Cercle horticole

Mise à jour : 08/02/2009 07:07:35

Table des matières     Info

 

 

«Je vais planter mes canadas»...

Des remèdes naturels au jardin

La taille des arbustes au jardin   Tailler les arbustes de printemps

Le chaulage

Fraisier 

DIFFERENT MODE DE CULTURE DU FRAISIER DANS UN JARDIN 

Endive de Bruxelles

Les mauvaises herbes   Les pelouses  

Le démarrage printanier de votre tondeuse à gazon

Les plantes d'ornement et le PH du sol

Greffe et bouturage   Arboriculture fruitière

Bégonia X Elatior   Campsis   Les reines de l’ombre

«Je vais planter mes canadas»...

Fichier 1    Fichier 2

Voilà une expression bien connue des campagnards ! On aurait donc tendance à croire que la pomme de terre est originaire du Nord de l'Amérique. Pas du tout. En fait elle semble avoir pris naissance et avoir vécu à l'état spontané sur la Cordillère des Andes ou à ses abords immédiats.

Les scientifiques hésitent encore entre deux «bases» de départ : les hauts plateaux de Colombie Bolivie ou la partie sud de la côte chilienne. La pomme de terre était cultivée là--bas depuis longtemps lors de sa découverte et ne se rencontrait plus à l'état primitif. Les premiers voyageurs qui décrivirent les moeurs des indigènes ont constaté l'usage alimentaire habituel des tubercules blancs, jaunes ou rouges de cette plante originale. Zarate Acosta, chargé de la trésorerie espagnole au Pérou, donnait une brève description de la pomme de terre en 1514. En 1550, un autre voyageur, Pedro de Cieza pour ne pas le citer, écrivait dans ses chroniques qu'il en poussait un peu partout dans la contrée et plus particulièrement aux alentours de Quito (capitale de l'actuel Equateur). Les habitants de l'endroit appelaient le végétal en question papas.

L'arrivée de la pomme de terre en Europe...

Selon les nombreux documents étudiés par les scientifiques et les historiens, il est plus que vraisemblable que la pomme de terre fût introduite en Espagne au milieu du 16èf"e siècle et ce d'abord à titre de curiosité botanique. Les Espagnols en firent passer aux Italiens vers 1560 puisque ceux-ci, fin du 16ème les cultivaient sous le nom de taratouffli (ce mot serait-il à l'origine de la bien connue et succulente tartiflette ?) pour les donner... aux cochons, sinon pour s'en nourrir. L'introduction en Europe de la pomme de terre fut d'ailleurs officiellement enregistrée à la fin du 16» e siècle par trois botanistes en Suisse, en Allemagne et en Angleterre. Le signalement de cette Solanacée étant, sous le patronage de ces personnalités scientifiques, inscrit désormais sur les tablettes de la flore d'Europe, sa culture va prendre un développement rapide. Les expéditions militaires contribuent à sa diffusion. Vers 1640, en pleine guerre de Trente Ans, les soldats venus d'Espagne et d'Italie l'ont apportée avec leurs provisions de route dans le Sud-Ouest de l'Allemagne, en Westphalie et en Saxe, ce qui donna aux habitants l'idée d'en faire la culture. A la fin du 18ème siècle, la pomme de terre était devenue l'une des principales ressources de l'Allemagne. Elle était largement admise en Grande-Bretagne, en Irlande, en Autriche, en Suisse et dans l'est de la France, surtout en Lorraine, en Bourgogne et en Franche-Comté où elle avait déjà été introduite par les occupants espagnols fin du 16ème siècle. Partout les cultivateurs l'accueillent volontiers. Admise d'abord pour l'alimentation du bétail, la pomme de terre est bientôt acceptée comme précieux appoint pour celle des habitants et ce malgré le fait que la qualité des variétés d'alors ne valait pas celle des variétés actuelles. Puis vint le bien connu Antoine Augustin Parmentier. A ce sujet on rapporte qu'en 1785, à l'occasion de la Saint-Louis, M. Parmentier fit apporter au château de Versailles un bouquet de fanes fleuries et une corbeille de tubercules mûrs. Ceux-ci figurèrent au menu de la table royale tandis que les fleurs ornaient la boutonnière du roi Louis XVI et la coiffure de la reine Marie-Antoinette. La cause de la pomme de terre était gagnée, du haut en bas de l'échelle sociale! Et elle est si bien entrée dans nos habitudes que nous ne concevons plus l'existence sans elle. Extraordinaire destinée.

250 grammes de pommes de terre par jour

La pomme de terre, contrairement à une idée encore fort répandue, est pauvre en calories (80 calories par 100 grammes) mais riche en vitamines. Les vitamines C et B sont présentes dans les tubercules de notre «patate». Elle contient également du potassium, du magnésium, de l'iode, du sélénium, du fer, du phosphore, du zinc et d'autres oligo-éléments. Pour assurer notre équilibre alimentaire qui doit normalement comprendre 15% de protéines, 30% de lipides et 50% de glucides, nous devrions consommer entre 200 et 250 grammes de pommes de terre chaque jour. La pomme de terre est donc un aliment sain et équilibré méritant incontestablement une place de choix dans notre alimentation.

Quelques mots sur sa culture

La pomme de terre est une plante rustique, qui s'accommode de climats et de terrains très divers mais marque malgré tout une nette préférence pour les sols bien ameublis et fertiles. Elle se comporte très mal dans les terres arides et dans les sols argileux compacts. Elle aime les situations aérées et ensoleillées. La pomme de terre gèle à - 2°C mais n'est pourtant pas très exigeante en chaleur et si l'excès de température la gêne c'est plutôt en raison de la sécheresse qui l'accompagne habituellement. Alors que beaucoup de légumes se sèment, la pomme de terre se plante. On se procure des tubercules de petites dimensions dans la plupart des jardineries ou sur les marchés. Un mois avant la plantation au jardin, les tubercules sont placés dans une pièce éclairée, aérée où règne une température de ± 15°C. On favorise ainsi la pré germination des plants. Au moment de la plantation, on dispose les tubercules pré germés dans des poquets distants d'une quarantaine de centimètres, profonds de 10 centimètres, en lignes espacées de 60 centimètres. Par un rapide calcul on constate qu'il faut plus ou moins 400 plants par are de culture. Sous nos latitudes, la plantation commence généralement en mars (si la météo et l'état du sol le permettent) et se poursuit jusqu'en mai. Pour obtenir des pommes de terre primeurs, on plantera une variété hâtive de la mi-mars à la mi-avril, sous abri (tunnel plastique, côtière, emplacement à l'abri des gelées). Pour les pommes de terre de conservation, les variétés hâtives comme tardives peuvent être utilisées. Elles seront plantées fin avril/début mai.

Les soins aux pommes de terre consistent à biner souvent et ce depuis l'apparition des jeunes pousses jusqu'au moment du buttage. Ce dernier se fait lorsque les tiges mesurent 20 centimètres de hauteur. Pour les plantations hâtives, on évitera les dangers de gel en buttant plus tôt et en plusieurs fois.

Récolte et conservation

L'arrachage des pommes de terre de primeurs peut se faire dès que les fanes commencent à jaunir tandis que celui des variétés destinées à la conservation ne sera effectué qu'à complète maturité, c'est-à-dire lorsque les tiges sont presque totalement séchées. Dans la mesure du possible, il est bon de laisser ressuyer les tubercules sur le sol avant de les rentrer.

Avant la mise en cave, on étale les tubercules dans un endroit frais et obscur pendant deux à trois semaines. Ils sont ensuite triés de manière à éliminer les tubercules présentant un défaut pouvant nuire à leur bonne conservation : pommes de terre vertes (attention elles sont toxiques), blessées, atteintes d'un début de pourriture ou de mildiou. Les tubercules sains sont ensuite installés dans une cave obscure et fraîche (les tubercules commencent à germer dès que la température atteint 9- à 10°C). Cette cave doit bien évidemment être protégée du gel. A noter qu'on peut éventuellement utiliser un anti-germant qui empêchera les plants de germer et ce même à une température supérieure à 10°C.

Redoutable mildiou !

La maladie de la pomme de terre la plus redoutée des jardiniers est sans conteste le mildiou. Cette maladie apparaît généralement en juillet. Un temps chaud et humide lui est favorable. Le pourtour des feuilles présente des taches brunâtres et les tissus attaqués se dessèchent ou pourrissent. Les tubercules attaqués présentent des taches superficielles brunes qui gagnent en profondeur et entraînent la pourriture des tubercules. Pour éviter cette maladie on peut, à partir de juin, pulvériser les plants avec de la bouillie bordelaise (par temps humide on doit prévoir 3 traitements à 10 jours d'intervalle). Des poudrages au lithothamnium (algue marine calcaire) sur et sous les feuilles sont efficaces si on les applique tous les 15 jours. Bien évidemment il existe aussi des fongicides chimiques aptes à lutter contre cette maladie.

Des variétés classiques ...

Il en existe de nombreuses et faire un choix pour un jardinier amateur n'est point chose aisée! Pour vous aider, voici quelques variétés de bonne qualité et qu'il est facile de se procurer :

- Jaerla

C'est une variété hâtive aux tubercules ovales.

La chair est jaune clair et bien ferme. De très bon rendement, elle convient à merveille pour faire des frites. Variété peu sensible au mildiou.

- Primura

Cette variété très hâtive produit de nombreux et beaux tubercules oblongs. Elle est d'excellente qualité gustative.

- Nicola

Pomme de terre mi-hâtive, de forme oblongue, à chair ferme et jaune. Très gros rendement.

- Sante

Mi hâtive, cette variété produit des tubercules allongés de taille moyenne. La peau est jaune et la chair jaune pâle. Très savoureuse, elle est aussi bien résistante aux maladies.

- Charlotte

Bien connue cette «patate» allongée est de bonne conservation. Chair ferme et jaune. Elle est bien résistante aux maladies. Variété mi-hâtive.

- Agria

Mi tardive, cette pomme de terre produit des tubercules allongés, très gros et à la peau jaune. Sa chair est d'un beau jaune beurre. Elle est vivement recommandée pour les amateurs de purées et de frites.

- Corne de gatte

Très réputée, cette variété originale et très ancienne produit des tubercules allongés, à chair ferme. Elle est à éplucher après cuisson. Grande valeur gustative.

- Vitelotte

Vous souhaitez donner un air de fête à vos plats? Il faut alors cultiver sans tarder cette pomme de terre à peau et à chair violette. D'un goût excellent, elle est conseillée aux amateurs de cuisine créative. Seul petit défaut : son rendement est faible.

... Et des vedettes !

Savez-vous qu'il faut 10 ans de recherche avant la mise sur le marché d'une nouvelle variété de pomme de terre et 15 à 20 ans avant que le consommateur reconnaisse leur nom ? Incroyable et pourtant bien vrai ! Alors faites bien attention lorsque vous vous rendrez dans une jardinerie en vue d'acheter des plants de pommes de terre car trois nouvelles venues vont vous faire de l'oeil. Elles s'appellent Chérie, Juliette et Amandine.

Présentation de ces 3 merveilles :

- Chérie

Il s'agit d'une pomme de terre française issue d'un croisement avec la variété

Roseval. Variété mi-hâtive, elle produit des tubercules allongés à peau rouge et lisse. Sa chair est à la fois ferme et fondante. Très bonne tenue à la cuisson. Son rendement est excellent et elle est très peu sensible aux maladies des tubercules (mildiou, galle verruqueuse,. . .). Contrairement à nombre de pommes de terre hâtives ou mi-hâtives, Chérie se conserve très bien.

- Juliette

Elle est meilleure que la déjà réputée Charlotte ce qui n'est pas peu dire! Sa chair est ferme et de grande qualité culinaire. Son goût est excellent. Très résistante au mildiou, il s'agit d'une très bonne variété de conservation. Son rendement est bon.

- Amandine

Née en Bretagne, il s'agit d'une nouvelle variété de pomme de terre française issue d'un croisement entre les variétés Charlotte et Mariana. Précoce, elle a à la fois une chair ferme mais se distingue des autres variétés de pommes de terre à chair ferme par un goût de pomme de terre nouvelle, une saveur de beurre frais. Amandine révèle le summum de sa finesse en cuisson à l'eau ou à la vapeur. Elle est de bonne conservation et possède la résistance aux maladies de la classique et indémodable Bintje.

Ces trois pommes de terre deviendront très vite des vedettes et ce d'autant plus qu'elles font partie des pommes de terre préférées de la «Confrérie des Toqués de la Pomme de terre». Mais qu'est-ce que cette confrérie? Explications. La société GERMICOPA, société française basée à Quimper, est le premier créateur français de nouvelles variétés de pommes de terre. Depuis sa station de recherche située à Châteauneuf-du-Faou, l'entreprise crée de nouvelles variétés issues à 100% de croisements et de sélection naturelle.

La force des variétés «créées» par Germicopa est la reconnaissance de leur haut de gamme gustatif. La création, en 2001, de la «Confrérie des Toqués de la pomme de terre» vise à mettre en place une référence de savoir-faire autour de la pomme de terre. Cette confrérie comprend actuellement une trentaine des meilleurs restaurateurs de Cornouaille.

Ecoutez plutôt ce que dit Jean-Christophe Despinasse, jeune et talentueux restaurateur à l'Auberge de Ty Coz, au sujet de la pomme de terre Amandine : «Elle est comme un bon vin, fine, avec une note de beurre, de noisette, un petit goût toasté ...» et de citer quelques recettes originales comme «Croquettes de pommes Amandine à la tomme de Navez», «Dos de daurade pommes Amandine et fondue de poireau». De quoi donner l'eau à la bouche !!!

Marc Knaepen

Des remèdes naturels au jardin

De plus en plus de jardiniers souhaitent utiliser des méthodes douces pour lutter contre maladies et parasites. S'il existe dans le commerce des produits phytosanitaires à base de végétaux, il est également possible de confectionner soi-même des purins, décoctions et infusions qui se révéleront très efficaces.

La lutte biologique poursuit son petit bonhomme de chemin et les prochaines années verront sans aucun doute cette tendance s'amplifier. II est vrai que nous sommes de plus en plus sensibles à tout ce qui touche à notre environnement, à notre santé. Si chaque jardinier pouvait n'utiliser que des produits très peu toxiques ou même complètement dénués de toxicité, un grand pas en avant serait certainement fait.

Pyrèthre et roténone

Les pyréthrines sont des oléorésines contenues dans les fleurs du Pyrethrum cinerariaefolium, une espèce de chrysanthème poussant spontanément dans le Caucase et les Balkans. Les propriétés insecticides du pyrèthre sont connues depuis le 18è siècle. Le principe actif des pyréthrines est principalement localisé dans les fleurs tubulées du centre et, mais en plus faible quantité, dans les ligules (fleurs du pourtour). La teneur en pyréthrine varie fortement suivant l'ex-position, le climat, l'altitude et l'état de développement des fleurs récoltées. Ce sont des poisons qualifiés de neurotropes; ils se localisent avec prédilection sur le système nerveux des insectes et animaux à sang froid. Ils agissent à faibles doses et sont totalement inoffensifs pour l'homme. La roténone est un principe actif contenu dans les racines de plusieurs espèces du genre Denis et Lonchocarpus, des végétaux croissant notamment en Malaisie et en Amérique du Sud. Il s'agit d'un excellent insecticide de contact' pour lutter contre les pucerons, les chenilles, etc. Très souvent pyrèthre et roténone sont associés pour une meilleure efficacité. Ces deux produits sont tolérés en culture biologique mais il ne faut certainement pas les utiliser n'importe comment ni n'importe quand. La première consigne est de respecter les dosages indiqués par le fabricant : ce n'est pas en mettant double dose que l'on va régler plus rapidement un problème de parasitisme au jardin. D'autre part, pyrèthre et roténone sont toxiques pour des insectes utiles comme les coccinelles ou les abeilles. On ne pulvérisera jamais un arbre fruitier en pleine floraison car le risque d'anéantir de nombreuses abeilles est grand. De même si on constate que les coccinelles se délectent des pucerons d'un rosier, il est bon de reporter à plus tard le traite ment si ce dernier s'avère encore nécessaire. Le pyrèthre et la roténone ne seront jamais utilisés pour traiter des plantes aquatiques car elles risquent de provoquer de graves perturbations parmi la faune de la pièce d'eau.

Une bactérie pour éliminer les chenilles

Aucun jardinier n'apprécie de voir ses choux dévorés par de nombreuses chenilles vertes. Il est vrai que la piéride du chou est un papillon très répandu dans nos régions et qu'il a la fâcheuse tendance à venir pondre ses oeufs sur un de nos légumes préférés. Le Bacillus thuringiensis est bien utile pour éradiquer une invasion de chenilles de ce type. Non toxique pour l'être humain et les autres animaux, Bacillus thuringiensis est une bactérie dont les spores provoquent un empoisonnement en germant dans le tube digestif des chenilles touchées. On constate alors un arrêt rapide de l'alimentation et des troubles intestinaux qui déterminent la mort des chenilles en quelques jours. Ce traitement n'est vraiment efficace que sur de jeunes chenilles. Il existe d'autres procédés pour éviter de voir les choux réduits en dentelles. Ainsi le fait de disposer sur les choux et entre les lignes des jets de tomates fraîchement coupés constitue un puissant répulsif pour les piérides. En fait, ces papillons repèrent les plantes intéressantes à l'odeur et comme la végétation de la tomate est particulièrement odorante, le papillon ne distingue plus les choux et va pondre ailleurs. Les branches de genêts piquées entre les choux produisent un effet identique. Les anciens jardiniers avaient le don de l'observation des phénomènes naturels. Ils plaçaient des demi-coquilles d'oeufs sur des piquets de bois aux quatre coins du carré de choux : les papillons allaient pondre leurs oeufs à l'intérieur des coquilles et dédaignaient les choux !

Des purins végétaux

Beaucoup de plantes peuvent servir pour la confection de purins végétaux. Le purin le plus connu et certainement le plus utilisé est le purin d'orties. La recette en est simple : on cueille 1 kg d'orties fraîches non montées à graines et sans les racines et on le jette dans un récipient non métallique (risque d'oxydation du métal) contenant 10 litres d'eau de pluie; les orties y séjourneront 2 à 3 jours si le temps est chaud, 5 à 6 jours s'il fait frais; on filtre le purin et on le dilue à raison dl 1 litre pour 10 litres d'eau (le purin pur brûle les plantes). En pulvérisation, le purin d'orties est un bon insecticide de contact tout en étant un fortifiant des plantes. En arrosages, il favorise, grâce à sa forte teneur en azote, une bonne croissance des végétaux. Le purin d'orties peut être employé aussi bien sur les fleurs que sur les arbres ou les légumes. Nettement moins connu, le purin de pissenlits est un excellent stimulant de la croissance des plantes du jardin. Pour le confectionner, il sera nécessaire de récolter 2 kg de plantes en fleurs (racines y comprises) pour 10 litres d'eau. Après 4 à 5 jours, il sera utilisable non dilué et en arrosages principalement. L'absinthe (Artemisia absinthium) est bien connue de tous. Superbe plante vivace aux feuilles argentées, elle forme rapidement de fortes touffes. De tendance expansionniste, l'absinthe peut se ressemer avec abondance dans les moindres recoins du jardin. Le purin d'absinthe est efficace pour lutter principalement contre les chenilles, les pucerons et certains acariens. La recette ressemble à celle du purin de pissenlits mais il faudra ici cueillir 3 kg de plantes fraîches pour qu'il soit vraiment efficace. Il ne faut pas le diluer.

Et encore des solutions naturelles pour lutter contre les bestioles nuisibles...

Pline l'Ancien écrivait en 70 après Jésus-Christ que pour protéger les pommiers contre les attaques des vers il fallait suspendre à leur sommet... un lézard vert tandis que pour lutter contre les fourmis l'idéal était de pendre un poisson puant dans chaque arbre A ne pas essayer!

Tout au long du Moyen Age, on trouve dans les archives épiscopales de nombreux pays d'Europe occidentale la trace de procès dirigés par l'Eglise contre les insectes nuisibles : ces derniers étaient considérés comme des envoyés de Satan sur terre. Les méfaits de ces insectes ne pouvaient être écartés que par des prières publiques, des processions, des ablutions d'eau bénite et enfin par une procédure d'excommunication lorsque les faits étaient graves ! Des exemples ? En 1120, l'évêque de Laon excommunie les mulots et les chenilles ; en 1479, les vers blancs sont cités au tribunal ecclésiastique de Lausanne et condamnés au bannissement. Le dernier procès de ce style eut lieu en 1830, il y a à peine 175 ans !!!

Revenons rapidement à des remèdes naturels sérieux. La macération de sureau peut se révéler très utile et facile à confectionner (d'autant plus que le sureau n'est certainement pas un arbuste rare). Il suffit de laisser macérer un kilo de feuilles et de fleurs de sureau dans 10 litres d'eau pendant 2 jours pour obtenir, après filtration, un «jus» radical (et à ne pas diluer) contre pucerons et chenilles. Si on laisse le sureau macérer pendant 10 jours, on pourra utiliser la solution obtenue pour éloigner les campagnols du jardin (à verser pur dans les galeries). L'ail est un puissant répulsif pour nombre d'animaux nuisibles. Pour obtenir un liquide «chasseur d'insectes» on laissera tremper les épluchures d'ail dans de l'eau de pluie pendant 2 à 3 jours avant de pulvériser le jus obtenu. La macération de feuilles de tomates est peu connue et pourtant son efficacité est certaine. Au lieu de jeter les «jets» se formant sur la tige du plant de tomate, on les fera tremper pendant une journée dans de l'eau froide pour obtenir un liquide à pulvériser en pluie fine sur les plantes puisqu'il s'agit d'un bon répulsif pour la plupart des insectes nuisibles. A noter qu'une autre utilisation des «jets» des plants de tomates consiste à disposer ceux-ci sur les choux afin d'éloigner la piéride du chou, ce papillon bien connu et tant redouté par les jardiniers. Les belles capucines peuvent servir pour lutter contre les pucerons. Pour ce faire on fera macérer dans 10 litres d'eau 1 kilo de capucines (feuilles, tiges, fleurs et racines). La macération devra durer 48 heures. On n'aura plus alors qu'à filtrer et pulvériser les arbres attaqués par les pucerons. Et les feuilles de noyer ? On en cueillera 200 grammes qu'on fera bouillir dans 5 litres d'eau. La solution obtenue, et encore chaude, éliminera nombre d'insectes nuisibles.

Et ce ne sont là que quelques exemples de remèdes naturels, faciles à fabriquer et d'une efficacité prouvée. A vous maintenant de les mettre en application chez vous dès le printemps!

Marc Knaepen

La taille des arbustes au jardin

La taille est une des opérations les plus importantes du jardin. Elle permet par la suppression de parties de plantes de favoriser soit la croissance, la floraison voire la fructification. Vous trouverez ci-dessous les principaux principes de la taille des arbustes ornementaux.

1. Rôle de la taille

La taille permet de conserver la forme ou le volume d'une plante arbustive. Elle permet aussi de favoriser la floraison, le repercement de jeunes rameaux colorés ou bien la fructification décorative. En cas de blessures, la taille permet de réaliser une coupe nette qui préservera l'arbuste d'une prolifération éventuelle de maladies. La taille permet également de sélectionner les branches principales qui formeront le végétal. Généralement les branches grêles ou qui s'entrecroisent seront éliminées.

2. Quand tailler ?

D'une manière générale la taille, s'effectue lors du repos végétatif, de novembre à mars, tout en évitant les périodes de fortes gelées. D'une manière générale les arbres à floraison hivernale et printanière fleurissent sur le bois de l'année précédente. Une taille d'automne et d'hiver supprimera dès lors les bourgeons floraux. Pour ces espèces, la taille s'opère généralement, juste après la floraison. Les arbustes à floraison estivale et automnale, forment la majorité des fleurs sur le jeune bois (nouveau bois). On les taillera dès lors à la fin de l'hiver toujours avant le démarrage de la végétation.

3 Outils de taille ?

La taille s'effectue soit à l'aide d'une scie, d'un sécateur ou d’une coupe branche.

Il est essentiel que la coupe soit la plus nette possible sans bavure, écrasement ou déchirure.

Lors d'une coupe à la scie, il est toujours préférable de réaliser une pré coupe sur le dessous de la branche pour éviter, l'enlèvement d'une partie de l'écorce sur la partie restante.

4. La taille des arbustes

La taille des arbustes diffère suivant leur essence. Certains arbustes, ne demandent aucune taille, si ce n'est l'enlèvement du bois mort (kerria japonica). Pour la majorité des arbustes, la taille favorisera l'aspect décoratif et esthétique de la plante. II s'agira d'effectuer la taille en fonction de l'intérêt décoratif (fleurs, bois, fruits), de l'espace mis à leur disposition, de leur mode de floraison (époque et type de bois) ainsi que du mode de conduite (port libre, art topiaire, haies, espalier, ...).

4.1. Les arbustes à rameaux décoratifs

Bien souvent la coloration des branches est un signe de juvénilité. Afin de renforcer l'apparition de nombreux rejets colorés comme chez le cornus alba, il faut quasiment recéper le plant ou revenir sur les charpentières (taille très courte) juste avant la reprise de végétation de mars. La taille s'effectue sur des yeux à 3-4 cm de la charpente. Si l'on possède un arbuste aux tiges décoratives et que l'on veut limiter son développement, la taille peut être effectuée chaque année à 5-10 cm du sol sur des yeux extérieurs. Cette taille est appelée taille en cépée.

4.2 Arbustes à floraison décorative

Avant de tailler ces arbustes, il est obligatoire de savoir quant ils fleurissent.

Les arbustes à floraison printanière ou hivernale,

doivent être taillés juste après la floraison. Cette coupe annuelle du bois florifère, stimule l'apparition de nouvelles branches de remplacement à la base du tronc. Cette taille annuelle maintient également le végétal compact et bien formé. Si l'arbuste prend trop de place, un élagage plus sévère en retirant jusqu'à un tiers du volume peut s'avérer nécessaire. Conservez les tiges les plus robustes et les plus vigoureuses. Ce sera sur ces pousses que la floraison apparaîtra l'année suivante.

Nous retrouvons dans ce groupe le forsythia, le deutzia, Kolkwitzia, Kerria. Les hortensias macrophylla qui fleurissent pourtant en été forment également le bourgeon floral l'année précédant la floraison. Si vous procédez à une taille drastique, vous risquez de supprimer énormément de boutons floraux. Seule une taille de nettoyage au printemps peut être réalisée en même temps qu'une taille d'éclaircissage (suppression 1/4 des vieilles branches). Les fleurs apparaîtront sur les pousses vigoureuses.

Les arbustes à floraison estivale et automnale,

fleurissent généralement sur le bois de l'année. Ils sont taillés court au printemps pour provoquer une apparition de nombreuses pousses vigoureuses et florifères. La taille s'effectue de la même manière que pour les arbustes à tiges décoratives. Afin d'obtenir la quintessence de ces arbustes, il est nécessaire de bien les fertiliser avec un engrais pour jardin d'ornement : buddleia, hydrangea paniculata, céanothus, caryopteris,...

Harold Grandjean

Tailler les arbustes de printemps ?

Il ne faut pas oublier qu’un grand nombre d’arbuste à fleurs : Forsythia, Deutzia, Groseilliers à fleurs, Weigelia, Lilas fleurissent directement sur les pousses d’un an. La taille réalisée après le flétrissement des fleurs (à partir de fin mai) permet de limiter leur développement excessif et surtout d’assurer l’apparition de nouveaux rameaux.

On enlève la partie supérieure des tiges ayant fleuri et on raccourcit les branches plus anciennes de ¼ de leur longueur. Cette taille induit l’apparition de jeunes pousses au pied de l’arbuste ainsi que sur les branches plus anciennes.

La taille LORETTE en

pommier et poirier.

 

L’ébourgeonnage :

Cette opération consiste à enlever les bourgeons dans le but de concentrer la sève sur d’autres parties où obtenir une distance convenable entre les productions.

Autant que possible, pratiquez cette opération en plusieurs fois (à partir du mois de mai) quand les bourgeons ont 5 cm, afin de ne pas apporter de troubles trop grands dans la végétation.

Débutez l’opération, sur les parties les plus vigoureuses de l’arbre. Un exemple bien précis est celui des formes palissées où de nombreuses branches se développent inutilement. Il s’agit de les éliminer dès le départ.

Après une forte ablation d’une branche, se développe autour du « plot » de la plaie, de nombreuses pousses inutiles, éliminez-les et maintenez 2 ou 3 pousses.

Trop souvent vous enlevez ces pousses lorsqu’elles se sont déjà développes en gourmands. Que de sève gaspillée.

L’ébourgeonnage se pratique systématiquement sur la vigne où 2 bourgeons seulement sont conservés par couronne. Le plus souvent ces bourgeons sont enlevés avec la main

Ne confondez par ébourgeonnage et pincement.

Le pincement :

Le pincement au-dessus d’une feuille consiste à enlever l’extrémité d’une pousse herbacée, en cours de croissance. Cette opération se pratique PLUS TARD que l’ébourgeonnage, on parle alors de TAILLE D’ETE.

L’arcure :

L’ARCURE est surtout à appliquer en basses –tiges cultivées en taille longue.

Vous courbez une branche bien formée (mais souple) en demi –cercle, en début de saison, l’extrémité est inclinée vers le sol et est tenue dans cette position au moyen d’une ligature (une corde).

Attention, si vous arquez une branche trop faible vous risquez un affaissement total. Soyez donc prudent ; il est inutile d’arquer des rameaux trop verticaux ou des gourmands (dit manches de brosse).

Le but de l’arcure est d’amener le rameau à former du bouton suite à un affaiblissement naturel.

Autre possibilité, lors de la formation d’un jeune arbre (par exemple, un cordon horizontal), vous avez recours à cette technique ; référez –vous au Schéma

 

Et orientez l’extrémité de la branche arquée et palissée verticalement.

Le palissage :

Palisser les arbres, c’est attacher les rameaux contre le treillage ou tout autre support. LE PALISSAGE se pratique au fur et à mesure des besoins (vous le pratiquez pour la vigne en serre chaque saison, depuis le début juin jusqu’en août –septembre.

C’est du reste, la végétation de l’arbre qui en détermine la nécessité. Lorsque vous palissez, n’attachez que des parties de rameaux suffisamment développées Cette pratique s’effectuera en plusieurs fois, ne palissez jamais en une seule fois. Il existe de nombreux types de ligatures : raphia, liens en plastique etc. Peut –être de l’osier (de plus en plus rare).

La taille Lorette :

Taille d’été à conseiller tout particulièrement pour formes palissées, mais aussi pour les formes basses –tiges à condition que celles –ci soient traitées en taille courte au cours de l’hiver.

Ce n’est pas le jardinier qui commande la façon de tailler, c’est l’arbre qui la réclame disait Monsieur de Lorette, professeur à l’Ecole d’Agriculture de Wagonville (France), vers les années 1910.

A partir du 15 juin, tous les bourgeons (pousses) à bois, qui ont la grosseur d’un crayon et qui commencent à se lignifier à leur base, seront enlevés sur empattement (schéma A), de façon à obtenir dans la suite le développement des yeux stipulaires (schéma B).

En juillet de même qu’en août –septembre, il faut rabattre sur empattement (schéma C), les nouvelles pousses qui auront atteint 25 ou 30 cm ; une brindille faible peut être maintenue et pincée par après sur 4 feuilles.

Pratiquez ces pincements à l’aide d’un greffoir bien tranchant ou au sécateur.

Les SOUS YEUX qui se développent à la base de ces productions vont se transformer en LAMBOURDES, BOUTONS à FRUITS et parfois et parfois en bourgeons à bois (schéma D), qui doivent être rabattus quand ils auront 25 ou 30 cm. A la base de ceux –ci se développeront des yeux stipulaires qui se transformeront aussi en butons à fruits.

Après LA FRUCTIFICATION, la bourse où le fruit était attaché, constitue une nouvelle production fruitière (schéma E). Sur cette bourse naîtront des lambourdes, dards et boutons et peut être des brindilles qui seront aussi taillées sur empattement.

Le schéma F représente une production fruitière (bourse rafraîchie).

En résumé on peut dire que c’est une taille très courte, sur empattement, qui permet à des sous –yeux de se transformer à fruits.

Cette technique nécessite beaucoup d’observation.

Le fruit ainsi obtenu se trouve très près de la charpentière. Il me paraît sage de tester cette technique sur des arbres peu productifs, afin de pouvoir obtenir suffisamment de boutons à fruits et ainsi assurer malgré tout une production.

 

 

Le chaulage

 

Tableau analytique pour la correction du PH
Quantité de chaux( en kg) nécesaire pour ramener le PH à 6,5 sur 100m² selon les types de sol.
PH Sabloneux Limoneux Argileux
4,5 45 55 80
5 35 40 70
5,5 25 30 50
6 12 15 25
Il ne faut pas essayer de modifier le PH plus d'une, et même 1/2 unité à la fois.
Ne dépassez jamais 25kg par are (100m²)
Faites plutôt plusieurs applications à 6 mois d'intervalle.
Vous pouvez recycler la cendre de bois, mais avec prudence car c'est une substance
au PH élevé (13) qui risque de brûler les plantes .
Il ne faut pas dépasser les 10kg à l'are.
Schema analytique de fertilisation standard pour le gazon.
Correction du taux d'acidité (PH)
Octobre - Mars Apport de chaux magnésiène 1kg à 1,5kg / 10m²
Fertilisation
Printemps Engrais équilibré 1 - 2kg/10m² pour les engrais orgenique.
Février-Mars ou plus fort en azote (N) 0,3 - 0,5 kg/10m² pour les engrais chimiques.
Eté Engrais pour pelouses 0,5 -1kg/10m² pour les engrais organiques.
Juin-Juillet 0,2 - 0,5kg / 10m² pour les engrais chimiques.
Automne Engrais d'automne pour pelouses 0,5 - 0,7 kg / 10m² pour les engrais organiques.
Septembre-Octobre 0,2 - 0,3kg / 10m² pour les engrais chimiques.

Fraisier

 

Plante vivace à stolons, de petite taille, à fleurs blanches. La Fraise des bois (Fragaria vesca L.), que l'on rencontre à l'état sauvage dans les endroits frais et ombragés, est à l'origine de très nombreuses espèces cultivées, par sélection et hybridation.
- Les principaux producteurs européens sont l'Espagne, l'Italie et la France.
- Les fruits (fraises) rouges, portant de petits akènes proviennent du développement du réceptacle floral. Ils sont consommés frais ou transformés.
- Pour les cultures commerciales, on préfère les variétés précoces, plus productives, résistant bien aux maladies et se conservant bien (meilleure tenue).
- La multiplication se fait par semis ou par voie végétative (marcottage, éclatement des souches, micro propagation). Les hampes florales qui apparaissent quelques semaines après la plantation doivent être coupées ainsi que les stolons. La culture se fait souvent sous abris plastique.
- L'essentiel de la récolte s'effectue en mai-juin ; elle se fait manuellement. Les fruits récoltés sont rapidement mis au frais : ils sont fragiles et supportent mal les manipulations.
- Maladies : les plus graves sont les viroses, la Verticilliose, le Botrytis, l'Anthracnose (Colletotrichum fragariae) et le Phytophthora.
- Principaux ravageurs européens : de nombreux ravageurs s'attaquent aux Fraisiers, de façon locale mais souvent spectaculaire.
L'Otiorynque méridional, O. meridionalis, Col., Curculionidae, les larves de Hanneton commun (Melolontha melolontha), la Petite Hépiale du houblon (Korscheltellus lupulinus) ainsi que plusieurs espèces de Nématodes attaquent les racines et le collet, tel que l'Anguillule du fraisier et des fougères (Aphelencoides fragariae).
Le Tétranyque tisserand (Tetranychus urticae), le Puceron vert du fraisier (Aphis forbesi) et le Puceron jaune du fraisier (Chaetosiphon fragaefolii) attaquent les feuilles ainsi que le (Phytonemus pallidus).
L'Anguillule des céréales et des bulbes (Ditylenchus dipsaci) entraîne des déformations des feuilles et l'atrophie des organes floraux. Enfin, la Petite Limace grise (Deroceras reticulatum) dévore la pulpe des fruits.

L’entretien d’une fraisière

Nettoyage de fin d’hiver :

Dés la fin de l’hiver il faudra débarrasser les plantes de leurs vieilles feuilles, qui peuvent héberger différentes maladies. On peut faire ce travail à la main, ou à la brosse. On désherbera aussi les trous de plantation et les sentiers.

Fumure complémentaire :

Une fumure de fond avait été apportée avant la plantation. Il peut être utile d’apporter un peu d’azote en fin d’hiver, sous forme de nitrate d’ammoniaque : 1 à 2 kg par are (la dose la plus élevée si l’hiver a été pluvieux). En pratique on verse 2 à 4 grammes d’engrais dan chaque trou de plantation.

Traitement contre les champignons du sol :

Le traitement par arrosage préconisé après plantation sera répété en fin d’hiver : ¼ L. d’eau par plante, contenant 4 gr matière active de Carbendazime à l’are

Paillage :

L’épandage d’une mince couche de paille sur toute la parcelle permettra d’éviter aux fruits d’être salis par de la terre et infectés par des maladies. La paille sera posée après la floraison, au moment ou les hampes florales s’affaissent sous le poids des jeunes fruits. Posée trop tôt, elle risque d’augmenter l’incidence du gel printanier. On doit utiliser de la paille longue, propre et non moisie, exempte de mauvaises herbes. La paille hachée a tendance à se déplacer sous l’effet du vent. Il faut prévoir au moins 15 à 20 kg à l’are si les fraisiers sont cultivés sur plastique noir, et d’avantage sur un sol nu.

Irrigation :

En raison de son enracinement superficiel, et surtout s’il est cultivé sur buttes, le fraisier peut souffrir au printemps d’un manque d’eau temporaire. Il faut veiller à ce que le sol reste constamment humide. L’arrosage par aspersion n’est pas recommandée car cette technique augmente l’incidence des maladies plus un gaspillage d’eau. Sur sol plat le système idéal, et peu coûteux, est l’emploi d’une gaine suintante placée entre les lignes (sous le plastique), elles débitent en général 4 à 5 l. d’eau par mètre courant, par h. sous une pression de 1 bar.

Protection phytosanitaire :

Les principaux problèmes sanitaires auxquels le producteur amateur de fraises peut être confronté entre la reprise de la végétation et la récolte sont la pourriture grise, l’oïdium, les pucerons, le coupe-boutons, les trips et les limaces.

La pourriture grise :

BOTRYTIS CINERA =(sclerotinia fuckeliana).

Ce champignon provoque la pourriture des fruits, mais aussi des pétioles et des pédoncules. Il est lié à des conditions humides prolongées. La période la plus critique se situe pendant et après la floraison, jusqu’à la récolte. La lutte chimique doit être faite préventivement : avant – pendant – après la floraison. Dans ces conditions les fraisiers seront exempts d’infections jusqu’à la fin de la récolte. Mais des orages violents accompagnés de grêle peuvent être la cause d’attaques importantes de pourriture grise. Dans les cultures de fraisiers remontants, ce phénomène est plus courant que chez les fraisiers de juin. On traitera préventivement au captan

Une fois que la maladies est installée, il faut absolument éliminer et détruire les fruits pourris, hors de la parcelle, = source grave pour des contaminations ultérieures. Une parcelle plantée à trop haute densité ou ayant reçu trop d’azote (par un engrais chimique minéral, ou par un apport trop abondant de fumure organique, sera beaucoup plus sensible à la pourriture grise. L’emploi de paille moisie est un autre facteur aggravant.

Oïdium :

SPAERROTHECA MACULARIS = S. HUMULI = OÏDIUM FRAGARIAE.

Les feuilles infectées présentent, surtout à la face supérieure, des zones couverts d’un duvet blanc. Ensuite les folioles se déforment en cuiller et elles rougissent. Les pédoncules, les pétioles, les filets, les fleurs et les fruits peuvent également être infectés. Ce champignon se développe principalement par temps chaud (25°C) et sec, après des nuits fraîches et une abondante rosée. Les attaques peuvent être les plus graves sous un tunnel plastique mal aéré. On traite préventivement, dés avant la floraison , et après celle-ci au soufre.

Les Thrips :

FRANKLINIELLA OCCIDENTALIS et THRIPS TABACI.

Ils occasionnent d’année en année des dégâts de plus en plus importants par avortement des fleurs, surtout sur les variétés remontantes et les cultures retardées. La lutte est difficile en raison de la résistance de ces insectes à de nombreux produits, et de leur fortes pullulations (nombreuses générations). On traitera au phosalone.

Le coupe-boutons :

ANTHONMUS RUBI .

C’est un petit charançon brun-noir de 3 mm ; la femelle pond ses œufs un par un dans les fleurs puis elle cisaille partiellement le pédoncule : la fleur avorte et la larve s’y développe. Une seule femelle peut pondre jusqu’à 50 œufs. Cet insecte s’attaque aussi aux fleurs du framboisier. L’hanthonome est généralement présent en foyers : la lutte n’est nécessaire que si des dégâts ont été observés les années antérieures. On traitera au Bifenthrin.

Les pucerons :

APHIS FABAE, MYZUS ASCALONICUS.

Plusieurs espèces de pucerons peuvent attaquer les fraisiers : on interviendra dés leur apparition, avec un produit spécifique. (Lambda-cyhalothrine). Suivre les instructions du fabricant.

Les limaces :

AGRIOLIMAX AGRESTIS.

Après la floraison, avant la pose de la paille, on devra épandre des granulés anti-limace (Métaldéhyde ou phosphate de fer).

 

En résumé on peut conseiller le schéma de traitement suivant :

1. Juste avant la floraison : Anti-Botrytis. (captan).

2. Mi-floraison : Anti-Botrytis. (captan).

3. Juste après floraison : Anti-Botrytis plus Anti-Oïdium (soufre) plus Anti-limaces . (Métaldéhyde ou phosphate de fer).

4. Après grêle ou fraisiers remontants : Anti-Botrytis (captan et attention au délais).

5. Contre les thrips : un produit spécifique. (phosalone).

6. Contre les pucerons : Contre les thrips : un produit spécifique. (Lambda-cyhalothrine).

 

DIFFERENT MODE DE CULTURE DU FRAISIER DANS UN JARDIN

Dans son jardin, l'horticulteur amateur souhaite récolter des fraises pendant la période la plus longue possible. Pour cela deux stratégies s'offrent a lui : en premier lieu, choisir une gamme de variétés précoces, de saison, tardives, bifères et remontantes. En second lieu, adopter différents schémas de culture.

On ne peut que regretter que la première option ne soit plus réalisable actuellement puisque les plants certifies de fraisiers vendus dans le commerce n'appartiennent qu'a quelques variétés « professionnelles » : principalement Elsanta et Darselect pour la production de printemps, Selva et Mara des Bois comme variétés remontantes.

Reste la seconde option : utiliser les variétés actuelles et recourir a différentes techniques afin de hâter ou de retarder la récolte. Ainsi il est possible d'obtenir dans son jardin une production continue de fraises d'avril à octobre. Les schémas n°1 et n°9 vont réclamer le plus de soins et de dépenses. Par contre, il est beaucoup plus facile d'assurer une production continue de fraises de mai à septembre.

1. CULTURE HATEE EN POTS

Cette culture se pratique en pots plastiques de 5 litres ou de 7 litres qui doivent avoir de préférence un rebord arrondi. Au début du mois d'août, on y plante 3 (pots de 5 litres) ou 4 (pots de 7 litres) fraisiers, dans un terreau de bonne qualité c'est-dire suffisamment riche et poreux qui retiendra l'eau mais permettra le drainage de l'excès. Un terreau compose pour les géraniums convient parfaitement. On y ajoute un peu d'engrais compose N-P-K « spécial fraisiers » ou un engrais a libération lente « 3 mois ». Il faut éviter un excès d'engrais ou des engrais « 6 mois » : cela risque de perturber l'entrée en dormance des plants et d'occasionner des dégâts par le froid hivernal. Pour cette culture, on choisira une variété de juin, hâtive et de bonne qualité comme Darselect, Lambada, Gariguette ou Elsanta. La variete très précoce Primella convient particulièrement bien pour ce cycle cultural mais il est difficile de s'en procurer des plants actuellement. On installe les pots sur un film plastique ou sur une surface dure pour éviter le développement de racines hors des trous de drainage et on choisit un emplacement abrite du soleil de 13h a 15h. Pendant l'été et l'automne, les pots reçoivent des soins classiques : arrosages, désherbages, coupe des filets, ...

Si l'on remarque des dégâts au feuillage (feuilles rongées ou trouées), il s'agit d'attaques de chenilles que l'on combattra avec un insecticide approprie.

Les pots sont hivernes en place : il est prudent de les protéger du gel en les couvrant d'un voile en polypropylène 30g/m2. Un emplacement abrite des vents du Nord et de l'Est est recommandé.

On pourra commencer le forçage en janvier : les plantes auront alors reçu une dose de froid suffisante pour lever leur dormance. On rentre les pots dans la serre ou la veranda. Les premiers jours, il faut éviter des températures supérieures à 10- 12°C qui donneraient un choc aux plantes : la végétation doit reprendre progressivement.

On arrosera selon nécessite (on ajoute a l'eau un engrais liquide pour plantes d'appartement). Une fois que des nouvelles feuilles apparaissent, on peut augmenter la température graduellement jusqu'à 20°C le jour, un peu moins la nuit. Il faut absolument aérer si la température dépasse 20°C et si l'hygrométrie de l'air est trop élevée. Dans ces conditions, les jeunes feuilles seraient rapidement infectées.

En fonction des conditions de température et de luminosité, les premières fleurs s'épanouiront 5 à 6 semaines âpres le début du forçage.

Faute d'insectes butineurs, il faudra alors les poloniser : à l'heure la plus chaude du jour et après avoir aéré pour diminuer l'hygrométrie de l'air, on passe un pinceau a aquarelle sur les &amines puis sur les pistils des fleurs épanouies. II est conseille de recommencer l'opération plusieurs fois de suite sur chaque fleur.

De la floraison a la maturité, il s'écoule environ 5 semaines, en fonction de la température et de la luminosité. Pendant cette période, les arrosages fertilisants doivent être minutieux : c'est en cela que les « doigts verts » experts révéleront tout leur savoir-faire !

Apres la récolte, les plantes peuvent être replantées en pleine terre dans des trous correspondant au volume des pots : ils donneront une production de plein air au printemps suivant.

2. TUNNELS EN PLASTIQUE DE 5 METRES

On trouve dans le commerce différents modèles de tunnels plastiques dont les arceaux ont une largeur qui va de 4,5 à 5,5m. Avec une largeur de 4,5 a 5m, on couvrira 3 doubles rangs de fraisiers. Si la largeur atteint 5,5m, on peut envisager 4 doubles rangs plantes un peu plus serres (a 1,25m d'axe en axe). C'est l'abri qui offre le meilleur rapport prix/ performance.

La pose se fait en février. On utilise du plastique de 8m de large (EVA 0,10 a 0,18mm) qui sera tenu en place par des ficelles attachées à la base des arceaux. Aux extrémités on fixe le plastique aux arceaux par des clips et on installe des pignons qui doivent comporter une grande ouverture (porte ou rideau). Ainsi l'aération sera suffisante par simple ouverture des portes. Il faudra veiller à éviter des températures supérieures à 25°C et à faire disparaitre rapidement la rosée en fin de nuit. Si possible, il faut orienter le tunnel selon un axe Nord-Sud.

En cas de gel nocturne, il faut entrouvrir le tunnel pour éviter le phénomène d'inversion thermique (température plus basse dans le tunnel qu'a l'extérieur) et couvrir les plantes d'un polypropylène non tisse. II est indispensable de placer dans chaque double rang une gaine d'arrosage (T-Tape).

Dans ces abris, la production de fraises peut commencer un mois plus tôt qu'en plein air (en fonction du climat et du type de plastique). Lorsqu'elle est terminée, on arrache les fraisiers et on peut installer dans le tunnel une culture de tomates, poivrons, concombres ou melons par exemple.

3. CLOCHES ANGLAISES

Ces mini-serres en verre, très habilement conçues, ont été diffusées des les années 1950. Chaque cloche comporte 4 vitres : 2 en piédroit et 2 en toiture, posées sur un arceau et tenues par 2 crochets et un ressort. L'ensemble fait environ 65cm de longueur et de largeur. En février, on installe les cloches l'une à cote de l'autre sur des rangs simples de fraisiers : elles sont trop étroites pour couvrir des doubles rangs. On ferme les extrémités avec une vitre, verticale. Selon le modèle, la hauteur des piédroits est variable. Certains sont un peu trop bas pour les variétés actuelles de fraisiers, à forte végétation. Jusqu'à la floraison, on laisse toutes les cloches en place. Les interstices entre les vitres assurent une ventilation suffisante. Ensuite, et en fonction de la température, on enlève pendant la journée les vitres d'extrémité et une cloche sur 4 ou 5 afin de laisser les insectes butineurs jouer leur rôle. Le gain de précocité est le même qu'avec des petits tunnels : de l'ordre de 10 jours et un peu plus si le printemps est très défavorable.

En cas de gel printanier, les cloches en verre assurent une meilleure protection que les tunnels plastiques.

4. PETITS TUNNELS EN PLASTIQUE

Les tunnels « Nantais » que l'on a aussi appelés « Chenilles » sont poses en février sur des doubles lignes de fraisiers: On installe des arceaux métalliques de 80cm de largeur et 70cm de hauteur que l'on plante dans le sol jusqu'au niveau des deux boucles qui serviront a lier les ficelles de maintien du plastique. Puis on &route et on tend le plastique (EVA 0,10mm de 1,20m de largeur). On le fixe à un piquet a chaque extrémité en le rassemblant en une « marotte » et on place à chaque arceau la ficelle qui maintient le plastique en place.

Ces petits tunnels demandent une surveillance constante et beaucoup de travail d'ouverture et de fermeture. En effet, le soleil pro-vogue un échauffement trop important de l'air si le tunnel reste ferme avec pour conséquence de graves brulures du feuillage et des fraises.

Les petits tunnels procurent un gain de précocité de 10 jours environ, en comparaison avec le plein air.

5. VOILES DE FORCAGE

Le polyéthylène perfore (épaisseur 50 microns, 4 a 5 % de trous) et le polypropylène non tisse (Agryl, Lutrasil... 17 g/m2) peuvent être utilises en hiver pour protéger les plants de fraisiers contre le froid. Laisses en place en fin d'hiver, ils assurent une reprise de végétation un peu plus précoce qu'en plein air. L'avance de végétation se maintiendra jusqu'a la récolte.

La couverture doit être retirée des le début de la floraison afin de permettre une fécondation des fleurs par les insectes butineurs. On ne replacera la couverture que si du gel est annonce ou s'il y a risque d'intempéries graves : fortes pluies, grêle.

En pratique, on enterre la couverture sur un grand côte de la parcelle et on la maintient en place sur les trois autres cotes avec des sacs de sable ou des broches.

Le polypropylène coute un peu plus cher que le polyéthylène et, comme il est plus fragile, il faut le manipuler avec précautions pour éviter de le déchirer. Par contre, comme il est plus léger, occasionne moins de dégâts aux plantes par battement de la bâche sous l'effet du vent.

Avec ce système très simple à mettre en œuvre et bon marche, on peut escompter un gain de précocité de l'ordre d'une semaine par rapport au plein air.

6. CULTURE DE PLEIN AIR

Vient ensuite la production de plein air des variétés « de juin » plantées en août de l'année précédente. Pour obtenir une production plus tardive, on peut soit utiliser des variétés remontantes dans leur cycle normal de culture, soit des variétés de juin en culture retardée ou programmée.

7. CULTURE DES FRAISIERS REMONTANTS

On peut obtenir une production plus tardive de fraises en cultivant des variétés remontantes comme Selva, Evita, Seascape ou Mara des Bois par exemple. Classiquement, on plante des plants frais à la fin de rate de l'année précédente ou encore des plants frigo au début d'avril de l'année même. On enlève les premières fleurs en au-moins deux passages successifs afin de favoriser le développement des plants en vue de la production d'automne. La production peut se maintenir jusqu'en octobre, en fonction de la variete et des conditions climatiques. A ce moment, il est intéressant de protéger la culture des intempéries par un voile de polypropylène. Pour donner de bons résultats, la culture des fraisiers remontants demande beaucoup d'attention pendant Pete dans la conduite des arrosages et dans la protection phytosanitaire. Selva est la variete remontante la plus cultivée à cause du bon calibre et de la fermeté de ses fruits ainsi que de sa longue période de production (jusqu'd 3 mois) et de son rendement assez constant pendant cette période. Cependant la qualité gustative des fraises est décevante : faible acidité, peu de sucre, peu d'arôme. Dans le groupe des fraisiers remontants, la variete française Mara des Bois présente des caractéristiques nettement différentes de toutes les autres : les fruits sont plus petits (en moyenne 14 grammes) mais leur qualité gustative est excellente si la récolte se fait à pleine maturité. Pour obtenir un calibre satisfaisant, il faut enlever les hampes florales, après qu'elles aient donne les fruits les plus gros, des que l'on voit que les fruits restants seront trop petits, sinon les plantes s'épuisent rapidement. Cette opération représente un travail important. La production de Mara des Bois arrive plus tôt que celle des autres variétés remontantes. Il y a un pic important de production fin juillet et début août alors que les autres variétés remontantes ont une production plus régulièrement repartie sur une période plus longue.

8. CULTURE RETARDEE DES VARIETES DE JUIN

Il existe un « trou » entre la fin de production des variétés de juin et le début de production des variétés remontantes. Pour combler ce « trou », on peut utiliser l'artifice suivant : sur une parcelle d'une variete tardive de juin plantée classiquement en août, on place en hiver une épaisse couche de paille (15 à 20 cm). En fin d'hiver et au début du printemps, par son effet isolant, la paille retardera la reprise de vegetation des fraisiers. On l'enlève vers la mi-mai et on obtiendra une récolte retardée.

9. CULTURE PROGRAMMEE DE VARIETES DE JUIN

Nous avons dit que les variétés classiques de fraisiers remontants manquent de gout et que Mara des Bois demande beaucoup de travail si on veut obtenir des fruits de calibre satisfaisant. Il est possible de produire des fraises dans le courant de Pete en utilisant des plants-frigo de variétés de juin (Elsanta ou Darselect par exemple). En plantant, dans la première moitie de mai, des plants pépinière-frigo, on obtiendra une production dans la seconde moitie de juillet. On peut aussi planter un peu plus tard (début juin) des plants-frigo A+ : ils produiront vers la mi-août. Pour ces cultures, la reprise des plants est délicate : ils demandent beaucoup de soins dans les arrosages. Pour la deuxième culture, on préférera des plants-frigo A+ parce qu'ils sont plus petits que des plants pépinière-frigo : leur reprise sera meilleure mais leur rendement est moindre. Ces plants peuvent rester en place pour une production normale en juin de l'année suivante. Il faudra bien les protéger du gel pendant l'hiver car ils y sont plus sensibles.

 

Endive de Bruxelles

Chicon / chicorées sauvages.

Cichorium endivia L. (Asteraceae).
En: Endive ; De: Winterendivie ; Es: Endibia ; It: Indivia ; Pt: Endivia.
Syn: Chicorée de Bruxelles, Chicorée de Belgique, Witloof.
- Plante bisannuelle à feuilles allongées et à racine pivotante. De la famille des Composées. Elle se distingue par ses fleurs bleues, comme le bleuet. 2 Grandes espèces :

La Cichorium endivia L. (Asteraceae) = mieux connue en scaroles et frisées.

La chicorum intybus = connues sous le nom des chicorées sauvages. Elles sont vivaces et se composent en : Chicorées amères = chicorées à café et barbe-de-capucin .

Chicorées améliorées de pleine terre (Pain de sucre ; rouges de Véronne et les Trévises….) et celles à forcer (Chicon ou witloof)

On consomme le chicon, pomme de feuilles obtenu après forçage, cru ou cuit.
- Les principaux pays producteurs européens sont la France, la Belgique et les Pays-Bas.

 

EXIGENCES :

Emplacement bien orienté. Sol bien travaillé. Pas de fumier. Exigent en potasse (Patenkali : 4 kg / are. Un taux de PH élevé (5.5 à 6.75). Sinon corriger avec de la chaux agricole (magnésienne), dolomie : 6 kg à l’are ; maerl : 10 kg à l’are. Cendres de bois 1 à 2 kg à l’are.

Dates et conditions de semis

- Choix des semences: pour les chicons cela dépend essentiellement de l’endroit de forçage. Pour les Trévises ou les Véronnes dépend de la température de la région et de l’hiver.

- Le semis a lieu au printemps.

Chicon : après le 15 mai, voir le 25 mai. Un sol chaud : 12°C . Le gel sur de jeunes pousses peut provoquer une montée en semences. On sème entre-lignes : 30 cm. Dans la ligne 12 – 15 Cm.. Eclaircir à 4/5 feuilles. Ne pas repiquer.

3 Types de chicon :

1- Le tout venant, pour forçage en pleine terre à l’extérieur à une T 7 à 8 °C.

2- Pour forçage en cave (alba ) à forcer à 12 / 14°C.

3- Pour forçage rapide (les Zoom) à forcer en hydro-culture à 18° C ; ou forçage en terre. Elle convient pour tous types de forçages.

Le pain de sucre : soit semis en juin : pour récolter automne – hiver (résiste à de faibles gelées) Soit semé en août : pour récolter au printemps.

Les rouges : semer en juin pour les Trévises ; et en août pour les Véronnes. Sans gelées les Véronnes ne pomment pas. Laisser en place jusqu’après l’hiver. Abriter contre l’excès d’eau qui peut rentrer dans la pomme et faire pourrir la pomme.

Les trévises (Castelianco), laisser en place, couper les feuilles à 3 cm et elles pomment avant l’hiver. La pomme est moins serrés que la Véronne .

La barbe de Capucin se sème juin – juillet. On les force avec un bout de racine de 4 cm. Sans terre sur le collet et une obscurité intense.

Les scaroles et endives doivent être semés dans un sol chaud (25°C) pour éviter la montée en semence. D’ou la date de St Jean (24/06). On peut éviter la montaison : avec des graines de qualité la germination se fait en 4 – 5 jours. Semer par temps chaud et pas d’arrêt de végétation. Ne pas repiquer.

En chicon, avant les premières gelées hivernales, les plantes sont arrachées, tubérisé les racines pendant 10 jours sur le sol, parfois en tas empiles avec les feuilles à l’extérieur. Après couper les racines (><) 2 à 4 cm maximum à l'extrémité (+-) 18 cm de long et les feuilles environ 2 cm au-dessus du collet. Les plants sont alors repiqués à l'obscurité, dans des forceries, dans un sol chauffé et recouvert. Le chicon, constitué de feuilles blanches et serrées, s'y développe.
. S’y apparente le pissenlit.


- Maladies:

Les contaminations ont souvent lieu en plein champ. La maladie la plus fréquente est la pourriture du collet, favorisée par un PH trop bas et trop de matières organiques dans le sol.

Oïdium

Identification
Aspects macroscopiques visibles à l’œil nu. Loupe binoculaire et microscope optique.
Isolement impossible : parasite strict.

Description
Taches jaunies sur la face supérieure des feuilles adultes ; feutrage blanc poudreux à la face inférieure, en correspondance des taches. Les parties atteintes brunissent ultérieurement, se dessèchent et se déchirent facilement. Souvent les feuilles attaquées perdent de leur consistance et le limbe peut se replier vers le haut. Le déclin progressif de l'appareil aérien comporte un rabougrissement des capitules ou leur flétrissement.

Biologie
En général ce champignon se rencontre dans sa forme imparfaite Oidiopsis taurica . Contrairement à la plupart des Erysiphacées qui vivent en surface de l'hôte, le mycélium se développe aussi dans les tissus parenchymateux intérieurs de la feuille. La sporulation blanche poudreuse est constituée de longs conidiophores portant au sommet les conidies : celles-ci, produites en abondance, disséminent la maladie.
La conservation de l'agent pathogène peut se faire soit sous forme de mycélium, soit au moyen de périthèces à l'intérieur desquels se forment les asques contenant chacune deux ascospores. Les périthèces peuvent apparaître à la fin de l'été, seulement si les conditions sont défavorables à la croissance du mycélium.

Epidémiologie
La maladie apparaît surtout au cours des mois d'automne (mais déjà à la fin de l'été dans les cultures très précoces) et au printemps si les températures se situent au-dessus de 10 C. avec une humidité relative très élevée.

Traitement
Traitements répétés chaque semaine ou quinzaine avec des anti-oïdium spécifiques à partir de l'apparition des premiers symptômes jusqu'à ce que les basses températures empêchent de nouvelles infections.

L’oïdium (Erysiphe cichoracearum), un traitement au soufre s’impose.

Confusion possible
les symptômes du mildiou dus à Bremia lactucae .

Pourriture bactérienne des racines.

Identification, Description, Biologie, Epidémiologie, Traitement,

Maladie détectable par ses aspects macroscopiques.
La bactérie peut être isolée et cultivée sur milieu nutritif artificiel. Caractères morphologiques, culturaux et biochimiques spécifiques à l'agent pathogène.

Description
Cette maladie intéresse surtout les cultures pluriannuelles. L'appareil aérien des plantes atteintes montre un flétrissement et un dessèchement progressifs à partir des feuilles extérieures.
L'appareil racina ire et le collet sont le siège d'une pourriture qui commence avec des brunissements de la moelle et aboutit à la désagrégation totale des tissus ; ces derniers exhalent une odeur pestilentielle.
Au fur et à mesure de l'extension de l'épidémie, la parcelle présente de grandes zones dépourvues de plantes.

Biologie
Cette espèce cosmopolite peut survivre dans le sol soit sous forme libre, soit sur les débris marcescents de plantes atteintes, soit encore dans les de plusieurs insectes.
L'infection se fait par blessures. Après une phase de multiplication dans les tissus parenchymateux ou les espaces intercellulaires, la bactérie produit des enzymes pectolytiques et, en moindre mesure, cellulolytiques : les premiers causent la rupture de la lamelle moyenne et par conséquent la désagrégation des tissus et des organes (pourriture molle). Sur ceux-ci s'installent aussi d'autres micro-organismes protéolytiques, responsables de l'odeur pestilentielle.

Epidémiologie
L'eau d'irrigation constitue le principal véhicule de dissémination de plante à plante et d'une parcelle à l'autre. La maladie sévit surtout dans les terrains lourds, asphyxiques ou très riches en humus, et se manifeste surtout au cours des mois chauds (d'août à octobre), avec un optimum de développement de l'agent pathogène aux températures de 30 à 35 C.

Traitement :

La pourriture bactérienne : est à traiter au Hydroxyde de cuivre (CU). Les conditions de forçage favorisent le développement de différentes pourritures (Sclérotiniose, Phoma, Bactérioses).
.
Rotations appropriées pour éviter le retour trop fréquent de la culture sur la même parcelle (rotation biennale au maximum).
Emploi d’œilletons sains, provenant de plantations non infectées, ou mieux, désinfectés avec des produits cupriques.

Pourriture blanche.

Identification
Sclérotes et mycélium sont visibles à l’œil nu.
Le champignon peut être isolé et cultivé sur milieu nutritif artificiel.

Description
Flétrissement des feuilles extérieures qui jaunissent, se couchent sur le sol et enfin se dessèchent. Puis les feuilles intérieures et celles, plus jeunes du cœur, se ratatinent et se dessèchent.
Au niveau du collet, on voit une pourriture de la partie basale des pétioles et des tissus de la souche. Cette pourriture peut descendre dans l'appareil racina ire.
Un mycélium dense, blanc, apparaît à la surface des parties atteintes, et rapidement de gros sclérotes noirs se forment, même dans les tissus médullaires en voie de destruction. A la suite de la mort de la tige principale, la plante émet des rejets qui meurent à leur tour et ainsi de suite jusqu'à épuisement des bourgeons, de sorte que les cultures paraissent constituées de plantes d'âges différents et montrent des zones plus ou moins étendues de sol nu.

Biologie
Le champignon peut survivre pendant plusieurs années dans le sol, sous forme mycélienne saprophyte, ou sous forme de sclérotes. En conditions favorables, ceux-ci germent pour donner des apothécies dans lesquelles se forment des asques libératrices d'ascospores. Ces dernières sont à l'origine des infections primaires. D'autres infections peuvent également prendre naissance à partir du mycélium du sol.

Epidémiologie
Les attaques sont favorisées par des températures relativement élevées (22 à 25 C.) et de fortes hygrométries (80 p. cent (d'humidité relative) et sont plus fréquentes dans des sols meubles et riches en matières organiques.

Traitement
Pratiquer des rotations appropriées.
Enlever et détruire les débris végétaux de cultures atteintes.
Eviter de forcer la culture par une fumure azotée trop forte, des buttages anticipés et des irrigations trop fréquentes.
Traiter le collet si nécessaire avec des produits à base d’Iprodione.

Principaux ravageurs européens :

Les principaux dégâts ont lieu lors de la culture en plein champ.

La Noctuelle ipsilon : attaquent les racines. Agrotis ipsilon (Hufnagel)
Agrotis ypsilon (Rottemberg), Lycophotia ipsilon, Scotia ipsilon

Insecta, Lepidoptera, Noctuidae .

Description
- Adulte : 45 mm d'envergure, ailes antérieures marron avec une zone plus claire sur le quart apical. Chacune porte une tache claire uniforme se prolongeant par un triangle effilé noir. Les ailes postérieures sont beige très pâle.
- Larve : 45 mm, de couleur grise avec, sur chaque segment, 4 points noirs disposés en trapèze. La tête est brun jaunâtre.

Biologie
- Plantes-hôtes : les chenilles peuvent attaquer un très grand nombre d'espèces végétales cultivées : Pomme de terre, céréales, Tabac, Maïs, Betterave, Asperge, Oignon, Laitue, Chicorée, Tomate, etc.
- Adulte : les papillons sont nocturnes et peuvent effectuer dans l'année des déplacements importants. Au printemps, l'espèce migre vers le nord et se raréfie en Afrique et dans les régions méditerranéennes chaudes ; elle se regroupera dans les territoires qu'elle a fui momentanément en effectuant un mouvement inverse en automne. Ces migrations concernent plusieurs générations. Cette Noctuelle disparaît quasi totalement en hiver.
- Oeuf : les femelles pondent 1 500 oeufs par paquets de 10 à 15, de préférence dans les zones les plus humides et récemment travaillées pour les semis ou les plantations printanières. L'évolution embryonnaire dure 4 à 5 jours.
- Larve : la chenille s'alimente la nuit : elle ronge les feuilles, les pétioles et le collet des plantes pendant le jour, elle se dissimule. La croissance larvaire dure 45 à 60 jours au printemps.
- Nymphe : la larve se nymphose dans le sol.

Cycle de vie
- 1 à 2 générations dans le Nord de l'Europe et de la France.
- De fin mars à début mai, les adultes apparaissent au sud, en particulier sur le littoral méditerranéen. Les femelles sexuellement mûres pondent et la population issue de ces pontes peut être très nuisible. Les adultes de cette génération poursuivent la migration vers le nord. De fin juillet en septembre, une migration nord-sud des adultes s'établit. Quelques pontes peuvent alors être déposées dans le Sud du pays.

Dégâts
En cas d'invasion d'un champ par les femelles d'un vol de migration, suivie d'une ponte importante, la récolte peut se trouver totalement anéantie par la pullulation imprévisible des chenilles.

Mouches mineuses : Agromyza spp. Insecta, Diptera, Agromyzidae

Description

- Adultes : jusqu'à 2 mm de longueur, petites mouches de couleur grise ou brune, au corps trapu, nettement divisé en 3 parties, souvent d'un brillant métallique et orné de motifs jaunes. Dans le cas où la femelle possède un oviscapte, celui-ci est pourvu de râpes et de dents.
Afin de la différencier d'autres formes identiques, on peut noter les caractéristiques suivantes : dans le genre Agromyza, le mâle, comme la femelle, possède 6 segments abdominaux, et sur la tête 2 soies repliés vers l'avant. Les antennes sont courtes et leurs articles sont inégaux.
- Larve : asticot de couleur blanche à ivoire.
- Oeuf : les oeufs se trouvent souvent en bordure des feuilles dans des logettes, quand les femelles possèdent un oviscapte. Dans le cas contraire, ils sont pondus sur la face inférieure des feuilles ou sur la gaine foliaire.
- Nymphe : pupe ou nymphe libre..

Biologie


- Larve : les asticots creusent des mines caractéristiques, dans lesquelles les excréments sont le plus souvent sur le bord. Toutes les espèces sont phytophages et beaucoup sont monophages.
Les espèces suivantes apparaissent principalement sur les céréales : A. ambigua (Fallen) sur le Blé; A. albipennis (Meigen), A. megalopsis (Her.) et A. nigrella (Rond.) sur le Seigle.
- Nymphe : la nymphose a lieu soit dans le sol soit dans la mine.

Cycle de vie


- Le plus souvent une seule génération par an ; parfois, plusieurs générations par an.
- L'hibernation a lieu le plus souvent à l'état nymphal.
- Le mode de vie est encore peu connu.

Dégâts


- Le plus souvent, les mines affectent les feuilles supérieures des Graminées (dont les céréales), où elles se présentent sous forme de longues ampoules pyriformes, la pointe à l'extrémité de la feuille. Les dégâts ont rarement une signification économique.

Traitement :

On pulvérise au Cypromazine

Remarque
En présence d'espèces qui effectuent leur nymphose dans le sol, il est conseillé de labourer profondément après la récolte. Une fumure de couverture peut réduire l'incidence des ravages.

Petite limace grise, Loche

Deroceras reticulatum (Müller) Agriolimax reticulatum Mollusca, Gastropoda, Limacidae .

Description


- Adulte : crête médiodorsale rejoignant le bouclier et pneumostome postérieur sur le bouclier. Gris à beige, plus ou moins tacheté, clair. Mucus blanc laiteux..
- Oeufs : sphériques, blanc translucide, déposés par paquets de 20 à 50.
- Jeune : 4 à 5 mm, rose violacé.

Biologie


- Très polyphagie, elle attaque notamment la Betterave, les céréales, le Colza, le Tournesol, le Pois protéagineux, les Graminées fourragères, les légumineuses fourragères, le Maïs, la Carotte, l'Endive, le Fraisier, la Tomate, la Laitue, la Pomme de terre et le Tabac.
- Limace fréquente de la fin de l'été au printemps.
- Le temps nécessaire à l'acquisition de la maturité est de 3 à 4 mois et dépend de la température. Elle est peu sensible au froid, sauf lorsqu'il gèle. Elle est sensible à la sécheresse. Active la nuit, elle reste abritée le jour, sauf après une pluie. Le maximum de ponte a lieu en automne et au début de l'hiver.
- Oeuf : durée d'évolution, plus de 3 mois à 5°C, 15 à 20 jours à 20°C. Développement normal lorsque l'humidité du sol est comprise entre 40 et 80% et la température entre 5 et 20°C.

Dégâts


La Loche consomme les feuilles des végétaux entre les nervures, ce qui leur donne un aspect dentelé ou effiloché (Graminées). Elle creuse de petites loges dans les tubercules. Lorsque l'attaque est importante, les tiges sont coupées et consommées, les plantes disparaissent. Le stade le plus sensible est celui de la plantule : les cultures qui restent longtemps à ce stade (froid, sécheresse, présence d'une plante couverture) sont très vulnérables.
Disparition de nombreux semis de prairies : les légumineuses en septembre, les Graminées semées sous couvert au printemps ou en association normale à l'automne et le Colza.
Surveiller les plantes à la levée. Dans les prairies temporaires, les semis de printemps sous couvert sont souvent sensibles de mai à septembre, les semis d'automne, en sol nu, de septembre à mars.

Traitement 

traiter au phosphate de fer ou granulés de métaldehyde.

Campagnol des champs

Microtus arvalis (Pallas) Mammalia, Rodentia, Microtidae .

Description


- Adulte : corps trapu et arrondi, queue plus courte ou égale à la longueur du corps. Longueur tête + corps = 9 à 13 cm, queue = 3 à 4,5 cm, pied postérieur = 1,3 à 1,8 cm, oreille = 1,8 cm. Poids = 18 à 40 g.

Biologie


- Les plantes attaquées sont principalement les céréales, l'Artichaut, l'Endive, la Laitue et la Chicorée.
- Les effectifs suivent un cycle annuel auquel se superpose parfois un cycle de pullulation. Le cycle est minimal après l'hiver, croissant rapidement en mai-juin, et maximal en septembre-octobre. Un démarrage précoce de la reproduction au printemps et un niveau de population relativement élevé en fin d'hiver annoncent une pullulation.
- Cycle de pullulation en 4 phases : basse densité (2 à 3 ans ; 0 à 10 individus/ha) ; croissance (1 à 2 ans) ; forte densité (1 à 4 ans ; 1 200 individus/ha) ; déclin (1 à 2 ans).
- Durée de vie : 6 mois.
- Taux de reproduction élevé : 3 à 6 portées annuelles de 4 à 5 jeunes par femelle.
- Habitat: dans des terriers. Il creuse des galeries (diamètre = 3,5 cm) avec de nombreuses ouvertures béantes reliées en surface par des coulées où il dépose ses crottes.
- Se nourrit de plantes herbacées ou de graines prélevées à la surface du sol.

Dégâts


Sur les parties aériennes des céréales, luzernières, cultures porte-graines, prairies. En vergers, la base des troncs est rongée.
Vecteur potentiel de maladies à incidence humaine ou animale.

Destruction : au Diffenacoum.

Mulot sylvestre, Souris sauteuse

Apodemus sylvaticus L. Mammalia, Rodentia, Muridae .

Description
- Adulte : longueur de la tête et du corps : 7,5 à 11 cm ; longueur de la queue : 7 à 10,5 cm ; poids : 20 à 30 g.
- Le Mulot a un corps allongé, une queue aussi longue que le corps, de grandes oreilles bien dégagées de la fourrure, de grands yeux en boutons de bottine. Les membres postérieurs sont plus développés que les antérieurs, ce qui conduit le Mulot à se déplacer assez souvent par bonds (Souris sauteuse).
Il ressemble à la Souris (Mus musculus) mais s'en distingue par une plus grande taille, un pelage plus clair (dessus gris brun, dessous gris blanc), et par le fait que le fourreau de la queue se détache facilement lorsque l'on tire dessus.

Biologie
- Le Mulot fréquente des milieux variés (lisières de forêt de feuillus, haies, champs, parcs et jardins). A l'automne, il a tendance à se réfugier dans les bâtiments et les habitations. Son activité est nocturne. Il court vite et grimpe facilement. Il creuse en général un terrier peu profond, mais peut aussi s'installer dans les cavités existantes : trou de mur, nichoir à oiseaux.
- Régime alimentaire varié : il consomme essentiellement des graines mais également des bourgeons, des fruits, des champignons et des Invertébrés. Comme la Souris, il écorce les graines de céréales et ne consomme que les amandes.

Cycle de vie
- Le Mulot peut se reproduire toute l'année, mais en général la femelle se limite à 3 ou 4 portées annuelles de 4 à 5 jeunes. (durée de gestation : 23 jours).
- Longévité : 2 à 4 ans.

Dégâts
- En grande culture ou dans les jardins et serres, le Mulot consomme et stocke les graines de céréales, Betterave... lors des semis.
- Par ailleurs, il consomme divers aliments entreposés : fruits, graines, tubercules et certains produits d'alimentation humaine ; il peut aussi dégrader les matériaux d'isolation.

Destruction : au Diffenacoum.

Les "mauvaises herbes"

Le gaillet gratteron

(Galium aparine en latin)

C'est une plante envahissante qui a la particularité de s'appuyer sur les plantes voisines. Le gaillet s'accroche au pelage des animaux et aux vêtements par les aiguillons renversés de ses tiges, feuilles et fruits. Le gaillet gratteron est une plante typique des sols plutôt calcaires. Son abondance indique aussi que le sol contient des quantités importantes d'azote.

Le chénopode blanc

(Chenopodium album)

Il est répandu dans beaucoup de jardins et principalement dans les potagers où le sol est fréquemment travaillé et riche en azote.

La moutarde des champs

(Sinapis arvensis)

Elle est très fréquente et aisée à reconnaître : les feuilles inférieures ont une forme de lyre et les hampes florales portent des fleurs jaunes d'un centimètre de diamètre, de mai à août. La moutarde apprécie les sols argileux, calcaires et riches en matières nutritives.

La petite ortie

(Urtica urens)

Elle porte des fleurs mâles et femelles sur le même pied. Ses feuilles ovales et dentées mesurent à peine 5 centimètres de longueur. Elle indique une terre riche en azote.

La petite oseille

(Rumex acetosella)

Elle est vivace et ne dépasse guère les 30 centimètres de hauteur. Ses feuilles sont plus longues que larges et ressemblent vaguement à des flèches. Elles ont un goût amer quand on les mâche. Ce Rumex aime les sols sableux, secs, acides et pauvres en phosphore. L’espèce est calcifuge c'est-à-dire qu'elle déteste le calcaire.

Le chiendent

(Agropyron repens)

Il est maudit par tous les jardiniers. Cette graminée très envahissante révèle un sol frais, compact et argileux.

La ficaire

(Ranunculus ficaria)

Elle ne mesure pas plus de 5 à 15 cm de hauteur, présente des feuilles luisantes et des fleurs jaunes comportant 8 à 12 pétales. La floraison est printanière. La plante disparaît par la suite mais ses petits tubercules restent bien vivants dans le sol et se multiplient très vite. Cette plante aime les sols argileux, humides et riches en azote.

Le chardon commun

(Cirsium arvense)

Il croît dans les sols argileux, compacts et frais. Ses longues racines améliorent la structure du sol, l’aèrent et le drainent. Mais attention à l'envahissement par les semences !

Le tussilage

(Tussilage farfadet)

Il est connu aussi sous le nom commun de «Pas-d'âne». De taille relativement modeste (au maximum 30 cm), il fleurit très tôt dans l'année, en mars-avril. Ses fleurs sont d'un lumineux jaune vif et se repèrent de loin. Le tussilage adore les sols argilo-calcaires ou sableux frais.

L'achillée millefeuille

(Achillea millefolium)

C'est une plante vivace réputée pour ses vertus cicatrisantes d'où son nom populaire d'herbe à la coupure. Aromatique, elle produit des fleurs généralement blanches regroupées en (fausses) ombelles. Elle peut mesurer 50 centimètres et pousse principalement sur les sols siliceux à silico-argileux (schistes) plutôt secs et pauvres en magnésium.

La renoncule rampante

(Ranunculus repens)

Elle est très envahissante dans les sols humides et argileux. Ses fleurs sont d'un jaune vif. Elle est maudite de tous les jardiniers car très difficile à éliminer.

La cardamine des prés

(Cardamine pratensis)

Elle n'est pas vraiment une «mauvaise» herbe. Elle a même un certain charme avec ses fleurs d'un mauve clair, en grappe, d’avril à mai. Elle est typique des sols humides et riches.

Le grand plantain

(Plantago major)

Il n'est pas un inconnu dans le monde du jardin. Faisant partie de la famille des Plantaginacées, il produit des feuilles souvent dressées à l'oblique. Les fleurs très petites sont groupées en épis denses. Il est fréquent dans les sols tassés, relativement humides et riches en azote et magnésium.

Le liseron des haies

(Calystegia sepium)

Il ne doit plus être présenté! Il aime les sols frais, riches en azote, à PH neutre ou acide.

La grande consoude

(Symphytum officinale)

Elle possède un feuillage recouvert de poils rugueux tandis que ses fleurs en forme de cloche sont violacées ou plus rarement blanches. L'espèce indique un sol humide et riche.

La reine-des-prés

(Filipendula ulmaria)

Elle est très belle et imposante plante vivace, croît en abondance quand le sol est humide, voire marécageux.

Les pelouses:

Création, entretien,

désherbage, démoussage.

Périodes idéales pour l’aménagement du gazon.

Le démarrage du gazon est essentiel pour obtenir une bonne implantation et éviter de nombreux problèmes ultérieurs.

Les 2 périodes idéales pour l’aménagement du gazon sont :

Mi-mars / mi-juin

Avantages : période de croissance active. Une formation rapide d’un tapis dense. Arrosage naturel (les pluies).

Désavantages : un risque important de croissance de mauvaises herbes et de graminées indésirables.

Septembre – octobre.

Avantages : une germination et une croissance limitées des mauvaises herbes. Démarrer avec une belle pelouse au printemps.

Désavantages : un tapis peu dense en hiver. Une croissance des adventices au printemps si le tapis n’est pas suffisamment épais.

Pourquoi ne pas semer en été ou en hiver ?

Si on sème en plein été, il faudra arroser jusqu’au moment où toutes les semences avaient bien germés et que les brins aient atteint une hauteur de 3-4 cm. Un arrosage unique juste après le semis mène à une interruption de la germination à une mauvaise croissance et à un risque de mortalité du jeune gazon.

En semant trop tard novembre / décembre, le gazon ne poussera pas. Si les semences germent bien suite aux températures douces, le risque est réel de dégâts causés par le gel.

Préparation du sol.

La préparation du sol est essentielle pour obtenir un beau gazon. Cette préparation va conditionner toute la croissance du gazon durant les premières années.

Il est conseillé d’exécuter ce travail préparatoire de préférence au moins 4 semaines avant la date du semis. Ainsi le sol a assez de temps pour prendre pace et les échanges entre les différentes couches sont rétablis et rassis.

Utilisez si nécessaire, un herbicide total systémique foliaire sans action de rémanence afin d’éliminer la végétation existante.

Eliminez les pierres, pour éviter les dégâts ultérieurs à la tondeuse. L’ancien gazon, les racines et la vieille mousse…

Travaillez la couche supérieure à +- 30 cm afin de rendre cette couche moins compacte. Améliorez la progression de l’eau dans le sol. Egalisez le sol suivant le profil souhaité. Corrigez le taux d’acidité si celui-ci est trop faible (PH acide < de 6), par un apport de chaux ou si le PH est trop élevé (>7-5, alcalin) apportez un amendement organique pour plantes de terre de bruyère ou de tourbe (1 à 3 m³ à l’are). Cette correction du taux d’acidité permettra la vie du sol et au jeune gazon de se développer facilement.

Dans des sols très argileux et très lourds, favoriser l’aération du sol par un apport de sable ou de lave (2-3 m³ à l’are). Un gazon restant continuellement humide risque beaucoup plus rapidement d’être envahi de mousse. Apportez de la matière organique afin d’augmenter l’activité biologique (fumier frais ou séché), compost fait de 2 ans, d’augmenter le complexe argile - humus (moins de lessivage) et de favoriser une structure bien grumeleuse et aérée.

Laissez reposer le sol afin qu’il ait le temps de prendre place, surtout s’il a subi de grosses modifications de niveau.

Fumure de fond.

Une bonne structure du sol est insuffisante pour une germination rapide des semences ainsi que pour un bon enracinement de la plante. La jeune plante a également besoin de fertilisant pour pouvoir se développer dès sa germination. Une fertilisation d’une quarantaine d’unités d’azote est un minimum. Le phosphore est aussi essentiel pour obtenir un bon enracinement. La fumure de fond devra posséder les avantages suivants : action douce sans risques de brûlures pour le jeune gazon. Composition équilibrée contenant aussi bien de l’azote (N) pour la croissance de l’herbe, du phosphore (P) pour un bon enracinement et du potassium (K) pour renforcer le gazon.

La tonte se fait 1/3 de la hauteur à la fois; max. 2 Cm à la fois, et espacer de +- 2 jours, pour garder l'aspect vert.

Types de gazon:

SPORT:

Variétés ray-grass supportant un piétinement intense, a un enracinement rapide. Malheureusement, il ne supporte pas les tontes courtes et se décolore très rapidement lors du manque de fertilisation et lors d’une sécheresse. Mélange sport et détente : 50% ray-grass (Lolium perenne) + 15 – 25% pâturin des prés (Pba protensis) + 15 25- de fétuque rouge (Fesituca rubra).

Variété : Cauche cespiteuse (Deschampsia caespitosa) : Barleduc ou Barbizon. Forme un tapis très dense. Peu exigeante en éléments nutritifs. Comportement exceptionnel à l’ombre. Bonne adaptation à la sécheresse. Peu à pas de maladies. Démarre très tôt au printemps. Très bonne tolérance au piétinement. Feuillage fin et très esthétique. Durabilité fin et très esthétique. Durabilité de la végétation automnale. Exemples de mélanges : 50% Cauche pour terrains de sport + ray grass + Paturin.

Ou 40% de Cauche pour les endroits ombragés + Fétuque rouge + paturin.

Variété : Fétuque élevée (Festuca arundinacea) ; utilisation en terrain de sport sablonneux ou drainé en excès. Très bonne résistance à la chaleur et aux sécheresses saisonnières enracinement +/- 50 cm. De profondeur). Bonne résistance au piétinement. Bon comportement à l’ombre, à l’érosion. Peu exigeante au niveau de la lumière. Bonne résistance à la submersion (zones inondables ou sous-eau en hiver). Peu de tontes, donc un coût réduit. Résistance à la tonte rase (1 cm.).

Proportions de mélange : 80 Fétuque élevée + 10% Ray-grass + 10% Paturin.

Pour TALUS:

Variété : le brome, pour sa rusticité, ne convient pas pour les pelouses d'agrément.

Pour les pelouses d'agrément:

Gazon assez fin qui présent l’avantage de s’établir rapidement. Résiste bien au piétinement, il permet à toute la famille d’utiliser la pelouse de façon intense.

Le paturin des prés (Poa pratenis), recommande pour sa finesse et sa résistance au piétinement. Et sa capacité de former des rhizomes qui densifient le gazon. Le problème, est qu’il germe lentement (21 jours). Souvent on les mélange. La fétuque rouge, les fléoles, le pâturin des prés, les ray-grass anglais, la crételle des prés, l’agrostide des chiens.

Mélange gazon d’ornement :

50% fétuque rouge (Fesituca rubra) qui supporte les tontes courtes, reste bien vert même dans les conditions extrêmes ainsi qu’à l’ombre. + 15 à 25 % ray-grass fin (Lolium perenne) + 15 – 25 % pâturin des prés (Pba protensis).

Gazon fin pour zone ombragée:

très bel aspect fin, de couleur vert foncé. Mélange ombre : 50% fétuque rouge (Fesituca rubra).+ 15 – 25 % fétuque ovine (Festuca ovina) est une graminée à feuillage fin, poussant lentement et très tolérante à la sécheresse. Elle demande peu d’entretien et convient pour des mélanges à faible entretien; + 15 –25 % Agrotis (Agrotis stolonifera) forme un feuillage très fin et se densifie par stolons et rhizomes. Elle supporte très bien les tontes courtes mais est sensible aux piétinements.

Le pâturin des bois est à conseiller, car il pousse souvent dans la nature, à la lisière des bois. Gazon très fin : d’aspect très fin, il supporte un piétinement non chargé. Peut être utilisé en zone ombragée. Il résiste très bien aussi à la sécheresse. Ne pas tondre trop bas.

La koelerie grèle (Koeleria macrantha), se caractérise par sa croissance verticale exceptionnellement lente et une belle couleur verte même durant les étés secs. Convient très bien pour les terrains secs et calcaires. Faibles entretiens. Extensif, couleur foncée, même en terrains pauvres. Tapis végétal dense qui ne feutre pas. Croissance annuelle de +- 20 cm. 47% de déchets en moins. 35% de tontes en moins.

Gazon de regarnissage :

pour réparations dans des vieilles pelouses et que des trous apparaissent du au gel, accidents ou taupinières ou galeries de mulots.

Gazon à faible entretien :

La koelerie grèle (Koeleria macrantha), se caractérise par sa croissance verticale exceptionnellement lente et une belle couleur verte même durant les étés secs. Convient très bien pour les terrains secs et calcaires. Faibles entretiens. Extensif, couleur foncée, même en terrains pauvres. Tapis végétal dense qui ne feutre pas. Croissance annuelle de +- 20 cm. 47% de déchets en moins. 35% de tontes en moins.

Mélange : 30% Koelerie (de préférence enrobée), 50 % fétuque rouge (Fesituca rubra).+ 10% de Paturin + 0 –10 % Agrotis (Agrotis stolonifera)

Gazon en motte

(des dalles) ou enroulé, des bandes. Convient très bien pour des petites surfaces et un résultat immédiat.

Terrain: un sol meuble de 15 cm de profondeur, sans cailloux ni déchets de plâtre, trop de chaux fait brunir les feuilles. PH 6 - 6.5. Désherber parfaitement le terrain avant tout semis ( Rundop et BOFIX).

Semer: mars, avril, mai ou fin août, septembre. Un semi-croisé par temps sec et calme. Pour prairies 1.5 kg l'ha. Pour pelouses 3 à 4 kg à l'ha, et semer plus épais sur les bords, pour l'exposition aux grands froids. Les bords sont les plus sensibles. Ou 40 / 50 gr m² sauf s’il y a beaucoup d’oiseaux granivores dans les parages. Pour un gazon fin, 30 g m² peuvent suffire.

Pour protéger le semis des oiseaux, tendez par-dessus des fils noirs (fil à coudre noir), avec des bandelettes de papier d’aluminium. Après une dizaine de jours, la semence germera et un frêle voile vert apparaîtra.

Contre les mauvaises herbes, employés un herbicide sélectif respectueux des graminées du gazon. Autant que possible privilégiez le désherbage manuel, une pulvérisation maladroite étant si vite arrivée.

Pourquoi les semences pour gazon ne germent pas ?

- Un peu de patience. Lorsque les températures sont basses, la germination des semences sera plus lente (6 semaines).

- Trop peu d’humidité pour permettre la germination et la croissance. Les semences ont besoin d’humidité afin de pouvoir germer mais aussi pour continuer leur développement. Lorsque le sol est suffisamment humide pour la germination, mais s’il s’assèche par après, les semences gonflées germeront puis se dessècheront. C’est pourquoi, il est recommandé de continuer l’arrosage jusqu’au moment où toutes les semences ont germé et que le gazon ait atteint une hauteur de plus de 4 cm.

- Un sol insuffisamment tassé. Quand les graminées germent dans un sol insuffisamment tassé alors l’herbe possédera un enracinement moins favorable. Par conséquent, le jeune gazon sera plus sensible à la sécheresse. Ce problème est souvent rencontré dans les sols sableux. Pour un meilleur contact entre les semences et le sol, il est recommandé de bien tasser avec un rouleau après l’ensemencement.

-Présence de résidus d’herbicide. Eliminez les mauvaises herbes à la main ou utilisez un herbicide total foliaire systémique. Attendez la fin de la rémanence du produit avant de procéder à un nouveau semis.

- Structure compactée du sol. Lors de l’aménagement d’un nouveau gazon autour d’une nouvelle construction, le sol est souvent très compact dû au travail des grues, camions……. Il est important de rendre le sol moins compact et de rendre à la couche supérieure une composition homogène

- Inégalités du terrain. Différents types de terrain. Il est conseillé de bien mélanger la terre existante avec la terre apportée en remblai. Sinon l’herbe s’enracinera uniquement dans la couche supérieure du sol. Par conséquent, le jeune gazon sera moins résistant à la sécheresse.

- Premiers entretiens : l’arrosage, pour une bonne germination des semences, il est important que le sol soit suffisamment humide. Par temps sec, un arrosage peut s’imposer. Cependant, une fois qu »on commence à arroser, il faut continuer l’arrosage jusqu'à ce que le gazon ait atteint une hauteur de plus de 4 cm, cars on va tondre à 3 cm de haut. N’arroser jamais avec des jets d’eau trop forts. Arrosez en fonction des besoins. Apportez suffisamment d’eau lors d’un arrosage. Un arrosage court humidifie uniquement la couche supérieure, il lancera le processus de germination sans qu’il y ait réserve pour le développement ultérieur. Un gazon juste semé ou plaqué est peu résistant à la sécheresse. Veillez à une répartition égale pour éviter la formation des flaques d’eau. La meilleure période pour l’arrosage est le soir après 22 H. Le gazon sera suffisamment refroidi.

- La première tonte. Attendez pour la première tonte jusqu’à ce que le jeune gazon se soit bien enraciné et ait une hauteur de 8 à 10 cm. Ne tondez pas trop bas les premières fois (> 5 Cm.) afin de ne pas entraver la reprise de la croissance. Ce n’est qu’après la troisième tonte que l’herbe peut être tondue à la hauteur désirée. Ne tondez pas l’herbe à moins de 3 Cm. Sauf si vous possédez d’un mélange acceptant les tontes très courtes. Evitez de tondre en plein soleil. Veilliez à ce que les couteaux de votre machine soient bien aiguisés pour permettre une coupe nette sans bavures.

- Première fertilisation : Afin de permettre au jeune gazon de se densifier, une fumure adaptée après la troisième tonte est souhaitable. Optez à cet effet pour un engrais équilibré, doux sans risque de brûlures pour le jeune gazon. Utilisez une formule contenant tous les éléments nécessaires à une bonne première croissance.

Des formules équilibrées :

(N) Azote pour un bon départ de la croissance. (P) Phosphore pour des racines plus solides et actives. (K) Potassium pour un gazon dense bien résistant. (Mg) magnésium pour une couleur vert foncé du gazon.

(Mg) magnésium, indispensable pour la production de la chlorophylle et pour des parois cellulaires solides, pour une couleur vert intense et une bonne croissance du gazon.. (Fe) Fer, indispensable pour la production de chlorophylle, pour un gazon d’un vert intense.

Fertilisation:

N. Azote: 400 à 500 U /ha répartis d'avril en juin (15 kg l'are nitrate d'ammoniaque).

P. Phosphore 100 U /ha au mois de juillet / septembre (6 kg l'are scories potassiques).

K. Potassium 80 à 100 U /ha aussi en juillet / septembre ( 6 kg l'are scories potassiques).

Pourquoi fertiliser au moins 3 fois  par ans?

Obtenir un beau gazon vert n’est pas toujours si facile. Un gazon qui garde sa beauté demande un schéma de fertilisation spécifique et adapté. Toute plante a besoin d’éléments nutritifs. Une pelouse impeccable est le résultat d’un processus continu de renouvellement des brins d’herbe. Cependant, lors de chaque tonte une partie des éléments nutritifs est éliminée. En fertilisant votre gazon 3 fois par ans, au printemps en été et en automne, vous mettez d’énergie à la disposition du gazon pour garantir une croissance continue, pendant toute l’année. Ainsi vous obtenez une pelouse dense et verte qui ne laisse presque aucune chance aux mauvaises herbes.

Au printemps et en été, un apport d’engrais équilibré est l’idéal. En automne il est important de renforcer le gazon par l’apport d’un engrais un peu plus potassique. Cet apport d’engrais densifiera le gazon afin que la mousse s’installe plus difficilement et lui permettra de résister aux conditions climatiques hivernales.

La mousse :

La mousse est un des problèmes qui apparaissent le plus souvent dans les gazons. Souvent, les méthodes utilisées pour éliminer n’ont qu’un effet temporaire. Afin d’éliminer totalement, il est nécessaire de s’attaquer aux causes.

Pourquoi la mousse est-elle un problème ? :

  1. La mousse fait disparaître le gazon. Plus il y a de mousse, moins le gazon est dense et plus la mousse se développera.
  2. La mousse n’est pas esthétique et se décolore après dessèchement et crée des zones de différentes couleurs dans le gazon.
  3. Un effet éponge : la mousse absorbe l’eau de pluie ce qui peut entraîner un effet de sécheresse au niveau du sol.
  4. La mousse empêche un bon drainage et la perméabilité de la couche supérieure.
  5. La mousse étouffe le gazon et le fait totalement disparaître.

Les causes de la formation de la mousse ?

-Endroits ombragés (manque de lumière) la mousse se développe plus rapidement que le gazon. C’est pourquoi il est conseillé de semer dans les zones ombragées comme sous les arbres un mélange spécifique pour l’ombre qui se développera mieux qu’un mélange traditionnel.

-Tonte trop courte et irrégulière est une des causes les plus importantes de la prolifération de la mousse. Lors d’une tonte rase, la croissance de l’herbe est freinée et la mousse reçoit suffisamment de lumière et de temps pour pouvoir se développer.

-Excès d’humidité dans la couche supérieure est une cause du développement de la mousse. Veillez donc au bon drainage de la couche supérieure.

-L’apparition d’une couche de feutre favorise la prolifération de la mousse. Dans ce cas-là, il est préférable de scarifier afin d’éliminer le feutre. Un autre moyen d’éliminer le feutre est d’activer la vie microbienne du sol.

-La cause principale de prolifération de la mousse est une mauvaise croissance de l’herbe, donnant plus de place et plus de lumière à la mousse. Cette croissance déficiente est souvent due à un mauvais taux d’acidité (PH) et un état nutritif inadéquat du sol.

- Les sols acides freinent la croissance de l’herbe parce qu’il y a une assimilation moindre des éléments nutritifs. Par contre, la croissance de la mousse n’est pas freinée dans le sol trop acide.

- Un état nutritif inadéquat, une moindre croissance de l’herbe, entraînent une densité trop faible et laissent des espaces pour la mousse.

- Chaulage régulier et une fertilisation adaptée sont nécessaires pour éviter la prolifération de la mousse.

La mousse apparaît surtout sur des sols pauvres en potasse, phosphore et calcium ou humides.

A cet effet 3 à 4 Kg de scories potassiques à l'are conviennent très bien car elles ne se lessivent pas.

Dans les sols acides, l’assimilation des éléments nutritifs est moindre et la croissance de l’herbe est freinée. Les sols s ‘acidifient naturellement, suite aux pluies acides, à l’utilisation d’engrais chimiques et du sulfate de fer. Par conséquent, un chaulage régulier est indispensable afin de maintenir le taux d’acidité (PH° au bon niveau (PH = 6-6.5 ) afin de favoriser la croissance du gazon et freiner l’apparition de la mousse.

Chaux (magnésienne) de préférence pour la photosynthèse, 10 à 20 kg à l'are. Il faut 20 kg de chaux pour relever le PH de 1°. Si non le faire en plusieurs fois, pour éviter le blocage de la fertilisation.

Différentes solutions pour éliminer la mousse.

La cyanamide calcique est un excellent anti-mousse mais aussi comme engrais azoté, à raison se 1,5 kg à l'are, semer très régulier, si non on à des taches sans herbe et plus tard des touffes autour. Semer la cyanamide avril / mai, sur herbe sèche. C'est aussi un herbicide et un insecticide. Il y a moins de vermine dans le sol = moins de taupes dans le gazon.

Sulfate de fer.

Sous l’influence de l’humidité, le sulfate de fer se décompose en fer et en sulfate. Le fer est toxique pour la mousse, par conséquent la mousse meurt. Le gazon lui absorbe le fer et présente alors une coloration vert foncé. Un désavantage du sulfate de fer est qu’il forme de l’acide sulfurique au contact des ions hydrogène présents dans le sol, ce qui à un effet acidifiant.

Dose : 4 kg / 100 m² (are), à dissoudre dans l’eau ou épandre immédiatement sur le gazon. A appliquer mars avril, mai ou septembre, octobre.

Les avantages du sulfate de fer :

- L’herbe, après l’action, a une couleur vert foncé (due au fer).

- La mousse, devient noire après 3-4 jours et est complètement morte après 10 jours.

Les désavantages du sulfate de fer :

- Risque de taches de rouille sur le béton, le carrelage et les vêtements. Un certain inconfort à l’application.

- Une dose trop élevée entraîne des brûlures.

- Une certaine acidification du sol par la formation d’acide sulfurique, qui à un effet négatif sur la vie bactérienne du sol et qui favorise la formation de la mousse.

- Pas d’apport d’éléments nutritifs, donc ne favorise pas la croissance de l’herbe. Que du contraire, elle en souffre.

- Les causes de prolifération de la mousse ne sont pas éliminées.

- Une scarification s’impose afin d’éliminer les souches de la mousse et faire taller l’herbe.

Chélate de fer.

Le chélate de fer est un ion de fer lié à un groupe de sulfate mais à un chélate, par ex: EDTA. L’action du chélate de fer et du chélate de fer est identique.

Par contre pour le chélate de fer il n'y a pas de formation d’acide sulfurique. Le chélate de fer il n’y a pas de formation d’acide sulfurique. Le chélate reste dans le sol et forme un tampon qui peut retenir d’autres éléments. Après un certain temps, le chélate se décompose sous l’influence du processus naturel de biodégradation.

Dose : 200 g/l. dans 10 l. d’eau tiède / 100 m² (are).

- Dissoudre le chélate dans l’eau tiède, cars l’eau froide provoque la formation des cristaux.

- Mouiller abondamment les zones où la mousse est présente. La mousse forme une couche très dense et si l’apport de produit n’est pas suffisant, les bouts des brins de mousse seront uniquement humidifiés et le produit n’aura pas un effet optimal. Une pulvérisation abondante permettra au produit de pénétrer en profondeur dans la mousse et de l’éliminer totalement.

- Période d’application : mars / mai ou sept. / octobre. Après 3 à 4 jours la mousse devient noire et après 10 jours on peut procéder à son élimination. Dans les zones où la mousse supplante les brins d’herbe, une scarification est indispensable afin d’éviter la formation d’une couche de feutre.

Les avantages du chélate de fer :

- Pas de risques de taches de rouille sur le béton, le carrelage et les vêtements car il n’y a pas de formation d’acide sulfurique.

- N’acidifie pas le sol.

- L’herbe à une couleur vert foncé (fertilisation par le fer).

- Pas de problèmes de surdosage en été.

- La mousse devient noire après 3-4 jours et est complètement morte après 10 jours.

Les désavantages du chélate de fer.

- Moins efficace en plein été car le liquide s’évapore trop vite. L’application par temps couvert ou tard au soir est recommandée.

- N’apporte pas de nutrition pour le gazon, ne favorise donc pas la croissance de l’herbe.

- Les causes de prolifération de mousse ne sont pas éliminées.

- L’emploi d’un pulvérisateur à gros débit est nécessaire (pas d’atomiseur).

Une scarification est obligatoire, afin d’éliminer les restes de la mousse.

Les engrais anti-mousse ne contenant ni sulfate ni chélate de fer.

En plus du chaulage, l’apport d’éléments nutritifs est essentiel. Le gazon profite de ces bonnes conditions de croissance pour se développer rapidement et former un tapis dense où la mousse à peu de chance de s’implanter. Dan ce cas, non seulement l’apport d’engrais est important mais aussi sa composition.

Choisissez dés lors un engrais ayant une action indirecte contre la mousse avec une teneur en potassium élevée.

Vous favoriserez ainsi la formation d’un tapis dense, bien résistant au piétinement qui se retape rapidement afin de ne laisser aucune chance à la mousse.

Périodes d’application : mars – juin et sep. – oct. Ces engrais attaquent la mousse par les racines. La mousse devient jaune, puis meurt par après. Trois semaines après l’application, vous procédez à son élimination par scarification

Les avantages des engrais anti-mousse sans fer :

- Le gazon reçoit une fertilisation adaptée.

- Une action indirecte contre la mousse. Ils attaquent la mousse par les racines. La mousse jaunit, devient brune et meurt. La mousse peut être éliminée après 3 semaines via une scarification.

- Riche en potassium, pour favoriser le tallage et renforcer le gazon.

Les désavantages des engrais anti-mousse :

- Ne sont pas applicables très tôt au printemps

- Résultat visible seulement après 3 semaines.

- Une scarification est indispensable en cas de prolifération massive de mousse.

Le feutre et la scarification.

Le feutre est une couche compacte contenant des matières organiques mortes provenant des tontes, des racines, des mousses…

Les causes du feutre :

- Le feutre est une couche compacte et imperméable de sorte que la couche supérieure ne possède plus suffisamment d’oxygène, qui permet aux racines de se développer.

- Le feutre freine la formation des drageons et talles et empêche ainsi la formation d’un tapis dense et gazon robuste.

- L’eau de pluie est captée par le feutre de sorte qu’elle ne pénètre pas dans le sol jusqu’aux racines.

- L’eau ne pénètre pas dans le sol, le feutre reste humide ce qui favorise le développement de la mousse.

- La couche de feutre est une zone acide avec peu d’activité micro biologique.

Les engrais ne peuvent pas atteindre les racines ce qui entraîne une mauvaise croissance du gazon.

Les causes du feutrage ?

L’apparition du feutre est essentiellement due à une activité biologique trop peu importante dans la couche supérieure pour éliminer la matière organique à décomposer. Cette faible activité est due à :

- Trop d’humidité (mauvais équilibre air / eau.

- Un compactage de la couche supérieure ce qui entraîne un manque d’oxygène dan la zone racinaire.

- Une couche supérieure pauvre en humus dans le sol sableux principalement.

- Des tontes mulching : en fonction des conditions climatiques, les déchets de tonte ne sont pas digérés par le sol et libèrent des acides qui freinent l’activité du sol.

L'emploi de sulfate de fer est à proscrire car elle acidifie le sol et provoque de nouveau l'apparition de nouvelles mousses.

La mousse détruit par la cyanamide est très bon pour le compost, mais surtout pas celle faite au sulfate de fer. Composter le gazon? :1/3 de gazon vert pour 2/3 matière sèche (paille, branches etc.) L'idéal est de pré faner l'herbe avant de le mettre au compost.

Les solutions 

la scarification : Elle permet mécaniquement ou manuellement d’enlever la couche de feutre compacte acidifiante.

Période d’application : avril / mai ou sep. Après une scarification, il convient d’appliquer un mélange de regarnissage. Afin de favoriser la reprise et sa densité de gazon dans les zones dégarnies.

Les avantages de la scarification :

- Une scarification rend la couche supérieure moins compacte et plus aérée.

- La mousse morte suit à un traitement est éliminée.

- La scarification est la seule solution efficace en cas de prolifération importante de la mousse et / ou du feutre.

Désavantage de la scarification :

- Un travail laborieux qui nécessite du temps.

- Production de déchets importantes qui doit être ramassée et mis en décharge.

- Le taux d’acidité n’est pas corrigé et il n’y a pas d’apport d’éléments nutritifs.

Augmentation de l’activité biologique du sol, grâce aux produits contenant des bactéries.

- Par l’apport des microorganismes, on accélère le processus de biodégradation du feutre.

- Par une correction annuelle du taux de PH, jusqu’au niveau optimal pour obtenir, une meilleure croissance du gazon et des bactéries.

- En fertilisant la pelouse en même temps on favorise la croissance d’un gazon robuste et dense.

Chauler

Quand ? février / mai.

- Au printemps : afin de favoriser l’activité des micro- organismes pour une accélération du processus naturel de biodégradation du feutre et de la mousse.

- En automne pour arrêter l’acidification et empêcher la croissance de la mousse en hiver et pour une teneur élevée en calcium et une activité maximale des bactéries.

- Apporter des engrais avec bactéries.

Ces engrais généralement organiques sont enrichis de milliards de bactéries (Bacilluries sp.) 106 CFU/gram) pour une accélération de la transformation des restes des herbes et de la mousse. De cette manière la scarification n’est plus nécessaire pour évacuer le surplus des déchets organiques.

Période d’application : mars à juin et août / sep.

- Au printemps : une fertilisation complète pour un gazon dense et une amélioration de l’acidité bactérienne dans la couche supérieure.

- En automne : pour renforcer le gazon et limiter la croissance de mousse et de la formation de feutre. Attention, ces produits ne suffissent pas si la prolifération de mousse (>70% du gazon) et (> de 4 cm) de feutre.

Les adventices

Les adventices dans un gazon peuvent être répartis en deux groupes :

- Les graminées indésirables : Pâturin, panic….

- Les dicotylédones : Lamier, véronique, pâquerette, pissenlit…

Quels sont les causes de l’apparition des mauvaises herbes ?

- Gazon peu dense du à une mauvaise croissance du gazon.

- Des semences transportées par le vent, les oiseaux.

- Tontes trop peu fréquentes, gazon trop faible.

Elimination des adventices dans un jeune gazon.

Lors du semis, il est possible que certaines adventices germent en même temps que le gazon : capselle, renouée, sensée…

- La plupart des adventices germant lors du semis sont des adventices annuelles. Lors des premières tontes, la plupart d’entre elles disparaîtront.

- Dés que le gazon possède 5 feuilles (3-4 tontes), il est possible de procéder à un traitement herbicide. Utiliser toujours un produit spécifique pour jeunes gazons, afin de ne pas avoir des problèmes de phytotoxicité. Le traitement est souvent nécessaire, pour éviter que les adventices n’étouffent le gazon.

- Période d’application : avril / juin ou septembre. La pulvérisation doit être faite en période de croissance à une température inférieure à 25 ° C.

Elimination des adventices dans le gazon de plus d’un an.

La majorité des adventices se développant dans le gazon ont une croissance horizontale.

Toutes les autres sont généralement éliminées lors des tontes.

Les herbicides sélectifs permettant de lutter contre les adventices sont des phytohormones qui sont absorbées par les feuilles. Grâce à leur sélectivité et leur pouvoir systémique, ils vous permettent d’éliminer sans danger les mauvaises herbes dans le gazon.

Périodes d’application : à appliquer en période de croissance T° de jour + de 12°C et – de 25 °C, avec un T° de nuit de – de 8°C

N’appliquez pas les produits en période pluvieuse, les eaux de lessive pourraient aussi faire des dégâts plus loin. Il faut minimum 6 H. entre l’application et une période de pluie éventuelle. Il ne faut pas oublier que ces produits ne fonctionnent pas contre les autres graminées comme la houlque laineuse, le chiendent ou le panic pied de coq.

Pour certains dicotylédonés plus résistantes comme la véronique des produits plus spécifiques doivent être utilisées.

Traitement herbicide sélectif + apport d’engrais

En associant un engrais avec des herbicides sélectifs, certains inconvénients du traitement par pulvérisation disparaissent.

L’utilisation d’un pulvérisateur n’est plus nécessaire, et le danger de dérive sur des plantes avoisinantes n’existe plus. De plus le gazon reçoit une fertilisation qui permettra au gazon de se densifier rapidement afin de réoccuper la place laissée par les mauvaises herbes éliminées. Le risque de réinfections du gazon est dés lors fortement diminués.

Période d’application : avril – juin et septembre. Avec une température de jour de plus de 12 °C. Et une température de nuit de plus de 8 °C + plus une humidité suffisamment élevée. Réaliser le traitement 4 jours après une tonte et attendez 1 semaine avant de tondre la suivante.

Inconvénients:

- N'agit pas contre les graminées adventices et les mauvaises herbes tenaces.

- Ne peut pas être utilisé sur des jeunes gazons de moins de 6 mois.

 

Les maladies fongiques.

1. Le fil rouge.

Le fil rouge se rencontre généralement dans des gazons peu souvent ou pas fertilisé. Les brins de gazon prennent une couleur rougeâtre et semblent former des pousses bifides. Ces symptômes peuvent apparaître à la fin du printemps ou à la fin de l’été après une période pluvieuse. Cette maladie est rarement fatale pour le gazon. Afin de prévenir le fil rouge, il faut suivre un traitement de fertilisation normal. Pour l’éliminer, une fertilisation plus azotée permet de stopper la prolifération de la maladie.

2. La fusariose.

La fusariose est le plus souvent rencontré au niveau des gazons est le fusarium hivernal. Cette maladie se développe quant la température est de l’ordre de 2 à 8 °C. Des zones de la taille d’une main d’abord jaunâtre puis brunes apparaissent dans le gazon. Les causes de cette maladie sont nombreuses, un déficit de potassium à l’entrée de l’hiver ainsi que des variations de température importantes à la sortie de l’hiver peuvent entraîner une apparition, et une prolifération importante de la maladie. Les zones atteintes se dégarnissent. Il est important d’arrêter la prolifération de la maladie par un traitement avec un fongicide spécial comme le Iprodione.

Le zones atteintes devront au mois de mai – juin être réensemencées avec un mélange de regarnissage.

3. Les ronds de sorcières.

Les ronds de sorcières apparaissent généralement dans un gazon de plus de 5 ans. Une zone circulaire plus verte que le reste du gazon apparaît et une présence de champignons disposés en cercle peut être remarquée. Des zones plus compactées et une présence importante de feutre favorise l’apparition de ces maladies. Une scarification pour éliminer le feutre, une aération du sol pour favoriser le transfert de l’eau permettent de contenir la maladie. Rarement fatale. Cette maladie peut être éliminée, par un traitement au Thiram associé à un tensioactif, afin que le produit pénètre bien dans le sol.

Les tondeuses:

L'idéal sont celles à lames hélicoïdales + rouleau.

Tondeuses à lame rotatives : il convient d'équilibrer régulièrement la lame de coupe.

Le démarrage printanier de votre tondeuse à gazon

Adieu Hiver ! Bonjour Printemps !

Après un rude hiver, nous allons enfin retrouver des températures plus douces, réentendre le chant des oiseaux et revoir la nature se retransformer, miracle annuel, dont nous ne nous lasserons jamais !

Ceci nous oblige, bien entendu, à repenser aux petites corvées bien sympathiques de l'entretien de nos jardins.

Qui dit entretien des jardins, dit bien sûr également, entretien de notre matériel.

Je vous ai déjà suggéré d'entretenir convenablement tous vos outils tranchants, mais il est évident que, ce qui nous donne le plus souvent nos premiers soucis de printemps, c'est le démarrage de nos engins motorisés.

Voici quelques conseils pour vous faciliter la tâche et vous faire réaliser des économies appréciables et appréciées.

a. Remplissez le réservoir avec de l'essence ordinaire. Cette essence, devra être, si possible, fraîche, et bien entendu, exempte de toutes impuretés.

b. Vidangez l'ancienne huile du carter de votre tondeuse et remplissez celui-ci avec de l'huile de bonne qualité (reportez vous à votre notice).

c. Pour les moteurs 2 temps, le démarrage peut s'avérer beaucoup plus laborieux, si vous avez omis de vidanger votre réservoir en fin de saison.

Un bon conseil il n'est pas trop tard, mais il est temps! Vidangez la vieille essence et remplacez-la par na mélange frais, aux proportions indiquées dans votre notice.

Nettoyez votre filtre à air dans un mélange frais et remettez directement en marche pendant que le filtre est encore légèrement imbibé de mélange.

Vous avez de très grandes chances que votre machine redémarre sans problèmes. S'il en était autrement, il faudrait vidanger le carburateur et peut-être même le nettoyer.

Profitez-en alors également pour nettoyer la bougie.

Lors de la remise en marche, assurez-vous que la machine soit placée sur une surface plane, débarrassée de tout corps étranger pouvant provoquer des accidents.

Vérifiez également le couteau.

Pour cette intervention, vous devrez basculer la tondeuse. Rappelez-vous que vous ne devez jamais l'incliner du côté carburateur ou du côté bougie, l'huile pouvant encrasser celle-ci ou encore s'introduire dans le carburateur et causer des difficultés de mise en marche.

Faites aiguiser le couteau et n'oubliez surtout pas de le faire équilibrer.

S'il ne vous est pas possible d'effectuer vous-même ces travaux, ne travaillez pas avec une machine en mauvais état, le prix d'un entretien d'hiver est très raisonnable et de toute façon moins cher qu'un accident.

d. Le filtre à air : élément peu connu et parfois oublie de l'utilisateur.

Le filtre à air du moteur, c'est en fait votre nez.

Si vous avez le nez bouché, vous éternuez, vous ne savez pas respirer, en un mot, vous n'êtes pas bien !

Pour le moteur, c'est exactement la même chose.

Si l'élément filtrant est encrassé, il ne laisse plus passer assez d'air et le moteur a des difficultés et parfois même des impossibilités à tourner correctement.

De plus, un filtre à air sale laisse passer vers le carburateur de fines particules de poussière qui peuvent boucher le ou les gicleurs, d'où panne.

Il est aussi possible qu'une partie de ces particules arrive dans le cylindre, ce qui a pour effet de rayer celui-ci, d'où usure précoce du moteur.

e. Un petit coup d'œil sur la bougie.

Heureusement il n'y en a qu'une, mais justement si celle-ci est plus ou moins défectueuse, vous pouvez être assuré que, si le moteur démarre, ce sera par sympathie, mais de toute façon, il tournera comme un pavé !

Vérification de la bougie:

Dévissez à l'aide d'une clé appropriée, la bougie de la culasse.

Vérifiez le bon état des électrodes et leur écartement, qui devra se situer entre 0,70 et 0,75 mm.

Si vous avez des doutes, n'hésitez pas à remplacer la bougie. Si, lorsque vous avez remplacé la bougie, vous n'avez toujours pas d'allumage, consultez votre station-service.

Nous vous souhaitons d'avoir pendant toute la saison, une machine sans problèmes, mais pour cela il vous appartiendra de lui donner un minimum d'entretien.

N'oubliez pas qu'un matériel bien en ordre transforme souvent une corvée en plaisir et épargne à l'utilisateur des frais dont il se passerait bien.

Nous espérons que nos petits conseils vous auront épargné bien des soucis, le printemps n'étant pas la saison idéale pour en avoir, mais bien pour les oublier.

 

 Les plantes d'ornement et le PH du sol

   

 Les plantes d'ornement et le PH du sol
 Plantes acidophiles (PH 4,5 - 6,0)à terre de bruyère
Nom français Nom botanique
Callune commune Calluna vulgaris
Camélia Théier Camelia
Corylopis Corylopis pauciflora
Enkiantus Enkiantus campanulatus
Bruyère des neiges Erica carnea
Palommier, Thé du Canada Gault herahera procumbens
Arbre au cloches d'argent Halesia carolina
Noisetier des sorcières Hamamelis
Hortentia bleu Hydrangea macrophylla
Laurier des montagnes Kalmia latifolia
Magnolia Magnolia soulangeana
Pernettya Pernetya mucronata
Piéris Pieris japonica
Rhododendron Rhododendron
Azalée Azalea
Skimmia du Japon Skimia japonica
Aliboufier Styrax japonica
Trille grandiflpre Trilium grandiflorum
Airelle rouge Caccinium vitis-idaea
Plantes calcicoles (PH >7) à terre alcaline
Nom français Nom botanique
Aucuba Aucuba japonica
Arbre à papillion Buddleia davidii
Bbuis Buxus sempervirens
Lilas de Californie Ceanothus "Gloire de Versailles"
Clématite Clematis
Gypsohile Gypsophylla paniculata
Rose de Noël Hellebarus niger
Millepertuis Hypercium
Lavande Lavandula angustiflora
Jonquille Narcissus
Sauge d'Afghanistan Perovskia atriplicifolla
Seringa Philadelphus
Rosier rugueux Rosa rugosa
Romarin Rosamarinus officinalis
Sauge d'Afghanistan Salvia nemorosa
Lilas de Californie Syringa vulgaris
If commun Taxus baccata
Tulipe de Chine Wisteria sinensis
Glycine de Chine Wisteria sinensis

 

Plantes acidophiles, pH = 5
Arbousier Callune Quercus palustris
Acer palmatum Castanea Rhododendrons
Andromêde Cornus florida Tulipier
Azalees Liquidambar  
Bruyeres Magnolia
Plantes preferant un sol légérement calcaire pH = 5,5-6
Ail Endives Navets
Aster Epinards Oignons
Aubergines Feves Panais
Canna Fougeres Piments
Chrysanthernes Gladiolus Pois
Concombre Impatiens Poivrons
Courge Laitue Pommes de terre
Courgettes Mais doux Radis
Plantes preferant un sol à pH neutre 6,5
Asperges Celeri Dahlia
Betteraves Chou-fleur Poireaux
Broccoli Choux Roses
Carottes Choux de bruxelles Tomates
Plantes calcicoles pH = 7-7,5
Acer campestre Cornus mas Quercus ilex
Alisier blanc Euonymus Quercus pubescens
Amandier Fagus sylvitica Sorbus acuparia
Artichauts Laburnum taxus
Buis Noyer Tilleul

 

Greffe des rosiers.

En général, on greffe les rosiers nains ou buissons, en juillet août (à œil dormant), en écusson, de cette manière, l’œil greffé ne se développe que l’année suivante.

Le sujet porte-greffe est déchaussé et la greffe est faite un peu plus bas que le collet.

On fait 2 incisions en forme de T, dont une verticale de 2 à 3 cm de longueur, et une transversale de quelques mm. On soulève l’écorce des deux cotés de l’incision verticale et on y glisse l’œil prélevé sur la variété à multiplier.

Le contact doit être assuré au niveau de l’incision transversale. On ligature ensuite avec du raphia ou un lien spécial pour assurer le contact. Il faut prélever le greffon avec beaucoup de précaution afin due l’œil ne soit pas vidé ou au contraire qu’il contienne trop de bois ; on coupe le pétiole de la feuille à 1 cm de son point d’insertion.

Pour les rosiers tiges, on greffe la tige de l’églantier à 1 m 50 de hauteur et pour les pleureurs à 2 m 25.

On peut mettre plusieurs greffons sur la même tige mais à des niveaux différents.

Pour contrôler si la reprise a lieu, il suffit de toucher le bout du pétiole qui reste à l’œil. S’il se détache, la greffe est reprise, sinon, il faut recommencer à un autre endroit.

Greffe des azalées, Araucarias, les cactus et les plantes grasses.

(Juillet – août)

La chaleur de fond de serre ou véranda, et l’étouffée sont souvent nécessaires car le porte greffe et le greffon sont pourvus de feuilles.

L’étouffée est obtenue en couvrant les plantes de petits châssis garnis de verre ou de plastique souple. Dans une atmosphère confinée, la reprise est meilleure et plus rapide.

Bouturage

En serre ou véranda. (juillet - août)

Pour les espèces qui vont en plain air en été, mais aussi les gesnériacées et notamment le Saintpaulia dont les feuilles servent comme boutures. Détacher une feuille adulte de la plante et couper le pétiole à 2 ou 3 cm du limbe. Repiquer en terre sableuse et mettre en serre chaude.

Bouturer les tiges de Pélargonium grandiflorum (Géranium – pensée) qui se sont développées à la suite de la taille des plantes qui ont fleuri au printemps.

Fin août

En serre ou véranda : commencer le bouturage de feuilles du Bégonia Rex et de ses hybrides.

Découper la feuille adulte en petits morceaux de 2 cm de coté comprenant une portion de nervure. Poser simplement à plat sur une terrine remplie de terre de feuillages et ombragé. Maintenir une fraîcheur constante.

LE BOUTURAGE DES PLANTES HERBACEES.

Ce procédé consiste à séparer un organe ou un fragment d’organe d’un végétal pour qu’il subsiste et puisse se régénérer et redonner une plante complète à  nous émerveiller l’été prochain. Ce procédé à la fois des avantages et des inconvénients.

Avantages :

Permet la reproduction fidèle de plantes ne donnant pas de graines.

Pour certaines espèces on obtiendra plus vite des fleurs.

Obtention d’une plante souvent plus vigoureuse due à la rejuvénilisation de la plante.

Inconvénients :

Risque de transmission de maladie.

Il y a deux époques principales de bouturage des plantes herbacées.

Celui qui à peu de place essayera de conserver ses plantes en les multipliant en automne. Celui qui possède  plus de place pour conserver ses plantes en hiver procèdera à des boutures en quantités plus importantes au printemps.

En réalité il y a pas de saison particulière pour procéder au bouturage herbacé des plantes estivales. Très important est le substrat et la santé de la bouture plus deux facteurs essentiels sont la chaleur de fond, pour faire prendre racine et la lumière. En automne les jours raccourcissent et la luminosité est moindre.. L’apport de chaleur de fond est relativement aisé en plaçant des câbles chauffant ou placer près d’une source de chaleur ambiante.

Le substrat devra être le plus aéré possible, soit -on se sert d’un substrat  de bouturage de jardinerie ou alors vous le composez vous-même. En mélangeant environ à part égale un terreau universel avec soit de la perlite, ou du sable de Rhin ou de la lave. Vous obtiendrez un substrat aéré idéal pour bouturage. L’avantage de la lave et de la perlite par rapport au sable de Rhin qu’elles sont intrinsèquement aérées. En effet tant la perlite que la lave contiennent dans leurs grains de nombreux pores qui sont remplis d’air. Arrosez copieusement les pots ou la plaque alvéolée afin que le substrat soit gorgé d’eau. Cette opération est essentielle pour éviter de devoir mouiller le feuillage. Ceci permet de diminuer le risque de maladies développées sur le feuillage.

Au niveau des plantes de terrasse et d’orangerie les boutures peuvent être de plusieurs types :

1.      Bouture à talon.

2.      Bouture de portion de tige.

La bouture doit être issue d’une plante saine et non filée (un bon pied mère) Une fois la portion de plante retirée il s’agira de l’habiller. Ce consiste en sa préparation avant plantation. Il faudra supprimer les bourgeons floraux et les feuilles se trouvant juste à la base de la bouture. Il est important de couper la bouture juste en dessous d’un  nœud. C’est au niveau d’un nœud ou de la base d’une feuille que les racines vont apparaître le plus facilement. On ne conserve que 2 voir 3 feuilles par bouture de géranium. Jusqu’à l’apparition des racines, la bouture vivra de ses réserves de la tige et de la feuille. De préférence on prend les extrémités de pousses.

Pour les pétunias retombants (surfinia)  ils se multiplient de la même manière, mais il est important de prélever une bouture qui est toujours au stade végétatif (pousse) et non au stade génératif (en fleur)

Pour les fuschias, lantanas, abutilons, solanums, la technique de bouturage est la même. Il faut prendre des boutures non encore lignifiées. A savoir dont l’écorce ne possède pas encore la structure du bois. Généralement ces parties de tiges sont encore  bien vertes. Si les parties  sont brun clair ou brun, c’est que les tissus sont déjà lignifiés. Si c’est le cas on réalise des boutures à talon, que l’on coupe à hauteur d’un nœud.

Les portions de tiges sont enfoncées afin qu’elles soient bien en contact avec le substrat.  La base du pétiole de la première feuille se retrouve idéalement juste au niveau du substrat.

Une fois le nombre de boutures réalisées, celles-ci sont mises à l’étouffée  C’est-à-dire qu’on les recouvre soit d’un agryl (voile non tissée blanc très léger) soit d’une bâche  plastique, soit d’un carreau qu’on retourne régulièrement.

La bouture de rameau feuillu

De longueur variable : 2 cm pour l'agératum, 4 à 5 cm pour les coléus et les irésines, 8 cm pour les géraniums. Pour évaluer la longueur, on ne tient pas compte de la hauteur totale, feuilles comprises, mais de celle qui va de la base de la bouture préparée au bourgeon central.

On se sert d'un canif bien tranchant. Sur le pied-mère, la tige est coupée à 1 ou 2 mm au-dessus d'une feuille, horizontalement ou légèrement en oblique. Comme pour le pincement on ne laisse pas de chicot (pourriture).

Préparation (fig.1)

 

Avec le greffoir ou le canif, on coupe bien horizontalement à 1 ou 2 mm, juste en dessous de l'étage de feuilles. Suivant les cas, l'étage comprend 1, 2 ou 3 feuilles. Au niveau de la tige, on enlève ensuite les 2 ou 3 feuilles intérieures. Pour les géraniums, on supprime également les espèces de petites feuilles qui cachent partiellement le bourgeon (fig.2) et qu'on appelle les stipules (languettes). Si on les laissait, elles risqueraient de pourrir et de communiquer la maladie au reste de la bouture. Il faut également enlever soigneusement les boutons et à plus forte raison les fleurs épanouies qui épuiseraient la bouture. Contrairement à ce qu'on faisait dans le temps, il ne faut surtout pas raccourcir une partie du feuillage restant ; il vaut mieux supprimer une feuille entière en plus que d'opérer ainsi car on fait, une plaie supplémentaire d'où risque plus grand. On peut toujours employer des hormones pour faciliter la reprise, mais dans la plupart des cas ce n'est pas indispensable.

 

Cas spéciaux

Agératum (fig.3)

Fleurs comme de petites g boules bleues. Bouture de q 2 cm, feuilles opposées, on n n'est même pas obligé de couper sous le nœud tant la reprise est facile.

Tradescantia (fig.4)

Plante de misère, feuilles zébrées. Ces feuilles ont une gaine assez longue et il faut couper juste en dessous de la gaine, là où se trouve le bourgeon. La reprise est rapide ; on peut faire enraciner dans de l'eau.

Laurier-rose (fig.5) Oléander

Bien que ce soit une bouture semi-ligneuse, elle ressemble à l'autre. Elle a une douzaine de centimètres de longueur. On enlève les feuilles de la base, puis on incise le milieu de la tige sur une longueur de 2 cm (fig.5). La plaie est maintenue ouverte en y insérant un bois d'allumette ou un grain de blé. Celui-ci, lorsqu'il germe, forme des hormones qui influencent l'enracinement.

 

Ficus (caoutchouc)

Et les autres plantes à latex (Croton), on opère habituellement au départ de la végétation ou juste avant et on plonge la base de la bouture dans de l'eau tiède pour faire coaguler le latex. Les feuilles sont enroulées et les boutures sont mises à une température de 18 à 20°C.

La bouture de feuille Saintpaulia (fig.6) violette du Cap

On enlève à l'extérieur de la touffe, les feuilles bien développées et on laisse un bout de pétiole de 3 cm. Les feuilles sont repiquées côte à côte, plus ou moins verticalement et enterrées le moins possible. Les bourgeons se développent pratiquement après deux mois mais les racines sont déjà là après quatre semaines. Plus tard, les petites touffes de bourgeons peuvent être divisées ou non.

Peperomia à souche

Jolies plantes naines à souche à feuilles vertes ou panachées. Opérer comme pour le Saintpaulia, mais mettre les feuilles à plat sur la terre.

Bégonia Rex (fig.7)

     

Plante à souche vivace en appartement. Feuilles de 15 à 20 cm d'envergure, nervures saillantes, limbe le plus souvent panaché. On peut bouturer des feuilles moyennes qu'on laisse entières ou des feuilles plus grandes qui sont découpées en petits carrés de 2 cm de côté (fig.8). Dans le premier cas, on coupe le pétiole à 4 cm du limbe et on repique verticalement ; dans le second, les petits morceaux de feuilles sont tout simplement posés à plat dans la terrine. Ombrager et arroser modérément. Opérer de préférence vers le mois de septembre.

Gloxinia (fig.9) Sinningia Belle plante bulbeuse à feuilles veloutées et à grosses fleurs en forme de cloche. On prend une feuille entière en août. On coupe le pétiole à 3 cm et on repique. Après quelques semaines, il se forme un petit bulbe qui est conservé en stratification pour l'hiver.

Sansevieria (fig.10) couteau ou langue de belle-mère On peut découper les feuilles adultes en morceaux de 15 cm de longueur On découpe un petit morceau de la base pour reconnaître le haut du bas afin d'effectuer correctement le repiquage. Les variétés à feuilles panachées redeviennent vertes si on fait des boutures de feuilles.

Le bouturage des plantes herbacées.

Nous voici à l'approche de l'hiver, les jardinières ou potées estivales ont perdu de leur attrait et il est grand temps de les abriter si ce n'est déjà fait. Si vous possédez une serre, un tunnel ou un appui de fenêtre, il est possible de réaliser la multiplication végétative de vos plantes. Ceci permet de réaliser un double parfait (clone) de vos pliantes préférées et de lies conserver ainsi en ne prenant pas trop de place. Cette opération de multiplication s'appelle lie bouturage.

Ce procédé consiste à séparer un organe ou un fragment d'organe d'un végétal pour qu'il subsiste et puisse se régénérer et redonner une plante complète prête à vous émerveiller l'été prochain. Ce procédé possède à la fois des avantages et des inconvénients.

Avantage :

- Permet la reproduction fidèle de plantes ne donnant pas de graines.

- Pour certaines espèces, on obtiendra plus vite des fleurs.

- Obtention d'une plante souvent plus vigoureuse due à la rejuvénilisation de la plante.

Inconvénients

Risque de transmission de maladie.

Apparition très rarement de mutation et perte de la correspondance à 100 % avec le pied-mère (plante d'où est issue la bouture).

Pour un amateur, il y a deux époques principales de bouturages de plantes herbacées. Celui qui possède peu de place essayera de conserver ses plantes en les multipliant en automne. Celui qui possède plus de place pour conserver ses plantes en hiver, procèdera à des boutures de printemps. En réalité, il n'y a pas de saison particulière pour procéder au bouturage herbacé des plantes estivales. En plus de la qualité du substrat et de la bouture, deux facteurs sont essentiels : la chaleur de fond et la lumière. La lumière est le facteur limitant en automne, en effet les jours raccourcissent, et la luminosité est moindre. C'est pourquoi le taux de réussite des boutures est plus faible en automne qu'au début du printemps. L'apport de chaleur de fond est relativement aisé grâce à l'utilisation de câbles chauffants.

Le substrat devra être le plus aéré possible pour réussir un bon bouturage. Pour ce faire utiliser soit un terreau spécifique de bouturage ou alors vous le composez. En mélangeant environ à part égale un terreau universel avec soit de la perlite, du sable ou de la lave, vous obtenez un substrat aéré idéal pour le bouturage. Plus vous ajoutez de la perlite, plus vous aérerez le substrat, plus il sera adapté au bouturage mais plus il demandera un suivi au niveau de l'arrosage. L'avantage de la lave et de la perlite par rapport au sable de rivière est qu'elles sont intrinsèquement aérées. En effet tant la lave que la perlite contiennent dans leur grain de nombreux pores qui sont remplis d'air (photo 1 et 2).

Une fois le substrat ainsi constitué, remplissez des pots ou une plaque alvéolée afin de réaliser le bouturage. Arrosez copieusement les pots ou la plaque alvéolée afin que le substrat soit gorgé d'eau. Cette opération est essentielle pour éviter de mouiller le feuillage. Ceci permet de diminuer le risque de maladies développées sur le feuillage.

Une fois les récipients prêts, il s'agit de prélever la bouture. Au niveau des plantes de terrasse et d'orangerie les boutures peuvent être de plusieurs types : bouture herbacée, bouture à talon et bouture de portion de tige. La bouture doit être issue d'une plante en bonne santé, non porteuse de maladies et non filée. La plante sur laquelle est extraite la bouture s'appelle le pied-mère. Une fois la portion de plante retirée, il s'agira de l'habiller. L'habillage d'une bouture consiste en sa préparation. Il faudra supprimer les bourgeons floraux et les feuilles se trouvant juste à la base de la bouture. Il est important de couper la bouture juste en dessous d’un nœud. En effet, c'est au niveau d'un nœud ou de la base d'une feuille que les racines vont apparaître le plus facilement. On ne conservera que 2-3 feuilles par bouture de géranium. La bouture sera issue d'un tronçon de tige bien vigoureux et sain. Jusqu'à l'apparition des racines, la bouture vivra sur les réserves de la tige et de la feuille. Pour les géraniums, on réalise généralement des boutures herbacées constituées d'extrémité de pousses. Les pétunias retombants (surfinia) se multiplient de la même manière, mais il est important de prélever une bouture qui est toujours au stade végétatif (pousse) et non au stade génératif (fleur). Une bouture herbacée qui serait au stade génératif, s’enracine beaucoup plus difficilement. En ce qui concerne les plantes de terrasse plus ligneuses comme les fuchsias, lantanas, abutilons ou solanums, la technique de bouturage est la même. Il faut prendre des boutures non encore lignifiées. C'est-à-dire des boutures dont l'écorce ne possède pas encore la structure du bois. Généralement ces parties de tiges sont encore bien vertes. Si les parties sont brun clair ou brunes, c'est que les tissus ont déjà lignifié. Dans ce cas l'apparition de racines sera plus difficile et pour augmenter le pour centage de chance, on réalise une bouture à talon. On prélève en même temps que la bouture, un tronçon de branche que l'on coupe à hauteur d'un nœud.

Une fois que les boutures sont habillées, il s'agit de les mettre dans le substrat. Les portions de tiges sont enfoncées afin qu'elles soient bien en contact avec le substrat. La base du pétiole de la première feuille se retrouve idéalement juste au niveau du terreau.

Une fois le nombre de boutures réalisées, celles-ci sont mises à l'étouffée. C'est-à-dire qu'on les recouvre soit d'un agryl (non tissé blanc très léger) soit d'une bâche plastique, soit d'un carreau. Le but recherché est de maintenir une humidité relative importante au niveau des boutures afin qu'elles ne se dessèchent pas. En effet, les boutures ne possèdent pas de moyen de prélever l'eau nécessaire à la transpiration normale des feuilles. L'avantage de l'agryl par rapport au carreau et à la bâche plastique, c'est qu'il permet quand même une certaine évaporation. Les boutures sont dans un environnement plus humide non totalement saturé. Après 2 à 3 semaines au minimum, les premières racines apparaîtront sur les boutures herbacées. Il faudra alors ré acclimaté la plante aux conditions externes en relevant le carreau et la bâche progressivement. Au bout de 2 semaines, le carreau, la bâche ou l'agryl sont totalement retirés.

Si vous voulez accélérer quelque peu le processus et augmenter le pourcentage de réussite, l'appoint d'une chaleur de fond est nécessaire. Pour ce faire l'utilisation d'une résistance chauffante que l'on incorpore dans du sable est une solution facile à réaliser. La résistance chauffante se présente soit sous une forme de tapis chauffant, soit sous forme d'un fil que l'on répartit dans du sable ou de la tourbe. Au niveau amateur, il existe des câbles chauffants de différentes dimensions (6 m, 12 m et 24 m) Avec un câble de 24 m et d'une puissance de 300 w, on peut réaliser une table chauffée d'environ 3 m2. L'installation du câble est aisée. Tout d'abord installer une couche de 3-4 cm de sable. Ensuite, tous les 12 cm créé dans le sable une petite rigole afin d'y déposer le câble. Par après, recouvrir le tout afin d'obtenir une surface plane. Le sable va jouer le rôle de répartiteur de la chaleur. Pour ce faire, il doit rester continuellement humide. Afin de disposer d'un système complet, il est intéressant de coupler la résistance avec un thermostat. Celui-ci sera soit aérien si on dispose d'un système de carreau fermant totalement la table de multiplication, ou alors d'un thermostat muni d'une sonde que l'on peut enterrer.

La sonde sera placée juste entre deux tranchées accueillant le câble. La température du sable de la table de multiplication devra être d'une quinzaine de degrés. Cette table de multiplication pourra servir également pour la réalisation de semis hâtifs. Cette opération de ré acclimatation prend également 2 semaines.

Au bout d'environ un mois, la bouture aura émis suffisamment de racines pour pouvoir être mise en pot et poursuivre sa croissance. Un moyen facile pour contrôler si les boutures sont bonnes à être empotées est l'apparition de radicelles en dessous de la plaque de multiplication. Cela signifie que les nouvelles racines cherchent de nouveaux horizons après avoir envahi tout le substrat de bouturage. Suivant le type de plantes bouturées (les géraniums retombants se bouturent plus facilement que les droits), la luminosité et la chaleur de fond et la qualité de la bouture, on peut espérer avoir entre 75 et 100 % de réussite.

Harold Grandjean

 

 

Réalisation d'une bouture de géranium hors d'une portion de tige terminale. Notez l'enlèvement du bouton floral ainsi que des feuilles et des oreillettes. L'apparition des racines se fera à la base et plus facilement près des oreillettes (stipules).

Portion de la tige de géranium

Habillage de la bouture

Bouture habillée

Mise en place

Chauffage au sol

Thermostat et sonde

Tige d’abutilon

bouture d’abutilon habillée

 

Bouture de portion de solanum : à partir d'une tige de solanum, réalisation de boutures de tige. La bouture à l'extrême-droite est trop lignifiée pour obtenir un bouturage rapide.

Arboriculture fruitière

Quelques greffes à pratiquer en été

Dans notre chronique d'avril, nous avions évoqué les greffes de rameau à pratiquer au printemps : en fente, en incrustation, en couronne, ou à l'anglaise. Ces greffes peuvent aussi être pratiquées en fin d'été (septembre), à oeil dormant (ce qui signifie que les yeux portés par le greffon ne démarreront que l'année suivante)

En été (août), on pratique des greffes en écusson; on peut aussi à ce moment pratiquer un «chip-budding», et pour le noyer, une greffe en flûte. Nous nous limiterons ici à décrire ces trois méthodes; il en existe en réalité plusieurs variantes adaptées à des cas particuliers.

1. Greffe en écusson

Sur un sujet porte-greffe planté au plus tard en mars, et dont le diamètre est de 8 à 10 mm, on pratique à 10 cm du sol une incision en T; après avoir soulevé l'écorce des 2 côtés de l'incision verticale, on glisse un écusson, c'est-à-dire un fragment d'écorce de la variété portent un oeil bien développé. On recoupe la partie supérieure de l'écusson au niveau de l'incision horizontale, puis on ligature avec une bandelette de plastique ou au raphia. Attention ! Le raphia n'ayant aucune élasticité, il faut surveiller régulièrement les greffes pour éviter les étranglements. Les écussons sont prélevés au moment même du greffage, sur des rameaux de l'année: dès que ces rameaux ont été séparés de l'arbre étalon, on enlève le limbe des feuilles en laissant le pétiole, et pour éviter leur dessèchement, on les emballe dans un chiffon humide, ou on les plante dans une pomme ou une pomme de terre.

Après l'écussonnage, si le pétiole se dessèche rapidement, on peut dire que le greffage a échoué, et qu'il faut recommencer. Par contre, si le pétiole reste vert, et s'il jaunit en automne, et ne tombe que lors de la chute des feuilles, il y a de très fortes chances que l'écusson soit soudé au porte-greffe.

2. Chip-budding

Cette méthode est un peu plus compliquée que la précédente, mais elle assure une meilleure croissance du scion. Sur un porte-greffe de diamètre 8-10mm, à 10 cm du sol, on pratique une incision transversale en oblique vers le bas, puis par une incision longitudinale on enlève une portion de bois. On prélève un greffon portant un seul oeil, ayant le même volume de bois que ce qui a été enlevé au porte-greffe. Pour réussir cette greffe, il faut s'exercer auparavant sur des branches de bois détaille : le «coup de main» s'acquiert rapidement. On met le «chip» en place, puis on ligature avec une bandelette de plastique.

3. Greffe en flûte

Chez le noyer, la présence d'une moelle abondante dans les tiges empêche d'effectuer des greffes de rameaux (sauf la greffe à l'anglaise au niveau du collet, là où il n'y a pas de moelle). On découpe dans le porte-greffe, dont le diamètre sera de 20-25 mm, un carré d'écorce de 15 mm de côté que l'on enlève. On prélève le bourgeon greffon avec une portion d'écorce de mêmes dimensions, et on le met en place, puis on ligature avec une bandelette de plastique.

Pour faciliter ce travail, on utilise parfois un greffoir portant deux lames parallèles, qui améliore la précision des découpes.

Pomosan

Bégonia X Elatior

Famille : des Bégoniacées.

Origine : B. tuberhybrida X B. socotrana

Synonymes : B. X hiemalis – B. Rieger – B à fleurs de serre.

L'assortiment actuel provient de nombreux croisements effectués au cours de ces 100 dernières années.

Le point de départ fut le croisement entre les Bégonias tuberhybrida (B. tubéreux) d'Amérique du Sud et le Bégonia socotrana de l'île de Socotra dans l'Océan Indien en face de la côte d'Ethiopie.

Ces Bégonias ont été d'abord très cultivés en Europe du Nord et en Scandinavie avant de devenir une importante production en France, aux Pays-Bas, en Allemagne.

Depuis 1955, 0. Rieger, horticulteur allemand, a créé un éventail de cultivars très riche, d'où le nom de Bégonia Rieger.

C'est un végétal remarquable par sa floraison abondante et de longue durée, ses coloris variés, les diversités proposées au niveau de la fleur du feuillage de la grandeur de la plante, sa croissance rapide (en culture), sa très bonne tenue d'intérieur.

Description

Ce sont des Bégonias à fleurs d'appartement, à racines fibreuses, à port dressé, au feuillage entier (certains cultivars présentent un feuillage découpé), imposant, vert franc ou pourpre.

La floraison est toujours abondante, de longue durée, de coloris très variés avec des fleurs simples ou doubles; fleurs qui s'offrent en groupes homogènes au-dessus du feuillage et qui occupent bien le volume de la plante.

La stabilité de la plante n'est assurée que par un tuteurage adéquat consistant à la mise en place de tuteurs discrets en bois, au nombre de 3 à 5, sur le pourtour du végétal.

Il existe un Bégonia X elatior de petite dimension dit : «Mini Bégonia de Noël» dérivant du Bégonia X cheimantha (dont fait partie le très ancien `Gloire de Lorraine', à port plus ou moins retombant. D'ailleurs, le B.X cheimantha, assimilé aux B. de Lorraine hybrides se retrouve dans les catalogues de graines (ex: B. X cheimantha `Love Me' FI).

(Les B. de Lorraine hybrides sont issus d'un croisement entre le B. socotrana X B. Regeir apparu dans le commerce en 1893.

Cultivar

A développement normal * Fleurs simples : `Shwabenland' à feuillage vert, fleur rouge, orange, jaune, blanc - 'Krefeld' à feuillage pourpre, fleur rouge, rose - 'Aurore' (rose) - Aïda' (bicolore orange et blanc)...

* Fleurs doubles: 'Aphrodite' (rose vif, rose, blanc) - Azotus' (rose mauve) - `Balaga' (jaune orangé) - `Bellona' (rouge) - `Berlin' (rose) - `Marinella' (orange saumon)- `Paloma' (blanc) - 'Renaissance' (très double rouge à feuillage découpé) - `Tacora' (rouge) - `Tora' (orange).

A petit développement ou miniatures

* Anita' (rouge, rose, blanc) - 'Elfe' (rose)...

Charisma écarlate Charisma corail abricot Charisma rose

Multiplication

Boutures de feuilles entières

Prélever des feuilles assez jeunes et conserver 0,5 à 1 cm de pétiole.

Le cultivar 'Aphrodite' ne se reproduit pas par cette méthode.

Boutures de rameaux feuillés

Prélever les extrémités (4 à 8 cm).

Le cultivar Aphrodite' (qui donne peu de rejets) se reproduit uniquement par ce type de bouturage.

Dans l'ensemble, la reprise est moins rapide, la plante fleurit moins bien à partir de cette technique et le nombre de boutures à prélever est plus important par la 1ère méthode (plus de feuilles que d'extrémités).

Epoques

Pratiquement toute l'année avec, cependant, deux époques plus importantes : juin/juillet et octobre/ novembre.

Substrats

2/3 de tourbe + 1/3 de sable du Rhin (ou argile expansée ou perlite) ou T.K.S. 1.

Utiliser des godets-paniers de 5 cm de diamètre pour éviter d'abîmer les racines à l'empotage. T° = 20-22 °C avec une humidité relative de 90 %. Recouvrir les boutures d'une feuille de plastique. Enracinement après 10-15 jours.

Culture

Du bouturage à la floraison, elle peut durer 3 mois pour les miniatures et 4 mois pour le type `Schwabenland'.

Empotage

En pots plastiques de 12/13 cm de diamètre.

Eviter d'enterrer le collet et ne pas tasser le substrat.

Distancer les plantes (culture de plusieurs plantes) pour maintenir 12 pots de 13 cm de diamètre par m2.Ceci afin d'obtenir des végétaux trapus.

Substrats

PH:5 à 6.

Très perméable à l'eau et à l'air (non compact/grossier).

2/3 de tourbe fibreuse + 1/3 de terreau de feuilles + du sable ou du polystyrène OU 50 % de tourbe brune + 50 % de tourbe blonde OU un substrat de type T.K.S. 2.

Tuteurage

Opération très importante.

La plante est lourde et cassante : 3 à 5 tuteurs, parfois davantage.

Fertilisation

Le Bégonia X Elatior se rapproche du Cyclamen en ce qui concerne ses besoins alimentaires.

Choisir des engrais d'équilibre 1-0,2-1 en période décroissance et 1-0,2-2 deux ou trois semaines avant la floraison.

Doser les engrais solubles à 0,8 g/litre de solution tous les 10 jours (formules 14-10-14 puis 17-9-30, par exemple).

Eviter les excès car le Bégonia est très sensible à la salinité des substrats.

Soins culturaux

Température

En début de culture : 20 °C pendant 3-4 semaines puis 18°C la nuit et 16°C le jour dès que la floraison commence. Humidité relative.

Ombrage

60 % pendant l'été (un optimum de 5.000 lux - Ne pas dépasser les 20.000 lux).

Arrosages

Ils doivent être réguliers (maintenir le substrat humide).

Pincements

Pour obtenir une plante ramifiée, trapue ou pour retarder la floraison, il est possible de pratiquer cette opération culturale.

Le 1er pincement après l'empotage et le 2ème quatre semaines plus tard.

Les professionnels utilisent des réducteurs de croissance pour obtenir des plantes basses et trapues.

La floraison

Le bégonia X Elatior est une plante qui fleurit naturellement en jours courts (durée de la nuit : 14 heures/24 heures).

Voici le «truc» pour diriger la floraison :

- pour avancer la floraison placer les plantes en jours courts 8 à 9 semaines avant la date de floraison choisie - pour retarder la floraison placer les plantes en jours longs et arrêter ce régime photopériodique 9 semaines avant la floraison.

Les soins à apporter

La lumière

Beaucoup de lumière mais pas de soleil direct.

Les feuilles mouillées sont brûlées par le soleil.

Les températures

Si possible, ne jamais dépasser les 20°C.

Une T° de 15-16°C correspond à l'attente du végétal pour fleurir plus longtemps.

Les arrosages

La motte doit toujours être humide.

Ne pas laisser stagner l'eau dans une soucoupe.

Trop d'eau fait pourrir les racines et le collet.

Les engrais

Soutenir la floraison à l'aide d'un engrais soluble à distribuer avec l'eau d'arrosage une fois sur deux. Choisir un engrais à prédominance phospho-potassique et diminuer la dose prescrite d'un tiers (pour éviter l'excès de salinité dans le substrat).

L'humidité

Se comporte mieux si le végétal est posé sur des cailloux mouillés.

Vaporiser avec une eau placée à température ambiante et non calcaire (éviter l'eau du robinet).

Ne pas toucher les fleurs qui pourriraient.

Le nettoyage

S'abstenir : les feuilles sont trop fragiles.

L'atmosphère

Eviter l'atmosphère confinée. Eviter les gaz polluants.

Les ennuis rencontrés

• Les feuilles pendent et sèchent.

Trop sec et trop chaud. Pallier ces inconvénients.

• Les feuilles jaunissent et sont molles

Trop froid et trop humide.

Laisser sécher et récupérer le végétal.

Placer dans une pièce plus chaude et arroser plus prudemment.

• Présence d'un feutrage blanc.

C'est le blanc ou oïdium. Pulvériser avec un fongicide systémique.

• Présence de plaques blanches sur les feuilles. C'est le mildiou. Pulvériser avec un fongicide systémique.

• Présence de taches brunes/noires sur les feuilles suivies d'une pourriture. C'est le botrytis.

Trop d'eau et pas assez de clarté.

Pulvériser avec un fongicide. Choisir un emplacement plus aéré et moins humide.

• Présence de ronds ou taches jaunes sur les feuilles.

Mosaïque du concombre ou tacheture de la tomate. Détruire la plante.

• Pourriture à la base des tiges.

Trop d'eau. Laisser sécher et ensuite, arroser moins souvent.

• Pourriture sur les feuilles, les fleurs ou les boutons. Ceci est dû aux vaporisations. Arrêter cette opération et aérer.

Chez le fleuriste

Choisir des végétaux dont les boutons s'entrouvrent, celles qui sont bien droites, bien tuteurées. Observer les tuteurs pour constater l'absence de moisissure ou des traces de pourriture (tuteurs en bois). Eviter les plantes présentant des fleurs avec des pétales brunis par l'excès d'eau, d'humidité ou le froid.

Bien sûr, observer le feuillage : celui-ci doit être intact, sain et indemne de déchirures ou de cassures.

Guy Van-Michel d. v. Institut horticole de Liège

Campsis

Nom français : Bignone

Famille des Bignoniacées

Les Campsis connus aussi sous le nom de Tecoma et Bignonia sont des arbustes sarmenteux (grimpants) avec une belle floraison surtout s'ils sont plantés en situation chaude et bien ensoleillée.

L'espèce Campsis radicans, originaire des Etats-Unis, on l'appelle parfois 'Jasmin de Virginie' est un arbuste vigoureux, avec de longs rameaux pouvant atteindre 8 à 10 m et munis de crampons mais qui demandent cependant un palissage.

Les feuilles caduques sont composées de 9 à 11 folioles. Les fleurs en entonnoir à 5 lobes de couleur rouge orangé forment des panicules, à l'extrémité des pousses de l'année, depuis juillet jusqu'en fin septembre. L'arbuste peut garnir 10 à 15 m2.

En plus de l'espèce précédente, on peut se procurer dans le commerce le cultivar Campsis radicans 'Flava' avec des inflorescences jaunes.

On trouve également en pépinières un hybride obtenu par croisement entre Campsis radicans et Campsis grandiflora.

Il s'agit de Campsis x tagliabuana 'Madame Galen'. C'est un cultivar vigoureux dont les grandes fleurs réunies en panicules terminales de couleur rouge orangé foncé de 6 à 7 cm de longueur, s'épanouissent de juillet à septembre. La plante est toujours couverte de fleurs.

Exigences

Tous les Campsis aiment la chaleur et ne fleurissent abondamment que dans des situations bien exposées. Ils supportent tous les sols et ne craignent pas le calcaire.

Utilisations

Ornementation des pergolas, des murs, des treillis, des piliers et aussi le tronc des vieux arbres. Ne dit-on pasque les Bignones fleurissent mieux au dessus du support.

Taille

Les premières années, les Bignones demandent un palissage régulier pour couvrir la surface qui leur est destinée. Quant le but est atteint, on taille les ramifications latérales sur deux yeux. Donc taille courte en février - mars après les fortes gelées.

Ce sont les rameaux résultant de cette taille qui porteront les fleurs à leur extrémité.

Multiplication

Bouturage de racines. Prélèvement des drageons, parfois très nombreux; greffage sur racine pour les cultivars.

 

Bouturage

Bignone à grandes fleurs (commune)

(Campsis grandiflora, C. radicans)

C'est un excellent couvre-mur à feuilles caduc, à port dressé ou à port retombant, pour situation chaude. Cette plante de plein soleil a besoin, pour donner une bonne floraison, d'être installée à exposition chaude et lumineuse, dans une terre riche.

BOUTURE DE TIGE

BOUTURAGE DÉLICAT

Bouturez en juillet.

Prélevez sur pousses d'extrémités.

Opérez à l'étouffée.

Repiquez en mars-avril.

1- Prélevez des boutures de 8 à 10 cm sur les pousses d'extrémités.

2- Piquez dans du sable, à chaud (18° à 20°C) et à l'étouffée. Maintenez humide, mais sans excès pour éviter les pourritures.

3-Retirez progressivement le film plastique qui recouvre le récipient de culture après le début de la reprise. Hivernez de préférence, à 10°-12°C minimum, ne plantez qu'au printemps ; une plantation à l'automne présenterait en effet un risque d'échec.

 

Les reines de l’ombre

Peu de plantes se plaisent là où le soleil brille rarement. Pas question d'installer des vivaces aux coloris chatoyants à l'ombre d'un bouquet d'arbres. Très décoratives, les fougères séduisent par la légèreté de leur feuillage et la diversité de leurs formes.

Comptant parmi les plus anciennes plantes apparues sur terre, la plupart des espèces de fougères croissent dans les zones tropicales ou semi-tropicales du globe et sont donc inutilisables dans nos jardins. Néanmoins il existe suffisamment de fougères rustiques pour satisfaire le plus exigeant des jardiniers. En utilisant ces végétaux hors du commun, il pourra aisément créer des taches de verdure qui égaieront les moindres recoins sombres du jardin. Ces derniers se verront alors transformés en véritable oasis de feuillage où tailles, formes et tons de vert se disputeront la vedette.

Une bonne technique de plantation

Les fougères poussent dans quasiment tous les sols exceptés ceux qui sont mal drainés ou trop lourds. Il faut impérativement les protéger d'un ensoleillement excessif mais aussi des vents dominants si on veut obtenir de belles plantes. Si vous ne savez que planter au pied d'un mur exposé plein nord, les fougères sont là pour résoudre ce problème. Reste maintenant à savoir comment les planter de manière correcte. Ici le don d'observation du jardinier doit entrer en ligne de compte car toutes les espèces ne se plantent pas de la même manière.

Les fougères produisant des frondes dressées, en touffes, partant d'une souche compacte verront les bases des vieilles pousses sectionnées avant la mise en place. On creusera un trou qui devra contenir toute la motte de racines.

Les fougères à souches rhizomateuses (le rhizome est une tige souterraine vivace qui a le plus souvent une forme allongée et horizontale) donnent des frondes réparties tout au long du rhizome.

Pour planter un rhizome, il suffit de creuser un sillon dans le sol, de l'y installer et de le couvrir de terre. En général, le rhizome doit affleurer la surface du sol.

Les fougères à souches dites fibreuses (Asplenium par exemple) adorent se développer à l'horizontale. Ces espèces sont très utiles pour garnir un vieux mur ou décorer une rocaille.

Les fougères seront mises en place soit en automne soit au printemps.

Soigner les fougères

Les fougères ne sont pas des plantes difficiles à vivre. Elles n'exigent pas beaucoup de soin si ce n'est d'être arrosées quand le terrain devient sec. La base de la plante peut être paillée annuellement avec du terreau, des feuilles mortes. On réduit ainsi les besoins en arrosage puisqu'on préserve de la sorte l'humidité du sol. Un léger apport de substances nutritives est profitable. Après quelques années, suite au tassement du sol, certaines souches auront tendance à se déchausser. Épandez alors du terreau ou une bonne terre humifère entre les plantes pour remédier à ce petit problème.

La multiplication par division

Laissons aux professionnels le soin de multiplier les fougères à partir de spores car il s'agit d'un procédé très délicat nécessitant un sérieux doigté. Par contre diviser une touffe de fougères est à la portée de tout un chacun. On déterre la souche, on coupe les frondes, on divise la plante et le tour est joué! Ce procédé de multiplication s'applique généralement en mars ou en octobre.

Faites votre choix

Face à un assortiment assez vaste, l'amateur a toujours beaucoup de peine à se décider. Les espèces présentées ci-après combinent à la fois la facilité de culture et l'esthétisme.

Athyrium filix-femina (fougère-femelle) atteint 90 centimètres de haut et autant de large. Très rustique, ses frondes très découpées constituent un ravissement pour les yeux. Dryopteris filix-mas (fougère-mâle) est une splendide espèce qui culmine à 150 centimètres. Ses touffes serrées lui confèrent un aspect vigoureux et très décoratif. Blechnum spicant ne dépasse pas 30 centimètres. Son feuillage persistant constitue son principal atout. Osmunda regalis mérite amplement son nom de "fougère royale" tant elle est vigoureuse (parfois plus de 2 mètres!) et fabuleusement belle. Elle se plaît dans des sols faiblement acides et aime l'humidité. Osmunda regalis "Purpurescens" produit de superbes frondes teintées de rouge pourpré au printemps. Un ensoleillement modéré ne lui fait pas peur. Phyllitis scolopendrium, mieux connu sous le nom de "langue-de-cerf" séduit par ses frondes persistantes et souvent plissées. Cette fougère apprécie les sols calcaires. Athyrium nipponicum "Pictum" est, comme son nom scientifique l'indique parfaitement, une fougère japonaise. Elle est remarquable pour son feuillage très fin, souvent gris métallisé veiné de pourpre. Une vraie merveille! Polystichum setiferum est une magnifique fougère aux feuilles finement découpées, persistantes. Très raffinée d'aspect elle peut atteindre 1,2 m et s'étaler sur plus d'un mètre.

Du point de vue des associations, on peut insérer dans les massifs de fougères des vivaces à floraison hivernale ou printanière. Elles profitent en effet des moindres rayons de soleil pour captiver notre regard. Dicentra spectabilis ou Coeur-de-Marie ou les Helleborus font partie de ce groupe de végétaux que l'on peut combiner avec succès aux fougères. Les Hostas aiment la mi-ombre et font merveille avec les fougères. Il en est de même pour les moins connus Epimedium, des vivaces au feuillage décoratif et à la surprenante floraison (les Epimedium portent le charmant nom de "fleur des Elfes").

Les hostas se marient à merveille avec les fougères Avec le temps les fougères forment d'importantes touffes