N°33   03 septembre 2004

Il y a 60 ans : la Libération

Les Américains sont là : Fosses en délire !

Depuis le débarquement, nous étions au courant de l'avancée des troupes alliées par la radio clandestine, car les rares journaux belges, sous contrôle de l'occupant, ne racontaient que ce qu'ils voulaient.

Les jours qui précédèrent la Libération tant attendue, des colonnes de véhicules allemands défilèrent, venant de la région de Charleroi et se dirigeant vers Namur : d'abord de façon ordonnée, puis plus sporadiquement, ou avec des véhicules plus hétéroclites; parfois même de simples vélos ou des charrettes tirées par des chevaux. Ces fuyards n'offraient plus aucune résistance aux Américains qui les poursuivaient. Ils étaient épuisés et sans la moindre envie de combattre. A Charleroi, ils firent sauter des ponts pour retarder l'avance alliée.

A Fosses, les rues étaient quasi désertes : les habitants évitaient de les observer trop, de crainte de représailles. Mais ces Allemands en déroute n'ont qu'un souci : éviter les affrontements avec l'Armée secrète belge qui a préparé l'arrivée des libérateurs par des actes de sabotage répétés. A Bambois, à Sart-Saint-Laurent, à Aisemont, les baraquements allemands se sont vidés et dans le parc Franceschini, où des Allemands s'étaient installés, le lundi 4 septembre, jour de la Libération, un dernier véhicule allemand quittait, après avoir fait demi-tour, pour reprendre rapidement on ne sait quoi ?

On sent l'approche de l'événement et déjà quelques drapeaux tricolores audacieusement fixés, ornent quelques maisons et un drapeau aux trois couleurs du pays flotte en haut du clocher. La population est fébrile mais encore craintive.

A la station radar de Bambois, les Allemands avaient tout abandonné, mais quelques soldats voulurent revenir et virent, de loin, une foule de civils en train de piller les baraquements et tirèrent une salve d'intimidation qui n'eut aucun effet.

Peu à peu, des attroupements se forment. Le public envahit les Quatre-Bras et bientôt le carrefour est noir de monde. De source sûre, on apprend que les Américains arrivent.

Mais, pour revivre plus intensément ces souvenirs, nous reproduisons ici des extraits parus dans Le Courrier de Fosses du 2 septembre 1945 qui relate « le plus beau et le plus fabuleux des anniversaires ! »

« Lundi 4 septembre, en fin d'après-midi, la population envahit les rues... Les gens se congratulent, on rit, on pleure. L'excitation est à son comble et quelques disputes éclatent car les profiteurs de guerre subissent des reproches, les gens se sentent subitement tout permis et certains règlent déjà leurs comptes.

» Les bruits courent, des Américains ont été aperçus, se dirigeant vers route de Mettet, mais auraient obliqué vers Saint-Gérard. Des estafettes bénévoles, montés par des résistants ou des audacieux, se lancent à leur rencontre. Des tanks sont à Bossière et se dirigent vers Saint-Gérard. Des gens montent vers Bambois à vélo, ou à pied, car l'attente est insoutenable.

Le commandant Brosius, un des courageux résistants de l'Armée secrète, qui dirige depuis trois mois le secteur de Fosses, se charge de trouver une camionnette et file vers Saint-Gérard ; ancien professeur de langues, il parle anglais comme un londonien. Un char arrête, on parlemente... deux soldats sont autorisés à accompagner le commandant Brosius qui les ramène à Fosses.

» Mais au Bambois, on a appris la chose car tous les habitants sont rassemblés sur la grand-route et près de l'église. La camionnette arrive : fleurs et embrassades : les braves Américains sont littéralement étouffés, considérés comme de véritables Héros.

Pendant ce temps, aux Quatre-Bras, la foule est rayonnante et impatiente. Des centaines de Fossois sont là, trépidants. Enfin, les voilà. ! La camionnette doit stopper devant le mur humain. On crie, on tend les mains, on veut les toucher ; les enfants sont élevés à bout de bras et ce sont des accolades à n'en plus finir envers ces « libérateurs ».

D'après certaines sources, ce compte rendu serait quelque peu inexact. Le tout premier Américain aurait été amené à Fosses par des membres du F.I. (un autre groupe de résistants) dont faisait partie Camille Pochet, Georges et Roger Brichaux, partis de Haut-Vent avec la camionnette du laitier Adhémar Neubourg. Les deux Américains amenés par le commandant Brosius sont probablement arrivés un peu après.

« Péniblement, L'auto se attige vers l'Hôtel de Ville car une partie de la foule, qui n'a pu se caser aux Quatre-Bras, a envahi la place du Marché. Beaucoup de Névremontois ont rejoint cet endroit. A leur arrivée, les deux Américains « subissent » la même scène délirante. On s'arrache le brave libérateur qui ne sait plus où son camarade est passé ; on l'entoure, on le harcèle de baisers, on le couvre de fleurs. A grand-peine, on parvient à les conduire à l'Hôtel de Ville où l'attendent les autorités. Vivats, bienvenue, gerbes de fleurs, vin d'honneur mais déjà, ils doivent quitter. On apprend que des colonnes de tanks sont là, venant de Vitrival. Ils vont défiler toute la soirée, sans discontinuer.

» Ce qu'ils ont été fêtés, c'est impossible à décrire. Ah le beau jour, l'inoubliable 4 septembre 1944 ! »

Durant une bonne partie de la soirée, des centaines de tanks américains défilent en direction de Namur. Les mains tendues des Fossois vers nos libérateurs glissent contre les mains des GI's au passage des véhicules. De temps à autre, un paquet de chewing-gum, de chocolat ou de cigarettes Camel, au goût saucé, étaient lancés et partagés fiévreusement. Ces cigarettes au goût particulier passait de bouche en bouche jusqu'à se brûler les lèvres.

Bientôt les derniers tanks sont passés, mais personne ne se décidait à rentrer, enivré de liberté et voulant goûter ce bonheur fou jusque bien tard dans la nuit.

Ceux qui ont eu nom de collaborateur avec l'ennemi ont dû fuir précipitamment et abandonner leurs biens : rue du Postil, une odeur de parfum se répand d'une parfumerie au bas de la rue, dont les bouteilles ont été brisées en guise de représailles ; me Victor Roisin, une boulangerie est pillée et les propriétaires ont disparu ! Des esprits échauffés ne peuvent freiner les actes les plus fous. De l'argent resté dans un tiroir sera brûlé sur place ! Rue V. Roisin, des sacs de froment sont traînés jusque dans les habitations des gens qui se servent ! Des oeufs sont emportés dans des platines à pain. On vole librement, dans un esprit de justice !

Plus tard, ces maisons seront pillées complètement, les meubles brisés. Dans le bas de la rue du Postil, le mobilier de la parfumerie Hanseval a été sorti par les fenêtres et jeté

de l'étage. Un tas de débris restera quelques jours avant d'être évacué.

Les soldats de l'Armée secrète du groupe Marchai étaient stationnés à la ferme de Taravisée de M. Poskin, après un court séjour dans les bois de Ham. Là, ils reçurent un uniforme : la fameuse salopette de toile, avec béret alpin, brassard tricolore orné du triangle de l'A.S., mais ils reçurent aussi des armes : comme on lui demandait où elles étaient, Joseph Poskin, fermier répondit : « Là, pa d'zos lès canadas » ; en effet, des mitraillettes et des fusils se trouvaient là en-dessous des pommes de terre. Là où, ni les Allemands, ni les contrôleurs du ravitaillement n'avaient jamais soupçonné la présence. Ainsi équipés, les 30 ou 40 résistants descendirent en rang vers Fosses où le bourgmestre Joseph Romain les attendait sur la place du Marché. Une prise d'armes fut improvisée rapidement, les troupes mises en carré ; le bourgmestre leur adressa un message chaleureux de reconnaissance et d'encouragement et un public nombreux les applaudit vivement (v. photo).

Ce groupe fut alors conduit au moyen de voitures réquisitionnées, par Bois-de-Villers, sur les hauteurs de la citadelle de Namur, d'où ils descendirent pour attaquer les Allemands retranchés dans le quartier de l'Evêché et du parc Louise-Marie.

' Autre souvenir plus pénible de cette journée fut la nouvelle de la mort de deux Fossois au Cheslong. Emile Rousseau, qui avait eu l'audace de tirer vers les fuyards allemands et Emile Drèze, qui fut pris pour cible, sortant à ce moment de sa remise.

Les jours suivant se répètent dans des moments de joie intense. Pour tous, c'est la fin du cauchemar.

Et chacun aura vite appris les rudiments d'une autre langue, celle de nos libérateurs. Car il faut arriver à leur parler. Do you speak English » demandent les soldats ? Et l'on répond avec fierté : Yes, a little ».

Mais la guerre n'était pas finie et trois bons mois plus tard, l'offensive des Ardennes, au cours d'un très rude hiver, allait redonner quelques frissons. On savait que cela n'était qu'un sursaut, mais des réfugiés des Ardennes accourèrent jusque chez nous et cela rappela un peu les tristes journées de l'exode de 1940.

Cela fait déjà soixante ans et ceux qui ont vécu ces moments intenses ne pourront jamais les oublier.

Propos de rentrée : sévérité...

ou permissivité ?

La publicité, qui est chargée de rapporter des sous aux producteurs, est parfois (souvent ?) anti-éducative. L'une d'elles me choque chaque fois qu'elle passe à la TV : un enfant saute à pieds joints dans une flaque d'eau boueuse et sa mère se contente de rire... Pas de problème : il y a telle poudre à lessiver qui fait des miracles ! …

Pourtant, cette scène montre une facette de l'esprit de notre époque livrée non plus seulement à 1a liberté mais à la permissivité : certains parents laissent TOUT faire. Bien sûr, je l'avoue, il m'est arrivé aussi, comme à tous les gamins sans doute, de sauter dans une flaque. Mais je devais en supporter les conséquences : si mes souliers étaient sales en rentrant, je devais les nettoyer et les recirer !

Au moment où nos mioches (et les plus grands) rentrent en classe, se pose le problème de l'autorité et du respect, qui font tellement défaut de nos jours. Faut-il être sévère ou permissif ?

Il est clair que la situation actuelle du " laisser tout faire " est intenable. Dans toute société, il faut une autorité et de l'ordre. La permissivité actuelle ne mène qu'au chaos et à la violence. C'est clairement visible. Avec des comportements inacceptables, agressifs, voire dangereux.

Mais qu'est-ce que l'autorité ?

On voit aussi, de nos jours, des parents tyranniques, abusivement autoritaires et violents. Ils ne peuvent produire que de la violence en retour.

Le journal " En marche " de juin, sous la plume de R. Nuttens, définissait fort bien les règles de l'autorité :

- L'autorité ne se limite pas à poser une somme d'interdits mais des limites claires et précises.

- L'adulte doit préciser les règles sur lesquelles il ne transigera pas : il s'agit de non négociable.

- Il y a des règles négociables : les définir avec l'enfant aide à les faire

comprendre et donc accepter.

- Quand les règles ont été définies, elles ne doivent plus changer sinon l'enfant perd ses repères.

- La décision d'un parent ne peut absolument pas être remise en cause par l'autre, quitte à en rediscuter en privé. Se méfier des impulsions à chaud.

- Toute promesse faite à l'enfant doit impérativement être tenue, que ce soit récompense ou punition.

- L'autorité réelle doit s'exercer sans violence, ni physique ni morale (brimades, humiliations, chantage). - Un recours systématique à la punition finira par ne plus avoir d'effet sur l'enfant.

Par contre, j'ai lu aussi récemment un article en faveur du retour de la fessée. Pas question d'une gifle ou d'une brutalité quelconque, mais une fessée (à un petit) n'a jamais fait de tort !

L'autorité, c'est donc fixer des limites et des règles claires, les faire respecter et être capable d'expliquer et de négocier. Mais c'est aussi savoir encourager lors de moments difficiles ou lors d'un progrès. Et même savoir s'excuser ri vraiment on a commis une injustice : les enfants sont très sensibles à la justice.

Le rôle premier des parents n'est as seulement de nourrir leurs enfants, de leur donner le nécessaire et même (et d'abord) de l'amour, mais de les éduquer. Et on doit admettre qu'éduquer n'est pas séduire : l'autorité, la règle stricte, la punition auront sans doute comme réaction un moment de rejet, voire de haine qu'il faut pouvoir surmonter, dans l'espoir que l'enfant comprendra plus tard. Combien d'adultes avouent qu'ils ont détesté l'autorité et la rigueur de leurs parents, mais qui, après coup, les en remercient du plus profond du coeur ! L'article cité plus haut s'intitule d'ailleurs " La sanction aide l'enfant à grandir ! "

Dans cet article aussi, un psychologue, Patrick Traube, précise qu'on assiste aujourd'hui à une série de formes nouvelles d'expressions violentes observées de plus en plus tôt chez l'enfant : les petites incivilités comme le refus ou le mépris de dire bonjour, merci, s'excuser, faire preuve de respect envers les adultes, voire les personnes âgées... Il est important que notre société, dans son éducation, retrouve ces rites trop oubliés ou simplement négligés mais qui apportent un esprit et un climat de vie susceptible de contrecarrer la violence dont chacun se plaint. La violence est issue de la permissivité généralisée ; elle provient aussi d'un manque d'ordre, d'autorité. Apprendre à distinguer le permis du défendu, savoir respecter des règles, c'est se former, c'est se grandir, c'est devenir social.

Puissent ces quelques idées aider les parents et les enseignants, en ce moment primordial de la rentrée, dans leur oeuvre éminemment respectable de l'éducation !

J.R.

 

 

Caisses à savon

Dans le cadre des Portes ouvertes, le service Incendie de Fosses organise une course de caisses à savon, le dimanche 26 septembre, dans la rue Sainte-Brigide.

II y aura deux catégories : 6-12 ans et 12 ans et +.

De beaux prix sont prévus : 1 GSM comme 1er prix de chaque catégorie + 1 coupe ; 1 radio-cassette pour la caisse la plus originale + 1 coupe. Comme 2e et 3e prix : une coupe.

Début des courses à 10 h 30. Inscription et contrôle technique dès 10 h à l'Arsenal. Attention : frein obligatoire

Renseignements :

Arsenal ' 071-71.24.28

Van Hal DÈ 0496-74.62.73.

Ecole des devoirs

L'Agence Locale pour l'Emploi a créé l'Ecole des Devoirs, pour le rattrapage scolaire des élèves :

- de primaire : le lundi de 17 à 18 h et le mardi, de 17 à 18 h.

- du secondaire : le jeudi de 17 à 18 h

Les cours de rattrapage « gratuits » sont donnés par des enseignants, à la Maison de la Citoyenneté (ancien Nopri) avenue Albert 1er, à Fosses.

Renseignements : A.L.E., rue V. Roisin 9D (1er étage), téléphone 071-71.34.36.

Remerciements

Huguette Charles et ses enfants remercient chaleureusement le comité de la Balle Pelote, les enfants et leurs parents, pour avoir participé au Grand Prix « André Gillard » qui s'est déroulé le samedi 21 août.

Concours de belote

La Jeunesse Sportive Fossoise organise ce vendredi 3 septembre, à 20 heures, en sa buvette, un concours de belote en 4 actions.

Prix en espèces

Inscription : 15 euros avec 4 boissons comprises.

Renseignements :

Noël Pietquin È 0496-45.00.91.

Normandie 44

Seuil de liberté

C'est le vendredi 1er octobre, à 19 h 30, au balcon de L'Orbey, que M. René Maniet, volontaire de guerre, instructeur à la Protection civile, invité par Présence et Action Culturelle, en collaboration avec le Centre culture de Fosses, présentera sa conférence (montage audio-visuel) sur le débarquement du 6 juin 44.

C'est une nuée d'hommes qui noie ce jour-là la mer de Normandie, bientôt rouge de sang, c'est une déferlante d'espoir, un incroyable souffle de liberté qui anime ces bataillons pénétrant dans la tourmente d'Overlord, le nom de code du débarquement. Une croisade de 150.000 soldats, dont 23.500 parachutistes, tous plongés en quelques heures dans un terrible tourbillon de l'Histoire, avec 5.000 navires, 11.600 avions, des dizaines de milliers de véhicules. Une épopée de larmes, de blessures et de joies. La plus fantastique armada de tous les temps. La plus grande opération militaire à ce jour.

Pour mettre un terme à la Seconde Guerre mondiale qui se révélera le conflit le plus meurtrier de l'Histoire, avec ses 55 millions de morts (dont la moitié civils), les Alliés ont mis le paquet. Et ont joué un formidable coup de poker, à l'assaut de la « forteresse Europe », tenu par Hitler en proie à un désir de guerre totale.

Le jour J, c'est la route ouverte vers la libération de la Normandie, puis de la France et de l'Europe sous la botte hitlérienne. Mais le chemin qui débute sur les plages d'Utah et d'Omaha, c'est celui de la liberté tant chérie, pétrie de deuils et de gloires.

Camion accidenté

Dimanche dernier, vers 12 h 35, un camion de déménagement de la société Macatrans, de Wavre, roulait sur la RN 98 en direction de Sambreville. Après avoir traversé le viaduc, le conducteur du véhicule s'est trouvé devant un endroit de la route un peu dangereux car le sol a tendance à s'affaisser. Le chauffeur a perdu le contrôle du véhicule qui s'est écrasé contre la berme centrale.

Sous le choc, le camion s'est disloqué mais cet accident n'a heureusement pas fait de victime. Le préjudice est toutefois assez important. Le camion a dû être dépanné par une firme de Wavre.

Les secours ont été avisés rapidement et les pompiers de Fosses se sont rendus sur place pour nettoyer la chaussée et baliser l'endroit. La police s'est également rendue sur place pour le constat des faits.

Le Parquet de Namur a désigné un expert afin de déterminer les raisons précises et analyser l'état de la route à cet endroit.

Deux artistes au S.I.

La galerie du Syndicat d'Initiative accueille, en ce mois de septembre, deux artistes de styles fort différents. Anne Vermaut réalise des oeuvres abstraites à partir de formes géométriques ; la beauté est donc dans l'harmonie des formes et des couleurs afin de susciter un sentiment d'évasion et de bien-être.

Par contre, Danielle Dessainte, de Gilly, récompensée par l'Académie de Tamines pour sa poésie des formes simples mises en scène dans ses aquarelles, présente des coins de Provence, paysages et compositions florales toutes de lumière et de couleurs.

Deux artistes attachantes à découvrir du 4 au 23 septembre au Si, place du Marché, en semaine de 9 à 16 heures et le week-end de 10 à 17 heures. Entrée libre.

Le vernissage de cette exposition aura lieu ce vendredi 3 septembre à 19h30.

Sacs réutilisables

On connaît le gros défaut des sacs plastics dans lesquels les acheteurs placent leurs produits à la caisse des grands magasins. On en fait une consommation énorme : près de 3 milliards par an, soit 15 tonnes d'un matériau qui se retrouve trop souvent dans la nature où il garde une " vie " de plusieurs centaines d'années !

On tente donc d'inciter les acheteurs à utiliser des paniers ou des sacs réutilisables.

Dans cet esprit, un effort sera fait et on prévoit la distribution, ce samedi 4 septembre, de 125.000 sacs de couleur mauve, en polypropylène tissé avec poignées blanches. La distribution se fera dans les parcs à conteneurs pour en récompenser les utilisateurs.

Activités en septembre

Nous reprenons ici la liste des activités prévues en septembre :

- Du 10 au 13 : kermesse annuelle de Vitrival sous chapiteau (le programme paraîtra dans notre prochaine édition)

- Dimanche 12 : Journée du Patrimoine, sur le thème « Réaffectation ».

- Dimanche 12 : Balade musicale et contée au lac de Bambois

- Samedi 18 : goûter du Club des Aînés de Le Roux, à 14 h en la salle de l'Ecole.

- Dimanche 19 : barbecue du Pétanque Club de Sart-St-Laurent lors du dernier tournoi de la saison

- Les 19 et 20 : sortie annuelle de la Marche St-Remy à Névremont

- Mardi 21 : goûter mensuel de l'Amicale des Pensionnés de Haut-Vent, salle L'Hautventoise.

- Du 24 au 27 : fête annuelle de Fosses

- Samedi 25 et dimanche 26 : 125e anniversaire de la Compagnie des Congolais, défilé et remise des médailles.

- Les 25 et 26 : Portes ouvertes chez les Sapeurs Pompiers

- Lundi 27 : goûter pour les aînés de l'entité, à la salle L'Orbey, organisé par l'Echevinat du 3e Age.

Il y a 100 ans

N° 31 du 31 juillet 1904

PENSIONNAT DES SŒURS SAINTE-MARIE.

- L'exposition des ouvrages manuels faits par les élèves sera ouverte au public mardi, mercredi et jeudi de cette semaine. Jeudi 4 août, à 2 heures, distribution solennelle des prix aux élèves du pensionnat.

SART-SAINT-LAURENT. - Par A.R. du 21 juillet 1904, M. Perpète Defleur est nommé bourgmestre du Sart.

FOSSES. - Un arrêté royal du 18 juillet confère la médaille de 3e classe à M. Donat Colin, maître ardoisier. M. Colin s'est dévoué en plusieurs circonstances, notamment en arrêtant un cheval qui avait pris le mors aux dents et dans plusieurs incendies.

Et la même médaille à M. Philippe Clause, ouvrier brasseur au service de M. Oscar Genart, pour avoir arrêté un cheval non attelé qui avait pris le mors aux dents, rue du Chapitre, jus-te au moment de la sortie de la classe des enfants. C'est déjà la 3e décoration que M. Clause obtient pour acte de courage et de dévouement.

N°32 du7août 1904

- Les Pères Blancs sont arrivés cette semaine occuper le château de Lège. Nous leur souhaitons la bienvenue.

- On a commencé la démolition de maisons pour l'élargissement de la rue des Egalots.

- A la foire de jeudi, les porcelets et les nourrains ont subi une grande diminution de prix. Le beurre de côte de 1,30 à 1,40 fr. le 1/2 kilo et les oeufs à 2,20 fr. les 26.

- Aux ménagères qui font usage de la pompe du Prêcheur, nous leur disons : méfiez-vous car il paraît que cette eau est de nouveau contaminée.

BAMBOIS.

- Dans la nuit de dimanche à lundi, un incendie a éclaté dans le grenier de la maison des époux Burton-Minet et l'a bientôt toute envahie. La violence du feu était telle qu'on n'a pu sauver que les meubles du rez-de-chaussée. Les causes de ce sinistre sont inconnues. Il y a assurance.

NÉVREMONT.

- Jeudi vers 7 h. du soir, un incendie s'est déclaré dans la maison du sieur Gillain Pierre et s'est communiqué à la maison contiguë appartenant à Degraux Jules et occupée par Denis Camille. Trois greniers, deux fenils, les récoltes et une partie des meubles ont été la proie des flammes. On ignore la cause du sinistre, mais on suppose que le foin remisé dans les greniers n'y est pas étranger. C'est le huitième incendie que l'on constate dans la commune de Fosses depuis le 28 juin.

- Parchemin végétal pour confiture : 18 rondelles et 18 couvre pots pour 10 cent, en vente à la librairie ; le plus grand format, 25 cm.

- Mignon », attrape-mouches incomparable, pour 10 cent., en librairie Duculot-Roulin, à Fosses .

Le 125e anniversaire

de la

Compagnie des Congolais

Une des composantes de la Marche Saint-Feuillen à Fosses intrigue parfois : qui sont donc ces " Congolais " (qui ne sont pas noirs) ?

En vue de la sortie de 1879, un groupe de jeunes Fossois eurent l'idée de former une nouvelle compagnie, avec un uniforme sortant de l'ordinaire. Deux émissaires furent chargés de prospecter les louageurs et fripiers de la région et, après diverses démarches infructueuses, ils trouvèrent à Philippeville un lot de costumes à leur goût. Le vendeur leur dit qu'il s'agissait de Tirailleurs d'Afrique et comme, à cette époque, il était souvent question du Congo que le roi Léopold Il faisait découvrir et allait bientôt donner à la Belgique, un amalgame se fit entre Afrique et Congo et ils décidèrent qu'ils seraient des " Congolais ".

Ils firent sensation parmi les compagnies habituelles : Grenadiers, Zouaves et Tromblons. Et comme ils avaient leur indépendance et leur propre comité, ils se mirent à participer à diverses Marches des environs : à Thuin dès 1894 et 1900, à Malonne, Floreffe, Châtelet, Gerpinnes et d'autres. Et dans un bel esprit de confraternité, ils tinrent, à partir de 1963, à aider à la relance annuelle des Marches de Bambois, Sart-St-Laurent, Vitrival, Nèvremont, etc.

En 1900, le peloton du départ fut sérieusement renforcé et de tout nouveaux uniformes furent acquis, en même temps qu'on remplaçait la chéchia type " Turco " par un képi pour tous.

Et cette Compagnie, toujours bien vivante, participa bien sûr à toutes les Saint-Feuillen et célébra en 1950 le titre de " Société royale " qu'elle venait d'obtenir. Et le 30 septembre 1979, elle célébra avec faste déjà son 100e anniversaire. Si, en 1949, elle avait la particularité de posséder quatre clairons pour emmener les pelotons, elle possède depuis 1956 sa propre batterie de tambours.

Ajoutons qu'en 1992 la Compagnie se rendit à Bruxelles offrir un costume à Manneken-Pis : réception officielle à l'Hôtel de Ville, défilé sur la Grand'place, inauguration du costume du " Meneke ", défilé au Cinquantenaire avec salve au Monuments des Belges morts au Congo.

Lors de la dernière septennale, en 1998, la Compagnie des Congolais comptait 120 marcheurs, enfants compris.

Voici donc venu son 125e anniversaire. Le Comité, présidé par le dynamique Philippe Leclercq, a prévu pour la circonstance, un programme en deux jours, avec la participation de délégations et de drapeaux des Marches de toute la région.

Samedi 25 septembre :

- A 15 h: rassemblement de la Compagnie. Remise des médailles anniversaires. Visite au cimetière pour fleurir les tombes des anciens. Retour vers le centre et décharge devant l'Arsenal des Pompiers. Souper anniversaire en la salle du Collège St-André.

Dimanche 26 septembre :

- A 9 h. 30 : prise du Buste de saint Feuillen à la collégiale et procession dans le centre.

- A 11 heures : messe anniversaire à la collégiale.

- A 12 h: décharge sur le Chapitre, commandée par M. le Doyen.

- A 12 h. 30 : apéritif offert à la Compagnie et aux autorités communales en la salle du Collège.

- A 13 h. 30 : rassemblement place du Marché pour la Compagnie et les délégations.

– Remise de médailles aux drapeaux des Marches participantes.

– Décharge générale.

Cortège dans les rues du centre, avec 3 décharges.

- Vers 19 heures : rentrée et feu de file final à la collégiale.

Notons aussi qu'une exposition rétrospective de la Compagnie des Congolais se tiendra en la salle communale L'Orbey, du 18 au 22 septembre, chaque jour de 13 à 18 h. Photos, historique et anecdotes, documents divers. Entrée libre.

Li guêre di 40, vikéye pa on gamin (VII)

pa Roger Viroux

Pupont d' botike, waî ! Mins on djoû, volà on camion d'èmon Jacquet, d' Tchès'lèt, qu'amwin.ne dè l' mârtchandîje èmon Coûme ! Tot l' monde î coûrt ! 1 gn-a do suke, do sé, do filé, dès lokes à reloketer, dès ramponaus, dè l' chicoréye èt min.me one miète di cafeu.

Aline, Mariye èt Dèrik sièvenut d§s p'titès pôrcions à tot l' monde. On-zachète dès chabots èto, pace qui lès solés vont ièsse tchêrs, di-st-on. Onz-achète min.me dès lagnèts, do vinaîgue, di rôle d'olive èt d' l'amidon. On n' sét jamais ! En '14, on-z-a manké d'tot èt on pinse qui ç' qui s'a passé adon va racominci !

On-z-a dandjî d'one masse di mârtchandije. On-ôte timps, on n' pinse nin qu' ça pout div'nu malauji à trover : dès savonètes, pâr ègzimpe, do nwâr savon ou dè l' poûde po lâver...

Nos Minisses pi sont pus là po mwinmer l' payis. Ewoù-ce qu'is sont, is n' mankenut sûr di rin ! Eûreûsemint; gn-a lès « Secrétaires généraux

dès ministêres qui n'ont nin quité leû posse èt qu' vont r'mète lès rouwadjes do payis en route !

On n' dîrè mauy ci qui l' payis dwèt à cès foncsionaires-là !

Lès tch'mins d' fiêr si r'mètenut en route, lès tchèrbonadjes èt l' sûsines, èt l' ravitayemint dès djins s'ôrganise : on ra one miète di pus d' tot et on s'instale è l' guère. On n' cause nin co d' Rèsistance, mins ça djômîye dèdjà ! Sil' s-ôtes gamins m' dîyenut « Ti fais avou lès Boches ! », pace qu'on cause è leû maujo. On cause d'alieûrs bran.mint d' trop è l' présince dès-èfants !

Mi rèsponse : « C'è-st-ostant qu'is n'auront nin ! è-st-ossi nayive, mins l's-ôtes gamins, ossi nayifs, l'acsèptéyenut . Nos-èstant tortos conte lès

Boches, min.me quand on-z-è profite, corne mi !On huke lès-ornes do tch'min d' fiêr èt dè l' posse, pace qu'il è manke ! Gn-a co qui n' sont nin riv'nus d' France ou d'en-Anglètêre. Lès-administrâcions dès comunes si r'mètenut en route èto.

C'èst tot d' sûte vacances. Do mwès d' julèt', on rauye aus canadas qu'ont stî plantés timpe. Tot l'monde, lès-èfants èto, èst mètu à l' bèso9ne. Lès canadas pont bias èt lès dinreyes sont bèles. Elle ont ieû do solia è vous se, vo-nnè-là. Tant mieûs !

Tot l' monde à l'awous' : fautchi, r'coude, loyî, astamper à dîjas, kèrdjî à tchaur, rintrer è l' grègne ou monter one mwéye. Quand lès campagnes sont dispouyiyes, on va mèchener à l' pugnîye ou aus skokèts (= rin qu' lès pautes).

On va rintrer è scole. On dit qu' lès Walons n'apudront pus l' Nèerlandès corne deûzyin.me langue, mins l'Alemand èt qu' lès Flaminds apudront l'Alemand è l' place do Francès. Ça n' sèrè nin come ça, mins l'Alemand va remplacer l' Anglès corne trwèzyin.me langue. Lès djins sont-st-indifèrints, mins l' s-intèlèctuwéls ni sont nin d'acôrd èt is d'mandenut auzès djins d' protèster. Dji m' sovin dè l' dimande, mins gn-a pont ieû d' rèsultats, vèyantmint qui l' Néèrlandès a d'mèré l' deûzyin.me langue !

On dit èto qu' nosse payis va ièsse côpé è deûs : lès Flaminds auront Brussèl corne capitâle èt lès Walons Nameur ! Lès-Alemands l'avin.n' dèdjà fait en '14. Corne li cia qu'aveûve décidé ça s' lomeûve Von Bissing, on lomeûve Nameur, po s' foute « Von Bissingville ». Nos-avans fait l' min.me dispûs, sauf qui nosse capitâle da tos lès Bèljes èst todi Brussel.

(à chûre).

Pensons à nos aînés

Ils et elles fêteront leur anniversaire au cours de septembre. Ce sont :

Le 1er :

Paul Rifflart, Rue Sainte-Brigide 81 ans

Le 2 :

Femand Roisin, Rue de l'Ecolâtre 86 ans

Albert Dufayt, Rue Puagne, Sart-Eustache 90 ans

Le 3 :

Cornélis Impens, Rue Rivaustrée 85 ans

Le 7 :

Maurice Blanche, Rue du Sartia, Sart-Estache 81 ans

Le 8 :

Louisa Vaes, Rue de Névremont 86 ans

Flore Hérickx, Rue de Névremont 81 ans

Le 10 :

Roger Migeot, Route de Tamines, Aisem. 82 ans

Le 13 :

Emilie Masson, Rue Rauhisse, Vitrival 84 ans

Le 14 :

Gustavine Marrant, Home Dejaifce 92 ans

Georgette Piret, Rue de Névremont 84 ans

Jean Boccart, Rue d'Orbey 82 ans

Edmond Toisoul, Avenue des Déportés 81 ans

Le 17 :

Charles Gobert, Home Dejaifve 92 ans

Le 18 :

Rachelle Bernard, Route de St-Gérard 85 ans

Le 20 :

Renée Hautenne, Rue Rauhisse, Vitrival 84 ans

Le 23 :

Louise Duchâteau, Home Dejaifve 85 ans

Le 25 :

Emilia Douxfils, Rue du Fays, Aisemont 89 ans

Le 25 :

Marie Henin, Rue de la Bruyère, Vitrival 83 ans

Le 28 :

Jules Deproot, Rue de Dôye, Bambois 81 ans

Le 28 :

Joséphine Dehant, Rue de la Station, Aisemont 90 ans

Le 29 :

Désirée Wiame, Rue du Grand-Etang 82 ans

Le 29 :

Palmyre Villers, Rue de la Station, Aisemont 83 ans

Le 29 :

Gabrielle Doumont, Bois-des-Mazuis, Vitrival 92 ans

A ne pas manquer

La balade musicale et contée du Lac de Bambois

Dans le cadre de l'Année de la Musique, la Ligue des Familles, le Centre culturel de Fosses, l'IDEF et la Province de Namur se sont associés dans un grand projet pour fêter la musique en famille, dans un cadre de verdure et d'eau propice à toute forme d'art.

Dimanche prochain, 12 septembre, une véritable balade musicale et contée sera proposée parmi les splendides jardins du Lac, avec des personnages insolites, des histoires et de la musique.

Sur le thème de " la famille ", les visiteurs seront invités à rencontrer la Famille Poisson, qui occupe le lac depuis des siècles : M. Brochet, Mme Carpe, Mme Grenouille, mais aussi la Dame du Lac et un chasseur de monstre se trouveront à différents endroits du premier jardin des plantes aquatiques, propices à l'éveil des sens et des saveurs.

Dès 13 h, le public sera accueilli et, par groupes de 35 à 40 personnes, un guide les mènera aux différents endroits où se dérouleront les contes mimés par des acteurs de talent et soutenus par la musique, tout au long d'un sentier nature, jusqu'au Petit Etang et au sous-bois plein de charme.

Au retour sur la plage, face au lac dans son admirable cadre de verdure, un podium permettra des présentations de divers musiciens et choristes : on retrouvera ainsi la famille des instruments de musique.

La balade dure une heure environ ; elle sera reproduite non-stop jusqu'à 17 heures 30 pour le dernier départ.

Des cartes en pré vente, donnant accès au Lac dès 11 heures et à la balade dès 13 heures, peuvent être obtenues au Syndicat d'Initiative, place du Marché, au prix de 2 € pour les adultes et 1,50 € pour les membres de la Ligue des Familles. Elles donnent aussi libre accès aux autres jardins : celui de la Poésie et le nouveau jardin de la Découverte.

LES ACTEURS DU JOUR

Dans une conférence de Presse fort arrosée (d'une drache impromptue) à la Maison de Pêche, mardi, les acteurs et réalisateurs de ce projet en ont présenté les détails.

Bernard Michel, directeur du Centre culturel, a rappelé un projet de la Ligue des Familles (représentée ici par son président J.-P. Defreyne) d'une balade contée ; comme le Service culturel de la Province soutient l'Année de la Musique, on a intégré cette notion supplémentaire par un appel aux musiciens amateurs : un accordéoniste, une chorale, un groupe rock ont déjà annoncé leur participation.

Appel aussi à l'IDEF, gestionnaire du Lac pour le cadre, et à Mathieu Collard pour la mise en scène des contes mimés par des acteurs professionnels et amateurs.

Mathieu Collard a précisé ce lien entre musique, théâtre et nature, dans une rencontre avec les habitants du Lac, pleine de surprises aussi bien pour les parents que pour les enfants. L'objectif est ludique : apporter un autre regard sur les jardins.

Enfin, l'échevin Bernard Meuter a souligné l'importance des liens entre le Centre culturel et le Lac, l'IDEF et l'administration communale, pour des actions de ce type au profit des familles et de l'enfance.

Une belle journée de découverte, d'aventure et d'amusement.

Pré vente (au SI) : adultes 2 € (1,5 pour les membres de la Ligue. Enfants : 1,5 ou 1 €. Sur place : + 1 €.

11 éoliennes sur fosses et Mettet

On se souvient des grosses discussions suscitées par un projet de la société MESA d'implanter des éoliennes dans la région, et la farouche opposition d'un groupe de riverains, MOLIGNEOLE.

Des 61 éoliennes du tout premier projet de décembre 2002, on était descendu à 32, réparties en 4 bouquets, en 2003: 11 sur Fosses et Mettet ; 5 à Graux ; 5 à Saint-Gérard et 11 à Denée. L'enquête publique de fin 2003 dut être recommencée en janvier 2004 pour vice de procédure. Les opposants restaient toujours aussi catégoriques.

Après nouvelle étude d'incidences, les fonctionnaires délégués ramenaient le projet à 21 éoliennes, avec une nouvelle opposition.

Le nouveau ministre de l'Environnement, André Antoine, a mis fin au feuilleton sur base du rapport de synthèse. Un arrêté, motivé par 117 pages d'arguments et de conclusions, vient de limiter le projet aux 11 éoliennes du 1er groupe, à la limite de Fosses et Mettet. Il a ainsi voulu prendre le maximum de précautions sur le plan juridique, tout en fixant définitivement sa validité à 20 ans et bétonnant le refus pour les autres.

Le journal Vers l'Avenir de mardi annonçait ainsi les résultats de la conférence de Presse du ministre ce lundi.

Voilà donc les opposants de Molignéole satisfaits : les régions touristiques de la Molignée (Denée, Graux et Saint-Gérard) ne sont donc plus concernées, et définitivement. C'est que le Ministre s'est rendu sur place avec des techniciens paysagistes pour étudier l'impact paysager et environnemental de chacun des groupes du projet.

11 éoliennes, c'est évidemment peu par rapport aux 61 du départ, et on attend la réaction de MESA : la rentabilité de l'investissement est évidemment fort diminuée mais on évite sans doute tout nouveau recours, tout arrêt dans la réalisation.

En pratique, ces 11 moulins à vent vont tout de même produire 50 millions de kWh par an, soit la consommation moyenne de 12.000 ménages ou 35.000 personnes : ce n'est pas négligeable. Car il est impératif aussi d'avancer dans cette recherche d'énergies renouvelables : la récente flambée des prix du pétrole en a fait la démonstration et a rappelé que ce combustible fossile a une vie limitée à environ 50 ans : comment feront nos petits-enfants sans pétrole ? Le déclin de l'ère pétrolière vient de commencer, selon les experts, et il est à prévoir que plus les dernières réserves baisseront, plus le prix augmentera.

Autre argument : l'environnement. Tous les pays se sont engagés à diminuer leur production de gaz à effet de serre. Pour cela aussi il est impératif de remplacer le pétrole par des éoliennes, par exemple. Le simple projet des 11 éoliennes locales permettra d'éviter l'émission de 22.800 tonnes de CO2 par an, ce qui n'est pas négligeable et doit servir d'exemple car la Wallonie ne compte actuellement que 17 éoliennes en service. Le " bouquet fossois " sera donc le plus important parc éolien de Wallonie.

Et notre impact paysager ? Le bouquet des 11 éoliennes sera implanté à la limite de Fosses et Mettet, à droite de la route N 98, le long du Bois des Mazuys et le la campagne du Bois des Chanoines, soit dans une couronne boisée ; 5 sont sur le territoire de Fosses, 6 sur Mettet. Les deux les plus proches de la route se trouvent derrière un petit bois. Seule donc la Ferme du Bois des Chanoines est concernée, mais accepte en raison des compensations de location du terrain.

Reste le raccordement à une station électrique ; le projet prévoyait une liaison à la station de Bois-de-Villers ; mais le projet actuel est le plus éloigné des 4 du début ; il faudra donc sans doute prévoir une autre solution. Si la société se satisfait de cet arrêté du ministre, l'implantation des 11 éoliennes pourrait débuter au début de l'an prochain et être en exploitation fin 2005.

Tennis

Le T.C. Fosses reçoit La Gantoise

Il s'agit d'un fait unique dans les annales du club.

Nous en avions fait part : en déplacement à Jemelle en juillet dernier, notre division 1 chez les « messieurs 35 ans » a gagné le tour final de la région Namur-Luxembourg et est donc championne. Afin de désigner l'équipe championne de Belgique, Fosses participe au tour final national et a hérité de La Gantoise, championne de la Flandre occidentale, qui nous rendra visite ce samedi 4 septembre, à partir de 14 heures. Il s'agit d'un match à élimination directe.

On doit donc s'attendre à vivre ce samedi du tout grand tennis, route de Mettet. Petite déception : notre n° 1, Philippe Duchêne, s'est foulé la cheville la semaine dernière et se présentera samedi sans avoir pu s'entraîner ; on sait que c'est notre pion majeur, mais on compte aussi sur la régularité de notre n° 2 Fabrice Mattéi. Michel Fena et Patrick Dugardeyn aux deux autres places, tenteront sans doute d'arracher un set, si pas une victoire, car en cas d'égalité, ce sont les sets que l'on totalise.

Croisons les doigts : Fosses se présente avec le maximum des points, ce qui sera le cas sans aucun doute de La Gantoise, un club qui dispose d'autres atouts. La performance de nos joueurs est déjà formidable. Peut-on s'attendre à un petit miracle ce samedi ?

PHILIPPEVILLE - BAMBOIS

1 - 1

Malgré ce premier point, Hervé Royet se montrait déçu du comportement de ses troupes. « Pour moi c'est un résultat négatif. A 11 contre neuf, on doit pouvoir faire la différence. »

De fait, Bambois, nullement gâté par l'arbitrage, perdit Hérin, à la demi-heure et Da Silva, dès la reprise, et donc poursuivit à neuf. Les Plagistes mirent les premiers le nez à la fenêtre et à la 10e, Legrain trouva l'ouverture. Les Etoilés répliquèrent pour égaliser par Pemers, à la 35e. Au second acte, les visités furent incapables d'imposer leur jeu et Bambois réussit à préserver le partage.

 

 

FOSSES - FCO NAMUR

4 - 3

Le FCO était bien lancé grâce à deux erreurs défensives de Fosses. Pippo Serto et Agatino Crimi avaient ainsi donné l'avantage aux Namurois. Delbecq inscrivit un autre but pour les visiteurs, mais le score, à la mi-temps, était de 2-3, grâce à des buts de Daniel Goethals et Hervé Vandy pour les visités. Ces derniers remontèrent ainsi sur le terrain remotivés. Ce qui se traduisit par une jolie victoire, obtenue grâce à des buts de Van Roosbroeck, sur penalty, et Joris Martiny, via une bicyclette. Notons l'arrêt sur penalty de Laurent Pourrion en fin de match.

FAL-AISEMONT - SOYE-FLOREFFE

1 - 3

Soye-Floreffe n'a pas raté son retour à la compétition dans cette série. Les visiteurs ont, en effet, dominé techniquement et physiquement la rencontre. Sans compter qu'ils comptaient dans leur rang un certain Jean-Marc Lambert en grande forme ! Ce dernier a inscrit les trois buts de son équipe. Deux en première mi-temps et le dernier juste à la reprise. De quoi tuer le match. Soye-Floreffe a baissé le rythme en fin de rencontre, ce qui a permis à Falisolle de se reprendre et de réduire le score par Christophe Vanwilder.