N°31   20 août 2004

Le Roux commémorera le 90e anniversaire

de la Bataille de la Sambre

Dès 1919 et sans interruption depuis, Le Roux fut aux avant-postes pour rendre hommage et se souvenir des combats sanglants qui ont fauché en pleine jeunesse quelque 6 mille soldats bretons et normands, dont 374 sur son sol.

Même si tant d'années se sont écoulées depuis cette tragédie vécue par les populations de la Basse-Sambre, la ferveur des habitants dans le souvenir subsiste. C'était il y a 90 ans... c'était hier !

Historique

Août 1914. La Belgique vient de rejeter l'ultimatum des Allemands, qui demandaient à traverser librement notre pays pour attaquer la France. La guerre est inévitable.

Eben-Emael, Liège, Namur. Malgré leur bravoure, nos soldats n'avaient pu endiguer l'avance des armées teutonnes. Restait la Sambre comme dernier obstacle naturel, avant que les soldats du général Von Bülow ne déferlent « nach Paris ». Du Quartier général des armées françaises, ordre a été donné au général Lanrezac, Cdt de la 5e Armée, de « tenir jusqu'au bout de la rivière ».

Quatre mots qui allaient susciter des actes d'héroïsme innombrables que rappellent les monument Lemercier à Arsimont, Lefeuvre à Tamines, Cotelle à Le Roux, mais aussi, hélas, les cimetières militaires de la Belle-Motte à Le Roux et d'Auvelais. De même que ces croix de pierre qui, à Ham-sur-Sambre, Arsimont, Roselies, Farciennes et Pont-de-Loup sont autant de témoignages au bord de nos routes, de sacrifices individuels.

De Ham-sur-Sambre à Farciennes, en passant par Velaine-sur-Sambre, Auvelais, Arsimont, Tamines, Roselies et Le Roux, la bataille paiera un lourd tribut à l'armée ennemie.

Dès la déclaration de la guerre, le 10e Corps d'Armée français, stationné en Bretagne et en Normandie, gagne par voie ferrée la région de Rethel dans les Ardennes françaises, puis par marches forcées arrive en Basse-Sambre.

Les 20, 21 et 22 août 1914, trois jours durant, les troupes du général Lanrezac résistaient avec une détermination farouche face aux « hulans » de Von Bülow. Habitués à vaincre, ceux-ci furieux de cette résistance qui freinait leur marche vers Paris, allaient mettre la région à feu et à sang.

Il y avait 1 Français pour 3 Allemands. Les Français ne disposaient pas d'armement aussi performant que les Allemands ; ils n'étaient pas préparés et, de plus, ils étaient fatigués par leur longue marche de Rethel jusqu'en Basse-Sambre. Dans ces conditions, l'échec était inévitable.

Quelque 6.000 « culottes rouges » allaient ainsi résider dans nos cimetières de Le Roux et Auvelais ; près d'un millier de civils allaient aussi payer de leur vie la furia teutonne et notamment Tamines, dont 364 habitants allaient être fusillés à la mitrailleuse, place Saint-Martin.

Les artisans du Souvenir

Au lendemain de la guerre, les combattants de Le Roux prennent l'engagement de perpétuer le Souvenir de tous ces soldats morts pour leur Patrie. C'est le début des cérémonies commémoratives empreintes de solennité, de dignité et d'éclat.

Cette initiative conduit à la création, en 1919, du premier Comité du Souvenir, lequel se compose à l'époque de MM.: le comte Jacques d'Oultremont de Presles ; Adrien Challe, secrétaire communal du Roux ; Edouard Cognioul, directeur de la fonderie du même nom ; Emile Pètre, directeur des Glaceries d'Oignies et Ernest Scheffers, directeur des Charbonnages d'Oignies-Aiseau qui fut le premier président.

Sans interruption depuis 1919, des comités ont assuré l'organisation de manifestations du Souvenir en y associant la jeunesse dès les années 80. Aujourd'hui encore, à la veille du 90e anniversaire de la Bataille de la Sambre, le comité du Souvenir reste le gardien de l'histoire locale et de ce tragique épisode qui a eu pour cadre la Basse-Sambre.

4.060 Bretons et Normands reposent à la Belle-Motte, le plus grand cimetière militaire français établi sur le Royaume de Belgique.

Aux confins de 3 entités : Aiseau, (Aiseau-Presles), Falisolle (Sambreville) et Le Roux (Fosses), s'étend la Nécropole militaire de la Belle-Motte, caractérisée par une ogive, elle-même entourée de deux ossuaires. L'Ogive constitue en fait la base d'une chapelle que les Allemands voulaient construire pour les victimes françaises. Derrière le cimetière français s'étendait un cimetière allemand qui, après la seconde guerre mondiale, fut transféré ailleurs. C'est sur ce plateau de la Belle-Motte, dans un écrin de verdure, où le silence est pesant, que 4.060 soldats bretons et normands ont trouvé le repos éternel. Inauguré officiellement le 19 août 1923, ce cimetière militaire a accueilli dès 1919 les 374 victimes héroïques de la retraite de Le Roux, lesquelles furent ensuite rejointes par 3.686 frères d'armes, tombés les 20, 21 et 22 août dans les communes voisines.

Veiller à l'entretien du site de la Belle-Motte est l'une des missions du comité du Souvenir qui, lorsqu'il juge nécessaire de procéder à certains travaux, en averti les autorités compétentes. Ainsi, l'Ogive et les deux Ossuaires ont été remis à neuf il y a une dizaine d'années pour un montant de 3 millions d'anciens francs belges, tandis qu'en 2002, l'ensemble de la Nécropole se voyait offrir un nouveau lifting avec le réalignement des tombes, la pose de nouveaux emblèmes suivant la philosophie religieuse des soldats (croix latines et stèles musulmanes), ainsi qu'une nouvelle clôture, financés par le Ministère de la Défense nationale et le Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants à Paris, pour un montant de 9.000 euros.

Les cérémonies

Parce que 2004 est l'année du 90e anniversaire de la Bataille de la Sambre, le comité du Souvenir de Le Roux souhaite donner davantage d'éclat aux cérémonies commémoratives.

Et les jeunes y seront, comme de coutume, largement associés.

Samedi 21 août

LE ROUX

15 h 30 : Défilé de la Royale Philharmonique de Fosses dans les rues du village

15 h 45 : au hameau du Lotria : accueil des autorités locales, des délégations bretonnes et normandes

16 h 00 : Inauguration du carrefour du 25 R.I. : rappel historique du 25 R.I. ; discours du bourgmestre de Fosses-la-Ville ; discours d'une personnalité française

ROSELIES (Aiseau-Presles)

17 h 00 Messe en l'église de Roselies

18 h 00 Visite et dépôts de gerbes à tous les monuments de la commune de Roselies

19 h 00 Salon communal du Menonry : vin d'honneur offert par l’Administration communale d'Aiseau-Presles, suivi du Banquet franco-belge de l'Amitié, en présence des autorités bretonnes et normandes.

Du beau temps pour nos marcheurs

de Sart-Saint-Laurent et de Le Roux

Une Marche exceptionnelle pour le 125e anniversaire du drapeau

C'est avec un faste tout particulier que la Marche Saint-Laurent a célébré à la fois sa sortie annuelle et le 125e anniversaire de son drapeau : nous en avons rappelé l'historique la semaine passée.

Depuis des mois, le comité se réunissait pour bien mettre au point chaque détail de cette cérémonie. Alors qu'autrefois le Sart ne " sortait " que tous les sept ans, à la Saint-Feuillen à Fosses, depuis 1963 et l'action du si dévouer Jules Goffaux, elle est devenue annuelle. La Compagnie est aujourd'hui forte de plus de 120 hommes répartis en Grenadiers de la Garde Consulaire, Mousquetaires et Zouaves, soit deux groupes totalement originaux dans les Marches d'Entre-Sambre-et-Meuse. Sa sortie est fixée au 15 août. Et cette année, elle se fit le samedi et le dimanche.

Après les fortes averses du matin, on craignait fort pour la sortie, mais la pluie s'arrêta dès le départ des marcheurs qui, aux sons des fifres et tambours, s'en furent prendre la statue de saint Laurent à la chapelle, puis à la fontaine, avec dépôt de gerbe au Monument aux aviateurs alliés, salve d'honneur, rentrée vers l'église pour y déposer la statue et poursuivre le défilé dans les rues du village, avec réceptions chez les officiers. La retraite aux flambeaux avait lieu, cette année, le soir du premier jour de sorte que peu de spectateurs, déroutés par ce changement, purent en profiter. Mais comme de coutume, la journée se termina par le bivouac sur la place et un feu de file au cimetière.

Dimanche fut la journée faste ; après le rassemblement des marcheurs, la messe fut célébrée à l'église par M. le doyen, suivie de l'appel des drapeaux, dépôt de gerbes et salve générale.

L'après-midi, la Compagnie du Sart était renforcée par de nombreuses délégations étrangères avec drapeaux. A 14 heures démarra la procession traditionnelle dans les rues du centre, avec salves aux diverses chapelles.

Puis on se dirigea vers la Fontaine Saint-Laurent où chaque marcheur trempe fusil, épée, ou hampe de drapeau dans l'eau qui autrefois était considérée comme miraculeuse, bénéfique pour les maladies de la peau ; chacun pouvait vénérer la relique. De là, les troupes se rendirent dans une vaste pâture, près de la ferme Malplaquée, où se forma un splendide bataillon carré. C'était merveille de voir cet alignement d'uniformes si variés, ponctué de 35 drapeau de Marches venues de toute l'Entre Sambre-et-Meuse, aussi bien de Pry-Walcourt ou Hanzinelle que de Fosses et l'entité, d'Aiseau ou de Floreffe et de Maison. Avec parfois de fortes délégations, comme les Mamelucks de Fosses.

Après une impeccable parade des drapeaux, rassemblés devant la tribune des autorités communales et la statue de saint Laurent, l'adjudant Marc Blaimont (ancien tambour-major du Sart) rappela l'historique du village du Sart, sa fidélité à saint Laurent, la formation de la compagnie dont il félicita les marcheurs, remerciant aussi les quelque trente délégations présentes. Puis le Président de l'Association des Marches E.S.M., Michel Piérard, se réjouit aussi de ce beau rassemblement qui fait honneur à notre folklore. Une salve fut commandée par Christian Ganhy ; les drapeaux furent ramenés à leur place et une autre salve fut commandée par le bourgmestre B. Spineux : toutes deux furent impeccables d'unité.

Le cortège reprit alors la route pour la rentrée vers l'église et le feu de file traditionnel. Et tous les marcheurs, dans une joyeuse et cordiale ambiance, se retrouvèrent au hall des sports pour le verre de l'amitié, particulièrement confraternel.

Après cette magnifique journée, réussie et tous points et dont il faut féliciter les organisateurs, on pense déjà à l'an prochain avec le 25e anniversaire de la relance de la Marche et bien sûr la Saint-Feuillen. Encore bravo à tous !

 

 

Une belle Marche

Le Roux a vécu deux belles journées avec la Marche consacrée à sainte Gertrude, qui est la patronne de la paroisse depuis 1732, à la suite d'une épidémie de peste et de choléra ; mais elle est aussi invoquée traditionnellement contre l'invasion de rats et souris, notamment les campagnols qui faisaient de terribles ravages dans les campagnes autrefois; c'est pourquoi la statue représente la sainte portant la crosse abbatiale à laquelle grimpe une souris.

La Marche Sainte-Gertrude existe depuis au moins 1841 et, si elle a connu des interruptions, elle est maintenant bien vivace. Forte de plus de 170 marcheurs, avec en tête une cavalerie : la Garde impériale présidée par Napoléon en personne, incarné depuis des années par B. Dufrasne, la Marche de Le Roux compte deux batteries, des pelotons de Grenadiers, de Vivandières et la Jeune Marche de Zouaves, et dans la deuxième partie : des groupes de Sapeurs, de Gendarmes et d'Artilleurs. Avec en outre des délégations fidèles comme Aisemont et Nèvremont.

Dès six heures, le village était réveillé par les tambours battant le rappel. Après la prise du drapeau et l'accueil des invités, la messe fut célébrée en l'église paroissiale par M. l'abbé Lambiotte. Puis toute la Marche, en ordre impeccable, a escorté la procession, qui accomplissait cette année " le petit tour ", dans les rues du centre, ponctuée de plusieurs salves. Après le bivouac, ce fut le défilé dans le village : d'abord au Monument, avec dépôt de gerbe, puis sur la place, un repos bien mérité ; un bataillon carré dans une terre de la rue Cotelle, puis vers le Lotria et autres quartiers. La rentrée, après 19 heures, fut marquée par un beau rassemblement sur la place avec le feu de file final et une parade de la cavalerie.

Le lundi est traditionnellement consacré aux visites chez les officiers et autres personnalités et cette longue journée se termine par une remarquable rentrée aux flambeaux, depuis les Quatre-Chemins. C'est toujours ut\ spectacle merveilleux que ce défilé lumineux dans la nuit. II se clôtura parte discours de Napoléon, qui félicita et remercia les marcheurs, avec une pensée à la mémoire d'André Delvaux, disparu depuis l'an dernier ; puis une allocution du président d'honneur Freddy Delzant, qui commanda ensuite la décharge de dislocation tirée à la mémoire de tous les marcheurs disparus.

Le comité tient à remercier les autorités communales de leur présence à cette heure tardive : il n'était pas loin de minuit lorsque eut lieu la dislocation, mais chacun évoquait déjà le 25e anniversaire de l'an prochain, couronné par la Saint-Feuillen.

 

Trois peintres fossois

Ils s'appellent Jules Gillain, Armand Lalière et Guy Massinon. Seul ce dernier est toujours en vie ; né à Fosses, il fut directeur de l'Académie des Beaux-Arts de Tamines.

Armand Lalière est originaire de Haut-Vent et a peint des oeuvres de haute qualité.

Quant à Jules Gillain, il habitait rue du Postil et avait l'habitude, dans les années '50, d'installer son chevalet place du Marché et dessinait le kiosque ou l'Hôtel de Ville ; parfois aussi la collégiale, vue du Stampia. Toutes les demi-heures (ou tous les quarts d'heure en temps de canicule), il allait se désaltérer chez Léonie Jacquet, qui tenait le café de la Place.

C'est peu dire que certaines oeuvres, comme celles de Toulouse-Lautrec, étaient légèrement imprégnées de vapeurs d'alcool.

Présence et Action Culturelles (PAC) a eu l'idée de réunir les oeuvres de ces trois artistes locaux.

Guy Massinon, Christian Lalière et Daniel Piet s'occuperont de l'organisation de l'exposition. .

Les personnes qui disposeraient de tableaux ou dessins de Jules Gillain et qui accepteraient de les « prêter » pour un week-end (le temps de l'exposition), sont priées de contacter Daniel Piet, président de PAC au 081-32.32.13 (le matin). Merci d'avance.

Collecte de sang

La prochaine collecte de sang aura lieu le jeudi 26 août, à la salle L'Orbey, à partir de 14 h 30

Un appel

La maison proche de l'Ecole Saint-Feuillen, rue des Zolos, est en cours de rénovation et d'aménagement. Propriété paroissiale, elle est destinée à devenir le local du Patro et aussi disponible pour des hikes et des camps de divers mouvements.

Pour les travaux en cours, il est fait appel à toutes les bonnes volontés possibles pour travaux de peinture, tapissage, électricité ou autres.

On peut également aider cette belle oeuvre en apportant une participation financière au cpte

068-2123892-60

des oeuvres paroissiales de Fosses-la-Ville. D'avance merci à tous.

Un camp

Lundi matin, un beau groupe d'une vingtaine d'acolytes des paroisses de Fosses, Bambois et Sart-St-Laurent, est parti pour son camp annuel. II se passe cette année en Provence, à La Fare-les-Oliviers, jusqu'au vendredi 27 août, et il s'agira une fois de plus d'un camp cycliste : en effet, outre le camion des bagages, une longue remorque emmenait une vingtaine de vélos. Ils sont dirigés par M. le doyen lui-même, que l'on sait cyclo passionné. Nous leur souhaitons un excellent camp de détente et de sport, dans la cordiale ambiance qui leur est coutumière.

Appel à tous

A l'occasion de la Saint-Feuillen 2005, un grand spectacle sur l'histoire de Fosses depuis saint Feuillen sera présenté en septembre, quinze jours avant la grande fête.

Pour cela, on a besoin de vous : acteurs, figurants, décorateurs, couturières, techniciens, maquilleuses, coiffeuses, bénévoles en tous genres !

Venez découvrir le projet lors d'une première rencontre d'information, le vendredi 10 septembre 2004 à 19 h. 30, en la salle de l'Hôtel de ville.

Grave collision

Lundi dernier, vers 16 h, la conductrice d'une Ford Fiesta circulant chaussée de Namur vers Sart-Saint-Laurent, fut surprise à hauteur du Cheslong par la manoeuvre de demi-tour d'une Polo. Le choc fut très violent : la Polo s'enfonçant dans le flanc gauche de la Fiesta. Les pompiers et l'ambulance de Fosses furent rapidement sur les lieux. Deux blessés ont été transportés au CHR du Val de Sambre à Auvelais. II s'agit de Philippe Hannot, 30 ans, de Farciennes et de Salvatore Stano, d'Aiseau. Les inspecteurs de la zone de police locale ont dressé le constat.

Chez nos aînés

Dans la rubrique « Pensons à nos aînés-», parue la semaine dernière, nous avons passé le nom d'une dame de Haut-Vent qui fêtait le 25 juillet ses 88 ans. Il s'agit de Mme Renée Mayard, veuve de Robert Mathot. Nous nous en excusons.

Dans le décor

Un accident qui devient banal et courant, c'est la perte de contrôle de son véhicule. La chose est encore arrivée à un automobiliste, samedi dernier vers 18 h 30, route de Mettet, près du camping Les Viviers. Et la voiture a finalement terminé sa course dans un champ.

On ne précise pas si les quelques vaches ont pris peur. Les pompiers locaux se sont rendus sur place.

La Fête de Névremont

Le président du comité des fêtes de Névremont, Philippe Herquin, dispose d'une aide appréciable, grâce à une équipe disposée à tout mettre en oeuvre pour organiser leur fête annuelle et poursuivre la tradition, avec : Anne-Sophie Lepinne (secrétaire-trésorière), Céline Godenne, J.-P. Preumont, Ludovic Lurquin, David Denoël, Caroline Grulois, Patrick Raymackers, Liliane Brosteau et Sébastien Martin.

Voici le programme 2004 :

Samedi 21 août

7 h BROCANTE LIBRE

Pain saucisse au Bar wallon

14 h Démonstration de Judo et Self-défense

14 h Tony Ramos

16 h Ouverture des loges foraines

21 h SOIREE DES JEUNES, animée par la sono OMG DJ David (entrée 5 €, ou 3 € en prévente)

Dimanche 22 août

10 h Fête de la doyenne du village

11 h Ouverture du Bar wallon

11 h Apéritif offert par le comité au Bar wallon

16 h Ouverture des loges foraines

18 h Concert des Beverly Pils

21 h SOIREE « 80 S », la Nuit des Souvenirs, animée par la sono OMG DJ David

Lundi 23 août

9 h Départ de la Limotche

16 h Ouverture des loges foraines

17 h Ouverture du Bar Wallon

21 h SOIREE de la Limotche, animée
par la sono OMG DJ David

22 h Rentrée probable de la Limotche

Mardi 24 août

14 h Jeux pour les moins de 12 ans + surprise pour les enfants

16 h Ouverture des loges foraines

17 h Ouverture du Bar wallon

21 h SOIREE KARAOKE, avec écran géant, animée par la sono OMG

Orage et inondations

L'orage, mais surtout les très fortes pluies de mercredi soir, qui ont affecté notre région, ont nécessité de nombreuses interventions de nos pompiers, en dehors de l'entité mais aussi chez nous.

Nombreuses interventions pour routes inondées : à Aisemont (rue du Fays), à Sart-Saint-Laurent (rue de Burnot), à Fosses (rue Saint-Roch, l'eau pénétrait dans le dépôt d'Alfa-Meubles) ; également à Franière, et à Mettet.

Ce jeudi matin, en raison du grand vent cette fois, des appels émanaient de divers endroits pour des arbres ou branches tombés sur la chaussée : sur la chaussée de Charleroi à hauteur de Sart-Eustache ; un arbre aussi sur la RN 90 et un câble électrique sur la route à Sart-St-Laurent (intervention d'Electrabel).

La Sint-Biètrumé aura bien lieu

En raison de graves problèmes qui ont privé la Marche de Bambois de ses besoins financiers indispensables (on se souvient qu'un trésorier indélicat avait vidé la caisse à son profit !), il fut longtemps question que la Marche Sint-Biètrumé disparaisse. C'était une partie du folklore du hameau qui s'envolait. Mais grâce aux efforts de quelques-uns, Sint-Biètrumé sortira les 21, 22 et 23 août et cela pour la 42e fois. Voici le programme de ces journées :

Vendredi 20

19 h Remise des costumes à l'ancienne école

Samedi 21

12 h Inscriptions pour le grand concours de pétanque, place de l'Eglise, par équipes de 2.

13 h Début du concours

Dimanche 22

6 h Réveil des officiers

8 h Rassemblement

9 h Remise des médailles

10 h Grand-messe et bénédiction des armes

11 h Départ de la procession

12 h 30 Rentrée de la procession

14 h 30 Rassemblement

15 h Départ pour le tour de l'après-midi

15 h 30 Bataillon carré au terrain de football

19 h 30 Rentrée et feu de file, place de la Gare

Lundi 23

13 h 30 Rassemblement

14 h Visite de la Compagnie aux officiers et aux particuliers

22 h 30 Retraite aux flambeaux en remontant la rue du Grd-Etang

23 h 30 Feu de file au monument aux morts.

URGENT

Appel aux musiciens

Dans le cadre de l'année de la Musique 2004, la Ligue des Familles et le Centre Culturel se sont associés dans un grand projet pour le 12 septembre de 13 h à 18 h, pour fêter en famille, l'année de la musique, dans un cadre de verdure et d'eau propice à toute forme d'art.

Tous les musiciens locaux seront les bienvenus !

Nous serions ainsi très heureux de vous compter parmi nous.

Si vous êtes musiciens, amateurs ou confirmés, de la localité ou des environs, si vous faites partie d'un groupe, d'une formation, ou autres, et si vous avez envie de vous produire sur un podium ouvert à tous, prenez rapidement contact avec le Centre Culturel, Brigitte Romain ou Bernard Michel, place du Marché, 12, à Fosses-la-ville. ou au

' 071/71.46.24

Anniversaires fossois

Le 18 août 1935 : championnat du monde cycliste à Floreffe sur le célèbre circuit motocycliste qui traversait Sart-Saint-Laurent.

Le 19 août 1408 : Le sire de Jeumont, avec son armée, pille et incendie la ville de Fosses.

Le 20 août 1888: six personnes de Vitrival embarquent au port d'Anvers pour faire carrière en Amérique. L'un d'eux revint à Vitrival revoir sa famille (Debruxelles).

Le 21 août 1914: la population fossoise voit défiler les troupes françaises qui se rendent vers la Sambre pour arrêter l'avance allemande.

Le 22 août 1914: des combats acharnés ont lieu dans les plaines de Belle-Motte et de Lotria à Le Roux. 385 soldats français seront tués.

Le 23 août 1959 : inauguration officielle du Stade A. Winson à Fosses avec une rencontre Sporting Charleroi - Valenciennes.

Le 23 août 1914: les troupes allemandes entrent à Fosses et 66 maisons seront incendiées.

Le 24 août 2000 (et les jours suivants) : Fosses est sous un énorme chantier avec la restauration de la traversée de la ville. De plus, les rues Delmotte et V. Roisin sont fermées à la circulation (travaux).

Le 26 août 1934 : bénédiction des cloches du carillon, offertes par Mme Delmotte.

Li guêre di 40, vikéye pa on gamin (VII)

pa Roger Viroux

1 n' faut nin jènèrâliser. I gn-a dès djins qu'ont stî bin r'çûs. On s'a ocupé d'zèls po lès lodji èt lès noûri. Nin dandjî d' lès rhabiyî : i fieûve bon !

I gn-a dès Bèljes qu'ont èrité d'one vîye maujone ou d'one pârtîye di maujone qui n'èsteûve pus ocupéye. I gn-a min.me one famile - dji pinse qui c'èsteûve di Fosses, qu'a ieû dès meûbes. Corne on-z-î d'mèreûve su dè I' caléye èto, avin.n' vinu admirer s' bèsogne.

A paurti d' nosse capitulâcion, ça n'aveûve tot l' min.me pus stî l' min.me. I faut dire qui l' Gouvérnemint Francès, po catchî lès fwèblesses di s't-ârméye, kèrdjeûve lès Bèljes èt à preume, nosse Riwè !

Nos Minisses, qui dèpendin.n' dès Francès, courons, ènn avin.n' co r'mètu one coutche, tot hûlant avou lès leups.

Ci n'est c)u'là saquants-ans, à one èmission del' TV Francèse sui' Bèljike, quand!' présinteû a v'lu avancî one critike su l'ârméye Bèlje èt li Rwè, qui Gotovitch, profèsseûr d' Istwêre di nosse timps à l'ULB, qu'èsteûve invité, lès-a rachîd do côp !

« Oui, a-t-il dit, l'armée belge a capitulé. Notre aviation a été détruite au sol dans la nuit du 9 au 10 mai 1940, sans sommation. Nous n'avions plus d'avions pour protéger nos troupes au sol ! Les avions français protégaient les troupes françaises, les avions anglais protégeaient les troupes anglaises. Après la bataille de la Lys, où les soldats belges onr fait subir de lourdes pertes à l'ennemi et avaient aussi de nombreux tués et blessés, ils n'étaient plus soutenus par personne ! D'ailleurs, trois semaines plus tard, l'armée française capitulait lamentablement ! »

I faleûve vôy li visadje dès Francès dè l' Tèlèvision candjî ! A s' rire mwârt !

Mins l' timps qui l' 9uêre dure co en France, on rintère e scole.

Comint-ce qui moman a seû qu' li scole ridouvieûve ? I gn-a quausu pêrson.ne qu'aveûve on tèlèfone, mins lès novèles alin.n' rade.

On-z-aleûve fwârt dé sès parints, on-z-aleûve aie lès feumes qui leûz-ome n'èsteûve nin riv'nu, on saukleûve li corti do vijin qu'èsteûve co on n' saveûve nin 'woù. Todi è-st-i qu'on l'a seû. C'èst M. Deschamps, li popa da Georges dè I«< Maison Bleue », maîsse di scole pensioné, qui r'douvieûve li scole Sint-Fouyin. C'èsteûve Ii bia-fré da M. Delvigne, qui n'èsteûve nin riv'nu dè l' 9uêre.

On-e-èsteûve binauje d'eraler è scole, di r'vôy nos camarâdes qu'èstin.n' rarivés. I gn-aveûve co one voléye qui n' rivêrin.n' qu'après qu' lès Francès on ieû capitulé

Jusqu'à 'woù-ce qui t'as stî, twè ? Tas sti dins on bombârdèmint ? - Ti pa èst riv'nu dè 1' Guère ? - II a stî à l' Lys ? - Non, il èsteûve au Fôrt di Malon.ne, mins il a couru èvôye à timps ! I parèt qu' tos lès cias do Fôrt sont prîjenîs !

Quand lès Boches vos-ont ratrapé, qwè-ce qu'il ont dit ?

ls n' s-ont d'né à mindjî, pwîs... « Retour Belgien ! », èt gn-a min.me onk qu'a dit, en Francès « Malheur la Guerre ! » en cârèssant lès tch'vias da mi p'tite soû, qu' moman si d'mèfieûve !

Dès convêrsacions d' gamins d' doze à 14 ans, ça ! mins on-z-èst d'dins ! Lès chîs-anéyes sont dins l' min.me classe. Après awè dit l' priyére èt tchanté l' Brabançonne, on-z-atake. Li Messe è-st-on bon popa èst tot I' monde èst paujêre. M. Deschamps nos cause dè l' Jèyografîye dè l'Bèljije èt do Rwè.

Après ça, lès p'tits (2e èt 3e anéyes) faîyenut d's-ègzêrcices di scrîjadje ; lès « grands » (4e, 5e èt 6e) duvenut copyî on tèkse sins faute. Li maîsse s'ocupe surtout dè l' preumêre anéye, qu'a pièrdu on mwès.

Li guère continûwe èt dès miles di sôdârts Alemands passenut à pid à Fosses. ls vègnenut d'après l' Saut, en rangs pa deûs, botés avou leû casse su leû dos. Et is tchentenut :

« Haidî ! Haidau ! Haida ! Haîdi ! Hai-dau ! Haida ! ... Haidi ! ... Haidau ! ... Haida ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! » èt is racomincenut. a nos-impèssione quand min.me ! a dure dès-eûres sins lachî ! Nos-ôtes, nos tchantans : « Sayin ! Sayau ! Saya ! » po nos foute ! Tènawète, one moto avou todi on side-

car lès r'monte !

(à chûre)

L'invasion allemande

d'août 1914 chez nous

Si la dernière guerre ne causa que peu de victimes et de rares dégâts aux habitations, ce ne fut pas pareil lors de la première guerre mondiale. Fosses et son actuelle entité connut une bonne centaine de maisons incendiées et « seulement » une trentaine de victimes, grâce surtout à l'exode de la population. Ce ne fut hélas pas le cas d'autres localités, notamment Tamines qui paya un lourd tribut avec ses 374 tués lors de la tristement célèbre fusillade.

Mais passons en revue nos localités afin de savoir ce qui s'y est passé entre le 20 et le 23 août 1914, au cours de ces journées qui ont connu l'entrée des soldats allemands dans notre région.

A Aisemont

En dépit de son importance stratégique, Aisemont ne connut pas de bataille : les Français avaient décidé de se retirer plus au Sud avant que les Allemands n'atteignent la limite opposée du village. Quelques coups de feu furent tirés par des Français restés en arrière-garde et cachés dans le cimetière. Les habitants, en voyant l'exode des gens d'Auvelais, de Tamines, d'Arsimont avaient fui ; il ne restait au village que 6 habitants : 3 vieillards, 2 femmes et 1 jeune homme. Il s'agissait de Xavier Charlier, qui était resté avec son père et ses deux soeurs, dont une était mourante. Il fut molesté par les Allemands qui le prenaient pour un Français déguisé.

Les premiers soldats, en arrivant, mirent le feu à la maison de Charles Villers, rue de la Station. Le lendemain, des troupes d'artillerie, en passant, incendièrent encore 21 maisons et 5 granges. Sur la place : 5 maisons (celles de L. Borbouse, L. Migeot, L. Villers, C. Josse et la ferme du château Parent) ; près de l'école des garçons : 2 (celles de F. Gillain et F. Benoît) ; près de l'école des filles 2 (E. Depasse et L. Clause) ; sur la route de Fosses 10 (de M. Dassy, Ruydant, N. Clause, Dubois, J. Mouthuy, E. Malherbe, G. Bonlaron, X. Charlier, N. Delcroix et J. Crepin ; et sur la route d'Arsimont 2 (0. Blanchart et la veuve Ferry).

Un groupe de 82 habitants d'Aisemont, fuyant en France, fut rejoint par les Allemands près de Laon ; les hommes furent fouillés et forcés de marcher devant les troupes pour servir de boucliers humains ; ils furent même placés devant les canons. Enfin, ils purent tous rentrer chez eux.

A Fosses

La ville, qui avait vu défiler le 20 août les soldats français qui se rendaient vers la Sambre pour arrêter les Allemands ; hélas, on les vit repasser en désordre le samedi soir.

Voyons le détail de ces événements. Depuis le 14 août, les troupes françaises sont présentes à Fosses ; les habitants sont aux portes, distribuant au passage vin, bière, cigares.

Le jeudi 20, la 19e Division prend à Fosses la formation de combat pour monter vers les plateaux dominant la Sambre par Taravisée. Le général Bonnier s'installe à Fosses. Toute la journée du vendredi et du samedi ce sont ainsi des mouvements de troupes qui partent et reviennent du combat. De nombreux blessés sont soignés chez les Soeurs Ste-Marie, à Saint-Martin, au château Destrée, à la maison Biot, puis aussi dans les écoles, à la cure et les maisons vicariales. La population avait fui en grande partie ; il restait à peine 40 personnes dans le centre. Les routes sont encombrées de charroi, de troupes, de blessés. Le général Bonnier, devant la menace, se retire à Bambois et établit sa défense sur le plateau de Saint-Gérard.

Le dimanche matin, des cavaliers allemands s'élancent de Névremont vers la ferme de Doumont, puis font demi-tour. Vers 7 h 30, l'infanterie arrive dans la ville abandonnée et met le feu à plusieurs maisons de la rue de Bruxelles. M. Mathéi, gendarme pensionné, Jules Kaisin, M. Colette et J. Genard faits prisonniers, furent placés devant les soldats et les ont vus tirer partout et mettre le feu aux maisons. La ville est couverte de fumée, tandis que l'artillerie française gronde vers Saint-Gérard.

Retranchés sur les hauteurs, les Français, après leur barrage d'artillerie, s'apprêtaient à lancer une vive contre-attaque sur Fosses où les Allemands s'étaient arrêtés, mais ils changent de stratégie et afin de sauver de l'étau allemand toute la Ve armée, préfèrent une retraite en bon ordre, car Von Hausen a passé la Meuse à Dinant.

Le soir, nouveaux incendies. M. le doyen Crépin est chargé s'assumer toute la responsabilité de la commune, à défaut d'autorité compétente. Il demande que cessent les incendies et les pillages et réclame des soldats allemands pour inhumer les morts.

Dans la ville, 66 maisons étaient détruites. Outre les grosses fermes de Doumont, du Chêne, de la Laide-Basse et la ferme Guillaume-Kaisin, on compte : 19 maisons rue de Bruxelles, 13 rue de la Gare, 1 place de la Gare, 4 route de Mettet, 3 à la Laide-Basse, 4 au Chêne, 1 route de Névremont, 9 à Névremont, 3 à Bambois, 1 à Haut-Vent et 4 au Cheslong.

On inhuma à Fosses 27 soldats français et 2 officiers ; les Allemands enterrèrent eux-mêmes leurs morts (16, croit-on).

Presque tous les habitants ayant fui, il y eut peu de victimes parmi la population. Dimanche soir, J.-B. Crepin, 65 ans, de Bambois, fut tué d'un coup de baïonnette près de chez lui.

Lundi soir, on découvrit le corps de Joseph Massinon, 73 ans, à St-Roch ; il avait la gorge transpercée. Une 3e victime trouva la mort à Fosses : un habitant de Fraire, emmené avec un groupe de prisonniers, perdit la tète et voulut s'enfuir et fut tué à bout portant, près du Giveau. Dans ce groupe de prisonniers se trouvaient des Fossois, dont François Clause, 77 ans, de Névremont, que les Allemands fusillèrent à Gembloux après lui avoir fait subir, en cours de route, un véritable martyre. Ces prisonniers restèrent cinq jours sans nourriture, puis furent emmenés à Soltau où ils restèrent six mois.

D'autres Fossois périrent hors de la commune : Victor Lambert, 54 ans, tué à Tamines ; Emile Eugène, 39 ans, à Dinant ; Ch. Guillaume, 55 ans, de Bambois, fut tué près de Stave alors qu'il s'enfuyait.

Fosses, qui aurait pu être le théâtre de sanglants combats, fut épargnée par la bataille mais non par l'occupant.

La semaine prochaine, nous verrons ce qui s'est passé à Le Roux, à Vitrival et Sart-Eustache et à Sart-Saint-Laurent.

CONSEIL COMMUNAL

Une nouvelle conseillère et un nouvel échevin !

La désignation de l'échevin Michel Charles comme secrétaire communal a quelque peu bouleversé la composition du Conseil communal. La séance du 16 août a donc vu l'entrée d'une nouvelle conseillère et l'élection d'un échevin, ainsi que diverses modifications dans les commissions.

Le Bourgmestre a d'abord demandé une minute de recueillement à la mémoire des pompiers et des victimes de Ghislenghien ; un télégramme de sympathie a été envoyé au bourgmestre de la commune sinistrée.

Mme Rochet, retenue à l'étranger, a été excusée et l'urgence admise pour des travaux.

MODIFICATIONS DU CONSEIL

Après lecture de la lettre de démission de M. Michel Charles de ses fonctions de conseiller et d'échevin, à la date du 31 juillet (il entrait en fonctions comme secrétaire le 2 août), M. Spineux a présenté la première suppléante, Me Anny Batardy, de Le Roux, et l'a invitée à prêter le serment constitutionnel. Elle fut chaleureusement applaudie et le mayeur a rappelé que Mme Batardy avait déjà siégé au Conseil durant douze ans, de 1988 à 2000 et que sa rentrée garantit la continuité d'un représentant de Le Roux ; le groupe U.D. a ainsi au moins un représentant dans chaque section de l'entité.

Il fallait ensuite élire un nouvel échevin. Le groupe majoritaire présente M. Jules Lallemand qui, par bulletins secrets, est élu à l'unanimité. Après sa prestation de serment, M. Lallemand remercie ses collègues du Conseil et ses nombreux amis présents dans la salle, et spécialement MM. Spineux, Charles et Sarto qui l'ont bien intégré dans le Service des Travaux. II se dit attentif aux besoins de ses concitoyens et bien décidé à oeuvrer pour le bien-être des habitants de notre belle commune. Après applaudissements, il reçoit, des mains du bourgmestre, l'écharpe scabinale qui lui est offerte par M. Charles.

Pour rappel, M. Lallemand est entré au Conseil en 2000 après trois ans passés au Conseil de l'Aide Sociale. Mais il est surtout connu comme le " Monsieur Propre " de la ville : depuis plus de dix ans il organise des équipes de bénévoles pour le nettoyage des fossés, dirige l'équipe " environnement " et assure la décoration florale avec un dévouement inlassable que tous lui reconnaissent. Ces arrivées nécessitent aussi des changements dans les Commissions : le nouvel échevin reprend les Travaux et devient donc président de cette Commission à la place de M. Spineux et Benoît Buchet vient la compléter.

Par contre, le Bourgmestre reprend la présidence de la Commission du Patrimoine de M. Charles et la nouvelle conseillère, Mme Batardy, la complète. De même, c'est M. Spineux qui assurera la présidence de la CCAT et il sera aussi le délégué communal aux assemblées de l'Union des Villes et Communes en remplacement de M. Charles.

PATRIMOINE

De patrimoine, il en est question immédiatement : d'abord, la vente d'une petite parcelle communale (2 ares 58), jouxtant l'actuel Hall des Travaux et sans utilité, mais située en zone à bâtir ; elle est cédée à la SPRL Mazuin-Neuville pour 10.000 euros, selon l'estimation du Comité d'Acquisition.

Et une autre petite parcelle, sise rue de Stierlinsart à Bambois, est louée pour 3.000 € par an à la société A.S.T.R.I.D., service d'unification des communications pour les Services de Sécurité (Pompiers, ambulance, police), après accord de la CCAT moyennant une diminution de la hauteur de l'antenne et une peinture intégrée dans l'environnement.

MESURES SOCIALES

L'échevin des Affaires sociales, B. Buchet, présente un projet d'organisation d'un " Grenier à meubles ". Dans le cadre du Plan d'Habitat Permanent en vue de reloger de façon décente des occupants de caravanes dans les campings, il est utile de leur procurer du mobilier car en quittant une caravane ils ne peuvent pas en emporter le mobilier fixe. En partenariat avec le CPAS, l'ONE, la Croix Rouge, la Saint-Vincent de Paul et l'IDEF, des meubles et appareils électro-ménagers pourront être recueillis chez les habitants : le personnel communal les prendra gratuitement Le stockage se fera provisoirement dans l'ancienne école gardienne d'Aisemont ; les ouvriers communaux procéderont aux réparations éventuelles avant la vente, à prix modique, dont le profit servira à couvrir les frais d'entretien.

D'autre part, le logement en caravane et roulotte sera soumis à un Règlement de police.

C'est que les services ont constaté souvent des conditions de logement insalubres ; elles sont classées en 3 groupes :

  1. l'instabilité de la structure portante, la vétusté, l'humidité intérieure, la contamination par micro-organismes (mérule par ex.) et animaux nuisibles (rats, cafards...).
  2. la superficie disponible qui doit être d'au moins 8 m2 pour 2 personnes plus 1,5 m2 par personne ou enfant en plus, et un espace nuit spécial pour les enfants.
  3. l'éclairage, la ventilation, l'équipement en eau potable et sanitaires.

L'examen de la caravane décidera si l'insalubrité est améliorable ou non ; l'inspection sera assurée par deux agents communaux spécialement formés à cet effet, MM. J. Gillain et D. Ferin, promus brigadiers le mois dernier. Une " Cellule communale Sureté et Salubrité publiques " sera dirigée par le bourgmestre qui, dans les cas d'urgence, peut agir d'office et a demandé l'assistance du chef préventionniste M. Ph. Scieur, commandant des Pompiers.

ROULOTTE SANITAIRE

Suite à la faillite de la société qui avait entrepris les travaux de la nouvelle école d'Aisemont, la commune a " hérité " d'une roulotte sanitaire qui a été remise en état par le personnel des Travaux ; elle comporte 3 urinoirs,'2 WC et un lave-mains. Elle pourra être louée et le Conseil fixe le tarif : 150 € par W.E. pour les particuliers et les autres administrations communales ; 30 € pour les comités de fêtes et autres associations sportives ou folkloriques, mais gratuité pour le S.I., le Centre culturel et les comités scolaires. Avec en outre une caution de 300 €€ L'enlèvement est à charge du locataire.

FINANCES

Divers bons de commande sont admis : 3.567 € pour des armoires vestiaires pour les Pompiers ; 1.512 € pour un ordinateur ; 1.878 € pour 9 fauteuils pour le Service Travaux ; 284 € pour une tonnelle de 6x4 m; 2.420 € pour un chapiteau de 8x4 m. et 3.902 € pour un plateau podium.

Un emprunt de 20.000 € est admis pour financer la part communale dans les travaux de restauration de la rue du Sartia et l'aménagement de la place communale de Sart-Eustache. Et un autre de 7.000 € pour l'achat d'un podium, une tonnelle et un chapiteau.

En urgence, donc hors ordre du jour, le Conseil a approuvé une dépense de 40.000 € pour couvrir la part communale dans l'aménagement des trottoirs de la rue d'Orbey. M. Moreau a fait remarquer que les pavés de ces trottoirs ne sont pas très sûrs : on note parfois une différence de 1 cm dans la hauteur ; ils n'ont pas été égalisés à la dameuse.

La séance se termine par le verre de l'amitié offert par le nouvel échevin.

Le Roux en fête

Le village de Le Roux vivra sa kermesse annuelle les 27, 28, 29 et 30 août. Nous donnerons le détail complet des festivités dans notre prochaine édition, mais nous pouvons déjà prévenir les joueurs de cartes qu'il y aura un concours de belote le vendredi 27, à 18 h 30 à la salle omnisports (071-71.36.84 J.-D. Grigis).

Le lundi, ce sont les aînés qui seront invités au goûter offert par la boulangerie Sold-Brachotte.

Réservation : chez Mme S. Dandoy (071-71.35.26).