N°05    11 mars 2005

Une fête de Laetare frigorifique

On peut affirmer que pour être Chinel il faut s'adapter à toutes les températures : ils ont souvent transpiré sous le soleil - même assez souvent car parfois on disait que le Chinel avait des accointances avec le ciel qui découvrait un soleil quelque peu voyeur pour les regarder danser; ils ont parfois bravé la pluie, ou des températures plutôt fraîches (la Laetare tombe souvent en mars), mais aussi par temps glacial et neigeux, la chose est beaucoup plus rare.

Avec une date précoce, on ne devait pas s'attendre à de fortes chaleurs i Il y a exactement vingt ans, en 1985, ce fut pourtant le cas : c'était un 17 mars. Il y avait, au départ, 5 cm dans les prairies et sur les talus, mais la neige n'encombrait pas les rues ; le froid faisait aussi partie de cette journée hivernale.

Dimanche, si la température oscillait plutôt en dessous de zéro, la neige tombée encore avec obstination la nuit précédente, ne fit qu'une timide réapparition avant les rondeaux, alors que le public patientait stoïquement, attendant l'arrivée des premiers groupes.

Et du public, il y en eut, malgré le froid et l'absence de groupes étrangers ; sans doute moins que les autres années, mais il est certain que la réputation des Chinels attire et leur cotation est toujours en hausse, pour utiliser le langage boursier.

Ce qui impressionne, un jour de Laetare, c'est le nombre incroyable de Chinels. Un nombre difficile à chiffrer, car sans « voiture-balai les retardataires finissent toujours par regagner le groupe ; il y a finalement très peu d'abandons !

Très impressionnant également le groupe des Clowns en Folie : près de 340 dit-on ! A croire que leur syndicat a battu le rappel des cirques du monde entier pour se retrouver en grande manifestation à Fosses ! Ils ont surtout donné un aperçu de leurs nouvelles danses et chants, parfaitement exécutés et appréciés lors du rondeau du soir.

Très enthousiastes également les sorcières de Clara Bistouille et Abel Zébuth, qui font valser les balais et les tridents pour effrayer, sans grande réussite, un public amusé. Un groupe qui a très bien réussi son redémarrage.

Enfin, toujours au poste sur leur sorte de mirador, les Echasseurs rouge et vert, dont on ne compte plus les participations, sont toujours fidèles au rendez-vous du Laetare.

Il ne faut pas oublier non plus les Pierrots musiciens, qui font partie intégrante du groupe des Chinels, qui reproduisent, en continuité, les précieuses figures composées par le célèbre Louis Canivet. Heureusement, malgré le froid, leurs doigts assouplis par la pratique, ne se sont pas figés sur les têtes de piston.

Tous ces participants (près de 800 (qui ont bravé le froid, ont bien mérité les applaudissements nourris lors de la traditionnelle soirée des rondeaux, une bonne façon de se réchauffer !

Les petits à-côtés d'une grande fête locale

• On peut s'étonner de voir écrit indistinctement « la » Laetare » ou « le » Laetare ; un « le » qui ne sonne pas toujours très bien à l'oreille.

Nous parlions toujours dans nos colonnes de la Laetare ; plus récemment, nos correspondants ont employé le masculin, car Laetare est masculin. Alors, pourquoi « la » ? Parce que « la » sous-entendu « fête ». La « fête » du Laetare, ou la Laetare. Ne dit-on pas « la » Noël, alors que Noël est masculin (un Noël blanc) ?

• Il est intéressant de signaler la participation massive d'une famille Fossoise au sein du groupe des Chinels. Les GENARD (descendants de la famille de Raoul Genard-Herregodts) ont toujours été en nombre et la relève étant assurée, ils étaient une vingtaine cette année, dispersés au milieu des danseurs, petits et grands. Et si les dames étaient acceptées... ?

* Un grand bravo au doyen des Chinels : le vétéran Raymond qui, à 84 ans, a su braver le froid. Et bientôt..., le bondissant Hector viendra former un duo de 4x20. Mais laissons sautiller ces jeunots exemplaires.

• Un règlement impitoyable : après 12 ans, on n'accepte plus de Chinel : on ne veut pas de Chinel à 4 bosses !

• Après la neige, les trottoirs des rues de Fosses ont été envahis de confettis, qui furent engloutis, après la fête, par l'aspirateur géant de la commune de Fosses.

• Bientôt, pour le prochain Laetare peut-être, on retrouvera les « Hommes sauvages » recouverts de lierre, comme autrefois...

• Encore un peu de patience : un CD de la musique des Chinels (qui existait en 78 tours !) sera bientôt en vente. D'autre part, une figurine du Doudou est en vente au Syndicat d'Initiative et rejoint celle du Chinel déjà en vente au prix de 8 euros.

 

 

Spectacle wallon

Rappelons que " Li Soce dès Comédyins Fosswès " présente ce week-end sa soirée annuelle en la salle des fêtes de l'école du Bosquet (Ecole Moyenne, entrée par la route de Bambois).

Les talentueux et dévoués acteurs, sous la direction de Françoise Honnay, présenteront une comédie en trois actes : " Si dj'aveû seû ", en collaboration avec le Centre Culturel de l'entité Fossoise.

Deux représentations sont prévues : samedi 12 mars à 20 heures et dimanche 13, à 16 heures. L'entrée est à 6 € (en prévente au S.I. à 5 €),

' 071-71.46.24.

Conférence horticole

La prochaine conférence horticole aura lieu ce lundi 14 mars, à 19 h 30, au local Espace Solidarité et Citoyenneté (Quatre-Bras).

Le thème qui sera abordé par M. Van Denheinde sera : « Les plantes grimpantes ».

Nous rappelons que l'entrée est gratuite et accessible à tous.

Stages multisports

Des stages et tennis et multisports sont organisés pendant les vacances de Pâques au hall omnisports de Sart-Saint-Laurent. Ils ont lieu du 4 au 8 avril, de 9 h 30 à 15 h 30 (avec possibilité de garderie de 8 h à 9 h 30 et de 15 h 30 à 17 h). Prix : 60 euros.

Renseignements et inscriptions :

Xavier Lebrun : È 0497-48.57.65, '071-51.31.97.

Des stages seront encore organisés du 4 au 8 juillet et de 22 au 26 août.

Au Bambois

Le comité paroissial de Bambois organise son dîner annuel le dimanche 17 avril, à midi, en la salle " Le Bambois " (chez Georgette), en face du Lac.

Au menu :

Apéritif

Coupe de fruits de mer

Potage

Pintadeau aux fruits

Desserts.

A 20 € pour les adultes, 10 pour les enfants (- de 12 ans).

On peut s'inscrire chez

Mme Germaine Depraute' 071 71.16.90

Micheline Denis, '071 71.12.79,

ou en versant le montant voulu au compte 036-1725917-16 ASBL Cercle Saint-Barthélemy, avec mention " Dîner paroissial 2005 ".

Les activités de la prochaine quinzaine

- Samedi 12 et dimanche 13 : spectacle en wallon, par Li Soce dès Comédyins fosswès, en la salle de spectacle de (Athénée.

- Samedi 12 : souper des Rhétos du Collège Saint-André à Fosses.

- Samedi 12 : goûter au réfectoire des écoles de Le Roux, par le club des jeunes retraités de Le Roux. - - Lundi 14 : Conférence horticole à 19 h 30, salle de l'ancien Nopri sur le thème : « Plantes grimpantes ».

- Du vendredi 18 au dimanche 20 : retraite pour la Profession de Foi à Fosses.

- Samedi 19 : souper du Bataillon d'Austerlitz, salle Patria à Vitrival.

- Samedi 19 : marche parrainée pour l'école de Sart-Eustache.

- Dimanche 20 : marche Adeps des para commandos de Namur de 8 h à 19 h à Le Roux + commémoration au monument Chabot.

Un appel

Nous fêtons le 125e anniversaire de notre école. Nous sommes à la recherche de documents, photos, objets retraçant l'école, la vie quotidienne des enfants, les métiers en 1879...

Ecole Saint-Feuillen, place du Chapitre 4, Fosses-la-Ville.

Bourse de miniatures

Le dimanche 10 avril, de 9 h à 12 h 30, se déroulera à l'Ecole du Bosquet, route de Bambois, à Fosses, la Quatorzième BOURSE de trains, vieux jouets et autos miniatures.

Un appel

Pour son exposition du 50e anniversaire l'Amicale des pompiers recherche tout ce qui est en rapport avec le servi-ce Incendie. Si vous disposez de photos ou matériel, veuillez prendre contact avec

David Van Hal È 0496-74.62.73.

Ecole des devoirs

Pour le rattrapage scolaire, l'ALE a créé l'Ecole des Devoirs qui fonctionne de 16 h à 18 h le mardi et le jeudi, en deux groupes.

Renseignements chez

Mme Anne Cuvelier auÈ 0497-69.68.34

ou à l'ALE, rue Victor Roisin 9D (1er étage),' 071-71.34.36.

Laetare 2005

Un grand merci à tous : à l'Administration communale, aux ouvriers communaux, à la Police et, bien sûr, à tous les participants au cortège de cette année.

Malheureusement, il y a encore eu quelques Chinels qui se sont fait remarquer et je peux vous assurer qu'il y aura une suite dès que nous aurons tous les éléments en notre possession. Une réunion du C.A. aura lieu dans le courant de ce mois, afin de faire le point. Enfin, encore un grand bravo aux autres !

Les Chinels seront de sortie le 12 dans la région parisienne et le lendemain dans la région de Maubeuge ; le 20 mars, à Genappe et le 27 à Fleurus. Invitation aux amateurs pour les déplacements d'un jour.

Pour ce qui est de Fleurus, rendez-vous au Lido (centre de Fleurus) à 14 heures

Philippe LECLERCQ, président

Remerciements

Le groupe des Echasseurs Rouge et Vert remercie toutes les personnes qui les ont soutenus par l'achat d'une carte de Soutien ou par les applaudissements pendant le cortège.

Nous remercions également chaque notable, d'avoir eu la gentillesse de nous inviter ce lundi.

Pour le groupe, son responsable : 0l. Leclercq

Poste de cantinière de la Cie des Congolais

Le vendredi 18 mars, à 20 h, au Relais des Sapeurs, rue des Egalots, en présence des membres du comité et de l'assemblée générale de la Compagnie des Congolais, Maître Massinon procédera à l'adjudication publique du poste de cantinière.

Conditions générales :

- Le poste est attribué pour sept ans et ce, à partir du 18 mars 2005 jusqu'au 1er mars 2012.

- Mise de départ des enchères : 4.000 euros et surenchères par mise de 50 euros.

- La candidate doit être âgée de 18 ans minimum et de 40 ans maximum.

Offre d'emploi

Le Syndicat d'Initiative recherche un guide touristique à temps partiel.

Votre fonction :

- Guider les visites dans la collégiale, le musée et le centre touristique de la ville. - Organiser et participer à divers événements (réalisations d'expositions, marché de Noël, Journée du Patrimoine, etc. - Réaliser diverses tâches administratives.

Votre profil

Correspondre aux conditions PTP - Max. diplômé de l'enseignement secondaire supérieur. Etre chômeur complet indemnisé depuis un an après les études, ou deux ans après un travail. - Etre prêt à se former sur l'histoire et le folklore de la région. - Accepter de travailler un week-end sur deux.- Maîtriser l'outil informatique. - Avoir de bonnes connaissances en néerlandais.

Votre contrat

A partir du 2 mai 2005.

Contrat PTT à durée déterminée de deux ans, à 4/5e temps (30 h/semaine).

Contact

Envoyer votre lettre de candidature et votre CV au Syndicat d'Initiative : Laurence Bigaré, place du Marché 12, 5070 Fosses-la-Ville,

ou par e-mail : si.fosses@skynet.be

Décès du P. Cornet

Qui ne se souvient du Père Cornet, ancien curé de Bambois de 1964 à 1968 ? C'était un " personnage " Plein de vie, de chaleur humaine, de cordialité et de simplicité. Il est décédé le 25 janvier dernier à Ferrières.

Le P. Cornet fut un grand voyageur ! Né près d'Arlon en 1920 dans une famille de 9 enfants, il fut ordonné prêtre à Velaine (Tournai) en juillet 1945 ; il partit en mission au Congo en 1946 pendant près de vingt ans ; fut prêtre auxiliaire à Fraire, puis curé de Bambois : il y célébrait la messe en wallon lors de la Sint-Biètrumé et participait à la Marche, l'après-midi et même à plusieurs Saint-Feuillen car il revenait volontiers chez nous pour y " marcher ". Il suivit des cours de géophysique et obtint un graduat, puis repartit au Zaïre. Fin 1974, il projette de rentrer en Belgique à bord de son petit voilier (5,50 m.), mais doit arrêter en Côte d'Ivoire pour cause de maladie. Il rentre en Belgique, devient aumônier de prison à Nivelles, puis curé à Chanxhe, à Sprimont (doyenné d'Aywaille) et, en 1988, prend retraite à Ferrières comme prêtre auxiliaire.

II avait fait la demande de pouvoir être enterré au cimetière " en compagnie de l'abbé Cambier, nosse bon vî curé

Une messe d'action de grâces avait été célébrée à Ferrières le 13 novembre 2004 pour fêter ses 85 ans d'âge et 60 ans de vie sacerdotale.

Oui, le Père Cornet fut un prêtre et un homme d'exception. Il rejoint son prédécesseur l'abbé Gambier, qui fut le premier curé de Bambois dès 1919, après avoir participé comme brancardier à la Grande Guerre ; un saint homme qui a aussi laissé un impérissable souvenir.

Chez les Grenadiers

Les offres pour les postes de cantinières et de vivandières pour la Saint-Feuillen 2005 devaient être présentées le 3 mars au local La Posterie à Fosses.

II n'y a eu qu'une seule offre pour le poste de cantinière, qui est revenu à Sabine Glinne, de Lesve, qui avait déjà fonctionné lors de la dernière Saint-Feuillen. Son offre est de 3.595 euros (soit 145.000 F).

Et curieusement, pour les postes de vivandières, il n'y a pas eu de candidates. Mais il est toujours possible, pour les personnes qui envisagent cette fonction, de s'adresser au président, M. Jacques Glinne qui fera connaître toutes les conditions, avec une priorité aux épouses de grenadiers, ou maman de petit grenadier, puisqu'il s'agira d'encadrer les petits marcheurs et veiller à leur sécurité.

Rens. : '081-43.37.55.

Exposition « Mick »

La galerie du Syndicat d'Initiative, place du Marché, est consacrée en ce mois de Laetare à une exposition spécifique sur le Carnaval. C'est une artiste française, de la région parisienne mais bourguignonne d'origine, qui signe du simple pseudonyme prénom de " Mick ", qui présente une série de tableaux évoquant des scènes et personnages du carnaval.

Elle a créé, spécialement pour cet-te exposition, un tableau de Chinel (sur base de photos) avec le chêne de la légende.

Après le mot de bienvenue de l'échevin B. Meuter, Mick a dit toute sa joie d'être à Fosses à la veille de Laetare et a souligné l'accueil reçu chez nous, infiniment plus chaleureux que partout ailleurs.

Une belle exposition à voir donc au S.I., tous les jours de 10 à 16 heures (17 heures le week-end).

Exposition St-Feuillen

Même si ce n'est pas encore bien visible extérieurement, la Saint-Feuillen se prépare sérieusement : depuis l'assemblée générale de l'Etat-Major de novembre dernier, le Conseil d'Administration s'est déjà réuni plusieurs fois et des commissions spécifiques ont été mises en place pour un travail pratique.

Le Syndicat d'Initiative a bien sûr choisi la Saint-Feuillen comme thème d'année de son Musée du Petit Chapitre. Sous la direction de Laurence Bigaré, les employées guides ont amassé des trésors et les ont mis très heureusement en valeur dans les vitrines des places du rez-de-chaussée. Chaque Compagnie du centre a son coin et ses vitrines ; on peut voir ainsi des armes : fusils de marche, tromblon, épées, hache de Sapeur ; mannequins portant les uniformes ; sacs à dos, tonneau de cantinière, fifre, tambour, trompette ; et surtout des documents rappelant les Marches d'antan : une affiche de la St-Feuillen 1858 (une relique bien mise en va-leur) et d'autres plus récentes, avec les linos gravés de JiJé, plusieurs drapeaux et de nombreuses photos, de 1900 à 1998 ; des figurines (la vitrine des Tirailleurs est exemplaire), une série de médailles décernées aux drapeaux depuis 1858 et aux vétérans pour au moins 7 participations, des textes rappelant des anecdotes comme le privilège de Malonne de fermer le cortège ; bref une foule de choses bien intéressantes.

Un coin, organisé par la représentation de vieilles portes de ville, est réservé à saint Feuillen lui-même : des livres de sa vie (dont un de 1639), des planches relatant sa vie et son oeuvre, des représentations du Livre de Kells, d'un calice et d'un coffre à reliques comme il a dû en apporter ; un mannequin portant la bure de la Confrérie, avec l'historique et les buts de cette ASBL, de vieilles représentations, des images, des médailles...

Une captivante exposition. Et à l'étage, outre les coins des Chinels et d'autres types de notre folklore belge, la splendide et longue vitrine des poupées de Lilette représentant le cortège de la St-Feuillen avec les diverses compagnies : Sapeurs, Cavalerie, Napoléon et son escorte, Grenadiers, Congolais, Tirailleurs, Musique, Zouaves, Tromblons, Mousquetaires du Sart, Gendarmes de Châtelet, Turcos de Floreffe, et enfin celle de Malonne.

Le vernissage de cette exposition a eu lieu samedi. L'échevin B. Meuter a souligné l'immense dévouement, la passion même mise par toute l'équipe du S.I. et du Centre Culturel, en les félicitant pour cette belle réalisation.

Rappelons que le Musée du Petit Chapitre est ouvert sur demande au S.I. '071-71.46.24 tous les jours de 10 à 12 et de 13 à 16 heures (17 heures le week-end).

Pour la Saint-Feuillen

Dans le cadre de la Saint-Feuillen, on peut se procurer des polos et des coupe-vents (16 € chacun), à la Maison du Tourisme et de la Culture, 12, place du Marché à Fosses.

Ouverture en semaine de 9 h à 16 h sans interruption et le week-end de 10hà17h.

Li guêre di 40, vikéye pa on gamin (XXXX)

pa Roger Viroux

Li 17 di julèt' 41944, c'èst l'ètèremint da Jean Viroux. Li djoû di d'vant, dji d'chind à Fosses avou lès 3 Prés Gravy : Georges, René èt Maurice ! Comint-ce qu'on pou ièsse si imprudent ? Si dès rèsxisses ou dès Boches nos-aurin.n' ieû arèté, quéne trûléye sins d'vu cachî !

Li lèdmwin au matin, dji passe mès-ègzamins d'sôrtîye è Scole Mwèyène : Istwêre èt Jèyografîye avou Jules Cobut.

Dji d'chind à Fosses, à pîds, come tofêr. Dji passe mès-ègzamins èt, quand dj'a faît, à pwin.ne qui l' mais-se m'a dit « C'èst bien ! », qu' dji m' rastampe on-z-èt rwèd.

- « Tu es bien pressé ? » di-st-I.

- « Je vais à l'enterrement de mon cousin ! »

« Nous y allons aussi » di-st-i.

- « « Nous », c'èst l' pêrsonèl dè li Scole Mwèyène, sûr ! Corne dji so boté corne tos lès djoûs po-z-aler è scole, dji rmonte à pîds au Banbwès mète mès bons cayèts. Dj'èpronte li vélo da Camille Gravy èt dji rid'chind à plin.ne dès volumes.

Quén-ètèrmint ! L'èglîje di Fosses èst plin.ne bôkéye, li place do Tchapite èst nwâre di djins èt min.me li place do Mârtchi èt totes lès reuwes avaurlà ! Quand l' cortêje ariverè à li ç'mintiére, i gn-aurè co, parèt-i, dès djins qu' n'auront nin co quité l' Tchapite !

Ci qu' dji n' saure qu' pus taurd, c'èst qu'on-z-a chapé d' bèle à on massake. Li cortéje èsteûve plin d'

Rèsistants ârmés èt d' rèxisses ârmés èto ! Là co bin qu'i n' s'a rin passé !

One cpe di djoûs après, l' facteûr apwate one carte en-Alemand, avou l' Néèrlandès, dji comprind qui dj' so huké à Nameur po-z-aler dins on camp d' travay. Mins moman èst prévenuwe pau mayeûr, qui tos lès gamins qu'ont faît leûs studes è Scole Mwèyène sont hukés.

On-z-a rendez-vous po 'nnaler èchone èmon Gailly. Jules Gailly, l' grèfier comunâl, dimère dins one maujo qu' fait one cwane ètur li reuwe di Brussèl (açteûre,« reuwe d'Or-bey ») èt l' reuwe dès-E-galop. Po-z-î aler, on grpe dès montéye èt on-zarive su one tèrasse. Di d' là, on mousse dins on botike, one pitite kinkayerîye. Ci maujo-là a disparètu.

Po 'nnaler à Nameur, li mayeûr, li comissaîre Eûgène Lainé, Jules Gailly, Alfred Godefroid (Alfrèd do Bise, di Viètrîvau, qui vint d' riv'nu d' prîjenî) vont 'nnaler avou nos. Nos nos raploûjans pad'vant 'mon Gailly èt one auto (da qui ?) nos mwin.ne à Malon.ne. Vêlà, nos-avans one tram' po Nameur.

Dè l' gâre, nos-alans à pîds à l' Werbestelle. Si dji m' sovin bin, c'ès teûve è l' reuwe Grafé, à l'adrwèt dè l' place pad'vant l' Palais d' Justice. Nos-avans moussî tortos mins nos fyin.n' lès fous èt ,gn-aveûve là deûs djon.nes-omes d'Assèsse, pus vîys, qui n' dijin.n' rin. Is s' rindin.n' mia compte !

(à chûre).

Photo rétro

Un lecteur a pu nous fournir cette photo de l'enterrement de Jean Viroux, un Fossois réfractaire, qui fut tué en 1944 par les Allemands, et dont il est fait mention dans l'article de Roger Viroux, ci-dessus.

Voici les détails qui furent maintes fois précisés par la famille de cette malheureuse victime.

Jean Viroux, réfractaire au travail forcé en Allemagne, avait trouvé à se cacher en Gaume, à Etalle, dans une ferme. Le 11 juillet 1944, jour de ses 25 ans, au lever du jour, les Allemands encerclaient la ferme (dénonciation, recherche de résistants ?).

Alerté et essayant sûrement de trouver un moyen pour fuir, il a regardé par le judas de la porte de l'étable, au moment où un Allemand y jetait un coup d'oeil. Leurs regards se sont croisés. Sur ses gardes et surpris, l'Allemand a lâché une rafale de mitraillette, blessant grièvement Jean au ventre. Les Allemands l'ont transporté à l'hôpital d'Arlon où il est décédé. Sans doute espéraient-ils encore en tirer des renseignements sur la résistance locale. Son père, Joseph, a été le rechercher avec son camion. Sont partis séparément au train, sa soeur Josépha, son oncle Georges Viroux et sa tante Rose Viroux. Tous sont revenus en camion. Le corps n'a été rendu qu'après de longs palabres avec un officier, car il était considéré comme résistant. L'enterrement a eu lieu le 17 juillet .

G.D.

Il y a 20ans

Janvier - Février - Mars 1985

- Le froid sévit dans nos régions. A Fosses, après d'importantes chutes de neige, le froid a atteint — 18 °C à Fosses. La Meuse est recouverte de glaçons. Difficultés dans les gares où les aiguillages se bloquent. Fermeture des bureaux à la commune de Fosses, le chauffage étant tombé en panne, le mazout se solidifiant également dans les voitures.

- Le lac gelé de Bambois recouvert de neige, forme une vaste étendue blanche. Coupure d'eau aussi pour Fosses centre, une canalisation étant gelée, rue Franceschini.

- La compagnie des Grenadiers de Fosses organise son 1er Bal de l'Empereur, au dancing du Chêne. Plus de 500 personnes ont participé à cette grandiose soirée impériale.

- Décès de Camille Lainé, le dernier marchand de crème glacée ambulant de Fosses, qui parcourait, à la bonne saison, les villages de la région avec son petit cheval.

- Une fête de Laetare avec tous groupes de chez nous et plusieurs chars : JAP, Radio 7, les Rodelindjes de Haut-Vent, Mazarac et ses Macrales de Le Roux, Miss Entité, les Echasseurs, les pompiers style 1900, les Géants Névremontois, le comité des fêtes et son char avec éléphant crachant des confettis... et, ouvrant le cortège, les cavaliers du Cercle équestre La Collégiale ; tous ces groupes devançant nos Chinels, petits et grands, Doudous et Pierrots.

- On procède à la vidange du lac de Bambois (qui se faisait traditionnellement en octobre/novembre). Cela provoque des coupures nocturnes de la distribution d'eau.

- La Poste de Fosses est la cible de deux gangsters qui emportent une somme d'environ 360.000 F. Ils ont forcé le percepteur à ouvrir le coffre, après avoir tiré un coup de feu. Une employée et le facteur Ch. Houlmont ont été choqués dans cette aventure.

- L'association des commerçants annonce la parution d'un timbre Chinel à 1 F qui complète celui à 10 centimes qui subsiste pour les achats de moindre importance.

Il y a 100 ans...

N° 7 du dimanche 13 février 1905

Pour la restauration de l'église. - Une loterie s'organise pour subvenir à la part des dépenses que le Conseil de Fabrique a assumée. Des lots abondent : citons un charmant vase en cristal de Venise, don de S.A.R. la Princesse Clémentine ; des lots en argent, un wagon de 5.000 kg de charbon offert par les Charbonnages de Tamines, plusieurs services de table, service à café, deux pendules, plusieurs montres, d'élégantes garnitures de cheminée, des boîtes de cigares, des pièces d'argenterie, un panier de liqueurs, etc. La plupart des négociants de la ville et des familles de Fosses ont envoyé des lots, d'autres sont annoncés.

Chaque semaine la loterie gagne en importance. Aussi les billets se placent-ils facilement. Faut-il dire que les Dames patronnesses y mettent beaucoup de zèle. Un billet de la loterie de l'église, c'est certainement un de ces petits cadeaux qui entretiennent l'amitié ; on en fera grand usage cette année à Fosses. C'est aussi un enjeu pour une partie de piquet ou de boules. Un enfant appliqué sera enchanté de recevoir un billet de loterie en récompense d'une semaine d'application. L'exposition publique des lots se fera dans quelques semaines et activera la vente des billets.

V/TRIVAL Soupers

Le comité de la balle pelote de Vitrival organise ses habituels soupers les vendredi 18 et samedi 19 mars, dans les installations longeant le ballodrome, près de la cour des écoles.

Deux entrées sont proposées (à préciser lors de l'inscription) :

- Quiche aux poireaux (1), ou Tourte à la viande (2)

- Cochonnet à la broche, avec crudités et pommes de terre en papillote.

- Tiramisu.

La participation est de 15 euros (ou 8 euros pour les enfants.

A réserver pour le 14 chez :

- Gérard Colin, rue Rauhisse 33, ' 071-71.13.28

- Gérard Crasset, rue du Bout 26, ' 071-71.30.10

- Hervé Spineux, ch. de Charleroi 119 ' 071-71.19.74

Accès par la rue des Quartiers et parking dans la cour.

Invitation cordiale à toutes et à tous.

Rappelons aussi que le souper du Bataillon d'Austerlitz aura lieu à la salle Patria, le samedi 19 mars.

AISEMONT Marche parrainée

Le comité scolaire et les enfants des écoles d'Aisemont vous proposent de participer à leur 21e Marche parrainée, le samedi 19 mars.

Inscription : 2 euros (avec un ticket boisson à l'arrivée). Départ à 15 h 30 à la salle de l'école pour un circuit fléché d'environ 10 km, avec un grand jeu « photos » le long du parcours.

A partir de 17 h : petite restauration

- Soupe à l'oignon (fromage, croûtons)

- Tartines (fromage, jambon d'Ardenne)

- Hot-dog

- Pâtisserie (tartes et gâteaux).

Bar wallon avec bières spéciales (blondes et brunes) : Ciney, Leffe, Chimay. Invitation cordiale à tous.

SART-ST-LAURENT Extension du hall

D'importants travaux de rénovation ont été entrepris au hall des sports de Sart-Saint-Laurent : chauffage adéquat, revêtement de sol, plafond, nouvelle salle de détente buvette. Et ce n'est pas tout : un nouveau bâtiment va y être annexé à l'arrière car les organisateurs et responsables sont confrontés à des demandes de plus en plus nombreuses de clubs sportifs de Fosses et de la région.

La nouvelle infrastructure sera consacrée au fitness et à la mise en condition physique avec une salle de musculation et un espace " cardio ". L'ensemble sera mis à la disposition des clubs, écoles et particuliers. Cet-te interactivité entre le hall des sports et cette nouvelle technique sera un outil de développement du sport et de la condition physique de nos jeunes.

Le projet se monte à 317.406 € ; le conseiller communal R. Brachotte précise qu'il est intervenu auprès du ministre Daerden pour l'obtention de subsides et l'avancement du dossier qui vient de recevoir l'agréation ministérielle avec promesse de 185.890 € de subsides. On sait qu'un bon consensus règne au sein du Conseil communal : cette bonne entente et la complémentarité des groupes politiques permet donc un heureux avancement des projets. C'est tout bénéfice pour la commune et les habitants.

Logement social

La section locale CDH organisait dernièrement une conférence-débat sur le thème du logement social, avec trois intervenants : l'échevin B. Buchet, chargé des affaires sociales et du logement ; le député wallon Jacques Etienne et M. Herchies, architecte au Fonds du Logement. Tous trois ont été accueillis par la présidente, Mme Bérangère Bouffioux, qui a aussi salué les quelques dizaines de participants.

L'échevin Buchet rappelle d'abord que le logement social n'a guère marqué notre vie locale jusqu'à présent. Mais les prix des loyers ne cessent d'augmenter et la commune ne pouvait présenter que 5 logements. Elle fait partie de l'Agence Immobilière Sociale (AIS) qui groupe les cantons de Gembloux et Fosses, et le Collège a initié cette fois une véritable politique du logement social et d'importants chantiers vont s'ouvrir : rue Al Val, grâce au Foyer Namurois, et rue V. Roisin avec le Fonds du Logement. Et des opportunités prochaines : la Gendarmerie notamment. Les communes doivent à présent présenter un Plan triennal du Logement. Fosses organise aussi le " Plan Habitat Permanent " pour sortir les habitants des campings vers de vraies habitations : cela concerne 130 ménages au Val Tréko et 108 aux Viviers (route de Mettet) ; en synergie avec le CPAS, l'IDEF, l'ONE et les sociétés de Logement, cette politique propose aux résidants des primes diverses (5.000 € pour démolition de la caravane, primes de réinstallation et de déménagement) et déjà 14 demandes ont abouti, 11 sont en cours. Il faut noter aussi le " Grenier meubles " qui offre une aide substantielle à ces candidats locataires. Il reste à lutter contre la spéculation immobilière et les " négriers du logement " qui demandent des loyers élevés pour des cagibis souvent à la limite de la sécurité et de la salubrité. Il y a 30 ans, le loyer représentait 10 % des revenus d'un ménage ; actuellement, il dépasse souvent 50 %. Enfin, la commune va s'attaquer aux immeubles inoccupés avec une taxe dissuasive.

Le député J. Etienne présente un tableau général de l'habitat wallon : sur 1.200.000 logements, 400.000 sont loués et peu sont des logements sociaux ; il y en a 6.400 pour la province de Namur, mais souvent en " âge avancé " ; 46 % sont des maisons, 44 % des appartements. Et 49.000 candidats attendent leur tour... alors qu'on compte 40.000 logements inoccupés en Wallonie. Le revenu moyen des ménages wallons est de 12.800 € par mois, et les loyers moyens se situent à 7.500 €. Il a fallu rationaliser les Sociétés de Logement : de 100 on est revenu à 77 et chacune gère entre 200 et 3.000 logements. Mais le déficit cumulé de ces sociétés atteint 2 milliards de francs (contentieux de loyers impayés). De plus, cette politique de logements sociaux dans de gros immeubles a eu des effets pervers comme la concentration de familles à difficultés, d'où un accroissement de l'insécurité. D'autre part, le blocage des loyers aurait un effet inverse : davantage de mises en vente, donc moins de locations.

Le Foyer Namurois gère 1.100 logements dans les communes de Namur, Floreffe, Fernelmont et maintenant Fosses. On ne veut plus de gros immeubles ghettos, mais de petites unités de logement, plus humaines. La Région Wallonne attribue plus de 130 millions d'aides (sous forme de primes) aux sociétés de logement et 100 millions au privé, pour la rénovation d'immeubles. Après le drame de Mons, le CDH a demandé que le gouvernement wallon attribue un milliard d'euros sur 5 ans pour la rénovation de ces immeubles sociaux vétustes. Il faut revoir les critères d'attribution et organiser autrement la gestion des sociétés de logement, revoir le calcul des loyers selon les régions et donner aux communes un meilleur contrôle de la gestion.

M. Herchies, architecte au Fonds du Logement (des Familles Nombreuses) expose brièvement le projet de transformation de l'immeuble de Mme Cuvelier, rue Victor Roisin : on y fera 8 logements de différentes tailles : certains avec 3 chambres, mais aussi des studios, dans le cadre aussi du Plan Habitat Permanent.

Plusieurs auditeurs ont pu poser des questions : les tranches d'âge des locataires (M. Etienne répond : 9 % de 30-39 ans ; 25 % de 20-30 ; 34 % de 30 à 50 et 32 % de plus de 60 ans). On a noté que l'éclatement des ménages suscite des familles monoparentales. Que les immeubles sociaux suscitent danger, violence, insécurité ; mais les locataires sont aussi des pensionnés, des handicapés. Autre opportunité pour les propriétaires d'un logement insalubre " : le confier au CPAS qui avec le BEP restaure le bien qu'il loue à concurrence des frais engagés ; après dix ans, le propriétaire retrouve le loyer d'un immeuble en bon état au lieu de son taudis qui ne rapportait rien. Enfin, on s'est inquiété de la sécurité et des surfaces habitables dans ces logements sociaux : ils doivent répondre aux critères de conformité mais, explique le Bourgmestre, le Service de Prévention n'est souvent prévenu que lorsqu'un locataire est installé : peut-on l'expulser pour forcer la mise en conformité ?

Après avoir remercié les intervenants, la présidente a évoqué les projets de la section CDH : une étude sur les Plans de secteur ; une excursion à Bastogne (exposition), une fête des Familles et des sports dans le canton. Une très intéressante soirée.