N°25    22 décembre  2006

La Belgique éclatée ?...

La RTBF a fait fort avec son émission fiction sur la prise d'indépendance de la Flandre et donc l'éclatement de la Belgique. Emoi dans toute la Wallonie, un vrai séisme émotionnel et beaucoup en ont été littéralement choqués. Emission provocatrice, bien sûr, mais tellement réaliste que c'en était plausible.

Scandaleux ! Inacceptable ! Honteux ! se sont écriés en chœur nos " politiques (on n'ose plus dire politiciens et la plupart ne méritent pas le nom d'hommes politiques !) Eux qui pourtant sont en train, depuis des années, de céder au chantage des extrémistes flamands pour détricoter la nation, en faire un état fédéraliste – et certains voudraient aller jusqu'au confédéralisme : un fédéralisme de cons " dit Francis Delpérée. Déjà ils préparent les marchandages en vue d'une nouvelle étape dans le fédéralisme , donc un peu moins de Belgique, lors des prochaines élections de juin ! Est-ce plus honteux que de provoquer cet électrochoc pour réveiller les consciences anesthésiées par ces manœuvres rampantes ?

Car il est clair et patent que l'idée d'une Flandre indépendante court (très vite) et avance dans la mentalité d'au moins deux partis flamands, suivis avec réticence (mais suivis tout de même partiellement) par les autres. Ces politiques flamands et leurs médias poussent au divorce. Le président de la NVA (en cartel avec l'ancien CVP) ne se cache pas pour dire sa volonté d'arriver à un " ETAT flamand " au sein de l'Europe : c'est donc bien du séparatisme pur et simple ! A longueur d'année ils nous serinent cette possibilité de séparatisme, alors pourquoi s'étonner si des centaines de milliers de Wallons y ont cru jusqu'à l'apparition du bandeau :

Ceci est une fiction " ? Et il fallut encore du temps pour s'en remettre et se rassurer ! Car depuis le " Walen buiten ", on a presque vécu cette scission, on a fort bien imaginé ces trams et trains stoppés à la '' frontière linguistique "

Pourtant, les sondages le confirment, toute la population flamande ne veut pas de ce séparatisme, elle ne suit pas ses politiciens, qu'elle a pourtant élus ! Il y a donc une série de malentendus. Nos concitoyens du Nord sont endoctrinés de slogans négatifs sur les Wallons (paresseux, profiteurs, dominés par les socialistes de Charleroi ( ; les Wallons ont une idée négative de la Flandre méprisante, nationaliste, peuplée de néo-nazis et de racistes. Il faudrait bien montrer que (tous) les Flamands ne sont pas comme ça et que les Wallons ne sont pas comme les médias flamands le disent.

Mais il ne faut pas non plus occulter la réalité : les indécrottables extrémistes flamingants donnent le ton à leurs partenaires de la Région flamande ; mais heureusement, beaucoup de politiques flamands se rendent bien compte que le séparatisme est impossible et en tout cas leur serait néfaste. Et la suite de l'émission-fiction le montrait fort bien. Elle a mis le doigt sur les vrais enjeux et incité à la discussion, au dialogue raisonnable.

Il est un détail de l'émission que je n'accepte pas : la soi-disant fuite du Roi. Là, c'était faire le jeu des séparatistes qui n'en ratent pas une pour démolir la monarchie afin justement d'asseoir leur Etat indépendant.

Que conclure ? Passé le premier choc, on a dérivé sur la forme avant de se rendre compte de la valeur du fond de ce docu-fiction. Et c'est justement ce " fond ", ce problème de l'organisation d'un fédéralisme raisonnable qu'il faut préparer, même s'il faut définitivement abandonner " la Belgique de papa ". Mais s'organiser pour que Flamands et Wallons arrivent à s'entendre et, chacun, se rappeler que "L'Union fait la Force ".

J. R.

Li gros lot

Il fut un « temps jadis » (François Villon), lorsque j étais président de la Maison des Jeunes de Fosses (il y a... un siècle !), nous avions l'habitude d'organiser, deux fois par an, ce que l'on appelait à l'époque des « Galas wallons ». C'était la Compagnie Aimé Courtois, dirigée par Jules Goffaux (avec Maria Chaudière et Henri Rase), qui nous gratifiait de ces spectacles. Inutile de dire qu'on refusait du monde.

Je me souviens d'une de ces pièces « Li gros Lot », d'Emile Lemppereur. A l'entracte, José Rasador était venu chanter quelques airs d'opérette.

Lors d'un Journal télévisé, la semaine dernière, un ouvrier viré de VW s'est écrié : « Dj'a gangnî l' gros lot ! ". J'ai de suite repensé à ce moment de théâtre.

Cet ouvrier, qui n'a pas crié « Vive le capitalisme », mais qui l'a sans doute pensé, demandait à son délégué syndical, combien il allait toucher comme prime de départ. Il est entré chez VW en 1978, soit huit ans après la création de l'usine. Il y a donc travaillé durant 27 ans. Sur cette base, le délégué syndical scrutant le tableau établi par la direction de Wolfburg, lui apprend qu'il doit toucher une prime de 105.000 euros, soit un peu plus de 4,2 millions de francs belges.

Si on décompte la retenue de 32%, il lui reste net en poche : 2 .800.000 F.

Mais si l'Europe est d'accord, la moitié de la prime sera considérée comme « dommage moral » et, dès lors, ne sera pas taxée. La retenue s'opérerait ainsi sur la moitié de la prime, soit une retenue de 32% sur 2,1 millions, c'est-à-dire 672.000 F.

Résultat des courses : l'ouvrier qui (après 27 ans de travail) quitte VW d'une manière volontaire touchera exactement en net : 3.328.000 FB.

J'ai lu dans la presse, ces derniers jours, que le capitalisme était « une machine qui broyait les ouvriers ».

Ce qui me frappe le plus dans cette affaire, c'est que tous les ouvriers ne sont pas égaux. En effet, les 12 ouvriers de l'entreprise de Hastière qui fermera ses portes la semaine prochaine et qui recevront leur C4 toucheront 950 euros au chômage et pas un cent de plus ! Normal ?

N.B. - Vous venez de lire mon dernier article dans le dernier Messager. Merci à tous les lecteurs et surtout à ceux qui m'encourageaient régulièrement à reprendre mon Bic.

Daniel PIET

Trophées du Mérite sportif

Médailles et mérite touristique

C'est désormais une autre tradition fossoise : en fin d'année, le Conseil communal tient une séance extraordinaire, consacrée à mettre à l'honneur une série de citoyens particulièrement méritants à titres divers ; elle se tenait le lundi 11 décembre, salle du Centre sportif de Sart-St-Laurent, avec la toute grande foule.

Après les mots de bienvenue du Bourgmestre, c'est à l'échevin de la Culture Bernard Meuter que revient la direction de cette cérémonie qui débute par une démonstration de quelques membres du Judo Club local, des plus jeunes aux ceintures noires, et Michaël Paci reçoit le Prix spécial de la Ville pour ses 7 premieres places dont celle des Internationaux à Bergame, en Italie. Puis l'échevine Anny Batardy présente son concitoyen M. Jean-Claude Lambot, de Le Roux : depuis 1966 il a parcouru le monde, du Vénézuéla en Irak ou de Chine en Alaska, dans des actions humanitaires diverses, dont la constructior, d'un barrage hydro-électrique et la remise en service d'une centrale au Congo, apportant un renouveau socio-économique à la population de Kisangani ; il reçoit la Médaille de la Ville.

DES SPORTIFS

C'est alors le tour des sportifs : Rudy Falque pour la remise en route du Football Club fossois, avec maintenant 11 équipes de jeunes.

Claude Jaumotte pour la Palette fossoise : il s'est imposé en vétérans. Pour le Footing Club, Anne-Marie Modave ; Jacqueline Schlit, Martine Colson et Jean Piret reçoivent la médaille de reconnaissance de la Ville pour leurs actions diverses. Le Chris Power Gym, installé maintenant au Centre sportif, se distingue souvent par des résultats internationaux : c'est ce soir Anna Bucci qui, après une démonstration de fitness, toute de souplesse, de grâce et d'élégance, reçoit le Prix spécial de la Ville, avec Raphaël Wiame (champion de Belgique) et Michel Goffin (champion de Belgique, 6e au Championnat du monde). La Palette Sartoise reçoit aussi un prix pour ses beaux résultats dont l'équipe de div. 6, championne de sa série, et la div. 4, championne de la province de Namur et finaliste de la région francophone. Aisemont a toujours brillé en balle pelote (avec un petit rappel de la balle au tamis d'autrefois) avec la famille Bastin dès 1971 et actuellement Emile Denis à la présidence, avec aussi l'infatigable " petit Jacques " ; un comité qui, après 35 années, décide d'arrêter et attend la relève. Il reçoit la Plaque de la Reconnaissance de la Ville. Viennent ensuite trois sportifs individuels : Fabrice Michaux, qui en est à son 4e Marathon, réussi à

cette année en 3 h. 02, à 2'30 de Lance Amrstrong ! Puis Sophie Spineux, que présente avec humour son mayeur de père, a participé, outre à diverses courses régionales aux 20 km de Bruxelles et de Paris et vient de terminer le marathon de Florence. Tous deux reçoivent la Médaille de la Ville. Mais le Trophée sportif 2006 revient à un autre marathonien : André Lindekens, après 14 marathons (dont New York cette année), est devenu specialiste de trail, des courses de longues distances en forêt, montagne et avec partie d'orientation, notamment au Mont Blanc 158 km en montagne, en 41 h. 43' il fut 706e sur 2.500 participants : un exploit qui laisse rêveur !

Nouvelle attraction : une démonstration de country dance par le club " Jambalays's Kids " de Franière que dirige Luc Vielveye : une trentaine de jeunes en tenue country dans ces danses typiques ; avec un espoir et une suggestion : fonder une section de cette discipline à Fosses ; appel aux amateurs !

PUIS DES MERITES TOURISTIQUES

Etienne Drèze, président du Si, prend le relais pour remettre un diplôme du Mente touristique (une innovation) à Jean De Cuyper, président du Footing Club de Fosses qui, par ses diverses organisations, attire chez nous chaque année des milliers de marcheurs et fait ainsi connaître notre vieille cité. Puis pour présenter un " vétéran " du tourisme ; Jean Romain, " mémoire vivante " de Fosses, membre du S.I. où il forme notamment les nouveaux guides (et qui lance un appel pour sa succession en raison de son " âge canonique "). Et enfin Christian Lalière, président du comité du Lac de Bambois qui est aussi une importante attraction touristique au rayonnement national (47.000 entrées en 2006), en synergie avec le S.I. Mais il y a aussi cette année une autre innovation : un prix du Mérite Culturel, attribué à Françoise Honnay pour ses nombreuses créations théâtrales en wallon et le scénario des Balades contées de Noël depuis quatre ans. Tous ces méritants reçoivent en outre de splendides agrandissements encadrés de photos de Nadine Cobut, prises au cours de ses voyages au Népal, dans les Andes ou le désert. Et comme les autres " diplômés ", l'échevin lui offre un joli bouquet en remerciement pour son talent.

ET DU TRAVAIL

Il n'y a pas que le sport ou le tourisme, le travail a aussi son mérite. Ainsi, les Palmes d'or de l'Ordre de la Couronne sont remises à Jacques Piéfort qui, comme le souligne le bourgmestre, a œuvré avec courage et volonté durant 40 ans dans la sidérurgie. Puis, le brevet de Lauréat du Travail à-Rosario La Scala, garagiste indépendant de Le Roux. Et enfin, une récompense pour 25 années de bons et loyaux services dans l'administration communale à Colette Delobe, " toujours prête au service de l'école de Vitrival " et à Marie-Hélène Boiteux, qui fut concierge dévouée de l'hôtel de ville dont elle assure encore l'entretien et elle aussi toujours prête pour les cérémonies et réceptions diverses.

Tout cela dans une joyeuse ambiance, le verre de l'amitié pour tous et les voeux du Collège pour les fêtes toutes proches.

A la Croix-Rouge

La section locale de la Croix-Rouge de Fosses fait appel aux candidatures pour assurer au sein du comité : - la présidence ;

- la fonction de trésorier-comptable.

Renseignements et envoi des candidatures AVANT le 10 janvier au secrétariat : Mme Jacqueline De Paoli, 12, rue Franceschini, 5070 Fosses-la-Ville (tél. 071-71.12.30). Merci.

Noël dans nos paroisses

Voici le programme des messes de Noël dans le secteur interparoissial. - A la collégiale : dimanche 24 à 17 h,

célébration de Noël spécialement pour les enfants ; pas de messe à 11 h dim., mais bien lundi 25 à 11 h

- Bambois : dimanche 24 à 23 h. 30 : " messe de minuit " pour toutes les paroisses.

- Sart-Saint-Laurent : dim. à 9 h. lundi 25 à 10 h. 30.

- Vitrival : dimanche 24 : veillée de Noël et messe de minuit à 23 h. 45.

Marionnettes

Ce vendredi 22 à 20 h. 30, en la salle L'Orbey, la Compagnie Les Royales Marionnettes présente un ingénieux spectacle intitulé " Le meunier des Fonds de Quarreux ''. Une organisation du Centre culturel.

A Senior Amitié

Mercredi dernier, une petite centaine de membres de Senior Amitié se sont réunis en la salle du Collège pour fêter Noël. D'abord par une messe concélébrée par son aumônier, l'abbé Forthomme, et notre doyen M. Vannoorenberghe. Puis une très cordiale après-midi marquée par un succulent dîner (encore merci, Lucia !), une allocution du président P. Hannevart, rappelant quelques épisodes de la vie de la chorale St-Martin depuis sa fondation voici 30 ans. Et cette chorale présenta quelques beaux chants de son répertoire, sous là direction de son nouveau chef, Jean-François Favresse, et notamment un merveilleux Noël autrichien à 5 voix. Et enfin une très belle tombola dotée d'une impressionnante série de lots fit des dizaines d'heureux(ses). Et le président conclut cette agréable réunion par ses vœux pour Noël et Nouvel An.

Un bien beau concert

Pour marquer la remise à neuf de l'église de Bambois, le comité paroissial avait organisé dimanche un concert de chorales qui a réuni celles des paroisses de Bambois et Sart-Saint-Laurent mais aussi Bebronae Cantores et celle de Senior Amitié, devant une fort belle assistance.

Bebronae, sous la direction de Marc Buchet, a ouvert le feu avec quatre chants de circonstance. Puis ce fut la chorale paroissiale de Sart-St-Laurent, sous la direction de Véronique Henrard, avec notamment un Noël polonais. Après un bref entracte et une délicieuse intervention des frères Gilson (Maxime au xylophone et Joris, jeune virtuose de l'accordéon), la chorale de Bambois (8 dames, chants à deux voix), dirigée par Jean Boccart fut suivie de la chorale Saint-Martin.

Corps en mouvement

Des cours organisés par Vie Féminine se donneront à la salle Espace Solidarité citoyenne (Quatre-Bras) du lundi 8 janvier au lundi 12 mars, de 14 à 15 heures.

Renseignements : Mme Marlise Lallemand (071-71.19.49).

Nouveau à Fosses

A partir du 1er janvier 2007, le CPAS de Fosses deviendra entreprise agréée pour les Titres-Services.

Si vous avez besoin d'une aide-ménagère (nettoyage, lessive, repassage...) il vous en coûtera seulement 6,70 €/h (déductible fiscalement).

Pour tous renseignements, veuillez contacter le CPAS de Fosses, ruelle des Remparts 6, à Fosses-la-Ville, tél. 071-26.62.59.

Alain LENOIR, conseiller CPAS

A la Philharmonique

Concert de Noël

La salle L'Orbey était bondée (il a fallu remettre des tables) samedi dernier, pour le traditionnel Concert de Noël de la Royale Philharmonique, dirigée-par Claude Barthélemy. Des airs de circonstance, bien sûr (Marty Christmas, Petit Papa Noël...) mais aussi l'air des Tchôs-Tchôs réclamé par la salle, debout. Claude Barthélemy, chef de musique depuis 1981, cela fait 25 ans, fut fêté et reçut un superbe cadeau des mains du président Daniel Piet.

La soirée se termina avec le spectacle du Colorado City, 28 danseurs de Country and Western inoubliable. Et deux rappels. Le public en redemandait encore. Rassurons-le. Le Colorado City reviendra l'an prochain avec, en plus, si on trouve une prairie adéquate, un spectacle de monte américaine, sur la musique de Glenn Miller.

Journée Louis Canivet

Au printemps prochain, Fosses-la-Ville fêtera Louis Canivet, 1er chef de musique de la Philharmonique en 1864, à l'occasion du 100e anniversaire de sa mort.

Ainsi, le 13 mai 2007 sera fêté ce grand bonhomme qui fut le créateur de la musique des Chinels. Le Centre Culturel de Fosses (avec son directeur Bernard Michel), la Royale Philharmonique (et son président Daniel Piet) et la Société royale des Chinels (présidée par Philippe Leclercq mettront au point une Journée Louis Canivet, avec une sortie des Chinels, un concert de la Philharmonique, un concert de virtuoses de l'accordéon et un sppectacle assez sensationnel « La Fanfare Académie » par la Compagnie Erectus, trio clownesque et musical.

Barbecue-New-Orléans et Sainte-Cécile

Le Concert de Printemps de la Royale Philharmonique, avec Barbecue musical (orchestre New-Orleans), aura lieu à l'Ecole du Bosquet le samedi 23 juin. Quant au banquet de Ste-Cécile, il se tiendra au Collège St-André le samedi 30 novembre. D'autres infos sur « Quenovel »

Avis

- Les services communaux seront fermés les lundi 25 et mardi 26 décembre, ainsi que les lundi 1er et mardi 2 décembre 2007.

- A partir du 1er janvier 2007, la permanence du samedi matin, organisée par le bourgmestre, sera supprimée. Elle sera remplacée de 10 h à 12 h (le samedi) par une permanence organisée par les échevins (au bureau du bourgmestre). Le bourgmestre maintient sa permenance le jeudi de 16 h à 17 h, ou sur rendez-vous au 071-26.60.65 (J.-L. Boulanger, secrétaire particulier), ou au 071-26.60.55 (M. Charles, secrétaire communal).

Père Noël à Haut-Vent

Le samedi 23 décembre, le Père Noël parcourera les chemins du hameau de Haut-Vent et distribuera de délicieux cougnous.

FOSSES en cartes postales anciennes

Il reste encore quelques livrets avec les reproductions d'environ 80 cortes postales anciennes de Fosses + 5 de Le Roux, de Vitrival, de Sart-Saint-laurent, d'Aisemont et 3 de Sart-Eustache ; près d'une centaine de reproductions avec légende explicative pour chacune des photos.

Prix de vente : 10 € : à l'Imprimerie Romain, rue des Remparts (071.71.10.83).

Un cadeau original pour les fêtes de fin d'année.

Bientôt les 11 éoliennes

Les travaux d'implantation des 11 éoliennes prévues dans le plan Mesa ont débuté. On sait que quelques éoliennes tourneront près de la ferme des Chanoines, entre Vitrival et la route de Mettet. Un parc de onze moulins à vent est autorisé sur les 69 prévus au départ, ce qui réduira fortement l'apport en énergie renouvelable, résultat d'un projet combattu par un groupement d'opposants qui fit tant de bruit en 2002. Les éoliennes devraient être opérationnelles en octobre 2007.

LE ROUX : restauration du Calvaire

Le Roux est célèbre pour ses nombreuses chapelles et potales. Elles sont hélas souvent en piteux état car peu entretenues. Nous avons déjà évoqué le formidable travail (bénévole) de Freddy Delzant pour la restauration de plusieurs d'entre elles, dont la chapelle Saint-Roch du XVIIIe siècle, et récemment la chapelle Saint-Donat et le Calvaire du cimetière.

Freddy était triste de voir l'état lamentable du Calvaire de la place, dont la propriété fut longtemps contestée mais qui appartient bien à la commune. Il avait déjà été restauré en 1976 mais depuis, il avait " subi des ans l'irréparable outrage "... Aussi, avec son fils Yannick, il a donc entrepris d'importants travaux : démonter la grille rongée par la rouille et remplacée par une toute neuve, aux pointes dorées ; réparation du plafonnage et peinture des murs ; et surtout le pauvre Christ : il avait perdu la main gauche, le bras droit était cassé ainsi que les pieds et il avait un gros trou au dos. La croix aussi était en partie cassée, Il a tout refait à neuf, traité le bois avant peinture, refait le visage du Christ et remis une croix sur le toit. Il a eu pour cela l'appui de la commune pour les fournitures.

Dimanche après la messe, M. le curé Lambiotte, les paroissiens, M. Charles, secrétaire communal, et Anny Batardy, échevine, ont participé à une petite " inauguration du calvaire restauré. M. le curé a présenté les travaux et béni la nouvelle réalisation. Tous se félicitaient de cette belle œuvre pour laquelle il faut, une fois de plus, remercier et féliciter chaleureusement Freddy et Yannick.

Saint-Nicolas au F.C Bambois Sport

Saint Nicolas, venu au football de Bambois pour récompenser les différents gamins des équipes d'âge.

Travaux trop coûteux

Les travaux pour l'installation de la nouvelle police dans les bâtiments de l'ancienne Ecole Moyenne ont débuté mais on sait que ce budget n'avait pas rencontré l'unanimité quant au cout total de cette réalisation, notamment par le représentant MR de Mettet Pierre Hubot, qui a justifié son refus au cours d'une réunion récente.

D'autres représentants concernés n'étaient déjà pas favorables à cet achat en 2002, craignant la lourdeur du budget des travaux pour son aménagement. Le bâtiment se présentera sur 5 niveaux avec 2.500 m2 utiles pour un coût total, achat compris, de 2 millions d'euros.

Le bâtiment doit abriter 70 personnes et un important charroi automobile. L'immeuble a été acheté 645.000 euros et c'est l'entreprise carolorqienne Lixon qui a obtenu le marche des transformations pour un montant de 1.218.000 C. La fin des travaux est prévue pour juin 2007 et le déménagement se ferait en septembre. Les communes de Fosses, Floreffe, Mettet et Profondeville font partie de la zone et doivent donc participer aux dépenses, un budget Police qui dépasse les 6 millions d'euros auxquels il faut ajouter 1.218.000 € pour les travaux.

Il y a 100 ans...

N° 51 du 23décembre 1906

Fosses. - Mercredi vers 8 h du matin, le nommé Lafontaine Pierre, de Falisolle, étant venu à Fosses pour affaires, remontait la rue de la Station pour reprendre le train quand, arrivé a hauteur du château de M. Philippe Biot, il s'affaissa ; on s'empressa de le relever ; un docteur fut demandé en toute hâte, mais celui-ci ne put que constater le décès suite à une congestion cérébrale.

Au Cercle Saine-Julienne.

(Le compte-rendu des pièces jouées est assez long, mais voici la fin de cet article). - Aussi, pour un succès, ce fut un succès pour tous, même pour le chanteur comique C. Leclercq qui, dès ses débuts, s'est révélé un fin' chanteur de genre et a agréablement surpris ses auditeurs.

Vol. - Jeudi à la foire, la nommé Adèle Barbiaux; Neuve Roland, d'Arsimont s'est vue allégée de son portefeuille contenant 110 francs.

Du feu. - Le nuit du 15 au 16, une meule de 2.000gerbes de seigle, située à la Taille-l'Évêque, appartenant à M. Camille Gosset, garde particulier a été détruite par le feu. On croit à une vengeance de braconnier.

Une autre meule, dans la nuit du 17 au 18, appartenant à M. Emile Kaisin, du Try-al-Hutte a également été la proie des flammes.

VITRIVAL. - Jeudi matin, Alex Guyaux, de Vitrival, âgé de 69 ans, étai/ monté sur une échelle pour se rendre au chenil, perdit l'équilibre et tomba si malheureusement qu'il eut un genou fracturé et se fit des blessures à la tête. On s'empressa de le relever et M. le curé, venu en toute hâte, lui prodigua les premiers soins en attendant le docteur. Le lendemain, il se plaignait de douleurs internes et eut des crachements de sang et le soir, il expirait.

N° 52 du 30 décembre 1906

Le Roux. - A l'occasion de la Noël, la jeune société chorale, a exécuté sous l'habile direction de M. Joseph Petit, deux messes en musique, un salut solennel et plusieurs cantiques.

Pensons à nos aînés

Voici ceux qui fêteront leur anniversaire au cours de la prochaine quinzaine.

Ils ne sont pas nombreux et curieusement, il n'y a qu'une seule dame (pour 7 messieurs) :

Le 22 : Camille Dupire, Rue Rahisse, Vitrival 84 ans

Le 23 : Arthur Berger, Bois-des-Mazuis, Vitrival 86 ans

Le 24 : Etra Maione, Ch. Charleroi, Le Roux 83 ans

Le 26 : Georges Hébrant, Rue Les Ruelles, Sart-Eust. 80 ans

Le 28 : René Jeangilles, Chapelle de la Paix, Fosses 80 ans

Le 29 : Georges Colin, Rue Rauhisse, Vitrival 87 ans

Le 3/1 : Jean Lecomte, Rue du Sedia, Sart-Eust. 82 ans

Le 5/1 : Joseph Prigneaux, Rue Froidebise, Sart-St-L. 83 ans

Etat civil

MOIS DE NOVEMBRE 2006

Naissances :

Le 7 : Théo Warin, fils de Vincent et de Cindy Van der Linden, rue Laide-Basse 26, Fosses.

Le 7 : Ugo Abou Saleh, fils de Wael et de Marjorie Bogaerts, rue du Postil 14, Fosses.

Le 10 : Ugo Preud'homme, fils de Olivier et de Mélissa Michel, rue des Zolos 18 B, Fosses.

Le 14 : Jessy Servais, fils de Léonard et de Patricia Landouw, rue du Fays 30, Aisemont.

Le 20 : Romane Delcourt, fille de Régis et de Joëlle Vincart, rue des Bergeries 23, Fosses.

Le 22 : Séverine De Mol, fille d’Eric et de Sylvie Piron, rue Pinsonhaie 33.

Le 26 : Eva Lavigne, fille de Patrice et de Christelle Brouhon, rue du Viver 200, Sart-Eustache.

Publication de mariage :

- Marc Guerry, '3§ ans, de Namur et Ingrid Geerinck, 38 ans, habitant rue du Haut-Baty 23 à Aisemont (le mariage a eu lieu le, 9 décembre).

Mariages :

- Vincent Viaene, 42 ans, habitant rue Chapelle de la Paix 16 et Zanna Levanevsky (le mariage a eu lieu le 18 novembre).

- Johnny Ramsey, 60 ans et Monique Deprez, 52 ans, habitant tous deux rue Baty-de-l'Espagnole 20, Bambois.

Décès :

- Le 31 octobre à Sambreville : Roland Gosset, époux de Marie-José Léonet, né le 2 avril 1931, rue Neuve 36, à Haut-Vent-Fosses.

- Le 1er novembre à Namur : Laurence Populaire, divorcée de Michel Car-manne, née le 3-9-1966, habitant rue des Forges 28, à Fosses.

- Le 2 à la clinique Dejaifve : Danielle Genot, divorcée de Goni Rucci, 49 ans, de Jemeppe-s.-Sambre.

- Le 2 à Namur : Marie-Louise Thomas, divorcée de Guy Tillieux, 53 ans, habitant place de la Gare 8A, Fosses.

- Le 3 à la clinique Dejaifve : Camille Boucher, époux de Reina Coppers, 79 ans, de Sambreville.

- Le 3 à la clinique Dejaifve : Jean Castreman, divorcé de Bernadette Gille, 58 ans, de Sambreville.

- Le 3 à la clinique Dejaifve : Marguerite Fernémont, veuve de Thomas Derumeaux, 87 ans, de Profondeville.

- Le 7 à son domicile, rue du Grand Etang 35A : Flora Depraute, veuve de Alfred Crasset, née le 1-1-1926.

- Le 8 à Sambreville : Georgina Toussaint, célibataire, née le 21 octobre 1911, rue Neuve-Maison 20, à Sart-Saint-Laurent.

- Le 9 à Sambreville : Fortuné Jacqmain, divorcé de Palmyre Maillet, né le 8 novembre 1931, habitant rue du Chaurnia 2A, à Le Roux.

- Le 12 à la clinique Dejaifve : Bertha Lebrun, veuve d’Etienne Leleu, 87 ans, de Fleurus.

- Le 13 à Namur : Raymond Fauche, époux de Marie-Louise Clause, né le 24 juin 1926, habitant rue du Grand Etang 21, à Bambois.

- Le 15 à la clinique Dejaifve : Hélène Crasset, épouse de Nestor Pochet, 76 ans, de Mornimont.

- Le 19 à son domicile, rue Baty de l'Espagnole 9 : Charles Lebrun, époux de Marie-Ange Andina, né le 14 janvier 1931.

- Le 21 à la clinique Dejaifve : Marie-Louise Faille, veuve de Georges Gilgean, 83 ans, de Moustier-s.-Sambre.

- Le 26 à la clinique Dejaifve : Yvonne Dorne, veuve de Georges Poncelet, 77 ans, habitant rue de la Maladrie 9, à Le Roux.

Le mot du Fougnant

Commerce non équitable

Design, effet de mode, snobisme... Faut-il succomber ? Chercher midi à quatorze heure, c'est peut-être perdre son temps, mais pour voir l'heure, rien ne vaut une montre. La mienne ayant fait son temps, je décidai donc d'en acheter une neuve. Jolie vitrine, marques connues, nombreux modèles exposés, enfin tout ce qui inspire la confiance. J'entrais donc !

- Bonjour Monsieur, je voudrais acheter une montre.

- Pour quel usage exactement ? me dit-il avec le sourire du pariait commerçant.

- Eh bien, pour voir l'heure.

Il réprima un gloussement : Il va sans dire, Monsieur, que tous nos modèles comportent une fonction horo-indicatrice (et toc), mais je vous le répète, quelles autres qualités souhaitez-vous pour votre montre ?

Je me creusai un peu la tête. Tout ce que je trouvai à dire, c'est la possibilité de la garder au poignet sous la douche, j'aimerais qu'elle soit étanche.

Le vendeur m'exhiba alors un modèle pour plongeur professionnel : étanchéité garantie jusqu'à 150 m ! Pourquoi, diable, me trouverai-je sous l'eau à une profondeur pareille ?

Elle est à double affichage : analogique et numérique, dit le vendeur. Aiguilles et repères lumineux avec verre minéral extra dur, calendrier intégré, bouton-poussoir pour alarme-carillon, chronométrage, calendrier perpétuel.

A dire vrai, coupai-je, je ne compte pas passer autant de temps sous l'eau.

Il eut l'air déçu. Peut-être souhaiteriez-vous un modèle habillé ?

Je vis apparaître des joyaux extra-plats, agrémentés de pierreries au remontoir :

- Regardez, celle-ci, si je vous la montre de profil, vous ne la voyez pour ainsi dire plus.

Séduit à l'idée de posséder une montre hors du commun, je me prononçai néanmoins pour un modèle plus pratque.

- Je vois ce qu'il vous faut : le professionnel haut de gamme ; double affichage, calendrier programmé jusqu'en 2037, carillon horaire, alarme musicale à 3 airs au choix...

Cette fois, c'en était trop. Je déclarai n'avoir nulle envie d'une montre plus intelligente que moi et je m'en allai, découragé.

En fin de compte, la montre de mes rêves, je l'ai eue en prime, quelques jours plus tard, en commandant les semences pour le jardin. Sa seule et unique qualité est de me donner l'heure et j'en suis enchanté.

Fougnant

Nos futurs 4 x 20

Ils et elles auront 80 ans en 2007

06/01 Jeannine Leviste, rue de Névremont

18/01 Maurice Moray, av. des Déportés

29 22/01 Maria Badin, rue d'Orbey 3

04/02 Victoire François, rue du Baty 54

10/02 Suzanne Mignon, rue Petite Couture

11/02 Jean Jaumotte, rue Chapelle St-Roch

12/02 Irène Michel, rue D. Masson

301/03 Jules Dewez, rue D. Masson

17 12/03 Victor Mélan, rue de Névremont 65

18/03 Jacques Arnould, route de Bambois

26/03 Alice Depraute, route de St-Gérard 32

15/04 Camille Honnay, avenue Albert 1er

30/05 René Evrard, place du Chapitre 8

03/06 Renée Defieur, rue du Baty 50

07/06 Renilde Colin, rue de Doye 22

13/08 Marguerite Clause, rue Rivaustrée 27

15/08 Marie Pascal, rue du Grd-Etang 75

12/09 Germain Viaene, rue des Forges 13

23/09 Marie Jordens, rue Al Val 8

23/11 Roséma Pirmez, Home Dejaifve

29/11 René Godefroid, Campagne du Chêne

11/12 Simone Skovron, Campagne du Chêne

11/12 Yves Ronvaux, rue de Nevremont 107

24 'to André Paths. rue Sinton 18

27/12 Yvonne Guerry, avenue Albert 1er 48

AISEMONT

25/05 Marie-Th. Burton, route de Tamines

14/08 Emilie Denis, rue de la Station 160A

22/10 Fernande Gobert, rue d'Arsimont 2

14/12 Maurice Vanhamme, rue Haut-Baty

LE ROUX

26/01 Raymond Ligot, rue de Walcourt 161

09/03 Anna Pittigher, rue Grande 45

15/08 M.-Jeanne VandenBulte, r. Sous-la-V.

17/10 Nicole Gauthier, rue Longtry 29

SART-EUSTACHE

08/05 Gilbert Gillard, rue du Sartia 5A

21/05 Francine Galot, rue du Sartia 184

28/05 Marie-José Bernard, rue du Sartia 103

17/07 Gislaine Marc, rue du Sartia 23

29/10 Henriette Marinoni, rue Vivier 189

12/11 Emilie Loudèche, rue Les Ruelles 99

SART-SAINT-LAURENT

10/01 Jacques Piot, rue H. Brosteaux 13

01/09 Ghislaine Olivier, rue de Burnot 5

01/09 Olivier Ancion, rue de Burnot 8

14/11 Joseph Detelle, rue J. Demeuse 6

02/12 Louis Hinant, rue de Burnot 18

VITRIVAL

06/04 Yvette Hinant, rue du Bout 7

27/03 Fernand Bastin, rue des Quartiers 2

22/09 Louise Versolato, rue de la Giloterie

10/10 Simone Lambert, rue de la Bruyère 19

21/12 Bruno Tonizzo, rue de la Giloterie 27

Le Messager aura vécu 128 ans

Née en 1879, notre vieille feuille d'informations locales tire sa révérence et a choisi de prendre une retraite bien méritée.

C'est en effet en 1879 qu'un ancien instituteur reconverti dans l'imprimerie (1) Ignace Maillien, eut l'idée de créer un hebdomadaire local intitulé

« Le Messager de Fosses ». Il était alors installe imprimeur rue du Curé (act. rue Delmotte) au n° 5 (maison avec 3 escaliers de pierre à gauche en montant). Cette feuille locale comportait 4 pages avec deux pages entières de publicités. Un feuilleton se situait en première page (« Jean l'Ivoirier »), quelques nouvelles locales, une notice historique sur Fosses, des articles sur la vie agricole, des faits divers repris des quotidiens, etc. Le journal paraissait le dimanche (les facteurs assuraient une tournée le dimanche à cette époque), et l'abonnement coûtait 5 F, le numéro était vendu 10 centimes. (2) On y trouve le prix du beurre et des œufs au marché de Fosses (1,30 fr. la livre de beurre et 2,60 le quarteron d'œufs (26 œufs) le froment était vendu 24 fr. les 100 kilos. Signalons qu'un bon ouvrier gagnait seulement 4 à 5 fr. par jour.

Ignace Maillien avait sans doute crée ce journal pour son fils car le 21 décembre de cette même année 1879, Jules Maillien-Jadoul succédait à son père et dirigera le journal jusqu'au 31 août 1896 (3)

Jules Maillien remit son imprimerie à Célestin Duculot alors qu'il n'était âgé que de 42 ans (était-ce pour raison de maladie, ou pour fortune faite, nous ne le saurons pas ?). Le dernier numéro édité par Maillien sortait le 31 août 1896 et le n° suivant du 6 septembre l'était par Célestin Duculot, venant de Tamines et qui s'installa à cette même adresse. Il est étonnant que dans aucun de ces deux numéros il n'est fait mention au lecteur de ce changement !

En reprenant cette feuille locale de tendance neutre, Célestin Duculot lui donna une nette -orientation catholique avec de vives polémiques souvent excessives et parfois vaudevillesques. Mais surtout son fils Firmin qui lui succéda vers 1930 et qui fut conseiller communal.

On suppose que Firmin Duculot s'installa rue du Postil vers 1907 (act. librairie Press-Shop, dans une habitation transformée (4), avec son atelier au bout du jardin (dans ce bâtiment inoccupé depuis 1937, donnant accès à la rue des Remparts)

La publication du Messager fut interrompue pendant la guerre 19141918 et le journal réapparut en septembre 1919, agrandi au format des quotidiens d'alors 42 x 60 cm à l'aide d une presse achetée juste avant la guerre, fin 1913 (5).

Le journal paraissait toujours le dimanche jusqu'en 1925, année où Le Messager de Fosses parut (et cela pendant un an seulement) deux fois par semaine : le jeudi et le samedi. Mais l'abonnement passa alors de 8,50 à 15 fr. par an. C'est sans doute cette raison du coût presque doublé de l'abonnement qui ne plut pas aux lecteurs. En 1926, le journal paraissait de nouveau une fois par semaine, mais cette fois le samedi.

La direction du journal passa, en 1930 à Firmin Duculot (6) qui, sans aucun doute, travaillait avec son père depuis la reprise en 1896 (car il était alors âgé de 23 ans.) En 1930, le N° était vendu 30 centimes..,

Firmin Duculot poursuivit donc la publication du Messager jusqu'en mai 1940, pour un second arrêt en raison de la guerre. Mais de 1930 à 1940, c'est son successeur Joseph Romain, qui avait repris l'atelier et le matériel, qui se chargeait du travail de composition et d'impression (7), M. Duculot restait éditeur-propriétaire.

Le travail de composition était très fastidieux : il se faisait toujours par le procédé typographique (inventé par Gutenberg au XVe siecle), à l'aide de petits caractères en relief et en plomb, lettres qu'il fallait aligner une par une ce qui nécessitait le travail de 2 ou 3 personnes durant la semaine, car les lettres devaient être, par la suite, remises en place dans leurs petits cassetins pour resservir de nouveau. On devine que l'édition d'un journal devenait coûteuse avec une rentabilité très aléatoire. C'est alors que Joseph Romain, en 1935, faisait 1 achat d une linotype, une merveille de mécanique, qui permettait la composition des textes trois à quatre fois plus rapidement (8).

En 1938, le materiel qui se trouvait dans l'atelier de M. Duculot fut alors transféré dans l'atelier (toujours actuel) que M. Romain avait fait construire à l'arrière de son habitation, avec un accès rue des Remparts.

Après la seconde guerre, en août 1945, Joseph Romain reprit alors la direction du journal, que M. Duculot, en raison de son 'âge avancé, lui céda, mais voulut partir avec son titre Le Messager de Fosses. M. Romain donna alors le nom de Courrier de Fosses à l'hebdomadaire fossois.

Mais en achetant le journal, les lecteurs réclamaient, par habitude, leur « Le Messager ». Emu par cette fidélité, M. Duculot permit que l'on reprenne son titre. Après un peu plus de trois ans, en 1949, Le Courrier de Fosses redevenait Le Messager. A sa reprise en 1945, le journal se vendait 1 F et l'abonnement annuel 80 F (plus cher donc que les 52 numéros au détail).

En 1953 jean et Hugues Romain reprenaient l'imprimerie paternelle et l'édition du journal. Treize ans plus tard, son frère ayant choisi d'enseigner l'imprimerie à l'IATA Namur, Jean Romain poursuivait seul la rédaction et l'impression du journal... jusqu'en 1976 où, cédant à des impératifs de rentabilité et de surcharge, la mort dans l'âme, il disait « Adieu » à ses fidèles lecteurs. A trois ans près, Le Messager ne pouvait fêter son centenaire.

Petite parenthèse : la disparition du Messager fut compensée par une initiative vitrivaloise. En effet, c'est alors que Pierre Parent et Bernard Dewulf eurent l'idée de créer une revue mensuelle : « Temps mort » qui remplaçait en quelque sorte le jounal disparu. Ce pari, était envisagé pour dix ans. Le mensuel fut repris alors par un jeune un peu inconscient de la région de Charleroi, aidé dans la rédaction par Gabriel Clocheret et imprimé par photocopies. S'étant entretemps équipés pour créer une imprimerie, P. Parent et B. Dewulf reprirent les parutions à leur compte sous le nom L'Impartial, qui subsista jusqu'en 2000. Entretemps, en 1982, Michel Romain ayant repris l'atelier d'imprimerie, relançait avec l'aide de son père le journal au moyen d'un nouveau procédé offset (qui permettait la reproduction plus aisée de photos), et d'une photocomposeuse, moyen plus souple pour la composition des textes, que l'ancienne linotype déjà dépassée.

Dès 1990, c'est alors l'ordinateur qui avait fit son apparition dans les ateliers d'imprimerie et permettait une mise en page plus rapide, plus souple et plus propre.

Mais les progrès techniques ne peuvent pas prolonger éternellement les capacités humaines. Comme nous l'écrivions en annonçant l'arrêt du journal, il est un âge où il faut se résoudre à un peu de repos. Les parutions hebdomadaires devenaient très contraignantes pour une équipe de rédaction vieilissante (!). En 2005, Le Messager ne paraissait plus qu'une semaine sur deux et fin 2006, c'est donc l'arrêt définitif.

On nous a bien dit : comment ne trouvez-vous pas de l'aide pour poursuivre cette véritable « institution » que représente votre journal local ? Mais on ne peut rien contre l'évolution. La dernière boucherie fossoise n'a pas trouvé repreneur, la dernière marchande de souliers n'a pas été remplacée, les cordonniers, les horlogers, les marchands de charbon, les photographes même ont vécu leurs dernières heures. Les petits journaux locaux comme le nôtre ont tous disparu ou se sont reconvertis en journaux publicitaires.

Beaucoup d'abonnés nous ont dit qu'ils avaient conservé soigneusement leurs Messager. En les parcourant, dans quelques années, ces vieux Messager pourront redevenir les témoins et le reflet d'une certaine vie fossoise passée.

Il nous reste à remercier une fois encore nos très fidèles lecteurs et nos annonceurs, nos correspondants et sympathisants et leur souhaitons de joyeuses fêtes de fin d'année et leur répétons nos adieux.

La direction du Messager.

P.-S. - Nous signalons que, si Le Messager termine sa longue vie, l'atelier d'imprimerie poursuit toujours son service et sera d'autant plus disponible pour réaliser vos commandes.

Nous n'avons pas connaissances du tirage des Messager des différentes époques, mais nous pouvons dire que lors de sa dernière mouture, c'est-à-dire depuis 1982, le tirage de notre journal a oscillé entre 800 et 1.000 exemplaires, mais les lecteurs étaient plus nombreux car beaucoup se le passait dans la famille ou à des amis. Lors de l'expédition, une centaine de journaux sont envoyés à des abonnés anciens Fossois parsemés dans le pays, qui ont marqué beaucoup d'intérêt aux nouvelles fossoises. A une certaine époque Le Messager partait au Congo et depuis 4 ans, nous avions une abonnée, fille d'une ancienne Fossoise, installée à Hawaii !

photo

Le premier numéro du MESSAGER DE FOSSES, daté du 12 janvier 1879, paraissait le dimanche.

 

Notes explicatives

(1) Ignace Maillien, installé imprimeur en 1860, rue du Curé n° 5 avait des idées d'avant-garde : c'est à lui que ton doit le plus vieux document photographique sur un coin de Fosses lorsqu'il photographia le vieux tilleul qui trônait sur la place du Chapitre avant qu'il soit abattu en 1872, alors que le matériel de photographie n'était pas encore commercialisé. Dans son hebdomadaire, il insère une publicité où il indique qu'il vient d'acquérir une presse mécanique de grand format (sans doute en vue d'imprimer son journal) pouvant imprimer jusqu'à 1.200 exemplaires à l'heure Il faut savoir que l'électricité n'existait pas encore à Fosses et que cette presse était actionnée à la force des bras, nécessitant deux hommes : un qui actionnait la machine et l'autre qui déposait manuellement les feuilles sur la table de marge.

(2) Ignace Maillien avait trouvé un bon moyen, certes assez cavalier, pour s'assurer des abonnements. Voici ce qui est indiqué en bas du titre : Seront considérées comme abonnées les personnes qui conserveront le journal. Celles qui ne voudront pas prendre d'abonnement sont priées de vouloir bien retourner cette feuille à l'éditeur avec la bande d'adresse qui envelopppe ce N° et être assez bonnes d'affranchir au moyen d'un timbre d'un centime

(3) On sait qu'Ignace Maillien, né à St-Gérard le 22 mars 1824, instituteur à Maison pendant dix-huit ans, est mort à Fosses le 19 avril 1899 à l'âge de 75 ans II fut aussi directeur a l'Hospice Dejaifve, prenant ses fonctions le 1er janvier 1880 (on sait donc pourquoi il remit la direction du journal a son fils en décembre 1879). Son fils Jules est mort en 1925 alors qu'il avait 71 ans. Il n'avait donc que 42 ans quand il a transmis la direction du journal à M. Duculot.

(4) On le sait par une photo des inondations de 1906, prise du haut de la rue du Postil, où Ion voit que le bâtiment est complètement abattu.

(5) Cette presse, qui nécessitait toujours le placement de la feuille en machine manuellement servit à l'impression du journal jusqu'en 1963, remplacée alors par une machine à succion, entièrement automatique.

(6) On sait, que Firmin, né en 1873 à Tamines, épousa Joséphine Hocq et ils eurent 5 enfants (Albert, Pauline, Marie, Marguerite et Julien). En 1930, les deux premiers numéros portent le nom de Duculot-Roulin comme éditeur-propriétaire et dans le n° 3/1930, cette indication est supprimée, remplacée par l'adresse : rue du Postil 25. C'est donc sans doute alors que Firmin l'a repris à son nom mais collaborait donc a sa réalisation déjà depuis 34 ans.

(7) Vers 1920, Joseph Romain avait installé un petit commerce de librairie et atelier d'imprimerie un peu plus bas, dans cette même rue du Postil et reprit donc vers 1930 l'atelier de Firmin Duculot ; ils collaborèrent donc jusqu'en mai 1940, quand Le Messager dut subir une seconde interruption en raison de la guerre.

(8) Ces fameuses linotypes (aujourd'hui totalement déclassées et devenues pièces de musée) étaient pourvues d'un clavier dont la frappe déclenchait la chute des matrices (petits moules de la lettre). A la vitesse d'une dactylo, ces matrices alignées formaient une ligne de texte qui était coulée d'un seul bloc grâce à du plomb en fusion dans un creuset, et envoyé par un piston dans le moule de la ligne. Par un système ingénieux les matrices étaient sélectionnées et retombaient exactement dans leur canal pour resservir de nouveau. Certains quotidiens possédaient ainsi une vingtaine de linotypes pour la composition quotidienne de leurs colonnes et cela jusqu'à l'apparition des photocomposeuses vers 1975-1980, puis des ordinateurs.

Photo rétro

La vidange du Grand Etang

Depuis le vidange siècle et sans doute bien avant, on vidangeait l'étang de Bambois tous les trois ans pour vendre le à L'étang étant pratiquement sec, on cultivait cette terre durant une saison.

Par la suite, la vidange se faisait plus souvent et les poissons étaient vendus sur place, aux marchands ou aux particuliers comme le montre la photo. On retirait principalement des rousses, carpes, perches et brochets, poissons peu appréciés aujourd'hui ! Cette vidange périodique est aussi nécessaire pour la ré oxygénation des boues et de l'élimination des algues.

Mais depuis l'installation de l'eau potable à Fosses (1905), eau provenant de la source du Grand-Etang, ces vidanges provoquaient d'importantes perturbations dans la distribution d'eau, car le poids de l'eau étant disparu, les sources n'apportaient plus le même débit et des coupures d'eau étaient fréquentes.

SART-ST-LAURENT Collision

Le samedi 9 décembre vers 4 h du matin, une voiture a dérapé rue de Burnot et effectué plusieurs tonneaux et s'immobilisa au milieu de la route. Une autre voiture arrivée peu après n'a pas pu l'éviter et est entrée en collision. Blessé, M. David Dupuis, 22 ans, de Sart-St-Laurent a été conduit au CHR d'Auvelais.

Stages

Le Tennis Club Fosses -la-Ville vous propose son Stage de Nouvel An

Hall Omnisports de Sart-St-Laurent

Du mardi 2 au vendredi 5 janvier - Stage de psychomotricité + tennis

Pour enfants de 4 à 6 ans

- Stage de multisports + tennis pour enfants de 7 à 10 ans et 11 à 14 ans

(Mini-foot, tennis de table, basket, hockey, rollers, badminton, base-ball. etc.)

De 9 h 30 à 15 h 30 avec garderie gratuite de 8 h à 9 h 30 et de 15 h 30 à 17 h.

Prix : 50 euros

Cours hebdomadaires de tennis

2e Cycle : janvier / fin mars

Renseignements et inscriptions :
X. Lebrun : 071-51.31.97 - 0497-48.57.65

Vivent les porcs

Laurent Besombe est un agriculteur installé rue Bois-des-Chanoines à Vitrival, dans un endroit assez désert entre Le Roux et Devant-les-Bois.

Il a l'intention de diversifier ses activités en installant une très importante porcherie où près d'un millier de porcs y seront engraissés. Cette réalisation nécessite certaines autorisations, notamment celle de l'urbanisme, dont on craint toujours les capricieuses décisions. L'enquête publique doit être clôturée actuellement et, en principe, aucune contestation ne devrait s'opposer à ce projet car l'endroit se situe à près d'un kilomètre des premières habitations.

Le problème du lisier issu de cet élevage sera aisément résolu puisque M. Besombe dispose de terres de culture qui pourront ainsi être enrichies. Le lisier sera entreposé dans une vaste citerne de 1.360 m3. Les porcs, quant à eux, séjourneront dans une structure de 950 m2. Toutes les exigences techniques seront bien sûr respectées ; un bâtiment qui sera correctement ventilé avec filtration de l'air pour limiter les odeurs.

On souhaite pleine réussite à M. Besombe dans la réalisation de cette entreprise qui doit être encouragée. Car trop souvent, de telles initiatives sont confrontées à des plaintes très souvent égoïstes et non justifiées qui en contrarient la concrétisation.