Cercle horticole

Mise à jour : 15/05/2017 17:04:24

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Elevage et reproduction du lapin ( 15 - 05 - 2017 )

Conférence d'avril

Pourquoi le sel d’épandage n’est pas bon pour notre environnement ? ( 23 - 01 - 17 )

Conférences 2017

Elevage et reproduction du lapin

L’élevage. Il faut le commencer en début de l’année et le terminer avant l’hiver ; par exemple : accoupler fin janvier et que les derniers jeunes soient sevrés fin octobre.

Il n’est pas conseillé d’élever en hiver, d’abord parce que pour la plupart des reproducteurs sont en mue et dans un état général déficient. C’est pourquoi les lapereaux nés en hiver sont toujours moins robustes et d’un développement lent du au manque de …soleil.

D’ailleurs c’est une loi naturelle et générale ; en hiver la nature est engourdie et aucun animal en liberté n’élève en cette saison, à moins d’exception.

Fin janvier on procède aux accouplements, en observant bien nos futures reproductrices, nous remarquons que certaines d’entre elles, font de nombreuses cabrioles et qu’elles se frottent la gorge sur tous les angles de leurs garennes. A l’examen, la vulve de ces lapines est d’un rouge vif, parfois violacé et même légèrement gonflée. Ce sont là les signes évidents des chaleurs.

La saillie .Les femelles seront présentées au mâle sans tarder ; celui-ci sain et vigoureux est toujours bien disposé. On s’aperçoit que l’acte est consommé lorsque le mâle se renverse en poussant un cri spécial, sorte de ronflement bref.

Après la première saillie, retirer la femelle et la replacer tranquillement dans sa garenne, pour la représenter au mâle une heure après. Il faut toujours placer la femelle dans la garenne du mâle et jamais le contraire, car le mâle placé dans la garenne de la lapine perdrait un temps précieux à reconnaître la place, avant de faire son service.

Cette seconde saillie, on la laisse faire, par acquis de conscience, car il n’y a jamais qu’une saillie qui féconde. Il peut arriver qu’une jeune femelle primipare, malgré les signes extérieurs révélateurs des folies, se refuse au mâle, soit par frayeur, soit par timidité. En ce cas, ne laissez pas l’étalon s’épuiser en vains efforts ; au contraire vous retirez la femelle pour la représenter une heure après. Il est très rare, alors, qu’elle ne cède pas immédiatement aux sollicitations du mâle.

Par contre, si après plusieurs essais infructueux, deux ou trois maximum, la saillie ne pouvait se faire, il est préférable d’attendre une huitaine de jours pour une nouvelle présentation ; pendant cette période ajouter à sa nourriture habituelle de l’avoine et du céleri.

La lapine ayant été saillie une fois ou deux, sera placée tranquillement dans sa garenne, garnie d’une bonne litière de paille douce, d’avoine de préférence.

Gestation. Les lapines portent trente à trente trois jours. Certaines femelles après quinze jours déjà, si elles sont fécondées, se mettent à transporter la paille de leur litière. D’autres au contraire recommencent de nouveau à faire des sauts, des cabrioles et redemandent le mâle ; signes évident qu’elles ne sont pas pleines. Il faut le satisfaire immédiatement.

Afin de ne pas perdre de temps, certains éleveurs représentent les femelles au mâle huit à dix jours maximum après les premières saillies.

Si celles-ci se sauvent, se couchent en poussant des petits cris plaintifs, si elles combattent le mâle, enfin si elles se refusent, c’est qu’elles sont fécondées. Il ne reste plus que d’attendre patiemment la mise basse, en entourant la future mère de soins délicats.

Les femelles étant fécondées, il faut les tenir dans la plus grande propreté.

Quelque huit jours avant la mise bas, il faut pratiquer un nettoyage complet de la garenne, sans toutefois employer de désinfectant à odeur persistante. Munir la garenne d’une bonne litière de paille douce et de foin et mettre en permanence à la disposition de la lapine de la boisson : de l’eau ou du lait coupé d’un peu de café (ça prépare une bonne lactation).

Pendant les derniers jours qui précèdent la mise-bas, la lapine doit être traitée avec précaution, ne pas l’effrayer et éloigner les chiens et les chats.

Préparation de la mise -bas. Quelques jours avant la mise-bas et parfois quelques heures seulement, la femelle est en plein travail, elle transporte la paille à pleine bouche d’un côté à l’autre de sa garenne, elle découpe pour finalement choisir l’emplacement de son nid, le plus souvent dans un coin de sa cage. Là, elle amassera foin et brindilles pour confectionner un nid douillet.

Pendant ce travail, il est à conseiller de couvrir la porte de sa garenne à moitié afin que la femelle soit tranquille. La mise-bas ne tardera pas, en effets, bientôt, la lapine s’arrache les poils de l’abdomen, elle découvre ses mamelles que les lapereaux pourront ainsi saisir plus facilement.

Les jeunes naissent l’un après l’autre. Dès qu’ils ont vu le jour, la lapine les sèche en les léchant et les dépose dans le nid. Ensuite, elle fait sa propre toilette. Puis à l’aide de ses pattes de devant, elle pousse la litière et bouche soigneusement l’entrée du nid en veillant soigneusement sur sa progéniture.

Le deuxième jour après la mise bas, on doit examiner la nichée, afin d’enlever les jeunes morts. Pour ce faire, il faut y aller avec précaution. Le mieux est de sortir la femelle de sa garenne et pour détourner son attention lui donner un bout de carotte ou un bout de pain, qui a sa préférence.

Entre temps, vous vous frictionnez les mains avec du thym ou de la verdure fraîche, pour enlever toute odeur suspecte. Puis, vous inspectez délicatement la nichée, pour enlever les morts éventuels.

Quand cette opération est terminée, remettez tout en place soigneusement et rendez la mère à ses petits.

Il est bon de bien surveiller la nichée, car quelque fois des jeunes sont entraînés hors du nid. Ne pouvant y rentrer, ils périssent de froid, car les jeunes naissent complètement dénudés et restent aveugles jusqu’au dixième jour. Lorsque la mère est bonne nourrice, les lapereaux sont bien dodus, leur toison courte et luisante ; Certaines femelles abandonnent leurs jeunes dès la naissance ; il faut, en ce cas, les remettre au mâle immédiatement. D’autres les mangent ;

  • Le plus souvent, lorsque la lapine mange ses petits dès la naissance, c'est à cause d'un trop grand stress. Ce stress peut être généré par plusieurs facteurs. En premier lieu, la lapine, qui vient d'avoir sa toute première portée, se met à paniquer et ne supporte pas ses bébés. Elle les tue alors par peur de ne pas pouvoir assumer.

  • L'environnement de la lapine peut également être très déterminant. Si elle est exposée à trop de passage, que trop de monde, humains comme autres animaux, viennent sans cesse la déranger, elle va avoir peur pour ses petits. Affolée, elle craint qu'ils ne puissent pas survivre dans un tel climat, et décide de les tuer pour leur épargner toute éventuelle souffrance.

  • Il peut également arriver qu'une lapine mette au monde des petits malformés ou malades. Si la mère sent qu'ils n'ont aucune chance de survivre à leur tare, elle préfère les tuer, là encore pour leur éviter toute souffrance inutile.

  • Enfin, une lapine peut tuer ses petits accidentellement. Cela arrive plus souvent qu'on ne le croit, car cela concerne très rarement la portée complète, et on ne s'en rend pas toujours compte. Dans ces moments là, la lapine, lors du nettoyage des petits à leur venue au monde, leur aura ouvert l'abdomen en voulant les débarrasser de leur cordon, ou elle aura mangé une patte ou une oreille. Elle sait alors que le petit est condamné, et là encore, elle le tue.

  • La lapine ne tue donc pas ses bébés sans raison. Si elle les mange ensuite, c'est parce qu'ils représentent pour elle une immense source de protéines qu'elle ne peut pas, par instinct, se permettre de laisser de côté.

Il est à conseiller de faire saillir plusieurs femelles le même jour. En cas d’un problème, on peut, avec certaines précautions repasser les jeunes à une autre mère.

Alimentation de la femelle allaitante est celle qui doit recevoir les granulés les plus riches. Elle produit du lait très riche (bien plus que le lait de vache) et n'a pas beaucoup de réserves pour le faire (et il n'est pas souhaitable qu'elle puise dans ses muscles ou squelette pour trouver ce qu'il lui faut). Il lui faut donc un aliment de qualité, qui lui apporte tout ce dont elle a besoin pour se maintenir en forme et faire du lait à ses petits.

Il lui faut donc des granulés très riches en protéines (18 %), 3% de matières grasses, et beaucoup de minéraux : calcium (1,1 %), phosphore (0,8 %), potassium (0,9 %). De ce fait, les granulés sont plus pauvres en cellulose, mais il lui en faut au minimum 12 %. Un apport supplémentaire en vitamine K et en fer sont appréciables.
La lapine allaitante ne doit pas rationnée (ni en granulés ni en eau). Lisez la partie quelle quantité donner si ce n'est pas encore fait.

L’élevage des jeunes. Avant le sevrage, les lapereaux profitent du lait et de l’alimentation substantielle de leur mère. Le lait maternel, à lui seul, est un aliment complet ;

Le sevrage se fait par étapes. La sixième semaine, on enlève les lapereaux les plus forts et la semaine suivante le reste de la nichée, c’est plus prudent qu’un sevrage brusque, surtout s’il s’agit d’une bonne nourrice dont la lactation est très abondante.

Lorsque les lapereaux sont sevrés, on les place dans une très Grande garenne où ils pourront s’ébattre et folâtrer à l’aise. Système des plus salutaires pour leur croissance et leur santé.

Leur alimentation sera particulièrement soignée.

Les jeunes lapins ont besoin d'un aliment riche pour bien grandir et faire leur squelette et leurs muscles.

Tant que le lapin est en croissance, on cherchera des granulés avec 16 % de protéines, 14 % de cellulose (dont 12 % de cellulose non digestible) et 3 % de lipides. Le taux de calcium peut être assez bas (0,4 %) et celui de phosphore également (0,3 %).

Attention aux granulés trop pauvres, notamment en protéines, ils ne permettent pas une bonne croissance.
Des granulés trop riches en minéraux et/ou en cellulose (plus de 16 %), d'autant plus si la cellulose est broyée finement, peuvent également être dangereux d'une part parce que la teneur en protéines sera alors généralement basse et d'autre part car les fines particules peuvent entrainer une parésie caecale (blocage du caecum) mortelle.
Les jeunes lapins digèrent mal l'amidon (des céréales). Des granulés contenant trop de céréales, d'autant plus si elles sont broyées finement (comme le blé), causent des problèmes digestifs.

Surveillez attentivement vos lapereaux et voyez si, par hasard, il n’y en a pas dans la bande qui boude la nourriture et reste immobiles dans un coin. Isolez-les immédiatement et observez-les afin de déceler si possible leur malaise ou leur maladie.

Il n’est pas mauvais d’administrer de temps à autre, une ou deux cuillères à soupe de charbon de bois dans leur ration de granulés ; c’est un coup de balai de l’estomac et de l’intestin qui ne fait jamais de tort, car chez le lapin et surtout les lapereaux ce sont principalement les voies digestives qu’il faut surveiller, celle-ci étant le siège de la plupart des accidents ou maladies.

Veuillez à la régularité des repas, le foin est indispensable pour assurer un bon fonctionnement du système digestif de votre lapin.

Le foin, aliment pauvre, est également parfaitement adapté au maintien et au développement d’une flore bactérienne adéquate dans le caecum du lapin (qui permet notamment la dégradation et l’assimilation d’une partie de la cellulose que contiennent les végétaux qu’il mange) et compense les autres apports alimentaires souvent beaucoup plus riches (granulés.)

Un bon moyen de prévenir les « crottes molles » et entérites bactériennes qui sont en parties liées au déséquilibre de la flore intestinale du lapin.

Pour constater si les lapereaux profitent normalement, la vue de leur aspect extérieur suffit souvent à un œil expérimenté, cependant, la meilleure preuve, c’est la balance. Après le sevrage jusque l’âge de six mois un lapereau de race moyenne, bien conditionné et bien nourri, doit gagner 700 à 800 grammes par mois. Si ce gain de poids vif est atteint régulièrement ou dépassé, vous pourrez conclure que vos lapereaux sont en excellente santé, et qu’ils laisseront un profit conséquent.
On peut tenir en groupe les lapins sevrés jusqu’à l’âge de 3 mois, à 3 ,5 mois. A cet âge, il faut séparer les sexes.


La VHD (maladie virale hémorragique) : C'est une grande tristesse qui s'abat actuellement sur mon petit élevage… A cause d'un virus très virulent (VHD mutant) touche exclusivement les lapins (sauvages ou domestiques).

Le virus est très contagieux et peut frapper toute l'année. Il se transmet par contact direct entre lapins. La maladie foudroie le lapin entre 2 à 5 jours. Quelques symptômes : paralysie ou troubles de la coordination, fièvre, perte d'appétit, abattement, difficultés respiratoires, écoulements nasaux et oculaires.

Avant la mort le lapin est pris de spasmes et du sang peut couler du nez.

Je vous recommande de vacciner.

Le virus est très actif 3 mois à 20°C et plus en milieu froid. C'est pourquoi il faut désinfecter tous les matériels susceptibles d'être infectés.

Il n'existe pas de traitement, mais un vaccin peut protéger vos lapins dès 2 mois avec des rappels.

 La coccidiose : Maigreur, diarrhée, développement anormal de l'abdomen d'où  "maladie du gros ventre".

 Sulfamides dans l'eau de boisson

Le coryza : Forme atténuée de pasteurellose qui se traduit par un écoulement nasal.

La pasteurellose : infection de l'oreille moyenne, si  torticolis alors tue rapidement jeunes et adultes :

Si torticolis euthanasier les sujets, sinon vaccination, antibiotique et sulfamides.

La gale : Croûte couleur gris brunâtre, infection. Très contagieux

Produits anti-gale, désinfection des clapiers. On peut curer les oreilles.

La conjonctivite

C'est l'affection la plus courante chez le lapin, elle a plusieurs causes :
- une irritation passagère (Poussière, litière, foin)
- une allergie
- une bactérie (dans ce cas le nez coule souvent lui aussi)
- myxomatose
- la
pasteurellose (dans ce cas c'est un problème chronique)
- un
problème dentaire (la racine d'une dent obstrue le canal lacrymal)
Les symptômes sont toujours les mêmes : écoulement transparent accompagné ou non de pus.

  1. Lors de la première saillie : la femelle doit avoir en minimum 5 mois et peser plus que 2,4 kg, mais le mâle, lui, il doit avoir 5 mois et demi et peser entre 3 et 3,5 kg.

  2. C’est dans la cage du mâle que l’accouplement doit avoir lieu. L’éleveur doit d’abord vérifier si la femelle est en phase de chaleur, pour que la saillie soit efficace. Pour savoir si la lapine est en stade hormonal, qui la met en mesure d’accepter le mâle, il faut que sa vulve ait une couleur rose foncé à rouge, et bien sûr, être en bonne santé. Si l’éleveur remarque que la vulve de la femelle est rose pâle, blanche ou violette, il serait inutile de la transférer dans la cage du mâle, car elle ne sera réceptive.

  3. L’éleveur peut aussi tenir un fichier sur lequel il notera le nombre d’accouplements, les délais à respecter, les meilleures femelles… Ceci lui permettra d’avoir une idée sur l’évolution et la progression de ses élevages

 

Odette Bienfait

Juge –conférencière o.bienfait@gmail.com

Le lapin en cuisine.

Avec l'urbanisation de la société, les élevages pour l'autoconsommation ont quasiment disparu.

Le lapin de chair est devenu une affaire d'éleveurs spécialisés.

À table, il s'agit d'un produit diététique si on ne l'encombre pas de sauces trop riches.

Sa viande ne compte de 6 % de graisse, laquelle est partiellement visible sous forme de plaques et facile à enlever.

Le lapin est un monogastrique qui ne transforme pas les graisses de son alimentation.

Ainsi, il contient 10 % de lipides dont la moitié est des acides gras insaturés. En effet, son alimentation végétale lui apporte des acides gras insaturés, en particulier de l’acide linolénique (oméga 3), par la luzerne et de l’acide linoléique (oméga 6) par le tournesol.

Ainsi, la viande de lapin couvre 15 % des Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) pour 100 g de viande.

C’est une des viandes les moins caloriques, lapin se caractérise par des apports énergétiques très modérés (environ 170 kcal/100 g). Il apporte 20,5 % de protéines pour 100 g de viande, de bonne qualité nutritionnelle

La cuisse de lapin est le morceau le plus maigre avec seulement 4% de lipides pour 100 g et les morceaux à plus forte teneur en oméga 3 sont l’avant et le râble.

D'autre part, il apporte des quantités très appréciables de vitamines du groupe B (B6, B12 et PP) et est bien pourvu en de nombreux minéraux et oligo-éléments (zinc, magnésium, potassium). En revanche, comparé aux autres viandes, le lapin est relativement pauvre en fer.

Conclusion

La composition lipidique de la viande de lapin est intéressante à deux points de vue :

• elle contient très peu de lipides comparativement aux autres viandes et est considérée comme une viande maigre,

• sa teneur en acide α-linolénique est très élevée et permet de couvrir 13,5 à 16 % des

ANC en cet acide gras, ce qui est beaucoup plus important que les autres viandes, alors

que le rapport acide linoléique/acide α-linolénique est plus bas que dans les autres viandes.

L'alimentation du lapin d'élevage est composée de céréales, de son de meunerie, de luzerne déshydratée, de tourteaux de tournesol, de pulpe de betterave et de paille, l'animal ayant besoin d'un bon apport en fibres pour rester en bonne santé.

Un lapin d'élevage est abattu entre quatre mois et demi. Sa chair est encore tendre et son temps de cuisson doit être beaucoup plus court que celui préconisé par les recettes tirées des livres de nos grands-mères, quand on mitonnait surtout des civets de vieilles lapines.

Aujourd'hui, les linéaires de la grande distribution proposent souvent des lapins prédécoupés, entiers ou par morceaux choisis, selon que l'on souhaite cuisiner des râbles au four, des cuisses à la cocotte ou des avants en civet.

Notons enfin que 20 % de la luzerne déshydratée récoltée en France sert aujourd'hui à nourrir les lapins d'élevage, ce qui constitue un débouché intéressant pour la plus - écologique des protéines - végétales.

Conservation

Le lapin frais tué se conserve une semaine au réfrigérateur.
Frais ou cuit, il supporte la congélation malgré une perte de saveurs.

Consommation

Entier, le lapin doit avoir des cuisses et un râble bien charnus. La chair doit être tendre et rosée.

Le foie doit être rouge et uniforme

Le lapin peut être cuisiné entier farci « ballottine de lapin l'Ardennaise », détaillé en morceaux  « en gibelotte », « sauté Chasseur », «  civet de lapin », « râble de lapin farci au vert de blettes », « farci aux pruneaux », « cuisse rôtie au romarin et à l'ail confit », « lapin en gelée au genièvre », « fricassée de lapin à la Dijonnaise » et bien d'autres façons régionales de l'accommoder......

Sa chair entre dans la composition de farce en charcuterie pour la réalisation de terrines et pâtés, terrine de lapereaux aux pistaches, rillettes de lapin au poivre vert....

Quelques mots de morceaux :

L'épaule : ce morceau désigne la partie antérieure du lapin sans les côtes. Sa chair est particulièrement moelleuse. C'est le morceau préféré des gourmets qui se mijote à  la cocotte, sa chair garde alors tout son moelleux et sa texture délicate.

Les plus patients la dégustent confite à l'huile d'olive. En été, en toute simplicité, grillée au barbecue avec un peu de moutarde et d'huile d'olive, ou en méchoui, elle épatera les papilles de vos amis.

La gigolette est composée de l'épaule et des côtes totalement désossées qui lui sont rattachées.

Sa chair persillée la rend particulièrement moelleuse et goûteuse. C'est un morceau qui se prête bien à toutes les marinades des plus classiques aux plus exotiques.

Le râble, c'est le dos du lapin.  Sa chair charnue en fait un morceau savoureux et raffiné. Il peut être farci, rôti au four ou cuit à la cocotte. Tranché fin, il est parfait pour la sauteuse et le wok.

Le filet est « levé » à partir du râble en séparant la viande de l'os central. C'est un morceau particulièrement tendre idéal pour toutes les cuissons rapides. Les filets aiment la poêle, les woks ou les sauteuses.

Pratique, simple et rapide, il est parfait pour faire découvrir la viande de lapin aux enfants.

La cuisse est le morceau qui correspond à l'ensemble du membre arrière.

Légère et savoureuse, la cuisse est un morceau maigre et très charnu.

Un morceau de choix qui se cuisine au four, à la cocotte, en papillote, à la vapeur avec des légumes.

Lapin à la moutarde

Temps de préparation : 0 minutes
Temps de cuisson : 60 minutes

Ingrédients (pour 1 lapin) : -

- 1 bouteille de vin blanc sec
- 1 peu de moutarde de Dijon
- 1 petit pot de crème fraîche
- huile d'olive (ou
beurre)
- 2 gousses d'
ail
- 5
échalotes (ou à défaut, oignons)
- 3 feuilles de laurier
- 1 branche de
thym
-
persil, sel, poivre
- 1 morceau de
sucre (facultatif)
- 1
carotte (facultatif mais... le lapin aime bien la carotte

Préparation de la recette :


Coupez le lapin en morceaux et badigeonnez légèrement de moutarde. Faire revenir les morceaux sans faire brûler dans un peu d'huile.
Pendant ce temps, portez à ébullition les 3/4 de la bouteille de vin blanc avec l'ail coupé en petits morceaux, le laurier, le thym, la carotte coupée en rondelles et le morceau de sucre.
Retirez les morceaux de lapin et gardez au chaud (le chaud lapin est toujours apprécié). Ajoutez un peu d'huile et faites dorer les échalotes coupées en rondelles. Ajoutez le lapin et versez dessus le vin blanc chaud. Salez, poivrez et laissez cuire à feu doux pendant 1 heure.
Dans un bol, mélangez la crème, du persil haché et une cuillère à soupe de moutarde. Profitez du temps restant pour vous préparer un kir avec le reste du vin blanc.
En fin de cuisson, placez les morceaux de lapin sur un plat de service et saupoudrez de persil.
Filtrez le jus de cuisson (facultatif) et incorporez la crème à la moutarde. Faites cuire 1 minutes sans faire bouillir et nappez les morceaux de lapin avec cette préparation.

Terrine de lapin

Préparation : 1 h Cuisson 2h Réfrigérateur : 24 h

Terrine de lapin (en dégustation)

Ingrédients pour 8 à 10 personnes

1 lapin de 1,5kg ; 100gr d’échalotes ; 1 gousse d’ail ; 20 gr de beurre ; 1 brindille de thym, 1feuille de laurier ; 2 baies de genièvre ; 50 cl de vin ; bardes de parc ; 150 g de lard gras.

Farce : 150 gr de mie de pain ; 1/2 verre de lait ; 500gr de gorge de porc ; 400 gr de poitrine de porc ; 100gr d’épaule de veau ; 1 œuf ; 1c à c de cinq-épices ; sel et poivre.

  1. Désosser le lapin. Réserver le râble.
  2. Peler et hacher les échalotes et l’ail. Dans une casserole, mettre le beurre à fondre et faire revenir les échalotes jusqu’à ce qu’elles soient translucides. Ajouter l’ail, le thym, le laurier et les baies de genièvre.

Mouiller avec le vin. Faire réduire le liquide de trois quarts. Laisser refroidir.

  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Hacher grossièrement la chair du lapin. Réserver.
  3. Tailler le râble en filets réguliers. Les arroser de la réduction du vin.
  4. Préparer la farce : mélanger la mie de pain avec le lait. Hacher la gorge, la poitrine de porc, ainsi que l’épaule de veau. Mélanger ce hachis avec l’œuf, la mie de pain égouttée, les épices, du sel et du poivre .incorporer la chair du lapin et mélanger.
  5. Chemiser la terrine de bardes de lard gras et la monter en alternant des couches de farce, de filets de râble et de lanières de lard gras. Replier les bardes de façon à recouvrir la chair, pour éviter qu’elle ne se dessèche à la cuisson. Presser délicatement le dessus de la terrine.
  6. Remplir la lèchefrite d’eau y déposer la terrine et cuire 1h45.
  7. Sortir la terrine du four et la laisser refroidir. Mettre au réfrigérateur 24 h avant de servir

 

 

Cercle royal d’horticulture et du petit élevage

de Fosses-la-Ville

Pour tous renseignements :

G. Vermaut Rue du Postil, 4 (071/71.18.10)

E. Kruchten Rue du Baty, 16 (0474/53.98.72)

Jean-Pol Georgery Rue de la Plage, 19 (0473/99.79.61)

D. Debruyne Rue Grande, 59 (071/71.21.33)

Notre site : http://www.quenovel.be/Horticole

E-mail : hortifosses@skynet.be

 

 

Pourquoi le sel d’épandage n’est pas bon pour notre environnement ?

Dans les prochains jours, le mercure va descendre bien en dessous de zéro et la neige va couvrir le sol ce qui rendra nos routes dangereuses et glissantes. Heureusement, nos communes sont équipées d'engins d'épandage qui la nuit tournent en masse et grâce au sel répandu garde nos voies carrossables. Chaque hiver, ce sont des tonnes de sel qui viennent à bout de la neige et de la glace qu'elle recouvre. Le sels se mélangeant à l'eau provenant de la glace ou de la neige, se transforme en saumure dont le point de congélation est moindre et agit plus efficacement sur les éléments gelés. Le sel en grain peut être soufflé par le vent et donc d'aucune efficacité.

Les effets du sel sur notre environnement.

Après le dégel, la surface de notre sol regorge des tonnes de sel répandues durant l'hiver. Avec les pluies qui suivent, ce sel se retrouve dans nos égouts, les rivières, les étangs et les pâturages environnants. Nous avons donc une teneur en sel anormalement élevée dans nos contrées. Cela a un impact majeur et néfaste sur notre environnement.

Le sel utilisé sur nos routes contient également les germes de plantes tolérantes au sel et le moment venu, ils se développent et colonisent la nature jusqu'à en étouffer les plantes indigènes.

Cette salinité a également un impact sur les grenouilles, les amphibiens, les poissons d'eau douce, etc...

Il a été constaté que la période de reproduction de ces amoureux d'eau commence généralement peu après la dernière salaison. La modification saline de l'eau a pour conséquence un taux de mortalité anormale des têtards et autres amateurs d'eau. Ce qui a pour conséquence une diminution significative de ces populations. A plus ou moins long terme, les générations futures ne connaitront des grenouilles que des photos.

G.Vermaut

 

 

Conférences 2017

 

9/01/2017  Créer un espace pour l'ornementation  R.Daloze

13/02/2017  Recettes médicinales et ou condimentaires  Georges Kaisin

13/03/2017  Les phéromones et autres moyens doux pour le jardin  Ph.Wasterlain

10/04/2017  Clématites, chèvrefeuilles, glycines et les campsis  J. Vandenhende

8/05/2017  Fabrication et dégustation de pâté de lapin  Me O. Bienfait

1/08/2017  Façades et ou jardins fleuris

11/09/2017  Les semis de fin de saison  R. Daloze

9/10/2017  Myrtilles; airelles, canneberges  André Sandraps

13/11/2017  Liqueurs de fruits ou de plantes  Lucien Godeaux

11/12/2017  Les bonnes questions pour la plantation des fruitiers  R. Daloze