N°09    27 février 2004

CE QUI ME GENE...

Que ce soient par les journaux ou les télévisions, nous sommes abreuvés du procès Dutroux alors qu'il n'a pas encore commencé. Mais chacun s'ingénie à nous présenter le maximum d'informations sur les horreurs de cette affaire et ce qui tourne autour. Pas moyen d'y échapper. IL FAUT que nous soyons tous bien au courant des faits...

Il y avait déjà eu certaines émissions gênantes lors de la diffusion des journées de la Commission parlementaire. Bien sûr, on était encore sous le choc de ces épouvantables crimes, et surtout sous l'émotion de la Marche Blanche. Peu à peu nous prenions conscience des drames qui s'étaient joués à Marcinelle, à Sarsla-Buissière et ailleurs. Mais finalement, et surtout en revoyant des passages de ce " procès des enquêteurs par des politiciens (qui tous bien sur sont irréprochables et paient leurs impôts), on s'est rendu compte que, croyant bien faire pour dénoncer les incroyables " disfonctionnements " des enquêtes et instructions, on a mis en procès jusqu'à l'humiliation des gens qui essayaient de faire leur boulot (et qui n'était pas celui de députés), même si parfois certains n'y ont pas mis beauccup de compétence, d'attention, de sérieux suffisant. De cette façon, on a bien sûr dénoncé ces faiblesses, mais on a surtout discrédité nos institutions policières. Et les avocats de la défense ne manqueront pas de plonger sur l'aubaine comme la misère sur le monde : on détournera le procès de Dutroux et de ses complices en procès de la police et de la justice. Et cela, ça me gène, ce n'est pas bon pour la démocratie ni l'avenir de la société.

Si j'étais un des parents de ces malheureuses victimes, je crois que je n'assisterais pas au procès. Je crois aussi que je lirai le moins possible des compte-rendus : à quoi cela va-t-il me servir de connaître tous les détails horribles, macabres, dégoûtants, révoltants ? Mais voilà, il reste en nous un certain attrait de ce qui est sale et des milliers de journalistes le mettront avec art sous nos yeux. Au nom du droit à l'information.

L'information, j'en ai à suffisance depuis longtemps. A quoi bon ral'outer à la violence de nos (justes) réactions ? De notre révolte aussi. Ce sera un peu comme dans les émissions de jeux de la télé : on applaudira, on criera, on hurlera sur commande (des journalistes). On maudira les avocats de la défense. Et je ne pouvais m'empêcher d'un sentiment de gêne encore, en lisant qu'un célèbre avocat de Nancy, qui fut un temps l'avocat de Marc Dutroux avec Julien Pierre, avoue qu'il avait accepté cette défense " par envie de mesurer sa capacité dans une affaire difficile l'homme se mesure avec l'obstacle ". Pour lui, ce ne serait donc pas une affaire d'honnêteté, de vérité, (difficile de nier les faits ici) mais une sorte de jeu, de défi, de " challenge " comme on dit maintenant. La douleur des parents ? Pas son affaire ! La défense va seulement expligeer en détail la misère morale de l'enfance de Dutroux, " victime de son éducation perturbée ", les nombreuses blessures physiques et psychologiques de sa jeunesse ; et aussi la déliquescence des valeurs morales de notre société !

Justement, parlons-en, des valeurs morales de notre société. Et surtout, luttons tous pour les préserver, les propager, les mettre à l'honneur dans notre milieu familial et social. N'hésitons pas à critiquer la faiblesse de nos politiciens qui, pour flatter leur électorat, dépénalisent le cannabis, confondent les valeurs profondes et le but du mariage avec une union entre homosexuels, laissent le laxisme, le je-m'en-foutisme et la violence s'installer dans nos écoles...

Ce serait bien plus utile que de connaître les détails morbides du procès que les médias vont nous imposer chaque jour durant trois mois !

J. R.

La route de Châtelet

Cette pohotographie a été prise au début du siècle dernier et nous montre la route entre Fosses et Vitrival.

Cette route (N 922) a été construite en 1840. Autrefois, pour se rendre à Vitrival, on empruntait l'avenue des Combattants, la rue du Chêne et on se dirigeait vers Vitrival Par la ferme de la Laide Basse, à travers champs. Comme on le voit, cette route était bordée de gros arbres comme l'étaient d'ailleurs presque toutes les routes lorsqu'on quittait le centre. Ainsi, les routes de Bambois, de Mettet, de Névremont, de Taravisée, la route menant à Sart-St-Laurent étaient bordées d'arbres. Ils disparurent peu à peu après la seconde guerre, car la circulation des voitures et leur vitesse devenant de plus en plus importantes, les arbres présentaient un danger réel.

 

 

Grand Feu de Haut-Vent

Cette année, le Grand Feu aura lieu le 6 mars.

Après une promenade en musique dans les rues au courant de l'aprèsmidi, le comité ira chercher les jeunes mariés (Alain Godfroid et Pascale Cailliaux) pour allumer le bûcher vers 20 heures.

Vin chaud pour réchauffer l'intérieur et la flambée s'occupant de l'extérieur.

La soirée dansante se poursuivra à la salle avec entrée gratuite pour les masqués. Goulash maison et autres petite restauration. Remise des prix aux masqués à minuit, leur présence est requise à partir de 22 heures.

Invitation à tous

Avis de l'A.L.E.

Les nouveaux utilisateurs qui s'inscriront après le 1 er mars 2004 ne pourront plus passer par une A.L.E. afin d'obtenir une aide ménagère (nettoyage et repassage). Ceux-ci devront impérativement passer par les titres-services.

Les utilisateurs inscrits avant le 1er mars pourront continuer via l'A.L.E.

Si vous souhaitez des renseignements,

' 07171.34.36

Legrain S., LenoirA., secrétaires ONEM

Senior Amitié

Après sa participation le 25 janvier dernier à la fête de l'Adoration paroissiale (c'était une « première ! ») à, notre chorale reprendra ses activités à partir du mardi 2 mars prochain à 14 heures. (Attention au changement d'heure).

Sauf exception, les répétitions suivantes auront lieu tous les mardis au local Saint-Martin à la même heure.

En ce printemps 2004, elles nous permettront de préparer au mieux, avec soin et fidélité, le festival des chorales de l'UCP prévu pour le 17 avril et notre goûter de printemps du 5 mai.

Chef de chorale, M. Jean Boccart,

rue d'Orbey, 24, à Fosses.

' 071 71.11.92.

Le président : P. Deblaton

Chez les Clowns en Folie

Les répétitions en vue du Laetare ont repris dans la joie et la bonne humeur.

Vu le très grand nombre de membres au sein du groupe, nous avons divisé le groupe en 3 parties les enfants (- &é ans) de 18 h. 30 à 19 h. 30, les nouveaux inscrits de 19 h. 30 à 20 h. 30 et les anciens clowns de 20 h. 30 à 21 h. 30. Les répétitions se feront les 20 et 27 février à la salle l'orbey, le 5 mars à l'arsenal des pompiers et les 12 et 19 mars à l'Orbey.

Nous insistons sur votre présence car de nouvelles danses ont été créées et vous signalons que nous ne prenons plus aucune inscription (en effet, nous sommes actuellement un peu plus de 300 inscrits).

Le comité au nom de tous les membres tient à remercier les responsables des locaux pour le prêt de ceux-ci.

A. Collignon :secrétaire

Le Grand Feu

Le Comité de la Société Royale des Congolais remercie la population fossoise pour l'accueil réservé lors de notre prévent. Merci au fossois également pour le bois, sapins et autres souches pour la confection du bûcher. Jean-Benoît pour le prêt de la prairie, l'équipe de musiciens de CI. Barthélemy et bien sur les derniers mariés; M. et Mme Lejeune de l'avenue des Déportés.

Dommage, qu'il y ait eu encore quelques « parasites » lors de la soirée. Enfin, et on dira qu'il n'y a jamais. rien d'organisé à Fosses, à vous de voir

Nous vous donnons rendez-vous pour notre prochain grand feu, le premier samedi de février 2005.

Encore merci à tous.

Ph. Leclercq : Président

Dîner à Bambois.

La paroisse de Bambois aussi tient à l'organisation annuelle d'un dîner convivial et fraternel. Il aura lieu en la salle " Le Bambois ", en face du Lac, le dimanche 7 mars à midi. Les bénéfices sont destinés à la rénovation de la salle paroissiale St-Barthélemy.

Au menu :

Cocktail

Potage Mimosa

Pêche miraculeuse

Rôti de Dindonneau aux griottes avec croquettes

Dessert maison

Les inscriptions (18 € pour les adultes, 9 € pour les enfants jusque 12 ans) peuvent se donner chez

Mme Germaine Depraute ' 07171.16.90

Mme Micheline Denis ' 071-71.12.79

On peut aussi verser sa participation (ou un don) au compte

N° 036-1725917-16

du Cercle Saint-Barthélemy à Bambois avec mention " Dîner paroissial ".

Chez nos Chinels

Avant le Laetre, ce mardi 24 février, nous avons déjà fait forte impression à Charleroi et ce dimanche 29 février, nous serons à Nivelles et enfin, le samedi 13 mars, nous nous rendrons au Tréport (France). Pas mal pour une mise en jambes 1

Il sera temps alors de penser à notre Laetare 2004 avec comme point d'orgue, le 135e anniversaire de notre musique.

Ph. Leclercq : Président

Un tout grand merci

Le 7 février au Wex, vous m'avez donné tellement d'émotion. Vous, habitants de Fosses, merci.

2000 personnes avec vous... et nous, pour une soirée, histoire de nous séduire avec vos regards, vos voix.

Je ne pensais pas vous voir si nombreux. Comme quoi les fossois sont toujours partants pour la fête.

Merci à B. Meuter et son équipe du Syndicat d'initiative, ainsi qu'à toutes les personnes qui de près ou de loin aiment la simplicité des moments.

Merci à ceux qui n'aiment pas, ils donnent l'envie au autres de continuer.

Pascal Gillard

 

A L'ECOLE DU BOSQUET

Juste avant le congé de Carnaval, un spectacle a été présenté en la salle de gymnastique de l'ancien Lycée Roi Baudoin: pas moins de cinq établissements d'enseignemet spécial y ont pris part dans la joie qu'on devine: outre l'Ecole du Bosquet, de Sambreville mais installée chez nous, celles d'Anseremmen Jambes, Bertrix et Court-St-Etienne.

Chaque groupe scolaire a présenté des saynètes mises au point préalablement avec leurs professeurs: ceux de Fosses évoquaient une journée d'un «petit bonhomme»; Anseremme se mit en évidence avec des danses africaines et autres; Court-St-Etienne: des mimes réussis; Jambes se lança dans des danses «latino»; les titisparisiens, Clo-Clo, une Bamba, les arts martiaux, il y en avait pour tous les goûts et cette variété suscita une chaleureuse ambiance.

Cette journée de détente était l'aboutissement d'un beau travail des enseignants par l'expression rythmique. Une belle réussite.

Gym

Un nouveau module « Corps en mouvement » sera organisé du 1er mars au 10 mai, tous les lundis, de 14 à 15 h, au local de l'Ancien Nopn, avenue Albert 1 er 2 à Fosses.

Soyez la bienvenue !

Pour tout renseignement, veuillez contacter

Mme Lallemand ' 071-71.19.49.

Organisation de Vie Féminine.

CONSEIL COMMUNAL

Une des plus brèves séances sans doute des annales communales : 25 minutes, huis-clos compris ! Et le jour inhabituel, un mercredi, était justifié par l'urgence d'ouvrir le dossier de nomination d'un nouveau secrétaire communal, M. Gérard Parent ayant été admis officiellement à la retraite le 1er février ; Mme Frédérique Goisse assure l'intérim avec compétence et dévouement mais il faut procéder à une nomination dans les six mois.

En ouvrant cette séance, le bourgmestre B. Spineux a salué le retour du conseiller Philippe Moreau après une longue hospitalisation, et évoqué la mémoire de M. Joseph Lefer, ancien Déporté-Réfractaire récemment décédé : une minute de recueillement a été observée à sa mémoire.

FINANCES.

Après approbation du P.V. de la séance du 26 janvier et d'une modification interne au budget 2003 de la Fabrique de l'Eglise Protestante Unie de Namur (justifiée par le retard de certaines communes à présenter leur compte), le Conseil a admis la suppression par la Tutelle des modifications apportées en novembre dernier au règlement de la taxe sur imprimés non adressés. On reverra cela l'an prochain.

SECRETAIRE COMMUNAL.

En vue de la nomination d'un secrétaire communal, il faut commencer par fixer les conditions d'accès, par recrutement. Les candidats devront notamment : être Belges, de bonne conduite, jouir des droits civils et pololitiques, avoir satisfait à la loi sur la milice pour les candidats masculins, être en bonne santé, avoir 21 ans minimum et détenir les diplômes requis pour l'accès au niveau 1 des administrations de l'Etat, notamment en sciences administratives ; sont exemptés les porteurs des titres de docteur ou licencié en droit, en sciences commerciales et en sciences politiques et économiques. Il faudra aussi subir un examen en trois parties : une épreuve écrite consistant en la synthèse et commentaires d'une conférence ; une autre de capacité sur la loi communale, le droit administratif et le droit constitutionnel, la comptabilité, les lois sur les marchés publics, le Code wallon d'aménagement du territoire, les lois sur les Fabriques d'églises ; enfin, une conversation avec le jury sur un sujet d'intérêt général. Il faudra obtenir au moins 50 % dans chaque épreuve et 60 % dans l'ensemble.

Le jury pour ces examens sera composé d'un professeur de droit administratif, d'un licencié en langues romanes, de deux membres de l'administration wallonne compétents en la matière ; des représentants des organisations syndicales et un représentant de chaque groupe politique du Conseil pourront y assister à titre d'observateurs. Ces conditions ont été admises par la Concertation syndicale et sociale.

Le statut administratif du personnel communal non enseignant a été précisé quant aux congés de convenances personnelles (par exemple pour les couples non mariés lors d'un décès familial) et un essai de semaine volontaire de 4 jours : pour une période de 3 mois minimum et 24 mois maximum.

Enfin, le Conseil a admis la cession de 6 points APE (Aide à la Promotion de l'Emploi) au Syndicat d'Initiative, pour lui permettre l'engagement d'une employée. L'article 8 des statuts du S.I. a été modifié, explique le président du S.I., le conseiller Et. Drèze (le nombre d'administrateurs est porté de 15 à 17) et la question des 51 % d'administrateurs proposés par le secteur public est clarifiée : il s'agit bien de propositions par le Conseil communal.

CONSEIL DE PARTICIPATION.

Les réseaux d'enseignement doivent être supervisée par un Conseil de Participation. La composition en a été définie par le Conseil, après appel aux parents d'élèves. Pour le Conseil communal : Laurence Titeux, échevine en charge, Ph. Mullier, Et. Drèze, Paulette Jacqmain, Nicole Mottard, Françoise Périquet ; avec Viviane Mancini, directrice des écoles communales, et J.L. Ruffo, comme secrétaire. - Pour le personnel enseignant : Anne-F. Ernoux, Laurence Drèze, Christine Debrule, Françoise Romain, Christine Debrulle (avec 2 L), Isabelle Tahir. - Pour le personnel administratif : Isabelle Bertinchamps, employée du service enseignement. - Pour les parents : Thibaut Jacquet, Philippe Camiola, Mary Duchâteau, J.-Marc Collard, Axelle Gosset et Pascale Cocheteux. Des suppléants sont prévus pour chacune de ces catégories. Représentants de l'environnement : Christine Janssens, Arlette Dardenne, André Decamp, Jules LaIlemand et J.-Michel Borgniet.

POLICE

Enfin, le Conseil a admis divers arrêtés de police pour travaux et grands feux.

A titre d'information (utile), le bourgmestre a fait part de l'achat par la Zone de Police de nouveaux radars et il a rappelé que la RN 938 (bretelle de Velaine) malgré ses 4 bandes est limitée à 90 km/heure ; que la traversée de Fosses est limitée à 50 et les autres voiries vers les sections à 70 km/h.

A bon entendeur...

A HUIS CLOS

Au Service Incendie, Johan Falque a été admis au grade de sergent

Dans le Service administratif, Mme Paulette Blanchard a été admise à la retraite : elle était chef de bureau au service des Finances, où elle est entrée lors des fusions de communes, en 1977, et a toujours été appréciée pour sa compétence, sa précision et sa serviabilité.

Enfin, dans l'enseignement, le Conseil a entériné divers intérims dans les écoles pour congés de maladie.

Souper au Mini foot de Névremont

Le club de football en salle de Névremont organise le 3 avril prochain son premier souper dansant, à partir de 19 h., à la salle des fêtes de Haut-Vent.

Au menu :

Apéro

boulettes tomate « maison »

ou vol au vent

avec frites,dessert

La participation est de 10 € pour les adultes et de 6 € pour les enfants.

Réservations pour le 26 mars au plus tard chez :

W. Piret ' 071 71.15.82,

E. Van Roosbroek ' 071 71.28.62

L. Brosteau ' 071 71.44.21.

A l'Association des commerçants

A la demnde de membres de l'Association des Commerçants de Fosses, il sera tenu une assemblée générale extraordinaire le lundi 15 mars prochain à 20 heures en l'Espace Solidarité Citoyenne, Avenue AIbert 1 er (ancien Nopri).

Le Conseil d'Administration est invité à présenter la situation financière de l'Associaiçn pour les années 2001, 2002 et 2003.

Avis

La permanence du bourgmestre sera supprimée les jeudi 26 et samedi 28 février.

Les débuts de la télévision à Fosses

La télévision, cet invention qui allait révolutionner nos habitudes et prendre une part importante dans nos moments de loisirs, est née en Belgique voici un demi siècle.

Et à Fosses - comme pour les ordinateurs ou pour Internet, plus récemment - il y eut des précurseurs. Le problème ne résidait pas seulement en l'achat d'un téléviseur (plus de 20.000 F à l'époque !, pour un noir et blanc, la couleur n'existant pas encore), mais il fallait grimper sur son toit pour y fixer une antenne, tenue la plupart du temps par des câbles. Car Fosses, dans un creux, n'était pas favorable à une bonne réception. Il fallait donc de très hautes antennes, ce qui augmentait le prix. Ah, si vous habitiez Névremont ou Bambbis, les choses étaient plus simples.

Mais 1954 fut seulement réservé aux plus initiés, car il fallait encore savoir comment régler l'ensemble, ce qui n'était pas à la portée de tous les vendeurs.

C'est ainsi qu'à Fosses, José Biot, un électricien très compétent, qui tenait aussi un commerce d'appareils électro-ménagers, a été le premier à capter les émissions de Bruxelles.

Nous retrouvons, dans un Messager de février 1954, le compte rendu d'un voisin, qui a eu le privilège d'assister à l'une de ces premières émissions, alors que la TV belge n'en était qu'à ses balbutiements. Voici ce relativement court article

Que se passe-t-il dans la rue de Vitrival ? Depuis quelque temps, rares sont les passants qui ne sont pas intrigués. Nez en l'air, ils observent le ciel. Pourtant, il n'y a aucune soucoupe volante à l'horizon. Alors ?

Ce qui préoccupe toutes ces personnes, c'est une antenne qui se dresse à quelque 15 mètres au-dessus d'un toit. En effet, M. José Biot a installé chez lui un poste de télévision. Ce pionnier de la science nouvelle n'a pas ménagé ses peines. Bravant le froid sibérien, sans souci le la bise ni du gel, il a réalisé ce que chacun croyait impossible. Nul n'ignore que l'installation d'un poste de télévision au stade expérimental, est chose très difficile. Ajoutez à cela que la situation de notre ville, dans une cuvette, multiplie les difficultés. M. Biot n'ignorait rien et son mérite en est d'autant plus grand.

Actuellement, il a réussi au-delà de toute prévision et il a bien voulu inviter tous ses voisins à devenir, pour un soir, des téléspectateurs. Autant vous dire qu'ils y ont pris grande joie.

C'est ainsi que je me suis trouvé mercredi soir dans la pénombre de son bureau, devant un écran lumineux, en compagnie d'une dizaine d'habitants de la rue, à qui on pouvait écraser les pieds, cherchant place.

L'image mouvante captait toutes les attentions (*). On vit d'abord le journal télévisé de Paris, en relais,

puis celui de Bruxelles : le service à Sainte-Gudule, pour le roi Albert. En ce 17 février, le programme comportait un long et très beau film relatant la vie du grand Roi, depuis son avènement en 1909, toute la guerre de 1914-1918, son formidable travail de créateur, de modernisateur, jusqu'à sa mort et ses funérailles. Ensuite, deux belles pièces par les artistes du Théâtre National : « A quoi rêvent les jeunes filles » de Musset et « La Paix chez soi », de Courteline.

C'est le grand avantage de la télévision, de présenter à domicile, en province, des spectacles habituellement réservés aux Bruxellois. Sans la télévision, où et quand aurai-je pu, moi, Fossois, rivé à Fosses, admirer le Théâtre National ?

Mais comment voyait-on ? direzvous avec impatience. Car c'est là le souci primordial de tous ceux qui, en secret, espèrent être un jour propriétaires d'un poste de télévision.

Eh bien pour moi, qui voyais la télévision pour la première fois, c'était merveilleux ! Pour M. Biot, c'était très quelconque et il nous assura avoir capté, par deux fois, des programmes presqu'aussi clair que du cinéma.

A quoi cela tient-il ? Mystère encore. Il y avait donc l'image assez nette pour un début : on reconnaissait parfaitement les visages, les traits, seulement il « neigeait » ! Des parasites, nombreux, formaient comme un écran de tempête de neige et l'iage, parfois « dansait ». Mais n'oublions pas que Fosses est dans une profonde cuvette et à la toute extrême limite du possible réseau de captation de Bruxelles. Dans trois semaines, nous dit M. Biot, Télé-Bruxelles aura doublé sa puissance et alors... vous verrez ! C'est sur cette promesse de confiants sous-entendus que nous l'avons quitté, heureux d'avoir pu assister aux tout premiers pas de la télévision à Fosses. Et, en m'endormant, je songeais que mon père, à mon âge, avait connu les premiers pas de la radio... et de l'automobile.

Bienheureux pionniers, c'est tout de même à votre audace et à votre ténacité que l'on doit la rapidité du progrès ! Bravo donc, M. Biot et à bientôt pour une nouvelle séance.

Cela nous rappelle un article paru dans un Messager de Fosses des environs de 1900, qui relatait la venue à Fosses d'un ingénieur bruxellois, à la salle Saint-Feuillen, qui présenta pour la première fois chez nous, le cinématographe (muet !). Ce fut aussi une révolution et un émerveillement

Un remarquable concert

Le concert organisé dimanche en l'église de Sart-Eustache dans le cadre des activités du Télévie a connu un beau succès. L'église était bien remplie et surtout le programme était de qualité. De très bonne tenue, même, disait le public, enchanté, à la sortie : par la variété : chant, piano, guitare, accordéon, théâtre wallon et même du mime ! Et, en plus, avec uniquement des artistes de notre entité. Vraiment, trois heures de qualité et de beauté.

L'échevin organisateur Benoît Buchet fit la présentation : le but, les participants, les aides obtenues de divers comités et de sponsors (de Sart-Eustache surtout). Il put même s'expliquer devant la caméra de RTL.

La chorale Bebronae Cantores, dirigée par Marc Buchet, ouvrait le feu. Excellente prestation.

Le petit John-John, de Le Roux, mit en valeur ses dix ans avec un prélude de J.S. Bach ; puis une pianiste un peu plus âgée, Aline Vanroy, démontra sa maîtrise dans un mouvement de Shubert.

Un clin d'oeil avec " Li p'tite soce " dirigée par Françoise Honnay : quelques tout jeunes comédiens wallons dans trois sketches amusants.

Retour au piano avec Cécile Jamotton, de Fosses : cinq morceaux courts mais variés, interprétés avec finesse et talent. On n'en attendait pas moins d'un professeur de piano à l'Académie d'Auvelais.

Le jeune Joris Gilson revenait avec son accordéon pour un long pot-pourri d'airs connus qui obtint de longs et chaleureux applaudissements.

Et pour clôturer la première partie, David Ketelbuters, de Le Roux, lui aussi professeur à l'Académie d'Auvelais, interpréta avec une belle maîtrise trois oeuvres variées.

La seconde partie démarra avec le tout jeune Shannon Goisse au piano dans " Fiesta ", puis une surprise : M. et Mme Swennen, de Sart-Saint-Laurent, dans un mime extrait de " Mendiants d'amour ", de Levoyer : on n'est guère préparé à ce genre de spectacle mais la finesse et la précision des gestes et des expressions, l'enchaînement des mimiques, la suggestion des sentiments, tout était parfait, remarquable, admirable. Et fut bien applaudi.

Mme Véronique Moureaux, elle aussi professeur de Conservatoire, vit vibrer le piano de sa puissance et de sa sûreté d'interprétation, ce n'est pas pour rien qu'elle participa, voici quelques années, aux sélections du Concours Reine Elisabeth !

Pour varier, de la guitare avec encore deux professeurs : Bénédicte Jadin et Marc Romignon dans cinq oeuvres très fines et douces, faisant chanter les cordes avec bonheur.

Et en apothéose, le couple David Ketelbuters et Véronique Moureaux dans des " quatre-mains " de piano . La qualité de leur interprétation leur valut de vibrants applaudissements d'un public réellement impressionné et enchanté par l’ensemble de ce beau concert.

Chanoine !

Lundi, en la cahédrale de Namur, l'évêque Mgr Léonard a intronisé deux nouveux chanoines dont notre concitoyen M. l'abbé Jean-Pierre Charles.

Ancien professeur à l'Institut SaintLouis à Namur, puis vicaire dominical en diverses paroisses dont Mettet, M. l'abbé Charles devient donc attaché à la cathédrale: cette charge peu connue consiste à assister l'évêque et le conseiller, célébrer des offices en grégorien, soit en général une fonction plus spécifique de louange du Seigneur

Nous nous réjouissons de l'honneur réservé à notre Vitrivalois qui certainement n'en oubliera pas pour autant sa paroisse natale, et nous le félicitons bien cordialement.

Carnaval à Vitrival

Vitrival connaîtra de nouveau une ambiance festive les 27 et 28 février, grâce au comité des fêtes qui organise ces journées.

Vendredi 27

13.30 Promenade dans le village et ramassage des ceufs et du lard pour la fricassée, avec les enfants déguisés.

Un char est prévu pour les plus petits .

Dès 18h: grande Fricassée

Dès 20 h : Grand BAL MASQUE avec remise des prix en espèces

En la salle de gymnastique de l'Ecole rue des Quartiers (en trée par le ballodrome).

Samedi 28

Dès 18 h : Soirée carnavalesque (entrée gratuite) et fricassée.

Le grand feu

La tradition du grand feu se poursuit à Vitrival et aura lieu le samedi 28 février, à 20 heures, à la Spinette.

Les responsables parcoureront les rues du village pour le ramassage du bois qui se fera le samedi matin.

Les bénéfices de la soirée sont destinés à offrir le cougnou à la Noël pour les plus de 75 ans du village.

Pour renseignemnts

Pierre-Yves Parent '071-71.14.11

David Spineux ' 071-71.10.49

LE LIEU-DIT

" AU STAMPIA "

A FOSSES-LA-VILLE

A Fosses, une petite place dénommée " Place du Stampia " est située au croisement de la tuelle des Egalots et de la rue Al Val.

Que signifie le mot " stampia " qui a, de nos jours, perdu toute signification à cet endroit ?

Rappelons tout d' abord que le verbe latin stare (être debout ; se dresser) est à l'origine des graphies médiévales stantarum (poteau) et estance (action de se tenir debout).

Sur le plan local, les archives de la Commune et de la Haute Cour de Fosses portent plusieurs anciennes graphies du lieu-dit : " aux stampeaux " en 1583, " les stampeaux " en 1619, et " aux stampeaux " encore en 1709.

En wallon namurois, ces graphies dérivent du verbe stamper, astamper (mettre debout, dresser). Exemple " Dji m'a astampé " = je me suis mis debout. En wallon liégeois, stamper signifie aussi mettre debout ; exemple : "si stampé su l' pavêye ".

Il existe un " stampê " à Cherain (correspondant liégeois du namurois stampia) qui désignait un brandon fixé en terre et surmonté d'une poignée de foin, pour indiquer que le passage d'un champ était interdit. Il ne semble pas que ce sens soit acceptable à Fosses, mais nous savons, d'autre part, qu'il existait des tanneries à cet endroit. Faut-il voir dans le mot stampia un dérivé du verbe stamper et y déceler une relation avec le travail du cuir ? Stampia signifie peut-être " lieu où les tanneurs dressaient des cadres de bois sur lesquels étaient fixées des peaux à sécher "...

Cette hypothèse nous paraît quelque peu tirée par les cheveux et un de nos concitoyens, Roger Viroux, que nous avons questionne à ce sujet, propose une autre sgnification du vocable stampia : on sait qu'autrefois, à I'ocasion des fêtes communales, on dressait, en certains endroits, un mât de cocagne autour duquel se déroulaient des réjouissances populaires. Un mât de ce genre (un stampia) n'aurait-il pas été dressé, autrefois, sur la place qui nous occupe ? A notre avis, cette explication ne peut être retenue car les graphies anciennes désignant le site (" aux stampeaux ") portent la marque du pluriel et elles impliquent donc qu'on aurait dressé plusieurs mâts de cocagne, à l'occasion des festivités, sur la place actuelle du Stampia : ce n'est pas crédible. Nous avons poursuivi nos recherches et celles-ci nous ont permis, pensons-nous, de résoudre cette énigme.

Une lecture attentive des travaux des archivistes J. Borgnet et D. Brouwers révèle l'existence, à Fosses, non seulement d'une compagnie d'arquebusiers, mais également et bien avant la constitution de celle-ci, d'une compagnie d'archers, à la fin du Moyen Age.

Les compagnies d'archers et d'arquebusiers avaient pour mission de garder les portes de la cité, de faire le guet sur les remparts, de maintenir l'ordre en ville et d'escorter les reliques de saint Feuillen lorsqu'on les sortait en procession dans les campagnes environnantes.

A Fosses, les arquebusiers devaient s'exercer au tir tous les quinze jours " au jardin de leur compagnie ". Les archers devaient, de même, s'exercer régulièrement au tir, comme c'était l'usage dans les autres villes de la Principauté de Liège.

A Liège, les archers s'exerçaient dans la cour du palais ou dans un terrain vague situé près de la " porte Saint-Léonard ".

Les archives de Fosses ne précisent pas l'endroit où se situait le " jardin " des compagnies d'archers et d'arquebusiers.

A Dinant, en revanche, les ordonnances de la commune rapportent que " le jardin des archers, où ceux-ci avaient construit leurs stampeaux », c'est-à-dire les allées abritant les cibles, se trouvait près du pont de Saint-Nicolas, tout contre le mur d'enceinte de la ville.

Les archives de Dinant identifient donc les stampeaux avec les poteaux portant les cibles destinées aux exercices de tir des archers. Et le " jardin " des archers se situait contre le mur d'enceinte de la ville, exactement comme la place du Stampia à Fosses 1

D'où l'équation : Stampia = Stampeaux = poteaux portant des cibles de tir.

A Fosses, chaque année, le jour de la fête de saint Laurent, avait lieu un grand concours de " tir au papegaye entre tous les arquebusiers : " Chacun était tenu de tirer après le papegaye et de l'abattre le mieux que possible lui sera ".

En réalité, le papegaye (du mot papegei en allemand et papegaai en flamand, qui désignent un perroquet) n'était autre qu'un oiseau de métal, de carton ou de bois, placé au bout d'une perche pour servir de but aux archers ou aux arquebusiers. Et la perche portant le papepaye peut, elle aussi, recevoir l'apellation de stampeau ou de stampia.

A Liège et à Huy, celui qui avait tiré le papegaye était nommé roi pour une durée d'un an pendant lequel il jouissait de privilèges spéciaux. Celui qui devenait roi à trois reprises conquérait le haut titre d'empereur : il était vêtu d'une tunique rouge et or, il portait le sceptre impérial, marque de sa dignité, et il était conduit triomphalement à travers la ville en fête.

A Dinant, chaque année à la SaintJean-Baptiste, on tirait le papegaye. L'archer qui abattait l'oiseau était proclamé roi. Il avait la garde du drapeau de la compagnie, il recevait deux gobelets d'argent et quatre pots de vin et il jouissait de l'exemption de certains impôts. Celui qui abattait l'oiseau trois ans de suite était déclaré empereur : il recevait une somme de quatre-vingt florins et il était exempt à perpétuité de tous les impôts de la ville.

A Fosses, où la municipalité n'était pas aussi riche qu'à Dinant, celui qui abattait le papegaye trois ans de suite recevait " trois couronnes d'argent en valeur de trois florins de Brabant ".

Nos recherches ne nous ont pas permis de déterminer si les concours de tir au papegaye se tenaient sur la place du Stampia ou à un autre endroit, à l'intérieur des remparts de la ville de Fosses.