon goût, variété rustique
Charles Ingouf 1-15 août Très forte   Gros fruit de bonne qualité
Grosse Mignonne 15-31 août Faible   Gros fruit bosselé rouge foncé
Madeleine rouge Fin août Moyenne à forte Hâtive  Gros fruit marbré de rouge, très bon goût,
Reine des vergers Début septembre Forte Moy. Saison Gros fruit très coloré à chair ferme
Fertile de septembre Mi septembre  
Madame Gaujard Mi septembre
BRUGNONS
Lord Napier 20-août Forte Tardive Gros fruits rouges
 
de Felignies fin août Forte Moy. Saison Calibre moyen, épiderme rouge foncé
Galopin Début septembre Forte Moy. Saison Très gros fruit irrégulier, rouge foncé,


Conduite et taille 

Conduit en gobelet.

 

Pour obtenir une fructification satisfaisante, le pêcher demande un bon éclairement, il faudra donc lui réserver 25 à 30 m² de surface au sol et éviter les expositions ombragées.

-Les formes basse tige les plus adaptées sont le gobelet (= buisson sans axe central) et le buisson (pour autant que les ramifications portées par le tronc ne donnent pas trop d’ombre aux 3 ou 4 charpentières basales).

- Les mêmes formes peuvent être plantées en demi tige ou en haute tige.

-On peut aussi planter des pêchers contre un mur exposé au Sud ou au Sud Ouest. Ils bénéficieront de la chaleur emmagasinée par le mur pendant la journée. Il faut éviter l’exposition Est.

Le soleil matinal qui suit des nuits froides est défavorable.

-Les arbres palissés peuvent être conduits en U ou en éventail (ou encore en palmette « à la diable ». Il faut disposer d’une hauteur de 2,5 m et de 3 à 4 m de largeur.

On pourra protéger les arbres en espalier contre les gelées de printemps en plaçant le soir un « rideau » en plastique ou une toile de jute, qu’il faut enlever le matin.

La taille consiste en un renouvellement permanent des jeunes rameaux, puisque le pêcher fructifie sur le bois de vigueur faible ou moyenne de l’année précédente.

La taille en sec s’effectue en fin d’hiver voir début mars, lorsque les boutons sont bien visibles, ou même pendant la floraison.

Les rameaux ayant fructifiés sont supprimés ou raccourcis sur le premier re-percement, on élimine tous les rameaux trop vigoureux (= gourmands) ou en sur nombre.

-Les rameaux mixtes sont raccourcis sur 4 à 5 boutons. Ils donneront en général les plus beaux fruits.

-Les rameaux chiffon et les bouquets de mai sont laissés intact.

Certains livres présentent pour le pêcher un système de taille appelé « taille en crochet ». Il s’applique surtout aux arbres palissés, de bonne vigueur et en bon état sanitaire.

-Pendant la végétation, on effectuera des tailles en vert. En mai, on arrache les pousses superflues (= ébourgeonnement).

-A tous moment, on peut effectuer des pincements des pousses trop vigoureuses pour éviter leur allongement excessif et favoriser le développement de ramification.

-Sur les variétés à maturité hâtive, on peut pratiquer la taille juste après la récolte, ce qui assure une bonne cicatrisation des plaies.

-Pour les arbres conduits en espalier, les palissages doivent se faire l’après midi, alors que le bois est plus souple.

Soins d’entretien :

Fumure : Le pêcher est une espèce qui demande une fumure plus forte que les fruits à pépins en ce qui concerne tous les éléments, sauf le phosphore. Par are, on épandra en automne 3 kg de chaux magnésienne, en fin d’hiver ½ kg d’azote pur (soit 2 kg de nitrate d’ammoniaque à 26%), + 1 kg de superphosphate + 5 kg de patentkali.

En juin et en août, on épandra à nouveau ½ kg de nitrate d’ammoniaque.

Eclaircissage des fruits : Les années où la floraison a été abondante et où les conditions climatiques ont provoqué la nouaison d’un nombre excessif de fruits, il faudra enlever le plus tôt possible les fruits excédentaires. On supprime de préférence les fruits de l’intérieur de la couronne. On conserve un seul fruit par bouquet de mai, 2 fruits par rameau chiffon et 3 à 4 fruits par rameau mixte.

Cette opération permettra à l’arbre de former davantage de fleurs pour l’année suivante, et d’obtenir l’année même des fruits de meilleur calibre.

Etançonnement des branches : Le bois de pêcher est fragile, et l’angle d’implantation des branches est souvent trop aigu. Ceci amène fréquemment des bris de grosses branches en été, lors du grossissement des fruits. On peut soit soutenir les charpentières avec des perches fourchues à l’extrémité, soit relier les charpentières entre elles avec des sangles.

 

Protection phytosanitaire :

La cloque (Taphrina deformans) et dans une moindre mesure l’oïdium (Sphaerothea pannosa persica) sont les principaux champignons attaquant les feuilles et les jeunes pousses, tandis que les fleurs et les fruits proches de la maturité peuvent être infectés par la moniliose.

Dans tous les cas, la lutte devra être préventive afin d’éviter l’apparition de dégâts.

-La cloque provoque des boursouflures du feuillage. Elle survient au printemps, dès après la floraison, lorsque le temps est pluvieux. Les arbres palissés à un mur sont moins atteints qu’en plein vent.

-L’oidïum déforme également le feuillage. Il survient en été, et les feuilles déformées portent une poussière blanche.

- La moniliose détruit les fleurs et les jeunes rameaux, si le temps est pluvieux, tandis que les fruits presque mûrs présentent des taches de pourriture brune se développant autour d’une blessure (piqûre d’insecte, coup de grêle, lésions diverses).

Schéma de traitements fongicides simplifié peut se résumer comme suit :

1. En hiver, avant tout indice de végétation : sulfate ou oxychlorure de cuivre, ou bouillie bordelaise.

2. Au gonflement des bourgeons : bouillie bordelaise.

3. Fin de floraison : traitement au Thiram ou Captan.

4. Mai / juin : traitement au soufre mouillable.

5. Chute des feuilles : Sulfate ou oxychlorure de cuivre, ou bouillie bordelaise.

 

Les insectes rencontrés le plus fréquemment sur les pêchers sont :

1. Les pucerons : il faut observer périodiquement la face inférieure des feuilles et traiter dès l’apparition, de préférence avec du Dimethoate.

2. Les chenilles : des plusieurs papillons, qui s’attaquent au feuillage et aux jeunes pousses. Dès que l’on observe des dégâts, traiter avec du malathion.

3. Un traitement d’hiver avec de l’huile paraffinique + gyfluthrine, possible jusqu’au début de gonflement des bourgeons, ce qui permet de lutter contre les formes hivernantes (œufs de pucerons, nymphes de papillons) et il suffit généralement. On évite ainsi de devoir traiter pendant la végétation.

Récolte

Les pêches sont des fruits dont la qualité ne s’améliore plus après la récolte, comme c’est le cas pour les pommes et les poires. Il faut donc les récolter juste avant maturité, au moment où elles ont toute leur qualité. Maximum de sucre et d’arôme, fermenté permettant les manipulations. Sur un même arbre, la maturité des différents fruits s’échelonne sur environ 2 semaines, en fonction du climat. On récoltera tous les 3 à 5 jours, par légère torsion, de préférence le matin, afin de moins blesser les fruits.

L’appréciation de la maturité des pêches demande de l’expérience. On repère les fruits les plus gros et les plus colorés. Si la chair a une certaine élasticité, et si le duvet a tendance à se détacher, le fruit est bon à cueillir, s’il est encore très ferme, il vaut mieux attendre quelques jours.

Conclusion

Il est possible de produire ce fruit délicat dans nos jardins, pour autant que le sol soit adapté (bien meuble, pas d’humidité stagnante) et que le climat soit favorable (pas d’exposition N-E, altitude – de 150 à 200 m). Palissés à un mur au Sud, les pêchers bénéficieront d’un microclimat plus favorable.

Pour réussir cette culture, il faut accorder beaucoup de soins aux arbres ; Taille, fumure, protection phytosanitaire doivent être optimales. Lorsque toutes ces conditions sont réunies, et si le climat du printemps et de l’été a été favorable, on éprouvera un grand plaisir à consommer les pêches provenant de son jardin. Mais ce plaisir se mérite !

6. Groseilliers

Genre Ribes

Famille des Saxifragaceae

Botanique et origine :

Tous les groseilliers appartiennent au genre Ribes. Ce genre très vaste comporte +/- 150 espèces botaniques répandues dans tout l’hémisphère nord. Quelques unes d’entre elles sont utilisées en ornement, on en reste aux espèces intéressantes pour leurs fruits comestibles.

On les subdivise en 3 groupes principaux :

1. Les groseilliers à grappes (baies blanches, roses, rouges) sont des hybrides entre les espèces suivantes :

-Ribes vulgare : baies à calice pentagonal.

-Rubes vulgare macrocarpum: sous-espèce à fruits plus gros.

-Ribes petraeum: très longues grappes, baies à calice arrondi.

-Rubes rubrum : serait un hybride entre Ribes spicatum x Ribes sylvestre.

-Ribes multiplorum: très longues grappes (jusque 50 fleurs !)

2-Les cassissiers (baies noires ou noirâtres, feuillage odorant).

-Ribes nigrum europium : ancêtre des variétés européennes de cassis.

-Ribes americanum x Ribes odoratum: ancêtre des variétés américaines.

3-Les groseilliers épineux

-Ribes grossularia UVA crispa : feuilles et fruits velus.

-Ribes grossularia reclinatum: feuilles et fruits glabres.

Les espèces américaines Ribes hirtellum et Ribes cyanosbati sont utilisées dans les croisements pour leur bonne résistance à l’oïdium américain.

On cultive aussi des hybrides tétraploïdes (ayant 4N chromosomes au lieu de 2N), entre cassissier (Ribes nigrum) et différentes espèces de groseilliers épineux (principalement Ribes divaricatum) On leur a donné le nom de Ribes nidigrolaria et en français, leurs fruits sont appelés Caseilles.

-La culture des groseilliers semble relativement récente. Selon la tradition, les groseilliers à grappes auraient été introduites en France par les Normands. Leurs fruits ont été conseillé pour stimuler l’appétit, la digestion et la diurèse, et comme fébrifuge.

-Les groseilliers épineux sont mentionnés depuis le 16e siècle. En Angleterre, le fait de servir ces groseilles en accompagnement de plats de poisson leur a valu le nom de « groseilles à maquereaux ». Leur dénomination anglaise « gooseberry » fait référence à leur consommation avec l’oie.

-Le cassis est utilisé depuis la renaissance par les herboristes comme diurétique et contre l’arthrite. Son usage s’amplifia au 18e siècle. Ses propriétés antiscorbutiques ont été mises en évidence au début du 20e siècle. Le chanoine KIR, maire de Dijon, et personnage hautement médiatique, mit à la mode dans les années 1960 un apéritif à base de liqueur de cassis et de vin blanc de Bourgogne auquel il donna son nom « KIR »

Description

Tous les Ribes sont des plantes buissonnantes de 1 à 2 m de haut, épineuses chez la plupart des groseilliers à maquereaux. La croissance est basitone, ce qui signifie que les bourgeons implantés au collet se développent en une pousse vigoureuse la première année, qui donne des logements de moins en moins vigoureux les années suivantes et dont la croissance devient imperceptible après 4 ou 5 ans.

Les feuilles sont simples, palmées, odorantes chez le cassissier.

Les fleurs sont disposées en grappes :

-De 1 à 3 fleurs chez le groseillier à maquereaux, sur bois de l’année précédente et plus âgé.

-De 3 à 8 fleurs chez le cassissier, principalement sur bois de l’année précédente.

-Fleurs en plus grand nombre chez le groseillier à grappes, principalement sur bois de 2 ans et plus.

Chez le groseillier à grappes et le groseillier à maquereaux, les fleurs s’autofécondent

Chez le cassissier, la fécondation croisée est de règle générale, mais quelques variétés sont auto- fertile.

Les fruits sont des baies de forme sphérique ou ovoïde, de teinte et de grosseur variable, à épiderme lisse (groseillier à grappes et cassis) ou duveteux (certaines groseilliers à maquereaux).

Matériel végétal

-La multiplication des groseilliers à grappes et des cassissiers se fait généralement par bouture ligneux.

-Pour le groseillier à maquereaux, le marcottage en butte donne de meilleurs résultats que le bouturage.

Ces plantes sont vendues soit comme boutures ou marcottes d’un an, comme buisson portant 3 à 5 branches. On vend aussi des groseilliers sur tige. Ils sont greffés sur Ribes aureum.

L’assortiment variétal actuel est très vaste, et dans les pépinières non spécialisées, il peut y avoir certaines erreurs de dénomination, et même des mélanges de variétés.

Pour obtenir une production étalée dans le temps, il convient de choisir plusieurs variétés à maturité successive. Par contre si on souhaite une production massive à un moment donné (par exemple pour la fabrication de vin, jus ou confiture), on choisira une seule variété, bien adaptée au type de transformation.

Les tableaux présentent les variétés par ordre approximatif de maturité. Les groseilliers à grappes et les groseilliers à maquereaux sont classés selon la couleur des baies à maturité. Pour les groseilliers à maquereaux, on distingue les variétés résistantes à l’oïdium américain et les variétés qui ne le sont pas.


Exigences

Les Ribes se développent bien dans tous les sols, sauf secs ou excessivement calcaires. Ils préfèrent les sols limoneux humifères, riches, à PH proche de la neutralité. Ils demandent un climat tempéré, sans chaleur estivale excessive, avec un hiver bien marqué. La dormance sera levée après que la plante ait reçu une certaine dose de froid. Le gel printanier peut endommager les fleurs. Des pluies prolongées pendant la floraison peuvent se traduire par une mauvaise fécondation. Les grappes seront mal ou irrégulièrement garnies.

Les Ribes demandent la pleine lumière, mais ils supportent une ombre légère.

Plantation et conduite

Anciennement, tous les Ribes étaient conduits en buisson comportant généralement 8 à 8 branches charpentières. Ce système peut avantageusement être remplacé par la conduite en haie. On à une meilleure occupation de l’espace, la cueillette est plus facile et plus rapide, la maturité est plus groupée et l’incidence de certaines maladies comme la pourriture grise (botrytis) est moindre.

a) Groseilliers à grappes et groseilliers à maquereaux

Les haies sont installées à 2 m de distance. On dispose un pieu vertical tous les 5 m portant une série de fils horizontaux à 50 – 80 – 120 et 150 cm du sol.

Les distances de plantation dans la ligne dépendent de l’espèce et du mode de conduite choisi :

Conduite en axe central : Plantation à 40 – 50 cm. Une seule tige verticale palissée aux fils, portant des ramifications fruitières courtes (maximum 25 cm) implantées à l’horizontal.

Conduite sur 2 ou 3 tiges : plantation à 1m, 2 ou 3 tiges conduites dans le plan de la haie. La hauteur est un peu moindre que dans le cas précédent, ce qui se traduit par une production plus faible par une unité de surface.

 

b) Cassissiers

On installe dans l’axe de la haie des piquets dont la hauteur au-dessus du sol est de 0.75 cm et on y place une traverse en T de 75 cm de largueur, tous les 5 m. On place un fil horizontal à chaque extrémité du T et un au sommet des piquets verticaux.

La plantation se fait à environ 1 m dans le rang.

Taille des groseilliers à grappes :

-En juin, juste avant la récolte, sur la tige, on pince à 10 – 15 cm les ramifications. Elles se garniront de courtes pousses porteuses de boutons.

-Les années suivantes, on peut utiliser un taille-haie ou une cisaille, en taillant à la verticale à 15 cm de distance de l’axe de la haie.

-En hiver, il suffira d’enlever quelques pousses faisant confusion ou double emploi.

Les rejets apparaissant à la base sont enlevés régulièrement. Si on désire renouveler une tige, on garde un rejet que l’on palisse.

Taille des groseilliers épineux :

Pour la production de gros fruits, on taille en hiver en conservant uniquement des rameaux d’un an. Pour la production de fruits plus petits, on taille comme les groseilliers à grappes.

Taille des groseilliers cassissiers :

Comme ils produisent les plus belles grappes sur le bois de bonne vigueur de l’année précédente, on pratique une taille de renouvellement. Enlever les rameaux ayant produit et conserver intact le bois de l’année précédente. On peut aussi tailler lors de la récolte. On coupe les rameaux chargés de fruits, le bois de l’année qui donnera des fruits l’année suivante, verra sa croissance améliorée.

Autres soins culturaux

a) Fumure

En fin d’hiver, épandre un engrais composé.

b) Désherbages

Du fait de leur enracinement superficiel, Les Ribes supportant mal la concurrence exercée par les mauvaises herbes en ce qui concerne l’eau et les éléments minéraux. On pratiquera des sarclages ou en mars, on traitera avec un mélange de Paraquat – diquat (Priglone) et de simazine, on peut aussi épandre un paillage de compost, ou couvrir le sol d’un film plastique noir longue durée.

c) Protection phytosanitaire

-Chez tous les Ribes, dès le mois d’avril, observer la face inférieure des feuilles et l’apparition éventuelle de pucerons : traiter au dimethoate dès apparition des fondatrices.

-Chez tous les Ribes, occasionnellement, des chenilles peuvent endommager le feuillage. Les dégâts sont localisés, mais ils peuvent être très graves. Différents insecticides peuvent être utilisés.

- Sur groseilliers à maquereaux, il convient de lutter préventivement contre l’oïdium américain. Dès avant la floraison et jusqu’après la récolte, effectuer plusieurs traitements dont la fréquence dépendra du climat .En moyenne tous les 7 à 10 jours par temps chaud et humide ! Certaines variétés de cassissier sensibles au même champignon devront être traitées 2 ou 3 fois à partir de la mi-mai jusqu’avant la récolte. Le soufre reste le seul produit agrée.

-Chez le cassissier, on peut observer en fin d’hiver des bourgeons de forme globuleuse, qui s’évoluent pas normalement puis se dessèchent. Ils sont infectés par des colonies d’acariens minuscules. Il faut traiter au (lambda-cyyhalothrine) juste avant et après la floraison. C’est à ce moment que les acariens migrent vers les nouveaux bourgeons.

En fait :

La production de petits fruits dans les jardins familiaux reste intéressante à divers égards : du point de vue économique, car le prix de vente de ces produits dans le commerce est relativement élevé. Du point de vue qualitatif car en raison de leur fragilité, ces fruits sont souvent cueillis trop tôt et avant maturité. Ils se dégradent pendant la commercialisation. Du point de vue technique, car leur culture est simple. Ils demandent peu d’espace et un minimum de soins.

 

 

Connaître nos espèces fruitières
Variétés de groseilliers à grappes rouges
Dénomination groupe vigueur floraison  productivité caractéristiques des fruits
Jonkheer van Tets A forte hâtive bonne grappes assez longues, grosses baies rouge vif
Junifer C forte hâtive tr.bonne grappes longues, grosses baies rouge vif
Fay's Prolific A moyenne tr. hâtive moyenne grappes longues, grosses baies rouge vif
Versaillaise rouge A moyenne moyenne moyenne Grappes courtes, baies moyennes
Stanza B moyenne tardive tr. bonne grappes moyennes, baies moyennes rouge foncé
Rolan B forte tardive tr. bonne grappes longues, baies rouge clair
Red Lake A moyenne moyenne tr. bonne grappes très longues, grosses baies rouge clair
Wilder C tr. forte tr. hâtive tr. bonne grappes moyennes, baies moyennes rouge clair
Laxton Perfection A moyenne moyenne tr. bonne grappes longues, grosses baies rouge foncé
Rotet B forte hâtive bonne grappes assez longues, grosses haies rouge vif
Rondom A tr. forte moyenne tr. bonne grappes moyennes, baies moyennes rouge foncé
Rosetta B moyenne tardive tr. bonne grappes très longues, grosses baies rouge clair
Roodneus C tr.forte tardive bonne grappes longues, baies moyennes très foncées
Rovada B moyenne tardive bonne grappes longues, très grosses baies
Mulka C faible tardive bonne grappes longues, baies moyennes rouge foncé
Heinemann's Rote Spatlese B forte tardive bonne grappes très longues, petites baies rouge clair
Variétés de groseilliers à grappes roses
Versaillaise rose A moyenne moyenne bonne grappes moyennes
Gloire des Sablons A moyenne tardive bonne grappes moyennes
Rose de Champagne A moyenne tardive moyenne grappes moyennes
Variétés de groseilliers à grappes blanches
Zitavia C tr. forte tr. hâtive tr. bonne grappes très longues, baies irrégulières
Werdavia C forte moyenne bonne grappes longues, baies moyennes
Albatros C moyenne hâtive bonne grappes moyennes, baies grosses
Cerise blanche A moyenne moyenne bonne grappes longues, baies grosses
Witte Parel A moyenne moyenne moyenne grappes courtes. baies petites
Versaillaise blanche A moyenne tardive bonne grappes moyennes. baies moyennes
Primus C forte hâtive tr.bonne grappes longues, baies petites
Blanka C forte tardive bonne grappes longues, baies grosses
Variétés de cassissiers
Ben Lomond C moyenne hâtive bonne grappes longues, baies grosses
Ben Nevis B moyenne hâtive moyenne grappes longues, baies grosses
Géant de Boskoop A forte tardive moyenne grappes courtes, baies grosses
Sivergieters zwarte A moyenne tardive moyenne grappes courtes, baies grosses
Burga B forte moyenne bonne grappes courtes homogènes
Tenah B forte moyenne tr. bonne longues grappes, grosses baies
Roodknop A forte tardive bonne grappes courtes, tr.grosses baies
Tsema B forte moyenne tr. bonne longues grappes, grosses haies
Noir de Bourgogne A forte tardive bonne grappes courte, baies moyennes
Andega * C forte tardive bonne grappes moyennes, baies moyennes
Goliath A forte tardive bonne grappes courtes, baies moyennes
Wellington XXX A moyenne hâtive bonne grappes moyennes, baies moyennes
Royal de Naples * A moyenne hâtive bonne grappes courtes, baies moyennes
Baldwin Milltop * A moyenne hâtive moyenne grappes moyennes, baies moyennes
Amos Black * A moyenne tardive bonne grappes courtes, baies grosses
Black Reward * A forte tardive bonne grappes longues, baies grosses
Black Down * A moyenne hâtive bonne grappes courtes
* Ces variétés sont autofertiles
Remarques :  1) Il existe des variétés de cassis à baies blanches : Cassis blanc et Ojeblanc.
2) Variétés de caseilles : Anita, Jocheline, Jochina, Jogranda, Josta, Jostina et Rita.

 

Les groseilliers
Variétés de groseilliers à maquereau non résistantes à l'oïdium
Dénomination groupe vigueur floraison  productivité  caractéristiques des fruits
Fruits verts ou blancs 
Catharina von Ohlenburg B  
Careless B       très gros fruits
Freedom Girl B        
Whitesmith A forte   tr. bonne très gros fruits sphériques peu velus
Fruits jaunes 
Early Sulphur  
Goudbal B moyenne   bonne fruits assez gros, lisses allongés
Golda C forte   bonne fruits moyens sphériques lisses
Honig Fruheste A forte   bonne fruits foncés très velus
Leveller C faible   moyenne très gros fruits
Fruits pourpres 
May Duke A forte   bonne gros fruits sphériques peu velus
Pax C faible   bonne très gros fruits sphériques velus
Hinnomacki Rod B  
Lancashire Lady B
Rafzicta C forte   tr. bonne gros fruits sphériques peu velus
Dane's Mistake A forte   bonne très gros fruits peu colorés
Winham's Industry A forte   bonne fruits moyens ovales très velus
Achilles A faible   bonne très gros fruits allongés peu velus
Variétés de groseilliers à maquereau  résistantes à l'oïdium
Fruits verts ou blancs 
Green Fich C   tr. bonne fruits verts brillants
Invicta C forte   tr. bonne fruits petits sphériques
Rochus C forte   bonne fruits vert-clair
Robustenda C moyenne   fruits moyens acides
Fruits pourpres 
Roi C moyenne tr. hâtive   fruits moyens/gros, lisses
Germania C moyenne     fruits moyens lisses
Spinefree C tr. forte   tr. bonne fruits moyens lisses, plante sans épines
Pixwell C tr. forte tardive tr. bonne fruits sphériques moyens
Pax C faible   bonne tr. gros fruits sphériques
Freedonia C forte   tr. bonne gros fruits ovoïdes, plante sans épines
Rokula C moyenne   bonne gros fruits
Captivator C moyenne   bonne fruits moyens, plante sans épines

 

Les tableaux qui précèdent mentionnent une gamme de variétés dans laquelle il convient de faire son choix.

Les variétés sont classées par ordre approximatif de maturité. Les groseilliers à grappes et à maquereaux sont classés selon la couleur des baies à maturité. De plus, pour les groseilliers à maquereaux, nous avons distingué les variétés résistantes à l’oïdium américain, et celles qui ne le sont pas.

Le groupe A : comporte les variétés « classiques », souvent anciennes, que l’on peut trouver couramment dans le commerce, et dont le comportement sont bien connues.

Le groupe B : comprend des variétés diffusées depuis une trentaine d’années, plantées principalement en culture professionnelle, et dont les caractéristiques sont intéressantes. On ne les trouvera généralement que dans les pépinières spécialisées.

Le groupe C : C’est constitué de variétés nouvelles, apparues ces dernières années, et qui ont retenu l’attention par leur productivité et la qualité des fruits. Mais on manque encore d’expérience dans nos conditions de culture. On ne les trouvera que dans quelques pépinières tout à fait spécialisées.

7.Le noisetier

Genre Corylus

Famille des Betulaceae

 

Le noisetier est aussi appelé Coudrier.

Le noisetier est aussi appelé Coudrier. Famille: Bétulacées. Origine : Europe, Asie mineure, Algérie. Période défloraison : hiver. Couleur des fleurs : bruns. Exposition : soleil, mi-ombre. Type de sol : ordinaire. Acidité du sol : acide, neutre, accepte le calcaire. Humidité du sol : normal Utilisation : isolé. Hauteur : 5 m. Type de plante : arbre fruitier. Type de végétation : vivace. Type de feuillage : caduc Rusticité : -20°C. Plantation, rempotage : automne

Méthode de multiplication : bouturage en novembre, prélèvement de drageons, marcottage, semis mais les noisettes obtenues sont plus petites qu'une obtention par bouturage ou marcottage.

Taille : Un éclaircissage peut être pratiqué régulièrement pour aérer le pied. En fin d'automne, coupez les branches gênantes.

Espèces, variétés intéressantes :

- Corylus avellana contorta, le noisetier tortueux aux branches entrelacées.

- Corylus avellana 'Nottingham'

Associations de 2 variétés à fécondation réciproque
Fertile de Coutard et Segorbe
Fertile de Coutard et Negret
Merveille de Bollwiller et Daviana
Merveille de Bollwiller et Longue d'Espagne
Merveille de Bollwiller et Cosford
Merveille de Bollwiller et Impératrice Eugénie
Gunslebert et Cosford
Gunslebert et Longue d'Espagne
Gunslebert et Impératrice Eugénie
Cosford et Longue d'Espagne

 

Coudrier viens du Grec "corus"qui veut dire casque en raison de la "cupule" qui coiffe le fruit. Le mot Noisetier apparaîtra au début du XVIe siècle.

Son nom latin de Corylus avellana provient du nom de la région montagneuse d'Aveline en Italie où il est cultivé.

C'est un arbuste touffu de 2 à 4 m à bois souple, multigaule (composé de plusieurs troncs fins), écorce marron, feuillage caduc, feuille cordiforme denté avec un sommet en pointe. Il 'fleurit" vers février mars en donnant des chatons môles jaunes de 6 cm qui pendent. Les noisettes se récoltent vers septembre octobre.

On le rencontre en lisière des bois, dans les taillis et les haies.

Le noisetier commun peu pousser dans des terrains calcaires et secs

Il se multiplie par marcottage ou drageonnage, ou bouture, il est en pleine production à partir de Page de 8-12 ans et peux vivre jusqu'a 60 ans.

Les branches souples du coudriers servent aux sourciers pour détecter la présence de l'eau Les racines du noisetier vivent en symbiose avec des champignons, notamment la truffe.

Parasites.

- Le Balanin des noisettes, au printemps l'insecte perce les jeunes noisettes vertes et y pond ses oeufs, le ver se développe en se nourrissant de la chair de la noisette qui tombe avant maturité. Le ver quitte alors la coque vide et s'enfuit dans le sol au pied du noisetier où il passe l'hiver. On peut l'éliminer en griffant la terre au pied des noisetiers à l'automne, le froid, le gel détruiront le Balanin.

Se taille, très tôt en hiver et consiste à enlever les drageons inutiles, les gourmands ainsi que les branches mortes ou malades. Lorsque les arbres sont petits et que l'ombrage ne constitue pas un facteur limitant, le rendement dépend du volume de l'arbre. À mesure que les arbres grossissent, l'ombrage devient un facteur limitant. Fruit graine, très agréable et très nourrissant. Les noisettes sèches se vendent toute l'année. Elles sont riches en corps gras (eau 6.5%, matières azotées 16%, grasses 62%, hydrocarbonées 12%).

Merveille de Bolwiller (ou Bollwiler ou Bolwitzer), origine de la variété Alsace ou Allemagne, fruit rond, amande de gros calibre, chair blanche, ferme, parfumée, sucrée, arbre vigoureux débourrement et floraison tardif mise à fruit rapide, bon pollinisateur, très vigoureux, rustique (une bonne variété pour les régions froides), peu sensible au balanin et à la bactériose, pollinisateur Coxford, Impératrice Eugénie, Longue d'Espagne, maturité mi-septembre.

Bergeri (ou Louis berger), très gros fruit allongé d'origine belge, moyennement vigourueux, mise à fruit assez lente, pollinisé par Merveille de Bolwiller, maturité mi-septembre.

Caractéristiques de quelques variétés de noisettes
Nom Synonyme Vigueur Productivité Floraison
mâle
Floraison
femelle
Maturité Calibre Forme
Fertile de
Coutard
- Forte Très bonne Assez précoce Moyenne Assez tardive Gros Ronde
Ségorbe - Très forte Très bonne Assez précoce Assez tardive Assez tardive Moyen Ovoïde courte
Merveille de
Bollwiller
Géant
de Hale
Forte Bonne Tardive Tardive Tardive Gros Conique
Longue
d'Espagne
Lamberts
Filbert
Faible Bonne Tardive Tardive Assez tardive Gros Longue
Gunslebert - Forte Très bonne Assez tardive Assez tardive Tardive Assez gros Longue
Impératrice
Eugénie
Eugénie Faible Bonne Tardive Tardive Moyenne Petit Ovoïde
longue
Daviana Duchesse
d'Edimbourg
Forte Moyenne Assez tardive Tardive Moyenne Assez gros Ovoïde
longue
Negret - Faible Bonne Moyenne Précoce Tardive Petit Ovoïde
Cosford Coxford Forte Bonne Assez tardive Tardive Moyenne Moyen Longue

 

 

Elle contient 5 graines à l'intérieur (il ne faut pas les manger, car elles contiennent de l'acide cyanhydrique).

• On peut utilisé la chair des nèfles pour faire de la pâte (ingrédient : nèfles, sucre, cannelle), des gelées, des confitures, du sirop voir une boisson légèrement alcoolisée.

La croissance de l'arbre est lente ce qui lui donne un bois dur, dont le grain est très fin. Le bois résiste bien à l'usure et casse difficilement. Il était souvent utilisé pour faire des manches d'outils, des fouets ou des cannes.

• Plantation : ne demande pas de condition particulière, accepte les terrains calcaires et les expositions mi-ombres L'arbre est décoratif et est mieux mis en valeurs quand il est planté isolé des autres arbres et supporte le froid jusqu'a -20° centigrade,

•  Multiplication : semis, drageonnage, greffage (sur aubépine).

• Taille : la nèfle, pousse au bout de rameau. L'arbre fleurissant et fructifiant abondamment il n'est pas nécessaire de le tailler tous les ans Sauf si vous souhaite_ une firme particulière.

• On prête à la nèfle des propriétés médicales. Elle soigne les désordres intestinaux, notamment les diarrhées.

 

8. Le néflier

Mespilus germanica, néflier commun

Famille des Malaceae


 

• Habitat : pousse de manière spontanée dans les forêt et les haies du Sud Ouest de l'Europe, il serai originaire du nord de la Perse ou des Balkans. Introduit en Europe au II e   siècle avant J. C.

• Le Néflier peut atteindre une taille de 3 à 5 mètres de hauteur.

• C'est un arbre à feuillage caduque, fleurs blanches au printemps à l'extrémité des branch

        

 

• Son fruit est la nèfle. Elle se récolte blette après les premières gelées (la chair du fruit est alors devenue marron)

 

Elle contient 5 graines à l'intérieur (il ne faut pas les manger, car elles contiennent de l'acide cyanhydrique).

• On peut utilisé la chair des nèfles pour faire de la pâte (ingrédient : nèfles, sucre, cannelle), des gelées, des confitures, du sirop voir une boisson légèrement alcoolisée.

La croissance de l'arbre est lente ce qui lui donne un bois dur, dont le grain est très fin. Le bois résiste bien à l'usure et casse difficilement. Il était souvent utilisé pour faire des manches d'outils, des fouets ou des cannes.

• Plantation : ne demande pas de condition particulière, accepte les terrains calcaires et les expositions mi-ombres L'arbre est décoratif et est mieux mis en valeurs quand il est planté isolé des autres arbres et supporte le froid jusqu'a -20° centigrade,

•  Multiplication : semis, drageonnage, greffage (sur aubépine).

• Taille : la nèfle, pousse au bout de rameau. L'arbre fleurissant et fructifiant abondamment il n'est pas nécessaire de le tailler tous les ans Sauf si vous souhaite_ une firme particulière.

• On prête à la nèfle des propriétés médicales. Elle soigne les désordres intestinaux, notamment les diarrhées.

 

9. Le cognassier

Famille des rosacées.

Cydonia vulgaris ou Cydonia oblonga, est un arbre fruitier originaire du Moyen Orient qui doit son nom latin à la cité antique de Cydon en Crète, d'ailleurs son fruit était appelé pomme de Cydon. Il peut atteindre 5 à 6 m de hauteur avec un tronc tortueux et un port vaguement arrondi.

Ses grandes feuilles caduques arrondies sont glabres et de couleur verte sombre pour leurs faces supérieures, claires et cotonneuses pour l'autre face.

 

En avril, la floraison s'effectue pendant une période relativement courte.

Les nombreuses et grandes fleurs durent assez peu de temps en raison de leur fragilité au intempéries.

Leurs grands pétales, toujours un peu recourbés vers l'intérieur, ont une coloration rosée qui s'éclaircit par la suite. Les fruits qui mûrissent en automne ont une forme qui rappelle à la fois celle de la pomme et celle de la poire et sont très parfumés.

Ils présentent une dépression à chaque extrémité, une surface cotonneuse et bosselée ainsi qu'une "mouche" reste desséché des sépales du côté opposé au pédoncule.

Même mûrs, ils restent très durs et acidulés ; ce n'est qu'après une très longue cuisson qu'ils deviennent excellents pour la fabrication de confitures, gelées ou pâtes de fruits.

Le cognassier, très rustique, se développe bien en terrain riche, frais et non calcaire ; il peut faire l'objet d'attaques parasitaires dont les plus sérieuses sont la moniliose et l'entomosporiose, (sorte de tavelure), causées par des champignons microscopiques qui endommagent feuilles et fruits.

On peut le multiplier par bouturage, marcottage ou greffage sur cognassier de semis, poirier, aubépine ou sorbier des oiseleurs.

Il existe de nombreuses variétés telles que Bourgeaud, Constantinople, Géant de Vranja, ù fruits ronds, du Portugal, etc.

Le coing possède des propriétés astringentes qui permettent de lutter contre la diarrhée et de ses pépins, on tire un mucilage utilisé en pharmacie et en parfumerie.

Les bambous (Fargesia, Phyllostachys, Pseodosasa (sasa).

Sont très avides de lumière, c'est pourquoi à l'exception d'un petit nombre d'espèces, il ne faut pas les planter à l'ombre. Les rameaux se lignifient aussi beaucoup mieux au soleil. Pour ce qui a trait au sol, ils ne sont pas du tout exigeants. Pendant la période de croissance ils affectionnent l'eau, mais une eau stagnante, particulièrement en hiver serait dommageable. Ils se contentent même d'un sol maigre voire sec par moment.

Chez les différentes espèces, l'époque de la pousse est très différente et déterminante pour leur rusticité. Les espèces qui se mettent en végétation dès le mois de mai aoûtent complètement leurs rameaux et leurs branches avant les gelées si bien qu'elles traversent dans de très bonnes conditions.

En fonction des espèces, l'enracinement se développe autour de la motte pour d'autres les racines de viennent traçantes.

Des jeunes pousses jaillissent du sol comme de l’asperge et constituent au printemps du nouveau plant.

Les premiers temps après la plantation, il est utile d’arroser. Un épandage d’engrais au printemps et en été ainsi qu’un arrosage pénétrant par grande chaleur, permet aux plantes de déployer toute leur beauté.

10. LE FRAMBOISIER

Genre Rubus

Famille des rosaceae.

Tulaneem: Haute productivité

 

Botanique et origines

Ce genre de Rubus, très vaste comporte plus se 400 espèces présentes dans l’Hémisphère Nord.

La distinction entre les framboises et les mûres se base principalement sur la structure des fruits, lorsqu’on les récolte. La framboise est formée d’une série de drupéoles se détachant de leur réceptacle, tandis que chez la mûre, les drupéoles adhèrent fortement au réceptacle.

Les variétés cultivées de framboises résultent de croisements réalisés entre plusieurs sous-espèces de l’espèce botanique Rubus idaeus. On en dénombre 13, venant de région différentes caractérisées par des sols et des climats différents, dont principalement :

Rubus idaeus vulgatus (Asie Mineure). Sols et climats humides, forêts mixtes. Fruits allongés rouge foncé. Est à l’origine des variétés européennes.

Rubus idaeum strigosus: (Sibérie orientale, Canada). Grande vigueur, inflorescences pendantes, fruits arrondis rouge clair ou blancs, à texture molle.

Rubus idaeus canadensis = subarcticus (Sibérie - Alaska – Labrador). Forêts montagneuses humides, gros fruits arrondis, parfumés, à texture ferme. Les variétés américaines seraient des hybrides entre Rubus idaeus vulgatus et Rubus idaeum strigosus. Il existe d’autres espèces de framboisiers :

Rubus occidentalis: Framboise noire; plante non rustique, très sensible aux viroses.

Rubus illecebrosus: Fraise framboise ; plante cultivée au Japon, tiges de 0,5 à 1m, grandes fleurs blanchâtres (4 cm), gros fruits (3cm) rouge éclatante à goût fade.

Rubus phoenicolasius: Framboise Japonaise, rameaux de 3 m, fleurs roses, fruits petits, jaune orange, à goût acidulé.

Rubus spectabillis: Framboise saumonée, originaire d’Amérique du Nord, tiges de 1 à 2 m, fleurs rouge pourpre de 2,5 cm parfumées, gros fruits jaune orange comestibles

Rubus x neglectum: Serait un hybride entre Rubus occidentalis et Rubus idaeus strigosus: Framboise pourpre, plante très vigoureuse, très sensible aux viroses.

-Il existe aussi plusieurs hybrides entre ronces et framboisiers.

-Le nom botanique du framboisier pourrait faire croire que cette plante est originaire du Mont Ida, en Crète. Il n’en est rien ! De tous temps les fruits des framboisiers spontanés ont fait l’objet de ramassage pour la consommation ou pour usages médicaux (fortifiants).

Description

Plante vivace par ses rhizomes et la partie basale des tiges.

Les framboisiers cultivés présentent deux modes de végétation différentes :

Framboisiers à fructification estivale : (= non remontantes). Rhizomes et racines à 25 - 30 cm de profondeur. La première année, croissance de tiges feuillées non ramifiées (=cannes). La deuxième année, développement des bourgeons axillaires qui donnent des pousses de 30 cm feuillées, terminées par une grappe fructifiant de mi juin à fin juillet, ensuite, ces cannes se dessèchent.

Framboisiers à fructification automnale : (remontants ou bifères).

La première année, croissance des tiges feuilles non ramifiées se terminant par une grappe fructifiant fin d’été et en automne, puis dessiccation de la partie ayant fructifié.

La deuxième année, les bourgeons axillaires de la partie basale des tiges donnent des courtes pousses fructifiant en début d’été, puis les tiges se dessèchent.

-Sur une même canne, échelonnement de la floraison des grappes, du haut vers le bas.

-Dans une grappe en floraison centrifuge, le nombre de fleurs dépend de la variété et de la vigueur des plants.

-Pollinisation par le vent et insectes allo- ou autopollinisation.

Matériel végétal

La qualité des plantes de framboisiers laisse souvent à désirer, car la multiplication traditionnelle assure la transmission de viroses, de bactérioses et de champignons du sol. Il est préférable de se procurer des plants- motte, dont la végétation sera meilleure et plus homogène, avec un meilleur taux de reprise que des plants à racines nues.

La division des racines ne donne des plants valables qui si les pieds - mères sont sains et cultivés dans un sol sain. Les plants – motte proviennent soit d’un bouturage de racines, soit de bouturage « in -vitro ».

Choix des variétés.

Le tableau présente un vaste choix de variétés de framboises d’été et d’automne actuellement commercialisées.

Le groupe A : comprend les variétés de référence, confirmées.

Le groupe B : comprend des variétés intéressantes diffusées depuis plusieurs années.

Le groupe C : comprend les nouvelles variétés.

Exigences

Sol : Ses qualités sont la principale condition de réussite d’une culture de framboisiers. Il doit être profond, perméable, frais et aéré, riche en matière organique.

Une humidité stagnante exclut la possibilité de cultiver des framboisiers.

Si la texture est lourde, il faudra une bonne structure qui assure un bon drainage.

Si la texture est légère, avec une structure stable, la faible réserve en eau sera compensée par une irrigation goutte à goutte.

Le PH optimal se situe entre 6 et 7,5.

La nutrition :

-Azote : Plusieurs risques liés à un excès : sensibilité au gel, longs entre-nœud