N°16    18 août  2006

Enfin !

On est enfin arrivé à faire taire les armes au Liban. Après un long mois de combats terribles, de bombardements, de destructions, de massacres de civils. Et on a honte que cela ait tant tardé : en tait, on a l'impression que les Nations Unies (si peu unies !) ont attendu que les troupes israéliennes aient atteint leur objectif la rivière Litani et l'occupation de tout le sud Liban occupé par le Hezbollah.

Honte d'avoir laissé pourrir cette sale guerre qui a fait au moins 1100 victimes civiles libanaises et près d'un million de réfugiés, des milliers d'habitations détruites ; et côté israélien, plus de 160 soldats et civils tués dans une débauche d'attaques violentes et victimes de roquettes.

Le Liban, ce malheureux petit pays (à peine la superficie de la Wallonie, peuplé de 4 millions d'habitants) connaît la violence depuis 50 ans dès 1948, il est " envahi'" par des réfugiés palestiniens qui s'attaquent aux chrétiens libanais, la guerre civile, puis l'occupation par la Syrie ou Israël en 1978, en 1982 pour chasser Arafat qui s'y était réfugié avec le Hamas, et encore en 1996 avec l'opération " Raisins de la colère ", déjà pour faire cesser les tirs de roquettes. Il fut mal récompensé de son esprit d'accueil : les Palestiniens réfugiés ont formé le groupe armé Hezbollah, des extrémistes qui veulent à tout prix l'extermination d'Israël et ont organisé un parti politique influent dans le gouvernement libanais. C'est en lançant un commando qu'ils ont capturé deux militaires israéliens et ce fut l'étincelle qui mit le feu aux poudres. L'état hébreu en a pris prétexte pour lancer une violente offensive sur le sud Liban, avec une puissante aviation, des colonnes de blindés et 30.000 hommes de troupes. Bombardements intensifs sur tout le pays, jusqu'à Beyrouth où se cachent aussi de ces fanatiques du Hezbollah qui, depuis des maisons civiles, lancent des roquettes sur Israël.

Et voila'" leur " pays en ruines ! Ce qui n'a fait que renforcer la haine du voisin.

Car les conclusions ne sont réjouissantes pour personne. L'image d'Israël a pâli dans le monde occidental, qui lui reproche ces violences disproportionnées ; sa puissante armée n'a pas été capable d'annihiler le Hezbollah comme ils l'espéraient, en quelques jours ; ils sont trop contents de ce cessez-le-feu. Quant au Hezbollah, il a fourni la preuve de sa capacité de " tenir " face à un ennemi incomparablement mieux armé et plus nombreux il a rencontré la sympathie de plusieurs pays arabes (honte à eux aussi d'être si tièdes pour soutenir leurs frères !) ; mais il a montré aussi qu'il était à la solde de la Syrie et de l'Iran qui en ont tait leur " bras arme'" contre Israël et il a laissé massacrer le peuple libanais et ruiner le pays : routes, ponts, centrales électriques, tout est dévasté, tout est à refaire et des milliers d'habitations à reconstruire.

Tout cela pourquoi ? Pour quoi ? Une partie du monde arabe n'a jamais voulu admettre la reconnaissance officielle par les Nations Unies de l'Etat d'Israël, en 1948. Il est vrai que cela aurait dû déboucher de facto sur la reconnaissance d'un état palestinien, ce qu'Israël, appuyé par les Etats-Unis, n'a jamais voulu. Première erreur. Depuis deux mille ans, cette terre de Palestine était celle du petit peuple d'Israël rentré d'Egypte, mais le pays était occupé par d'autres ; après la ruine de Jérusalem par les Romains (en 70), et après Mahomet (622), les Juifs se dispersent dans le monde, abandonnant cette terre ancestrale. Ce n'est qu'en 1896 que se crée le Mouvement Sioniste pour le retour des exilés en 1939, les Anglais qui tiennent la région en protectorat, tentent de s'opposer à cet implacable mouvement et, en réaction, en 1945 se crée la Ligue Arabe pour protéger ses habitants sur leurs terres. Depuis lors, ce ne seront que rivalités et luttes de maintien. Fort de son dynamisme et de sa puissance militaire, Israël s'installe sans vergogne où bon lui semble. Leur arrogance et leur intransigeance poussent les Palestiniens au désespoir, d'où ces attentats terroristes de kamikazes meurtriers. Qui enclenche la réaction d'Israël dans un enchaînement d'autres violences. La spirale de la vengeance.

Déjà en mars 2002 et en mai 2003, j’évoquais cette situation sous le titre Quand donc comprendront-ils ? " Enfin, depuis deux ans, des paroles de bonne volonté apparente : les Palestiniens veulent bien arrêter les attentats si Sharon arrête ses incursions de blindés, ses destructions, ses massacres : Sharon veut bien arrêter si Arafat arrive à stopper les kamikazes... Finalement. Sharon prend le risque intérieur du retrait des colons installés dans les territoires palestiniens, et de retirer aussi ses troupes d'occupation de la Bande de Gaza (car on en était là : Israël en prenait à son aise avec la légalité t). Mais les élections en Palestine ont amené au pouvoir le parti Hamas qui, tout comme le Hezbollah libanais, est extrémiste et ne vise que la destruction totale et définitive d'Israël. Ces fondamentalistes irréalistes veulent même imposer l'Islam dans le monde par l'anéantissement de la civilisation occidentale et la soumission du monde entier à leur conception de l'Islam qui ne peut être que la seule religion admise.

Alors ? Revenons au Liban : le dilemme est le même : Israël veut bien arrêter si le Hezbollah est démilitarisé mais eux veulent garder la puissance de leur efficace " armée " qui ne dit pas son nom. Ils sont forts de plusieurs milliers d'hommes (malgré leurs pertes récentes) et ont réussi à lancer en un mois plus de 4.000 roquettes sur Israël (encore 250 rien que ce dimanche, dernier jour des combats !). Ils ont truffé le sud Liban de, cachettes où ils se terrent et peu- vent à tout moment lancer un commando sur l'occupant.

Bon : les Nations Unies ont obtenu que ce territoire litigieux soit tenu par une force internationale et l'armée libanaise elle-même. Et surtout, l'arrêt de ces implacables et horribles bombardements. Maison attend de voir rien n'est encore sûr !

J. R.

Nos marches du mois d'août

Le mois d'août ramène chaque année pas moins de quatre de nos plus belles Marches. Après Vitrival en juillet : San-Eustache le 1er dimanche, Le Roux et Sart-St-Laurent le 15, Bambois le 3e dimanche. Et chacune a sa spécificité, un cachet particulier qui lui donne beaucoup de charme.

SART-EUSTACHE marche pour saint Roch ; relancée voici 25 ans après une longue interruption, sous l'impulsion notamment d'André Poulain, tambour-major émérite, elle a reçu le Trophée des Marches d'Entre-Sambre-et-Meuse l'an passé pour sa discipline et sa présentation impeccable. Forte de plus de deux cents marcheurs, elle se compose de Sapeurs, une puissante batterie, un peloton de Sans-culottes, des Vivandières, Grenadiers, Tromblons, Artilleurs, Chasseurs, Zouaves, Hussards. Et aussi une Fanfare invitée. Elle a deux caractéristiques ces Sans-culottes aux pantalons rayés bleu-blanc, rappellent un épisode de la vie locale : en 1794, des révolutionnaires français tentèrent de saccager l'église ; aussi, un mannequin de paille revêtu de cet " uniforme " est pendu à une potence, le lundi soir et les marcheurs lui tirent dessus jusqu’a ce qu'il s'enflamme. Mais le plus beau fleuron de cette Marche est la fidélité à la procession religieuse dans le style d'autrefois : nombreux enfants vêtus de blanc, représentant les venus, des anges ou l'Enfant Jésus, statues sous leur dais, et surtout une ferveur, un recueillement remarquables lors des haltes aux chapelles, notamment à l'étang du château ou le coup d'œil est splendide. Et à l'occasion de ce Trophée, la sortie de cette année a été filmée par une équipe spécialisée, et cela dès les préparatifs ce sera donc un document intéressant ! Enfin, autre particularité : la marche du Sart est réputée pour sa convivialité : on n'y sen pas d'alcool mais chaque compagnie est largement reçue chez ses officiers et aussi chez de nombreux habitants. Le soir, sur la place, un merveilleux bataillon carré permet des salves d'honneur et la remise de médailles d'ancienneté aux fidèles, puis la prestation de serment par les officiers pour l'an prochain : ainsi, la pérennité est assurée pour un état-major dynamique.

A LE ROUX, c'est sainte Gertrude qui est mise à l'honneur. Fille du maire du palais Pépin de Landen, cette abbesse de Nivelles et patronne de la paroisse depuis sans doute le XIIIe siècle car elle dépendait du Prieuré d'Oignies-Aiseau, lié à Nivelles par sainte Marie d'Oignies. Au Roux, on marche depuis des siècles mais la première mention connue date de 1841. Sainte Gertrude, en vertu d'une légende, était invoquée contre les invasions de rats et mulots, aussi le drapeau de la marche, comme ses statues, la montrent avec une souris grimpant à sa crosse abbatiale. Caractéristique de la Marche du Roux, devenue annuelle depuis 1982 et forte de plus de 150 hommes let femmes) elle se compose de deux parties, avec chacune leur batterie dans la première : les Sapeurs, la batterie, l'Etat-major à cheval, les Grenadiers, les Vivandières et les Zouaves. Dans la seconde : les Sapeurs du Génie, la batterie, les Gendarmes et les Artilleurs. Dès le matin, les compagnies se forment sur la place pour’ ensuite assister à la messe avec bénédiction des armes, puis à la traditionnelle procession jusqu'à la curieuse " Chapelle aux Rats ", avec décharges d'honneur tonitruantes. L'aprés midi est consacré à des défilés dans différents quartiers, animés aussi de diverses décharges chez les officiers, et d'un bataillon carré. Et la rentrée se fait, dans un ordre impeccable, pour le dernier carré et la dernière salve sur la place. Le lendemain, nouvelle sortie pour les visites chez les personnes invitantes et clôture le soir par une grande et spectaculaire retraite aux flambeaux, depuis les Quatre-Chemins. Cette année encore, la Marche Sainte-Gertrude fut là la hauteur de sa réputation.

SART-SAINT-LAURENT fête, coin-me il se doit, le patron de la paroisse saint Laurent : sa marche est liée à la Septennale de la Saint-Feuillen mais elle aussi est devenue annuelle depuis 1963, à l'initiative du regretté Jules Goffaux. Elle a aussi des traits typiques : d'abord il existe, au chemin du Bijart, une fontaine dédiée au saint patron, qui fut brûlé sur un gril et pour cela est invoqué pour les maladies de la peau ; les marcheurs y vont tremper leur arme, épée, fusil ou drapeau. Autre caractéristique elle se compose de Sapeurs, d'une Batterie, de Grenadiers, de Zouaves mais aussi, unique dans nos marches, d'une compagnie de prestigieux Mousquetaires du Roy ; de plus, ses Grenadiers sont de la Garde Consulaire, donc antérieurs aux uniformes d'Empire et caractérisés par leur bicorne. Ici aussi on escorte, le matin, la procession religieuse avec la vénérable statue du saint patron, qui date du XVIe siècle. Après le diner au hall des sports, les compagnies se sont remises en marche l'après-midi pour les visites chez les officiers et quelques habitants. Et la sortie se termine en apothéose, à la nuit tombée, par un grand et majestueux défilé aux flambeaux depuis le Baty de Là-haut le public était nombreux pour les voir défiler jusque sur la place, avec le traditionnel bivouac et le curieux " Titine " des tambours qui forcent les marcheurs à faire marche arrière, marche avant, à s'agenouiller, etc... autour des torches achevant de se consumer par terre.

Enfin, les groupes repartent vers la fontaine pour revenir faire le feu de file devant l'entrée du Cimetière et la Chapelle Saint-Laurent. Et puis, dislocation sur la place avec un dernier mot du général, Marc Blaimont, félicitant et remerciant ses hommes pour leur excellente tenue tout au long de la journée.

Enfin, ce dimanche 20 août verra la sortie de la Marche Saint-Biètrumé de Bambois. Autrefois aussi liée à la Saint-Feuillen, elle est devenue annuelle dès 1963 et dès lors placée sous le vocable du patron de la paroisse, saint Barthélemy (d'après le prénom du père de la donatrice de l'église en 1900). La marche se compose de façon traditionnelle de Sapeurs, Batterie, Grenadiers, Zouaves et Voltigeurs. Elle sort dés le matin mais désormais sans procession) et l'après-midi pour les habituelles visites. La rentrée est toujours spectaculaire, vers 19 heures, avec son feu de file final devant l'église.

Il restera encore Nèvremont en septembre et Aisemont début septembre.

Fost-Plus

Les papiers et cartons seront récoltés le lundi 28 août pour les sections de Fosses, Bambois et Sart-Saint-Laurent. Pour les autres sections sera le jeudi 31 août

Quant aux sacs bleus, ils seront enlevés le mercredi 30 août, dans toutes les sections de l'entité.

Senior Amitié

Le mardi 22 août, à 14 h 30, reprise des répétitions de la chorale Saint-Martin, sous la direction de son chef de chœur Jean-François Favresse. Bienvenue à toutes et à tous.


Le comité

Corps en mouvement

Les avantages de ces cours de corps en mouvement, gymnastique douce et d'entretien, sont la détente et le bien-être. Le cours reprendra à l'Espace Solidarité Citoyenne, Avenue Albert 1er 4. Aux dates suivantes: les 4, 11, 18, 25 septembre, les 2, 9, 16, 23, 30 octobre et 6 novembre.

Renseignements Mme Manse Lallemand.

Tél. 071-71.19.49.

Feu de voiture

Mardi vers 14 h 15, des ouvriers réparaient la toiture du lavoir au 8 A, rue des Egalots à Fosses, quand un incendie s'est produit dans le roofing.

Les pompiers de Fosses sont intervenus et ont rapidement maîtrisé ce début de sinistre.

Une série de décès

Ces dernières semaines, nous avons connu cinq décès, dont plusieurs de personnes gravement et longuement malades. Ce lut le cas, le 22 juillet pour Mme Emilie Gillain, née à Fosses le 14 février 1919, veuve d'Auguste Brosteaux, de Haut-Vent, une couturière émérite qui a longtemps travaillé aux Ets Evrard.

Le 2 août : Emilia Goffin, née à Arsimont le 25 octobre 1917, veuve de Fernand Mauclet : ancienne commerçante du quartier de Leiche. Elle fut chaleureusement choyée par son petit-fils jusqu'à sa mort.

Puis; le 6, Jean Mathot, dont nous parlons d'autre part. Et le 11 août François Deboutte : originaire de Vitrival, né dans une grosse famille le 2 septembre 1927, époux de Anna Honnay, habitant rue des Egalots, père de deux fils ; il fut un pêcheur invétéré mais la maladie l'a tenu à écart de toute profession et il est mort après des années de souffrances.

Enfin, ce lundi on apprenait le décès, après des années de maladie, de Mme Jacqueline Lambert, épouse de Lucien Boigelot, bourgmestre honoraire de Fosses ; elle était née à Fosses le 22 avril 1933 et habitait Haut-Vent : selon la volonté de la défunte. Les funérailles ont eu lieu dans la plus stricte intimité.

A toutes ces familles endeuillées, nous présentons nos bien vives condoléances.

Les grenadiers en deuil

La Compagnie des Grenadiers de Fosses est lourdement frappée par la disparition de plusieurs des siens et en l'occurrence, ce sont tous des officiers disparus en moins d'un an.

Triste série noire

Guy Drèze, Christian Dehoubert, Claude François, Philippe Moreau, et notre Napoléon Jean Mathot.

Cela tait 5 officiers qui étaient admirés dans la Compagnie et qui sont malheureusement disparus trop tôt. Sans oublier le chef-sapeur Louis Dumont, décédé précédemment.

Merci de bien vouloir rendre hommage à ces braves et purs Fossois.

Pour la XIVe Brigade

 

On a perdu Napoléon

A quatre reprises : en 1977, 1984, 1998 et 2005, Jean Mathot avait incarné avec un étonnant réalisme la figure de Napoléon dans notre Marche Saint-Feuillen. Marcheur passionné et fervent-de l'Empereur, il avait voulu le représenter dans le moindre détail et pour cela n'avait pas craint d'aller à Paris pour se documenter sur la tenue à réaliser et qui lui coûta, en 1977, pas moins de 50.000 francs ! Qu'il était fier sur son cheval blanc ! Quelle prestance aussi et quel réalisme lors du " Bal de l'Empereur " en 1985 au Chêne, puis dans la prestigieuse salle vitrée du Séminaire de Floreffe en 1986 et 1988 ! Quelle émotion lorsque l'otficier de service cria : " L'Empereur ! " qui apparut, au bras d'une Joséphine impeccable d'authenticité, dans une haie d'officiers aux uniformes variés. Quel éclat que cette " Valse de l'Empereur " où se côtoyaient plus de cent uniformes et autant de toilettes de circonstance

Et pourtant, Jean était la simplicité même jovial, cordial, il a brillé autant par sa bonté et sa douceur. Né à Fosses le 22 août 1935, il avait pris le métier de coiffeur qu'il pratiquait avec art. Mais bien vite sa santé fragile l'obligea à abandonner et il fut surveillant éducateur. Dès 1949, il entrait à la Compagnie des Grenadiers et, en 1977, il accepta de prendre le plus haut grade, celui de Napoléon : " Il parait que j'ai le physique de l'emploi ! ", disait-il gentiment. Pour l'éclat et la renommée de notre Marche, il n'hésita pas à payer de sa personne (et de son argent). Toujours modéré dans les assemblées de l'Etat-Major, il était l'ami de tous et tous le respectaient. L'an dernier, il n'avait pu faire le Tour à cheval mais il se tenait debout dans une calèche et fut surpris (agréablement) '. Lorsque le public l'applaudissait en criant " Vive l’Empereur ! "

Mais sa santé se dégradait et il souffrait de plus en plus, ne pouvant finalement même plus sortir. Il est décédé le 6 août à la clinique de Mont-Godinne. Son dernier souhait que ses funérailles soient marquées par ses amis marcheurs en uniformes. Et plusieurs compagnies lui ont bien rendu sa sympathie envers tous : une batterie de tambours et fifre, une vingtaine de Grenadiers, Mamelucks, Congolais et Musiciens en uniformes d'apparat, plus des délégations, avec aussi leurs drapeaux, des Tirailleurs Algériens, des Tromblons, de Sart-Saint-Laurent l'ont escorté Jusqu'à l'église, après un " rigodon ' d'honneur à la levée du corps, devant aussi une délégation de Pompiers et une imposante assistance.

La collégiale était déjà pleine d'une foule recueillie lorsque M. le doyen Vannoorenberghe a dit les paroles d'accueil sur le seuil. Et à l'homélie, il a encore fait un chaud tableau de cet homme si gentil qui a beaucoup apporté à notre folklore et a fait grandir le culte de notre patron St Feuillen ; il a bien contribué à ce que nos fêtes soient belles, respectueuses de nos traditions, exemplaires pour les jeunes. Nous avons aujourd'hui une immense dette envers lui. Jean a été conduit à sa dernière demeure par ses amis marcheurs qui ont tiré en son honneur une dernière salve. Notre Napoléon nous a quittés. Adieu, mon cher Jean ! Tu vivras longtemps dans notre souvenir ému.

A son épouse Rosette, à ses enfants et petits-enfants, nous présentons nos biens vives condoléances et l’assurance de toute notre sympathie.

 

Excursion à Liège

Le Cercle d'Histoire organise une excursion à Liége le dimanche 27 août prochain. Le matin : visite guidée de l'Archéoforum et de l'exposition " Lambert, l'évêque assassiné ". Après-midi : la collégiale Saint-Barthélemy, avec les célèbres Fonts baptismaux attribués à Renier de Huy, puis l'église Saint-Pholien, en Outre-Meuse, avec son rétable de la vie de notre patron.

Cette excursion-visite est ouverte à tous.

Renseignements chez Jean Romain : 071-71.14.77.

 

 

Sart- Saint-Laurent Pétanque

Un tournoi de pétanque a lieu au Pétante Club de sart-Saint-Laurent ce dimanche 20 août à partir de 13 h (inscriptions 5 euros).

Invitation à toutes et à tous !

Pensons à nos ainés

Fêtent leur anniversaire au cours de la prochaine quinzaine

Le 21 : Marguerite Joseph. Home Dejaifve 91 ans

Le 21 : Madeleine Evrard, Avenue Champ Stars 80 ans

Le 25 Germaine Collignon. Home Dejaifve 91 ans

Le 26 : Jeanne Boulanger, Rte St-Gérard, Bambois 86 ans

Le 28 : Ida Kräge, Rte St-Gérard, Bambois 83 ans

Le 29 : Christiane Radelet. Rue de l’école Moyenne 80 ans

Le 30 : Simone Simonart, R. Sartia, Sart-Eustache 84 ans

Etat civil

Naissances en juin

Le 2 : Diego Gosset, fils de Jérémie et de Marie Sohy, avenue Albert ter. 31, Fosses.

Le 19 : Serena Beguin, fille de David et de Bernadette Cattin, ruelle des Egalots 2. Fosses.

Le 23 : Chiara Libert, fille de Frédéric et d’Isabelle Forêt, rue du Grand-Etang 22, Bambois.

Le 24 : Maria Dellacherie, fille de Sébastien et de Julie Thibeau, rue Haut-Vent 46 A, Fosses.

Le 26 : Nadiya Reumont, fille de Liliane, rte Tamines 210A, Aisemont

Le 27 : Chloé Honnay, fille de Luc et d’Elise Ficart, rue de Névremont 1.

Naissances en juillet :

Le 2 : Eglantine Masse4 fille de Christian et de Sabrina Dessomme, route de St-Gérard 52. Bambois.

Le 5 : Odile Verkempick, fille de Louis-Philippe et d’Isabelle Adelment, rue du Grand-Etang 46, Bambois.

Le 6 : Mazarine Dujeu, fille de Jean-Marc et de Véronique Crasset, rue de Walcourt 4. Vitrival.

Le 8 : Siloé Peters, fille d’Arnaud et de Marie Gouvars, rue du Chêne 14D.

Le 11 Lucas Hanoulle, fils de Sébastien et de Laura Charlet, place de Leiche 9, Fosses.

Le 12 : Louis Spineux, fils de David et de Christelle Rousseau, chaussée de Charleroi 117 B. Vitrival.

Le 13 : Adrien Bocquet, fils de Raphaël et de Caroline Zénon, rue Colonry 2 A, Haut-Vent

Le 16 : Louis Van Den Berge, fils de William et de Christelle Fromont, rue Jijé 8, Sart-Saint-Laurent.

Le 18 : Noé Tahir, fils de Cédric et de Bérangère Bouffioulx, rue de Claminforge 10. Le Roux.

Le 19 : Alexandre Ernest, fils de Pierre-Michel et d’Elodie Laffineur, rue de Vitrival 26. Fosses.

Le 23 : Shanel Orlando, fille de Calogero et de Caroline Noël, rue de la Petite Couture 10. Fosses.

Le 24 : Elisa Verkempinck, fille de Benoît et de Sylvia Trévisan, rue J. Demeuse 27, Sart-Saint-Laurent.

Le 24 : Lucien Renglet, fils de Benoît et de Laurence Dehon. rue de la Ci-loterie 29 A, Vitrival.

Le 27 : Diego Vandepoortaele, fils d’Anita, rue de l'Ecolâtre 6, fosses.

Le 28 : Jean Laloux, fils d’Hugues et d’Isabelle Dutourd. Avenue Albert 1er, 75. Fosses.

Publications de mariages

- Laurent Somers, 27 ans, de Gouvy et Valerie Henry, 22 ans, av. Albert 1 er 26, Fosses (mariage le 11 août).

- Vincent Pierard. 26 ans et Aurélie Losfeld. 23 ans, habitant tous deux avenue des Déportés 6, Fosses (manage le 12 août).

- Daniel Jaumotte, 55 ans et Marie Laurent. 53 ans, habitant tous deux rue de la Plage 68. Haut-Vent (mariage le 9 septembre).

- Bernard Meuter, 38 ans, route de Bambois et Christine Gruslet, 43 ans. D’Andenne (mariage le 26 août).

- Alain Mets. 37 ans et Héléne Gilson, 38 ans, habitant tous deux rue du Bôlia 17, Vitrival (mariage le 26/8).

Mariages

- Mikael Buffet, 24 ans et Ingrid Namur. 32 ans, habitant tous deux rue du Bout 10, Vitrival (mariage le 7/8).

- Fabian Pezzotta, 34 ans et Stéphanie Brosteaux. 31 ans, habitant tous deux rue du Fays 17 A, à Aisemont (mariage le 15juillet).

- Georges Scieur 29 ans et Ornella Neubourg, 28 ans, habitant tous deux rue Rivaustrée 17 (mariage le 15/7)

- Michel Bodart, 42 ans, d'Oret-Mettet et Sabine Otte. 32 ans, ch. de Charleroi 394C, Le Roux (mariage le 22/7)

- Damien Scholz, 26 ans et Delphine Rouffiange, 25 ans, habitant tous deux rue de Claminforge 27, Le Roux (mariage le 29/7à.

- Bonald Godfroid, 39 ans et Claudine Férir, 41 ans, habitant tous deux rue Haut-Vent 78 (mariage le 29/7).

Décès:

- Le 4, à la clinique Dejaifve : Joseph Polet, né le 5-11-1935, de Jemeppe.

- Le 4, à la clinique Dejaifve : Eugène Mathys, né le 22-7-1947, de Namur.

- Le 5, à la clinique Dejaifve : Marie-Thérèse Jaumotte, vve Ernest Mélin, née le 11-1-1916, résidante au Home.

- Le 7, à la clinique Dejaifve : Mariette Meunier, née le 14-7-1921, Rhisnes.

- Le 15, clinique Dejaifve : Marie Lainé, veuve de Auguste Jacquet, née le 10-5-1912, résidante au Home.

- Le 15, à la clinique Dejaifve : Pierre Fivet, né le 30-7-1940, de Namur.

- Le 18, à la clinique Dejaifve : Claude Orban, né le 24-12-1948, Mettet.

- Le 19, à la clinique Dejaifve : René Coignet, né le 9-12-1934, célibataire, habitant rue de Falioslle 10, Vitrival.

- Le 19, clinique Dejaifve : Marcelle Dussart, née le 23-2-1924. Jemeppe.

- Le 19, à la clinique Dejaifve : Roger Gosset, divorcé de Christiane Gérard, né le 3-3-1932, domicilié rue de Névremont 27.

- Le 20, à la clinique Dejaifve : Jean Sacré, né le 16-8-1936. Sambreville.

- Le 22, à la clinique Dejaifve : Emilie Gillain, veuve de Auguste Brosteau, née le 14-2-1919, domiciliée rue Neuve 16, à Haut-Vent.

- Le 24, clinique Dejaifve : Jacquy Duparque, né le 1-5-1942, de Namur.

- Le 26, à la clinique Dejaifve : Rose Dupuis, née le 8-11-1922, d'Auvelais.

- Le 29, à la clinique Dejaifve : Italia Da Dalt, né le 29-12-1919, Châtelet.

- Le 29, à la clinique Dejaifve : Georges Gosset, époux de Mariette Istas, né le 12-1-1925, de Mettet.

La prochaine quinzaine

- Dimanche 20 : sortie de la Marche Sint-Biètrumé de Bambois.

- Dimanche 20 : visites guidées du Sentier Nature autour du lac, 15 h.

- Marche des Echos, organisée par le Footing Club Fossois de 7 à 15 h (circuits de 4, 6, 10, 15, 20 km). Départs et arrivées salle communale de Sart-Eustache.

- Lundi 21 sortie de la Marche Sint-Biètrumé de Bambois.

- Mardi 22 : goûter de l'Amicale des Pensionnés de Haut-Vent.

- Du 25 au 28 : kermesse de Le Roux

- Dimanche 27 : visites guidées du Sentier Nature autour du lac, 15 h.

- Dimanche 27 : tournoi organisé par le Pétanque Club Sart-St-Laurent.

II y a 50ans

Mois d'août 1956

En cette période de vacances, Le Messager annonce régulièrement les congés des docteurs et pharmaciens, chose qu'il est devenu dangereux d'annoncer aujourd'hui.

- La paroisse de Bambois fête les 50 ans de prêtrise de l'abbé Cambier. Il était alors âgé de 74 ans et avait pris sa retraite en 1954.

Si la balle pelote est déjà bien implantée chez nous, la balle au tamis a été remise sur pied. Fosses et Aisemont jouent dans la même division.

- Encore un acte de probité : M. Jules Urbain trouve un portefeuille contenant une importante somme d'argent et le remet à son propriétaire.

- Tradition disparue : un concours de coqs chantants figure au programme de la fête de Névremont. Il sera aussi annoncé dans le programme de la fête de Bambois.

- La Pelote Jeunesse Vitrivaloise tête son Xe anniversaire avec une lutte amicale entre Vitrival, Fosses et Moignelée.

De nombreuses sociétés et clubs fossois effectuent des collectes au profit des familles des victimes du Bois du Cazier à Marcinelle. Une collecte proposée par l'Administration communale de Vitrival, faite par des étudiants, rapporte 10.435 F.

- Le Messager dénonce l'état de délabrement du coin des Quatre-Bras à l'endroit de la démolition de l'ancien magasin Delhaize ; ainsi que l'état de la rue des Remparts, huit ans après les travaux de recouvrement de la Biesme.

- Les différentes compagnies de marcheurs, de Fosses et des villages se préparent activement en vue de la Saint-Feuillen toute proche.

- La RUS Fosses quitte le terrain de football des Trois-Bras, mis en lotissement, pour évoluer dans une prairie derrière l'usine Decoux.

- Malgré ses 30 ans, notre sprinter H. Gosset devient double champion de Wallonie, en 100 et 200 m.

- La Marche de Le Roux, autorisée à prendre le titre de « royale » décide à cette occasion de s'offrir un nouvel étendard qui sera bénit le 15 août.

Laetare d'autrefois

(suite)

1946.- Ce fut donc l'année de reprise des Laetare, après six années «interruption. Rappelons qu'en 1940, la sortie des Chinels na pas eu lieu en raison des menaces de guerre et du rappel de nombreux miliciens dans les familles fossoises.

Comme nous l'avions dit, les festivités 46 eurent lieu sans groupes étrangers, le 31 mars, au milieu d'une foule compacte venue par train, en car ou en vélo (on ne parle pas de voiture encore rares après la guerre). Les sapeurs couverts de lierre ouvrent la marche, suivis du tambour-major M. Motteaux, puis viennent les Chinels, petits et grands, les Tch'vausGodins aux montures fougueuses, puis le groupe remarqué des « Quatre Champétes » aux tètes énormes, le gourdin au poing et pour clôturer, le landau de Miss Laetare escortée de ses demoiselles d'honneur.

1947. - Cette fois, quelques groupes étrangers viennent se joindre aux Chinels. Les trains et autobus déversent la grande foule (on ne parle pas encore de voitures, encore si rares).

Le tambour-major ouvre la marche et précède fifres et tambours, les sapeurs couverts de lierre, les musiciens et les Chinels ; puis le char de Haut-Vent et quelques gentlemen en habit et haut-de-forme et une meule à aiguiser la langue trop longue d'une comère »» puis les groupes étrangers les Gais Lurons de Maison, les Gilles du Faleau de Châtelet ; puis le groupe des Tch'vaus Godins et quelques Gaulois !

1948. - Ce fut une des mieux réussies, écrit l’hebdomadaire fossois, qui donne la composition du cortège police, sapeurs et batterie, les Chinels, la Musique, les Bohémiens de l'Estroit-Mettet et sa fanfare, le char Union Motor de Mettet, les Assoiffés de Huy, les Gilles du Pays Noir, le char de Bambois-Plage et des chars-réclames. Un soleil radieux et une foule compacte qui emplit nos rues.

Petites parenthèses à signaler dans une localité du Hainaut, un groupe imitant les Chinels s'est formé. Mais notre comité avait pris soin de déposer le modèle officiel du Chinel et a prévenu cette tentative peu délicate en faisant valoir ses droits par voie judiciaire.

1949. - Bien que nous soyons une année septennale, avec une tradition (pas souvent respectée) que les Chinels ne sortent pas, la Laetare eut lieu le 27 mars, sous un ciel couvert et froid et un reportage radio annoncé (par la Radio Nationale Belge. Le cortège sera ainsi formé : la gendarmerie, les Sapeurs, Tambour-Major, fifres et tambours, le Royal Laurier de Verviers, les Bohémiens de l'Estroit-Mettet, les Grosses Têtes de Liège, le Tour de France Sarthe-Auvelais (, les Chinels et leur musique, les Sonneurs de Cor de la chapelle St-Hubert et les chars.

Pour les rondeaux, le soir, la place du Marché était noire de monde. Et après les prestations, la fête foraine bat son plein : shooter et carrousels et odeurs de frites. Et l'on danse dans les salles fossoises. Le lundi, le soleil fera son apparition et la température est plus agréable et puis, les Chinels sont plus sérieux qu'à leur habitude car les caméras sont là... On constate que les Chinels gagnent en popularité d'année en année.

1950. - Le comité va offrir la médaille d'argent de l'ordre de Léopold aux vétérans assidus, à l'occasion du 80e anniversaire de la musique de M. Canivet. Elle sera offerte à Arthur Motteaux tambour-major (, au sapeur Ernest Preud'homme, au sergent-sapeur François Colin, au tambour Félix Poulet, au musicien Aimé Pirson et aux Chinels Arsène Leloup, Emile Defer, Alfred Bouguignon, Léon Dubois et Herman Papart. Le lundi, ce sont 41 membres de la société qui reçoivent une médaille d'argent pour 25 années de participation au Laetare.

Ce sont le tambour Félicien Stampe, les sapeurs Ernest Thirot, Feuillen Puissant, Arthur Gravy, et Armand Sischen ; les musiciens : Alfred Honnay, Georges Massinon, Léon Moret, Lucien Moret, Gustave Massinon, Ernest Poulard, Guillaume. Colin, Lucien Marique, Emile Manque, Lucien Piéfort, Victor Biot et Léon Lainé ; et enfin tes Chinels : Adrien ladin, Gustave Doumont, Firmin Moucheron, Constant Moret, Jules Gailly, Louis Bonzi, Raoul Jacquet, Camille Jacqmain, Joseph Honnay, Léon Boutefeu, Jules Goffart, Adelin Eugène, Eugène Lainé, Eugène Moret, Joseph Neubourg, Louis Mouyard, Edmond Charlier, Omer Braibant, Joseph Collart, Lucien Dupuis, Marcel Demanet, René Gosset et Robert Mathot. Voilà bien des noms dont nos aînés fossois se souviennent.

Beau succès de foule également. Le cortège était composé de : la gendarmerie, les Sapeurs et la Clique, les Spahis français, les Chinels et la musique, la Garde gauloise, les Wallons de 1870, les 100 kg en balade, les Gilles du Faleau, groupes et chars.

(à suivre)

92e anniversaire de la Bataille de la Sambre

En présence du Général Etienne Leclère, représentant le ministre de la Défense nationale française, la manifestation du Souvenir, qui rend hommage aux Bretons et Normands morts pour notre Liberté, sera doublée d'un parrainage des tombes des soldats français par les enfants.

Pour beaucoup, l'avant-dernier dimanche du mois d'août marque la fin des vacances et profitent des derniers rayons du soleil avant la rentrée.

Mais à Le Roux et dans les communes voisines de Roselies, Aiseau, Arsimont, Auvelais et lamines, ces populations de la Basse-Sambre penseront au sens véritable du souvenir et de rendre hommage aux « culottes rouges » du mois d'août 1914, tués dans les tragiques combats du début de cette premiere guerre mondiale. Geste de reconnaissance et de gratitude envers ces milliers de poilus bretons et normands qui sont morts en détendant leur pays, notre Liberté commune.

A Le Roux, où est née la toute première manifestation du Souvenir le dimanche 31 août 1919, à l'initiative de la jeunesse locale, un programme comprenant entre autre des discours, un défilé militaire et 'des dépôts de gerbes par les autorités aux differents monuments comémoratifs, sera marqué par trois moments forts à la Nécropole militaire de la Belle-Motte. D'abord par les discours du jeune Tristan Ouin, qui nous revient de Guyane française, arrière-petit-fils d'un soldat du 74e R.I. qui a combattu dans les rues de Roselies le 21 août 1914, suivi de celui de Denis Small, maire de la commune de Craignes, en Normandie, et dont le grand-oncle Georges Lelièvre, soldat du 36e R.I., tué dans les combats de Châtelet, repose au cimetière de la Belle-Motte ; ensuite par le parrainage de plusieurs tombes du cimetière militaire par de nombreux jeunes enfants qui déposeront un bouton de rose sur la tombe de leur filleul .

Par ailleurs, de nombreuses cérémonies du Souvenir auront lieu également durant tout ce week-end dans chacun des villages meurtris par ces combats des 20 au 22 août 1914.

RETOUR A L'HISTOIRE

On ignore toujours pourquoi les historiens ont constamment tendance de parler de la Bataille de Charleroi » pour traiter de la « Bataille de la Sambre » en Belgique. C'est d'ailleurs davantage de la Bataille de l'Entre-Sambre-et-Meuse qu'il s'imposerait de parler pour citer les hauts faits qui ont opposé les troupes de von Biillow à celles des 3e et 10e Corps d'Armée du général Lanrezac, des frontières de Ham-sur-Sambre à Châtelet avant de s'enfoncer dans l'Entre-Sambre-et-Meuse du 20 au 23 août 1914 et qui permirent à l'Etat-Major français de preparer et gagner la Bataille de la Marne.

NACH PARIS

Le 20 août, les Allemands s'installent à Velaine-sur-Sambre. Un détachement de « Uhlans » de la Garde Impériale paradait dans le quartier de Prahy, menaçant la population des pires désastres si elle faisait montre du moindre geste déplaisant. De Prahy Ry-des-Zones, il n'y a qu'un pas et les sévices subis par la poignée d'habitants de ce quartier sont également connus. Mais ils sont également trop cruels pour être rappeles aujourd'hui.

Nach Paris, en une « marche fraîche et joyeuse », rien n'arrêtait les soudards teutons. Pour eux, Liège, Huy, Namur n'étaient plus que souvenirs et la Sambre restait le dernier barrage avant la capitale française.

PREPARER LA MARNE

Il fallait trois jours à l'Etat-Major français pour « mettre en place » la Ba- taille de 1a Marne, dernier rempart aux portes de Paris. Les consignes du Haut Commandement français étaient formelles : tenir trois jours les Allemands au nord de la Sambre mais ne pas les poursuivre au-delà. Or, les effectifs des 3e et 10e C.A. ne sont pas en nombre suffisant pour tenir, car les 63 ponts-rails et ponts-routes à couvrir au milieu de la vallée exigaient davantage d'effectifs et ce n'est que le courage et la jeune armée française qui allaient lui permettre de réaliser cet exploit.

Les Allemands avaient tenté de déjouer l'attention des Français en les attaquant par Tamines. Mais ce fut en vain. Les premières « banderilles » allemandes se situèrent le vendredi 21 août au lever du jour. Déjà plusieurs maisons flambèrent au hameau de la Praile. L'après-midi, les Allemands revinrent en force et précédés de... civils avancèrent jusqu’ au Tienne d'Hamion. En même temps, la bataille faisait rage sur le pont de Sambre à Auvelais, aussi lâchement attaqué par l'ennemi. Au cours de la même journée, Aiseau, Roselies et Châtelet étaient attaqués en force.

On ne compte plus s les actes d'héroïsme des Normands et des Bretons des 3e et 10e C.A., ainsi le lieutenant Henri Lemercier à Arsimont, le sergent Pierre Lefeuvre à lamines, le 'lieutenant Georges Cotelle à Le Roux. Mais à côté de ces héros, les gestes de bravoure de milliers d'autres soldats, sous-officiers et officiers dont on ne dira jamais assez le courage et les mérites. Ils sont 24 inhumés dans le cimetière communal de Vitrival et 345 au pied du Phare breton à Auvelais, mais également-4.060 'reposent à la Nécropole de la Belle-Motte aux confins des anciennes communes d'Aiseau et de Le Roux.

Ces 19 et 20 août 2006, pieux pèlerinage, avec le parrainage des tombes par les enfants

Le comité du Souvenir lance un appel aux jeunes candidats Marraines et Parrains pour participer au 92e anniversaire des Combats de la Sambre qui sera doublé, dès cette année, d'une action d'adoption de tombes des « culottes rouges » qui reposent en la Nécropole de la Belle-Motte.

Tombés en terre étrangère, ces Poilus reposent à jamais dans le sol de notre pays, loin de leur Bretagne et de leur Normandie. D'autres étaient venus de la Gironde ou bien étaient originaires des régiments d'Afrique du Nord. Il n'est que juste que nous honorions la mémoire de ces soldats tombés pour nous et la libération du pays.

Le parrainage d'une tombe est entièrement gratuit et peut se faire à titre individuel ou collectif. L'unique obligation qui sera demandée aux jeunes Marraines et Parrains est d'être présents le jour de la commémoration avec un bouton de rose et de le déposer à un moment bien précis de la cérémonie, au pied de la tombe adoptée. Un diplôme de parrainage leur sera remis le jour de la commémoration, par le comité du Souvenir de Le Roux. Les inscriptions sont reçues auprès du secrétaire Pascal Guilin, rue de la Station 18, à 5070 Aisemont (0474-20.86.13) avant le 18 août.

De très nombreuses personnalités civiles, militaires et patriotiques de nos deux pays seront présentes, ainsi que des représentants des ministres de la Défense nationale. Les villes et les associations patriotiques de Guingamp et de Vitré (Bretagne), de Rouen et de Craignes (Normandie), les Zouaves du Pas-de-Calais et le canton de Givet ont organisé un retour massif en car.

Les honneurs militaires seront rendus par une Escouade du C.E.C. 9e régiment de Zouaves de Givet par un peloton du 8e Bat. logistique de Baillonville, tandis que le Corps de Trompettes de la Musique royale de la Force aérienne et la participation de la Philharmonie royale Sainte-Marie d'Oignies prêteront leurs concours musicaux.

A Le Roux le dimanche 20 août

10 h 00 Centre sportif La Rovelienne : accueil des autorités militaires, civiles, religieuses et patriotiques et présentation des troupes militaires française et belge avec musique.

10 h 15 : formation du cortège et départ vers le square des Zouaves.

10 h 30 : Carrefour des Quatre-Chemins

CÉRÉMONIE D'HOMMAGE

au monument du 10e Corps d'Armée français : discours de M. Benoît Spineux, bourgmestre de Fosses et du colonel e.r. Christian Chabot, président du comité du Souvenir, suivis - des dépôts de gerbes par le colonel commandant le C.E.C. de Civet 9e rég. de Zouaves, du Souvenir français de Civet, de l'Amicale des Anciens Zouaves du Pas-de-Calais, de comité de liaison des associations patriotiques de Guingamp et du bourgmestre de Fosses-la-Ville.

A la Nécropole militaire française de Belle-Motte :

11 h 00 : cérémonies officielles de reconnaissance et d'hommage aux 4.060 héros des combats de la Sambre : rappel historique des événements d'août 1914, lever des couleurs nationales, discours du bourgmestre d’Aiseau-Presles, de la Jeunesse et d'une autorités française, bénédiction des tombes, dépôts de gerbes par les autorités militaires et civiles à l'Ogive, aux 2 Ossuaires et à l'Urne de Verdun, parrainage des tombes par la jeunesse, défilé militaire.

12 h 00 : vin d'honneur offert par 1'Administration communale de Fosses-la-Ville en la salle Omnisports « La Rovelienne ».

13 h 00 : BANQUET du Souvenir servi au Salon communal « Dins lès Courtîs » à Aiseau-Menonry.

Le sens des commémorations est en risque de se perdre si une connaissance Savante ne le restitue pas avec rigueur et piété. Il faut désormais que l'Histoire prenne le relais de la Mémoire » (A. Prost, 1999).

Il y a 100 ans...

N° 25 du 24 juin 1906

VOLS. - Dans la nuit du dimanche à lundi, on a volé deux lapins au préjudice de Mme Vve Collin, à St-Roch. Plainte a été déposée à M. le commissaire de police.

Depuis un certain temps, des planches avaient été volée au château d'En Lège. M. Paris, commissaire de police, au cours d'une perquisition chez M. A., a découvert les planches disparues. Pour sa défense, M. A. déclare avoir reçu les planches d'un nommé décédé. L'enquête continue.

N° 28 du 15 juillet 1906

Plusieurs commerçants de Fosses ont manifesté le désir de fermer le dimanche après-midi, mais ils y renoncent, craignant que leurs concurrents ne le fassent pas. Il suffirait cependant d'une entente. Que les principaux projettent une réunion et nous sommes certains que tous accueilleront avec empressement cette proposition. Le commerçant, astreint du matin au soir à attendre les clients du 1er janvier au 31 décembre, n'aurait-il pas le droit de prendre un demi-jour de repos par semaine ? La mesure étant générale, le commerce n'en suffirait aucunement et les clients pourraient prendre leurs précautions pour s'approvisionner le dimanche matin ou le samedi.

Commerçants Fossois, un bon mouvement donc. Dans votre propre intérêt, profitez du moment de la mise en vigueur de la loi sur le repos dominical. Vous saurez retirer les bienfaits de ce demi-jour de liberté.

N° 29 du 22 juillet 1906

Mercredi, le nommé Adelin Goffart, de St-Roch, plombier, se rendait à sa besogne en vélo à Ham-sur-Sambre quand, en passant dans une excavation du chemin, la fourche du vélo se brisa et le malheureux fut violemment projeté la face sur la pavé. Il fut relevé inondé de sang, par des passants et fut ramené à Fosses sur un chariot. Le Dr Rolin lui prodigua ses soins.

N° 30 du 29 juillet 1906

Marché du jeudi : beurre, 1,20 le 1/2 kilo ; œufs, 2,00 fr. les 26.

Samedi 4 août : foire aux chevaux, bestiaux et porcs.

A la librairie Maillen succ. Duculot vous trouverez « Le Mignon attrape-mouches infaillible : 10 centimes.

N° 31 du 5 août 1906

Hier matin M. le commandant et le gendarme Charlier, en tournée, ont surpris le nommé C.C., habitant Névremont, à braconner sur la chasse de M. de Kerchove. Apercevant les pandores, C., prit la fuite mais fut rejoint, désarmé et procès-verbal fut dressé.

Les orages. - Mardi, un orage terrible s'est déchaîné sur Fosses. La foudre est tomée sur différents endroits, notamment sur une grange appartenant à François Drèze, sur un mur aux Zolos, sur une pompe chez Joseph Hanicq, sur un poteau et sur un peuplier à la Citadelle. La cheminée de la maison occupée par Anna Crasset a été arrachée.

A Sart-Eustache, l'orage a été plus violent encore : une soixantaine de peupliers ont été arrachés et un break appartenant à Hector Jacquet a été coupé en deux.

A Le Roux, la foudre a mis le feu à une meule de récolte appartenant à Félicien Coignet.

Nos pompiers à Floreffe

Comme cela s'est fait dernièrement à Mettet, c'est à Floreffe cette fois que notre Service Incendie organise une Journée de démonstration, afin de resserrer les liens d'amitié avec

I les communes voisines desservies par le service fossois.

Cette journée aura lieu le samedi 19 août sur le Port autonome, rue des Déportés à Floreffe.

A 11 h, apéritif avec les autorités communales.

A 12 h. assiette barbecue (7 € avec 3 viandes et crudités, pain. saucisse + bar à prix démocratiques.

A 13 h, exercice de désincarcération. Vers 14 h 30 : feu de voiture;

Vers 16 h, feu hydrocarbure (extinction à la mousse)

Vers 17 h 30 : sauvetage à l'aide de l'auto-échelle et avec la participation de l'équipe des plongeurs.

Présentation des véhicules et du matériel, toute la journée.

Invitation à toutes et à tous.

Chic alors : on va voter !

Les Belges ne sont pas champions de monde de football (loin de là, le classement de la Fifa nous classe derriere la Côte-d'Ivoire et l'Ukraine !) mais la Belgique est championne du monde en matière d'élections.

En effet, préparez votre calendrier vous allez voter le 8 octobre pour désigner un nouveau bourgmestre, de nouveaux conseillers communaux et provinciaux. Ensuite, les Belges voteront en juin 2007 (dans dix mois) pour les sénateurs, députés et pour un nouveau Premier Ministre (va-t-il lui aussi nous promettre 200.000 emplois nouveaux ?), en 2009 pour les députés régionaux, en 2011 pour les législatives, en 2012 pour les communales et en 20 L4 pour la Région wallonne et les Européennes.

Ainsi, citoyens chanceux qui vivez en Belgique (terre d'accueil de toutes les misères du monde), vous aurez l'occasion de faire entendre votre voix 6 fois en huit ans !

Enfin, vous irez « aux urnes citoyens parce que vous y êtes obligés. La vérité m'oblige à souligner la récente enquête du CRISP qui revèle (mais est-ce une révélation ? (que si le vote n'était pas obligatoire dans notre pays, entre 35 et 40o de la population irait a la pêche le jour des élections. Ce sont les présidents des bureaux et les assesseurs qui seraient soulagés !

Enfin, vous le savez, en Wallonie, à partir de 2006, le bourgmestre sera élu directement par les citoyens. Sera bourgmestre de votre commune le candidat qui aura récolté le plus de voix de préférence sur la liste la plus forte... qui sera dans la majorité.

C'est nouveau et ça vient de sortir.

D. PIET

« Ensemble autrement »

C'est le nom que portera cette liste pour les élections communales du 9 octobre. A ce propos, la conseillère communale Françoyse Rochet, 3e sur cette liste, nous demande de repréciser le rôle de la liste : « une liste pluraliste regroupant toutes les tendances philosophiques et politiques ; une équipe qui intègre des jeunes compétents et motivés à un groupe d'aînés expérimentés. Par ailleurs, dit-elfe, je tiens à préciser à toute la population fossoise que je reste MR, affiliée à la fédération de Namur et très heureuse de participer à une nouvelle liste qui apporte enfin un souffle nouveau à notre entité ».

Les candidats de la liste

1. Nicole Lalière-Mottard, Fosses

2. Romuald Denis, Aisemont

3. Françoyse Rochet, Sart-Eustache

4. Guy Henin, Fosses

5. Anne-Sophie Lepinne, Fosses

6. Jessica Bernaerdt, Le Roux

7. Jean-Louis Pacorus, Bambois

8. Marisabelle Lomba, Le Roux

9. Fabrice Pirlot, Aisemont

10. Eliane Nicolas, Aisemont

11. Séverine Glinne, Sart-St-Laurent

12. Guy Duret, Vitrival

13. Jean-Marie Denis, Aisemont

14. Robert Bastin, Fosses

15. Jenny Deproot. Aisemont

16. Paulette Datte-Jacqmain, Vitrival

17. Patrick Gaux. Fossés

18. Dany Fremy, Fosses

19. Georgina Gosset. Fosses

20. Willy Piret, Névremont

21. Michaël Datte, Vitrival

Formation en langues

Néerlandais, anglais, allemand

Dans les prochains mois, l'A.L.E. organisera une formation en langues (néerlandais, anglais, allemand) destinée aux demandeurs d'emploi.

Cette formation gratuite se déroulera pendant 6 semaines (120 heures) les matins de 8 h 30 à 12 h 30 ou les après-midi, de 13 h à 17 h.

Si vous êtes intéressé, renseignements et inscription à l'A.L.E., rue V. Roisin 9 D, à Fosses, pour le 28 août au plus tard.

PRIGNEAUX Violetta, LENOIR Alain,

Agents A.L.E.

Stages tennis et multisports

Rappelons que des stages organisés par le T.C. Fosses, ont lieu

-Du 21 au 25 août : tennis 5x1 h 30, horaire à définir suivant les niveaux) 55€ non-affiliés, 45€ affiliés

-Du 21 au 25 août : multisports + tennis, 60€, de 9h30 à 15h30 avec garderie prévue.

-Du 26 au 31 août multisports + tennis, 50e, de 9h30 à 1 h30 avec garderie prévue.

Renseignements et inscriptions

-Xavier Lebrun : 071-51.31.97 ou 0497-48.57.65.

-Michel Romain 071-71.14.18 ou 049540.67.57.

Réflexion d'un lecteur

Le 10 juin dernier, un marcheur se tuait à Solre-sur-Sambre : une semaine plus tard, lors de la Marche Ste-Rolende, Hervé Royet, ancien joueur du Sporting de Charleroi, perdait sa main.., sans oublier l'accident d'un autre marcheur à Florennes et le dernier en date à Hanzinelle : un pouce arraché et une oreille gravement blessée.

Tous les spécialistes sont d'accord pour reconnaître que la mauvaise qualité de la poudre est l'unique et seule responsable de tous ces tragiques accidents. Saut évidemment quelques têtes brûlées qui remettent tout sur la faute des marcheurs et qui n'ont pas leur pareil à les dénigrer. Quelle cible idéale

Lors des préliminaires de la Saint-Feuillen 2005, nous les « esprits chagrins », avions mis en garde l'Etat-major, ainsi que les édiles communaux de la dangerosité de cette grossière poudre et les circonstances nous donnent raison (comme d'autres aberrations de la St-Feuillen 2005). Mais, c'est bien connu, le peuple ne sert qu'à noircir une case le jour des élections et après, il a le droit de se taire et à caresser dans le sens du poil (très peu pour nous, merci, il est vrai qu'il y en a qui font cela toute leur vie durant). Et vous osez appeler cela la démocratie ?

Arretez de vous prendre pour le centre de l'univers, apprenez à respecter et à prendre en considération les suggestions et les idées des autres.

Les esprits chagrins