Cercle horticole

Mise à jour : 19/03/2016 17:48:52

Table des matières     Info

 

 

Azalée   Camélias

L'entretien des jardinières d’été

Les plantes-engrais   Guide du compostage

La fourmi   Anthonome

L'azalée,

un porte-bonheur provenant de l'Orient

L'azalée appartient au genre Rhododendron de la famille des Ericacées, dont elle se distingue par quelques différences subtiles. En général, l'azalée est plus petite et d'apparence plus fragile, avec un feuillage plus délicat ; d'un point de vue purement botanique, la fleur de l'azalée ne compte que cinq étamines, alors que le véritable rhododendron en possède dix.

La première espèce spontanée qui fut cultivée, est la rose alpine, Rhododendron hirsutuin, rapportée d'Europe centrale en 1656. En 1753, le botaniste Linné créa le genre Rhododendron et, ensuite, il créa le genre séparé Azalea. Le botaniste George Don comprit qu'il n'y avait pas suffisamment de différences botaniques pour réaliser deux genres distincts.

Les rhododendrons sont surtout des arbustes à feuilles persistantes et les azalées des arbustes à feuilles caduques bien que les azalées japonaises sont à feuilles persistantes. Les azalées à feuilles caduques dérivent de l'azalée Mollis et de l'azalée Politica. Leur floraison a lieu en mai. Elles forment des arbustes de 1,50 à plus de 2 m de hauteur.

Les azalées à feuilles persistantes dérivent de l'Azalée Kurume, dont les petites fleurs sont si abondantes qu'elles recouvrent totalement le feuillage. Elles forment des arbustes de 0,60 à 1,20 m de hauteur. Chez R. indicum, dont les fleurs simples ou doubles apparaissent en avril-mai, le forçage et la culture hâtée permettent de provoquer à volonté la floraison de l'automne au printemps pour réaliser de belles plantes d'intérieur.

Origines

Les azalées sont, en général, originaires d'Extrême-Orient. En Chine et au Japon. Elles sont considérées depuis des siècles comme le symbole du bonheur et de la longévité.

Le Rhododendron ponticuin est originaire d'Asie Mineure.

Le Rhododendron ferrugineum (Rosage) couvre les pentes du haut Jura, des Alpes et des Pyrénées.

Le Rhododendron hirsutum se trouve dans les montagnes d'Europe centrale.

Travaux de sélection et d'hybridation

L'azalée se diversifie de plus en plus ; on trouve dans les jardineries spécialisées de jolies miniatures pour la décoration des tables, d'imposantes plantes arbustives destinées au jardin d'agrément et aussi de jolies fleurs conduites en haute tige.

Les fleurs présentent des tons très lumineux : rouge bourgogne, diverses teintes de rose, blanc étincelant, violet, orange et rouge. Il existe aussi des fleurs bicolores et des fleurs en forme de cloche.

Actuellement, les azalées hybrides abondent. Parmi les hybrides à feuilles caduques Knaap Hill et Exbury, dix-huit à trente fleurs peuvent être regroupées sur une même tige. Tous les travaux successifs réalisés par les horticulteurs aboutissent à l'obtention de floraisons plus abondantes et plus longues, de pétales froncés et plissés et par la création de formes naines compactes.

Ecologie

Les azalées se révèlent très rustiques à condition d'être placées dans un sol très acide. Dans les zones calcaires de notre pays, il faudra nécessairement remplacer le sol sur une bonne profondeur par un mélange comprenant une bonne proportion de terre de bruyère ou être cultivées en bacs. Certaines s'accommodent du soleil, mais la plupart préfèrent un ombrage léger et un endroit frais. En ce qui concerne l’exposition : soleil direct pour les azalées à feuilles caduques, mi-ombre à l'abri des vents froids pour les azalées japonaises.

Une forte hygrométrie est appréciée.

Les fleurs de certaines azalées à feuilles caduques craignent les gelées tardives et les coups de soleil. Il faut les placer dans un endroit abrité du soleil levant.

Une légère taille suffit à redonner à la plante la forme souhaitée si ses rameaux deviennent trop longs.

Azalée d'appartement pour la décoration de l'Avent

A l'achat en automne d'une azalée miniature, veillez à ce que la plante possède beaucoup de boutons, dont la moitié laisse déjà deviner une couleur (Les plantes vendues par les horticulteurs ont de 2 à 3 ans de culture à partir du greffage). Si les boutons sont encore très fermés, la plupart du temps ils ne s'ouvriront pas.

Lorsque l'azalée est déjà en fleurs, la durée de floraison sera fortement réduite. Les potées achetées à la fin de l'hiver sont les plus robustes.

Afin de prolonger la durée de vie de l'azalée, il est important de l'arroser régulièrement.

La motte doit être maintenue légèrement humide, notamment par l'apport d'eau de pluie tiède à laquelle on ajoute hebdomadairement de l'engrais liquide pour plantes de terre de bruyère.

Tous les 10 jours, ou si la plante présente des signes de flétrissement, il convient de tremper le pot dans un seau d'eau tiède jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de bulles d'air qui montent à la surface.

Il est recommandé de poser ensuite la plante sur une couche de boules d'argile dans une soucoupe ou un cache-pot rempli d'eau. Les racines ne doivent pas rester dans l'eau, car elles s'asphyxient et pourrissent.

Souvent l'azalée bourgeonne avant que les boutons ne se soient ouverts. Dans ce cas, enlevez ces boutons comme pour les fleurs fanées. Cela stimule le bourgeonnement.

En mai, placez la plante au jardin et enterrez le pot dans un endroit ombragé. L'azalée y restera jusqu'à la fin de l'automne car les températures fraîches contribuent au bon développement des bourgeons.

Ensuite, on rentre l'azalée et on la place au frais et à la lumière, sans toutefois un ensoleillement direct.

Otez régulièrement les fleurs fanées afin de permettre l'apparition de nouveau bourgeons. Si l'azalée devient trop luxuriante et qu'elle se dénude par le bas, il faut la tailler après la floraison. Rempotez-la tous les 2-3 ans dans de la terre de bruyère.

Lancez-vous dans la culture

des camélias

1. Origine géographique

Le camélia est originaire de Chine, du Japon, de l'Inde, de Corée et du sud-est asiatique. Il possède donc une large distribution sur le continent asiatique mais ses niches écologiques sont néanmoins très particulières.

2. Botanique

Il appartient à la famille des éricacées et au genre Camel lia. C'est un grand arbuste élégant, moyennement rustique, qui fleurit de façon spectaculaire entre février et mai. Toutefois, certaines variétés produisent leurs fleurs en automne. Dans nos jardins, les camélias dépassent rarement 2 à 3 mètres en tous sens.

Son feuillage persistant, vert foncé et lustré, conserve à la plante un port attrayant en dehors des périodes de floraison. Les fleurs sont dépourvues de pédoncule et présentent des formes et des tailles très diverses suivant les très nombreuses variétés. La forme va des fleurs simples avec des étamines jaunes très élégantes jusqu'aux fleurs doubles évoquant la pivoine, l'œillet ou la rose.

Dans certains cas, le centre de la corolle est composé de pièces pétaloïdes et d'étamines non transformées évoquant une fleur d'anémone.

3. Ecologie

On dit que le camélia est capricieux, à croissance lente et d'entretien difficile. Cette mauvaise réputation un peu exagérée ne nous empêche pas de l'admirer car il nous récompensera par son inégalable floraison.

Le camélia préfère les sols à la fois riches, légers, frais et bien drainés. Il est utile de rappeler qu'il fait partie des éricacées comprenant des plantes de sols acides.

Si le sol montre des traces de calcaire, plantez-le dans une fosse remplie de terre de bruyère ou faites des apports réguliers d'un chélate de fer afin d'éviter la chlorose. Il faut lui réserver une situation mi-ombre, non exposée au soleil brûlant et abritée des vents froids. Certaines variétés préfèrent se trouver à l'ombre.

L'amateur recherche dans son jardin les endroits que les camélias préfèrent en installant des jeunes plants en différents endroits et en observant leur comportement. Cette expérience préalable permet de détecter l'emplacement qui leur convient le mieux.

Catnellia japonica est un des plus résistant au gel. En hiver, il ne supporte guère le plein soleil matinal sur ses boutons couverts de gelée blanche.

4. Culture

On multiplie les camélias par bouturage de tiges semi aoutées de juillet à septembre sous une température de 14 à 16° C.

Des précautions doivent être prises lors de la plantation des camélias achetés en pot dans les jardineries.

Il faut éviter de placer du fumier dans le trou de plantation ; un mélange de terre de jardin, de terreau et de terre de bruyère suffit largement.

Par temps sec, il faut arroser copieusement et fréquemment à la base du tronc. Utilisez de l'eau non calcaire.

Paillez chaque hiver le pied et emmaillotez le jeune arbuste à l'aide d'un voile de protection.

Les camélias peuvent constituer de superbes massifs mais ils peuvent aussi être plantés isolés. Ils sont également appréciés en pots sur les terrasses et balcons.

Après la floraison, épandez une poignée d'engrais spécial pour plantes de terre de bruyère.

Dans les régions au climat clément, certaines variétés sont palissées contre un mur orienté au nord.

La chute des boutons peut provenir d'un manque d'eau ou d'une modification des conditions de croissance.

Les cochenilles à bouclier peuvent envahir les plantes et se nicher à la base des tiges et des pétioles. Il faut les éliminer à l'aide d'un coton tige imbibé d'alcool à 90°.

Les pucerons peuvent envahir la pointe des jeunes feuilles, traitez avec un insecticide approprié.

5. Espèces et variétés

Camellia japonica (Japon et Corée)

Il est choisi pour obtenir une floraison précoce en février et en mars.

On dénombre les variétés suivantes : Nobilissima à fleurs de pivoine blanches, Chandleri Elegans à fleurs d'anémone roses, Benoder à fleurs de pivoine rouges, Yukibotan à fleurs semi-doubles blanches, Fleurs de pêcher à petites fleurs semi doubles roses et port étalé, Comtessa Lavinia Maggi à grandes fleurs striées de rose sur fond blanc.

Camellia x williamsii (Ouest de la Chine)

Il est issu du croisement de Camellia japonica et de Camellia saluensis et fournit une floraison très longue de février à mai.

Les variétés sont : Debbie à grandes fleurs de pivoine roses, Donation à grandes fleurs semi-doubles roses, Inspiration à fleurs semi-doubles rose vif. Ces variétés se prêtent bien au palissage.

Camellia sasanqua (Japon)

Il présente une floraison automnale d'octobre à décembre.

Les variétés sont : Crimson King à fleurs simples rouges, Narumigata à fleurs simples rouges, Versicolor à fleurs simples, blanches nuancées de rose vif, Yuletide à petites fleurs rouge vermillon vif et étamines jaunes.

LES CAMELIAS (suite)

Un arbuste peu avare de son charme et bien moins délicat qu’il n’y paraît.

Culture :

La plupart des camélias redoutent les vents froids, desséchants et le soleil brûlant du midi.

Evitez de les planter contre un mur exposé plein Sud qui réverbère les rayons du soleil ou à l’Est. Le soleil hivernal risquant de brûler les boutons floraux par un trop brusque dégel. Choisissez un emplacement mi-ombragé et protégé ; à l’abri d’un mur exposé à l’ouest, au nord-ouest ou sous l’ombre légère de grands arbres.

La floraison des Camélia sasanqua nécessite une exposition ensoleillée.

La plupart des camélias vendus dans le commerce sont des hybrides résistant à des températures comprises entre -10° et -20° C. Plantée à l’abri des vents froids, la partie aérienne ne craint ni le gel ni la neige. Protégez les racines car elles s’étalent juste en dessous de la surface du sol. Les premières années après la plantation, paillez le pied avant l’hiver.

- Préférez les plantes adultes déjà acclimatées, plus chères à l’achat, mais plus résistantes au froid.

- Vérifiez la rusticité du sujet et optez pour les variétés anciennes, car nous manquons de recul pour évaluer celle des nouveaux hybrides.

- Avec les hybrides de Camélia sasanqua qui fleurissent en automne, la prudence s’impose au-delà de -5 ° C ; plantez les en situation protégée dans un sol bien drainé ou réserve les à la culture en pot et rentrez-les sous abri froid en hiver.

Détestant le calcaire et les terrains argileux, bien trop lourds et compacts, il pousse idéalement dans un sol bien drainé, riche et frais, légèrement acide. Aménagez une fosse d’un diamètre supérieur de 50 cm à celui de la motte sur 50 cm de profondeur. Remplissez là d’un mélange de terreau ou de compost, de terre de bruyère et de bonne terre de jardin non calcaire, à part égales.

Arrosage : Le Camélia craint la sécheresse autant que les excès d’eau asphyxiant les racines.

Le dessèchement de la motte pourra lui être fatal et causera la chute des boutons floraux. Par temps chaud et sec, arrosez le soir à l’eau de pluie et bassinez le feuillage.

Engrais : Au printemps, déposez une couche de terreau ou de compost au pied de chaque arbuste et complétez en avril et en juillet avec un peu d’engrais pour plantes de terre de bruyère,

Attention : un excès d’engrais favorise la formation de pousses vigoureuses au détriment des fleurs et risque de brûler les racines si la plante a eu soif. Ôtez les fleurs fanées, elles ne tombent pas naturellement.

Plantation : En octobre, lorsque le sol est encore tiède, ou en avril, au moment ou les racines recommencent à végéter. La plupart des Camélias sont vendus en conteneurs et peuvent en principe être plantés toute l’année. Evitez toute fois les périodes de gel et les mois d’été car les jeunes pousses risquent alors de se flétrir très rapidement.

Conseil : si vous achetez un Camélia en fleur pendant l’hiver, méfiance ! La plante a peut être été forcée en serre. Ne l’installez pas immédiatement au jardin mais mettez la à l’abri en lieu froid jusqu’au printemps.

Ils peuvent vivre de longues années en pot. Choisissez votre Camélia parmi les variétés à croissance lente et modérée, et installez-le à l’abri d’un mur, face à l’Ouest ou au Nord – Ouest. Rempotez le tous les deux ans et surfacez les plus grands sujets chaque année avec le même mélange destiné à la plantation en pleine terre.

- En hiver, prudence  par -5° C, les racines non protégées risquent de geler.

- Evitez les sujets trop jeunes. Plus le volume de la motte est important, moins elle donne prise au gel ; le contenant doit mesurer minimum 35 à 40 cm. Les sujets bien rustiques, plantés dans des grands bacs courent en principe peu de risques.

- Offrez leur une protection discrète en emballant le pot de plusieurs épaisseurs en plastique à bulles masqués par un second pot d’une taille supérieure.

- A partir de -8 °C., rentrez les sujets transportables dans une remise ou un garage clair.

Floraison : vers décembre ou janvier pour les sujets précoces, parfois même en novembre si la saison est clémente.

N’espérez toutefois pas obtenir des Camélias couverts de fleurs en janvier, comme on peut en admirer en Bretagne ou dans le sud ouest de la France. Dans le meilleur des sas, ils donneront quelques fleurs sporadiques si les températures sont positives. Bon à savoir : un Camélia planté en situation particulièrement protégée s’épanouis sensiblement plus tôt que ses congénères plantés sans protection particulière.

Entretien : La taille n’est pas indispensable. On peut se contenter d’éliminer le bois mort ou certaines parties abîmées. Les Camélias se prêtent parfaitement à la taille, on peut les rabattre sévèrement s’ils ont pris trop d’ampleur, les tailler en haie ou les conduire sur tige. Intervenez toujours juste après la floraison pour ne pas compromettre celle de l’année suivante.

Résistance aux maladies : Ils sont résistants. Les causes des échecs sont souvent dues à des erreurs de culture (méconnaissances).

La décoloration du feuillage provient soit d’une carence en sels minéraux ou en azote, soit, si les nervures des feuilles restent vertes, à une chlorose causée par un excès de calcaire dans le sol ou de l’eau d’arrosage. On y remédie en apportant les éléments manquants, par l’apport d’un engrais liquide, ou en replantant l’arbuste dans un sol adéquat.

Quel Camélia choisir pour mon jardin ? Vous n’aurez que l’embarras du choix : simples, semi-doubles ou doubles, les fleurs prennent la forme d’anémone (anémoniformes), de pivoine (péoniforme) ou de rose ancienne aux pétales imbriqués comme les tuiles d’un toit. Elles peuvent être unies, panachées ou striées, avec une gamme de colories époustouflantes, du blanc au rouge intense, en passant par le rose nacré et quelquefois le jaune.

DES REFERENCES :

Les plus rustiques (-20° C à -25° C).

« Adolphe Audusson », grandes fleurs rouges semi-doubles en mars-avril.

« Chandieri Elegans », grandes fleurs anémoniformes, rose vif parfois tacheté blanc.

« Donation », fleurs semi-doubles, rose lumineux veiné de pourpre.

« Leonard Messel », très grandes fleurs semi-doubles à pétales ondulées rose orchidée, en mars-avril.

Les valeurs sûres :

« Lady Clare », grandes fleurs semi-doubles rose vif saumoné lumineux.

« Beauté de Nantes », grandes fleurs rose rouge semi-double.

« Nobilissima », fleurs blanc péoniformes, précoces (parfois en octobre).

« Juru’s Yellow », grandes fleurs blanches anémoniformes au cœur jaune pâle, un coloris rare chez les Camélias.

Pour la culture en pots ;

« Gay Baby », petites fleurs rose cyclamen.

« Margaret Davis », fleurs péoniformes, blanc bordé de rouge.

« Debbie », grandes fleurs doubles péoniformes rose cerise lumineux.

Parfumés :

« Chybride ‘Franrant Pink », petite fleur rose vif, pénoniforme.

« Csasanqua ‘Exquisite’ », ou « ‘Plantation Pink’ », fleurs simples rose pâle.

 

L'entretien des jardinières d’été

Afin que vos jardinières ou plantes de terrasse et d'orangerie s'épanouissent totalement durant tout l'été, il est nécessaire d'y apporter quelques soins. L'arrosage, l'apport d'engrais et la lutte contre insectes et maladies, taille, suppression des fleurs fanées font partie du travail quotidien des amoureux des fleurs durant l'été.

L'arrosage se fera d'une manière régulière dès que le substrat est sec. Il sera réalisé soit très tôt le matin soit tard le soir. Il est important d'apporter suffisamment d'eau afin que la jardinière ou le pot puisse passer un ou plusieurs jours sans arrosage. Il faut absolument éviter d'arroser en plein soleil afin de ne pas brûler les feuilles par les gouttes d'eau et afin d'éviter un choc thermique entre l'eau, généralement froide et le substrat qui aura accumulé la chaleur durant toute la journée. Les fuchsias sont extrêmement sensibles à ce choc thermique. Si vos jardinières sont pourvues de trous de drainage, vous arrêterez d'arroser lorsque l'eau sortira de ces orifices Si le substrat est pourvu de rétenteurs d'eau ou s'il est extrêmement desséché, vous réaliserez l'arrosage en deux fois espacées de 5 minutes. Le premier arrosage permettra de ré humidifier le terreau, le second permettra de réaliser à nouveau le stock de l'eau.

Profitez généralement des arrosages pour fertiliser vos plantes. Les plus beaux résultats sont obtenus si le terreau dispose d'une bonne fumure de fond et si la fertilisation a été réalisée régulièrement. En moyenne, avec les terreaux fertilisés, il est opportun d'apporter une fertilisation complémentaire après 6 à 8 semaines d'empotage. Afin de favoriser à la fois la floraison et la croissance des plantes, l'équilibre idéal des apports d'engrais sera de 1-1-1.5. L'apport plus important du potassium, renforcera la plante et favorisera la floraison. Ces apports seront réalisés soit par un engrais ayant cet équilibre soit en alternant un engrais totalement équilibré (1 1 1) avec un engrais beaucoup plus potassique. Pour les pétunias retombants (Surfinia, fortunia, ...) un apport de fer est à préconiser. Les engrais spécifiques Surfinia en comportent généralement. Les apports d'engrais seront réguliers.

Au niveau des maladies et des ravageurs, les plantes de terrasse et de jardinières demandent généralement peu d'interventions. Les pucerons verts et la mouche blanche (aleurode) sont les deux insectes que l'on rencontre généralement. Des traitements avec des insecticides de contact et systémiques permettent de supprimer les dommages causés par ces insectes.

Au niveau des maladies, l'oïdium et la fumagine sont les plus courants. L'oïdium est l'apparition d'un feutre blanc sur les feuilles. Ce feutre apparaît lors de périodes chaudes et humides. Les feuilles atteintes ne se développent pas totalement et elles se crispent en s'enroulant légèrement vers le haut le long de la nervure centrale. Lors des périodes orageuses prévoyez des traitements préventifs. En cas d'attaques, supprimer les parties malades. Les surfinias y sont très sensibles. La fumagine est l'apparition sur les feuilles d'un dépôt noir qui empêche une bonne photosynthèse. Ce duvet noir est du à un champignon qui apparaît après une attaque importante de pucerons ou d'aleurodes. Suite aux multiples piqûres des insectes, un exsudat de sève peut arriver et permettre au champignon de se développer. Une lutte efficace contre les insectes et une protection fongique permettent d'éviter le problème. Cette maladie se retrouve souvent sur les lantanas et les abutilons. Les géraniums droits peuvent être atteints de la rouille. Il y a apparition sur la face inférieure des feuilles de pustules de couleur rouille. Si aucun traitement n'est réalisé, toute la plante peut être atteinte.

La taille des plantes permet de favoriser le repercement de nouvelles pousses à la base (surfinia, millions bells, ...) ou alors de limiter la croissance de certaines plantes trop envahissantes. Pour les surfinias, une fois par mois, on peut supprimer le dernier tiers des pousses. En pratiquant de la sorte, vous conservez la majorité des fleurs tout en prévoyant le futur.

L'enlèvement des fleurs fanées, tout en ayant un rôle esthétique, permet également d'empêcher que l'énergie nécessaire à la réalisation des graines serve à de nouvelles pousses et fleurs.

Harold Grandjean

 

Surfinia avant taille Surfinia après taille

Fumagine sur Abutilon Larve de la mouche blanche

Les plantes-engrais

Les plantes-engrais
Espèce Préparation Emploi Utilisation sur Utilisation pour
Ortie purin arrosage dil. 1150 toutes cultures stimulation de la croissance; amélioration du sol
arrosage dil. 1/20 arbres fruitiers contre la chlorose (arroser au pied des arbres)
trempage dil. 1/20 plants de légumes stimulation de la croissance (en mélange à parties égales avec du purin de prêle)
Consoude
feuilles, tiges
purin en fermentation
(1 poignée pour 5 L d'eau; 3 à 4 jours de fermentation)
arrosage dil. 1/3 à 1/5 plantes d'appartement,
fleurs et plantes ornementales
amélioration de l'état général (un arrosage par semaine ou tous les 15 jours)
purin (1 semaine de fermentation) arrosage dil. 1/10 à 1/20 tomate, céleri, chou favorise le développement et la maturation; jusqu'à 1/2 litre par jour et par pied de tomate
pulvérisation dil. 1/20 toutes cultures fertilisation foliaire (1 à 2 fois par mois)
toutes cultures
 
 nourriture de la vie du sol et des plantes (arroser le sol autour des plantes)
Chou purin (3 kg pour 10  d'eau: utilisation au bout de 15 jours) arrosage dil. 1/10 toutes cultures et en particulier haricot. courge, potiron, pomme de terre, céleri, tomate stimulation de la croissance; peut-être mélangé en quantité égale avec purin d'orties
Pissenlit plante entière
(racine comprise)
purin (utilisable au bout de 15 jours) arrosage (non dilué ou dilué à 1/5) toutes cultures régularise la croissance et améliore la qualité (arroser le sol et les plantes au printemps et en automne)
Souci plante entière
après défloraison
purin arrosage dil. 1/10 ou 1/20 toutes cultures et en particulier tomate et chou donne de la vigueur aux plantes; apporter si possible après une pluie
Betterave rouge
feuilles et tige:
purin arrosage dil. 1/10 gazon stimule la croissance des gazons récemment semés
(arroser 2 fois par semaine) et régénère les gazons
dégradés
Tomate
gourmands
purin arrosage dil. 1/20 tomates. haricot, courge, chou,
persil, céleri, oignon
stimule la croissance
Oignon et échalote
pelures
purin arrosage dil. 1/10 toutes cultures renforce les plantes et prévient les maladies; souvent associé à d'autres préparations à base de plantes

 

Guide du compostage

1. Le compostage : définition

2. Que peut-on composter ?

3. Comment bien composter ?

4. Les étapes du compostage

Préparation de la matière

Les retournements

Le criblage

5. L'aire de compostage

Le compostage en tas

Les silos composteurs

Le fût composteur

6. Détermination de la maturité du compost

7. Cas particulier : les tontes de pelouses

8. Les activateurs de compost

9. Les outils nécessaires

10. Intérêts des composts

11. Utilisation pratique et doses applicables

12. Site de démonstration

13. Le compostage industriel

 

1. Le compostage : définition

Le compostage est un processus biologique contrôlé, qui se déroule en présence d'air (processus aérobie). Il permet de convertir la matière organique en un produit stable et sain, utilisable pour améliorer la qualité des sols (engrais et amendement).

Les organismes qui assurent cette transformation de la matière organique sont de trois types : les bactéries, les champignons et la faune du sol (insectes, vers de terre,...).

Durant un cycle complet de compostage, ce sont principalement les bactéries qui vont se nourrir des matières organiques présentes en les dégradant et en les transformant. Au départ de ces matières organiques, les bactéries reconstitueront des protéines et autres composés organiques stables tels que l'humus.

2. Que peut-on composter ?

Par définition, tous les déchets organiques sont compostables. Des constituants minéraux peuvent éventuellement être ajoutés pour corriger la composition du compost. La chaux, par exemple, évite une acidification trop importante au début du compostage. Toutefois, ces produits ne prennent pas directement part nu processus de compostage.

Déchets pouvant entrer dans la composition d'un compost

- déchets verts : tailles de haies, tontes de pelouses, branchages, feuilles mortes,...

- déchets alimentaires épluchures de fruits et légumes, restes de repas, marc de café, coquilles d’œuf s, ...

- autres déchets organiques fumiers, paille, fruits pourris, copeaux et sciure de bois, cendres de bois,...

A composter moyennant le respect de modalités particulières

Compostés dans de mauvaises conditions, les composés suivants peuvent être source de désagréments

Les agrumes peuvent être utilisés en quantités raisonnables dans un compost. L'éventuelle présence d'insecticides à la surface des fruits ne perturbe pas le processus lorsque les fruits sont en quantité limitée.

Ce qui entre dans le compost
Nom des éléments Composition %
Azote Acide phosph. Potasse
Corne brute 10 à 14 0.4 à 1.4 0.5 à 0,6
Corne torréfiée 10 à 15 0,5 à 0,8 0,6 à 0,8
Sang frais ou séché 3 à 13 0,5 à 1 0,08 à 0,75
Viande desséchée 9 à 11 1 à13 0,2 à 0,8
Farine de poisson 4 à 10 5 à 6 0,5 à 1
Guano poisson azoté 8 à 11 5 à 14 0.5 à 1
Guano poisson phosphaté 3 à 3,5 8 1 à 2
Déchets de produits laitiers 11 à 14 8 1 à 2
Déchets de laine (chiffons, vêtements, matelas) 9 à 12 8 1 à 2
Poussière ou crotte de laine ou suints de lavage ou boue 2 à 5 0,2 à 1,3 0,3 à 2
Déchets de coton 1 à 1,5 0.5 à 0,8 0,8 à 2
Poils, crins, plumes 4 à 6 0.5 à 0,8 1 à 2
Cuir torréfié et brut 7 à 9 0,7 à 0,8 1 à 2
Poils et peaux 7 à 12 1,5 à 2,5 1 à 2
Déchets de tannerie 0,1 à 0.5 0,1 à 0,3 0,4 à 0,6
Suies de bois 1 à 3 00 2 à 4
Suies de houille 2 à 4 00 0,1 à 0,2
Marc de café, de thé, de chicorée 0,8 à 1,7 0,6 00
Marc et résidus de fruits 0,1 à 0,3 0,05 à 0,1 0,15 à 3,3
Vinasse de distillerie, mélasse (de grains, de betteraves) 0.1 à 0,3 0.05 à 0,4 0,1 à 0,5
Vase d'étangs de mares 0,1 à 0,3 0,1 à 0,2 0 à 1
Boue de betteraves 0,3 à 1 0,1 à 0,8 0,2 à 0,3
Coques d'arachides et de cacao 0,4 à 2,5 0,1 à 0,8 0,2 à 0,3
Goémons et varechs 0,4 à 1,4 0,1 à 0,8 0,7 à 1.6
Tourteau de ricin 3 à 5 1,5 à 2 1,1
Tourteau d'oeillette 6 3,5 1
Tourteau de ravison 3 à 5 1,5 à 2 1
Tourteau de colza 5 1,9 1,2
Tourteau de sésame 6 1,9 1,4
Tourteau de palmiste 2,4 1,2 01
Os brut ou os vert 5 à 6 20 1 à 2
Os dégraissés ou farine d'os 3,5 20 à 26 1 à 2
Poudre d'os 1 28 à 32 1 à 2
Noir animal de sucrerie   35  
Noir animal de raffinerie 1 à 2 22 à 29 1 à 2
Cendres de chêne   6 à 8 8 à 16
Cendres de genêts   10 à 12 30 à 32
Cendres de hêtre   5 à 7 8 à 12
Cendres d'ormeaux   8 à 10 20 à 25
Cendres de peuplier   10 10 à 15
Cendres de houille     0,5 à 1
Cendres de tourbe     1 à 15
Cendres de varech     6 à 15

 

3. Comment bien composter?

Les mauvaises herbes peuvent être compostées. II faut alors veiller à maintenir une température suffisante dans le compost, afin de permettre la destruction du pouvoir germinatif des graines qui auraient pu être incorporées.

Les légumes cuits peuvent entrer dans la composition d'un compost. Toutefois, ces matières étant riches en eau, il faut veiller à les utiliser en mélange avec d'autres matières plus sèches.

Ajoutés au compost, les restes de viandes et de poissons risquent d'attirer les rongeurs et les mouches. Ils peuvent également être générateurs d'odeurs nauséabondes. Dans Ici mesure du possible, il vaut mieux éviter de les incorporer dans le compost en grandes quantités.

Si l'on stocke de la matière organique sans contrôle, celle-ci va entrer en fermentation.

Si le tas n'est pas aéré suffisamment, la fermentation (anaérobie) va générer

- des mauvaises odeurs, - des pertes d'ammoniac (gaz) et - des jus nauséabonds et riches en azote.

Le résultat d'une pratique de compostage non adéquate est un produit résiduel riche en eau, difficile et désagréable à manipuler, et de surcroît toxique pour les plantes.

Le bon compostage, par contre, doit permettre une transformation de la matière organique en présence d'air et d'humidité, avec élévation de la température.

Le résultat d'un bon compostage aboutira à un produit

- présentant une odeur agréable (odeur d'humus),

- stabilisé : tout ce qui était disponible pour la fermentation a été utilisé par les microorganismes et l'activité de ces micro-organismes est quasi arrêtée dans le produit final par manque de matière à dégrader,

- hygiénisé : la température va détruire les pathogènes animaux et végétaux.

Afin que les différentes phases du processus de compostage puissent se réaliser dans les meilleures conditions, différents critères doivent être respectés.

 

1. Il faut veiller à une bonne aération de l'ensemble des matières mises en oeuvre afin de permettre le développement des « bonnes »bactéries (aérobies).

Les matières organiques à composter doivent être broyées ou hachées afin d'augmenter Ici surface de contact entre la matière et les micro-organismes.

Toutefois, il doit rester suffisamment de morceaux assez volumineux pour permettre Ici pénétration de l'air.

Le compost ne doit en aucun cas être tassé. De plus, l'aération sera assurée par un retournement régulier du compost

- après 1-3 semaines, au début, - toutes les 3-6 semaines, ensuite, avec un minimum de 3 retournements (idéalement de 5 à 7).

 

2. Une humidité suffisante doit être maintenue.

La teneur en eau optimale pour une bonne décomposition se situe entre 50 et 70% (les matériaux sont encore grumeleux).

Si In teneur en eau est trop élevée (quand on presse la matière dans In main, de l'eau s'en écoule), la décomposition devient anaérobie (sans air). La formation d'humus est alors impossible. Ce type de fermentation s'accompagne alors d'odeurs désagréables.

A l'inverse, si l'humidité chute sous les 40% (les matériaux paraissent secs), le compostage ne peut pas avoir lieu.

La teneur en eau devra être assurée par le choix des composants à composter et sera éventuellement corrigée en début de cycle, surtout, et en cours de compostage, éventuellement, par des arrosages.

Il est cependant important de noter que le fait d'arroser le dessus du tas est peu efficace. La meilleure solution consiste à mouiller le tes lors de sa constitution ou au moment du premier retournement.

En cas d'excès d'humidité, il faut retourner le compost et y ajouter des matériaux secs.

Humidité du compost: résumé

Aspect de la matière

Humidité

Diagnostique

Les matériaux paraissent secs

< à 40%

Trop sec

Les matériaux sont encore grumeleux

50 à 70%

Optimum

Les matière deviennent humide et

 

Trop

grasses (quand on presse la matière

> à 70%

Humide

dans la main, de l'eau s'en écoule)

 

 

 

 

3. Un équilibre correct doit être obtenu entre les matériaux riches en azote (N) et riches en carbone (C) (voir tableau).

Le carbone et l'azote étant des constituants essentiels des protéines qui seront élaborées par les bactéries, il fout avoir des teneurs optimales en ces deux éléments (rapport C/N entre 20 et 40).

En cas de mauvais équilibre, les processus biologiques seront fortement ralentis et l'arrivée à maturité du compost sera difficile voire impossible.

Le choix des composants est essentiel afin de démarrer le compostage avec des produits dont l'ensemble présente

-une proportion correcte entre les matériaux azotés et carbonés (50-50), - une granulométrie adéquate, - une humidité suffisante

En pratique, il faudra veiller n mélanger n volume égal, des matériaux riches en carbone et des matériaux riches en azote.

Les déchets ménagers à composter étant surtout constitués de matériaux riches en azote, il conviendra de se procurer des matériaux carbonés pour les incorporer nu compost en fonction des besoins.

Quelle que soit la matière incorporée au compost, il ne fout jamais ajouter en une fois des grosses quantité d'un même matériau.

 

Materiaux riches en azote (N)

Materiaux riches en carbone ( C )

Déchets de cuisine

Paille

Tontes de pelouse

Sciure et copeaux de bois

Fumier et fiente

Branchages secs

Végétaux frais

Feuilles mortes

 

 

 

4. Une fois ces différents paramètres maîtrisés, la température augmentera d'elle-même par l'activité microbienne et pourra atteindre 50 à 80°C.

Cette augmentation de température contribue à la destruction des graines de mauvaises herbes et d'autres agents pathogènes.

Toutefois, la température n'est pas le seul élément qui entre en jeu pour détruire les germes pathogènes.

En effet, des substances antibiotiques sont formées dans le compost par certains champignons et d'autres microorganismes.

Si le tas refroidit dans les 4 premières semaines, c'est qu'il manque d'air : il est urgent de le retourner pour l'aérer. Il faut alors veiller à bien re mélanger les divers ingrédients.

4. Les étapes du compostage

Préparation de la matière

Cette phase est essentielle car il convient de bien préparer la matière de base afin d'obtenir un compost homogène et de bonne composition.

La phase de préparation se compose des opérations suivantes

Le mélange : au départ il faut disposer de matières organiques fermentescibles de bonne qualité : matières variées et équilibrées, sans polluants. Il importe donc de bien mélanger.

Le broyage: les matières grossières sont ensuite broyées afin d'augmenter la surface d'attaque pour les micro-organismes, mais pas trop finement pour assurer une bonne aération (particules de 12 cm).

La mise en tas ou en silo : bien mélangées et broyées, les matières sont mises en tas ou en silo aéré afin de permettre une dégradation optimale des matières organiques. La fermentation, accompagnée d'une élévation de température, va alors commencer.

Les retournements

Au cours du compostage, le rapport eau-air-matières solides varie continuellement. Le retournement des matières a pour objectif d'aérer le compost et de re mélanger les composants.

La fréquence de retournement est variable, toutefois on essaiera d'effectuer un premier retournement après 1 à 3 semaines, et ensuite, moins fréquemment (toutes les trois à six semaines).

Si la température ne monte pas ou si des odeurs désagréables apparaissent, c'est que l'air est déjà manquant : il faut aérer le tas . Il est conseillé de réaliser un minimum de 3 retournements (idéalement de 5 à 7).

Le criblage

A la fin du procédé, la matière organique décomposée est criblée, l'objectif étant d'éliminer les résidus (gros morceaux). Ces résidus seront réintroduits sur le nouveau compost et poursuivront leur décomposition.

 

5. L'aire de compostage

L'aire de compostage ne doit pas être trop éloignée de la maison. La présence d'un point d'eau est nécessaire pour pouvoir humidifier aisément le compost. Si l'acquisition d'un broyeur électrique est envisagée, il faut prévoir une prise de courant.

L'aire de compostage doit être ombragée et à l'abri du vent, sans toutefois être totalement à l'ombre.

Dans cette optique, planter une haie autour de la zone peut être une solution.

De nombreuses possibilités s'offrent aux particuliers désireux de composter à domicile. De la plus simple à la plus élaborée, elles s'adaptent au cas par cas à chaque situation compostage en tas, silos composteurs, fût composteur,...

Le compostage en tas

Le compostage en tas est la méthode demandant le moins d'aménagements. Le compost est mis en contact directement avec le sol. Le tas aura les dimensions suivantes : 1 à 1,50 m de large, et 0,8 à 1 m de hauteur au minimum et lm75 au maximum. Les côtés seront inclinés. La longueur n'a pas d'importance, toutefois le tas aura un volume minimum de 2 à3m3 .

Une fois que le tas a atteint la hauteur souhaitée, il faut le couvrir d'une enveloppe laissant passer l'air. La couverture peut être réalisée avec de la paille, des branchages, une toile de jute ou un autre matériau (ex. compost grossier)

Le compost est retourné comme conseillé précédemment après que le tas soit terminé. A cette occasion, il faut veiller à mélanger à nouveau les matériaux. Les couches périphériques étant mises à l'intérieur et vice versa. En cas de besoin, des apports complémentaires seront effectués pour obtenir l'humidité et la température souhaitées. Le tas sera recouvert après chaque retournement.

Le processus a une durée de 6 mois minimum

Les silos composteurs

Les silos composteurs englobent tous les récipients à parois, utilisés pour composter à plus petite échelle. Citons pour exemple les caisses à compost et les silos en grillage métallique. Dans ce cas également, le compost sera mis en contact avec le sol (terre ameublie). Dans ce cas, il est préférable de travailler avec au moins deux silos, et au mieux trois : le premier recevant les matières végétales fraîches (phase de stockage), le deuxième étant en fermentation et le troisième servant pour les retournements.

Dans le cas des silos, le retournement s'effectue en transvasant le compost d'un silo à l'autre. L'aération peut également avoir lieu en retournant la matière sur elle même.

Le fût composteur

Le fût composteur est adapté aux petits jardins uniquement. Le fût doit être placé à même la terre. Les principes de compostage restent les mêmes.

Dans le fût, des réductions de volume ont lieu progressivement, ce qui va permettre de faire de la place pour les nouvelles matières mises à composter.

L'aération a lieu en retournant la matière sur elle-même, ou en ménageant des cheminées à l'intérieur du compost sur toute la hauteur du fût.

Dans ce cas, les retournements doivent avoir lieu beaucoup plus souvent, idéalement toutes les semaines.

6. Détermination de la maturité du compost

La maturité d'un compost permet de déterminer à partir de quel moment les matières que l'on a mis à composter peuvent être utilisées.

En pratique, les processus de transformation dans le compost sont terminés lorsque ce dernier a une couleur sombre, une bonne odeur d'humus.

7. Cas particulier : les tontes de pelouses

Les jardins actuels possèdent une grande surface de pelouses. Les tontes de pelouses sont alors produites en trop grandes quantités que pour être compostées.

Afin de faire face aux problèmes de gestion des tontes de pelouses, différentes formules sont possibles :

- En cas de renouvellement de votre tondeuse à gazon, préférez une tondeuse pratiquant le re broyage. La tondeuse équipée de ce système va broyer finement les brins d'herbe coupés et les laisser en place. L'herbe coupée enrichit ainsi le sol en matière organique et le gazon ne doit plus être ramassé.

- Si vous possédez une tondeuse classique, avec bac récupérateur, la meilleure solution consiste à utiliser le gazon en paillage (ou mulching), comme couverture du sol, au pied des haies, des arbustes d'ornement ou dans le potager entre les cultures.

- Si toutefois vous souhaitez composter vos pelouses, mélangez les avec des matières sèches riches en carbone (voir tableau). Le compostage sera également facilité si vous laissez faner l'herbe en place sur la pelouse avant de la ramasser.

8. Les activateurs de compost

Par « activateurs de compost » , il faut entendre des substances qui accélèrent la décomposition du compost et qui s'opposent aux processus indésirables de pourriture.

Ces activateurs de compostage sont pour la plupart constitués de composts préparés spécialement et ayant une activité intense. Ces composts sont séchés, réduits en poudre et mélangés à du mycélium de champignons, ainsi qu'à des éléments nutritifs destinés à nourrir les micro-organismes.

Ces activateurs renferment presque toujours des microorganismes, des enzymes et des substances de croissance. Ils sont commercialisés sous forme de granulés, de flocons, de pâtes ou de liquides que l'on ajoute aux matériaux à composter.

Ces activateurs de compost permettent uniquement une accélération des processus de décomposition.

Les mêmes résultats peuvent être obtenus en inoculant le tas de compost avec du compost mûr ou les refus de tamisage.

D'autres activateurs sont parfois recommandés pour améliorer le compostage. Il s'agit essentiellement de préparations à base de plantes (orties, pissenlit, fleurs de camomilles, ...). Toutefois, l'effet et le mode d'action de ces produits restent cependant difficiles à expliquer.

L'apport de chaux éteinte ou de poudre d'algues marines pourra également être effectué en vue de combattre l'éventuelle acidité du compost au démarrage.

9. Les outils nécessaires

Quelques outils peuvent être nécessaires pour bien composter

- Un seau voire une brouette pour le transport des matières premières.

- Une fourche, une pelle ou tout autre instrument pour les manipulations du compost (mise en place et retournements).

- L'achat d'un broyeur n'est justifié que si vous disposez d'un grand jardin entouré de haies. En effet, seuls les branchages et autres déchets ligneux grossiers nécessitent un broyage.

Dans la majorité des cas, une réduction de volume par hachage sera suffisante. En cas de besoins ponctuels (taille d'une haie par exemple) des entreprises de jardins ou des cercles horticoles peuvent louer des broyeurs performants.

- Avant d'utiliser le compost, il pourra être utile de le tamiser, car souvent, les déchets les plus grossiers ne sont pas totalement décomposés.

Un tamis peut facilement être confectionné en fixant un treillis à mailles fines (1cm x 1cm) sur un cadre en bois.

10. Intérêts des composts

L'utilisation des composts est intéressante à plusieurs points de vue

Effets sur la structure des sols

- amélioration de la structure des sols par augmentation des agrégats,

- réduction importante du glaçage et de l'érosion,

- meilleure porosité à l'air et à l'eau,

- meilleure rétention d'eau (par effet d'éponge) qui réduit les problèmes de sécheresse,

- le compost, de couleur foncée, va favoriser le réchauffement du sol.

Effets sur les caractéristiques chimiques et physico-chimiques des sols

- le compost, en se minéralisant, va fournir des substances nutritives aux plantes,

- le compost bien mûr évite une acidification rapide des sols.

Effets sur la biologie des sols

- augmentation de l'activité des micro-organismes,

- meilleur développement racinaire.

11. Utilisation pratique et doses applicables

L'utilisation de la matière organique comme amendement ne doit pas être raisonnée comme l'application de fertilisants qui doivent eux apporter chaque élément aux plus justes doses.

La matière organique végétale de qualité peut être envisagée comme un facteur général d'amélioration de la structure et de la fertilité du sol.

Le compost peut être utilisé pour toutes les cultures : légumes, fleurs annuelles, plantes vivaces, gazon, buissons, arbres et arbustes,...

Le compost doit toujours être employé en mélange avec de la terre ou avec du terreau, en proportions variables suivant les besoins (terre lourde ou légère).

Dans le potager

Mélanger le compost à la couche superficielle du soi

- Si les besoins en éléments nutritifs sont élevés (pommes de terre, choux, tomates, potirons, concombres,...) : 4 à 6 kg/m Z ou de 6 à 9 I/m 2.

- Si les besoins en éléments nutritifs sont moyens (laitue, épinards, haricots, oignons, carottes, fraises,...) : 2 à 4 kg/m z ou 3à61/m2.

Le compost peut également s'utiliser comme paillis (répartition en surface sans incorporation) de 2 cm d'épaisseur à étendre entre les légumes dont on consomme les fruits (tomates, concombres, poivrons).

Dans le jardin d'agrément

- Pour semer une pelouse ou pour la végétation en général : répartir en surface 8 à 10 kg/m Z ou 12 à 15 I/m Z et mélanger jusqu'à 10 à 15 cm de profondeur.

- Pour planter arbres ou arbustes ; mélanger 20 % de compost dans le puits de plantation

- Pour protéger le sol ou constituer une couche de paillis: répartir en surface une couche de 3 à 5 cm et ne pas mélanger. Cette utilisation forme une excellente protection contre les mauvaises herbes.

Dans les jardinières

- Pour remplir de nouvelles jardinières : mélanger 40% de compost à de la terre ordinaire.

- Pour remplir vos anciennes jardinières ajouter 20 % de compost au terreau de Ici jardinière.

12. Site de démonstration

Si vous souhaitez en savoir plus sur le compostage, des séances d'information peuvent être organisées sur le site industriel à Naninne, chemin de Malpair, dans le zoning industriel de Naninne, suivre le fléchage " Parc de Recyclage ".

A cette fin, un site de démonstration de compostage individuel est accessible sur rendez-vous. Pour plus d'informations tél. 081 / 718 211.

13. Le compostage industriel

Différents composts industriels de qualités très variables peuvent se trouver sur le marché.

Parmi ceux-ci, citons les composts d'ordures ménagères obtenus par fermentation de Ici fraction fine des déchets ménagers. Ces composts souvent riches en métaux lourds et autres débris de verre et plastiques, ont rapidement acquis une mauvaise réputation.

Depuis quelques temps, des composts obtenus à partir de la fraction organique des déchets ménagers, collectés sélectivement, sont également présents sur le marché.

La meilleure qualité industrielle est sans contestation possible, le compost obtenu à partir de déchets verts (déchets de jardins uniquement). Ce type de compostage se pratique depuis le mois de mars 1996 sur le site de traitement de Naninne.

Dans ce centre, la matière de départ (tailles de haies, élagages, branchages, tontes de pelouses,...) provient essentiellement des parcs à conteneurs de la province de Namur, gérés par l'intercommunale, ce qui permet de d'assurer un bon contrôle de la matière brute recueillie, critère essentiel de la qualité du compost produit.

Le Compost vert produit est commercialisé en vrac dans tous les parcs à conteneurs de la Province ainsi que sur le site de production à Naninne.

Pour tout complément d'informations ù propos du Compost vert, contactez le Département Environnement du BEP.

Tél. 081 / 718 211

La fourmi

Ces  fourmis sont de plus en plus nombreuses et fréquentes dans nos jardins, et pelouses etc. Elles arrivent même à s’introduire dans les habitations par des petites fentes de la maçonnerie.

Les fourmis sont dérangeantes à plus d’un titre. En effet, leur morsure est brûlante ce qui décourage les plus courageux de faire une sieste dans la pelouse sans au moins une protection.

Sur nos plantes, les fourmis se comportent comme des fermiers (ières) qui transportent non pas leurs vaches mais leurs pucerons. En effet les pucerons sécrètent un suc, (miellat), très apprécié des fourmis qu’elles viennent récoler directement comme si elles trayaient les pucerons. Pour cela, elles transportent les pucerons sur les plantes pour en augmenter le nombre, et leur fournir la nourriture nécessaire.

On peut donc dire que la présence de fourmis sur une plante indique également la présence de pucerons.

Au jardin, en plus de ces pratiques paysannes, les fourmis dérangent les semis par leur passage.

Dans une pelouse, si on n’y prend garde, elles ont vite fait de créer une butte qui fera des dégâts lors du passage de la tondeuse.

Les fourmis sont très organisées et structurées, chacune a son rôle dans la fourmilière, depuis l’ouvrière, en passant par le soldat et la nourrice, la reine et les mâles.

- Les ouvrières sont des femelles stériles qui ont « la tâche matérielle du nid », (entretien, provisions, soins au couvain et à la reine, défense). Toutes ont en général la même taille, mais on peut aussi avoir deux tailles différentes, ce qui permet de faire deux groupes :

1.      Les plus grosses sont des soldats qui assurent la défense.

2.      Les plus petites sont les ouvrières qui s’occupent des « tâches ménagères ».

Précisons que l’on peut avoir plusieurs reines par nid : on parlera alors de polygynie. De cette reine sortiront des œufs qui deviendront larves, puis nymphes (stade ultime avant la vie adulte).

Utilités :

Les fourmis sont toutefois utiles pour l’équilibre délicat du biotop de la forêt ; ex : Les fourmis rousses (Fourmica du groupe rufa), qui forment des dômes de brindilles dans nos forêts sont les prédateurs de bon nombre d’invertébrés. On estime à plusieurs millions le nombre de proies ramenées en une saison parles ouvrières d’une seule colonie. Elles s’attaquent notamment à de nombreuses chenilles et protègent les forêts de conifères contre les ravageurs tels que les chenilles processionnaires.

-Depuis bien longtemps, les forestiers savent que la présence de nombreuses colonies dans une forêt est un indicateur de sa bonne santé. La protection de ces fourmis est d’autan plus importante que les cocons servaient et servent encore de nourriture pour les faisans.

Moyens de lutte :

- Absinthe (Artemisia absinthum) ou la Lavande : A la triste réputation et est pourtant précieuse pour le jardinier ! En décoction, elle est efficace, à titre préventif, contre les fourmis. Pour contrarier le trajet des fourmis, on y ajoute un peu d’eau et d’argile et on verse ce mélange sur le trajet.

- Les fourmis sont attirées par les pucerons qui infestent les plantes extérieures. On peut se débarrasser des pucerons à l’aide d’un jet d’eau savonneuse.

- Pour empêcher les fourmis de monter dans les arbres, placez des collants (bandes de tissu recouvertes de gomme de résine naturelle), autour du tronc.

-Pour faire disparaître les fourmilières indésirables : vous pouvez utiliser soit du poivre rouge (pas le poivre de Cayenne), des coquilles d’oeufs, de la poudre d’os, du talc, des cendres de bois, du soufre, de la farine de sang, du café moulu déjà filtré ou de la terre diatomée directement sur les fourmilières.

Des feuilles de noyer ou des feuilles de tomate placées sur la fourmilière sont aussi des moyens efficaces pour les éliminer.

-Pour repousser les fourmis qui s’installent à l’intérieur de la maison : plantez des pensées ou des herbes (menthe, marjolaine, lavande, fenouil) autour de la maison. Identifiez les endroits où les fourmis pénètrent dans la maison. Pressez un citron et laissez les pelures sur place.

-Les fourmis battent en retraite devant l’ail haché déposé sur leur chemin. Si une fourmilière est installée au pied d’un arbuste : ce n’est pas suffisant. On renverse alors, sur la fourmilière, un grand pot de fleur rempli de terre et de mousse. En une semaine, les fourmis sont installées dans le pot, il n’y a plus qu’à les déménager par ailleurs.

- Le scarabée vert est l’ennemi des fourmis, il ne faut pas l’éloigner du jardin.

Lutte chimique :

 Au Permas.

Anthonome du fraisier et du framboisier

Anthonomus rubi Herbst

Ce petit coléoptère est aussi appelé « Perceur de boutons ». Il hiverne dans des endroits abrités, comme le long des clôtures, en bordure des champs ou sous des paillis. Après avoir hiverné, il se réveille au printemps et pond dans les boutons floraux non ouverts. Il opère pendant les journées ensoleillées. Il est détecté par la présence de petites perforations dans les pétales des fleurs. Il faut savoir que les adultes se nourrissent également du pollen des fleurs, cette période précède la ponte de quelques jours. Si une bonne observation est effectuée on peut intervenir suffisamment tôt pour diminuer les attaques. Le dépistage doit commencer dès que les boutons s’élèvent au-dessus du collet, à défaut de quoi, les dommages peuvent s’avérer importants, surtout dans les champs infestés les années précédentes. Le dépistage doit se faire au moins deux fois par semaine. Par contre, en début de saison, il vaut mieux procéder à plus de deux inspections par semaine pour déterminer avec précision le moment propice au premier traitement insecticide. Puisque la plupart des adultes envahissent la fraisière depuis leur site d’hibernation, il est préférable de faire le dépistage particulièrement dans les deux ou trois rangs extérieurs, à proximité des endroits soupçonnés de les abriter en hiver.

Description :
- Adulte : 2 à 4 mm, noir mat recouvert d'une fine pubescence grise. Rostre long et faiblement incurvé. Antennes grêles, insérées au tiers terminal du rostre. Pronotum à ponctuation fine et très dense. Ecusson blanc. Elytres courts avec des stries marquées.
- Œuf : blanc, lisse, brillant, légèrement ovale, 0,5 x 0,35 mm.
- Larve : 3 à 3,5 mm, recourbée, blanche à tête brune.

Biologie :
- Plantes hôtes : le Framboisier, le Fraisier, la Ronce (Rubus), le Rosier (Rosa) et l'Eglantier (Rosa canina).
- Adulte : dès son apparition, il s'alimente quelques jours sur les jeunes feuilles et les corolles puis subit une longue période de diapause, abrité sous des écorces ou divers abris. Il réapparaît au printemps, s'alimente quelques jours et s'accouple.
La ponte a lieu aussitôt après l'accouplement : avec son rostre, la femelle fore le bouton floral non épanoui ; puis elle se retourne et introduit 1 œuf au centre de la fleur, sur les jeunes anthères ou les étamines. Elle incise ensuite le pédoncule floral comme le ferait un Rhynchite, arrêtant ainsi la circulation de la sève.
- Œuf : le développement embryonnaire dure 5 à 6 jours.
- Larve : sa croissance dure 18 à 22 jours. La nymphose a lieu dans le bourgeon et l'adulte apparaît 8 jours plus tard après avoir perforé le bouton.

Cycle de vie :
- 1 génération annuelle.
- Le jeune adulte apparaît à la fin du printemps, puis, après quelques jours d'activité, subit une diapause estivo hivernale et réapparaît au printemps suivant.

Dégâts :
C'est avant tout le Fraisier qui souffre des attaques très caractéristiques de cet Insecte : le bouton floral ayant reçu l'œuf ne se développe pas, se dessèche, pend le long du pédoncule et finit par tomber. Les dégâts sont surtout à craindre à proximité des taillis et dans les parcelles enclavées, mal ventilés. Les boutons ne s’ouvrent pas, se dessèchent et pendent vers le sol. L’insecte ayant sectionné en partie le pédoncule de la fleur où il a pondu. La ponte a lieu avant la floraison, le plus souvent en mai. C’est à ce moment que le parasite cause les plus graves dommages. Comme les boutons endommagés ne s’ouvrent pas, les fruits ne se forment pas et il en résulte une diminution du rendement.

Moyen de lutte : Lorsque les tiges florales s’allongent jusqu’à la floraison, on peut utiliser des insecticides de contact ou des insecticides à base de pyrèthre. Il est préférable d’utiliser des produits à rémanence relativement courte. L’emploi de roténone à deux reprises soit à l’apparition des boutons et juste avant la floraison pour aider à contrôler l’Anthonome. Eviter de planter à proximité des massifs et bosquets. Préférez une implantation bien aérée. Cela évitera également les attaques de botrytis, cette maladie demandant de l’humidité pou se développer. Réalisez des assolements et détruisez rapidement la culture. Pour réduire les populations dans les cultures suivantes, il faut labourer le champ aussi tôt la dernière cueillette terminée, à la fin de la dernière année de production. Le champ doit être ensuite laissé en jachère ou planté avec une autre culture, en particulier lorsqu’on projette d’y cultiver encore des fraises. Il est aussi recommandé d’attendre 3 ans avant de replanter des fraises dans une même parcelle, afin de mieux combattre les insectes et les maladies.