N°03    11 février 2005

Les transformations de l'habitat Fossois

L'urbanisation d'une ville comme Fosses est en constante évolution. Au départ, on le sait, le Chapitre, formé de la Collégiale et de maisons de chanoines, fut entourée d'un rempart par Notger en 974. Les citoyens qui s'étaient établis à côté de l'ancienne abbaye de saint Feuillen depuis le VII siècle étaient essentiellement des artisans et commerçants ; cette " ville des bourgeois " fut aussi protégée d'un rempart en 1149. Ainsi enfermée, elle ne put pas beaucoup s'agrandir et c'est l'étroitesse des rues qui donne ce cachet, ce caractère typique d'ancienne bourgade au centre de la ville. A l'extérieur, bien sûr, existaient de petites exploitations agricoles, ou de grosses fermes, et des moulins. Mais les extensions " hors les murs " ne se firent guère qu'au XIXe siècle. Ainsi, on remarque que le bas de la rue de Vitrival est plus étroit que sa 2e partie. Ce tronçon de rue ne fut créé qu'en 1843, pour rejoindre l'avenue Albert 1er (rue de la Gare De même pour la rue d'Orbey : le début est un vrai goulot car, au-delà du mur d'enceinte qui passait juste à l'entrée, ce n'était qu'un sentier ; la route vers Tamines fut crée aussi en 1843.

Fosses eut longtemps le statut d'un centre commercial très important, au milieu d'une vaste région agricole. Ces magasins nombreux et variés disparurent peu à peu, par la force de l'évolution des moeurs et l'influence américaine : des moyennes et grandes surfaces se sont implantées à l'extérieur, car autre changement des moeurs et habitudes la voiture s'est imposée et les parkings sont devenus indispensables à une activité commerciale. Beaucoup regrettent la disparition de ces magasins : en me reportant à 50 ou 60 ans d'ici, j'en ai relevé 17 à la rue de Vitrival, 9 rue des Egalots, 7 rue Marché aux Porcs, 21 rue du Postil et 18 pour la rue et place du Marché ! Sur ces 65 il en reste 25, si je ne me trompe : 7 rue de Vitrival, 3 rue des Egalots, 4 au Marché-aux-Porcs, 6 rue du Postil et 5 rue et place du Marché ! Mais on a parfois l'impression que presque tout a disparu... Inéluctable évolution. Ces anciens magasins sont devenus habitations privées. Et puis, des " promoteurs immobiliers " se sont mis à partager les maisons en studios et appartements, souvent exigus et sans grand confort. Les exemples ne manquent pas, rue Al Val ou place du Marché, comme cette ancienne épicerie derrière le kiosque, qui compte actuellement 8 logements !

Puis, des immobilières plus sérieuses se sont aussi mises à la transformation et, en fonction d'une réelle demande de logements moyens, à la partition d'immeubles en appartements. L'ancien café de la Goyette, au bas de la rue du Postil : 3 appartements ; l'épicerie Cornélis, place du Marché, la première maison rue du Chapitre, l'ancien magasin Pilloy rue de Vitrival, l'ancienne maison Bodart, avenue Albert 1er et bien d'autres. Plusieurs sont en cours de transformation actuellement et j'ai tenté d'en faire une petite étude.

La famille Viaene, dont on connaît le dynamisme commercial et financier, a créé, outre le Stock Américain et ses extensions continuelles, une immobilière : la société VILLERGER, dirigée par Philippe et Jacqueline Viaene et dont le siège social est au n° 6 chaussée de Namur. Elle a déjà réalisé plusieurs transformations d'immeubles et deux gros chantiers sont en cours : l'ancienne CGER aux Quatre-Bras et les anciens Etablissements Evrard, rue du Postil.

Avenue Albert Ier, n° 1.

C'était autrefois l'Auberge des Quatre-Bras de Désiré Depraute, un ingénieux mécanicien d'autos et inventeur d'une machine à coudre, puis d'un vélo, " L'Eclair ". L'hôtel, avec café et restaurant, comportait 17 chambres. Il fut occupé ensuite par René Lebichot, puis Francine Charlier, Alb. Jeanmart, Michel Charue, Thierry Gillain et son Watneys avant d'être repris comme établissement bancaire de la CGER devenue Fortis.

Avec J. Miche comme architecte, il s'agit d'aménager un rez de chaussée commercial (et il semble bien y avoir déjà un amateur : question de parking !) et deux appartements, déjà pratiquement existants. L'immeuble, équipé en eau, électricité et égouttage, ne verra pas de modifications extérieures : il gardera ses 3 étages de 5 fenêtres avec une façade de 15 m, une profondeur de 7 et une hauteur de 6,75 mètres sous toiture (niveau corniches).

Au rez-de-chaussée, on aura un hall d'entrée commun à l'arrière, rue du Moulin. La surface commerciale comporte 67 m2, plus atelier, réserve, bureau, sanitaires et chaufferie.

A chaque étage, un appartement identique : hall, salon (6 x 4,20 m.), séjour (3,50 x 2,70), cuisine, 3 chambres (20, 13,65 et 16 m2) et salle de bains. La surface totale de chaque appartement est de plus de 100 mètres carrés. Donc, des logements de standing. Avec un grenier en réserve.

Un avis favorable aux transformations fut accordé le 12 décembre dernier et les premiers travaux ont débuté depuis deux semaines.

Rue du Postil n° 1

La même immobilière VILLERGER a entamé les travaux de transformation de cet ancien immeuble commercial. En 1900 déjà, c'était un grand magasin de confections et de tissus : " Chez Richir " ; puis ce fut Mme Binon, puis M. Evrard père, puis Franz Evrard et enfin M. Palate qui, ne pouvant acheter, émigra chaussée de Namur vers Sart-Saint-Laurent (toujours question de parking !).

Là aussi, c'est un vaste immeuble de 13 m de façade, avec 3 niveaux. une hauteur totale de 12,58 m. en faîtage et une profondeur de 12 m. L'architecte J. Miche a prévu d'y réaliser 6 appartements : 2 par niveau, un de 100 m2 et l'autre de 112 m2, avec chaque fois deux chambres.

Au rez de chaussée : un porche d'entrée donnant sur un hall de dispersion vers les appartements à gauche et à droite et vers l'escalier pour les étages. Et deux appartements. A gauche : salon (4,50 x 5 m.), séjour (4 x 4,50), cuisine (3,80 x 1,80), salle de bains (3,80 x 1,80) et buanderie de mêmes dimensions ; WC ; hall vers les chambres : une de 3 m 20 x 4 m40), l'autre de 2,30 x 4,40 m) ; et à l'arrière, une terrasse de 4 mères de large donnant sur une petite cour.

Le second appartement, à droite, est un peu plus vaste : un salon (4 x 4,50), séjour (6 x 4,75), bains et buanderie, chacune de 2,17 x 3,95 ; puis un hall vers deux chambres : une de 3,70 x 4,60, l'autre de 3 x 4,60 m. Et enfin aussi une terrasse de 4 m 50 de large, plus un petit local de réserve.

Les deux étages sont identiques avec chacun deux appartements comportant : celui de gauche : séjour (4 x 5 m.), salon (4,20 x 5,22), cuisine (3,70 x 3,75) ; salle de bains et buanderie chacune 3,70 x 1,90), WC, hall, deux chambres (4,40 x 3,20 et 4,40 x 2,30), et à l'arrière un balcon de 4 mètres. Celui de droite : séjour (4 x 4,50), salon (6 x4 ,75), cuisine (3,75 x 3,65) ; salle de bains et buanderie chacune 3,70 x 2,17), hall et deux chambres de 4,60 x 3,70 et 4,60 x 3 m.) et un balcon de 4 m. 50.

En sous-sol : chaufferie, locaux pour cuves et 6 caves. Et un vaste grenier en réserve.

Le permis de bâtir a été donné par le Collège en date du 22 mars 2004. Là aussi les premiers travaux ont commencé et se poursuivent actuellement à l'arrière.

Nous verrons la fois prochaine l'étude de trois autres transformations Fossoises.

On a oublié Simon Wiesenthal...

Jacques Chirac était présent, de même que le président israélien Moshe Katsav, le président polonais Kwasniewski, Simone Veil et Vladimir Poutine, l'ancien lieutenant du KGB devenu président de la Russie. Pour commémorer le 60e anniversaire de la libération d'Auschwitz.

Si l'intervention de Simone Veil était d'une haute tenue : « si ces hommes, ces femmes, ces enfants avaient survécu, que seraient-ils devenus ? Des philosophes, des artistes, des savants ? Ou plus simplement d'habiles et honnêtes artisans, ou des mères de famille)... par contre, le discours de Poutine a oser souligner ce que personne n'a fait avant lui : il a profité de l'audience qui lui était offerte pour assimiler les Tchétchènes aux nazis, en un mot pour justifier sa politique musclée vis-à-vis de la Tchétchénie. Ce n'était ni le lieu, ni le moment ! Mais le plus frappant, c'était l'absence des chasseurs de nazis, Simon Wiesenthal et Serge Klarsfeld.

Wiesenthal, né en Ukraine il y a 96 ans, n'a pas reçu de carton d'invitation pour les cérémonies d'Auschwitz. Ses parents, sa belle-famille sont morts au camp de Belzec en 1942. Lui-même a échappé de peu à la mort au camp de Mauthausen où il fut libéré par une unité blindée américaine le 5 mai 1945. Après la guerre, Simon Wiesenthal s'est mis en tête de retrouver les nazis.

En 1953, Wiesenthal reçut l'information du FBI qu’Adolf Eichmann, ancien chef de la Gestapo, était en Argentine. Il vivait à Buenos Aires sous le nom de Ricardo Klement. Un commando israélien s'est alors envolé pour Buenos Aires et, après trois mois d'observation sur les allées et venues de Klement, le commando parvint à le kidnapper et à le ramener à Jérusalem. Eichmann fut reconnu coupable d'assassinats de masse et fut pendu le 31 mai 1961.

En octobre 1966, Wiesenthal parvint à repérer et à faire arrêter 9 officiers nazis dont le commandant du camp de Treblinka, Franz Stangl. Ce dernier fut arrêté au Brésil et ramené en Allemagne en 1967.11 fut condamné à l'emprisonnement à vie et mourut en prison.

Wiesenthal fit aussi arrêter Hermina Ryan, qui vivait à New York : elle avait dirigé le massacre de plusieurs centaines d'enfants au camp de Majdanek. Extradée en Allemagne, elle fut condamnée comme criminelle de guerre en 1973.

Simon Wiesenthal, juste parmi les justes, a été l'oublié des cérémonies.

Tout comme Serge Klarsfeld, né en 1931, dont le père est mort à Auschwitz. Klarsfeld avait contribué à l'arrestation de Klaus Barbie, chef de la gestapo de Lyon, qui fut le bourreau de Jean Moulin, patron de la résistance française. On sait aujourd’hui que Charles de Gaulle et Jean Moulin se seraient affrontés après la guerre pour le poste de président de la République française, mais Jean Moulin, combattant sur le terrain, fut arrêté par les sbires de Barbie et torturé à mort.

Aidé par les Américains à fuir en Amérique du Sud, Barbie fut retrouvé en Bolivie par Serge et Beate Klarsfeld. Le « boucher de Lyon » fut jugé en France en 1987 et est mort d'un cancer en prison en septembre 1991.

En août 1993, les USA présentèrent des excuses formelles au gouvernement français.

Quant à Beate Klarsfeld, on se souvient qu'en 1967, elle gifla, en plein Parlement, le chancelier démocrate chrétien allemand Kurt Kiesinger qui fut, trente ans plus tôt, membre des Jeunesses hitlériennes. En 1969, Kiesinger était forcé de démissionner...

ON n’en parle pas beaucoup de la Belgique dans tout cela. Soulignons que c'est l'historien Maxime Steinberg qui l'écrit dans Le Soir du 28 janvier dernier, que la Belgique a collaboré d'une manière « administrative qui a bien servi les desseins des nazis. En effet, de nombreuses communes belges, aussi bien wallonnes que flamandes, avaient fait apposer un cachet « Juif-Jood » sur les cartes d'identité des Juifs résidant sur leur territoire. Ce qui facilitait grandement la tâche des Allemands lors des contrôles d'identité !

Daniel PIET

 

Eclairage public

Entre Fosses et Vitrival, il y a depuis longtemps un gros " trou noir " dans l'éclairage public, et ce fut la cause de plusieurs accidents. Nous apprenons que la jonction est désormais projetée. Le bourgmestre B. Spineux a personnellement négocié ce dossier avec le MET Management (Electrabel) à des conditions intéressantes pour la ville de Fosses

Cet aménagement apportera davantage de sécurité pour un grand nombre d'usagers ainsi que pour la clientèle et les gérants des surfaces commerciales et artisanales de ce tronçon et, nous l'espérons, une aide aux activités commerciales locales.

Nous nous permettons d'autre part de rappeler qu'un autre " trou noir " existe entre Sart-St-Laurent et la limite de Floreffe : lorsqu'on vient de cet-te localité, en haut de la côté, là où la route se réduit à deux bandes, c'est le noir complet jusqu'à l'entrée du Sart. A bientôt ?

Van Cau au Musée

On se souvent que le 3 mai 1996, pour célébrer le 200e anniversaire de la naissance d'une brigade de gendarmerie à Fosses, une exposition axée sur l'historique de la brigade de Fosses put être organisée, grâce à d'importantes recherches des gendarmes Eug. Kubjak et Alain Roman.

Le regroupement des polices dans la zone Sambre-et-Meuse ne permettait plus de conserver ce Musée à Fosses et il fut déménagé dans les locaux de la gendarmerie de Floreffe, où il se situe toujours aujourd'hui, mais où il s'est enrichi de nombreuses pièces.

Les Fossois y retrouveront notamment des illustrations et photos de l'ancien commissaire Eug. Lainé, du gendarme François Goedert et de nos' garde champêtre Manu Drèze. On y trouve aussi des bureaux reconstitués, des vélos, 30 mannequins d'uniformes représentant l'histoire de la gendarmerie belge, la tenue de l'agent 15, qui houspillait Quick et Klupke et... les deux derniers authentiques cachots de Wallonie !

A la demande des responsables de la zone de police, Daniel Piet, attaché à la Région Wallonne, est intervenu auprès du ministre président du gouvernement wallon J.-Cl. Van Cauwenberghe, qui a accepté l'invitation à visiter ce musée, que lui ont lancée les policiers. Afin d'appuyer la demande, on avait promis au Ministre qu'il aurait le choix le jour de sa visite, avant la fin de ce mois, entre une blonde et une brune. On dut préciser qu'il s'agissait d'une bière de Floreffe

Ce musée, unique en Wallonie, peut être visité par les particuliers (le week-end) et les écoles.

Contacts :

adjudant Klingels ' (081-74.01.75)

inspecteur Roman ' (071-39.36.07.

 

 

Concours de belote

Le service Incendie de Fosses organise son concours de belote le 25 février à 20 h, salle L'Orbey (inscriptions dès 19 h). Le concours se fait en 7 tours par équipes formées.

Participation : 15 €/personne (avec 7 boissons comprises). - Prix : 750 €

300 € à la 1re équipe, 200 € à la deuxième, 125 € à la 3e, 75 € à la 4e et 50 € à la 6e.

Invitation cordiale à tous.

Il a bien flambé !

Le Grand Feu de Fosses centre, organisé pour la dixième fois par le dynamique comité de la Compagnie des Congolais, a été une belle réussite : plusieurs centaines de spectateurs attendaient, rue de l'Abattoir, samedi soir, et parmi eux plusieurs sorcières et diables du groupe " Abel Zébuth ". Pour contrer le froid, un camion desservait du vin chaud bienvenu. A 20 heures, le comité a amené, en musique, les derniers mariés de l'année qui étaient précisément les voisins de la pâture où se dressait, dans l'ombre, le bûcher : Laurent-Pol Clause et son épouse.

Le feu bouté par torches à plusieurs endroits du bûcher a permis une belle et rapide flambée : un petit vent d'Est chassait la fumée vers le terrain de football, de sorte que les masqués ont pu effectuer une longue farandole et le public apprécier le succès de ce grand feu, mais peu ont pu voir la chute du mannequin attaché au sommet de la perche centra-le. Au bout d'une heure, la musique a emmené tout le monde pour l'habituel bal masqué en la salle L'Orbey : ce fut aussi un beau succès de foule.

La place du Marché

A la lecture d'un article sur l'aménagement prochain de la place du Marché, certains lecteurs se sont émus des modifications qui seront apportées au trafic.

Le changement sera en effet assez marquant ; dans la rue du Marché, le sens de circulation sera inversé : on ne pourra plus l'utiliser pour ENTRER vers la place, mais bien pour en sortir. La place du Marché n'aura donc plus qu'un accès : de la rue du Postil ou la rue Delmotte par la rue Victor Roisin. Et trois sorties : vers Tamines ou Vitrival par la rue du Marché, en longeant les habitations (Si, ancienne Poste, Maison Bleue) ; vers les Tanneries ou Sainte-Brigide par la rue Al Val, ou vers le Chapitre, en passant devant le Vieux Moulin et le Crousti. Le centre de la place devra rester libre et dégagé, avec quelques emplacements de parking côté de la Pizzeria.

C'est le résultat d'une étude approfondie sur l'aménagement du centre de Fosses et l'inversion de la rue du Marché est justifiée par le fait que de trop nombreux automobilistes venant de Tamines vers Namur utilisent la place comme raccourci, sans rien apporter de positif au commerce local.

II restera à " former " les automobilistes à utiliser davantage le parking des Tanneries, trop souvent vide alors que celui du Chapitre est toujours comble, bien que " Zone bleue ".

Dîner paroissial

Le dîner paroissial est l'occasion annuelle de marquer son soutien financier aux oeuvres de la paroisse. Il aura lieu le dimanche 13 février à 12 h. 30 en la salle du Collège St-André, et en cette année de la St-Feuillen, le menu est traduit en termes de Marche : Préliminaires ; Pâté de la Drève ; Greffes de la Folie, Bataillon carré à la Saint-Feuillien et sa garniture ; Feu de file glacé. Il est à 20 €, ou 10 pour enfants. On peut s'inscrire soit en prévenant M. Brun ' 071-71.43.95 soit en versant le montant au compte 068-2128892-60 des oeuvres paroissiales place du Chapitre à Fosses.

Prochaine quinzaine

- Vendredi 11 : fricassée à Vitrival, à 18 h à la salle de gym de l'école ; ramassage des oeufs dès 13 h 30 et bal masqué à 20 h, organisation du comité des fêtes.

- Samedi 12 : Grand feu à Vitrival, rue de la Spinette, soirée carnavalesque - Samedi 12 : goûter du club des jeunes retraités de Le Roux, à 14 h, au réfectoire de l'école communale.

- Dimanche 13 : dîner paroissial à la salle du Collège St-André, à 12 h.

- Lundi 14 : conférence du Cercle horticole en la salle Espace et Solidarité citoyenne à 19 h 30 : Les meilleurs fruits à noyaux.

- Samedi 19 : Grand Feu à Haut-Vent + soirée salle L'Hauventoise, organisés par le comité du Grand Feu.

- Samedi 19 : souper des Familles, à l'Ecole Saint-Feuillen.

- Vendredi 25 : concours de belote de l'Amicale des Sapeurs-pompiers, à 20 h, en la salle L'Orbey.

- Samedi 26 : banquet annuel du club colombophile La Liberté, de Bambois, à p. de 11 h et remise des prix en la salle L'Hautventoise.

SART-ST-LAURENT Dégâts matériels

Vendredi dernier, vers 17 heures, une voiture circulant rue de Burnot et conduite par une dame domiciliée à Namur, a voulu éviter un chat qui se trouvait sur la chaussée. Au cours de cette brusque manoeuvre, elle n'a pas pu redresser son véhicule et a échoué au fossé.

Les inspecteurs de la zone de poli-ce locale ont dressé le constat d'usage, mais il a fallu avoir recours à une dépanneuse, pour extraire le véhicule qui a subi quelques dégâts matériels.

VITRI VAL Carnaval 2005

Le comité des fêtes de Vitrival n'arrête pas d'offrir à ses habitants des festivités toujours très bien organisées et orchestrée.

C'est ainsi que le week-end prochain, les festivités carnavalesques retentiront et le traditionnel grand feu éclairera le ciel samedi soir.

Voici le programme établi pour ces deux journées :

Vendredi 11 février :

- Dès 13 h 30, les enfants des écoles primaires se promèneront dans les rues du village pour récolter le lard et les oeufs, ou les oboles, pour la préparation de la grande fricassée.

- Dès 17 h 30, un goûter sera offert aux enfants en la salle de l'école (entrée par le ballodrome, rue des Quartiers).

- 18 h : grande fricassée gratuite.

- Dès 20 h, toujours en la salle de gymnastique de l'école : bal masqué, avec sono (entrée 2 euros). De nombreux prix en euros seront distribués aux plus beaux groupes.

Samedi 12 février

- A 18 h : fricassée gratuite à la salle - A 20 h : soirée carnavalesque avec la sono DM (entrée gratuite).

- Dès 20 h, les derniers mariés du village mettront le feu au bûcher, rue de la Spinette.

Banquet

La société « La Liberté » de Bambois a le plaisir de vous inviter à son banquet annuel et à la remise de: prix, qui aura lieu à cette occasion.

Ces activités auront lieu le samedi 26 février, à partir de 11 h 30, à la salle L'Hautventoise à Haut-Vent.

Au menu :

- Apéritif, offert par la Société

- Terrine de gibier sur étuvée de witloofs, au miel

- Pavé de saumon à l'oseille

- Douceur du chef

- Rouelles de Dindonneau provençales ; rosties de pomme de terre - Assiette pastorale

- Apple pie sur fond de crème anglaise

Le prix du menu est fixé à 22 euros pour les adultes et 10 euros pour les enfants de moins de 12 ans.

Réservations souhaitées pour le 20 février au plus tard chez :

- J.-Fr. Bournonville È 0476-847.207

- Bernard Finfe ' 071-71.29.89

- Josiane Jacqmain ' 071-71.33.72

- Pascal Molle ' 071-72.99.19

Souper du Mini-foot

Le MFC Bambois organise le vendredi 4 mars, en la salle du hall Omnisports de Sart-Saint-Laurent son 2e Souper du Mini-Foot.

Menus démocratiques et prix des boissons également démocratiques au cours d'une super soirée animée par OMG Production.

Au menu : apéro + Boulettes-tomates-frites, ou apéro et américain-frites, pour 8 euros.

Participation à la soirée : 2,5 euros.

Exposition

Deux artistes Fossoises exposent en ce moment et jusqu'au 24 février au Syndicat d'Initiative (9 à 16 h et 10 à 17 h le w.-end) : ce sont deux nouvelles venues à l'Association : Jacqueline Schlit et Josiane Dor.

Nous en reparlerons...

Marche des Jonquilles

On peut déjà annoncer la prochaine marche organisée par le du Footing Club Fossois, la Marche des Jonquilles, qui aura lieu le dimanche 6 mars, de 7 h à 14 h, avec des circuits de 4, 6, 10, 15 et 20 km.

Départs de la salle Ghislain, place St-Ghislain à Devant-les-Bois.

Avis à tous les amateurs de marche et de beaux circuits.

L'Ecole Moyenne célèbre ses 150 ans

1854-55 / 2004-2005

« Vous avez dit : Ecole Moyenne ? Comme c'est bizarre ! », En paraphrasant une réplique célèbre du comédien Louis Jouvet. Il est, en effet bizarre, de parler d'Ecole Moyenne puisque cette terminologie implique l'existence d'une section secondaire inférieure. Malheureusement, par mesure d'économies, les hautes sphères de la Communauté Française décidèrent d'une restructuration. Diverses écoles subirent ce sort. Ainsi, l'Ecole Moyenne de Lesve fut visée par une telle mesure et dut entrer dans le giron de ce qui était, à l'époque, le Lycée de Fosses-la-Ville. Mais bientôt, concerné à son tour par ces mesures drastiques, notre Lycée fut absorbé par l'Athénée royal Baudouin 1er de Jemeppe-sur-Sambre. Seule la section fondamentale avec classes maternelles et primaires fut maintenue.

Des Fossois s'émurent de la disparition de ces classes secondaires, mais la décision était irrévocable.

Combien de générations se sont succédé sur les bancs de ce qui reste encore une vénérable institution à Fosses-la-Ville. Nous nous devons donc de lui rendre l'hommage qu'elle mérite.

Dès 1850, Monsieur Franceschini, 1er échevin, fut l'initiateur de la création d'une école moyenne à Fosses. Ce n'est qu'à partir d'octobre 1854 que les services de cet établissement commencèrent à fonctionner.

Cette année scolaire 2004-2005 voit donc le 150e anniversaire de la fondation de l'école. Le souhait de quelques « anciens » est de fêter cet anniversaire.

Dans ce cadre, nous faisons appel aux anciens élèves et enseignants qui détiennent des objets, des documents qui pourraient alimenter une exposition. D'autres projets pourraient également voir le jour. Mais pour atteindre cet objectif, un appel est lancé aux bonnes volontés, afin de constituer un comité du 150 e anniversaire. Pour les contacts, veuillez vous adresser à

Jean-Claude Mathieu

' 081-44.46.90

jean-claude.mathieu@swing.be

Théâtre wallon

« Li Soce dès Comédyins fosswès » donnera deux représentations théâtrales les samedi 12 mars, à 20 heures et le dimanche 13 mars, à 16 heures, en la salle de gym de l'Ecole Le Bosquet, à Fosses.

Les cartes de prévente seront disponibles au Syndicat d'Initiative, au prix de 5 euros.

La Fricassée

La tradition de la Fricassée du Mardi Gras n'est pas prête de s'éteindre à Fosses. En effet, dès le matin déjà, les responsables se sont promenés dans les rues de la ville, tambours et fifre en tête, afin de récolter les oeufs et les oboles et préparer ainsi une fricassée monstre à laquelle furent conviés tous les Fossois.

Les mêmes festivités se sont déroulées avec le même entrain, aux quatre coins de l'entité, notamment à Aisemont et à Le Roux.

Mémoire du Roi Albert

La traditionnelle cérémonie patriotique d'hommage au Roi Albert aura lieu le jeudi 17 février à 17 heures, comme de coutume. Les personnalités, les délégations patriotiques avec drapeaux et les personnes qui veulent honorer ce grand Roi-Chevalier se réuniront place du Marché à 16 h. 45, pour se rendre en cortège au Square Chabot devant le monument du Roi.

Logement social

Le problème du logement est crucial à Fosses. La section locale du CDH organise une rencontre-débat sur ce sujet le mercredi 16 février à 20 heures, à l'Espace Solidarité, aux Quatre-Bras.

Cette problématique sera évoquée par Benoît Suchet, échevin de la citoyenneté, des affaires sociales, du logement et de la famille, ainsi que par M. Jacques Etienne, député wallon et président du Foyer Namurois, qui va entreprendre (cette année ?) la transformation de trois petites maisons près de l'Hôtel de Ville, rue Al Val et ruelle Thée-Dinant. Invitation à tous ceux qu'intéresse le logement chez nous.

Urgent !

Le Syndicat d'Initiative recherche un costume de GRENADIER en prêt (même dépareillé) pour l'exposition consacrée à la Saint-Feuillen au Musée du Petit Chapitre, du 4 mars au 31 octobre 2005. Pour info :

' 071-71.46.24

si.fosses @ skynet.be.

Chez les Chinels

Le 24 janvier dernier, 40 Chinels et Pierrots se sont rendus à Bruxelles, afin de se mettre dans la peau de figurants, pour un film avec F. Diffenthal (Taxi). Ce film s'intitule : « Comme sur des roulettes » et devrait passer à la RTBF ou France 3 fin avril.

Le week-end des 5 et 6 février, ce fut une bonne mise en jambes dans le Calvados, à Granville.

Le mois de mars est complet avec, tout d'abord, une « petite Laetare », la Saint-Feuillen oblige. Ensuite, le week-end des 12 et 13 mars, nous nous rendrons dans la région parisienne le samedi ; et le lendemain, nous nous produirons près de Maubeuge, à Pont-sur-Sambre. Puis, le dimanche 20, nous serons à Genappe, en compagnie de nos Echasseurs rouge et vert et enfin, le 27 mars, nous allons à Fleurus pour la 125e cavalcade (avis aux amateurs), où nous serons accompagnés de 3 autres groupes Fossois : les Echasseurs, les Sorcières et les Clowns.. Je pense que pas mal de chaumières seront vides cet après-midi là.

Prochainement, vous pourrez vous procurer la figurine « Doudou », au Si, au même prix que les Chinels et Pierrots, c'est-à-dire 8 euros.

Prochainement aussi, on devrait obtenir le CD de la Société et enfin, il a été décidé, au Conseil d'administration, de relancer « les hommes sauvages », mais nous attendons d'être reconnus par la Communauté française.

Voilà les dernières nouvelles des Chinels et Pierrots. A bientôt.

Philippe LECLERCQ, président

Conseil communal

Philippe MOREAU rejoint l'U.D.

Budget : un tout petit équilibre

Un public assez fourni a assisté, le 31 janvier, à l'importante séance du Conseil communal consacrée notamment à la présentation des budgets pour 2005. Dans le calme, la simplicité et la bonhomie coutumière. Et une nouvelle de taille : un " transfert " de conseiller.

Avant d'entamer l'ordre du jour, en effet, le conseiller MR Philippe Moreau a donné lecture d'une déclaration officielle : il rejoint le groupe Union Démocratique dans la majorité communale. En accord avec les instances locales et provinciales de son parti, il a décidé de faire ce pas au vu de l'honnêteté, du sérieux et de l'esprit pluraliste des membres U.D. qu'il soutenait déjà depuis un an et qu'il remercie pour la confiance qu'ils lui témoignent en l'acceptant parmi eux. " Bien volontiers et bienvenue (à d'autres) " dit en souriant le mayeur.

Une minute de silence a été observée à la mémoire de M. Fredy Defoin, époux de la conseillère Bernadette Robaye.

LE BUDGET DU C.P.A.S.

D'abord, une modification au budget 2004 : des recettes et dépenses qui s'équilibrent à 1.848.297 €, sans donc modifier le solde.

Le président Guy Henin présente sa note de politique générale : ce budget " plus que vérité " ne laisse pas de grandes possibilités d'actions nouvelles et ne peut guère favoriser une réelle politique de prévention, mais les impératifs de la tutelle amènent la commune à limiter autant que possible son intervention. Elle sera pourtant majorée de 37.222 € par rapport à 2004 ; ce qui se justifie par une augmentation de plus de 50 % de l'aide sociale, en raison de la situation actuelle, notamment pour les loyers, les réfugiés politiques (coût : 200.000 €) et le prix des repas à domicile. Le CPAS espère tout de même poursuivre son action en faveur de la petite enfance, les aides familiales, la médiation de dettes, les aides pharmaceutiques, etc.

Recettes et dépenses sont en équilibre à 1.680.985 € moyennant une intervention communale de 783.138 €. Les diverses aides sociales se montent à 1.136.000 €

Le budget extraordinaire a prévu l'aménagement en logement social d'une habitation à Vitrival acquise l'an passé, pour 129.400 €.

LE BUDGET COMMUNAL

L'échevine des Finances Laurence Titeux présente son budget pour 2005 : il se monte à 7.959.272 € en recettes et 7.958.212 en dépenses, soit un tout petit boni de 1.060 € à l'exercice propre ; mais grâce au boni des exercices antérieurs, le boni global est rassurant : 1.390.477 €. Nous en donnerons les détails dans une prochaine édition.

L'échevine note une augmentation du Fonds des Communes, qui avec 158 € par habitant reste malgré tout bien en dessous de celui d'autres communes équivalentes (souvent plus de 200). En personnel, les dépenses restent constantes ; le pécule de vacances passera à 65 % (+ 30.000 €) et on espère à 92 % en 2006. En frais de fonctionnement, le traitement des déchets reste le point noir : malgré la hausse de la taxe, il laisse un déficit de 35.000 €, soit 10 € par ménage. Au chapitre Transferts, la Zone de Police est catastrophique : + 31 sur 2004. Certains voient dans la Réforme des Polices une réussite : pour les grandes villes à forte densité, peut-être, dit le Bourgmestre ; pour une zone aussi étendue que celle de Fosses-Floreffe-Profondeville-Mettet, c'est très dur et paralysant pour les finances communales. Les heures supplémentaires de 2001 ne sont pas encore payées, le parc automobile est vétuste et le personnel n'est même pas au complet : à Fosses, il y a un policier pour 598 habitants, contre 1 pour 395 à Sambreville (qui fait moins de la moitié de la superficie de Fosses) et 1 pour 311 à Namur. D'autre part, le subside au CPAS augmente de 30.000 € (mais reste en dessous de celui de 2003) et la dette est stable : 106 € par habitant (141 pour la moyenne provinciale). En conclusion, l'échevine remercie le Receveur et Mme Godfroid qui ont participé à l'élaboration de ce budget.

Au nom de la minorité PS, M. Brachotte, très posément, estime le boni annuel trop précaire ; par contre, il regrette qu'on n'ait pas étendu la révision des barèmes au personnel non statutaire, admis à l'unanimité en 1998 par le Conseil. L'échevine et le mayeur précisent qu'on a augmenté les bas salaires et le pécule de vacances, qu'on a nommé plus de statutaires (16) et complété le cadre, avec l'appui de la concertation syndicale. Au niveau des déchets, reprend M. Brachotte, il ne faut pas culpabiliser la population : une partie du déficit est payée par les impôts de chacun. Mme Titeux : le CRAC nous impose l'équilibre en ce chapitre, on doit justifier tout dépassement ; Fosses reste dans le peloton des bons élèves avec un poids de déchets par habitant inférieur à la moyenne provinciale.

Au vote, le budget ordinaire est admis par 13 oui (12 UD avec M. Moreau, + Mme Rochet) et 6 abstentions PS justifiées par le faible boni à l'exercice propre.

Le budget extraordinaire se monte à 2.232.450 € en recettes et dépenses. Les recettes se répartissent à 776.800 € en subsides ; 229.733 en investissements sur fonds propres ; 989.207 en emprunts ; 15.900 de solde des exercices antérieurs et 220.750 de prélèvement sur l'ordinaire. Les dépenses concernent une série de travaux dont nous reparlerons ultérieurement. Mme Lalière s'inquiète des pavés de la rue Haut-Vent : ils seront replacés sur les trottoirs, assure le mayeur. Le budget est admis à l'unanimité, le PS se justifiant du fait qu'il a voté les taxes et que ces travaux sont nécessaires. M. Spineux remercie le PS pour ses interventions à la Région pour l'obtention de subsides.

FINANCES

Pour le Service Incendie, dont Fosses est le centre, les communes affiliées paient une cotisation centralisée par la Province et la part de Fosses est de 60 %. II y avait du retard dans le remboursement et notre commune doit recevoir 248.452 €.

De nouveaux tarifs sont imposés pour les transports en ambulance : selon le nouveau tarif unifié, le transport d'un malade coûtera 3 € par km, avec un forfait jusque 10 km pour 50,07 € (2.020 FB) ; du 11e au 20e km : 4,96 € et au-delà de 21 km, 3,72 € (150 FB). L'attente sur place se paiera 18,50 € l'heure après 30 minutes. Le tarif prévoit aussi le prix de divers services (défibrillation, oxygène. etc.)

La redevance communale sur les permis de bâtir sera de 50 € ; pour un permis de lotir : 120€ par parcelle ; permis d'environnement : 500 € en classe 1, 50 en classe 2 et gratuit en classe 3. Le permis unique (bâtir + environnement) : 550 € en classe 1, 120 en classe 2.

Le Conseil approuve le projet de location de la chasse dans les bois de Sart-Eustache, avec Mettet.

TRAVAUX

Pour des travaux aux infrastructures scolaires, la firme Allard, de Virton, est adjudicataire pour 5.638 €.

Des travaux forestiers (nettoyage et plantations) sont prévus au bois Grand Fréchy à Sart-Eustache, pour un total de 3.128 €, moins 1.564 de subsides. Et une série de panneaux touristiques pour 300 €, subsidiés pour 240.

Des travaux de réfection et d'égouttage de la rue du Long Try à Le Roux sont prévus pour 350.000 €, non subsidiés parce que non acceptés dans le Plan triennal, mais urgents : ils sont financés sur fonds propres.

DIVERS

La représentation de la ville au Conseil d'Administration de l'A.I.S. " Gestion Logement des cantons de Fosses et Gembloux " sera assurée par B. Spineux qui précise qu'il y a des problèmes avec Gembloux, un manque de coordination et des lacunes dans les services : il y sera attentif.

Le Conseil ratifie la convention avec le camping Val Tréko pour la location d'un emplacement pour un mobil home qui doit servir aux permanences sociales de prévention de précarisation ou d'exclusion, réduire les risques de toxicomanie et la délinquance, assurer une assistance aux victimes. Le loyer est de 750 € par an pour cette antenne de Prévention Proximité.

Approuvé aussi le protocole d'adhésion (pour 630 €) au " Réseau Logement " qui prévoit l'accompagnement, la formation du personnel et un échange de savoir-faire pour le Servi-ce communal de Logement social, avec un guichet Logement tenu par une employée communale.

(à suivre)

Il y a 100 ans...

N° 1 du dimanche ter janvier 1905

Arrestation. - Dimanche dernier, les nommés Collignon Jules et Denis Oscar, de Mornimont ont été arrêtés par le commissaire de police Paris chez M. Vincent Leloup qui donnait une soirée dramatique ; ils étaient porteurs de poignard et de revolver. Ils furent remis en liberté lundi matin. M. Paris a confisqué les armes prohibées et dressé procès-verbal.

Cours d'agronomie à Sart Saint-Eustache. - Les épreuves orales sur le cours ont donné de bons résultats : 12 élèves sur 20 ont obtenu les 9/10 des points. M. le conférencier s'est montré très satisfait de ces résultats et salue notamment les élèves du Roux venus en grand nombre.

N° 2 du dimanche 8 janvier 1905

Dimanche S courant à 2 1/2 heures, rue du Curé, conférence sur la culture et la taille des vignes. On se rendra dans la magnifique serre de M. Maillien-Jadoul, puis on ira visiter des vignes malades.

N° 4 du dimanche 22 janvier 1905

Vitrival. - Une conférence sera donnée au local de l'école des garçons, par M. Wéry, ingénieur agronome, sur l'assurance contre la mortalité du bétail, un sujet de la plus haute importance que tous les cultivateurs viendront écouter

N° 5 du dimanche 29 janvier 1905

Soirée annulée. - La soirée dramatique qui devait être donnée par le Cercle Sainte-Julienne ce dimanche 29 courant a dû être annulée en raison du décès d'un des acteurs, M. Henri Lallemand. Le service solennel pour le repos de son âme sera célébré mardi 31 janvier, à 10 h. On espère qu'un grand nombre des habitués des soirées voudra y assister.

Dans les naissances du mois de janvier, on relève les noms de : Hélène Godfoid, Yvonne Godfroid, Bertha Mouthuy, Sylvie Magne, Eva Clause, Guillernine Dupont, Ursule Colin. Curieusement, il n'y a que des filles !

Li guêre di 40, vikéye pa on gamin

pa Roger Viroux

Si tot a l'aîr di s' rapaujî à Fosses, ci n'esè nin l' cas au Banbwès : on-zaprind qui m' prôpe cousin, Jules Viroux, qu'aveûve mârié Mariette Ruydant, d' Fosses èt qu'èsteûve prîjenî, vint d' moru en-Alemagne. Tote li fa-mile è-st-arèdjîye après lès Boches èt lès rèxisses.

Quand s' fré, René, qui n'aveûve pont d' quâlificâcion, intère à l' jendârmeurîye après l' guère, casèrné à Brussèl, chake côp qu'on fusiliéye on kollaborateûr, il èst volontaire : « Dji sondje à m' fré èt djè lès diskind corne dès lapins ! » di-st-i.

Ci n'est qu' pus taurd, pa dès prîjenîs qu'èstin.n' avou Jules, qu'on-zaprind qu' gn-a on médecin Alemand qu'a passé lès dêrènes nûts avou li

Mins i n'aveûve nin 1' moral !

On-z-apind èto, qui m' cousin Jean Viroux, li fi da Joseph èt l'fré da Josepha, a stî touwé pa lès rèxisses dins one cinse à Etalle, en Gaume, au d' truviès d'one pwate di grègne.

D'après on-ake di décès, il aureûve moru à Arlon li 11 di (ulèt' 1944. Comint-ce qu'il a arivé à Arlon ? S'i n'èsteûve qui blèssî, duvint-ce qui lès rèxisses ou lès Boches l'aurin.n' èmwinrné à Arton ?

Li cinsî èwoù-ce qu'il aveûve sitî « blèssî », donc, a dit à dès djins dè l' famile, qu'on stî vôy vèlà pus taurd, qui c'est li qu' l'aveûve mwinrné à

tchèrète à Ârlon. Dj'a mès doutances : si dj' duvreûve mi disbarasser d'one saquî, dji n' mi contintereûve nin dè l' lèyî là sins l'achèver. Et duvint-ce qui l' cinsî n'a nin payî po-z-awè cactchî on rèsistant ?

Ça stî l' min.me iswêre po Taxhet, qu'aureûve moru à Auvelais ! Vos p'loz ièsse sûr, si n'èsteûve qui blèssî, qui mi, dj' l'aureûve ieû achevé ! Qu'èst-ce qu'aureûve mwinrné Taxhet à Auvelais ? Poqwè ?

Au Banbwès, on (douve li tranchéye. C'èst d's-!talyins. Gn-a min.me dès vîys. Zèls, is n' sabotenut nin ! L'jtalîye nos-a dèclâré I' guêre en '40 èt lès Bèljes qu'èstin.n' en-Italîye sont dins dès camps vêlà. Là co bin, qu' nosse princèsse Marîye-José, qu'a mârié l' prince Humberto, s'ocupe di zèls. Is sont mia qu'lès-Olandès, lès Frahcès, ètèt.

Lès-Alemands r'faîyenut l' câbe. Li djoû - comint-ce qu'on l' sét bin ? - qui 1«< radâr » va aler, on-aviyon Anglès, qui vint d'après Lêsves èt qui passe à saquants mètes do clotchî d' l'Eglîje, tire one rafale di mitralieûse avou dès grossès baies, èt l' lodjemint do « radâr » èst trawé corne one passète ! n' îrè mauy

Tot l' monde rît au Banbwès èt dji vè qu' Jan èt 1's-ôtes Flaminds dansenut saquants pas sui' vôye

(à chûre)