N°20    14 octobre 2005

La Saint-Feuillen : dernier acte

La troisième journée des grandioses manifestations de la Saint-Feuillen fut aussi marquée par un temps clément, un grand mouvement de foule, ponctuée des roulements des tambours.

Les jubilaires, en deux temps.

Elle débuta par la messe en l'honneur des jubilaires : une dizaine de couples y assistèrent, entourés de représentants de l'Etat-Major en uniformes et M. le doyen ne manqua pas de souligner leur' exemple de fidélité dans l'amour, le travail et le dévouement.

La Musique des Volontaires les attendait à la sortie de l'office pour les conduire à la salle communale. Cette année 2005 porte un record dans le nombre de jubilaires : 7 pour leurs noces de Diamant et 22 pour leurs noces d'Or, soit 29 contre 18 l'an dernier. Pourtant, en raison de maladie ou d'empêchements, 9 couples seulement, comme l'an dernier, se sont présentés à la réception communale :

Messieurs et Mesdames

C. Honnay-Dumont (Fosses),

Baerts-Clerinckx (Vitrival),

F. Seghin-Tilmant (Vitrival),

A. Willem-Dubois (Le Roux),

J.-P. Cobut-Alexandre (Fosses),

R. Collard-Pirson (Fosses),

A. Debrulle-Duchenne (Le Roux),

R. Dehon-Wéry (Vitrival)

J.-M. Muller-Rosière (Nèvremont).

Notons que M. et Mme André Patris et M. et Mme André Lebon assistaient à la messe mais ne souhaitaient pas participer à la réception officielle.

Sur le podium des autorités communales, auxquelles s'étaient joints le secrétaire de l'Etat-Major B. Collard et le trésorier L. Lamy, ainsi que M. le doyen et le commissaire Simonini, c'est la nouvelle échevine des affaires sociales, Anny Batardy, qui eut l'honneur de présenter la vie et la carrière de ces jubilaires ; elle avait au préalable rappelé le souvenir de son prédécesseur Benoît Buchet et demandé une minute de recueillement à sa mémoire, dans une intense émotion générale. Elle fit cette présentation avec gentillesse, une pointe d'humour parfois et, confuse, dut improviser la présentation de M. et Mme Roger Denis-Clause, de Nèvremont, qui ont pu se décider in extrémis. La Musique ponctuait chaque présentation d'une petite " arguedaine ", apportant la note joyeuse indispensable et le traditionnel vin d'honneur communal, offert à tous, clôtura cette partie d'une importante journée vouée à rendre honneur aux anciens.

Les marcheurs médaillés.

Car ce 3e dimanche est celui de la remise de médailles aux marcheurs qui justifient 7 Saint-Feuillen et plus et dont nous avons donné la liste dans le précédent numéro.

Les Compagnies de Haut-Vent et Sart-Saint-Laurent avaient même organisé à cette occasion une sortie de leurs pelotons, pour avoir l'occasion au moins une fois de défiler dans les rues de leur village avec ces médaillés du jour. Aussi, des représentants de l'Etat-Major s'étaient rendus sur place pour re-

mettre les médailles : à 10 heures à la Fontaine Saint-Laurent pour ceux du Sart, dont André Demeuse, décoré pour 12 septennales (v. photo ci-dessous) et 8 autres ; puis, à 13 heures 30, à Haut-Vent pour 30 médaillés et à 14 heures à Aisemont où c'était la Marche annuelle, pour 6 médaillés.

Entre-temps, les compagnies de Fosses entamaient un petit périple dans nos rues pour se retrouver vers 16 heures au parking des Tanneries où de malencontreuses voitures encore garées mirent du désordre dans le placement des groupes.

Mais on y notait les délégations et drapeaux, parfois avec batterie, de plusieurs Marches ayant participé à la Saint-Feuillen.

Après le discours de circonstance et les remerciements du Président E. Damanet, qui se réjouit de l'excellente tenue des marcheurs au cours de cette formidable journée sans incident, ce fut la remise des médailles aux drapeaux et aux vétérans pour 7 à 11 septennales : 24 chez les Grenadiers, 2 aux Mamelucks, 10 aux Congolais, 5 à la Musique, 11 aux Zouaves, 13 aux Tromblons ; puis 5 à Bambois, Le Roux et Nèvremont ; 2 à Sart-Eustache, 4 à Vitrival, et une à Malonne, Pontaury, Châtelet et à l'Association. Un beau moment fut, malgré l'encombrement, la parade des drapeaux. Le traditionnel et dernier feu de file mit un point final à ces grandioses manifestations de la Saint-Feuillen 2005 qui, en dépit de quelques critiques, fut d'un avis très général un remarquable succès.

Malheureux accident

Le feu de file qui marquait la fin d'une belle journée de marche à Haut-Vent en l'honneur des 30 médaillés de cette imposante Compagnie fut malheureusement marqué par un tragique accident : lors du feu de file final, le fusil du jeune Claude Deneubourg, 26 ans, explosa soudain, lui déchiquetant la main gauche. Il fut rapidement emmené en clinique, mais les médecins, devant la gravité de la blessure, durent se résoudre à amputer le reste de la main.

Actuellement, le blessé va bien et se remet doucement de cet accident qui rappelle une fois de plus la dangerosité des fusils de marche.

Photo

Ils ont reçu la médaille pour 11 Saint-Feuillen.
De gauche à droite : Roger Godfroid(Tromblon), Jean Piéfort (Musique), Jean Romain
(Congolais), Marcel Quertinmont (Grenadier), Roger Collard (Grenadiers), Jacques
Moret (Congolais), Marcel Scieur (Grenadier) et Jacques Gailly (Grenadier). Ne sont
pas sur la photo : Hector Gosset et Jules Dewez (Zouaves), Georges Gosset (Haut-Vent).

Sur cette photo datant de la St-Feuillen 1949, M. Demeuse, de Sart-St-Laurent, pose avec ses deux fils : Jean à gauche et André (décoré pour 12 St-Feuillen).

 

Fost-Plus

- Ramassage des papiers et cartons : le mardi 18, pour Sart-Saint-Laurent, Fosses et Bambois ; le jeudi 20, pour les autres sections.

- Les sacs bleus seront récoltés le mercredi 26, pour toutes les sections de l'entité.

Bureaux fermés

L'Administration communale de Fosses fermera ses bureaux les 31 octobre, 1er et 2 novembre.

Théâtre

Des déplacements sont prévus pour assister aux différentes représentations théâtrales aux Beaux-Arts de Charleroi. Les départs ont lieu le samedi à 13 h 30, en Leiche.

- Le samedi 13 novembre : « Valse de Vienne », opérette en 3 actes de J. Strauss.

- Le 10 décembre : « Là-Haut », de Maurice Yvarin.

- Le 28/1 : « Rose de Noël ».

- Le 18/2 : « La Traviata », de Verdi.

- Le 11 mars : « Méditerranée », de Francis Lopez.

Renseignements chez

Mme Christiane François

' 071-71.10.65.

 

Senior Amitié

Une équipe dynamique, formée d'anciens et de nouveaux membres, « prête à donner de leur temps pour continuer une oeuvre si appréciée des seniors » vous invite à venir passer une après-midi de détente, de joies et de chants lors du Goûter d'Automne le mardi 19 octobre, à 14 h, à la salle du Collège Saint-André.

Notre Amicale fêtera également les couples jubilaires et les anniversaires. Venez nombreux. On vous y attend avec plaisir.

Le Comité

Conseil communal

La prochaine réunion du Conseil aura lieu le lundi 17 octobre avec 16 points à l'ordre du jour, dont 7 à huis clos. En voici les principaux :

- budget 2006 des Fabriques d'église de Sart-Eustache et Vitrival ;

- vente de bois 2006 ;

- à huis clos : engagement à titre définitif de deux pompiers volontaires (Olivier Ledieu et Kévin Lambert) ;

- à huis clos : enseignement communal : remplacements, désignations, interruptions de carrière, etc.

Avis

La personne qui a malencontreusement emprunté l'épée qui se trouvait à l'étalage du magasin Le Passé-Présent, en Leiche à Fosses, est priée de la rapporter (aussi discrètement que possible peut-être), car il s'agit d'une épée prêtée pour la Marche, ne nous appartenant pas. On peut aussi la déposer au bureau du journal.

Deux autres décès

- Victime aussi d'une pénible maladie qui s'est assez brusquement aggravée, Mme Victor Mélan, née Gilberte Cassart, est décédée le 27 septembre en son domicile de la rue de Nèvremont ; elle était née à Bioul le 5 janvier 1929, avait eu deux enfants, quatre petits-enfants et une arrière-petite-fille.

M. et Mme Mélan avaient quitté Fosses durant une quinzaine d'années et résidé à Liège, en raison du travail de Victor, ingénieur à l'Unerg. Mais, rentrée chez nous, Gilberte s'était rapidement investie dans le groupement du 3e Age local qu'elle avait contribué à fonder, puis dans le comité de Senior-Amitié. Douée d'une âme d'artiste, elle décorait avec une infinie finesse de petits vases et autres objets : elle avait participé à plus d'une exposition. Chacun et M. le doyen lors de ses funérailles - louait sa distinction, sa délicatesse, son attention aux autres, son dévouement dans la discrétion.

Nous présentons à son époux et à ses enfants nos bien vives condoléances et les assurons de toute notre sympathie.

- D'autre part, la semaine dernière on a appris le décès de Mme Marcel-le Malotteau, veuve de M. Eloi Marcelle, née à Fosses le 26 mars 1921 et décédée à Sambreville le 3 octobre. Travailleuse, courageuse, elle avait perdu son mari très jeune et élevé ses cinq enfants. Sa vie fut aussi marquée de foi (elle avait reçu le sacrement des malades et manifestait une grande piété mariale) et de dévouement : elle avait participé aux activités de Vie Féminine et de Senior-Amitié.

Ses funérailles ont eu lieu le jeudi 6 en la collégiale de Fosses. Nous présentons à ses enfants nos bien sincères condoléances.

Parc à conteneurs

Rappelons aux usagers que le parc à conteneurs a adopté depuis le 1er octobre l'horaire d'hiver. Le parc est donc ouvert de 9 h à 17 h sans interruption (arrivée avant 16 h 45).

Accident mortel

Le mercredi 29 septembre, vers 18 h 30, une famille de Mettet circulait sur la RN98 vers Ligny. Peu après le viaduc de Fosses, le chauffeur a arrêté sa voiture pour un problème technique. La famille décide de partir à pied vers la sortie suivante. Le père resté sur place fut subitement fauché par une Peugeot 406 conduite par un habitant de Mettet. La victime, 43 ans, a été projeté plusieurs mètres sous les yeux horrifiés de sa famille.

Les secouristes arrivés rapidement sur place n'ont rien pu faire pour le ramener à la vie.

Notre doyenne fêtera ses 102 ans

Fosses est fier de compter parmi ses ouailles une centenaire, née chez nous voici bientôt 102 ans.

En effet, Madame Emilienne Pou-leur, veuve de Ernest Lamy, fêtera ses 102 ans ce samedi 15 octobre.

Jusqu'il y a quelques mois, elle vivait encore chez elle, seule, rue du Tisserand à Haut-Vent, dans sa maison, où elle est née et avait toujours vécu. Craignant parfois des problèmes d'équilibre, il était préférable qu'elle ne reste plus seule et bénéficie, depuis quelques semaines, de la vigilance des infirmières du Home Dejaifve, où elle se plaît très bien.

Nous souhaitons à Madame Lamy de vivre encore de paisibles années, bien entourée, dans sa nouvelle résidence du Home Dejaifve.

Intéressante exposition

La galerie du S.I. présente ce mois-ci une très intéressante exposition intitulée « Cinq parmi tant d'autres ». Il s'agit de 5 élèves ou anciens des Métiers d'Art du Hainaut et cette fois surtout de la sculpture. Des oeuvres de Jean-Pierre et Maryline Ferenkak, de G. Bettiol et de Leonardo Centola.

De très belles pièces à voir jusqu'au 21 octobre, tous les jours de 9 à 16 h, le week-end de 10 à 17 h.

Il è-st-èvôye, nosse Roger

Le Wallon a perdu un grand défenseur ; Bambois, un de ses plus purs enfants ; et Fosses, une de ses personnalités les plus marquantes.

Roger Viroux, né au Bambois le 17 octobre 1927, est décédé à Mont-Godinne le 30 septembre, victime d'une longue et éprouvante maladie ; il en parlait simplement : " Dj'a l' leucémie mins dji m' sogne... ". Il l'affronta avec force et courage, poursuivant jusqu'au bout ses nombreuses activités.

Souvent malade durant sa jeunesse, il n'est vraiment entré à l'école qu'à onze ans, " chouchouté " par sa maman ; mais il lisait le journal à quatre ans ! A l'école Saint-Feuillen, il passe directement de 4e primaire en 6e ! Puis il entame des humanités gréco-latines à l'Ecole Moyenne de Fosses et les achève à l'Athénée de Tamines. Grâce à une bourse, il entreprend des études universitaires et est licencié en philologie germanique à Liège. Il enseigne le néerlandais, l'anglais et l'allemand aux athénées de Tamines et Loverval ; très doué pour les langues, il avait aussi appris l'italien et, grâce à des cassettes écoutées dans sa voiture sur le chemin du travail, acquis des notions intéressantes de danois et de russe. Grâce à des bourses nationales, il étudia aussi en Hollande (Leiden et Amsterdam) et en Autriche (à Insbrück).

Mais c'est surtout le wallon qui était sa passion : il avait lancé des cours de wallon à Fosses et ailleurs. Fondateur des " Walons Scrîjeüs d'après I'Banbwès ", il réunit une pléiade d'amateurs qui viennent, chaque mois, parfois de loin, présenter leurs oeuvres et essais et publie une revue trimestrielle " Novèles" dont même les publicités sont présentées par des textes en wallon, très habiles et souvent pleins d'humour. Il avait incité les administrateurs communaux à placer des plaques de rues en wallon. Il avait réussi à mobiliser sur son projet de valorisation de la langue wallonne de nombreuses écoles, fondé le mouvement " Li Walon è scole " et organisé durant près de vingt ans des concours de récitations wallonnes pour enfants. Lui-même a écrit et publié un grand nombre de poèmes, souvent engagés, sur des thèmes de morale humaine ou de tendres pièces sur les enfants. Il a participé à maints congrès internationaux sur les langues minoritaires et les dangers de les voir disparaître, étouffées, méprisées. Il s'est battu avec obstination pour la reconnaissance officielle en Belgique de notre langue wallonne (surtout il ne fallait jamais parler de " patois " car le Wallon est une vraie langue et il le démontrait avec force !). Sa grande valeur philologique l'avait fait admettre dans les médias, jusqu'à Paris-Match et dans des émissions de radio et télévision.

Dans un certain sens, Roger était un " extrémiste " du Wallon : il le parlait en famille, il éleva en wallon ses enfants et petits-enfants, il l'imposait dans les conversations, appelant chacun à le parler aussi, reprenant doucement quand on le parlait mal, convaincu de la haute valeur de sa langue maternelle. Mais sa passion pour le Wallon n'avait d'égale que son aversion pour le Français : sa famille avait souffert de graves exactions de soldats français en 1940 et il évoquait avec saveur " les idioties " de la langue française et des " franskiyons ".

Pourtant, malgré sa truculence naturelle, il se trouva parfois confronté aux limites du wallon pour les néologismes ; alors, il n'hésita pas à créer des mots bien à lui : un autocollant devint " on plaque-tot-seû " et bien d'autres pleins de saveur.

Très longtemps secrétaire et animateur du club de Football Bambois-Sport, Roger fut aussi responsable de la Marche Sint-Biètrumé : il avait été à la base de la reformation, en 1963, de cette compagnie en Marche annuelle, où il était capitaine des Grenadiers.

Il avait aussi organisé en 1973 un " copladje " de Bambois avec Dommelen, en Hollande, où les marcheurs du Bambois se sont rendus plusieurs fois et dont, dans un échange de folklore, de très habiles lanceurs de drapeaux sont venus animer les festivités bamboisiennes. Une rue de Bambois fut dénommée " Rue de Dommelen ".

Mais Roger eut aussi une large activité politique : en 1970, il participait aux élections communales dans la liste " Rénovation 70 " d'Albert Haguinet et entra au Conseil le 13 janvier 1971 ; il fut réélu aux élections des fusions de communes en octobre 1976 avec 420 voix de préférence dans la liste Union Démocratique. En 1982, avec 407 voix, il restait au Conseil mais son serment en wallon fut refusé par le bourgmestre et il ne fut installé qu'à la séance suivante, attirant presse et TV pour cet

épisode linguistique. Et il présentait une motion pour faire admettre le wallon dans la prestation de serment des conseillers communaux. Pourtant, en 1987, en opposition avec M. Spineux pour la place de bourgmestre, il quitta ce groupe pour former une Union des Intérêts communaux (libérale) dont il fut le seul élu (216 voix), mais le PS vint le chercher pour former une majorité : il obtint le mayorat pour trois ans. Il fut donc bourgmestre de l'entité de janvier 1988 (devant le Gouverneur, il avait bien dû faire son serment en français) au 9 mars 1992 et à cette date, il quitta définitivement le Conseil, déjà pour raisons de santé. Toutefois, il avait été entre-temps conseiller provincial PRL.

Roger Viroux était un homme très attachant ; sa grande intelligence lui avait permis de rester humble et proche des gens de son terroir, d'une grande humanité et d'un beau sens social. Epoux de Marguerite Duchâteau, il avait trois enfants : une fille d'un premier mariage en Hollande, puis un fils, Johan, tambourî et aussi philologue germaniste, puis une fille, Claudia ; et il était sept fois grand-père.

La messe de funérailles fut célébrée ce mardi 4 octobre en l'église de Bambois. Messe en wallon par l'abbé Dardenne, de Namur, en présence d'une foule considérable où l'on remarquait l'ancien député permanent Roger Porigneaux, le bourgmestre de Fosses B. Spineux, les drapeaux de la Jeunesse et de la Marche du Bambois, du F.C. Bambois-Sport, le fanion des Sapeurs et le drapeau de l'Amicale des conseillers provinciaux.

Le célébrant rappela qu'en arrivant au Bambois on ne peut manquer de voir la pancarte " Walons, causans Walon ", ainsi que le texte nécrologique : " Seigneûr, Vos qu'a l'fwace èt qui spaut lès grâces, ni m' rovyîz nin ! ". Il lut un poème de Roger Cabaraux : " Pâtèr d'on vî houyeû " et évoqua la détermination de Roger à défendre partout le Wallon. La traduction d'un texte d'Isaïe était la première lecture : " On djoû l'Bon Diè vérèt r'choûrber nos-ouyes èt nos prinde addé Li... ". Et dans son homélie, après avoir posé la question générale : " Gna-t-i one sakwè d' l'ôte costé ? ", il répondit par un poème de Roger : " Yute do pont ", disant sa foi.

Au cimetière, Mme Andrée Bacq, poétesse wallonne, lut un beau texte composé pour la circonstance :

" Li cloke do Banbwès sone à mwârt,

Ele Bigote, one à one, su I'Wé,

Dès laurmes sitoféyes èt, pus fwârt,

Vosse " Bondjoû ! " à Sint Biètrumé...

Nous le reprendrons en entier au prochain numéro.

Et bin don, volà qu'il è-st-èvôye, nosse soçon Roger. Li qu'a tant fé po disfinde li lingadje di ses parints èt dè l'Walonîye, qu'a tant bouté po z-aîdî l'z-ôtes, qu'a tant in.mé si feu-me èt sès èfants èt spaudu télmint d'amityé, sûr qui l'Bon Diè n' l'abandon'rè nin

J. R.

Good bye, Roger

On le savait malade depuis longtemps. Il était à Mont-Godinne depuis quinze jours. Et puis, la nouvelle est tombée la semaine dernière : Roger è pété èvôye !

Je l'ai eu comme professeur du temps où je cumulais (oh ! le vilain mot) cours du jour à l'athénée de Tamines et cours du soir en anglais à l'Ecole Moyenne de Fosses.

C'était un professeur atypique. Il n'avait pas son pareil pour comprendre et aimer la langue anglaise. Il sortait de sa poche plusieurs exemples puisés dans des langues différentes. Ainsi, je me souviens qu'il critiquait souvent l'illogisme de la langue française ; pourquoi, disait-il, dit-on : « une rue encombree » (adjectif placé après le nom) alors qu'on dit « une belle rue » (adjectif placé avant le nom) ? Pourquoi « une belle fille » et pas « une fille belle », mais on dira « une fille superbe » et encore « un garçon manque » ? Pourquoi dit-on un homme mou » et pas « un mol homme » ?

Question d'euphonie.

En anglais et en néerlandais, on est beaucoup plus logique : a beautiful girl, een mooi huis, een prachtige auto, een dikke nek : dans chaque cas, l'adjectif est placé avant le subjonctif : c'est beaucoup plus logique. Il ne manquait jamais de critiquer l'emploi du subjonctif qu'il trouvait désuet. Et qui n'existe pas dans les langues anglo-saxonnes. Encore que « Belgiè barste » comme disent certains flamands, est une forme de subjonctif, puisque c'est un souhait (« Que la Belgique crève !)

Belgié barst (sans e) est un indicatif et signifie « la Belgique crève ». Ce qui est différent.

Roger écrivait au tableau « a red house, een rood huis, one rodge maujo. Logique, disait-il. Par contre, le français, Illogique, dit « une maison rouge » et pas « une rouge maison ». Comme l'italien « una casa rossa ». Roger connaissait bien l'italien et, souvent, reprenait des exemples dans cette langue.

Roger avait écrit, en anglais, l'histoire du débarquement de 1944. On avait dû l'étudier par coeur. Je possède encore ce texte qu'il avait tapé sur sa vieille machine. Les feuilles sont toutes jaunies.

Nous ne parvenions pas à prononcer correctement Eisenhower ; qui, en réalité se dit « AisenAwer » ! Dix fois, vingt fois, il nous le fit répéter. Un élève lui demanda même si on ne pouvait pas le changer en « Patton » ! On en rit encore.

Parmi d'autres anecdotes, celle-ci me revient subitement. A l'époque, le groupe Procol Harum avait sorti un slow Immortel intitulé « A Whiter shade of Pale ». Nous lui avions demandé de nous traduire ce titre. Là, il avait changé de couleur. Il nous demanda une semaine de répit et, huit jours plus tard, il nous apprit que c'était une expression typiquement américaine, d'ailleurs intraduisible. Qué minte !

Salut, Roger. Au revoir, Monsieur le Professeur.

Daniel PIET, ancien élève de Roger Viroux.

Chez nos jubilaires, cuvée 2005

Comme nous l'avions signalé, le nombre de jubilaires cette année a atteint un chiffre record avec 29 couples et parmi eux, autre record, 7 couples fêtaient soixante années de vie commune.

Et pourtant, ils n'étaient pas si nombreux, ceux qui avaient répondu à l'invitation de l'Administration communale : 9 couples. Nous relatons d'autre part cette cérémonie officielle.

Dans notre numéro précédent, nous avions déjà commencé la présentation de quelques couples et nous poursuivons ici, tout en devant rester très bref par manque de place !

Comme nous le disions : 7 couples fêtaient cette année leurs noces de diamant, mais aucun d'eux n'ont pu se rendre à la salle L'Orbey.

- Edmond Toisoul, 82 ans, est né à Lesve et s'est marié à Fosses avec Maria Van Ryssel, fille aînée d'une famille flamande venue s'installer au moulin de la Bocame. Maria est âgée de 84 ans. Le couple n'a pas eu d'enfant et la profession d'Edmond, fonctionnaire provincial, l'a amené à habiter Namur. Mais ils sont revenus à Fosses pour y vivre une retraite paisible. Ils se sont mariés le 11 août 45.

- Venus habiter Fosses en 1970, Fernand Roisin, 87 ans et Jeanne

Blaimont, 79 ans, se sont mariés à Saint-Gérard le 22 décembre 1945. Lui est né à Gosselies et elle à St-Gérard. Ils ont eu deux filles et deux fils. Fernand travailla à la Glacerie puis, amoureux du cheval, il créa avec ses deux fils le Cercle équestre La Collégiale, dont il fut président, un cercle qui connut de mémorables manifestations équestres à Fosses, avec école d'équitation. Par manque de place, le Cercle a malheureusement dû quitter Fosses. M. Roisin fit aussi partie de la Compagnie des Tromblons lors des Saint-Feuillen.

Jub2a

- C'est à la suite de sa nomination comme professeur d'éducation physique à l'Ecole Moyenne de Fosses que Joseph De Wolf (80 ans) et son épouse Marie-José Beeckmans (83 ans) se sont installés chez nous, où ils firent bâtir en 1960 rue de ta Petite Couture. Madame De Wolf enseigna la morale laïque dans le même établissement. Ils ont eu deux fils et une fille (partie aux U.S.A.).

- Marcel Collart, né en avril 1922 et Maximilienne Michaux, née en 1924, se sont mariés le 9 août 1945. Lui est né à Châtelet et elle à Mariembourg. Comme pour leurs noces d'or, ils ont fêté celles de diamant dans l'intimité, à Sart-Eustache, où ils sont venus s'installer.

- Ce fut aussi le même choix pour Albert Coppers et son épouse Gabrielle Hayot, qui habitent rue Grande à Le Roux. Lui est âgé aujourd'hui de 83 ans et son épouse est un an plus jeune. Il pratiqua à Le Roux le métier de maréchal-ferrant.

- Jules Patris était de nationalité française lorsqu'il vint à Haut-Vent, où il rencontra son épouse Marguerite Jassogne, née à Hanret en 1922, qui habitait rue Neuve. Jules, 84 ans, fut transporteur pour les chemins de fer, de 1948 à 1960. Ils partirent habiter Namur où son épouse tint une épicerie à Saint-Servais, puis à Marchienne, puis un café à Farciennes. Ils ont eu deux enfants, garçon et fille, mais n'ont pas de petits-enfants. Ils habitent rue des Tronces à Vitrival depuis 22 ans. Juin est leur mois fétiche car ils sont nés tous deux en juin et se sont unis le 29 juin 1945, à l'aube de l'été.

Jubilaire 2b

- Installés depuis maintenant 34 ans à Le Roux, où ils ont bâti une belle villa, Roger Dohet (82 ans) et Lucienne De Geest (83) ont eu une vie bien remplie, lui tout d'abord comme électricien, dans un commerce de vente et dépannage radio et TV, à Gilly (où ils se sont mariés) ; elle comme institutrice et professeur de piano. Ils ont eu deux fils, un décédé à l'âge de 6 mois, et viennent de perdre leur second fils. Ils chérissent aujourd'hui deux petits-enfants. La pêche en mer et le bricolage (très éclectique) sont les hobbies de M. Dohet, tandis que son épouse s’adonne plutôt aux mots croisés ou suit les émissions plutôt culturelles à la TV. Petite anecdote : c'est en se cachant, pour éviter le travail obligatoire en Allemagne, non loin d'une certaine école, que M. Dohet aperçut sa future épouse et partagea avec elle les joies de la libération.

Jubilaire 2c

Nous passons à présent aux couples dont nous n'avons pas encore parlé et qui fêtaient leurs noces d'or.

- Nous avions cité Robert Dehon et Mireille Wéry, installés au camping du Val Tréko, sans avoir pu donner plus de détail, n'ayant pas pu les joindre. Nous apprenons qu'il fut artisan fourreur au Renard Argenté à Charleroi et que son épouse l'aida beaucoup dans cette profession tout en étant aussi aide-soignante à l'hôpital de Jumet. Elle aime beaucoup le chant et lui la danse, deux passions qui se complètent...

- Roger Denis, 75 ans et Madeleine Clause (72) sont tous deux originaires de Le Roux, où ils se sont unis le 6 août 1955. Ils ont eu deux fils et 3 petits-enfants. Le dimanche de la réception, ils comptaient simplement participer à la messe et puis rentrer chez eux, place de Névremont, mais ont été invités à rejoindre la salle L'Orbey, ce qu'ils ont accepté avec plaisir et ont assuré ainsi la présence d'un 9e couple.

Jubilaire 2d

 

René Jaumin est né à Falisolle en janvier 1933 ; son épouse Nelly Wiame est native de St-Gérard (janvier 1934) et ils ont choisi de vivre entre ces deux localités, à Vitrival, et de s'unir en janvier, mois de leur naissance respective. Ils ont eu deux filles, et un fils installé en Espagne. René a fait de nombreux métiers (à la SNCB, boucher, maçon, ardoisier, mineur, avant de terminer sa carrière au Stock Américain à Fosses. Il a aussi participé à la création du FC Vitrival dont il fut un ardent supporter.

Jubilaire 2e

- Valère Baerts, un homme au sourire permanent, est très connu dans le milieu agricole et d'élevage, depuis 1973, année qui l'a amené à reprendre une ferme avec son épouse, rue de Lège à Vitrival, où ils habitent toujours. Lui a quasi totalement perdu son accent du pays flamand. II est né à Hasselt en janvier `31 et son épouse Cyrène Clerinx est née quatre mois plus tard, à Wimmertingen, où ils se sont mariés, un petit village près d'Hasselt. Ils ont eu 5 enfants (2 filles et 3 garçons), 9 petits-enfants et déjà 2 arrière-petits-enfants. Un de leurs fils a repris la ferme familiale.

Jubilaire 2f

 

- Franz Seghin, né à Courcelles en avril 1933 a épousé Marcelle Tilmant (70 ans tout ronds) le 13 août 1955. Ils ont eu une fille, Mireille. Franz a travaillé comme technicien aux ACEC et a dû s'astreindre tout au long de sa carrière, à de nombreuses formations de recyclage. C'est un fidèle adepte de la marche et fait partie du Footing Club de Châtelet. Son épouse se dévoue aujourd'hui bénévolement au magasin Oxfam à Fosses. Ils habitent la maison paternelle (de Madame) à Vitrival, chaussée de Charleroi.

- Vitrival était bien représenté cette année, puisque l'on y trouve encore Antoine Poisseroux, né à Floreffe le 1er juin 1928 et Marie-Louise Lambotte, née à Vitrival en février 1934. Ils habitent rue Leclercq depuis leur mariage le 25 février 1955.

- Le Roux était aussi très bien représenté avec 5 couples cette année. Parmi eux, Jacques Ducarme (né à Houdeng en avril 1934) et son épouse Rosa Hubert, née à Dréhance en 1931. C'est dans ce village qu’ils se sont unis le 10 décembre 1955. Ils ont eu deux enfants, 4 petits-enfants et il fut électricien à Carmeuse. Ils habitent Le Roux depuis leur mariage.

- Il ne fut pas maïeur à Le Roux, mais c'est tout comme : André Debrulle est né (1934), s'est marié et a

vécu sa vie entière avec son village : il fut Marcheur, acteur dans la dramatique de Le Roux, colombophile assidu, pendant 55 ans, fut échevin durant douze ans et conseiller communal à Fosses après les fusions. II travailla à la fonderie Sevrin à Aisemont, puis chez Libouton à Fosses, comme plafonneur et termina à la carrière Boudjèsse à Aisemont. Son épouse, Yvette Duchêne (née à Aiseau en mars 1935) lui donna 4 filles et ils ont à présent aussi 4 petites-filles ! Elle travailla comme caissière aux Facultés Notre-Dame à Namur et tint aussi un magasin Végé à Le Roux. Une vie plus que remplie pour tous les deux, et qui les a laissés tous deux en relative bonne santé. Ils n'ont en tout cas pas perdu leur spontanéité.

Jubilaire 2g

 

- C'est rue du Long Try que nous avons été reçus par Agénor Willems et son épouse Anne-Marie Dubois. Lui est né à Farciennes le 18 janvier 1932 et elle à Le Roux le 1er mars 1935 et s'y sont unis le 3 septembre 1955. Ils ont eu une fille et une petite-fille. Agénor débuta sa carrière professionnelle avec son père dans le commerce de charbon, puis à la carrière d'Aisemont, puis comme boucher au Nopri à Fosses (où on le sollicitait pour « faire « Saint Nicolas) Ils ont été de grands adeptes de la marche et habitent Le Roux depuis 1965, où ils sont très appréciés et adoptés par la population rovelienne.

Jubilaire 2h

- Sart-Saint-Laurent avait un couple sur la liste cette année : René Xervelle (né à Floreffe en mai 1933) et Suzanne Bigaré (née à Floreffe en juin 1937) ; elle est la plus jeune des jubilaires. Ils se sont unis à Floreffe le 6 octobre 1955 et habitent rue Marcel Warnier.

- Deux couples Fossois ont préféré garder leur intimité : Gilbert Auquière (79 ans), qui fut professeur de dessin à l'Ecole Moyenne et son épouse Hélène Charensol (65 ans). Lui est né à La Bouverie et se sont unis à Warquignies (en Hainaut) le 19 juillet 1955. Ils habitent rue Sainte-Brigide, où ils ont fait bâtir, bien au calme.

- Egalement, Lucien Tombelle (82 ans) et Suzanne Maudua (80 ans) qui habitent rue des Tanneries à Fosses. Ils sont originaires de Dampremy et Lodelinsart. Il fut contre-maître à La Providence et ont eu 2 enfants.

- Notre tournée s'est achevée par la visite d'un couple très sympathique, et dont on aurait beaucoup à dire. Jean-Pierre Cobut est un pur « produit » Fossois, sa généalogie l'atteste. Il suffit de lire son livre Le Jardin aux oeillets pour s'en convaincre. II est né chez nous le 4 mars 1935. Il adopta une carrière dans l'enseignement (comme son père, que tant de jeunes Fossois ont connu à l'Ecole Moyenne de Fosses), comme instituteur durant dix ans, puis devint maître de morale laïque. Le 1er octobre 1955, il épousait Nadine Alexandre, qu'il avait connue à l'Unit. Lui avait 20 ans et elle 19. Elle devint secrétaire-économe à l'Ecole Moyenne de Fosses. Ils eurent deux fils qui leur ont donné 5 petits-enfants. Jean-Pierre et Nadine, c'est le couple parfait. Ils ont parcouru ensemble tous les continents, parfois sac au dos (car ils ont toujours aimé la marche et les découvertes). Jean-Pierre en profitait pour coucher ses impressions dans de somptueux poèmes (souvent édités) et Nadine se spécialisait dans la photographie, où elle excelle. Leurs souvenirs, ils les ont partagés dans des expositions qui ont été présentées plus d'une fois chez nous, à la salle l'Orbey. Quand ils ne sont pas en voyage, ils habitent avenue Champ Stoné, où ils jouissent d'une santé exceptionnellement flamboyante.

Jubilaire 2i

 

Photo

La réception des jubilaires, à la salle L'Orbey est une manifestation toujours très appréciée et qui se déroula dans une bonne ambiance

 

 

VITRIVAL Souper de la Pelote

Le comité de la Pelote Jeunesse Vitrivaloise organise ses soupers annuels les vendredi 28 et samedi 29 octobre, à partir de 19 h 30, dans ses installations près des écoles de Vitrival. (Accès par la rue des Quartiers).

Menu au choix :

- Cailles aux raisins ou Pâté avec crudités

Sanglier sauce Grand Veneur, pommes au four et croquettes ou Rôti de porc au pineau des Charentes, pommes au four et croquettes

Tarte aux pommes avec glace.

Participation : 15 euros pour les adultes et 8 pour les moins de 12 ans

(Gratuit pour les joueurs des équipes d'âge).

Réservation pour le 24/10, chez :

- Gérard Colin ' 071-71.13.28

- Gérard Crasset ' 071-71.30.10

- Hervé Spineux ' 071-71.19.74

Les Gadîs et leur sortie annuelle

Chaque année, les marcheurs de la Marche Notre-Dame à Aisemont effectuent la dernière marche de l'entité, toujours le premier dimanche d'octobre. Cette année, ils en étaient à leur 35e édition.

Après un excellent entraînement lors de la Saint-Feuillen, soldats, officiers, vivandières et infirmières, devancés par leur mascotte, la petite chèvre recouverte du drapeau de la Compagnie, ont effectué le matin, le serment habituel après avoir assisté à la messe, puis ils ont escorté la procession.

Sortie encore l'après-midi pour un plus grand parcours avec arrêts pour les décharges. Le lundi était, bien sûr, surtout consacré aux visites chez les officiers et sympathisants.

Dans leur uniforme du 1er Empire, les marcheurs de Notre-Dame n'ont donc pas failli à la tradition.

On nous écrit

Concerne certaines Administrations ou services publics

Normalement, les administrations ou services publics sont là pour être, dans la mesure de leurs compétences, non seulement à l'écoute des personnes qui leur exposent leurs difficultés, mais surtout pour aider ces personnes à résoudre différents problèmes et à régler, dans l'urgence, certains cas.

Personnellement, je ne suis vraiment plus sûre de la fiabilité de certaines de ces administrations qui répondent plus rapidement et prioritairement aux besoins d'étrangers « réfugiés politiques » (venant souvent de certaines « démocraties » soutenues par NOTRE gouvernement) en laissant de côté des citoyens belges qui, eux, ont payé leurs contributions, afin que non seulement les employés de ces administrations soient payés, mais de plus pour qu'existe cette sécurité sociale que nos représentants vantent tant à l'étranger.

Normalement, tout citoyen belge devrait avoir cette priorité qui est actuellement accordée aux étrangers.

Malheureusement, actuellement, je ne suis plus fière de porter la nationalité BELGE qui, pourtant, est et reste dans mon coeur. Comme le chantait Jacques Brel : « le pays qui est le mien ».

Une Citoyenne Belge déçue de notre Gouvernement qui, malheureusement depuis des années - comme cité plus haut dans cet article - acceptent encore et toujours des réfugiés politiques, ne désirant plus faire marche arrière pour des intérêts financiers probablement imposés par des multinationales, soutenues par l'O.M.C. qui, chacun le sait, n'a RIEN de social.

Béatrice GILLES,

Rue V. Roisin, Fosses

Il y a 100 ans...

N° 34 du 20 août 1905

Une chute. - Mardi soir, Jules Vigoureux, marchand de journaux, en voulant passer au-dessus d'un fossé creusé pour les travaux de la distribution d'eau de la ville, fit un faux pas et tomba dans le trou de plus d'un mètre de profondeur. Dans sa chute, il s'est luxé l'épaule et le poignet.

Au cours de la course vélocipédique de Keumiée, dimanche dernier, le 1er prix de la course de vitesse a été remportée par F. Salmon, de Rouillon, champion de la province de Namur, sur une machine « Eclair » fabriquée par D. Depraute à Fosses

N° 39 du 24 septembre 1905

- Un programme bien maigrelet pour la fête de Fosses : 3 concerts, une lutte de petite balle au tamis et une grande fête cinématographique au Faubourg de Lège.

- Les tranchées de distribution d'eau nécessitent le placement de lampes, mais des gens sans scrupule ne s'occupent pas du danger de les enlever. On a ainsi volé 2 lampes route de Névremont, 8 route du Haut-Vent, 2 route du Bambois. Fin d'août, on a volé 3 piquets de fer auxquels on attache ces lampes.

N° 42 du 15 octobre 1905

- Dans la nuit du 4 au 5 courant, on a mutilé et brisé 3 jeunes pommiers dans le verger de M. Ferdinand Drèze, au lieu-dit « Tièsse d'Or ». On ignore les causes de cet acte inqualifiable.

- On a volé une poutrelle de 5 m de long et 3 planches d'une valeur totale de 12 fr. appartenant à Désiré Drèze, de Bambois.

- Lundi dernier, M. le commissaire Paris a arrêté un évadé de Merxplas qui avait de la prison à subir.

Pensons à nos aînés

Nous nous excusons de ne pas avoir publié les anniversaires des personnes nées durant les deux précédentes quinzaines, mais l'importance des événements et le manque de place ne nous l'ont pas permis.

Ils et elles fêteront leur anniversaire durant la prochaine quinzaine :

Le 13 : Pierre De Boose, Rue du Fays, Aisemont 85 ans

Le 15 : Emilienne Pouleur, Rue du Tisserand 102 ans (doyenne de l'entité)

Le 15 octobre : Odile Renaux, Rue de Walcourt, Vitrival 85 ans

Le 15 : Robert Massart, Rue Criptia, Sart-Eustache 84 ans

Le 16 : Marie Demanet, Ch. de Charleroi, Vitrival 83 ans

Le 17 : Gilberte Marchal, Rue Grande, Le Roux 80 ans

Le 19 : Joseph Buxin, Home Dejaifve 87 ans

Le 21 : Maria Desmet, Rue Long Try, Le Roux 82 ans

Le 21 : Georgina Toussaint, Sart-Saint-Laurent 94 ans

Le 23 : Raoul Vandermeulen, Rue Génicot, Sart-Eustache 83 ans

Le 23 : Marie Gosset, Av. Albert 1er, Fosses 86 ans

Le 23 : Marie-Thérèse Marcipont, Rue D. Masson, Fosses 84 ans

Le 24 : Remy Arends, Rue Sinton, Fosses 84 ans

Le 25 : Rosa Goffin, Rue D. Masson, Fosses 88 ans

Le 27 : Eva Gillain, Rue Rauhisse, Vitrival 85 ans

Le 27 : René Crame, Route de Tamines, Fosses 82 ans