Actualité Fossoise

Mise à jour : 10/01/2018 09:12:16

 

 

Décembre

 

 

 

De la chaleur en partage ( 28 - 12 )

1000 bougies pour faire chaud au cœur à l'heure de Noël ( 28 - 12 )

Presque 9 millions € pour la police en 2018 ( 27 - 12 )

Congés de maladie et fin de carrière ( 23 - 12 )

En décembre, l'hommage aux metteurs en lumière de la cité ( 20 - 12 )

Des bonbons pour vaincre le cancer d’Hugo ( 18 - 12 )

L’IDEF et le tourisme fossois décrochent 10.500€de subsides « pour tous » ( 16 - 12 )

Le cas Galetta est coûteux : 170.000€ ( 14 - 12 )

Six mois de retard pour l'extension du Shop in Stock de Fosses ( 13 - 12 )

Un budget 2018 « prudent » ( 06 - 12 )

Les petits conseillers fossois enquêtent pour les grands ( 02 - 12 ) Archive du Messager N°42 3 novembre 2000

 

 

 Octobre  Novembre  Décembre  Janvier

 

 

 

 

 

Voir les archives

Les articles parus

2005  2006  2007  2008  2009 2010  2011  2012  2013  2014  2015  2016

Les photos relatives aux articles sont toujours disponibles par mail

 

28 décembre

De la chaleur en partage

« On y a vu arriver des gens tristes, comme éteints, et progressivement retrouver du plaisir de vivre, de l'espoir et parfois de l'emploi. » Willy et Francine DARVILLE

60 parcelles de terre pour pratiquer à bon marché une activité de plein air et se procurer des aliments frais et sains.

Un endroit de partage au vert mais aussi de convivialité

Au cœur de la cité de saint Feuillen, une soixantaine de jardiniers cultivent solidairement autant de lopins de terre. Et y renaissent à la vie.

Derrière le mur recouvert de lierre entrelacé, le Légumier de Brebona aligne 60 parcelles cultivées par autant de jardiniers particuliers, pour la majorité précarisés et privés d'un jardin derrière leur logement. Ce Légumier désignait autrefois le potager, rempli de légumes frais sentant bon la campagne, le frais et le cœur à l'ouvrage pour le rendre prodigue. Celui de Fosses déborde de cette énergie canalisée dans la terre féconde, la créativité de l'environnement et la diversité de ses légumineuses. Les dizaines d'ares cultivés du Légumier de Bebrona surplombent la ville, dans un terrain du CPAS inscrit en zone forestière, à proximité immédiate de la Résidence Dejaifve et à quelques enjambées de la chapelle Sainte-Brigide. Un site idéal, baigné de sérénité et d'humilité, et d'un art à vivre sans chichis, dans un autre siècle, agricole et bucolique, aux bruits doux des saisons et des récoltes. Nous l'évoquons en ce début d'hiver parce que l'Action Vivre Ensemble l'a élu parmi les neuf projets susceptibles de retisser du lien social. De tout temps, attenants à des châteaux ou à des abbayes, carrés ou de curé, les jardins ont été ces bulles euphoriques prédestinées à accueillir les réceptions légères, les badinages amoureux et les romantiques tête-à-tête autour du thé. On s'y embrasse, on y persifle et fredonne avec espièglerie. En juin, on s'y enivre des roses. Le bonheur est toujours au jardin. À Fosses-la-Ville, ces jardins partagés et suspendus aux gazouillis fous des oiseaux auront davantage vocation à entretenir le dialogue et la mixité sociale, à restaurer les rencontres intergénérationnelles et interculturelles, à favoriser les échanges d'expériences et de savoirs. Des jeunes, engagés dans le cadre d'Étés solidaires, y ont construit des bancs en bois de palette. Le CPAS y amène parfois des grilles de barbecue. Et l'amitié se répand entre les allées. Enfin, à Bebrona, la terre y est travaillée par l'esprit de la solidarité, élevée au titre inconnu de jardinier intemporel.

Du plaisir retrouvé

Une partie de ces termes suaves sont extraits du projet rédigé par les animateurs du Légumier de Bebrona. Willy Darville, originaire de Fontenoille, en Gaume, établi dans la cité de saint Feuillen depuis sept ans, est le secrétaire-trésorier de cette association de fait. Il en parle avec cette passion de l'écologie et de la culture biologique qui l'habite. Lui et sa femme, Francine Soreil, louent la beauté immatérielle de ce projet ayant pour alliés sûrs les atours et les sucs de dame nature. L'instituteur retraité a vu la métamorphose à l'œuvre et en témoigne : «Des gens tristes, éteints par des coups durs, y ont retrouvé, par la terre, un plaisir à vivre ». Pour une fois, peut-être, leur travail a été source de confiance retrouvée par ses engendrements de pousses, de couleurs et de petits fruits. Dans le fracas des parfums naturels, le pêle-mêle des framboisiers, groseilliers et cassissiers, la vie de ceux que le sort n'a pas gâtés a retrouvé sens et profondeur. L'espérance a reverdi.

En 2018, le bonheur sera dans la serre

Le plus jeune a 25 ans. Le plus âgé, Gabriel Vermaut, du cercle horticole, arbore 80 ans toujours bien fleuris. Les conversations sur tout et rien s'y entrecroisent. Les bonnes volontés s'y pressent. Étienne Calande est cité pour son dévouement à tondre et à débroussailler. Tiens, au juste, ce projet pour quoi faire ? Pour y aménager une serre communautaire grâce à un subside de 2000 €, afin d'y planter des tomates de variétés anciennes et des poivrons, et d'y réaliser sur des tables les premiers semis du potager. A chaque saison suffit sa peine. La serre ne sera qu'une graine de plus, en attendant les pommes, les prunes et les poires du verger récemment enraciné. Les hommes s'activent et sèment, la nature fera le reste. L'hiver, on n'y recueille plus guère que du pain de sucre, une précieuse salade, abondante durant les mois d'automne et d'hiver. Alors, rendez-vous à Bebrona à la remontée des sèves, pour y revoir les fleurs et la lumière.

Toutes les informations sur le projet et ceux des autres associations de la province de Namur (et des autres) sur le site www.vivre-ensemble.be

vivre-ensemble.be propose aussi de faire un don pour l’un ou l'autre projet.

Renseignements et inscriptions chez l'animatrice du Plan de Cohésion Sociale, Sandrine Jacqmain 0497/43.70.31.

VITE DIT

Grelinette et non bêche

Ce jardin est aussi un lieu d'animation, avec l'appui de l'IDEF (l'Institut de Développement de l'Enfance et de la Famille), qui y explique les secrets de la rotation des cultures et de la permaculture. Francine Soreil, qui a des doigts verts, file des conseils aux apprentis jardiniers, notamment qu'il faut aérer la terre à la grelinette et non à la bêche et la stimuler exclusivement avec du compost. Le chimique est banni. Le développement durable la règle. Ce potager-légumier original a aussi lancé une donnerie de plants et semences. Des promenades de reconnaissance des arbres y ont été guidées par l'IDEF.

La rivière Bebrona

Pourquoi Bebrona ? Il s'agit du nom celtique de Fosses, inspiré par la rivière qui la traversait dans l'antiquité celtique, la Bebrona. Son développement est lié à la fondation du premier petit monastère irlandais par le moine Feuillen d'Irlande, en 650, à l'emplacement de l'actuelle Collégiale Saint-Feuillen.

Devoirs au jardin

À Fosses, les enfants des écoles de devoirs du coin sont aussi associés au Légumier de Bebrona, afin de leur donner l'occasion de voir pousser les légumes et les fruits, de mettre les mains dans la terre, de tisser des relations. Le rêve serait que progressivement, les jardiniers se l'approprient, s'y investissent davantage et l'animent par eux-mêmes, passionnément.

 

Pierre WIAME

Fleurs et légumes y foisonnent en bon voisinage, offrant un écrin de choix à des moments plus festifs autour de grillades et d'un verre de vin.

D'avril à octobre, tous les jeudis après-midi, Francine Soreil est au Légumier de Bebrona pour dispenser de précieux conseils en jardinage.

 

28 décembre

1000 bougies pour faire chaud au cœur à l'heure de Noël

Le CQFC (comité de quartier de Fosses centre) a encore fait des miracles. Sa vocation première est de faire vivre ou revivre le centre de Fosses-la-Ville, mais, cette année, ses membres ont encore innové avec une nouvelle activité ayant une visée caritative : venir en aide à une famille qui allait passer les fêtes dans des conditions bien tristes après un drame l'ayant mis dans la précarité.

C'est ainsi que la dynamique équipe de bénévoles du C.Q.F.C. est partie à l'assaut de la place du marché pour y placer des chalets et organiser une action 1000 bougies.

Dans les différents chalets on retrouvait, comme à l'accoutumée, dégustation de tartiflettes, de vin chaud ou encore des liqueurs artisanales. Mais c'est surtout un chalet qui se démarquait par une luminosité particulière. En effet, des bougies dans des potiquets étaient vendues afin que tout qui voulait puisse les allumer et les installer sur les bancs publics prévus à cet effet.

L'objectif de 1000 bougies a été atteint grâce à la générosité et l'élan de solidarité d'un public venu en nombre remplissant ainsi toute la place communale.

Cet ornement donnait un cachet supplémentaire aux belles décorations de fêtes de fin d'année de la commune de Fosses-la-Ville mais démontrait aussi à quel point les Fossois ont du cœur.

La porte-parole du C.Q.F.C., Brigitte, explique : « Notre action solidaire a été un franc succès. Grâce aux petites flammes allumées, une famille fossoise pourra apprécier la chaleur de notre solidarité».

C'est ainsi que dès les petites heures du matin un membre du C.Q.F.C. s'est rendu au domicile de la famille pour lui remettre l'enveloppe. Une mère a donc pu offrir à ses enfants un réveillon comme tout le monde en rêve.

M.L

 

27 décembre

Presque 9 millions € pour la police en 2018

Mercredi soir, le conseil de police a entériné le budget 2018 de la zone Entre-Sambre-et-Meus€ Chaque commune banquera 3 % de plus.

Encore un budget sans débat, mais en équilibre, s'établissant à 8.753.000 €, moyennant une ponction de 321.000€ dans le fonds de réserve.

Pourquoi débat-on moins au conseil de police qu'au conseil communal ? «Il y a à présent une volonté commune de réorganiser la zone de manière plus professionnelle. La personnalité du nouveau chef de corps (par intérim), Laurent Brunotti, est rassembleuse. » Pour le dire autrement, Le politique, patron administratif de la zone, n'est plus regardé d'un œil inquiet et considéré comme d'emblée suspect d'ingérence.

Ventilées, les dépenses du budget laissent apparaître que la prise en charge des salaires mange l'essentiel des moyens budgétaires : 6.900.000€ soit 82,5 % du total. Viennent ensuite les frais de fonctionnement de la police (987.000€) soit plus ou moins 13 %. Le financement de la dette se chiffre quant à lui à 420.000€.

Ces charges énormes traduisent pour l'essentiel l'augmentation générale du coût de la vie, dont celui des combustibles.

Le conseiller Écolo de Floreffe Albert Mabille a été quasi le seul à pointer deux augmentations majeures : le coût, forcément fluctuant, des heures supplémentaires versées au personnel dit calog (pour cadre logistique), qui grimpe de 20.000 à 31.000€. Il s'agit de la rétribution, pour services rendus 24 h sur 24, de la cellule d'aide aux victimes et de l'informaticien.

Enfin, les frais de téléphonie font aussi un bond de 26.000€ pour s'établir à 106.000€. Il ne faut y voir aucune perte de maîtrise sur ces deux postes, appelés par vocation à faire du yoyo.

Une meilleure coopération

Précision du chef de la zone : la participation financière au réseau Astrid, réservé aux seuls services de secours, dont la police, pèse déjà 40.000 €. Le reste concerne les communications « radio » entre les policiers dispersés sur le terrain, Astrid ne couvrant pas tout le territoire des quatre communes constituant la zone Entre-Sambre et Meuse.

Une partie de l'équipement radiophonique sera renouvelée en 2018. Quelques véhicules ayant fait leur vie seront aussi remplacés ainsi que des gilets pare-balles.

À l'extraordinaire, le budget fait état d'une rénovation de la toiture de l'hôtel de police. L'onéreuse transformation de l'ancien lycée, en 2006-2007, avait fait l'économie de cette dépense. Cette fois, l'autorité de contrôle doit y passer. Par la même occasion, l'isolation sera renforcée, le chapeau de l'hôtel de police cessera d'être une passoire énergétique. La somme inscrite au budget pour ces travaux et quelques autres aménagements, est évaluée à 404.000 €.

Le conseil de police ayant fait le choix du maintien d'une permanence de proximité au sein des quatre communes, la zone Entre-Sambre et Meuse s'apprête à racheter, à Mettet, l'antenne de l'ancienne gendarmerie, pour un montant de 154.000 €. Sur le même site, la commune de Mettet deviendra propriétaire des habitations de fonction réservées aux anciens cadres de la gendarmerie.

Le budget total de la zone de police (8.753.000€), et en hausse donc, amène les communes à augmenter leur contribution de 3 %.

Comme on l'a déjà écrit, la décision de l'ancien chef de corps Galetta de ne pas partir à la retraite, et donc de rester à la charge de la zone, représente 1,8 % de cette augmentation de la dotation. Personne n'a évoqué publiquement cet abus de confiance. « Il s'est appliqué à lui-même la pratique qu'il dénonçait chez ses subalternes» a souligné un conseiller en aparté. Selon nos informations, une bonne ambiance de travail est en voie de restauration au sein de la zone Entre-Sambre de Meuse. La rupture par rapport au management de l'ancien chef de corps est perceptible et appréciée par l'ensemble du personnel. Une bonne qualité d'écoute, de coopération et d'échange d'informations a réinvesti le conseil de police ainsi que le comité de concertation de base. Or, autrefois, une simple demande de statistiques relatives à la sécurité routière ne recevait aucune ou rarement réponse.

La zone Entre-Sambre-et-Meuse tourne enfin comme elle aurait dû tourner depuis le début.

VITE DIT

Indolore ? Mon œil...

Le budget 2018 transpire d'une certaine inquiétude dans le chef du conseiller fossois Christian Lalière : les Communes doivent chaque année un peu plus supporter le financement de leur police. Et lui se souvient qu'au moment de la réforme, le ministre de l'Intérieur de l'époque claironnait que la division du territoire en zones de police serait indolore pour les pouvoirs locaux Ceux-ci se sont bien fait avoir. La tendance est en effet inversée : les communes contribuent désormais davantage que l'État fédéral (presque 60 % pour la zone ESM).

Le conseiller fossois Christian Lalière a invité les quatre bourgmestres à interpeller le Fonds des communes.

Ça roule à Mettet

En fin de séance, une question relative à la sécurité routière du conseiller de Mettet Jean Adam, préoccupation majeure des citoyens avec la propreté publique, a mis en lumière quelques chiffres. A sa demande, deux analyseurs de trafic ont été placés à Mettet, pendant 9 jours, l'un rue Hennevauche l'autre à proximité des 4 bras de Pontaury. Nous y reviendrons mais plus ou moins 9% des automobilistes ont dépassé à ces deux endroits la limite autorisée. Tout cela sent l'appareil photo caché.

P.W.

 

23 décembre

Congés de maladie et fin de carrière

Commentaire autour du congé de maladie du chef de la zone de police Entre-Sambre-et-Meuse Jean-Louis Galetta.

Suite à votre article paru le jeudi 14 décembre relatif au coût du « cas Galetta », je me permets d'apporter quelques commentaires à travers mon vécu.

En effet, lorsque vous écrivez : «...juré solennellement de ne pas profiter, ou abuser, du système (légal) des congés de maladie non pris et donc à récupérer... », je ne puis être d'accord.

Tout d'abord, ce système (qui n'en est pas un) n'est pas légal : on ne récupère pas des congés de maladie non pris en fin de carrière ; il s'agit là plus que probablement d'une maladie appelée « pensionite aiguë », sport national de certains fonctionnaires nommés (y compris dans l'enseignement).

Au-delà de ce cas, je reste perplexe devant la facilité d'obtenir des certificats de maladie dans ces circonstances ; l'administration publique « employeur » a toutefois la possibilité d'envoyer un médecin contrôleur afin de confirmer ou d'infirmer l'état du malade et de le renvoyer au travail dans cette seconde hypothèse.

Il est bien sûr, par ailleurs, malheureusement tout à fait légitime d'être malade réellement et d'être couvert par un certificat de maladie.

Confirmant le coût de ces « maladies », il est évident que les administrations publiques, en plus de payer le salaire des absents pendant une année (c'était cinq ans il y a une bonne dizaine d'années) doivent pourvoir au remplacement desdits absents et prendre en charge un deuxième salaire.

En conclusion, les fonctionnaires doivent faire prevue d'éthique et de conscience professionnelle, sachant que notre génération a été privilégiée dans la fonction publique et que la pension légale actuelle est bien plus avantageuse que celles qui sont réservées aux générations futures !

Bernard WIAME, 8, rue de Bovesse, La Bruyère, directeur honoraire d'une administration locale et ayant eu la chance d'exercer pendant 45 années sans accroc de santé et d'avoir pu travailler jusqu'au dernier jour, le dernier avant ma pension

 

Au-delà du cas de Jean-Louis Galetta, une réflexion sur cette coûteuse tradition, dans l'administration, de congés de maladie de fin de carrière.

 

 

20 décembre

En décembre, l'hommage aux metteurs en lumière de la cité

Le conseil a fièrement mis en lumière les citoyens de talent ou méritants ayant marqué l'année. Parmi eux, le Fossois des Fossois, Jean Romain.

Chaque année en décembre, l'édilité fossoise tire une salve de distinctions, de diplômes d'honneur et de coupes dans la direction des citoyens les plus méritants. Ceux qui œuvrent à sa dynamique, à sa bonne réputation de commune chaleureuse, accueillante, folklorique, sportive et boute-en-train. Qui travaillent dans l'ombre, parfois trop humblement, au rayonnement de son image nationale et même, soyons fous, internationale.

Qu'ils soient artistes, sportifs, épris pointus de culture ou simplement membres d'associations ou de clubs qui en veulent et se battent, ils ont droit dans le hall des sports de Sart-Saint-Laurent à un beau moment de lumière sur une estrade, et à des causeries louangeuses. Le discours d'introduction de cette séance festive du conseil fut aussi bref que les lauréats étaient nombreux et le public impatient. Pas moins de 12 récompenses ont été décernées par les élus à cette pépinière de talents et de compétences rares.

Épinglons ce prix émouvant de la Reconnaissance de la Ville, attribué à Jean Romain pour sa fin de présidence du cercle d'histoire. Les autorités communales ont remercié ce vaillant aîné et ancien bourgmestre pour son inlassable travail de transmission de la mémoire, de génération en génération.

Joyeux Noël et bonne année ont été les mots de la fin.

LA RECONNAISSANCE POUR PIERRE GALANT

Pierre Galant lié au Cercle Aisemont Avenir Pelote a reçu le prix de la reconnaissance de la Ville pour avoir été deux fois champion de Belgique. Son coaching a permis à l'équipe d'obtenir une première victoire à la Balle du gouverneur en 2016.

PAULINE, JEUNE ESPOIR ARTISTIQUE

A l'âge de 7 ans Pauline reçoit un appareil photo de sa maman pour sa communion. Nait alors une véritable passion. Pauline commence à photographier son entourage puis le folklore. Elle a gagné le premier prix du concours de l'école Saint-André de Fosses. Passionnée de la photographie, Pauline, 17 ans actuellement, a effectué beaucoup de reportages pour l'entité et a pu ainsi rencontrer les photographes locaux, ce qui lui a permis de côtoyer le monde journalistique et même de participer à des reportages. Belle image, bel avenir. Elle reçoit le prix « Jeune espoir artistique » afin de l'encourager à continuer.

YVAN LEJEUNE, CULTURE ET FOLKLORE

Yvan Lejeune est bien connu dans l'entité de Fosses-La-Ville pour toutes les activités qu'il y mène. Du spectacle au théâtre wallon, de la musique aux marches, un personnage qui prend toutes les facettes possibles et imaginables et qui pour cela a été récompensé par le prix de la reconnaissance de la ville.

MÉRITE COMMERCIAL : MAGNIFIQUE BY G

Le prix du mérite économique a été remis à « Magnifique by G » pour la belle évolution commerciale qui contribue à rendre une image positive de Fosses-la-Ville vers l'extérieur. Le magasin habille entre autres des animateurs de la RTBF et a même eu droit à un reportage.

LE MÉRITE CULTUREL À FRANÇOIS INGELS

L'association des artistes Fossois a été créée en 1984, à la suite d'une exposition rassemblant les artistes de l'époque. François Ingels est un des membres fondateurs et a tenu la présidence pendant de nombreuses années. Il a arrêté ce poste cette année. L'association valorise les artistes de l'entité. MM. Meuter, Spineux et Brachotte qui l'ont toujours soutenu, lui ont remis le prix du mérite culturel pour ses œuvres et son dévouement à la Commune. Notamment une aquarelle, réalisée par le confrère de toujours de François Ingels, Marcel Nulens.

STÉPHANIE PIRE, COUP DE CŒUR ARTISTIQUE

Le cosplay est une pratique qui consiste à choisir un personnage réel ou de fiction, de bande dessinée ou de dessin animé, et de reproduire son costume et ses accessoires à l'identique. Stéphanie Pire, de la troupe des enfants « dès comédyins fosswès », en a fait sa passion. C'est le coup de cœur artistique de la Commune.

MEILLEUR ESPOIR JUNIOR : LA BALLE PELOTE

Ils ont entre 5 et 8 ans, jouent à la balle pelote et sont vainqueurs de leur catégorie. Ils sont coachés par Pierre Denis et Bertrand Donadello. Au terme d'un travail remarquable effectué et d'une belle évolution tout au long de la saison, ces jeunes sportifs ont obtenu les écussons régionaux de l'entre Sambre et Meuse. Champion dans toutes les catégories jeunes, finalistes des coupes de Belgique dans toutes les catégories jeunes et vainqueurs en juniors à Anderlecht, ils ont participé aux sélections nationales.

LES 25 ANS DU CERCLE D'HISTOIRE

Depuis 25 ans, un groupe de personnes se réunit régulièrement afin d'étudier, de compléter et de comprendre l'histoire de Fosses la ville et de ses habitants. Ce quart de siècle de travaux permet de mieux comprendre ce qu'il y avait à l'endroit de la ville au temps des romains, du Moyen Âge ou encore du siècle passé. Ce cercle d'histoire est né à l'initiative d'une personne très connue de tous les Fossois, ou presque : Jean Romain.

UNE COUPE POUR LES FRÈRES MARIQUE

Vainqueurs du championnat namurois de 2017 et du championnat de la fédération Wallonie-Bruxelles 2017, Eddy et Christopher Marique se sont bien distingués. Eddy a déjà participé à une centaine de courses. À son palmarès : deux victoires, quatre fois la deuxième place et un titre de l'Association sportive automobile francophone.

UN PRIX POUR LE MFC NÉVREMONT

Le MFC Névremont a reçu le prix de la Ville pour ses résultats en football en salle. Créé en 2000, Le club s'est distingué au championnat provincial de division 4 en 2016 et 2017. Principalement composée de cousins et d'amis, l'équipe a rapidement commencé son ascension en 2001-2002. Elle a rejoint l'élite provinciale durant une saison, où elle a milité jusqu'au terme de la saison 2007-2008.

PHILIPPE MARÉCHAL À NOUVEAU RÉCOMPENSÉ

Philippe Maréchal déjà lauréat en 2014, n'en est pas resté là. Inconditionnel du défi, il a participé à l'Ultra Trail du Mont-Blanc en septembre 2017, finissant à la 1250e place sur 2500. Le tracé de l'épreuve s'apparente à un tour complet du massif du Mont-Blanc, en passant par trois pays. Les participants effectuent 170 km sans étape et 10.000 de dénivelé positif. Cette course dantesque fait partie des plus relevées du monde et Philippe Maréchal l'a réalisée en 46h30, soutenu par épouse Déborah Dewulf et son beau-père qui l'a suivi tout au long du périple.

MÉRITE SPORTIF : LE CERCLE AISEMONT AVENIR PELOTE

Le trophée du mérite sportif a été décerné au cercle Aisemont avenir pelote pour une année 2017 exceptionnelle. Balle du gouverneur de Namur, championnat de la Fédération Wallonie-Bruxelles et championnat de Belgique! Fondée en 2013 pour succéder à la JS Aisemont, le petit club a largement dépassé son ambition initiale, se retrouvant avec une équipe en nationale et deux en régionale.

 

M.L.

 

18 décembre

Des bonbons pour vaincre le cancer d’Hugo

Appel aux dons, vente de bonbons... la famille d'Hugo se mobilise pour aider financièrement ses parents pendant son traitement.

Les fêtes de fin d'année ne se passeront pas dans la joie pour tout le monde. C'est le cas, notamment, pour Jonathan Benedic et Nadège Mahaux, les parents du petit Hugo. La mauvaise nouvelle est tombée le 18 novembre, leur fils était atteint d'une tumeur au cerveau. Dès le lendemain, le jeune enfant était opéré en urgence. « Lors de l'opération, les médecins ont découvert que la tumeur avait tourné en cancer de stade 4 », explique Sandrine Namur, la belle-mère du petit garçon.

Les séquelles sont importantes. Depuis l'opération, Hugo ne sait plus parler et a le côté droit paralysé. « D'après les médecins cela prendra du temps, mais ça devrait revenir. Il faudra faire beaucoup de rééducation, de kiné et aller chez une logopède », ajoute Sandrine. Une autre inquiétude pour la famille est de savoir ce que ressent exactement le jeune garçon. « Tout a tellement été vite qu'on n'a pas eu le temps de lui expliquer ce qu'il avait. Et aujourd'hui, il s'énerve rapidement parce qu'il ne parvient pas à parler. On sent qu'il est un peu perdu. »

Deux cents paquets vendus

D'abord hospitalisé à Auvelais, Hugo a été transféré à l'hôpital Erasme pour son opération et ensuite à l'hôpital Reine Fabiola de Bruxelles pour sa première séance de chimiothérapie de ce vendredi. Au total, il devra supporter trois périodes de cinq jours de chimiothérapie suivies à chaque fois de 14 jours de repos.

Pour être auprès de leur fils, les parents, divorcés, se relaient à son chevet une nuit sur deux. Ce qui engendre de nombreux trajets et beaucoup de frais supplémentaires. « Pour pouvoir s'occuper d'Hugo, son papa a arrêté de travailler. Financièrement, ce n'est pas facile », précise Sandrine.

Après sa période de chimio, le jeune garçon devra rester deux mois en chambre stérile. Les parents ne pourront alors plus dormir avec lui. Des chambres peuvent être mises à leur disposition s'ils le désirent pour 15 euros par nuit.

C'est pour aider les parents à payer tous ces frais que la famille et les amis d'Hugo se sont mobilisés. Ils ont décidé de vendre des paquets de bonbons au prix de 3 euros. D'abord en porte-à-porte, le mauvais temps de ces derniers jours les a contraints à se tourner vers Facebook et la page « Soutenons Hugo » créée pour propager leur appel à la solidarité. Deux cents paquets ont déjà été vendus. « Une dame qu'on ne connaissait absolument pas nous a acheté 60 paquets. Elle a l'intention de les vendre elle-même pour nous aider. »

D'autres projets devraient voir le jour. Une amie de la maman d'Hugo prévoit de fabriquer des autocollants avec la photo du petit garçon pour les vendre. Des amis de la famille ont également parlé de réaliser des soupers, mais rien n'est encore programmé. Ils attendent que les fêtes de fin d'année soient passées.

Pour les personnes qui le souhaitent, des dons peuvent également être versés sur le compte BE78 0835 0521 3486. « Nous ne savons pas de combien nous avons besoin. Pour le moment, nous vivons au jour le jour pour Hugo, » conclu Sandrine.

Roxane DEMARET

 

16 décembre

L’IDEF et le tourisme fossois décrochent 10.500€de subsides « pour tous »

L'IDEF et le Syndicat d'Initiative de Fosses-la-Ville s'allient et proposeront une offre touristique conjointe pour la saison 2018.

Début novembre, Déborah Dewulf et Sandrine Lacroix annonçaient, de concert, le changement de présidence au sein l'Institut pour le Développement de l'Enfant et de la Famille (IDEF) sur le site du Lac de Bambois, lieu de discorde par excellence jusque-là de l'Institut. La présence, au premier rang, de Bernard Meuter, échevin notamment de la Culture à Fosses-la-Ville et membre (démissionnaire) du conseil d'administration de L'IDEF, n'était pas passée inaperçue. Pour rappel, en avril 2016, Bernard Meuter avait purement et simplement claqué la porte du conseil d'administration de l'IDEF, lassé de la gestion qu'il jugeait pro-sambrevilloise. Il faut dire que sur 23 membres du CA, 21 représentaient Sambreville, laissant les miettes à Fosses-la-Ville.

Avec la nomination d'une Fossoise à la tête de l'Institut, la balance s'équilibrait déjà. Et dès son arrivée, Déborah Dewulf a directement signalé son intention de renouer les contacts avec la commune de Fosses-la-Ville et tout particulièrement avec l'échevin Meuter vis-à-vis des synergies qui pouvaient découler de l'un ou l'autre accord, tous les deux travaillant dans des domaines appelés en principe à se rejoindre.

Un mois et demi après son entrée en fonction, le premier accord est concrétisé : à la suite d'un appel du ministre wallon du tourisme René Collin, un projet commun de l'IDEF, du Syndicat d'Initiative et du Centre d'interprétation du Patrimoine local et régional de Fosses-la-Ville (ReGare) a été retenu. Résultat ? Un subside de 10500€ pour 2018 qui sera investi dans le « tourisme pour tous ». En clair, « le lac de Bambois est inaccessible via les transports en commun. Nous avons donc réfléchi avec Bernard Meuter à une solution globale pour le tourisme Fossois. Le centre d'interprétation ReGare dispose d'un arrêt de bus. Il pourra être visité gratuitement.

Ensuite, les visiteurs pourront emprunter un vélo au départ de ReGare pour rejoindre le lac de Bambois via le RAVeL. Les vélos en questions seront récupérés via le BEP et remis en état par le service d'insertion socioprofessionnel du CPAS de Sambreville chapeauté par Vincenzo Maniscalco », explique Déborah Dewulf. La mise en place du projet se fera en même temps que l'ouverture de la saison touristique, vers la fin mars. Une première avancée touristique qui en appelle d'autres et qui montre surtout la volonté de faire évoluer le tourisme en terre fossoise, là où les deux dernières années ont été assez laborieuses.

 

Christophe DE BOOSE

14 décembre

Le cas Galetta est coûteux : 170.000€

Le salaire de l'ex-chef de corps, sous statut de malade légal longue durée, représente 170.000 € bruts dans le budget de la zone

L’ombre de l'ancien chef de corps Jean-Louis Galetta va peser une année de plus sur le budget 2018 de la zone de police Entre-Sambre et Meuse. Celui-ci sera voté au prochain conseil de police, le 20 décembre, à la maison communale de Profondeville. Rappelons que la séance est publique. Début 2017, nous faisions le point. Les quatre bourgmestres composant le collège de police, dont le président André Bodson, s'indignaient dans la presse. Alors qu'il avait promis de partir à la retraite au 31 décembre 2016, juré solennellement de ne pas profiter, ou abuser, du système (légal) des congés de maladie non pris et donc à récupérer, le chef de corps s'est rétracté. Il allait lui aussi, comme les autres, profiter du système. Étrange revirement de la part d'un adepte de la discipline et auto dispensateur de bons points à son rigide management. Celui qui donnait une impression d'élégance morale, cultivait une image (déformée) d'excellence de ses services — jusqu'à prétendre décrocher le titre de manager de l'année — et qui, au début, allait en découdre avec les abuseurs et les planqués, montrait soudain, à la stupéfaction générale, un visage moins admirable. Comme si un masque venait soudain de tomber.

«Il avait juré solennellement, pris un engagement formel de partir à la retraite. Jamais il ne profiterait du système disait-il. Or, il n'a pas respecté cette parole donnée, c'est notre seul reproche. Mais il est dans son droit de prendre ses congés de maladie» — à la charge de la collectivité— rappelle André Bodson.

Jean-Louis Galetta, au terme d'un 3e mandat de 5 ans à la tête de la zone de police, savait qu'on le poussait un peu vers la sortie. Lui aurait souhaité rempiler pour un mandat de plus qui se serait révélé un mandat de trop. Son personnel, à quelques exceptions près, n'en voulait plus, et n'en pouvait plus de ses excès et de sa direction autoritaire héritée d'un début de carrière à la gendarmerie. On ne reviendra pas sur la singularité du personnage. Sur le cas Galetta.

« Lui-même avait dit que, s'il n'y avait encore eu qu'un pourcent de réticence au renouvellement de son mandat - son 4e mandat -, il ne postulerait pas. Or, il y avait de la réticence, il le sentait. Et en effet, on ne l'aurait plus redésigné » poursuit André Bodson.

Depuis janvier 2017, et ce constat amer d'avoir été floué, la situation n'a pas évolué. De un, le collège n'a plus de nouvelles du chef de corps Galetta (qui aurait, ironie du sort, été rattrapé par de réels ennuis de santé). De deux, les finances de la zone supporteront encore en 2018 les charges complètes, et brutes, de son gros salaire, en ce compris les congés légaux, ce qui représente un montant annuel important de l'ordre de 170.000 €.

En additionnant les congés légaux aux congés récupérables de maladie, Jean-Louis Galetta touchera son salaire mensuel complet de commissaire divisionnaire jusqu'en mars 2019. N'étant officiellement plus chef de corps depuis décembre 2016, sa perte salariale se limite à l'indemnité annuelle brute de 14 000 €.

Bien que rétrogradé à ce titre de commissaire divisionnaire, il aurait pu ne pas faire valoir son droit à la pension et conserver celui de travailler jusqu'à l'âge de 65 ans. Il est d'ailleurs toujours susceptible de rentrer au travail mais personne ne s'y attend, pas plus qu'il n'y est attendu.

Il a donc choisi une autre voie, ce qui ne colle pas au sens aiguisé de l'honneur et du respect qu'il s'est efforcé de montrer.

Au-delà du fait que c'est triste de partir comme cela, le partant coûte bonbon : dans les 3 % d'augmentation de la dotation totale des quatre communes qui sera inscrite dans le prochain budget, 1,80 % sera consacré à la seule rémunération du préretraité. Et il n'est tenu, pour bénéficier des largesses d'un système plutôt surréaliste, que de remettre des certificats médicaux, tous les 3 mois.

 

Il était mal renseigné

Le préretraité aurait donné comme explication à sa volte-face une tardive prise de conscience d'une diminution de ses émoluments. «Évidemment, il devait savoir, comme tout travailleur, qu'on ne gagne plus la même chose comme retraité que comme actif 11 aurait dû se renseigner avant de prendre des engagements formels ou faire le calcul par lui-même » souligne le président du collège. Le plus fou dans cette histoire, c'est que le préretraité a offert un pot de départ, sur les deniers publics, avant de prendre conscience que ce ne serait plus comme avant et de se raviser, en toute décomplexion.

Le successeur de Galetta est bloqué

L’ambiance n'est plus fraîche à l'hôtel de police de la route de Bambois. De l'avis du collège de la zone Entre-Sambre et Meuse, la paix sociale est revenue, on ne se tire plus dans les guiboles, entre le pro et les anti-Galetta. A priori, le virulent chef de corps allumant le feu, dissimulé derrière un sympathique séducteur, n'est pas regretté. Le dialogue avec les syndicats serait cordial. Une page est tournée. La fin de la gué-guerre, des épuisantes turbulences et réunions de conciliation, le collège de police la doit à l'intérimaire installé dans le bureau du chef de corps. Depuis un an, la direction de la zone est en effet assumée par le commissaire Laurent Brunotti, qui a réussi (ou presque) à refédérer son corps et à calmer les esprits. Il fait donc fonction (avec son salaire de commissaire augmenté d'une indemnité d'intérim) à la satisfaction générale dit-on du côté des politiques, selon les échos de terrain recueillis.

En 2017, un family-day a même réuni 260 personnes dans une ambiance pacifiée et sereine. Ce qui fait dire à d'aucuns que Galetta, divisant pour régner, et sa gestion autoritaire, étaient bien le nœud du problème, ce dont tout le monde se rend compte aujourd'hui. Mais, entre-temps, il aura fait des dégâts et, sans réelle résistance de la part des politiques de l'époque, gaspillé beaucoup d'argent dans des dépenses de prestige. Une gabegie dictée. «Sa conception de l'autorité, le (petit) doigt sur la couture du pantalon, heurtait. Mais cela ne fonctionne plus comme ça. Il faut bien sûr avoir de l'autorité mais il faut aussi expliquer, motiver, animer »

Galetta a voulu rompre, dès le début, et c'était normal à l'entame du XXIe siècle, avec l'image d'Épinal de la police coiffée d'un bienveillant garde champêtre. Mais il était trop imbu de lui-même, trop directif, trop avide d'être reconnu, ce qui le rendait insupportable à certains. Jean-Louis Galetta étant parti en vivant toujours aux crochets de la zone, le collège n'est pas en mesure de nommer un second chef de corps. La procédure de recrutement est bloquée, le « malade » longue durée pouvant toujours réintégrer le cadre. Laurent Brunotti est évidemment pressenti à la succession. Il y a cependant un problème : le collège doit attendre que l'État fédéral organise une session d'examens en vue de nommer de nouveaux divisionnaires. L'aspirant chef de corps devra évidemment se soumettre aux épreuves et les réussit. «Ce n'est qu'à partir de ce moment-là que nous pourrons ouvrir l'emploi. Si nous le faisions maintenant, on ne pourrait pas le retenir», explique le président du collège de police, qui n'est tenu à aucun délai pour pourvoir à ce remplacement, contrairement à la Région wallonne où un cadre dirigeant doit être remplacé endéans six mois.

Pierre WIAME

À Fosses-la-Ville, une bonne ambiance de travail est revenue à l'hôtel de police.

 

13 décembre

Six mois de retard pour l'extension du Shop in Stock de Fosses

Le nouveau projet d'extension du zoning commercial n'avance pas. Le chantier, qui n'est pas près de démarrer, aura au moins 6 mois de retard.

En août dernier, Vincent Viaene, administrateur délégué du zoning commercial Shop in Stock de Fosses-la-Ville, annonçait qu'une nouvelle extension de quelques 2 500 m2 pour atteindre près de 2 hectares de surface commerciale était dans les cartons pour le complexe.

Idéalement placé entre Namur et Charleroi, le Shop in Stock ne cesse de s'agrandir depuis sa première extension en 2014. Le temps du seul magasin Stock américain est bien loin et les ambitions de la famille Viaene, à la baguette du zoning ont fait évoluer l'endroit.

De 15 commerces en 2014, le zoning commercial est passé à 28 enseignes en 2016 avec notamment de l'horeca et devait atteindre le nombre de 35 pour la fin 2018. Les démarches administratives étaient lancées et le projet avait le soutient aussi bien au niveau de la Commune de Fosses-la-Ville que du fonctionnaire délégué.

Pas encore de commerces connus

Pourtant près de 6 mois plus tard, le projet est en stand-by. « Pas au point mort, juste en stand-by », explique de suite Vincent Viaene. « Le dossier avance actuellement très lentement à cause de retards et de lourdeurs administratives. Mais le projet est toujours en l'état et l'objectif n'a pas changé. Juste au niveau des délais où on table maintenant sur l'été 2019 pour en voir le bout », explique l'administrateur délégué.

Et avec ces démarches administratives qui traînent, c'est tout le dossier qui est au ralenti. À l'heure actuelle, les commerces qui doivent, à terme, voir le jour au sein du zoning de Fosses-la-Ville, ne sont pas encore connus. Mais là aussi, le projet n'a pas changé : l'objectif est clairement d'élargir l'offre de ce qu'on ne trouve pas encore au sein du zoning du Shop in Stock. L'électroménager est cité avec insistance, tout comme la possibilité de voir émerger de nouvelles enseignes locales. Peu de chance donc de voir des commerces qui auraient une position concurrentielle avec ce qui existe déjà parmi la petite trentaine d'enseignes. « On table sur la mixité. Le commerce local à une place importante mais l'établissement de commerces de renommée est aussi important. »

Même si le projet prend du retard, il devrait à terme permettre d'ouvrir plusieurs dizaines d'offres d'emploi au sein du zoning. « En tout, c'est 30 ou 40 emplois qui devraient voir le jour à terme », conclut Vincent Viaene.

Il faudra donc s'armer de patience aussi bien au niveau des administrateurs, que des commerçants et des clients pour voir émerger les nouvelles enseignes du Shop in Stock, le tout sur le terrain situé entre les commerces actuels et le rond-point permettant de sortir du site.

DE L'AUTRE CÔTÉ DE LA ROUTE

L'extension future du Shop in Stock se fera de l'autre côté de la voirie, sur une surface d'environ 2 50o m). Malgré le retard, le projet n'est pas du tout remis en question.

 

Christophe DE BOOSE

 

06 décembre

Un budget 2018 « prudent »

Avec des services de police et de secours qui plombent le budget, difficile d'atteindre un équilibre.

Les années passent et le constat se confirme d'un exercice budgétaire à l'autre : C'est de plus en plus compliqué d'établir un budget à l'équilibre avec des dépenses sans cesse en hausse et parfois de manière spectaculaire, dans le mauvais sens du terme. Fosses-la-Ville n'échappe pas à la règle même si l'échevin des Finances Étienne Drèze présente un budget en boni d'environ 20 000€. « La constitution d'un budget reste une opération compliquée afin de trouver l'équilibre. Les missions « régaliennes » sont de plus en plus contraignantes et les marges de manœuvres limitées. L'année 2018 sera marquée par l'installation des différents services au château Winson, déménagement qui entraînera de nouvelles inconnues (assurance, énergie...) » explique l'échevin.

Ces 20.000€ de boni s'obtiennent en soustrayant les dépenses aux recettes. On parle d'environ 11,98 millions d'euros de recettes pour, donc 11,96 millions de dépenses, le boni prévu est donc très mince. « Le maître mot reste identique aux années précédentes, à savoir celui de la « prudence », ainsi nous devons faire face à nos dépenses de plus en plus imposées avec des recettes qui restent aléatoires et cela dans une vision quinquennale. Et ce n'est pas le système de lissage du versement des additionnels qui va améliorer la situation, vu que le montant versé ne représente pas les 100% dus » poursuit Étienne Drèze.

Police et pompiers impayables

Là où le bât blesse le plus, c'est au niveau des zones de police et de secours. Les augmentations sont « faramineuses » et d'ailleurs, le budget prévu par Étienne Drèze ne répond que partiellement aux demandes financières des deux organes : 33000€ de supplément pour la police au lieu de 65 000€ demandé et 69 000€ au lieu de 103 000 € pour les pompiers.

« Ces montants sont juste impayables. Il faut s'en rendre compte » explique tout simplement Étienne Drèze. Le constat est un peu similaire vis-à-vis du CPAS même si dans ce cas-là, « nous espérons comme cette année, avoir un compte en positif qui permettra de diminuer la dotation ».

Pour le budget extraordinaire, la structure de financement est modifiée par rapport à l'année dernière puisque plus de projets seront financés via le fonds de réserve et moins via emprunts. « Cela s'explique par le fait que dans la balise d'investissement (un système limitant l'investissement des communes), nous devons tenir compte de l'extraordinaire des « satellites » communaux. Or, cette année, le CPAS et les zones d'incendie et de police ont un extraordinaire qui nous prive d'une part de finance ment via emprunts de l'ordre de 30€ par habitant. Deux recettes viennent néanmoins augmenter le financement de l'extraordinaire : un solde du PIC (FRIC) 2013-2016, soit un montant de 117417€ en subsides et la vente de terrains pour un montant estimé à 300 000€ qui alimente le fonds de réserve » explique encore Étienne Drèze.

Le déménagement au Château Winson

Prévu avant la fin de l'hiver, le déménagement des services communaux au Château Winson va donc laisser les bâtiments de l'Hôtel de Ville et du CPAS vide. « Une réflexion quant au futur des bâtiments occupés par les services qui iront au château Winson est menée avec en toile de fond la reconstitution du fonds de réserve extraordinaire ». Prudence de mise donc pour 2018 et certainement pour les années à venir.

 

Laurie Spineux a prêté serment

Annoncée depuis le lendemain des élections, Laurie Spineux est officiellement devenue Ire échevine à Fosses-la-Ville. Elle succède à Gérard Sarto qui échange donc son siège avec Laurie Spineux. Les échevinats de Gérard Sarto ne sont pas repris par Laurie Spineux mais redistribué entre les membres du Collège. La nouvelle échevine sera notamment responsable de la petite enfance, des crèches, de l'ONE, etc. Pour la symbolique, après avoir prêté serment devant le bourgmestre Gaëtan De Bilderling, c'est Benoît Spineux, prédécesseur de l'actuel mayeur et père de la nouvelle échevine qui l'a aidé à ceindre sa nouvelle écharpe scabinale.

Christophe DE BOOSE

Benoît Spineux, un papa fier de sa fille, nouvelle 1er échevine de Fosses-la-Ville

 

02 décembre

Les petits conseillers fossois enquêtent pour les grands

Ils ont moins de 12 ans mais ils sont déjà sur le terrain pour faire avancer leur commune. Ça ne chôme pas au conseil communal des enfants.

De plus en plus présents dans les Communes, les conseils communaux des enfants fonctionnent à géométrie variable. Tout dépend de leur encadrement, de leur expérience, etc. À Fosses-la-Ville, le premier conseil de ce genre vu le jour en 1999. Parmi les premiers bambins ayant foulé les bancs du conseil, on retrouve notamment Maxime Lara-Garcia, 28 ans aujourd'hui et conseiller communal depuis 2012. Preuve s'il en faut que cela peut être une vocation. En 18 ans d'activité, le conseil communal des enfants à déjà réaliser de grandes choses. La plus connue étant d'avoir été à l'initiative de l'aménagement de l'ancienne voie de chemin de fer 150 en une portion de RAVeL de plus de 20 km.

Actuellement, les jeunes conseillers sont à pied d'œuvre dans une opération de communication avec leurs congénères en culotte courte. Depuis quelques jours, accompagnés notamment de Bruno Wynandts, responsable jeunesse au sein du centre culturel de Fosses-la-Ville, ils vont à la rencontre des enfants de leur âge dans les différentes implantations scolaires de l'entité. Le but ? Répondre simplement à une demande des membres du conseil communal. « Lors d'un conseil communal, les élus nous ont chargés de mener des enquêtes auprès des jeunes selon les tranches d'âges pour sa voir » explique Bruno Wynands. « Cela fait quelques jours maintenant que durant les récréations et les temps de midi, nous travaillons avec les enfants du conseil communal pour aller à la rencontre des jeunes dans les écoles. Les 6-12 ans sont la cible idéale ».

Pas de hiérarchie

L'enquête menée par les jeunes prend la forme d'un jeu plutôt que d'un questionnaire ou d'une enquête standard. « Le résultat est génial. Les jeunes interrogés répondent de manière beaucoup plus spontanée quand la question vient d'un autre enfant. On voit directement qu'ils ne ressentent pas cette certaine hiérarchie adulte-enfant qui s'installe et qui peut provoquer une certaine gêne dans les réponses » continue Bruno Wynands. Le responsable jeunesse explique cependant que « les autres tranches d'âge (0-6 ans, 12-18 et + de 18) sont plus difficiles à atteindre parce qu'en décalage avec l'âge des petits conseillers, c'est plus compliqué ». Les résultats de cette enquête seront présentés lors du conseil communal du 22 janvier. Peut-être qu'une nouvelle idée comme celle du RAVeL y naîtra. Et le boulot pourra se poursuivre.

Élus par les autres enfants

Depuis 1999, à la demande du Conseil communal des adultes, l'équipe du Centre Culturel anime le Conseil Communal des Enfants de Fosses-la-Ville (CCE). Sa volonté est de créer un espace de parole au sein duquel les enfants et les jeunes ont l'opportunité de participer au débat démocratique sur différents thèmes auxquels ils sont particulièrement sensibles. À travers ces Conseils, les jeunes ont la possibilité de proposer et de réaliser des actions concrètes visant l'intérêt collectif pour, en définitive, vivre une expérience de citoyenneté active et responsable. Concrètement, il s'agit de 21 enfants élus par les élèves des écoles de toute l'entité, tout réseau confondu. Le Conseil a pu déjà développer de nombreux projets parmi lesquels un parcours Vita, des ralentisseurs aux abords des écoles, un arboretum, le fameux RAVeL, les bancs de l'amitié, le potager scolaire, etc.

Depuis 2007, le Centre Culturel anime également le Conseil Consultatif des Jeunes de Fosses-la-Ville (CCJ) par le développement d'une plus grande citoyenneté chez les adolescents de 14 à 18 ans.

Christophe DE BOOSE

 

Le conseil communal des enfants a initié le tronçon de RAVel entre Aisemont et Maredret.

Archive du Messager N°42 3 novembre 2000

 

Conseil des enfants

Le conseil communal des enfants de la cité des chinels s'est réuni pour la première fois, vendredi.

Déjà, les nouveaux élus ont plusieurs projets.

LES PETITS FOSSOIS ont fait acte de civisme en élisant leurs conseillers communaux. Ce vendredi s'est tenu la première assemblée avec les nouveaux élus. C'est fièrement et avec sérieux que ces derniers ont prêté serment devant leurs homologues adultes. L'un après l'autre, ils se sont levés pour s'engager envers leurs électeurs par cette petite phrase : « Moi, X en tant que conseiller enfant élu par les élèves dans mon école, je ferai tous mon possible pour remplir mon devoir envers la collectivité et non envers des intérêts personnels». Le bourgmestre Benoît Spineux s'est réjoui de cette nouvelle installation. Il s'est engagé à être à l'écoute du nouveau conseil et de le soutenir le mieux possible. Les résultats des votes ont donc été divulgués. Des élus de l'année précédente ont retrouvé leur siège comme Laura Bavay, Quentin Denis, Maxime Ducoffre, Charlotte Geuens, Justine Dehant, Maxime Lara-Garcia, Romain Siscot et Antoine Perger.

 

Nouvelles tendances

Les nouveaux élus sont Sabrina Palomba, Guillaume Genin et Robin Cattin pour l'Athénée royal; Maxime Martin, Rémy Gérard, Steeve Barthélemy, Noémie Chapelle et Maxime Schamp pour les écoles communales ; Maïté Lapaglia et Sébastien Tschmil pour l'école Saint - Feuillen. Ces élus vont se répartir en plusieurs commissions. Cette année verra la disparition de la commission de l'environnement. Par contre la commission "sport loisirs" sera scindée en deux. Trois commissions vont donc s'atteler à élaborer des projets : la commission sport, la commission loisir et la commission.

Les élus ayant déjà planché sur certains projets les ont présentés au bourgmestre Spineux. La commission sport désirerait organiser une journée sportive, une course de caisse à savon, une course à vélo dans le centre. Elle a demandé la réalisation d'une piste VTT. La commission loisir aimerait aider les personnes âgées et voir la création d'une maison des jeunes. Elle désirerait organiser une journée culturelle. La commission sécurité aimerait voir se réaliser son projet de l'année passée, la pose de panneaux didactiques sur le respect de la nature ainsi que la construction de ralentisseurs aux abords des écoles.

 

Apprentissage démocratique

Plusieurs projets ont déjà vu le jour et d'autres sont en-passe d'être réalisés. Cette initiative d'un conseil des enfants a vu le jour il y a deux ans. Elle est conduite et supervisée par trois animateurs adultes très motivés qui aident les enfants dans leurs démarches. Il s'agit de Brigitte Romain, Marie-Joëlle Vendredi et Bernard Michel. Les conseillers adultes ont répondu aux questions des enfants. C'est incontestable, ce genre d'initiative plaît aux enfants. Les enfants de la cité des chinels vont pouvoir exprimer leurs points de vue, confronter leurs opinions, faire connaître leurs idées et participer à la vie de leur quartier en réalisant un projet.

 

Les filles gagnent

Le plus beau score dans les nouveaux élus a été remporté par la gent féminine, avec une candidate qui a totalisé 32 voix de préférences. Celle-ci a été suivie de près par un garçon qui a eu un score de 30 voix.

Des débuts encourageants

Créé depuis deux ans, le conseil des enfants a déjà fait du chemin et de nombreux projets ont déjà vu le jour comme plusieurs journées de nettoyage de bois, des poses de casse-vitesse aux abords des écoles. D'autres projets sont en voie de finition comme la pose de panneaux didactiques sur le thème du respect de la nature et de la sécurité. La commune va dégager une somme de plus de 500.000F pour la réalisation de ce projet. Ces sont les enfants qui ont inventé le slogan original qui sera présent sur le panneau que voici « Sur la lune ayez les pieds sur terre.; sur terre ne soyez pas dans la lune ! »

Les élections

Si l'année dernière, les élections ont été publiques, cette année elles ont eu lieu en les écoles. Tous les deux ans, celles~i se dérouleront en la salle communale. Tous les élèves de la troisième à la 6ème primaire ont voté, tous réseaux confondus.

Les prochaines réunions

Le conseil communal des enfants qui est public se déroulera les vendredis 24 novembre, 22 décembre, 26 janvier, 23 février, 30 mars, 27 avril et 18 mai de 16 à 18 h en la salle des mariages dE la maison communale de Fosses.

Ca fait drôle de prêter serment

Maxime Martin, un nouveau petit élu à la tête froide et bien sur les épaules. Il a répondu à quelques questions:

Comment as-tu été élu ?

« J'étais déjà candidat l'année passée,, mais je n'ai pas été élu. Cette année, c'est le jack pot»

Que vas-tu faire dans le conseil?

« Moi et mes collègues, on va proposer des projets à la commune, j'espère qu'ils se réaliseront. »

Tu es fier d'avoir été élu?

« Oui mais j'ai été élu par repêchage alors il faudra encore que je fasse mes preuves. »

Qu'est ce que ça t'as apporté?

« Je me sens responsable envers mes copains et les élèves de mon école.

« Ca a fait drôle de prêter serment devant tous le monde surtout devant le bourgmestre. J'ai quand même eu un peu peur mais maintenant ça va ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les archives

 

Les articles parus

2005  2006  2007  2008  2009 2010  2011  2012  2013  2014  2015  2016  2017

Les photos relatives aux articles sont toujours disponibles par mail