Cela se passait à Fosses il y a 10 ans

Mise à jour : 20/11/2017 17:44:49

 

 

 

10 ans déjà  

 

Lever a coude pour la Limotche ( 21 - 11 - 07 )

Aisemont: ras-le-bol de la carrière ( 14 - 11 - 07 )

Pour les braves, pour les jeunes ( 14 - 11 - 07 )

Les copains d’accord « réveillonnent » ( 13 - 11 - 07 )

Retour de la vie dans l’ancienne boulangerie ( 10 - 11 - 07 )

 

21 novembre 2007

Lever a coude pour la Limotche

La Limotche de Le Roux a régalé ses convives, lors de son souper annuel: un succès jamais vu pour une véritable institution.

De mémoire de Rovelien, on n'avait jamais vu autant de monde á Le Roux pour un souper. La salle des sports était comble. Plus de 450 personnes avaient répondu á l'appel du comité de la Limotche de Le Roux pour un souper Oberbayem.

Dans les cuisines, l'équipe de Monsieur Kaisin de Devant-les-Bois s'est activée. Dans la salle, pas moins de quarante bénévoles se sont relevés les manches. La Limotche, á Le Roux, c'est une institution. Elle est la reproduction théâtrale d'un sorcier conduit au supplice. Fidèle aux traditions léguées par ses aïeux, la Limotche s'inscrit dans un cycle de déguisement qui prend la forme d'un animal burlesque. A Le Roux, la Limotche est symbolisée par une vache nommée Marguerite. Elle est portée par deux hommes dont les jambes simulent les quatre pattes du bovidé.

La sortie s'effectue avec un groupe de musiciens, un dompteur, un vétérinaire et ses aides, suivant un itinéraire immuable. A l'époque, en cours de route, le groupe s'arrêtait dans tous les cabarets du village, qui étaient nombreux. Il s'arrêtait également devant toutes les maisons ou il y avait des jeunes filles. Partout, la Limotche était et est abreuvée.

Un petit pèkèt?

Le dompteur est chargé, avec son fouet, de frapper la Limotche, lorsqu'elle ne danse pas. Et le vétérinaire lui donne les soins, lorsqu'elle défaille. Quelques gorgées de pèkèt et elle repart. Lors de sa rentrée, le vétérinaire la fait vêler.

Le valet de pique n'est autre que l'évangile, dont l'aspect faisait prétendument cesser les convulsions des possédés du démon. C'est de là que vient le nom Limotche: du wallon L'imauche qui signifie l'image. Saint Bultot, le valet de pique, est peint sur une plaquette de bois que l'on donne à baiser aux personnes rencontrées sur l'itinéraire. Ces personnes déposent une obole dans le sabot tenu par le porteur de l'effigie. Lors de sa prochaine sortie, le 1er septembre 2008, les enfants de Le Roux pourront assister au vêlage de la Limotche: une grande première. Le comité est compose du président, Willy Duchenne, du trésorier, Fabien Rapport, du secrétaire, Laurent Sacré, ainsi que de nombreux jeunes.

Christian MASSET

L’équipe de M. Kaisin s’est activée en cuisine

Record d’affluence battu

 

14 novembre 2007

Aisemont: ras-le-bol de la carrière

Le projet d'extension de la carrière d'Aisemont inquiète et indigne. Un conseiller communal fait monter la pression. On cherche des alternatives.

Le feu couve á Aisemont. Le projet d'extension de la carrière déposé par la société Carmeuse attise la réprobation des habitants. Il est actuellement au stade de la pré-enquête, étape obligée d'une procédure longue qui oblige le groupe carrier á dévoiler ses intentions et á rencontrer les citoyens concernés dans le cadre d'une étude d'incidence. Cette réunion a déjà eu lieu, en octobre. En bout de course, Carmeuse espère bien recevoir un permis d'extraction, ce qui n'est pas gagné.

Nous avons déjà présenté le projet de Carmeuse. Depuis, cependant, les gens d'Aisemont ont eu le temps de se rendre compte de son énormité. En effet, le groupe carrier, bien que légitimement soucieux d'assurer la longévité de son entreprise, vise á poursuivre ses explosions de roche calcaire par-delà cette petite route qui relie Aisemont aux voies rapides de la Basse-Sambre, via Arsimont.

Cela signifie que Carmeuse veut la faire sauter. Rien que ça. Et là, ça ne rigole plus du tout.

Le projet en est encore á ses balbutiements procéduraux. Pour l'heure, l'administration, qui accordera ou non le précieux permis, n'est en possession d'aucun dossier. Celui-ci est en cours d'instruction. Carmeuse, des qu'il l'aura bouclé et déposé, devra le soumettre á une enquête publique. Il veut aller vite.

Singulièrement, Philippe Pascottini, conseiller communal du groupe de la majorité Union démocratique (UD), aux affaires à Fosses, s'oppose catégoriquement à ce que Carmeuse détruise la route. Il n'est pas le seul. Avec Pascal Guilin, Romuald Denis (conseiller communal PS) et Frédéric Capieaux (un architecte), ils ont constitué dans l'urgence un groupe de réflexion et diffuse un toutes-boites alarmiste dans lequel ils disent tout le mal qu'ils pensent de la suppression de la route. «Par cette ablation chirurgicale, le centre d'Aisemont (sa place, son église, son bâti originel) deviendrait le bout du village, presque un «nid d'aigle» écrivent-ils notamment.

430 signatures

Aisemont sera bien sur toujours accessible, par l'ouest, par une route poussiéreuse, alternative et semi-industrielle puisqu'elle traverse le cœur même des installations de Carmeuse.

Les opposants ont déjà recueilli pas moins de 430 signatures de citoyens qui n'envisagent pas une seconde que la logique économique pure et dure puisse les priver d'une voie d'accès a leur localité. Selon le conseiller communal, Carmeuse, alerté par cette opposition galopante, a provoqué, au forcing, une réunion au service Travaux. C'était le 7 novembre dernier. Un débat d'idées. «Nous pensions naïvement que des solutions seraient trouvées, comme la construction d'un tunnel ou d'un pont, et bien pas du tout de nous, ils s'en foutent» s'indigne Philippe Pascottini.

Le bruit courait même que l'échevin des Travaux Gérard Sarto, du groupe UD, et qui a participé a cette réunion, soutenait totalement Carmeuse. Les élus du groupe seraient-ils divisés sur cette question? « Je ne suis pas un pro-Carmeuse se défend-il mais je suis pour la concertation. Mettons nous autour de la table, réfléchissons et épuisons ensemble toutes les alternatives possibles à cette suppression de route. Maintenant, si l'alternative n'agrée pas les gens d'Aisemont, nous nous rallierons à leur position. ca ne me gène pas de dire non a la carrière» dit-il. Pour une clarification, c'en est une...

Carmeuse proposera justement une alternative, un nouveau trace, qu'il dévoilera lors d'une prochaine rencontre avec les citoyens, a la salle Saint-Joseph d'Aisemont, le 28 novembre, 19 h. Mais, selon nos informations, même ce trace alternatif passe pour imbuvable a la majorité des Aisemontois.

Une route dans le chemin

On ne supprime pas une voirie d'un coup de cuiller à pot. En l'occurrence, c'est le conseil communal qui est compétent pour se prononcer sur l'opportunité ou non de saborder un chemin pour en créer un autre. Et si la commune de Fosses, se ralliant aux intérêts des citoyens d'Aisemont, décidait de ne pas délivrer de permis, que se passerait-il? Carmeuse dispose d'un recours auprès de la tutelle, chez le ministre de l'Aménagement du territoire. Celui-ci peut aussi annuler la décision du conseil de ne pas désaffecter la dite voirie visée par le projet d'extension.

« Déjà qu'ils ont foutu en l'air le village » Les Aisemontois en ont marre de voir la carrière grignoter leur cadre de vie. « Ils en ont bousillé tout un flanc regrette Philippe Pascottini. Tout cela au nom d'une logique industrielle trop gourmande. Si ce projet passe, le village d'Aisemont pourra être renommé Mont-Faucon et ses habitants rebaptisés vrais cons » dit-il. Gros débat en vue.

Pour Carmeuse, poursuivre l'extraction a Fosses est vital. C'en est presque au point que la route n'a pas d'importance. C'est ça où la mort. Un bon gisement de roches calcaires se trouve juste en dessous. Carmeuse est d'autant plus pressé d'ouvrir de nouvelles brèches à Aisemont qu'il est confronté à un inattendu ralentissement de son projet d'exploiter la carrière d'Hemptinne. Il reste d'autant plus que l'espace visé est déjà inscrit en zone…d'extraction.

Pierre WIAME

A Aisemont, Carmeuse a déposé un projet d'extension de la carrière et cela n'est pas du tout accepté par les habitants qui en ont ras-le-bol de la carrière. Ils ne donneront d'ailleurs sans doute pas le feu vert á ce projet qui inquiète. Un conseiller communal fait monter la pression et on cherche des alternatives.

 

14 novembre 2007

 

Pour les braves, pour les jeunes

La commune et la jeunesse de Fosses ont rendu hommage aux combattants des deux guerres.

La commune de Fosses-la-Ville a rendu hommage aux combattants des deux guerres, en ce 11 novembre. Lors de la messe célébrée par le Doyen Vanoorenberghe, à la collégiale Saint-Feuillen, de nombreux jeunes étaient présents. Au début de la célébration, les plus jeunes sont pris en charge par certains adultes qui organisent des activités sur le thème du jour, ici, le 11 novembre. Le moment des intentions a permis a certains de réitérer leurs vœux d'union de tous les Belges, a l'image des anciens combattants.

Le dépôt de gerbes, au cimetière de Fosses-la-Ville, a été suivi des sonneries et de la Brabanconne. Un verre de l'amitié, offert par l'Administration communale, a permis a tous de se retrouver.

Un Te Deum sera chanté à l'église de Sart-Eustache, le dimanche 18 novembre (réunion devant le porche a 10h 15).

Christian Masset

Lors de la célébration, a la collégiale Saint-Feuillen.

13 novembre 2007

Les copains d’accord « réveillonnent »

Revoilà les Copains d'accord dans une pièce hilarante, pour oublier Leterme et «BHV». Premier lever de rideau ce samedi 17, a Vitrival.

Vous allez rigoler. C'est une certitude. La troupe, «les Copains d'accord », nom détourné de la célèbre chanson de Brassens, récidive sur les planches en présentant une seconde pièce en deux ans d'existence. «Un réveillon a la montagne », d'Yvon Taburet. Un réveillon orageux, très peu conventionnel bien qu'organisé sur un sommet enneigé, ou il est question de vin et de champagne à faire tourner les tètes et les robes des femmes. Un réveillon de l'an neuf qui va fondre les plombs.

Dans la troupe, les femmes sont majoritaires : sept sur dix. Elles donnent le ton et la réplique avec saveur.

«Notre comité de lecture, après avoir lu une dizaine de pièces, est tombé d'accord sur ce réveillon de Taburet. Car les situations représentées y sont plus marrantes et plus remuantes. Et puis, cette pièce permet de faire plaisir d tout le monde» explique le jeune président de cette troupe de théâtre amateur, Jonathan Wiame, 25 ans, de Vitrival.

Le décor de l'an passé, qui montrait l'intérieur d'un salon de maison bourgeoise, a été repris et amélioré. Ils ont retapissé les panneaux, remis des couleurs et même percé une porte. « C'est un décor modulable selon la pièce» poursuit Jonathan. Pour certains de ces amateurs, ce sera la première montée sur scène, le baptême des trois coups : quelques nouveaux, la trentaine bien sonnée, ont rejoint les Copains. L'ainé des comédiens a 58 ans.

«C'est l'amour du théâtre qui nous rassemble» poursuit le président, quelques minutes avant de remettre en scène les artistes. «Il faut jongler avec les costumes, régler les sons et les lumières, faire en sorte que les entrées et les sorties soient bien huilées» explique-t-il. Normal. La générale aura lieu ce jeudi 15 novembre, salle Patria.

Cohabitation forcée

Les Copains s'attendent à faire rire, comme l'an passé, entre 100 et 120 personnes sur deux soirées. Leur slogan : «Rire, c'est la santé», pour oublier Leterme, «BHV» et le prix trop cher du baril de brut.

Résumé de l'intrigue : Pierre, chef d'une grande entreprise, et son épouse Martine viennent d'arriver dans le chalet qu'ils ont loué pour passer le réveillon (a la montagne). Avec eux, leur fille Charlotte, la « Mamie », qui est la maman de Martine et la sœur de Martine Elise.

Un couple de... campagnards fait soudainement son apparition. Nanard petit employé, sa femme Solange et Pépé le papa de Solange. Décide à prendre possession du chalet qu'ils ont eux aussi loué pour passer le réveillon. Ces deux familles, qui donc loué le même bien, vont devoir s'entendre. Composer. Un 31 décembre, c'est trop tard pour se plaindre à l'agence. Ils vont donc devoir cohabiter! Pas le choix. Et cette cohabitation de deux genres radicalement opposes s'annonce, évidemment, des plus explosifs!

P.W.

«Un réveillon a la montagne» confronte deux familles radicalement opposées. Les uns snobs et précieux, les autres campagnards.

 

10 novembre 2007

Retour de la vie dans l’ancienne boulangerie

« La question du logement est prioritaire dans la lutte contre l'exclusion sociale. Une personne ne peut concevoir rien d'autre dans son existence si elle n'a pas accès à un logement décent ».

Cl. Pescarollo

8 nouveaux logements de qualité, au cœur de Fosses, sont accessibles à des familles à bas revenus. Huit d'un coup, c'est rare. Un chantier initié par le Fonds du logement qui a couté 1.100.000 euros.

 

Le Fonds du logement a transformé un bâtiment menaçant en ruine en huit logements de qualité. Une restauration remarquable inaugurée et saluée.

Il n'y a pas photo. Entre ces huit nouveaux logements inaugurés au cœur de Fosses, hier après-midi, et ces moches maisons de cité, le choix est vite fait. Ces espaces habitables de la rue Victor Roisin ont un cachet, une âme, quand les maisons de cité renvoient a une intolérable image de misère, de ghetto, avec des pièces de séjour ressemblant à des tunnels et des salles de bain a des cloaques humides. Il y va pourtant de la dignité humaine. Les temps changent. La volonté, aujourd'hui, est de rendre les choses belles, sociales ou pas. Au nom de quelle injustice les familles disposant de faibles revenus n'auraient-elles pas droit à un bel espace de vie? Comme le souligne l'administrateur délégué de l'Agence immobilière sociale Gembloux-Fosses, Claudio Pescarollo, l'être humain ne peut rien concevoir dans son existence si, au préalable, il n'a pas accès a un logement de qualité.

Le logement, face a des propriétaires privés agissant parfois comme de véritables loups, tels ces bousilleurs saucissonnant des logements en trous a rats, est devenu un secteur de combat pour les CPAS, les communes, les provinces etc.

Le Fonds du logement des familles nombreuses, les agences immobilières sociales, vont à contrecourant des spéculations privées. La restauration du numéro 12 de la rue Victor Roisin, jadis boulangerie artisanale, est un exemple de réussite. Il offre cinq logements spacieux pour familles nombreuses, un logement adapté à une personne âgée ou isolée et deux logements pour personne à mobilité réduite. «Ce projet est unique parce que nous avons voulu minimiser les charges énergétiques des locataires» a déclaré le président du Fonds du logement, Marc Minet. Les rendre indépendants des sautes d'humeur des émirs du pétrole.

Du charbon blanc

Le discours devait s'adresser au ministre wallon du Logement André Antoine (cdH) mais le gouvernement l'a retenu à Namur. «Nous aurions aimé lui montrer poursuit Marc Minet, comment nous sommes attaches á la performance énergétique, comment nous recherchons l'équilibre docile entre prix de revient raisonnable, confort thermique du locataire, qualité des espaces et charges minimales...» Le bâtiment est ainsi équipé de capteurs solaires pour produire l'eau chaude et de poêles à pellets (appelé aussi charbon blanc), un par logement, place dans le séjour.

 

INTERVIEW Eric DAMANET, gestionnaire immobilier

Avoir un travail ne protège plus de la pauvreté

Un grand jour à Fosses pour le logement social?

Sans aucun doute, c'est 8 logements de qualité, à loyer abordable. Ce sont les premiers logements sociaux sur Fosses-la-Ville et il y a urgence à en créer de nouveaux. Parce que les loyers sont trop chers et que les revenus, eux, n'augmentent pas. En sus, la facture énergétique complique la situation. Les couts ont flambé et la qualité du service n'a jamais été aussi mauvaise. Pour preuve, la relation avec les fournisseurs d'énergie est un casse-tête. La précarité s'intensifie, le fossé social se creuse davantage, le secteur social doit compenser et banquer.

Les propriétaires privés, souvent décriés comme des négriers, font-ils des efforts?

Le problème, c'est que rien n'oblige un investisseur privé à placer des chauffe-eau solaires, à bien isoler etc... Et quand bien même il le ferait, il répercuterait cela sur le loyer. Notre réflexion, chez nous, va au-delà de ce que la loi oblige. Nous voulons offrir des logements simples, sans luxe, mais agréables a vivre. Notre rapport qualité prix est optimal.

Le logement à caractère social se réconcilie avec la qualité.

C'est fondamental d'offrir des volumes agréables si nous voulons que le logement soit un outil d'intégration. Par exemple, nous n'avons pas aligné les boites aux lettres et les sonnettes, afin que ces nouveaux logements s'intègrent mieux au tissu urbain. Il s'agissait de mettre à mal le cliché selon lequel, parce que ces logements sont à caractère social, ils ne seraient pas de qualité.

C'est faux. De même, nous essayons d'accompagner les propriétaires privés pour rationnaliser la gestion de leur bien, rendre leur logement performant sur le plan énergétique mais aussi agréables a vivre.

Qui aura accès à ces nouveaux logements?

A priori, ils sont réservés à ceux qui désirent quitter les campings. Ils seront attribués en fonction de la composition des ménages et bien sur des revenus. Beaucoup de gens, même avec un emploi, ne savent plus s'en sortir aujourd'hui. N'ayons pas peur des mots, ce sont de nouveaux pauvres et l'éclatement des familles ne fait qu'aggraver cette précarité rampante.

Le bois, pour que ça vive

L’architecte, Jeannette Waucquez a d'emblée pris l'option du bois. «Parce que c'est un matériau qui vit». L'écologie est son cheval de bataille, sans du tout tomber dans le travers de l'intégrisme.

Dans cette ancienne boulangerie, le bois est roi. Jusqu'aux boites aux lettres. La cage d'escalier est bardée de mélèze. A l'intérieur, l'architecte a conserve tous les anciens madriers et charpentes de la boulangerie. Tous sont visibles, dans leur «jus », ce qui donne à cette remarquable restauration un cachet authentique. Pas de béton donc, ni hourdis mais des planchers de 7 cm d'épaisseur à isolation phonique.

Comment chauffer? La chaudière a mazout, au prix actuel du baril, est un non sens. Un combustible que l'architecte n'aime pas. Epouvantable dit-elle (le cri du cœur). Produit gras et puant. «Et puis, 8 citernes a mazout dans la cave, ce n'est plus concevable» dit-elle. L'électricité? Trop chère, peu agréable, elle cuit la poussière. Reste plus que l'alternatif. La pompe a chaleur? Bof! Coûteux et encore trop débutant. Le bois? Cher et absolument pas pratique en ville. Le poêle a pellets (granules de bois) alors? Gagné. Un par logement pour chauffer 300 m³ maximum.

Un bon chauffage va de pair avec une isolation performante : iso flocage en toiture. Enduit à base de chaux en façade avant. Avantage de la chaux : elle respire. Seul problème du pellet, mais pas insurmontable : le monter aux étages, par sac de 15 kg, les espaces de stockages sont prévus. Prévoir peut-être de se faire aider. Il faudra de la solidarité. Moins coûteux le pellet? A peine. «Le problème regrette l'architecte, c'est que ces énergies altératives s'alignent sur le prix du mazout». Et elle n'est pas loin de penser que c'est dégueulasse.

 

VITE DIT

- Cet ancien bâtiment, enchâssé au cœur de Fosses-la-Ville, a l'entrée de la place du Marche, a été construit en 1644. Sa localisation et sa valeur historique lui donnent un caractère remarquable qui méritait d'être remis en état. La bâtisse a longtemps été le siège de la brasserie de l'Empereur appartenant à la famille Genard. Il a également servi comme atelier de meunerie et de boulangerie.

- Le Fonds du logement des familles nombreuses de Wallonie, qui est subventionné par la Région wallonne, a acheté ce bâtiment en décembre 2002. Le prix d'achat, frais compris, tourne autour des 165.000 €. Les travaux devaient débuter en janvier 2006, ils commenceront en mai 2006 et seront exécutes par l'entreprise Bajart. La restauration totale, achat compris, s'élève à 1.100.000 €. Divisé par le nombre de logements, le cout moyen par habitat se chiffre à 137.500 €. C'est 17.500 € de plus que la balise régionale fixée a 120.000 €. En matière de subsidiassions des logements, le gouvernement wallon, par rapport à ce plafond, n'a peut-être plus les pieds sur terre.

- Ces huit nouveaux logements seront gérés par l'Agence immobilière sociale (AIS) de Gembloux-Fosses, qui gère une centaine de logements dont dix sur l'entité Fossoise. Le fonctionnement de l'AIS réunit plusieurs acteurs: la Région, la Province de Namur, les communes et les CPAS, le Fonds du logement et l'aide locative, le monde associatif mais aussi les propriétaires privés ou publics sans lesquels rien ne serait possible. L'administrateur-délégué de I'AIS Gembloux-Fosses, Claudio Pescarollo, a un projet: créer en Basse-Sambre une association de promotion du logement (APL). Cela consisterait en un lieu permanent pour recevoir l'ensemble des personnes qui rencontrent des problèmes de logements souligne-t-il.

- La rénovation du n° 12 de la rue Victor Roisin couvre une surface de 1347 m² répartis en huit logements. La mission du Fonds du logement wallon a fait l'acquisition de ce bâtiment en vue de le rénover et de le donner en location, principalement a des familles nombreuses. En 2006, ce même Fonds du logement s'est engage dans l'acquisition de 23 immeubles totalisant 30 logements et dans le suivi de 124 chantiers de rénovation en cours dont 74 ouverts dans l'année.

Pierre WIAME

 

Eric Damanet: «Il y a urgence à trouver d'autres logements sociaux!»

La révolution écologiste est en marche. Le bois a la cote, c'est même un champion.