Actualité Fossoise

Mise à jour : 10/01/2018 09:12:23

 

 

Décembre

 

 

De Bilderling ! Qui d'autre ? ( 24 - 10 )

Sur Facebook, la méchanceté peut couter cher ( 24 - 10 )

On ne se rend pas aux urgences pour un rhume ( 20 - 10 )

Christian Lalière : « Je ne serai pas candidat en 2018 » ( 12 - 10 )

Conseil communal ( 11 - 10 )

Le cercle des artistes disparus fossois ( 09 - 10 )

Aisemont ferme la marche ( 04 - 10 )

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24 octobre

De Bilderling ! Qui d'autre ?

Les hommes forts

A un an des élections, on voit mal qui pourrait empêcher l'UD et Gaëtan De Bilderling de poursuivre sur leur lancée de 2012.

Il y a un mois, le PS, principal parti d'opposition déclarait par la voix de Christian Lalière que décrocher un 7e siège serait difficile lors des prochaines élections communales. Dans les rangs d'Écolo, on vise au moins le statut quo (2 sièges) alors que l'UD, confortablement installée en majorité absolue avec 13 sièges actuellement, (sans compter le poste de présidente du CPAS) espère récupérer au moins un des deux sièges perdus dans l'aventure du dernier passage aux urnes.

On comprend vite que la probabilité de voir la majorité en place être bousculée est (quasi) inexistante, il reste donc aux candidats bourgmestre de se disputer le poste... sauf que là aussi la lutte est (quasiment) inexistante. Surtout, qui pourrait disputer le mayorat à Gaëtan De Bilderling ? En 2012, Étienne Drèze et Bernard Meuter s'y étaient risqués... ils n'ont pas fait la moitié des voix du toubib de Vitrival. Gérard Sarto n'en sera pas. On imagine bien Laurie Spineux, la fille de l'ancien bourgmestre, Benoît Spineux, faire le plein de voix comme en 2012 où elle avait engrangé 651 voix de préférence, faisant d'elle le 3e score de la liste. On l'imagine par contre déjà beaucoup moins rivaliser avec Gaëtan De Bilderling. Reste la grosse inconnue de ce scrutin : quel score réalisera le député Gilles Mouyard. Après avoir pris son mal en patience durant toute une législature, celui qui a rejoint les rangs de l'UD en 2014 avec l'espoir d'occuper une place de choix sur la liste en sera. Avec quel résultat ? Si certains l'imaginent aisément échevin, pour d'autres c'est beaucoup moins évident. « Je ne vois d'échevins en place sauter au profit de Mouyard », entend-on notamment.

Rétroacte

Une brique dans le ventre

2012 marquait l'arrivée au pouvoir de Gaëtan De Bilderiing, jusqu'alors président du CPAS. Il occupait la dernière place de la liste. Avec 1 392 voix de préférence, il battait alors largement Gérard Sarto (840) propulsé tête de liste après le départ du bourgmestre sortant Benoît Spineux. Avec 13 sièges, l’Union Démocratique (UD), un mouvement politique alliant des membres apparentés cdH, MR et indépendants, s'assurait encore une large majorité absolue. Depuis 5 ans ; les dossiers urbanistiques ont pris une large part du gâteau. Citons la rénovation de la collégiale Saint-Feuillen, l'affectation du château Winson aux tâches de l'administration communale l'aménagement de l'espace des tanneries, la rénovation de la chapelle Saint-Brigide.

Et depuis 5 ans, on peut dire que ça ronronne assez bien à Fosses. Pas que l'opposition ne fasse pas son job, mais le consensus et les débats concis prennent souvent le pas. La dernière année devrait tout de même être un peu plus énergique, campagnes et promesses obligent.

OÙ EN SONT LES COMPOSITIONS DE LISTE ?

Avec deux sièges, les Verts ont doublé leur présence sur les bancs de l'opposition en 2012. Et Céline Casteels et Marc Montulet ont fourni un travail d'opposition concret, sérieux et constant. Ils entendent faire aussi bien, voire conforter leur présence sur les bancs du conseil. La liste est encore loin d'être finalisée. Marc Montulet devrait repartir comme tête de liste « à moins qu'un gros nom ne se manifeste et qu'il puisse briguer la première place » confirme le conseiller communal. Céline Casteels en sera également. Déjà présents en 2012, Alain Servais et Bruno Wynands seront, eux aussi, encore sur la liste en 2018. Quant à un possible rapprochement avec le PS pour une liste commune d'opposition, ce n'est pas à l'ordre du jour

 

À Fosses, le PS est en constante reconstruction. En 2012, Christian Lalière poussait la liste. C'est lui qui avait récolté le plus de voix. Mais cette fois, il n'en sera pas. « Place aux jeunes » comme il aime le dire. On se doute que Romuald Denis et Déborah Dewulf vont se disputer la 1er place de la liste « Tant qu'on ne me dit pas le contraire, ça sera moi» explique Romuald Denis qui était n°1 en 2012 et qui a donc officiellement posé sa candidature, à l'inverse de Déborah Dewulf qui «ne sait pas encore ce qu'elle va faire. C'est le groupe qui compte ». Hormis Romuald Denis, ils ne sont pour l'instant que deux rescapés de la liste de 2012 : Longtemps hésitante, Françoise Moureau en sera. Tout comme Yannick Delzant, Placide Kalisa fera un pas de côté pour raison professionnelle. Quant aux autres places, les socialistes annoncent une cure de jouvence. Marjoline Dubois, Aurélien Huvsentruit Loïc Decamps, Muriel Charrue, Alexia Denil, Emmelyne Amould, Didier Kellerman et Logan Casimir sont confirmés.

 

Si 2012 marquait un sacré tournant dans la chasse au mayorat avec le départ de Benoît Spineux, bourgmestre pendant 18 ans, 2018 semble plus limpide. Gaëtan De Bilderling sera tête de liste. Pour le reste, « la liste est presque complète confirme le bourgmestre., mais les places ne sont pas encore clairement attribuées. Les échevins Laurie Spineux, Étienne Drèze, Bernard Meuter, Jean-François Favresse et Frédéric Moreau devraient, eux aussi, avoir une place assez haute sur la liste ou la stratégique et visible 21e. Gérard Sarto, tête de liste en 2012 n'en sera pas. Il tire sa révérence. On imagine bien aussi Gilles Mouyard en numéro 21. Quant aux autres, certains ne se représenteront probablement pas comme Jules Lallemand et Philippe Pascottini, même si ce dernier n'a encore totalement pris sa décision. Côté jeune, Maxime Lara-Garcia (petit fils de l'ancien bourgmestre Jean Romain) sera encore de la partie alors que Quentin Denis d'Aisemont effectuera ses 1res piges. La stabilité, gage de succès pour l'UD depuis plus de 25 ans, sera donc encore de mise pour l'an prochain.

 

LES DOSSIERS CHAUDS ?

La fin des gros chantiers et la rénovation urbaine.

La dernière année de législature verra le début de la fin des grands chantiers. Le château Winson devrait arriver à réception aux environs de février prochain avec une inauguration prévue en juin. Juste à côté, l'aménagement de la maison rurale qui a pris du retard sera pour la prochaine équipe en place. Autre vaste chantier en court mais qui débordera sur la prochaine législature, la réfection de la Collégiale qui devrait voir le bout du tunnel en 2019 à quelques encablures de la prochaine Saint-Feuillen.

Enfin, la rénovation urbaine prendra une large place. On parle ici d'un projet global et échelonné sur une durée estimée à 15 ans. La volonté est d'améliorer l'habitat par la réhabilitation ou la construction de logements et la création ou l'amélioration d'équipements collectifs, d'espaces verts et de bâtiments destinés aux commerces ou à des activités de service. L'opération vise également à promouvoir la fonction sociale, économique et culturelle. Le tout en respectant les caractéristiques culturelles et architecturales propres du quartier.

L'étude du dossier de rénovation urbaine du quartier du Centre à Fosses-la-Ville a mis en évidence le besoin d'agir sur l'amélioration des espaces publics. L'effort financier portera donc principalement sur l'amélioration des espaces existants mais également sur la création de nouveaux espaces collectifs.

De multiples projets mais qui seront réalisé en adéquation avec les moyens financiers et les délais raisonnables.

Christophe DE BOOSE

 

24 octobre

Sur Facebook, la méchanceté peut couter cher

Une Fossoise a été condamnée à verser 2500€ de dommages et intérêts à un commerçant pour l'avoir traité d'arnaqueur sur Facebook.

Sur le réseau social Facebook, être submergé de messages par une foule d'amis, le jour de son anniversaire, c'est très sympa. Inviter ses mêmes « amis » à tel ou tel événement, c'est toujours sympa. S'enliser dans des débats moralisateurs sans fin et y dire n'importe quoi, là, par contre, c'est assez moyen. Y déballer tous les détails de sa vie, c'est très moyen. Mais y déverser sa bile sous le coup de la colère ou y atteindre à l'honorabilité d'autrui, c'est carrément nul et punissable.

Une Fossoise l'a appris à ses dépens. Un jugement du 18 octobre prononcé devant la justice de paix de Fosses-la-Ville l'a en effet condamnée à payer une somme de 2500 euros à la suite des propos diffamatoires rageusement publiés sur son compte Facebook.

Il s'agit d'une décision qui a peu ou pas de précédents en ce qu'elle entérine le réseau  Social comme un exutoire public, aux dérapages souvent impunis, pouvant nuire gravement à la réputation d'une personne ou d'un commerce. Née en 1989 et domiciliée à Arsimont (Sambreville), une infirmière sociale de métier a attaqué sur son « mur » un indépendant chauffagiste (et sanitaire) de la localité, gérant de son SPRL. Des travaux exécutés par la SPRL dans l'immeuble de la jeune femme, consistant à encastrer de la tuyauterie de chauffage et de sanitaire, ont amené les parties à se rencontrer. Le conflit porte sur une sombre histoire de manchette de WC (une pièce de raccordement) d'une valeur de... 12,68 €. La maître de l'ouvrage se plaint au gérant de la SPRL de la disparition de celle-ci. Ce dernier lui répond ne pas être responsable de cette disparition. Il lui écrit : « Le plombier peut t'en fournir. Tu as pris quelqu'un d'autre pour finir l'installation, vois avec lui ! Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir. » Cette réponse claire, nette, franche, qui la recadre, met la cliente en pétard.

Arnaqueur de première

L'explosion de colère est postée sur Facebook : « Belle publicité à... (mention du nom et du titre en toutes lettres). Arnaqueur de première. Il doit m'apporter des pièces que j'ai payées et ne le fais pas. » Ce « post » sur le réseau social revient à exposer le différend sur la voie publique et à l'amplifier considérablement. La cliente mécontente a en effet plus de 2000 amis. En outre, ses accusations, qualifiées de diffamatoires par le jugement, sont accessibles à tous. «Il est incontestable que tant l'entrepreneur que son entreprise ont subi un dommage résultant de ces propos malveillants, la réputation et l'honnêteté de l'entrepreneur ayant été mis en cause », souligne la juge Joëlle Deloge.

Effectivement, après la publication de ce commentaire corrosif, la méchanceté humaine a fait le reste. Et déferlé en fortes vagues. Les amis de Mademoiselle ont soit « aimé » sur-le-champ ce commentaire sans nuances, soit adressé des réponses insultantes et violentes à l'égard de l'indépendant. Sommée de retirer son commentaire acide par mise en demeure du 19 juin, la « Facebookienne » compulsive n'a pas réagi. L'affaire prenant une tournure judiciaire, elle a finalement obtempéré.

À l'audience, la jeune femme, qui s'est défendue sans avocat, a reconnu les faits et précisé avoir agi sous le coup de la colère. Elle n'a pas pour autant regretté ni présenté d'excuses. Elle a plutôt trouvé normal d'y salir ainsi son tourmenteur. « Une personne normalement soigneuse et prudente ne peut pas agir avec une légèreté aussi coupable » conclut la juge. Elle l'a en conséquence condamnée à payer à la SPRL une somme de 1500 € et à son gérant 1000 €, à titre de dommages et intérêts. La condamnée peut toujours faire appel de ce jugement devant le tribunal correctionnel de Namur siégeant comme instance d'appel.

« Tu veux qu'on aille lui rendre visite?»

Les commentaires haineux et menaçants postés à l'encontre de l'indépendant chauffagiste font froid dans le dos. Florilège.

Cette affaire de manchette de WC par Facebook interposée a pris par la suite des proportions inquiétantes. Est-ce de la méchanceté primaire, de la bêtise ou de l'immaturité ? Car certains « amis » de l'infirmière sont allés plus loin que l'insulte sur le réseau social.

Florilège de réactions épidermiques et virales, aux relents nauséabonds. Certaines pourraient même faire peur par leur radicalité : « Vraiment des malhonnêtes ». « Je suis sans voix et tellement désolée pour toi. Plein de courage », comme si la malheureuse avait subi une catastrophe majeure alors qu'il n'est question que d'une manchette disparue. Mais encore : « J’appelle ça une pourriture, carrément... Quel connard, pète-le... Et tu peux le dénoncer pour travail au noir ? », «Ça s'appelle du vol ça, non ?», « Fais une publication bien complète avec son nom et le nom de son entreprise, on va partager tout cela à nos contacts, ça va être la merde pour lui... » Un certain David se révèle particulièrement dangereux, la menace physique est clairement suggérée : « Tu veux qu'on aille lui rendre visite... » Une seule personne sensée ramène ce lynchage à la raison : «Faites tous attention, si vous divulguez le nom de quelqu'un en lui faisant publiquement une contre-publicité, il peut porter plainte !» L'avocat du plaignant, Me Patrick Holvoet : « Mon client n'a pas de compte Facebook, ce sont des amis qui sont venus le prévenir des accusations proférées contre lui, lesquelles ont déclenché une petite tornade que l’intéressée c’est bien gardée de calmer. »

Par la suite, son client a commencé à recevoir des appels anonymes à toutes les heures du jour et de la nuit. Il ne savait évidemment pas pourquoi. L'intéressée, comme l'a rappelé Me Holvoet devant la justice de paix, a des antécédents : « L'an dernier, dans le cadre du remplacement d'un pneu crevé chez un garagiste de Lesve, elle a fait un tel scandale que le garagiste a dû appeler la police. » Rentrée chez elle, elle s'est vengée sur Facebook et encore traité le commerçant d'arnaqueur. Là, la police est intervenue et l'a menacée de poursuites, le post a été retiré. « Mademoiselle D... a pris pour habitude d'utiliser Facebook comme un moyen de destruction sociale, ce qu'elle n'a pas contesté Elle trouve au contraire tout à fait normal de régler ses comptes via les réseaux sociaux. »
Elle ferait désormais mieux d'y souhaiter un bon anniversaire à ses innombrables  amis.

 

Pierre WIAME

Me Holvoet évoque une tornade.

 

20 octobre

On ne se rend pas aux urgences pour un rhume

«A chacun sa place. Gagnons du temps.» Le poste médical de garde du Cegeno et l'hôpital d'Auvelais dégainent un slogan pour être plus efficaces.

Enfin, le problème de l'engorgement du service des urgences est en voie d'être pris à bras-le-corps par le Cercle des généralistes de Namur Ouest (Cegeno) et le CHR Val de Sambre.

Hier, ces deux entités indépendantes ont signé une convention de coopération entre leurs deux structures afin, disent-ils, «de dispenser aux patients les meilleurs soins en fonction de leur problème de santé »

Il s'agit en fait d'un plan d'accords entre ces différents acteurs de la santé, applicable pour chaque patient qui présente une demande de soins les soirs de la semaine, de 18 à 21 h, toutes les nuits de 21h à 8h du matin, et 24 h/24 les week-ends et jours fériés.

L'intensification de la collaboration n'a pas attendu la signature de ce plan, hier matin, entre le Dr Pierre Masscheleyn, fondateur du Cegeno, et Étienne Allard, président de l'Association de pouvoirs publics CHR Sambre et Meuse. Mais celle-ci lance officiellement une campagne d'information à destination des patients, avec un slogan « A chacun sa place... Gagnons du temps» et sur plusieurs supports : une vidéo avec interview des médecins hospitaliers et généralistes, des brochures, affiches et post-it.

Ce matériel sera diffusé en salles d'attente chez les généralistes, au Poste Médical de Garde (au 39 rue de Stierlinsart à Bambois-Fosses-la-Ville), aux urgences de l'hôpital et en pharmacie, sur les sites web et réseaux sociaux des deux structures.

La campagne aidera le patient, confronté à un problème de santé, à se poser les bonnes questions :

«Est-ce une urgence ? Quand faut-il consulter ? Mon problème peut-il ou pas attendre?»

À défaut d'information, certains patients abusent du service des Urgences, au détriment de tous. Le bon réflexe, afin d'éviter un traitement retardé, doit être la consultation sans délai de son médecin traitant, dès l'apparition des premiers symptômes. Car le médecin traitant est la personne qui me connaît le mieux. En dehors des heures, le Poste de garde prend le relais.

Cela paraît tomber sous le sens mais la campagne prend la peine de le rappeler : on ne se rend pas aux urgences pour des douleurs aux oreilles, pour une toux ou des coupures, mais chez son médecin ou au poste médical de garde de Bambois. Comme son nom l'indique, le service des urgences est réservé aux « urgences », comme les douleurs thoraciques, les fractures, les malaises ou les essoufflements etc. Utilement, le dépliant informe qu'un acte médical posé au sein des Urgences n'est pas gratuit. La facture est envoyée au domicile du patient.

 

Que le patient soit mobile ou pas, un seul numéro d'appel du Poste Médical de Garde : le 071204 911. Si le patient est mobile, il devra prendre rendez-vous. La zone desservie par le Cegeno concerne les communes de Sambreville, Jemeppe-sur-Sambre, Fosses-la-Ville, Sombreffe, Mettet, Florennes et une partie d'Anhée.

 

Les urgences, c'est 80% de bobos

Dr Masscheleyn, vous êtes le fondateur et ex-président du Cegeno. En quoi cette signature avec le centre hospitalier régional Val de Sambre (CHRVS) va changer la vie du Cegeno ?

Cela ne va rien changer stricto sensu car nous travaillons déjà avec l'hôpital d'Auvelais et son service des Urgences. On se voit, on se parle, on se communique les dossiers des patients. Simplement, cette collaboration est mise formellement sur le papier. On espère avoir des protocoles d'échanges de données mieux établis, plus professionnalisés.

Concrètement, pour le patient, ça ne change rien donc rien...

Le but, c'est de mieux informer le patient. Quand il a un problème de santé, il y a plusieurs possibilités : se rendre à l'hôpital en cas de problème sérieux mettant la vie en danger. Mais on lui rappelle que, avant l'hôpital, il est utile et nécessaire de s'adresser à la première ligne le poste de garde du Cegeno ou le médecin traitant, afin de désengorger les urgences. Ceux-ci agissent alors comme filtre.

Le terme « Urgences » est dévoyé ? On y vient pour tout...

Oui, les urgences, c'est 80 % de bobos qui ne nécessitent pas un dispositif d'urgences. C'est un problème pour tout le monde : les Urgences sont encombrées par des « cas » et des « gens » qui n'ont rien à faire là et qui compliquent voire retardent l'accès rapide à l'hôpital aux véritables urgences (les accidents de la route par exemple), à ceux qui nécessitent des soins aigus. C'est aussi un problème pour les fausses urgences : les patients doivent parfois attendre jusqu'à 3 ou 4 heures avant d'être reçus.

Vous ne pouvez pas ré aiguiller ces fausses urgences vers le poste de garde du Cegeno ou du médecin traitant ?

Dès qu'ils ont été enregistrés, les patients ne peuvent plus être renvoyés. Il faudrait un filtre en amont et on y travaille. Mais c'est compliqué à mettre en œuvre car le service « Urgences » est financé à l'acte. Plus le service Urgences pose un acte de soins, mieux il est financé. Il y a donc un intérêt financier (NDLR qui biaise et vicie le système). A l'avenir, il y aura une forfaitarisation, les urgences ne seront plus payées à l'acte. Le personnel d'accueil sera plus à l'aise pour préciser que telle ou telle affectation ne relève pas des urgences mais d'un service de garde de médecine générale.

Vous avez parlé d'échanges de Sumehr...

Il s'agit de résumés (Sum marised Electronic Health Record) de la santé du patient, partagé par voie électronique. On y retrouve son traitement en cours prescrit par son médecin traitant, ses allergies, son état vaccinal, ses volontés (pas de dons d'organes ect), ses antécédents. C'est la carte de visite médicale du patient avec laquelle l'urgentiste pourra mieux cibler son intervention. C'est une aide énorme pour ce dernier.

Donc, vous allez mieux communiquer ces Sumehr ?

On le fait déjà depuis longtemps. Ici, pour les 100.000 habitants drainés par le Cegeno, on a déjà édité 30.000 Sumehr, on peut considérer que 20 % de la population ont un Sumehr... On encourage les médecins traitants à éditer des Sumehr, cela sera une aide pour tout le monde. La collaboration sera autant avantageuse pour le médecin que le patient (qui sera mieux soigné), et l'urgentiste.

P. W.

 

 

Le Dr Pierre Masscheleyn : Les fausses urgences peuvent retarder les soins aux vraies urgences.

 

12 octobre

Christian Lalière : « Je ne serai pas candidat en 2018 »

Christian Lalière, 73 ans, entame sa dernière année au sein du conseil communal de Fosses-la-Ville. Il ne se représentera plus.

II y a un mois, le chef de groupe du PS fossois Christian Lalière laissait encore planer le doute sur sa présence ou non sur les listes lors des prochaines élections communales. Réinterrogé sur la question, il a été limpide : il ne sera pas candidat en 2018. «J’aurais pu reconsidérer la question en cas de liste unique (avec la majorité actuelle UD et l'autre parti d'opposition, Écolo). Mais maintenant, à 73 ans, je vais passer la main. Je suis de ceux qui sont pour une limite d'âge fixée à 65 ans même si une dérogation est possible. Ça a été mon cas en 2012, mais ça ne le sera pas en 2018 ». Une chose est sure, durant les 12 prochains mois, il ne manquera pas de se faire entendre au sein du conseil, aussi dans une optique de formation pour les plus jeunes, appelés à prendre le relais. « Des gens comme Déborah Dewulf vont prendre le relais et poursuivre le travail que nous accomplissons chaque jour » À la fin de la législature, le chef de groupe socialiste tirera donc sa révérence en tant que mandataire. L'homme restera malgré tout vigilant à cc qu'il se passe dans sa commune. « Je resterai évidemment attentif à ce qu'il se fait au sein de la commune lors de la prochaine législature. Si je constate des problèmes ou que j'ai des questionnements et qu'ils ne sont pas abordés par le futur conseil communal, je ne manquerai pas de poser moi-même mes questions via les interpellations citoyennes.

Départ de l'IDEF

La réflexion de Christian Lalière concernant le passage de flambeau s'étend aussi à son mandat au sein de l'IDÉE (Institution pour le développement de l'enfant et de la famille) où il a remis sa démission au profit de Déborah Dewulf.

Sandrine Lacroix, la présidente de l'IDEF salue la décision de Christian Lalière « C'est un choix courageux. Christian Lalière est une référence au sein de l'IDE, il a beaucoup apporté et je pense qu'il transmettra son savoir à Déborah qui est une personne dynamique, positive et qui apportera toute sa fraîcheur »

Après l'annonce de Gérard Sarto qui quittera également la vie politique dans un an, c'est un autre visage du paysage communal fossois qui va tirer sa révérence.

IDEF : une réunion rapide souhaitable

La communication entre Fosses-la-Ville et l'IDEF est compliquée. La présidente de l'Institution Sandrine Lacroix souhaite une rencontre à court terme pour redéfinir les objectifs.

Dans notre édition de ce mercredi, nous expliquions que la commune de Fosses-la-Ville avait suspendu une convention de partenariat avec l’IDEF sur la biodiversité pour un montant d'environ 10.000€ pour 2017. En cause, l'absence de justificatifs des actions entreprises par l'Institution comme l'expliquait Frédéric Moreau dans un courrier. D'après Sandrine Lacroix, les justificatifs ont été envoyés à la commune de Fosses-la-Ville comme ça doit être fait » mais la présidente de l'IDEF admet tout de même qu'ils n'étaient pas aussi détaillés que par le passé. Nous avons connu beaucoup de chamboulement dernièrement, ce qui ne facilite pas la gestion administrative. Les contacts directs avec la commune de Fosses ne sont pas évidents. Personnellement, je souhaiterais qu'on se rencontre rapidement pour mettre au clair les attentes des uns et des autres et pouvoir repartir du bon pied. »

Winson bientôt dépollué

En juin dernier, le chantier du château Winson voyait sa facture gonfler de 83.000€ dus à une pollution aux hydrocarbures, sous le niveau du sol, à l'endroit dune ancienne cuve à mazout de 3.000 litres. La dépollution du site nécessite d'effectuer des travaux supplémentaires de démolition et de bétonnage des dalles de 50 cm dans les caves suivant les instructions du bureau d'étude SITEREM. Les travaux coûteront quelque 35.000 € mais clôtureront cette mésaventure prise à bras-le-corps par l'échevin Gérard Sarto.

Christophe DE BOOSE

Sandrine Lacroix veut discuter concrètement avec les représentants fossois.

 

 

11 octobre

Conseil communal

Les manquements administratifs de l’IDEF pointés du doigt

Les contacts entre la Commune et l'IDEF sont compliqués. Plusieurs courriers sont sans réponse depuis des mois.

Début septembre, le PS, par la voix de son chef de groupe Christian Lalière, annonçait qu'il allait mettre des points supplémentaires à l'ordre du jour lors de chaque conseil communal de cette dernière année de législature. Le parti a tenu parole avec quatre points ajoutés pour la séance de ce lundi. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les réflexions du groupe socialiste ont dévié sur l'Institut pour le développement de l'enfant et de la famille (IDEF). Christian Lalière aborde le sujet du développement de la biodiversité sur le territoire communal. « Le PS enregistre la décision du collège et de poursuite de l'action sur l'optimisation de la biodiversité et donc le partenariat avec l'IDEF pour 2017 »... C'est là où le bât blesse : il n'y a pas eu de reconduction de la convention sur la biodiversité avec l'IDEF pour cette année. « On entend que des difficultés surgissent entre la ville et l’IDEF pour comprendre, mener à bien et justifier l'intervention communale pour un montant d'environ 10.000€. La minorité veut être clairement informée sur la teneur précise et pratique de la convention, ensuite sur les rapports d'évaluation et demande la mise en place d'un comité d'accompagnement au sein du conseil communal pour soutenir l'ASBL » poursuit Christian Lalière. L'échevin Frédéric Moreau explique pourquoi la convention avec l'IDEF sur la biodiversité n'a pas été poursuivie en 2017 : « Nous avions en effet inscrit une fiche au PST concernant la biodiversité qui mentionnait que nous souhaitions intensifier les actions avec notre partenaire privilégié, PIDEE dans ces matières. Des 2015, j'ai personnellement commencé les discussions avec l'IDEF sur la convention de partenariat sur la biodiversité. Suite à des réunions avec la directrice de l'époque, nous avions dégagé un ensemble de priorités qui nous semblait importantes. Force est de constater que depuis 2016, et les nombreux changements intervenus, c'est presque le vide complet. Les manquements ont été constatés sur le terrain et la direction a été interpellée via courrier recommandé pour avoir des explications, courrier toujours sans réponse. Il en est de même pour le justificatif des actions accomplies en 2016. Le montant de la convention n'a donc pas été soldé. Vu ces manquements, il n'est, à ce jour, pas concevable de parler d'une convention pour 2017. Soit l'IDEF rectifie le tir pour 2018 en allouant les ressources nécessaires à la résolution de cette convention ou nous devrons trouver d'autres pistes » « On est présent dans les CA et c'est en tant que mandataires communaux qu'on doit se faire entendre pour que les choses avancent. » insiste Céline Casteels pour Écolo.

Christian Lalière concède que les manquements administratifs sont flagrants au sein de l'IDEF mais l'ancien président de l'Institut demande un peu d'indulgence « compte tenu de la situation de l'IDEF qui est en train de remonter la barre sur le plan financier ». Le conseiller communal demande aussi le retour au sein du CA de Bernard Meuter qui avait claqué la porte du Conseil d'Administration de l'IDEF en avril 2016. « Dans le cadre du PSI, le conseil communal dans son ensemble peut savoir si une ASBL réalise ou pas ce qu'on lui a demandé de faire ».

 

Quel conseiller est mandaté ?

Dans la foulée, les manquements administratifs de l'IDEF sont une nouvelle fois mis en lumière quand Christian Lalière demande que le conseil communal acte sa démission du CA de l’ASBL pour laisser la place à Déborah Dewulf. Si la demande est actée par la commune, le bourgmestre Gaëtan De Bilderling enfonce le clou sur les manquements de l'IDEF où Christian Lalière n'est actuellement pas renseigné comme membres du conseil d'administration. C’est toujours Véronique Damanet qui l'est alors qu'elle a laissé son poste à Christian Lalière il y a presque 3 ans. La démission de Bernard Meuter n'est elle non-plus toujours pas actée par l'ASBL. Contactée à plusieurs reprises, la présidente de l'IDEF, Sandrine Lacroix était injoignable ce mardi.

VITE DIT

Zone de secours : 36 % en plus

Suite aux contrôles de I'ONSS au sein de la Zone de secours Val de Sambre. L’ajustement des traitements du personnel par les engagements du personnel volontaire supplémentaire et sa mobilité plombe le budget 2017 de la zone d'une charge supplémentaire de 897.980€. La dotation pour Fosses-la-Ville augmente donc de 36 %. Ce qui représente environ 125.000€ sur un budget initial proche de 350.000€.

FRÉDÉRIC MOREAU

Force est de constater que depuis 2016, et les nombreux changements intervenus au sein de l'IDEF, c'est presque le vide complet. »

 

 

CÉLINE CASTEELS

« On est présent dans les CA et c'est en tant que mandataires communaux qu'on doit se faire entendre pour que les choses avancent. »

 

 

Christophe DE BOOSE

 

 

09 octobre

Le cercle des artistes disparus fossois

Depuis samedi et jusqu'au 10 janvier, 53 œuvres d'artistes fossois décédés sont exposées au centre d'interprétation Regare pour les 25 ans du cercle d'histoire.

Grâce au travail des membres du cercle d'histoire qui ont fait des recherches auprès de la population, le centre Regare expose plus de 50 œuvres de quinze artistes fossois décédés. « Après une petite recherche parmi notre population, nous avons retrouvé des œuvres d'artistes aujourd'hui décédés qui ont peint, croqué, dessiné notre entité et ses trésors. Des œuvres qui donnaient chez nos concitoyens et qui ne profitaient qu'à un petit cercle souvent familial Le thème de notre exposition se focalise sur des ouvrages d'artistes peu connus ou pas connus du tout qui ont été attirés par nos paysages, nos trésors architecturaux et noire folklore » explique Freddy. L'exposition, visible jusqu'au 10 janvier et qui marque les 25 ans d'existence du cercle d'histoire de Fosses-la-Ville est un regroupement non exhaustif d'œuvres originales représentant une vue, une rue, un coin historique, un monument ou un événement de l'entité Fossoise. Les œuvres ont été réalisées via différentes techniques de réalisations artistiques comme l'aquarelle ou peintures sur toile, sur du carton, le monotype, la gravure, l'estampe, etc. Une belle occasion de découvrir des artistes qui auraient mérité d'être connus de leur vivant.

Les 15 artistes exposés

L'exposition « Regards artistiques et historiques sur notre entité » reprend 53 œuvres des 15 artistes suivant: P. De Boose, G.Desuenne, R.Evrard, A. Gérard. J.Gillain, R. Le Loup. F. Lorand, R. Marciat. R.Michiels. C. Mignon, O. Nannan, C. Villers, R. Wathelet, E. Gozée et C.Romainville

Difficile de transmettre le virus

Jean Romain, le président du cercle est le meilleur guide de l'histoire de Fosses-la-Ville.

Amoureux de sa ville et de sa commune, Jean Romain se consacre à y faire perdurer le volet historique. Cela fait donc 25 ans maintenant qu'il mène passionnément le cercle d'histoire de la cité des Chinels. L’homme retrace les premiers instants du cercle. « Constatant que très peu de personnes connaissaient notre histoire locale pourtant si riche, j'avais fait le rêve de former un cercle d'amateurs susceptibles de s'intéresser à notre passé, à tout ce qui a fait sa gloire, à la vie souvent rude de nos ancêtres et aussi d'étudier notre patrimoine et notre folklore, assurer enfin la pérennité ce qu'on appelle « la mémoire collective ». C'est ainsi que, le 20 février 1992, après un appel dans «Le Messager», 14 personnes étaient réunies dans le but d'apprendre notre histoire: le Cercle était né! Les réunions sont rapidement devenues bimestrielles, avec des exposés de Roger Angot, puis Jean Lecomte, moi-même et parfois d'autres membres. Ils y ont étudié ainsi, outre les faits de notre histoire, la toponymie, le patrimoine, les métiers d'autrefois, l'histoire de nos villages et bien d'autres choses. Avec par- fois un sujet plus vaste: les Celtes, les Vierges Noires, le calendrier, les mégalithes, la symbolique des nombres, le Compagnonnage... »

Jean Romain, regrette cependant que le comité se réduise en nombre avec les années qui passe. « Voilà donc vingt-cinq années d'activités fort diverses. Avec pourtant un regret : si au départ nous étions plus de 30 amateurs à suivre les exposés, nous ne sommes plus à présent qu'une douzaine aux réunions. Notre histoire si variée, si mouvementée, notre patrimoine si riche et si divers, notre folklore si haut en couleur ne semble plus attirer l'intérêt des Fossois. Peut-être est-ce par méconnaissance. Alors je rappelle que nos réunions se tiennent à la Maison de la Solidarité, aux Quatre-Bras, le 2e mardi des mois pairs soit février, avril, juin, août, octobre et décembre, à 19h30. La présence est gratuite, bien sûr, et l'assiduité nullement obligatoire ». Avis aux amateurs.

 

Christophe DE BOOSE

Jean Romain, passionné d'histoire et de sa ville.

 

04 octobre

Aisemont ferme la marche

Les dernières flammes sont sorties des fusils et des tromblons pour clore la saison des marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse à Fosses-la-Ville

Dernières flammes, derniers coups de fusil, derniers sons de fifres et tambours, Aisemont a mis un terme aux marches de Fosses-la-Ville pour cette année.

Sapeurs, grenadiers, vivandières et infirmières, tous avaient revêtu leurs plus beaux atours, en l'occurrence les uniformes du premier Empire, pour la marche Notre-Dame d'Aisemont.

Le ciel était plombé, la pluie toute fine, il en aurait fallu davantage pour arrêter les Gadis à l'occasion de leur 47e sortie. Celle-ci a débuté, comme de coutume, sur la grande place après la messe militaire pour procéder au serment des marcheurs et au renouvellement de leurs engagements.

Les marcheurs ont alors repris la route pour défiler, accompagnés de leur sainte patronne, entre Névremont et le fond d'Aisemont, tout en faisant profiter les villageois d'un spectacle haut en couleur.

La marche à Aisemont, c'est une tradition. Comme dans toute la région, les gestes se transmettent de génération en génération. Mais cette fois la saison est terminée. Il faudra attendre 2018 pour recommencer.

Marc LIEVENS

 

 

 

 

 

 

 

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