N°08    20 février 2004

Où vas-tu, Belgique ?

Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie.

Platon

Les paroles, qui me servent d'introduction - sont attribuées au philosophe grec Platon, qui vivait environ 4 siècles avant J.-C. Ses propos ne me surprennent pas, tant s'en faut !

L'histoire se reproduit sans cesse quant aux bonnes et mauvaises choses du temps qui fuit...

Aujourd'hui, tous les médias tant écrits que sonores, nous abreuvent et nous saoulent d'exactions extrêmement graves, soit de cruels défis à ce que nous appelons la MORALE. Ceci nous laisse pantois, bouleversés et, surtout, révoltés.

De nos jours, une certaine similitude semble apparaître, partiellement, avec le texte mis ici en relief. Toutefois, je laisse au lecteur le soin de juger...

Qu'est-ce qui ne va pas ? La permissivité et le laxisme démesurés ?

Certains « jeunes... et moins jeunes » semblent ne plus faire la différence entre le bien et le mal ! Sciemment ou « inconsciemment » ? Or, ceci est très grave et exige une rééducation.

Dès lors, il appartient à nos gouvernants de prendre - enfin ! - les mesures qui s'imposent à l'encontre de ceux et de celles qui « s'amusent » à faire le lit de notre démocratie.

Notre devoir est de ne pas laisser en héritage, à nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants l'impact exécrable de toutes les turpitudes et autres infamies.

Relisons donc et surtout méditons sérieusement les trois dernières lignes (prophétiques ?) du philosophe d'antan : « c'est là en toute beauté, etc. ».

Ici, stop ! D'autres commentaires seraient superflus l...

R. ANGOT

Voilà le procès Dutroux

A l'approche du procès Dutroux, on est abasourdi par les révélations, les photos, les lettres intimes des victimes publiées par certains médias qui ont envie de vendre du papier.

Mais il y a, de plus, un fait incontournable et scandaleux qui vous hérisse les cheveux : c'est la libération de Dutroux le 8 avril 1992. Libération autorisée et signée par le ministre de la Justice de l'époque, qui couvrait la signature du Roi.

Ainsi donc, en deux mots : Dutroux avait été condamné en 1989 par la Cour d'Appel de Mons, à 13 ans de détention, peine infligée pour viols de garçonnets et de fillettes. Trois ans et demi plus tard - vous lisez bien - Dutroux était libéré.

Notez qu'il avait déjà bénéficié de grâces royales bien avant cela. En effet, le 7 décembre 1989, il était tellement sage en prison qu'il avait obtenu une « libération à l'essai » d'une durée de six mois. Cette fois là, il avait d'ailleurs réintégré sa cellule de Jamioulx avec deux jours de retard.

De plus, à sa sortie de prison, le corps médical lui reconnaît « un état asthénique relatif à son incarcération », ce qui lui vaut de décrocher la timbale : 80.000 F d'indemnités mensuelles d'invalidité...

Pour faire bref : si Dutroux avait purgé l'entièreté de sa peine, c'est à-dire 13 ans à partir de sa condamnation de 1989, il serait sorti de prison en 2002 ! Et il n'aurait JAMAIS rencontré Julie, Mélissa, Anne et Eefje !

On comprend les paroles du prêtre liégeois qui officiat aux funérailles de Julie et Mélissa qui, en pleine messe, levant les yeux vers le ciel, s'écria « Mon Dieu, où es-tu ? »

Daniel PIET

Les stalles de collégiale

Un des plus beaux joyaux de notre collégiale, qui continue de recevoir plus d'un millier de visiteurs chaque année, ce sont les stalles du choeur. De nombreux Fossois ne les connaissent pas, pour beaucoup l'habitude de les voir les a rendues " banales " et pourtant bien peu se sont penchés en détail sur la splendeur de ces sculptures souvent minuscules.

Mais qu'est-ce que des stalles ?

Le Larousse les définit ainsi

" Sièges de bois garnissant les deux côtés du choeur de certaines églises, réservées au clergé. On les trouve en particulier dans les églises dites particulier collégiales " où siégeaient autrefois un collège de chanoines ". Ce qui était le cas chez nous depuis le début du Xe siècle.

Ensemble de sièges fixes, mais à panneaux relevables, car les offices d'autrefois obligeaient à des stations debout ou agenouillées répétées. Et comme ils étaient longs, ces offices, on a considéré que le Seigneur dans sa " miséricorde " permettait à ses vieux serviteurs d'appuyer une fesse sur un petit rebord du siège relevé pour s'appuyer tout en ayant l'air de rester debout : d'où le nom de " miséricorde " donné à cette console triangulaire placée au bord du siège relevable.

Si les Chapitres de chanoines remontent au Xe siècle, les stalles, à l'origine, étaient des sièges simples ; mais rapidement des sculptures vinrent les garnir de représentations de personnages bibliques ou de scènes religieuses. Mais comme, au Moyen Age, ces représentations étaient laissées à l'imagination et à la fantaisie de l'artisan, et que le bon peuple aimait rire, des sujets profanes ont bien vite achevé cette décoration sirènes, centaures, griffons, dragons, tout ce bestiaire fabuleux de l'époque, mais aussi des scènes allant jusqu'à la grivoiserie ou la dérision : un moine endormi (à Amiens), le boulanger qui bat sa femme (Hoogstraeten), un fou se tirant les joues (Fosses), voire plus scatologique encore (Walcourt).

Ce qui est remarquable, c'est que les mêmes thèmes, les mêmes allégories se retrouvent chez ces " ymagiers " des XVe-XVIe siècles, en France ou en Belgique et notre pays conserve quelques-uns des plus beaux spécimens de stalles.

Dans un très bel article paru dans la revue " Pays du Nord , Charles Henneghien cite une certaine chronologie de ce type de constructions intérieures : Hastière : 20 stalles très simples, du XIIIe siècle ; Liège, église St-Jacques : 2x 12 stalles, fin XVe ; Bruges : 48, de 1430, déjà bien ouvragées ; Louvain : 2x 15, de 1440 premières figures grimaçantes et animaux figurant les vices; Diest 2x 12, de 1480-1490 : belles miséricordes ; Walcourt : 2x20, 15151520 ; et Fosses : 60 stalles, le plus grand nombre du Pays de Liège, en 2x 18 stalles " hautes " pour les chanoines, et 2x 12 " basses ", pour les clercs, de 152.4. Puis Hoogstraeten 1548, 2x27 stalles abondamment sculptées de personnages annonçant Breughel. Citons enfin Floreffe où elles sont déjà plus chargées, annonçant le style baroque, plus majestueuses avec de hauts dossiers et davantage de grandes sculptures elles sont d'un siècle plus tard 1632-1648. Le record est détenu par la cathédrale d'Auch, le pays de d'Artagnan : 113 stalles du début du XVIe siècle, présentant pas moins de 1500 personnages !

Les auteurs sont souvent inconnus, c'est le cas chez nous ; à l'époque, les artisans (artistes véritables) travaillaient pour la gloire de Dieu, pas la leur, simplement pour le travail bien fait.

Mais ils se sont parfois " portraiturés " : à Floreffe notamment (Pierre Enderlin, coiffé d'un curieux bonnet), ou à Amiens (Turpin, en train de sculpter).

ET A FOSSES.

Les stalles de Fosses sont donc parmi les plus nombreuses : c'est que le Chapitre, dès sa création vers 910, comptait 30 chanoines : le plus important Chapitre après celui de la cathédrale de Liège. C'est grâce à une petite note du ' notaire admis et archiviste ", le chanoine Joseph Henon, à la dernière page du cartulaire du Chapitre, du " Stock 1400 ", que nous connaissons la date de leur installation : " L'an 1524 au mois de jung furent assises les formes en l'église St-Foilhin à Fosse ".

Car le terme " stalles " est assez récent ; on disait autrefois " formes " ou foûmes en wallon : le doyen Crépin, dans son étude de nos stalles parue dans sa revue mensuelle "Les Cloches de Saint-Feuillen " en 1924, rappelle que les anciens, de son temps, utilisaient encore ce terme wallon : " Dji va dins les foûmes ". Et il tente d'imaginer la joie et la fierté de nos chanoines devant ces véritables merveilles, en précisant qu'à Amiens on en reparlait encore trois siècles plus tard, chaque année, sur le parchemin

qui est suspendu au cierge pascal. Il dut en être de même chez nous.

Nos stalles auront donc 480 ans cette année. Elles ont connu des milliers de religieux, puis d'hommes et de jeunes gens qui s'y sont agenouillés durant les offices au cours des siècles. Pourtant, 44 ans après le mise en place, elles furent abîmées par les Huguenots français qui, en 1568, commirent " plusieurs exécrables excès et pilleries en ladite église collégiale... si comme d'avoir desrompu les formes estante au coeur (sic) de la dicte église, faictes de bois, d'ouveraiges d'escrigniers et tailleurs d'images ". Pas trop cependant puisque le compte de Fabrique de 1570 porte la mention : " A Ernoux du Chenne paié 2 florins 30 sols pour 7 sièges rompues par les Gheux ". Le temps aussi, et la vermine, avaient abîmé deux des 8 panneaux représentant la vie de St Feuillen : à l'entrée du choeur, à droite : le massacre du saint et, en haut à gauche, la " dormition ". Ils furent reconstitués par M. Durieu de Tournai, à l'initiative du chanoine Mallar, doyen, en 1911 et les originaux abîmés ont été confiés au Musée des Arts Anciens à Namur. Nous en avons présenté un lors de l'exposition du trésor de la collégiale en 2000.

Dans les prochains numéros, nous étudierons en détail les belles sculptures de nos stalles.

Les stalles de la collégiale

Nous continuons cette semaine l'article entamé le numéro précédent sur les stalles de la collégiale.

Les stalles de Fosses présentent, de chaque côté, une longueur de 9 m 45 plus un retour de 3 m 12, soit au total deux fois 12 m 67. Les " hautes stalles ", au nombre de 36, réservées aux chanoines et invités religieux, et 24 " basses stalles ", où se tenaient les clercs : chantres, chapelains, " chorals " (enfants de choeur), lecteurs, sacristain, etc. Elles sont simples, c'est-à-dire sans hauts dossiers ni pinacles comme à Floreffe par exemple. Au centre, de chaque côté, une coupure permet le passage.

Depuis les transformations de la collégiale en 1721-1723, les stalles sont adossées à de hauts murs montant jusqu'à la voûte du choeur et

auxquels sont appendues huit grandes peintures (3 m x 3 m 50), de 1765, attribuées à Henri Deprez et représentant des scènes de la vie (légendaire) de saint Feuillen. Avant ces transformations, les stalles étaient probablement appuyées à un mur bas coupé d'arcades, voire des grilles en fer forgé ? On ne sait rien à ce sujet. A l'entrée, le " retour " ou entrée des stalles est adossé à une clôture du choeur en marbre de Rochefort, datant de 1758 et due au Prévôt Lambert Clerckx, qui succéda à son oncle Mathias, celui qui avait entrepris les grands travaux de 1721. Au sommet de cette clôture se voient d'ailleurs des aigles en laiton, symboles de la famille Clerckx, comme aussi sur la grille en dinanderie, un très beau travail, " Fait par les Nalinnes à Dinant en 1756 ", dit un petit cartouche à droite.

Les panneaux des entrées et coupures des stalles sont agrémentées de remarquables sculptures : les 8 des extrémités représentent des scènes de la vie de saint Feuillen (qui ont inspiré Deprez pour les tableaux), les 4 des coupures représentent des saints, saintes et une délicieuse scène de l'Annonciation. L'épaisseur des montants sont aussi ornés de statuettes sous des dais intéressants, le tout d'un gothique sobre et riche à la fois. Voyons tout cela en détail, panneaux et statuettes. Nos commentaires sont largement inspirés des articles du doyen Crépin de 1924.

I. - VIE LEGENDAIRE DE SAINT- FEUILLEN

Nous trouvons successivement (pour l'ordre, voir plan)

1. Le baptême des trois frères

2. Le sacre comme évêque

3. Un pèlerinage à Rome

4. La " dormition "

5. La construction du monastère de Fosses

6. Une prédication de St Feuillen

7. Le massacre en forêt de Roeulx

8. Le retour du corps à Nivelles.

1er panneau : à l'entrée du choeur à gauche, adossé aux hautes stalles

Le baptême des trois frères.

Ce n'est pas une réalité historique, mais pour simplifier, l'artiste a supposé que Fursy, Feuillen et Ultain étaient trijumeaux, pour que le baptême soit unique pour les trois. A l'avant-plan, au centre : la cuve baptismale ; à gauche : le père (Fintan) ou le parrain, qui met la main sur le bord des fonts baptismaux ; à droite une femme présentant un bébé, une autre derrière elle et une troisième se voit à l'arrière, portant chacune un bébé ; à droite : un homme barbu (le père ou un autre), très attentif, mains jointes ; et un évêque mitré, lisant les prières du sacrement : ce serait saint Brendan qui, selon la légende, aurait baptisé les enfants dont il était l'oncle ; ce qui n'est pas du tout établi.

2e panneau : à côté, contre les basses stalles Le sacre de Feuillen comme évêque.

On voit, a droite, un abbé sur un siège à haut dossier, imposer la mitre à Feuillen agenouillé devant lui et tendant les mains jointes. Un clerc, vêtu d'un ample surplis, présente un livre ouvert et un témoin met la main sur son épaule, semblant lui dire d'attendre un peu. Il faut savoir que l'organisation de l'Eglise irlandaise était fondamentalement différente de celle de Gaule : chez nous, l'Eglise s'installait dans des diocèses formé de paroisses ; en Irlande, l'organisation religieuse était basée sur les monastères ; l'abbé avait le titre d'évêque et pouvait donc en consacrer d'autres, notamment des " évêques itinérants ", missionnaires, comme le seront Fursy, Feuillen, Ultain et bien d'autres venus chez nous, évangéliser surtout les campagnes.

(A suivre)

 

Le dîner paroissial

Occasion de rencontres et de contacts, le dîner paroissial a réuni une salle comble, cette année, d'un public qui s'est régalé du menu soigné comme de coutume et a partagé la fraternité interparoissiale puisqu'on y remarquait des convives de Bambois et de Sart-Saint-Laurent. Ce que n'a pas manqué de souligner M. le doyen qui a d'abord tenu à rappeler le sourire et l'attention précise d'une organisatrice disparue, Lucie Mazuin, que personne n'oublie. Ce dîner permet de créer ou renforcer des liens et un esprit de communauté dans le secteur paroissial. De plus, il est destiné à assurer le financement des transformations et de l'entretien des locaux de Saint-Martin ; une belle tombola y contribua encore. Enfin, le responsable de la paroisse, grand voyageur, annonça l'excursion de cette année : " Sur les traces de Jean XXIII " en Italie, dans son village natal mais aussi à Assise et autres lieux réputés ; il aura lieu du 21 au 30 juin et il est temps de vous y inscrire si cela vous tente.

Une belle réussite donc, dans une cordiale convivialité.

Soirée dansante

Le samedi 20 mars, veille du Laetare, aura lieu une grande soirée organisée par les Soces « Les Rouge et Vert » et « Les Vert et Rouge ». Elle aura lieu à la salle L'Orbey, à partir de 21 heures. La sono OMG assumera l'ambiance musicale et la sécurité sera assurée sur place.

On peut se procurer des cartes d'entrée en prévente (3 euros), dès ce lundi 23 au local du Syndicat d'Initiative, place du Marché.

Chute de moto

Samedi dernier, vers 20 h 30, un cyclomotoriste et son accompagnant, habitant Sambreville et Fosses, roulant rue Victor Roisin à Fosses, ont fait une chute après un dérapage.

L'un des deux cyclomotoristes, plus sérieusement blessé, a été transporté au Centre hospitalier Val de Sambre à Auvelais.

Beverly Pils au Télévie

Le groupe « Beverly Pils » se produira le 27 mars à Fosses, à l'occasion du Télévie.

Après, notamment, avoir assuré la première partie du groupe Cré'Tonnerre, à Martelange (un car de 50 personnes était parti de Bambois pour l'occasion) et avoir été invité dans l'émission « Rock à gogo » sur Radio 21, les Bambwêtîs de « Beverly Pils » viendront nous livrer un rock festif et pilsant !

A ne pas rater également, le 11 avril prochain, le spectacle équestre Son et Lumières, de Fabian Van Ryssel, qui sera suivi d'un concert de Beverly Pils. Des cartes en prévente sont disponibles au Syndicat d'Initiative, place du Marché à Fosses.

Tout sucre, tout miel

Formation apicole

Amateurs de produits sains, véritables écologistes, pour mieux connaître votre environnement et mieux le respecter, venez vous initier à cet art qu est la pratique de l'apiculture.

La section de Fosses-la-Ville, sous le patronage de l'union royale des Ruchers wallons, organise à partir du 7 mars une session de formation pour débutants, ou déjà pratiquants, désireux de se perfectionner.

Dispensés les dimanches matin, les cours sont gratuits et s'étaleront sur 11 réunions. Agréés par le ministère de la Communauté française, ils donnent droit à un certificat, après réussite des examens qui clôturent la session du 29 juillet.

Les responsables et enseignants, tous agréés par le ministère précité, vous instruiront des méthodes les plus modernes, avec du matériel d'aujourd'hui. Chimie et physique apicole, botanique, conduite des ruches et du rucher, récolte du miel, essaimage, technique d'élevage des reines, etc. Tous ces sujets seront développés pour vous permettre d'agir dans des conditions optimales d'h giène et de sécurité.

el'expérience vous tente, renseignez-vous auprès des responsables de cette école

Claude Barthélemy rue de Vitrival 34, Fosses

' 071-731.54

Philippe Roberti, ferme Malplaquée Sart-Saint-Laurent

' 071-71.29.67

Jules Dubois, rue du Gonoy 32, Saint-Gérard

' 071-71.20.78

Décès inopiné

Au cours du week-end dernier, nous apprenions le décès inopiné d'un ancien commerçant fossois, M. Guy Blondiaux, âgé seulement de 63 ans. Depuis quelques années, il dut faire face à une situation cardiaque délicate et c'est en allant faire une course chez le pharmacien qu'il décéda brusquement dans l'officine même.

D'un tempérament calme et discret, il avait toujours marqué un grand attachement à sa famille et à son travail, mais n'étant plus en mesure de poursuivre sa profession en raison de son état de santé, il avait remis l'entreprise à son fils.

Il avait épousé la fille d'Alphonse Noël, industriel bien connu, et avait tenu son atelier et son commerce, dans les anciens bâtiments de son beau-père Le couple avait eu aussi une fille et ils avaient 6 petits-enfants.

Nous présentons nos plus sincères condoléances à la famille.

Les 12 H. à l'djote

C'est le samedi 20 mars, en la salle L'Hautventoise, qu'aura lieu le traditionnel repas « Les 12 h. à l' djote », dès 11 h et jusque 23 h. Un lier service est organisé de 11 à 14 h et le second, de 18 à 23 h.

Afin de faciliter l'organisation, il est obligatoire de réserver le repas pour le mercredi 17 mars, à

- Jean-Louis Pacorus ' 071-71.33.00

- Pierre Colot È 0473-83.15.76

- Georges Demaret ' 081-43.41.80

- Caudy Van Ryssel ' 071-71.44.48

- Patrick Collard È 0473-31.97.24

- Au Fer à Cheval ' 071-71.19.38

C"est, rappelons-le, le comité des Débridés de Bambois qui vous invite à leur repas, agrémenté par une musique des années 70, très cool et tempérée, afin de ne pas gêner la conversation.

Le service est assuré par de jeunes bénévoles.

Rappelons que le menu (à préciser lors de l'inscription : carottes, choux, 1 er ou 2e service) est fixé à 12 euros (à volonté) et qu'il est gratuit pour les moins de 12 ans et les + de 70 ans.

 

Le Grand Feu

Comme nous l'avions annoncé la semaine dernière, le Grand Feu de Fosses centre aura lieu ce samedi 21 avril, organisé par les membres de la Compagnie des Congolais. Voici le programme de cette réjouissance 18.30 Rassemblement des masqués,

place du Marché.

19.00 Prise en charge des derniers mariés

20.00 Allumage du grand feu, rue de l'Abattoir

21.00 Soirée des masqués, en la salle L'Orbey

24.00 Remise des prix aux masqués présents dès 22 heures.

Animation : Power Music.

L'entrée à la salle est fixée à 5 euros, mais on peut obtenir des cartes en prévente à 2,5 euros.

Conseil communal

Les membres du Conseil ont tenu une réunion ce mercredi soir, à 20 h, notamment pour préciser les conditions d'accès, par recrutement, d'un emploi de secrétaire communal. Il a revu aussi les conditions de la taxe sur imprimés non adressés ; le statut du personnel communal non-enseignant (congés de circonstances, semaine volontaire de 4 jours) ; la composition du Conseil de Participation pour les écoles communales ; la promotion d'un sergent pompier volontaire ; la mise à la pension d'un chef de service administratif et des délibérations du Collège relatifs au personnel enseignant. Nous en reparlerons en détail la semaine prochaine

Nous précisons...

Après le très grave accident subi par Denis Dinsart, de Fosses, et dont nous rappelions les faits dans une chronique de la semaine dernière, accident qui nécessita une longue période de réadaptation, nous apprenons et nous nous réjouissons qu'il ait aujourd'hui repris une vie normale.

Avis

La permanence du bourgmestre sera supprimée les jeudis ef samedi 28 février.

Concours de belote

Un grand concours de belote sera organisé le vendredi 20 février par la Cie des Mamelucks de Fosses, à la buvette du football, rue de l'Abattoir.

Ce concours (15 € et 6 consommations gratuites) se fera par équipes formées en 6 tours (sans actions). Inscriptions à partir de 19 h. et début du concours à 19 h 30. Prix en espèces suivant le nombre d'inscriptions.

Tôle froissée

Samedi, vers 22 heures, un automobiliste de Fosses roulait avec son Opel Astra sur la N98, lorsqu'à la sortie vers Aisemont, il perdit un moment le contrôle de sa voiture et a percuté le rail de sécurité.

Cet accident se limite à des dégâts matériels à la voiture.

La Fricassée

La tradition de la fricassée du Mardi Gras, déjà bien établie chez nous depuis de nombreuses années, aura lieu ce mardi 24 février.

En effet, cette réjouissance en sera cette année à sa 19e édition.

Dès l'après-midi, emmenés par des tambours, les organisateurs récoltent oboles, neufs, jambon, lard... de quoi préparer la fricassée géante qui sera à la disposition du public dès 19 h, à la salle L'Orbey. L'entrée est bien sûr gratuite, de même que la fricassée et la dégustation se fera, comme à l'accoutumée, dans une ambiance musicale bien arrosée.

Laetare 2004

Les festivités du Lartare 2004 approchent à grand pas et le comité des Chinels s'occupent des préparatifs. A ce sujet, le programme détaillé du cortège sera bientôt publié.

Comme de coutume, les membres du Comité se présenteront dans les jours prochains à vos portes pour la traditionnelle collecte. Nous vous demandons de réserver bon accueil aux préposés.

Cette année étant une année préseptennale, nous vous rappelons qu'il n'y aura pas de collecte l'année prochaine.

Pour le comité : le trésorier.

Avis de I'A.L.E.

Les nouveaux utilisateurs qui s'inscriront après le 1er mars 2004 ne pourront plus passer par une A.L.E. afin d'obtenir une aide ménagère (nettoyage et repassage). Ceux-ci devront impérativement passer par les titres-services.

Les utilisateurs inscrits avant le 1er mars pourront continuer via l'A.L.E.

Si vous souhaitez des renseignements, veuillez téléphoner au 071

71.34.36. Legrain S., LenoirA., secrétaires ONEM

Stage de tennis

Le T.C. Fosses propose un stage de tennis et multisports durant le congé de Carnaval (du 23 au 27 février), au Hall Omnisports de Sart-StLaurent, pour enfants de 4 à 14 ans. Avec moniteurs tennis, du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 15 h 30 (garderie de 8 h à 9.30 et de 15.30 à 17 h).

Renseignements et inscriptions –

Xavier Lebrun

'071-51.31.97

È 0497-48.57.65,

Asbl T.C. Fosses

'071-71.10.83

È 0495-40.67.57.

Des artistes

La galerie du Syndicat d'Initiative entame une nouvelle saison avec un quintette féminin emmené par notre concitoyenne Simone Scohier (Mme Lepinne), de Nèvremont, bien connue par ses nombreuses aquarelles où le flou estompe les formes pour laisser place à l'émotion. Elle est suivie de quatre amies de l'Académie de Tamines, dont certaines ont déjà exposé ici avec elle : Angela Sigismondi, avec des huiles pleines de couleurs et de la chaleur de la Provence ou de l'Italie ; Michèle Vandenhaute, bien de chez nous (Sombreffe), qui mêle aquarelles et huiles ; Adriana Orioli, aux dessins plus surprenants ; et Annie Cimino, qui aime allier matières et techniques vers une vision nouvelle.

Sur le thème général " Eau-TerreFeu " comme en février 2002 pour quatre d'entre elles, cette exposition

Regards croisés " s'ouvrira au public du 28 février au 25 mars ; palette de beauté, de couleurs et d'émotions artistiques, elle sera accessible en semaine de 9 à 16 heures, le weekend de 10 à 18 heures. Pour les invités, le vernissage est prévu le vendredi 27 février à 19 h. 30.

Ne manquez surtout pas de passer voir cette remarquable collection d'oeuvres d'art de qualité.

Appel urgent

Comme l'année passée, le centre culturel organise un spectacle de jeunes danseurs de Bielorussie le samedi 20 mars, à la Collégiale StFeuillen. (réservation a la Maison de la Culture : 071/ 71.46.24).

Le groupe Nadiedja se compose de 70 danseurs et musiciens âges de 10 à 15 ans qui arrivent le 18 mars.

Le bénéfice de leur tournée servira à financer comme chaque année depuis 5 ans, une partie des voyages organises l'été pour des enfants bielorusses directement concernés par la catastrophe de Tchernobyl.

Un appel urgent est lancé : 10 jeunes garçons de la troupe sont à ce jour sans famille d'accueil pour la période de leur tournée en Belgique du 18 mars au 5 avril. Nous avons absolument besoin de votre aide.

Les familles bénévoles assurent le gîte durant l'accueil et amener le ou les enfants accueilli(s) au lieu de regroupement prévu et l'asbl « Sept » se charge des enfants la journée.

Si vous pouvez héberger un des ces enfants, contactez vite la responsable de l'asbl " Sept ",

Annick Gillain

' 081/41.13.87

È 0495/ 24.92.22.

Dîner à Bambois.

La paroisse de Bambois aussi tient à l'organisation annuelle d'un dîner convivial et fraternel. Il aura lieu en la salle " Le Bambois ", en face du Lac, le dimanche 7 mars à midi. Les bénéfices sont destinés à la rénovation de la salle paroissiale St-Barthélemy.

Au menu : Cocktail - Potage Mimosa - Pêche miraculeuse - Rôti de Dindonneau aux griottes avec croquettes - Dessert maison.

Les inscriptions (18 € pour les adultes, 9 € pour les enfants jusque 12 ans) peuvent se donner chez

Mme Germaine Depraute

' 07171.16.90

Mme Micheline Denis

' 071-71.12.79.

On peut aussi verser sa participation (ou un don) au compte n° 036-1725917-16 du Cercle Saint-Barthélemy à Bambois avec mention " Dîner paroissial ".

Le souvenir du roi Albert

Dans un bel esprit de fidélité au souvenir de notre grand Roi Chevalier, la manifestation du 17 février, jour du 70e anniversaire de sa mort, a réuni un beau groupe de personnes : les drapeaux des Combattants, Prisonniers, Invalides, Résistants, Combattants de Vitrival et du Comité du Souvenir de Le Roux ; parmi les autorités : le bourgmestre B. Spineux ; les échevins Meuter et Buchet (les deux autres étaient retenus par le travail), le conseiller Etienne Drèze ; le président du CPAS Guy Henin et les membres D. Populaire et A. Lenoir ; le chef de la Zone de Police M. Galetta et son adjoint ; un chef d'école : J.P. Defreyne ; Le colonel e.r. Christian Chabot et quelques membres des comités d'Anciens Combattants.

Au Square Chabot, une gerbe fut déposée par Et. Drèze devant les drapeaux qui s'inclinèrent aux sons de la sonnerie Aux Champs et de la Brabançonne. Puis l'échevin Buchet rappela la consternation de toute la population belge en ce 17 février 1934 et remercia tous ceux qui restent fidèles à ces valeurs du souvenir patriotique.

Le Bourgmestre ajouta combien il est important, - au moment où certains partis politiques du Nord se figent dans un nationalisme dangereux , de maintenir cet esprit de solidarité belge.

Il y a 20ans

Mois de février 1984

- Un club canin se crée et s'installe rue de la Bruyère à Vitrival. On y pratique notamment le dressage. Un club canin qui fera l'objet d'un de nos reportages.

- Les fortes pluies provoquent quelques inondations à Fosses et dans la régions. La rue du Moulin, près du Joncquoy est recouverte sur une vingtaine de mètres. Prairies inondées au Grand-Gau.

- Les adjudications se multiplient pour les places de cantinières dans les différentes compagnies en vue de la Saint-Feuillen. Chez les Grenadiers, c'est Christiane, épouse de Claude François, qui garde le poste. Chez les Tchôs-Tchôs ce seront Annick Dubois et Claudine Herquin qui assureront le « rafraîchissement » de la troupe et à Haut-Vent, le rôle de cantinière est assuré par Georgette Mouyard.

- Création d'un club équestre à Fosses, qui prend le nom de « La Collégiale », dirigé par Fernand Roisin et ses fils Philippe et Michel. Ils annoncent un concours équestre pour fin juillet.

- Après les inondations et le verglas (avec des dizaines de dérapages), c'est le vent qui fait des dégâts avec des arbres déracinés et destruction d'un baraquement de l'entreprise qui assure les travaux du viaduc Saint-Remy en construction. Entre Fosses et Sart-Saint-Laurent , une plantation de peupliers se verra presque complètement disparue.

Il y a 100 ans

N° 1 du 1er janvier 1904

VITRIVAL. - Dimanche dernier, J.-B. Biot, de Vitrival, étant sorti de 5 à 8 heures du soir, constata à sa rentrée qu'on s'était introduit dans sa maison en fracturant un carreau à une fenêtre de derrière et qu'une somme d'environ 60 francs avait été dérobée.

FOSSES. - Marché du jeudi : beurre 1,40 fr. le demi kilo, oeufs 2,00 les 26. Samedi 2 janvier : foire aux bestiaux, chevaux et porcs.

N° 2 du 10 janvier 1904

Nominations de bourgmestres dans le canton de Fosses

Aisemont : M. J. Melon

Fosses : M. A. Franceschini

Sart-St-Eustache : baron G. de Giey

Vitrival : M. A. Dauvin.

Le Roux : M. J. Demeure

N° 3 du 17 janvier 1904

HAUSSE DU PETROLE. - Cette hausse intéresse au plus haut point nos ménagères qui s'en servent pour l'éclairage des demeures. La hausse sera appliquée tant sur l'huile brute que sur l"huile raffinée.

N° 4 du 24 janvier 1904

BRILLANTE SOIREE dramatique et musicale ce dimanche 24 janvier, à 5 1/2 heures, donnée par le Cercle Sainte-Julienne, à 1 école SaintFeuillen, par les animateurs distingués. Au programme

1. Li pia d'one aute, vaudeville en 2 akes.

2. Geor es, ou l'alcoolisme et ses effets, drame en 2 actes.

3. Le Moulin du chat qui fume, opérette-bouffe en 1 acte.

Intermèdes musicaux, monologues et chansonnettes comiques.

VITRIVAL. - Nous apprenons avec plaisir que M. René Wauthy, instituteur à Vitrival, a subi d'une manière très distinguée l'examen qui lui confère le diplôme d'aptitude aux fonctions d'inspecteur de l'Enseignement.

N° 5 du 31 janvier 1904

SART-SAINT-EUSTACHE. - Dimanche dernier, le baron de Giey, sans cesse vigilant pour les intérêts de ses administrés, avait rassemblé les cultivateurs pour les inciter à créer une corporation agricole, qui a été ainsi formée

Président : M. Octave Piraux Vice-président : M. Nicolas Piette Secr.-trésorier : M. Orner Blondiaux Secr.-adjoint : M. Louis Quinet Censeurs : MM. Emile Pirmez et Félicien Duculot.

N° 6 du 7 février 1904

FOSSES. - Un grand match de piquet s'est joué dimanche dernier à Bossière. Nous apprenons que le prix d'honneur a été remporté par MM. Joseph et Feuillen Drèze, de notre ville. Ces prix consistaient en deux jolies pipes de grande valeur, provenant de la maison Devos.

N° 7 du 14 février 1904

SOIREE. - Ce dimanche 14 février, le patronage des jeunes filles du SacréCoeur de Fosses, donnera une séance dramatique et musicale, à 3 h., à l'école St-euillen. Au programme

1. Mirza la Bohémienne, opérette

2. Le testament de Madame Patural,comédie en 1 acte

3. La servante poétique, opérette

4. Les infortunes de Mme Prébiquette, comédie en 3 actes.

Spectacle équestre

Ce spectacle était envisagé depuis belle lurette, mais cette fois, le programme est établi et mis au point : un spectacle équestre de toute beauté, avec Son et Lumière, aura lieu le dimanche de Pâques, 11 avril, au camping Le Pachy.

Fabian Van Ryssel, avec ses chevaux Sisko et Magouille tentera de réaliser trois « premières » mondiales dans le milieu équestre. Le spectacle débutera à 19 h 30 et sera suivi d'un concert des Beverly Pils.

Nous en reparlerons.

Théâtre wallon

La troupe namuroise « Anjèle Compagnie » se produira à Floreffe ce dimanche 22 février, à 15 h, à la salle communale, rue Joseph Piret.

Au programme : « Soper d'Sukés » (d'après « Dîner de Cons », de Francis Veber), adapté au wallon.

Entrée : 8 euros (6 euros en prévente.)

Renseignements :

Centre culturel de Floreffe ' 081-45.13.46

La presse revue...

par Zorro

- Samedi : « Une pression de travail trop élevée à cause du stress » - Voilà sans doute ce qui explique l'absence de stress chez les fonctionnaires.

- Dimanche : « Punir les députés absents » - Pas vraiment efficace en Belgique. Quand ils sont absents, ils ne disent pas de conneries...

- Lundi : « Une erreur de manipulation d'arme... » - Mais non, Germaine, ce n'est plus du procès Cools qu'il s'agit...

- Mardi : « Les valeurs humaines avant tout... » - Mais non, Germaine, ce n'est pas un article sur la politique belge.

- Mercredi : « Changer l'organisation des commissions » aux mandataires politiques. On en parlera bientôt, après les prochaines élections.

- Jeudi : « La démocratie, ça ne s'achète pas... » - Mais non, Germaine, c'est pas en Belgique.

- Vendredi : « La gueuze n'est plus menacée » - Viens Germaine, maintenant tu peux sortir de ta cachette...

Carnaval à Vitrival

Vitrival connaîtra de nouveau une ambiance festive les 27 et 28 février, grâce au comité des fêtes qui organise ces journées.

Vendredi 27

13.30 Promenade dans le village et ramassage des oeufs et du lard pour la fricassée, avec les enfants déguisés.

Un char est prevu pour les plus petits avec encadrement par les adultes. Dès 18 h : grande Fricassée Dès 20 h : Grand BAL MASQUE avec remise des prix en espèces

(PAF : 2,50 euros)

En la salle de gymnastique de l'Ecole rue des Quartiers (entrée par le ballodrome).

Samedi 28:
Dès 18 h : Soirée carnavalesque (en trée gratuite) et fricassée.

SART-ST-LAURENT Collision

Un accident s'est produit le dimanche 15 février, vers 14 heures, à Sart-Saint-Laurent entre une Polo conduite par un habitant de Fleurus et une Citroen ZX occupée par des personnes de Charleroi. Au carrefour de la place du Sart, la Polo, voyant qu'elle était partie dans une mauvaise direction, voulut faire un demi-tour sur route. L'autre voiture fut alors surprise et ne put éviter la collision.

L'ambulance fut appelée sur place pour conduire deux occupants de la Citroen, blessés, tandis que deux dépanneurs ont enlevé des deux véhicules assez fortement endommagés.

Les inspecteurs de la zone de police locale ont procédé aux constatations d'usage.

Le grand feu

La tradition du grand feu se poursuit à Vitrival et aura lieu le samedi 28 février, à 20 heures, à la Spinette.

Les responsables parcoureront les rues du village pour le ramassage du bois qui se fera le samedi matin.

Les bénéfices de la soirée sont destinés à offrir le cougnou à la Noël pour les plus de 75 ans du village.

Pour renseignemnts au sujet du grand feu, on peut contacter

Pierre-Yves Parent ' 071-71.14.11

David Spineux ' 071-71.10.49.

Etat civil

MOIS DE JANVIER 2004

Naissances

Le 3 à La Louvière : Oscar De Rouck, fils de Ingrid, chaussée de Charleroi 112a, Vitrival.

Le 5 à Sambreville : Gaétan Heririet, fils de Jean-Pol et de Andrée Simon, place de Le Roux 7.

Le 7 à Namur : Véréna Lamy, fille de Christophe et de Anabelle Derenne, rue des Zolos 27, Fosses.

Le 13 à Namur : Camille Mathy, fille de Eric et de Nathalie Huart, rue Joseph Boccart 6, Sart-Saint-Laurent.

Le 19 à Charleroi : Alicia Honnay, fille de Jean-Marc et de Nathalie Genard, rue de la Carrière 11, Vitrival.

Le 19 à Charleroi : Léa Honnay, fille de Jean-Marc et de Nathalie Genard, rue de la Carrière 11, Vitrival.

Laurine Houlmont, fille de Pascal et de Bernadette Decoux, rue Gustave Boccart 16, Sart-Saint-Laurent.

Mariages

- Jean-Luc Lejeune, 48 ans et Patricia Dufour, 42 ans, habitant tous deux avenue des Déportés 24 (le mariage a eu lieu le 27 janvier).

- Johan Nicolas, 28 ans et Cindy Chanson, 23 ans, habitant tous deux rue de Bumot 37, Sart-Saint-Laurent (le mariage a eu lieu le 24 janvier).

- Christophe Leloup, 30 ans, et Nathalie Lonay, 25 ans, habitant tous deux rue V. Dewez 14, à Sart-SaintLaurent (mariage le 24 janvier).

Décès

- Le 23 décembre à Auvelais : Louis Libioulle, époux de Georgine Géradon, né le 18 août 1919, domicilié au Home Dejaifve.

- Le 29 décembre à Namur : Paul De Cuyper, époux de Claire Burton, né le 24 avril 1941, route de Tamines 72, Fosses.

- Le 1 er janvier, à la clinique Dejaifve Robert Meunier, époux de Maria Lambert, né le 26-1-1927, d'Auvelais.

- Le 4 janvier à son domicile, rue de l'Abattoir : André Gillard, époux de Huguette Charles, né le 27 mars 1948, de Fosses.

- Le 6 janvier à son domicile, avenue Albert 1er 60 : Daniel Delforge, divorcé de Detrixhe Nadine, né le 16 septembre 1951, de Fosses.

- Le 6 janvier à son domicile, rue du Fays 12 : Jean Migeot, veuf de Maria Mine, né le 14 juin 1928, Aisemont.

- Le 9 janvier à la clinique Dejaifve Jean Jacquet, divorcé de Marcelle Granville, né le 9 avril 1923, de Dave.

- Le 10 janvier à Auvelais : Marcelle Laffut, épouse de François Guisgand, née le 8 mai 1935, place ChapelleSt-Roch, Fosses.

- Le 11 janvier à Auvelais : Maria Neskens, veuve de Thophile Pans, née le 29 mars 1908, rue de la Plage 3, à Bambois.

- Le 14 janvier à Auvelais : Francine Sevrin, veuve de Georges Moreau, née le 8 avril 1923, avenue Albert 1 er, à Fosses.

- Le 17 janvier au Home Dejaifve Nelly Verstrepen, veuve de Georges Rowet, née le 29-3-1916, de Mettet.

Respect, décence, justice !

Ainsi donc, dans quelques jours s'ouvrira le procès Dutroux. Cette saison 2003-2004 aura été celle de grandes " affaires " : entre celle de l'assassinat d'André Cools et celle de Dutroux, il y a eu les deux bandes de jeunes malfrats violents qui ont écumé la région de la Basse-Sambre et le Namurois. Nos Cours d'Assises ont été à la une des journaux avec des histoires bien peu brillantes mais à l'image de notre temps : le monde entier est en proie à des remous de violence...

Face à la Justice avec un grand J, le petit peuple se trouve démuni, surpris, inquiet aussi : ceux qui ont déjà assisté à un procès d'Assises sont frappé du décorum impressionnant, des habits rouges des juges, des effets de manche des avocats, de l'omniprésence de la police, d'un climat sévère et rigide : on n'est pas là pour rigoler ! Car on y traite des drames, des crimes, des choses horribles.

On y pratique aussi un langage un peu secret, des termes inusités : la Justice reste une institution " à l'écart ", en dehors de la vie courante, en dehors des normes.

Et chacun sent que la Justice est puissante et que cette puissance peut être dangereuse : " Le rôle du juge n'est pas de dire la vérité mais de dire le droit, reconnaît un ancien magistrat ; Et la loi dit que ce que dit le juge est considéré comme la vérité. Au pénal, le juge dit aussi le droit mais seulement s'il a découvert la vérité ; car au pénal, lest le procureur qui doit faire la preuve de la culpabilité de l'accusé ". Alors, avec un manipulateur qui occulte la vérité, soutenu par des avocats qui cherchent les failles de la procédure, il se peut qu'un coupable avéré ne puisse être condamné. C'est finalement aux membres du jury de dire " leur intime conviction " malgré tout. Mais les jurés sont des gens comme vous et moi, chez qui de " bons " avocats peuvent jeter le doute et une ultime conviction reste forcément subjective. On l'a vu dans l'affaire Cools : il n'en est sorti qu'une vérité fort incomplète.

Alors, qu'en sera-t-il de ce procès Dutroux ? Qui pourrait analyser pratiquement les 400.000 pages du dossier ? Comment va-t-on présenter ces crimes plus qu'odieux, horribles, sadiques, sans dire qu'on condamne à l'avance un accusé qui reste, selon la loi, " présumé innocent " ? Il y a là matière à un fameux jeux d'effets et de finasseries procédurières.

Autre danger : celle du théâtre. Dutroux, on le sait, est un manipulateur de première classe ; il a l'art de présenter les choses, de taire ce qui l'arrange, et il est capable de nier s'il n'y a pas de preuve formelle. Et on l'a vu dans des affaires récentes, même un faisceau de présomptions graves peut aussi bien faire condamner un innocent (ce qui ne semble pas le cas pour Dutroux) que ne pas permettre la condamnation d'un coupable, faute de preuve matérielle.

Dans cette triste affaire, il y a eu les dérapages, les à-peu-près, les recherches bâclées, les enquêtes reprises, et cette Enquête parlementaire où de simples témoins ou acteurs policiers étaient mis dans la position d'accusés ! Un procès avant le procès, par des politiques et non des magistrats : du jamais vu ! Que les avocats pourront utiliser avantageusement.

Et il y a les médias. Croyant bien faire, les instructeurs ont reproduit les 400.000 pages du dossiers sur trois DVD pour les mettre à la disposition des inculpés, des parties civiles et des avocats. Mais il y a eu fuite et la presse s'en est emparée (en y mettant le prix parfois). Si on paie 2 millions pour cela, c'est surtout en vue de les récupérer en vendant du papier sensationnel. Il est donc fort à craindre que certaine presse spécialisée dans la sensation n'hésite pas à divulguer des détails de l'enquête qui risquent de violer (encore) les victimes.

Julie et Mélissa, Ann et Eefje sont mortes : après quelles souffrances, quelles tortures ? Leurs parents vont voir se rouvrir des plaies que les années n'ont pas totalement refermées depuis plus de dix ans. Sabine et Laetitia vont devoir comparaître et raconter leur calvaire, face à leur bourreau. Devant le public du monde entier. Dans quelles conditions cela sera-t-il relaté, présenté ? Puissent les média faire preuve de décence et de respect pour ces victimes d'un sadique, sans rechercher le scabreux, le sensationnel, le voyeurisme que trop de gens hélas recherchent égoistement.

Enfin, ce qui inquiète dans la Justice, c'est sa disparité. Ici, une conductrice ivre qui a tué un petit garçon est condamnée à deux ans de prison deux ans pour la vie d'un gosse, c'est déjà révoltant ! Mais là, un autre conducteur ivre qui tue une jeune maman et son bébé ne reçoit qu'une peine de... 300 heures de travail d'intérêt général ! 19 week-ends à passer dans un hôpital ou une oeuvre de bienfaisance, et le voilà quitte ! C'est vraiment faire peu de cas de la vie humaine. De deux vies !... Le public, écoeuré, ne comprend pas.

Le procès Dutroux va s'ouvrir. Ce sera le plus abominable sans doute que notre pays ait eu à connaître. Ayons une pensée pour les victimes, pour leurs familles, pour les juges, les jurés et le avocats. Et que chacun reste bien à sa place, dans la dignité, la vérité et la justice.

J. R.