N°47   10 décembre 2004

Il a osé !...

Bien des lecteurs (qui me font le plaisir de dire qu'ils apprécient mes articles) m'ont demandé si j'allais parler de " l'affaire " : les paroles du Prince Philippe qui ont déclenché un fameux " bazar " dans le monde politique. Bien sûr que j'ai envie d'en parler. Avec l'avantage d'arriver en retard (ayant cédé l'édito la semaine passée) et donc de pouvoir " copier ", filtrer, résumer les commentaires déjà largement parus.

On le disait timide, timoré, un peu mou. Et voici que, dans un mouvement d'impatience, il a osé dire clairement ce que des millions de Belges pensent et disent tout bas. Il a relevé la tête et défendu son pays.

Cela a causé une nouvelle fracture entre Nord et Sud. Du moins chez les politiciens et les médias, car comme l'a dit d'autre part Herman De Croo, 85 % des Flamands ne veulent pas l'éclatement du Pays. Seule donc une partie de la classe politique flamande en a profité pour critiquer la monarchie en dénonçant cette audace princière, et en quelque sorte défendre le Vlaams Blok ! Hypocrisie, lâcheté, complaisance de ces politiciens qui courent derrière le V.B. de peur de perdre (encore) des électeurs ! Côté Wallonie, par contre, tous les partis et la population sont d'un avis unanime : bravo au Prince Philippe !

La mutation du Vlaams Blok en Vlaams Belang (" Intérêt flamand ", ce qui dénote un égocentrisme, un égoïsme exacerbé, un nationalisme séparatiste) a été ponctuée par le cri de guerre de cette racaille fasciste : " België barst ! ", que la Belgique crève ! Leur but est clair : la scission de la Flandre, une république nationaliste, l'expulsion des étrangers, que les Wallons soient parqués dans leur réserve, que les francophones disparaissent de Bruxelles... Ce cri violent est une insulte, un crachat à la figure de 9 millions de Belges !

Est-ce que la Flandre s'identifie à ces objectifs du V.B. ? Ce qui est gênant, c'est que presque toute la classe politique flamande oublie, refuse de voir ces objectifs extrémistes, séparatistes, xénophobes, qui mènent au mépris de l'autre, à la haine, au fanatisme, aux outrances. Il semble que pour eux, tout commentaire contre le Vlaams Belang est une attaque contre la Flandre...

Le Prince avait-il le droit de parler ? De parler ainsi ? Peut-être a-t-il légèrement perdu son flegme : s'il avait critiqué ceux qui menacent la stabilité du Pays sans nommer le V.B., l'effet aurait peut-être été amorti. Mais il a eu le mérite d'être clair. Et si, lors des débats, on a vu une fois de plus la fracture entre Flamands et Wallons sur ce simple droit de parole, la grande majorité lui donne raison.

" Ce serait un comble qu'un futur roi ne s'inquiète pas de l'avenir de son Pays en affirmant la nécessité de l'unité nationale ", écrit Fr. Tulkens, professeur de droit constitutionnel dans la Libre Belgique. " Il a ouvert les yeux à des millions de Flamands, de Bruxellois et de Belges qui croient avoir affaire à un petit parti de droite, innocent et prêt aux affaires nationales ", dit Herman De Croo, président (flamand) de la Chambre. Et Jean Charlent, toujours dans la Libre, est encore plus ferme : " J'ai la nausée devant les sourires lâches de ces politiciens à la langue de bois, ces gens sans parole qui voudraient que le Prince soit muet ! "

Après avoir critiqué l'audace de Philippe, le Premier Ministre Guy Verhofstadt, dans un remarquable volte-face au Parlement, a fait plus fort que lui : " Il est compréhensible que les membres de la famille royale se prononcent sur les grands thèmes relatifs à l'avenir de leur pays ". Et il s'en prend vertement aux gens du V.B. : " Ce que vous voulez en réalité, c'est la désintégration du pays et la démolition de nos institutions. Le gouvernement et tous les partis démocratiques ne vous laisseront pas faire ! "...

Et maintenant?

Comme je l'ai dit, cette " affaire " aura au moins eu le mérite de provoquer et de clarifier les positions de chacun face à ce parti aux attitudes néo-nazies, maniant (déjà) insultes et intimidation. Avant qu'ils ne nous crachent encore au visage, beaucoup se sont exprimés clairement.

Et j'en reviens à Herman De Croo, vice-président du VLD qui vient de se doter d'un nouveau président mais avec un adjoint (De Decker) très proche de l'extrême droite, qui veut un libéralisme plus dur et ose prôner un dialogue avec le Vlaams Belang. De Croo, qui est un défenseur acharné de la monarchie et de l'unité de la Belgique, aura donc fort à faire car l'ancien CVP est tout aussi porté sur l'extrémisme. Ces gens qui courent derrière le V.B., tétanisés par ses succès électoraux.

Dans une interview à Vers l'Avenir, le président de la Chambre admet que la Flandre réclame toujours plus d'autonomie et de compétences. Mais il refuse un confédéralisme qui serait un séparatisme qui ne dit pas son nom. Et De Croo a le mérite de parler net et clair. Il affirme que 85 % des Flamands ne veulent pas la scission du pays. Mais nous sortons d'un état unitariste en train de s'adapter à un autre système politique, une autre mentalité. La Suisse a 23 cantons et chacun a sa forme de Sécu. Les Etats-Unis sont faits de plus de 50 états aux statuts fort divers. On n'en est pas là en Belgique, mais notre nouveau système fédéral se met en place et, comme toute naissance, cela ne se fait pas sans une certaine douleur... Pourtant, la Belgique est une préfiguration de l'Europe aussi en train de naître : avec 25 pays, on arrive à 214 régions de langue, de religion ou de culture différentes. Il est clair qu'on ne va pas diviser mais unir.

Le résultat, c'est que si on dépense des hectolitres de salive dans des réunions et des tonnes d'encre dans des commentaires, depuis 60 ans on n'a plus eu de sang versé dans ces pays réunis !

Alors, quelles que soient encore nos petites divisions, gardons un certain optimisme pour l'avenir.

J. R.

Fosses - Vue aérienne

Il existe 4 cartes postales au moins d'une vue aérienne du centre de Fosses. Celle-ci n'avait pas encore été publiée. Elle nous montre une face de la collégiale qui est moins connue.

On distingue, à l'avant-plan, les maisons de la rue Al Val jusqu'à l'embranchement vers la rue des Tanneries (dont on ne voit rien). En bas, tout à fait à droite, l'Hôtel de Ville et, plus haut, la place du Chapitre, qui n'est pas encore encombrée de voitures..

Le monument aux marcheurs n'est pas encore placé ; le grand mur servait toujours de panneau d'affichage. On distingue aussi très bien la tour Leurquin et l'étroitesse de la rue du Chapitre qui débouche sur la rue Donat Masson et jusqu'au château Winson.

L'actuel collège Saint-André était encore l'Institut Sainte-Marie : aucune transformation n'a encore été apportée. En haut, à gauche, la rue Sinton est visible presque dans son entièreté.

Une indication peut nous préciser la date de cette vue : le bâtiment qu'avait construit Pol Michel (rue des Zolos) est en construction, le toit n'est pas placé.

Tombola

Voici les billets gagnants de la tombola 2004 du club de balle pelote de Fosses. Les lots sont à retirer chez Freddy Ladrille, 3, rue V. Roisin du lundi au vendredi, jusqu'au 30 janvier (GSM 0494-39.45.05).

0051 0210 0276 0304 0357 0444 0470 0551 0677 0693 0704 0741 0818 0968 1075 1082 1 104 1 125 1 133 1 143 1244 1253 1277 1318 1362 1426 1483 1622 1648 1679 1684 1712 1725 1750 1874 1907 1923 1963 1966 2087 2209 2274

Précision

Dans la légende de la photo parue en première page la semaine dernière (place d'En Leiche), nous indiquions que la maison se trouvant derrière les sapins ornant le monument au Roi Albert était autrefois une quincaillerie. Une lectrice nous fait remarquer que cette ancienne quincaillerie était une maison qui avait déjà été abattue précédemment afin d'améliorer le tournant.

Il est vrai que les transformations se succèdent et l'on oublie facilement comment Fosses se présentait au siècle dernier.

Pour le Réveillon

Depuis plusieurs années déjà, le comité des festivités hautventoises organise un souper à l'occasion du Réveillon de Nouvel An.

Voici le menu : apéritif, buffet-froid, dessert. Distribution de cotillons.

La participation est de 50 euros, boissons comprises et 25 euros pour les enfants de 6 à 12 ans.

Réservation obligatoire chez José Marchai, au 071-71.17.94. La réservation sera prise en considération lors du versement de 30 € d'acompte par personne (15 pour les enfants) sur le Cpte 001-3865206-26.

 

Réabonnements

La période des réabonnements au Messager est déjà bien avancée. En raison d'un retard dans l'envoi des bulletins de virement, qui doivent nous parvenir incessamment, nous ne pourrons les insérer dans le journal que la semaine prochaine.

Nouvelle importante : notre journal, qui avait repris naissance en 1982, ne sera plus hebdomadaire dès 2005 : il paraîtra dorénavant une semaine sur deux.

Car l'équipe qui collabore à la rédaction ne rajeunit pas ; la réalisation d'un hebdomadaire ne se fait pas en un coup de baguette magique ; cela demande une somme de travail qu'il devient difficile d'assumer chaque semaine. Et seul le bénévolat nous permet de subsister.

En paraissant une semaine sur deux, Le Messager pourra être davantage préparé et sans jamais nuire à l'information essentielle.

Cette année 2005, en raison de la Saint Feuillen, nous consacrerons deux numéros spéciaux de 8 pages (avant et après l'événement).

Le prix de l'abonnement est, bien sûr, revu à la baisse et coûtera 20 € pour nos abonnés. Le numéro en librairie sera porté à 0,80 €.Nous espérons que nos lecteurs voudront rester fidèles à leur petite gazette locale qui les tient au courant des événements de notre cité.

Comme les opérations bancaires subissent régulièrement du retard, nous suggérons à nos abonnés, (pour ceux qui le veulent), de ne pas attendre le bulletin qui sera insérer la semaine prochaine, mais déjà d'effectuer leur paiement de

20 euros,

à notre CCP n° 000-0021185-39 de l'imprimerie Romain à Fosses-la-Ville.

Merci pour votre confiance.

Avis aux commerçants

Les commerçants de Fosses et autres, qui souhaitent que leur publicité paraisse dans le Calendrier 2005 publié par le Syndicat d'Initiative de Fosses, sont priés de leur faire savoir à l'Imprimerie Romain (071-71.10.83) chargée de la réalisation de ce livret qui sera distribué, toutes boîtes, dans l'entité en fin d'année.

Stages de vacances

Le Tennis Club de Fosses-la-Ville vous propose ses Stages de vacances de Noël au Hall omnisports de Sart-Saint-Laurent.

Du 27-12 au 31-12-04 : stages de tennis (5x1 h30) ; horaire à définir en fonction des niveaux. Prix : 55 euros.

Du 3 au 7 janvier : stage de tennis et multisports : de 9 h 30 à 15 h 30, avec possibilité de garderie de 8 h à 9h30etde 15h30à 17 h. Prix 60€

Renseignements et inscriptions : Xavier Lebrun au 071-51.31.97 ou 0497-48.57.65.

A l'Etat-major

L'Etat-major de la Marche Saint-Feuillen a tenu ce mercredi 8 décembre, en la salle L'Orbey, une importante réunion consacrée aux premiers préparatifs de notre grande Marche septennale de septembre prochain.

On devait y officialiser la rénovation des statuts de l'ASBL, l'approbation du Règlement d'ordre intérieur et la concrétisation des idées de la réunion du 18 novembre concernant les préparatifs de la Saint-Feuillen 2005: les diverses commissions prévues, la recherche de subsides, le programme des festivités.

Senior Amitié

Le groupement des seniors organise, ce mercredi 15 décembre, ses festivités de Noël en la salle du Collège Saint-André. Dès 10 heures 30, les membres pourront renouveler leur carte et payer la cotisation annuelle ; à 11 heures, une messe sera célébrée en la salle, avec chants de circonstance assurés par la chorale Saint-Martin. Puis le dîner pour lequel il est urgent de s'inscrire, si ce n'est fait... Au plus tôt donc chez Pol Deblaton, président, Campagne du Chêne, téléphone 071-71.10.10.

Chez les colombophiles

Société La Liberté, à Bambois

Cette année et pour la première fois de son histoire, la société La Liberté à Bambois a l'honneur d'organiser la remise des prix des concours provinciaux qui aura lieu en la salle L'Hautventoise à Haut-Vent le samedi 18 mars, à partir de 16 h 30, avec la présence des autorités du monde colombophile provincial et représentants de l'Administration communale.

Signalons que le champion général de ces concours est un de nos sociétaires, M. Molle-Fallay, de Mettet.

Et d'autres de nos membres seront mis à l'honneur comme Désiré Debrulle, de Fosses ; Jean-Pierre Devos, de Le Roux ; Etienne Debruxelles, de Vitrival ; Bournonville-Malter, de Bambois et Marcel Denis, de Devant-les-Bois.

A tous, encore nos félicitations.

Le président : J.-F. Bournonville

Voyage au Pérou

La sale du balcon de l'Orbey était comble (il a fallu remettre des chaises !) pour accueillir les conférenciers Nadine et Jean-Pierre Cobut, qui étaient venus faire partager au public leur enthousiasme à propos de leur périple au Pérou, et ce, à l'invitation de PAC, avec le soutien du Centre culturel de Fosses.

Les premières traces de présence humaine au Pérou datent d'il y a au moins 20.000 ans avant notre ère. A partir de 1250 avant J.-C.), plusieurs civilisations venues du Nord s'établirent dans la région. La ville de Chan-chan, dont les ruines sont visibles aujourd’hui, fut d'ailleurs construite par les Chimus vers 1000 apr. J.-C.

Quant aux Incas, ils se déplacèrent jusqu'à la vallée fertile de Cuzco entre 1100 et 1300. Leur expansion commença en 1438. En 1500, l'Empire Inca s'étendait de l'océan Pacifique jusqu'aux sources du Rio Paraguay et du fleuve Amazone. Ce vaste empire était dirigé par un inca, ou empereur, qui était adoré comme une divinité. Très riche, le royaume des Incas allait devenir la cible des ambitions impériales des Espagnols et notamment le conquistador Pizzaro et de la double influence de la culture inca et espagnole. Les fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour de magnifiques vestiges de la civilisation inca. C'est à Cuzco, l'ancienne capitale de l'Empire Inca, au centre de la cordillère des Andes, que l'on trouve les vestiges les mieux conservés : la forteresse de Sacsahuama, par exemple.

Nadine et Jean-Pierre Cobut nous emmenèrent à Lima, à Machu Pichu, au lac Titicaca, à l'église des Jésuites de Cuzco (voir photo), à Arequipa, au pied du volcan Misti, l'une des villes les plus importantes du pays qui abri-te de nombreux monuments religieux édifiés au XVIIe siècle, tels que l'église de la Compagnie de Jésus, ainsi que des couvents.

Une soirée très agréable, enrichissante, illustrée de photographies très fines de Nadine. On en redemande !

En fin de séance, le président de PAC, Daniel Piet, annonça les deux prochaines séances : en février, soirée audio-visuelle sur la Bataille des Ardennes (60e anniversaire) et en mars, une soirée de vulgarisation médicale sur le Diabète, par un médecin spécialiste d'une clinique namuroise.

Concert de Noël

Le samedi 18 décembre, en la salle L'Orbey, à partir de 19 h 30, aura lieu le traditionnel concert de Noël présenté à la fois par la Royale Philharmonique de Fosses et la chorale Bebronae Cantores.

Entrée 4 euros, ou 3 euros en pré vente (au S.I., place du Marché à Fosses).

Village de Noël

Le Syndicat d'Initiative de Fosses organisera son 2e Village de Noël avec une balade contée aux flambeaux dans les ruelles du centre, le vendredi 17 décembre, à partir de 19 heures, place du Chapitre.

L'année dernière, cette animation avait rassemblé plus de 500 enfants.

Cette année, le titre du conte joué par « Li Soce des Comédyins fosswès » et quelques jeunes comédiens amateurs, sera : « Le Père Noël change de look » !

L'ouverture des chalets est prévue à 19 h. La première balade contée partira à 19 h 30. Les enfants, accompagnés d'un guide, sillonneront les rues et ruelles de Fosses, à la recherche de mystérieux personnages de conte de fées. Tous les quarts d'heure, un nouveau départ sera organisé avec un groupe de maximum 40-50 personnes. L'animation est gratuite.

Dans les chalets, on trouvera de quoi manger et boire (vin chaud, chocolat chaud, gaufre, bières de Noël, bûches, etc.)

La chorale Bebronae Cantores animera également le village de jolis chants de Noël.

A Bambois

Comme chaque année, I'ASBL Cercle Saint-Barthélemy, de Bambois offrira des bûches de Noël aux personnes âgées de plus de 70 ans de Bambois, du Try-al-Hutte et du camping Le Vivier.

Son comité se joindra à celui du Point d'Arrêt pour effectuer sa tournée le dimanche 19 décembre.

Au Cercle horticole

Le Cercle royal d'horticulture et de petit élevage de Fosses vous invite à la prochaine conférence qui sera organisée le lundi 13 décembre, à 19 h 30, au local communal (ancien Nopri) et qui aura pour thème : « Comment aménager un petit verger », par M. Robert Daloze. L'entrée est gratuite.

Patrimoine architectural de Wallonie

Le Ministère de la Région Wallonne, division du Patrimoine, lance une collection d'ouvrages consacrés au patrimoine architectural wallon. Ces ouvrages de référence, richement illustrés de photos et de cartes, présentent le patrimoine paysager, urbanistique et architectural de nos régions.

Il ne s'agit donc plus seulement, comme dans une précédente édition, d'une étude de nos bâtiments remarquables : châteaux, églises, habitations typiques, mais dans un esprit plus large, de nos panoramas paysagers, de l'urbanisation de nos cités, du noyau bâti et des types d'architecture.

Dans la première série, le volume consacré à la province de Namur concerne Fosses et Mettet.

La présentation officielle de ces premiers ouvrages aura lieu ce mercredi 15 décembre à 12 h 30, au Parlement wallon, rue Notre-Dame à Namur. Dès que nous connaîtrons les conditions d'obtention de ces livres intéressants, nous en reparlerons ici.

Les petits formats

C'est donc devenu une tradition : la dernière exposition de l'année dans la galerie d'art de la Maison de la Culture et du Tourisme est consacrée à un monde tout en finesse, sens du détail, de la minutie et de la patience, un monde de contrastes, de couleurs et de reflets dans un esthétisme certain. C'est le monde des " Petits formats "

De l'aquarelle à la céramique, en passant par le tournage du bois, la dentelle, la gravure, les différentes techniques artistiques s'adaptent à cette nouvelle échelle, plus propice aux cadeaux de fin d'année... Petits formats, petits prix. Une exposition-vente qui vaut donc la peine du détour à cette galerie de la place du Marché.

Huit artistes locaux y présentent leurs oeuvres :

- Manou Dumont, aquarelles ;

- Pierre Godenne, bois tournés ;

- M. et Mme Ingels : céramiques ;

- Jean-Pol Legrain : dessin, gravures ; - Anne Mathieu : dentelle ;

- Marcel Nulens : aquarelles ;

- Daniel Populaire : verres gravés ; - Simone Scohier : aquarelles.

Le vernissage de cette remarquable exposition a lieu ce vendredi soir.

Elle sera ouverte au public tous les jours, de ce samedi jusqu'au 2 janvier, durant les heures de bureau, soit de 9 à 16 heures en semaine, de 10 à 17 heures le week-end. A la Maison de la Culture et du Tourisme, 12 place du Marché. Tél. : 071-71.46.24.

Interventions des pompiers

Le 26 novembre : appel des pompiers avec le matériel de désincarcération, suite à un accident,

rue d'Anthée à Ermeton.

Le 26 : ambulance et pompiers, suite à un accident au carrefour Fenal à Furnaux. Une personne décédée et un blessé conduit à l'Hôpital civil de Châtelet.

Le 27 : appel des pompiers pour un feu de cheminée, route de Bambois à Saint-Gérard.

Le 27 : appel des pompiers pour un nettoyage de la chaussée, rue Hanse à Floreffe.

Le 29 : appel des plongeurs pour se rendre rue de la Glacerie à Ham-sur-Sambre.

Le 29 : pompiers pour un feu de cheminée rue Beaufosse à Biesmerée.

Le 30 : appel des pompiers pour un feu de cheminée à Mettet, sur la place ; un pompier sera intoxiqué par la fumée.

Le 1er décembre : pompiers, pour un accident au carrefour des routes de Fraire et d'Anthée à Denée ; pas de blessé.

Le 5 : pompiers avec matériel de désincarcération, suite à un accident sur la RN 90 à Franière.

Le 5 : feu de cheminée, rue de Furnaux à Biesmerée.

Le 7 : pompier avec matériel de désincarcération, suite à un accident rue Saint-Roch à Fosses.

Dix ans déjà...

- Décès à Vitrival, à l’âge de 71 ans, de M. André Maudoux, deux mois après avoir fêté ses noces d'or. Il avait participé activement à la vie associative de son village.

- L'association des Commerçants met sur pied, pour les fêtes de fin d'année, son 3e Village de Noël : chalets sur la place, animations diverses et présentation des oeuvres des artistes Fossois aux étalages des commerçants du centre.

- Décès inopiné de Jérôme Janssens, ancien fermier de « Doumont », qui fut conseiller communal très estimé à Fosses. Il décéda brusquement à Le Roux en arrivant pour assister à au dîner de Noël des 3 x 20.

- Le 20 décembre a lieu l'inauguration du parc à conteneur installé rue de Falisolle à Aisemont.

- Le comité des fêtes de Vitrival récompense les particuliers de Vitrival qui ont si bien décoré leur habitation : 138 maisons, illuminées de façon parfois très ingénieuse. Le 1er prix va à G. Lusignan, chaussée de Charleroi et le second à Gabriel Clocheret.

Il y a 100 ans...

N° 50 du 11 décembre 1904

FOSSES. - Un voleur s'est introduit, pendant la nuit de samedi à dimanche, dans le jardin de M. Victor Devos, négociant, en escaladant un mur de 2,50 m d'élévation. Il est ensuite entré dans une garenne et s'est emparé d'un gros lapin. La garenne en comptait 9, mais le malandrin s'est contenté du plus dodu.

Mercredi matin, le nommé Charles Verbaert, apprenti serrurier chez M. Remacle Camille, s'est fait prendre l'annulaire de la main droite dans un engrenage. L'amputation du doigt a dû être pratiqué immédiatement.

M. Baugniet, horticulteur à Tamines, donnera une conférence gratuite sur l'Arboriculture fruitière, dimanche 18 courant, à l'Ecole communale des garçons, rue du Curé, à 2 1/2 heures. Un cours de 5 leçons sur ce sujet sera donné cet hiver au local susdit.

Un vagabond, Claude Descours, déserteur français, a été mis en état d'arrestation cette semaine par M. Paris, commissaire de police. Descours était porteur d'un poignard, arme prohibée par la loi. Il a été écroué à la prison de Namur.

M. Ancia, entrepreneur à Saint-Gérard, a obtenu l'entreprise des travaux à exécuter à notre église collégiale, pour la somme de 36.700 frs.

Le garde Pierre Thirot, au service de M. de Thomaz de Bossière, a surpris jeudi vers 8 heures du matin un nommé Alphonse B., de Bambois, bricolant dans le bois de la Bocame. Procès-verbal a été dressé.

Jules B., fossoyeur à Fosses, s'est fait pincé par le Maréchal des Logis Charlier et le gendarme Malapel, au moment où il braconnait sur Sart-Saint-Laurent. B était armé d'un fusil à démonter et faisait battre les buissons par son jeune fils qui l'accompagnait. Procès-verbal a été dressé ; fusil et cartouches ont été confisqués.

L'OURAGAN.

Bijart-Fosses. - Mardi dans la journée, un coup de vent a enlevé une toiture à la ferme du Bijart.

A Fosses. - Mercredi, le vent n'a pas été ressenti comme dans les communes voisines, mais la crue de la Biesmes a été si forte qu'elle sortit de son lit et inonda la place des Quatre-Bras et la rue du Postil au point d'empêcher la circulation. Depuis de nombreuses années, on n'a vu une aussi forte inondation à Fosses. Beaucoup de caves étaient remplies d'eau surtout celles de la place du Marché.

A Sart-Saint-Laurent. - Les toitures d'une grange et une partie des écuries appartenant aux époux Jacquet-Toussaint ont été réduites en miettes. On attribue ces dégâts à un effet de la foudre.

Cela a bien changé...

Que fait-on avec les porte-monnaie que l'ont trouve aujourd'hui ?

Dans le premier numéro de décembre 1954, dans une rubrique assez habituelle « Objets trouvés » que nous communiquait la police, on signale 4 porte-monnaie trouvés :

- un porte-monnaie avec somme importante, remis à son propriétaire, trouvé par M. Auguste Vigneron, de Falisolle ;

- une bourse avec somme importante remis à son propriétaire Jules Modave, trouvée par Mme Joseph Debock-Drèze ;

- un porte-monnaie d'enfant par Mme Armand Gérard ;

- un porte-monnaie, trouvé par Rita Manique.

Ce sont des exemples d'honnêteté et cela nous rappelle le réflexe d'une Fossoise qui avait trouvé sur la rue, un billet de 500 F (il y a peut-être une quarantaine d'années) et qui, jugeant qu'il serait impossible de retrouver le propriétaire, avait offert cet argent pour une bonne oeuvre, estimant que cet argent ne lui revenait pas.

Si, un jour, vous trouvez un objet de valeur, des clés, des bijoux, un portefeuille..., vous pouvez toujours le signaler à notre journal qui se chargera de le publier la chose à ses lecteurs. Avec votre n° de téléphone, le propriétaire pourra ainsi récupérer son bien.

Li guêre di 40, vikéye pa on gamin XXII

pa Roger Viroux

Armand Héraly n'a nin riv'nu d'en-Alemagne non pus ; on-z-a d'né s' nom à one reuwe di Fârjole.

Po vos d'ner one idéye dè l' crapulerîye do Fran'rrousse, i faut sawè qu'il aveûve dimeré deûs mwès èmon Emile Lambillotte, què l' noûricheûve. II aleûve min.me coûtchî avou I' fi, Edmond, qui m' l'a raconté. On djoû, i dit à Emile qu'i va s'mârier avou one fèye Salingros, mins qu'i lî faut on costume. I d'mande dès caurs à pruster èt Emile Iî prustéye 4.200 fr. Come i n' si mârieûve nin èt qu'i n'acheteûve pont d' costume, on djoû, Emile lî rid'mande sès caurs. Deûs djoûs après, Emile èsteûve arèté èt co s' fi Edmond, qui n'aveûve qui sêze ans. Il a açteûre 78 ans èt i dimère à Tamènes.

II ont stî arètés I' 29 di mârs' 1944, li min.me djoû qu' Marcelle Meulemeester. II ont d'mèré o prîjon 29 djoûs à Châlèrwè, pwîs il ont stî dèlîbèrés, sauf Emile, qu'ènn a 'nnalé en-Alemagne, à Buchenwald, èt qu'ènn a jamais riv'nu.

Après l' dèlîbèrâcion, li Francès a stî arèté à Lille èt jujé à Amiens. Edmond Lambillote a stî corne tèmwin. Quand on l' a fusilié, Marcelle Meulemeester a stî hukéye po l'aler vôy fusilier. Ele n'î a nin stî, mins Edmond Lambillotte, li î a stî.

Eturtimps, tot r' muwe à Fosses. Li 29 di fèvri '44, Antoine Taxhet, qui projeteûve lès fims au cinéma da Mathieu èt qu'èsteûve emboché, èsteûve abatu en-z-èralant à pîds dè l' deûzyin.me sèyance.

I s' fait qu'il aveûve toûrné Emile Gérard, li pus djon.ne dès trwès frés,

à s'ègadjî dins lès Jeunesses Wallonnes, pwîs l' Légion Wallonie èt po fini, lès S5-Wallonie. I 'nn a 'nalé au Front d' l'Es' èt i 'nn a jamais riv'nu. Mins s' fré, Pierre, qu'on spoteûve Li Pèpin, èsteûve arèdjî après Taxhet, èt i v'leûve vindjî s' fré.

I s'a mètu à l'awaîte dé l' phârmacerîye Mainil èt, quand Taxhet a arivé, pace qu'i d'mèreûve dins l' fond dè l' reuwe dQ. Posti, su l' drwète en montant, on complice lî a d'mandé è I' nwârcheû - i gn-aveûve pont d' lampes di reuwe aluméyes èt lès fènièsses èwoù-ce qu'il aureûve plu awè dè l' lumière èstin.n' garantîyes avou dès tentures, dès couvêrtes èt/ou do bleûw papi.

« Bonsoir, Monsieur Taxhet ! »

Corne i rèspondeûve : « Bonsoir ! », gn-aveûve pont d' doutance, c'èsteûve li èt pont d'ôte ! Là-d'ssus, Pierre Gérard l'a abatu.

Li lèdmwin au matin, à 6 eûres èt d' méye, Robert Taelleman, qu'èsteûve en trin d' moude, èt Roger Huylebroeck o Wôt-Vint ; Georges Viroux, Charles Honnay èt Joseph Mingeot, à Fosses, èstin.n' arètés. Il ont stî èmwinrnés o prîjon à Nameur èt pwîslà à I' citadèle di Hu.

Vêlà, is travayin.n' o djârdin dè l' Kommandantur, mins is sabotin.n' à leû manière. Pâr ègzimpe, s' is r'pikin.n' dès cabus, is côpin.n' tènawète lès racènes da onk dju èt Georges dijeûve, parèt-i : « Vo-z-è-ci co onk qui ti n' tchèsserès nin è t' panse ! »

Après 48 djoûs, il ont stî lachîs. Arivés à I' gâre di Nameur, il ont mîselé po prinde on taxi po Fosses.

(à chûre)

Pourquoi ?

Pourquoi oui, pourquoi non ? Je vous le demande, expliquez-moi pourquoi ?

Pourquoi tu peux avoir une pizza à la maison plus vite qu'une ambulance ?

Pourquoi il y a un stationnement pour handicapé en face d'une patinoire ?

Pourquoi les gens commandent un double cheeseburger, des frites bien grasses et un coca light ?

Pourquoi nous achetons des saucisses à hot-dog en paquet de 10 et des pains à hot-dog en paquet de 8 ?

Et vous êtes-vous jamais demandé :

Pourquoi le mot « abréviation » est si long ?

Pourquoi pour arrêter Windows doit-on cliquer sur « démarrer » ?

Pourquoi le jus de citron est-il fait de saveur artificielle et le liquide de vaisselle est-il fait de vrais citrons ?

Pourquoi n'y a-t-il pas de nourriture pour chat à la saveur de souris ?

Quand la nourriture pour chien est nouvelle, avec un goût amélioré, qui l'a testée ?

Pourquoi stérilise-t-on l'aiguille qui sert à euthanasier ?

Vous connaissez les boîtes noires indestructibles dans les avions ; pourquoi ne fabrique-t-on pas l'avion complet dans ce matériau ?

Et si voler est si sécuritaire, pourquoi l'aéroport s'appelle le terminal .

Quand on n'y pense, mieux vaut ne pas se poser trop de questions.

Pourquoi appuie-t-on plus fort sur les touches de la télécommande quand les piles sont presque à plat ?

Pourquoi lave-t-on les serviettes de bain. N'est-on pas sensé être propre quand on les utilise ?

Pourquoi les pilotes kamikazes portent-ils un casque et quand on écrase un Schtroumpf, il prend quelle couleur ?

Comment les panneaux « défense de marcher sur la pelouse » ont-ils été placés à cet endroit ?

Est-ce qu'un analphabète a du plaisir à manger un bouillon aux nouilles en forme de lettres ?

Quand un homme a découvert que la vache donnait du lait, que cherchait-il à faire exactement à ce moment-là ?

Si un mot dans le dictionnaire est mal écrit, comment s'en apercevra-t-on ?

Pourquoi ce couillon de Noé n'a-t-il pas écraser les deux moustiques ?

Est-ce que les ouvriers de chez Lipton ont aussi une pause-café ?

Pourquoi « séparé » s'écrit-il en un mot, alors que « tous ensemble » s'écrit en deux mots séparés ?

Je voudrais acheter un boomerang neuf ; comment vais-je me séparer de l'ancien ?

Comment, au restaurant, n'a-t-on pas encore pensé à présenter votre steak coupé d'avance, il existe bien du steak haché ?

Pourquoi sur le panneau « maison à vendre » ne met-on pas plutôt « maison à acheter » ?

Comment les écoliers des villes font-ils l'école buissonnière ?

Pourquoi les établissements ouverts 24 heures sur 24 ont-ils des serrures et des verrous ?

Merci d'avoir lu mes stupidités !

Fougnant

VITRIVAL Marché de Noël

Ce week-end est réservé au Marché de Noël à Vitrival, place Jean Tousseul, avec la présence de nombreux artisans et stands de bières spéciales, vins et spiritueux, petite restauration et, bien sûr, la présence du Père Noël. Rappelons le programme de ces trois jours :

Vendredi 10 :

- Dès 18 h jusque 1 heure de matin : BROCANTE NOCTURNE.

- Dès 19 h : CONCOURS DE COU-GNOUS pour les amateurs de cartes.

Samedi 11 :

- Dès 14 h : Ouverture du marché

- Dès 22 h : Grande soirée avec nos artistes régionaux.

Dimanche 12 :

- Dès 14 h : ouverture du marché

- De 17 h à 19 h : animation pour les enfants ; magie, sculpture de ballons, etc.

- Vers 19 h : distribution de cougnous, par le Père Noël.

La Pelote vous invite...

Rappelons les soirées organisées par la Pelote Vitrivaloise ces vendredi 10 et samedi 11 décembre, à partir de 19 h. Vous aurez la possibilité de vous y restaurer. Vous trouverez de la soupe à l'oignon (2 euros), ou un repas composé de boudin (noir ou blanc), compote et frites pour 6 €.

En plus des diverses boissons servies habituellement, vous pourrez également déguster nos réputées bières de Noël.

La présence de tous, joueurs et sympathisants, fera extrêmement plaisir à l'équipe dirigeante.

Invitation cordiale a toutes et à tous.

Portes ouvertes

L'atelier de céramique Ingels-Malnoury vous accueille rue Saint-Pierre 18 à Vitrival, à l'occasion des fêtes de fin d'année.

Portes ouvertes les 11 et 12 décembre, de 13 à 18 heures. Démonstration de tournage.

Entrée libre.

SART-EUSTACHE Père Noël au Sart

Le samedi 18 décembre, dès 15 h, dans les locaux de l'école communale de Sart-Eustache, après-midi contée, chantée et enchantée. L'après-midi se déroulera de cette façon :

15 h. 30 : contes et chants

18 h. 30 : arrivée triomphale du Père Noël

Pâtisserie, boudin, vin chaud, bar...

LE ROUX Marché de Noël

Le comité de la Marche Sainte-Gertrude de Le Roux organise son 3e Marché de Noël les 18 et 19 décembre, de 14 à 22 heures. Ce marché a lieu sous chapiteau chauffé.

Pour les artisans, la participation est fixée à 15 euros, pour une table de 2 mètres et pour 1 jour et à 25 euros pour les deux jours.

Renseignements : Carine Lambreghts, tél. 071-71.14.62.

Chez les Aînés

Le club des Aînés de Le Roux organise son dîner de Noël ce samedi 11, à l'Ecole communale de Le Roux.

Nous souhaitons bon amusement aux convives et bon appétit !

Il y a 50 ans disparaissait

le vieux tilleul de Vitrival

Les tilleuls ont la réputation de vivre vieux.

Il y a plusieurs années, nous avons eu l'occasion de reproduire une vieille photo de la disparition, en 1872, d'un vieux tilleul qui se trouvait sur la place du Chapitre à Fosses et que l'on appelait communément « Mononke tiyou ». Plusieurs fois centenaire sans doute, ce tilleul avait été la victime des bûcherons le 6 juin 1872 dans le cadre de travaux d'embellissement de la place du Chapitre.

Il y a 50 ans, le 13 novembre 1954, le vieux tilleul qui trônait depuis de très nombreuses années près du presbytère de Vitrival, devait être abattu en urgence car le feu risquait de se propager au bâtiment proche.

Nous nous faisons un plaisir de reproduire ici ce qu'écrivait à ce propos André Spineux, alors bourgmestre de Vitrival et qui était un peu l'historien de son village.

« Nombreux sont les souvenirs qu'évoquait le vieux tilleul de Vitrival qui eut, dans la soirée du 13 novembre 1954, une fin sensationnelle.

» Une allumette, introduite imprudemment dans une fente de sa base a sans doute suffi pour faire monter rapidement le feu jusqu'au sommet du tronc et de ses branches ; des creux y constituaient des cheminées d'un tirage exceptionnel où l'amadou accumulé constituait un combustible de choix. Par le sommet, se déversait une pluie d'étincelles, pareilles à un feu d'artifice sans cesse renouvelé.

» L'arbre vénérable ne pouvait être sauvé. Etant donné la proximité du presbytère, il fallut, pour éviter tout accident, se résoudre à l'abattre. Deux heures plus tard, il tomba sans causer d'ennui, grâce aux mains ex-pertes qui se chargèrent du travail. Chacun put alors se rendre compte que seul son extérieur l'avait maintenu en vie en ses dernières années.

Une foule de curieux se trouvait réunie pour assister à ce spectacle surprenant d'un arbre en feu, pour revoir encore debout ce témoin du passé, qui faisait corps avec le paysage de l'église et du presbytère et dont la silhouette mutilée attestait l'ancienneté.

» C'était le seul tilleul de Vitrival : en 1947, en vue de sa conservation, l'Administration communale l'avait fait restaurer et avait dû interdire d'y cueillir les fleurs dont, depuis des années et des années, il pourvoyait la population du village (1).

» Pendant que résonnaient les coups de la cognée, les conversations battaient leur plein sur la place de l'église, évoquant souvenir après souvenir. Chaque génération d'enfants de Vitrival n'est-elle pas montée dans le tilleul et ne s'est-elle pas balancée à ses branches ? Tel garçon s'y cassa le bras voilà deux ans ; et quelqu'un se rappelait que pareille mésaventure survint aussi à son père. Chacun se rendait compte surtout que disparaissait un témoin du passé. Les plus vieux habitants de l'endroit déclarent unanimement que les plus vieilles personnes qu'ils connurent avaient toujours vu là le vieux tilleul.

»La tradition rapporte aussi qu'un autre tilleul lui tenait compagnie : ils encadraient la vieille chapelle de Vitrival desservie par un vicaire de Fosses. A leurs pieds se trouvait l'antique chemin de Walcourt qui, avant la construction de la route allant de Fosses à Châtelet, en 1843, constituait la voie principale de communication de la région. Sans doute en étaient-ils de ces points de repère qui se multiplièrent au temps de Charles Quint.

» C'est en 1841 que la vieille chapelle, insuffisante pour la population, fut remplacée par l'église actuelle, érigée non loin de là : restaient donc sous le tilleul ceux qui ne pouvaient entrer à la chapelle pour la messe.

» Du temps de la chapelle comme depuis la construction de l'église, défilèrent devant lui des cortèges de baptêmes, des mariages et des enterrements, de même qu'il abritait les musiciens de la sortie de la Limotche le lundi de la kermesse...

» Là aussi se trouvait l'école avant la construction, en 1877, des écoles actuelles le long de la grand-route. Ce bâtiment communal prolongeait le presbytère actuel derrière le tilleul qui vient de disparaître ».

(1) Il faut savoir que le thé de tilleul a un pouvoir sédatif qui remplaçait, à l'époque, ce que l'on se procure trop volontiers en pharmacie aujourd'hui.

Les rencontres du week-end

Samedi 11 décembre

Diablotins :

Fosses - Fal.-Aisem.(11 h)

Bambois : bye

Prémin :

Fosses - Et.Tamines(13 h)

Minimes :

Jemeppe - Bambois (15 h)

Belgrade - Fosses

Juniors :

Fraire - Fosses

Réserve :

Profondeville - Bambois
Fosses : bye

Dimanche 12 décembre

Scolaires:

Fosses : bye

Cadets :

Somzée B - Fosses

Div. 3 :

Bossière - Bambois (14. 30

Div. 4 :

Fosses - Coutisse (14.30)