N°26   25 juin 2004

Honneur... ! Vous avez dit honneur ?

Ainsi donc, le procès Dutroux se termine. On a entendu les réquisitoires, les dernières plaidoiries, on connaît les peines infligées à chacun des inculpés (perpétuité pour Dutroux, 30 ans pour Martin, 25 pour Lelièvre, 5 pour Nihoul) et les indemnités (?) accordées aux victimes. Quatre mois d'un procès qui a tenu le pays en haleine, dans un profond dégoût, une indignation totale : on ne s'attaque pas impunément à des enfants, c'est une faute que le public ne pardonne pas.

Justice pour les victimes ", titrait mon journal habituel après le verdict du jury sur les culpabilités. Justice, vraiment ? Elle a été bien malmenée cette Justice, avec ces vives critiques de l'instruction du juge accroché à sa seule thèse, ces polices qui se faisaient la gué-guerre en gardant chacun pour soi les informations récoltées. Il a été bien long, ce défilé de témoins " de moralité ". Et bien énervantes ces plaidoiries en faveur d'accusés qui ne méritaient pas autant de soins ni autant d'efforts pour jeter la suspicion sur les enquêteurs et rejeter la faute sur les autres... Des avocats tout heureux de jouer les vedettes devant les caméras de TV, comme des vainqueurs du Tour de France...

Justice a été rendue, mais il reste tant de questions sans réponse, tant de zones d'ombres, tant de frustrations...

Honneur ?...

Dutroux a été reconnu coupable de 30 chefs d'accusation : chef de bande, enlèvement d'enfants, séquestration, viols multiples et répétés, tortures, cinq assassinats, trafic de drogue, de faux documents, de voitures et j'en passe. Michelle Martin : association de malfaiteurs, séquestration, tortures (causes du décès de Julie et Melissa), viol d'une jeune slovaque, menaces de mort. Lelièvre : association de malfaiteurs, enlèvements, séquestration, tortures ayant entraîné la mort de deux jeunes filles, trafic de drogue. Et Nihoul : chef d'une bande organisée dans le trafic de drogue, faux documents, voitures et/ou trafic d'êtres humains. Par contre, il a été acquitté des inculpations d'enlèvement. Faute de preuves. Il était tellement mouillé dans ces sales affaires qu'on aurait bien voulu le voir davantage reconnu coupable. Mais il faut être juste : les présomptions ne permettaient pas de véritable inculpation. Quand on ne sait pas, on acquitte.

Mais je ne supporte pas cet autre titre de journal : " L'honneur de Nihoul est sauf ". Parce que cet homme, escroc, magouilleur, voleur, violeur, partouzeur, drogueur, prétend encore avoir un soupçon d'honneur ? Un peu de décence, de grâce !

Méprisable indécence aussi de certains avocats de la défense lors des dernières plaidoiries : oser parler de l'exiguïté des cellules et de l'inconfort des prisons, face aux victimes, aux parents, à tous ceux qui ont VU la cache de Marcinelle, c'est pour moi absolument scandaleux ! Tenter d'apitoyer le jury sur Michelle Martin en disant que ses enfants l'attendent, c'est tout aussi indécent : les parents Lejeune, Russo, Marchai, Lambrechts, eux, ne peuvent plus attendre le retour de leur enfant !

Entendre l'avocat de Nihoul s'étonner que celui-ci ait été " traîné en cour d'assises " pour 1500 pilules d'ecstasy ", c'est honteusement tronquer la vérité : il a été " aussi " reconnu coupable d'être chef d'une bande de trafiqueurs de drogue, de documents et d'êtres humains ! Ne pas dire toute la vérité, c'est mentir ! Entendre un autre avocat implorer Dutroux de dire ce qu'il a encore à dire, en lui donnant du " Tu es un homme d'honneur ", c'est aussi une incroyable ignominie ! Dutroux, un homme d'honneur ? On croit rêver ! Dire " Les longues peines de prison, c'est une peine de mort sans bourreau " me révolte autant : Dutroux et ses complices ont été, eux, d'authentiques bourreaux et assassins. Leurs années de prison, avec infiniment plus de " confort " que ce qu'ils ont accordé à leurs victimes, et l'espoir (sauf sans doute pour Dutroux) de sortir quand même avant la fin de leur peine et de pouvoir vivre encore, c'est incomparable à ce qu'ils ont fait subir à des enfants, à des jeunes filles, en leur ôtant la vie, en volant leur jeunesse !

Honneur ? Faute d'arguments valables, ces avocats ont utilisé des propos indignes de la profession, indignes de la conscience humaine. Un manque d'honneur.

La fin de ce procès marque aussi la fin de la tension pénible pour les parents et les victimes survivantes. Justice a été rendue, oui. La douleur des parents reste.

J. R.

Un coloré retour au moyen age

Les gigantesques efforts du Centre Culturel pour organiser cette 4e Fête médiévale ont été couronnés d'un succès mitigé par un temps incertain, mais ces festivités furent largement appréciées du public, moins nombreux sans doute que sous le soleil de l'an passé, mais formant une belle assistance tout de même. D'autant que le programme s'étalait cette année sur trois jours : concert de musique médiévale vendredi ; musique profane et danse samedi ; grande journée moyenâgeuse dimanche. Avec chaque fois des spectacles d'une très grande qualité.

MUSIQUE MEDIEVALE

Vendredi soir, en la collégiale, trois chorales ont présenté un concert qui fut un régal : d'abord, deux groupes spécialisés en chant grégorien, réunis sous la direction de Eric Trekels, professeur d'harmonie au Conservatoire royal de Bruxelles : " Lux et origo " (Lumière et naissance) pour les voix d'hommes, " Stella matutina " (Etoile du matin) pour les voix féminines remplaçant les choeurs d'enfants d'autrefois, dans des chants grégoriens qui ont bercé les offices de notre enfance. Ce plain-chant, attribué au pape Grégoire le Grand au VIe siècle, est tout en nuances, envolées et vocalises rythmées. Pureté des élans de voix féminines sous les voûtes de la collégiale, à l'acoustique incomparable. Soutien doux ou puissant des voix masculines. Plaisir intime et intense.

Les Ménestrels de Mordini, trois frères passionnés de musique ancienne, ont enchaîné avec du chant plus profane mais authentiquement médiéval : avec accompagnement de vièle, luth, virginal, pipeau, flûte et tambourin, les trois frères ont présenté une sorte de pédagogie de la musique du VIe au XIIIe siècle, chants de trouvères et ménestrels. Avec sa voix à la tessiture incroyable, en langue d'oïl, en occitan, latin, italien ou galicien, Gero a captivé le public, apprenant même un chant en langue d'oc chaleureusement applaudi. Enfin, le trio " La Gaillarde " de Michel Massinon, avec cornemuses, pipeau, tambourin et autres instruments, a également rappelé ces troubadours allant de château en château animer les banquets et réunions seigneuriales. Airs de danse aussi, chanteur à la voix puissante, dont cet amusant " Taberna ", chant latin que dut apprécier Villon.

En finale, les trois groupes réunis sur le podium ont repris ce chant occitan, suivi par un public participant dans une belle ambiance et une satisfaction totale.

2e FESTIVAL MEDIEVAL

La soirée de samedi était consacrée au 2e festival international de musique médiévale, avec des groupes fort divers : les Mordini, incontournables animateurs et d'ailleurs co-organisateurs de ces journées ; de véritables spécialistes, historiens de la musique, qui recherchent et reconstituent les notations et paroles de chants du Xe au XIVe siècle avec le plus grand bonheur et une grande variété d'instruments anciens. Puis la Compagnie " Trivelin ", d'Attert : une bande joyeuse qui fait revivre aussi ces instruments : vièle à roue ou à archet, cornemuse, bombarde, flûtes, hautbois, avec des chants d'une expression naïve mais charmante. En costumes d'époque, bien sûr, ils apportent une belle animation. La " Compagnie du Tordion " et " Le Pas d'là-Yaut ", de Quevancamps, veut aussi sauvegarder danses et musiques populaires de la Wallonie d'autrefois. Eux aussi ont fait danser un public qui ne demandait que cela, dans des rondes joyeuses. Enfin, un groupe français : " Ysengrimus ", du Haut-Koenigsbourg (Alsace), allié au groupe suisse " Les Pieds gauches ", ressuscitant le répertoire de danses et musiques médiévales avec bombardes, chalémies, flageoles, flûtes et cistres: danse de l'ours, branle d'Ecosse, pavanes, rondes dans une pure authenticité. Et le public se mêlait aux splendides costumes et robes d'époque, tout de couleurs et de beauté. Ce fut, pour tous les participants, une soirée inoubliable dans cette belle vieille grange de la Marlagne..

ET LA GRANDE JOURNEE

Dimanche était la grande journée médiévale, dans une remarquable et bien agréable variété. Dès 11 heures, à l'entrée de la cour de la ferme de Marlagne de jolies jeunes filles en costumes d'époque accueillaient et guidaient les visiteurs vers un petit marché moyenâgeux : échoppes de bijoux, colliers, bracelets, pendentifs aux motifs anciens, de ceintures de cuir aux grosses boucles ornées de motifs celtiques ou templiers ; bibelots et statuettes de sorcières, dragons ou chevaliers ; des miniaturistes au travail, avec leurs admirables réalisations ; chapeaux de dames de cour, bonnets de toile, habits médiévaux ; étals de fromage ou d'une variété de tartes et pains à l'ancienne... Tout cela dans l'odeur des saucisses grillées, du jambon braisé et de la potée, agrémentés de bières ou de cet hypocras capiteux, vin largement aromatisé...

Dans la grange : tables et bancs rustiques où l'on pouvait se restaurer, s'abreuver et se reposer, espace animé par des bouffons, un jongleur, des musiciens ambulants. Précisons aussi que tous les participants aux services, une quarantaine, jeunes et moins jeunes, étaient en costumes médiévaux donnant une couleur particulière à cette belle fête.

Dans le pré derrière la ferme était reconstitue une campement de la " Compagnie des Brumes " : tentes coniques, avec artisans au travail : forgeron, fabricant de ceinturons ou de heaume d'acier, couturière près d'un grand feu de bois. Juste à côté, un petit enclos : la fauconnerie du Domaine des Templiers avec faucons, buses, hibou de grande envergure, et des montreurs bien aimables (Christian Dubuisson), toujours prêts à documenter, expliquer cet art médiéval qu'est la fauconnerie, avec démonstrations de vol de faucons.

Et puis un vaste enclos de " r'lafes ", planches brutes, délimitant l'espace des combats et démonstrations diverses : devant la tente où siégeaient, en costumes d'époque, M. et Mme Swennen-de Robiano, propriétaires de la ferme de Marlagne, pour lors seigneurs juges des joutes et combats, on vit en effet des concours d'adresse au galop et d'impressionnantes joutes à cheval par les chevaliers des " Ecuries du grand Royal " : le sire de Fosses et du Salt, favori de la comtesse, ses rivaux seigneurs d'autres lieux, et l'inévitable chevalier noir, fort habile mais parfois retors. Des combats à pied où les épées d'acier sonnaient bien fort, frappant d'estoc et de taille les boucliers armoriés. Démonstration de dressage par une jolie cavalière et sa monture sans licol, obéissant à la voix dans le " pas espagnol ", le cabrage ou autres démonstrations d'une totale complicité avec sa maîtresse. Démonstration aussi de cracheurs de feu : fait unique, deux jeunes dames en costumes de paysannes accompagnaient le cracheur habituel, avec audace et succès : impressionnant ! Et en apothéose, le galop des chevaux sur un mur de paille en feu (surveillé par les pompiers de service !). Inutile de s'indigner : les chevaux sont pour cela préparés, bichonnés, mouillés et, par comble, ils adorent ce jeu alors que le cheval est par nature apeuré par le feu. Bref, plus de deux heures d'un spectacle extraordinaire, varié, très plaisant et souvent applaudi, bien documenté aussi par le commentateur de service l'amplification étant la seule mais nécessaire entorse au cadre médiéval.

Car tout cela fit une journée fantastique, une plongée dans un monde magique, un merveilleux voyage vers un autre temps...

On peut en féliciter et chaleureusement remercier les organisateurs du Centre Culturel de Fosses, qui n'ont pas ménagé leurs peines et nous ont offert trois journées splendides et culturellement enrichissantes.

 

 

Cherche photos

Rappelons que la Compagnie des Congolais prépare, pour fin septembre, la célébration du 125e anniversaire de sa fondation. Parmi les manifestations prévues à cet effet, les membres du Comité voudraient organiser une grande exposition de photos sur les diverses St-Feuillen, de 1879 à 1998. Ce sera une excellente préparation à la septennale prochaine.

C'est pourquoi un appel pressant est lancé à toutes personnes qui posséderaient des photos (surtout de la Compagnie des Congolais) ou divers documents relatifs à la Saint-Feuillen, de bien vouloir les prêter. Vous pouvez prendre contact avec

Etienne Drèze ' 071-72.63.49

Philippe Leclercq '071-74.16.16

D'avance un grand merci.

Conseil communal

La prochaine séance du Conseil aura lieu ce lundi 28 juin, à 19 h 30. En voici les principaux points :

- Taxe sur la distribution toutes boîtes (réclamations diverses).

- Formation informatique pour personnes du 3e Age.

- Emprunt pour aménagement des trottoirs de la rue d'Orbey.

- Divers travaux d'asphaltage sur le territoire de Fosses.

- Réalisation de sanitaires à l'Hôtel de Ville.

- Programme triennal de travaux (2004-2006).

- Bail emphytéotique avec le Foyer Namurois pour la création de logements sociaux rue Al Val et ruelle Thée-Dinant.

- Service Incendie : engagement de 5 sapeurs pompiers volontaires, 4 stagiaires volontaires...

Accrochages

— Dimanche dernier, vers 16 h, un accrochage a eu lieu rue des Zolos à Fosses entre deux voitures, l'une conduite par un habitant de Jemeppe-sur-Sambre, l'autre habitant Ham-sur-Heure. Un constat à l'amiable a été rédigé avec l'aide de la police de la zone Sambre et Meuse.

— Mercredi 16, vers 20 h, route de Saint-Gérard, à hauteur du n° 38, un léger accrochage a eu lieu entre deux voitures, une Peugeot 806 et une Mitsubishi, dont les propriétaires sont de Jemeppe et de Floreffe. Cet accrochage n'a fait que des dégâts matériels assez mineurs et un constat à l'amiable a été rédigé avec l'aide de la police locale.

Stage de tennis

Le T.C. de Fosses propose aux enfants de 4 à 14 ans, des stages de tennis et multisports. Ces stages auront lieu du 5 au 9 juillet et du 23 au 27 août, de 9 h 30 à 15 h 30 (avec garderie de 8 à 9 h 30 et de 15 h 30 à 17 h). Prix : 60 e pour la semaine.

Aux mêmes dates auront lieu des stages uniquement tennis : 5 X 1 h 30 (horaire à définir suivant le niveau). Prix : 40 € la semaine pour joueurs affiliés ou 50 € pour non affiliés.

Pour inscriptions et renseignements :

X. Lebrun '071-51.31.97 È 0497-48.51.65,

ASBL TC Fosses '071-71.10.83 È 0495-40.67.57

Limite : vendredi soir avant le stage.

Chez les Chinels

Le 6 juin dernier, les Chinels partaient à Vitry le François, en Champagne-Ardenne, pour une belle prestation, qui fut à la fois remarquable et remarquée.

Ce week-end, nous serons sur les bords de la Loire, à Saumur plus exactement, pour 3 jours et cela pour la quatrième fois.

Ensuite, nous avons un mois de juillet assez chargé. Le lundi 5, nous serons à Namur pour l'arrivée d'une étape du Tour de France.

Puis nous nous rendrons dans la région de Rouen, à Gournay-en-Bray le 18 juillet ; et enfin, le 25, nous effectueront une prestation à Wimereux (Boulogne-sur-Mer) à l'occasion du Festival de la moule... eh oui !

Ces déplacements constituent une saison bien remplie, puisque notre compteur affichera 12 prestations, en plus du Laetare à Fosses.

Je profite de l'occasion pour souhaiter aux Clowns en Folie un souper annuel réussi et plein de succès.

A toutes et à tous, je souhaite de bons congés.

Philippe LECLERCQ, président

Les Congolais en deuil

A la veille de ses nonante printemps, du 125e anniversaire de la Compagnie et de sa douzième septennale, la Compagnie royale des Congolais vient de perdre son plus ancien membre. Lucien Dupuis s'en est allé. Nos pensées vont tout droit à Jeanne, son épouse, à sa fille et ses deux petites-filles et son arrière-petit-enfant.

Nous venons également d'apprendre la disparition de Mme Colet-te, de Bambois, maman d'un de nos soldats. Nous présentons à Philippe et à sa famille nos plus sincères condoléances.

Pour la Compagnie : Ph. LECLERCQ

Vol

Samedi dernier, entre 8 h et 13 heures, un cyclomoteur appartenant à un habitant de la ruelle Thée-Dinant à Fosses, qui était garé devant l'habitation, a disparu. Il s'agit d'un véhicule MBK noir avec lignes jaunes et rouges. En cas d'indice, on peut prévenir la police Sambre et Meuse à Fosses

'071-72.02.30

Acte de bravoure

Le 12 mai dernier, vers midi, un incendie se déclarait en plein centre de Fosses, ruelle des Remparts, chez Mme Germaine Delvaux, veuve d'Auguste Renard, âgée de 90 ans.

Une fumée âcre s'échappait de l'habitation. Le jeune François Bernard, 25 ans, de Vitrival, apercevant la fumée et apprenant qu'une dame âgée en était sans doute prisonnière, n'hésita pas à enfoncer la porte fermée à clé. Il fut rejoint par Dimitri Seront, 20 ans, de Fosses et François Jeanmart, 32 ans, de Sambreville. La fumée empêchait toute visibilité. Ils vont donc pénétrer dans la maison, à plat ventre et finirent par atteindre la vieille dame, l'aider a sortir, finalement en la tirant par les pieds. Encore consciente, Mme Renard sera hospitalisée à Loverval, mais gravement intoxiquée et brûlée, elle décédera quelques jours plus tard.

Cet acte héroïque de ces trois jeunes devait être épingler, car ils ont agit spontanément, au péril de leur vie, et pouvaient à leur tour perdre connaissance par intoxication.

Ils furent reçus récemment au Palais provincial par le gouverneur Amand Dalem, entourés de la famille de la victime, le commandant des pompiers Philippe Scieur, le bourgmestre Benoît Spineux et les députes Porignaux et Poulet.

Le Gouverneur a rappelé ce geste généreux et héroïque, félicitant les auteurs, et les enfants de la victime remirent un cadeau à chacun de ces sauveteurs.

Le bourgmestre de Fosses souligna aussi ce bel exemple qui réconforte, d'autant plus que ces jeunes, dans un élan de modestie, auraient eu tendance à minimiser leur geste, le qualifiant de normal.

Souper dansant

Les Clowns en Folie organisent un souper dansant ce samedi 26 juin, en la salle L'Hautventoise.

Prix du repas 16 euros (10 euros pour les enfants).

Inscription chez K. Debris ' 071-71.18.59.

A partir de 23 h, soirée dansante (entrée : 3 €), sono Power Music.

Les encombrants

Ce lundi 28 juin, le camion emportera les objets encombrants sillonnera toutes les sections de l'entité.

Vous pouvez donc déposer ces objets devant votre habitation dès 7 heures du matin, ou la veille, mais veillez à ne pas encombrer le trottoir qui doit permettre le passage des piétons sans emprunter la chaussée.

Début d'incendie

Dimanche dernier, vers 21 h 15, les pompiers de Fosses ont été appelés pour un feu de cheminée, rue du Tisserand à Haut-Vent, chez M. Verhulst

A la Commune

Du lundi 28 juin au vendredi 27 août, l'horaire d'été sera d'application pour le service du personnel administratif, technique et ouvrier de la Commune de Fosses. L'horaire s'étalera de 7 h 30 à 14 h 30, sans interruption pendant midi.

La permanence du samedi pour les services Population, Etat civil, Passeports, Permis de conduire et Urbanisme est maintenue.

Le bourgmestre assurera une permanence le samedi, de 11 h à 12 h ; celle du jeudi étant supprimée pendant les mois de juillet et août.

Louis Pitat n'est plus

Tous les Fossois qui l'ont connu ont appris avec peine le décès de M. Louis Pitat.

Bien qu'habitant Mornimont, il avait été officier à cheval dans la Compagnie des Grenadiers de Fosses, en 1963, 1970 et 1977 (et son épouse fut aussi un moment cantinière de cette compagnie).

C'était un homme très affable, amical et loyal. Ancien Combattant de 40, doté d'un grand courage, d'un patriotisme à toute épreuve et d'un caractère opiniâtre, il s'était rapidement mis au service de ses anciens frères d'armes comme président de la section locale des Anciens Combattants, ce qu'il fut durant 58 ans ; il devint aussi président provincial jusqu'à l'an passé. Il s'était aussi beaucoup investi dans des mouvements locaux culturels et sportifs. " Exemple d'honneur, de droiture et de fidélité à son idéal ", a dit lors de ses funérailles le nouveau président provincial. Hommage mérité à cet homme de coeur.

Chez les colombophiles

La société colombophile « La Liberté » à Bambois est présidée par J.-F. Bournonville qui se dévoue sans compter pour la bonne marche de la société. Mais, trop souvent, certains ne voient que le négatif et notre président doit accepter ainsi des reproches et parfois des engueulades qu'il ne mérite pas.

Si nous voulons que la seule société colombophile de l'entité subsiste et vive, reconnaissons les qualités de son président et de sa secrétaire. Félicitations à toi, J.-F et continue comme ça.

Un amateur

Décès

Nous venons d'apprendre le décès en Italie, de M. Abel Hoyas, lors d'une visite chez sa petite-fille qui réside à Rome.

Né le 19 juin 1921, époux de Suzanne Caise, il avait une fille, deux petits-enfants et deux arrière-petites-filles. Grand résistant lors de la dernière guerre, dans les rangs de l'Armée Secrète de La Louvière, il avait été gendarme supplétif, puis chauffeur du directeur de la firme Kviatta où travaillait son épouse.

Amateurs de calme et de nature, M. et Mme Hoyas avaient loué un chalet au camping du Lac à Bambois et, amoureux de notre région, ils avaient fait bâtir une belle maison double au Try-al-Hutte pour eux et leur fille. Ils avaient fêté leurs noces d'or en 1993 et leurs noces de diamant l'an dernier, mais pour ces dernières, n'avaient pas participé à la réception officielle.

Abel avait été membre du comité provincial de l'A.S., du comité des Anciens Combattants de Fosses et porte-drapeau de la Résistance.

Tous ceux qui l'ont connu se souviennent de ce pur Borain, chaleureux, joyeux luron, taquin, frondeur et très aimable.

Il sera enterré en Italie, là où réside sa petite-fille.

Etat civil

Mois de mai 2004

Naissances :

Le 3 à Namur : Sarah Berlemont, fille de Bruno et de Alix Collard, route de Tamines 16, à Fosses.

Le 11 à Namur : Tristan Jeanfils, fils de Christophe et de Mevlude Alis, rue du Chêne 14 b, à Fosses.

Le 17 à Namur : Théo Leloup, fils de Christophe et de Nathalie Lonay, rue V.-Dewez 14, Sart-Saint-Laurent.

Le 17 à Namur : Camille Jacqmart, fils de Joël et de Francesca Marchese, rue H.-Brosteaux 8, Sart-Saint-Laurent.

Le 23 à Namur : Lucile Degembe, fille de Philippe et de Anne Ernoux, rue J.-Godefroid 56, Sart-St-Laurent.

Le 25 à Sambreville : Athénaïs Villeneuve, fille de Michaël et de Josette Migeot, avenue Albert 1er 11.

Le 26 à La Louvière : Lucie Mathieu, fille de Frédéric et de Marjorie Deflorenne, rue du Fays 21, à Aisemont.

Publications de mariages :

Paul Decan, 58 ans et Huguette Marlière, 62 ans, demeurant tous deux rue du Bas-Sart 32, à Sart-Eustache (mariage le 26 juin).

Mohamed Haffari, de Ouled Houara, 27 ans et Sylvie Doucet, 31 ans, demeurant rue du Long-Try 43 à Le Roux (mariage le 10 juillet).

Renaud Jacquet, 29 ans et Anne-Sophie Pot, 31 ans, demeurant tous deux rue du Long-Try 31 à Le Roux (mariage le 26 juin).

Rudy Casimir, 31 ans et Françoise Leblanc, 28 ans, tous deux rue Haut-Vent 68 (mariage le 7 août).

Mariages :

Christian Carpentier, 55 ans, habitant rue du Grand-Etang 16 à Bambois et Christine Van Langenhove, 43 ans, habitant rue de Névremont 64 (le mariage a eu lieu le 1er mai).

Michel André, 58 ans et Marguerite Jacques, 57 ans, demeurant tous deux rue de Claminforge 13, à Le Roux (le mariage a eu lieu le 8 mai).

Raymond Marlier, 45 ans et Christiane Quairiat, demeurant tous deux rue des Tronces 15 à Le Roux (le mariage a eu lieu le 8 mai).

Pierre Masscheleyn, 42 ans et Isabelle Polis, 30 ans, demeurant tous deux rue Marcel-Warnier 22 à Sart-Saint-Laurent (le mariage a eu lieu le 15 mai).

Laurent Toussaint, 49 ans, et Stéphanie Beaujean, 30 ans, demeurant tous deux rue de Marlagne 15 (le mariage a eu lieu le 21 mai).

Décès :

Le 21 avril à Auvelais : Jean Clause, époux de Lucienne Doucet, né le 3 juin 1935, habitant rue de la Station 67 à Aisemont.

Le 22 avril à Auvelais : Pernice Urso, célibataire, né le 26 novembre 1925, résident au Home Dejaifve.

Le 30 avril à la clinique Dejaifve Germaine Doucet, vve de Adhémar Préat, née le 23 mai 1912, Auvelais.

Le 30 avril à la clinique Dejaifve Jacques Demonté, époux de Marguerite Marchai, né le 3 juin 1925, de Namur.

Le 8 mai à la clinique Dejaifve : Rose Leclercq, divorcée de Joseph Jeunhomme, veuve de Henri Boulanger, née le 2 novembre 1925, rue Haut-Vent 72 b, à Fosses.

Le 6 mai à Auvelais : Renée Focroulle, veuve de Horace Bastin, née le 14 janvier 1925, rue Sinton 8, à Fosses.

Le 12 mai à Châtelet : Maria Joiris, veuve de Nestor Novent, née le 10 décembre 1902, rue du Bas-Sari 49, à Sart-Eustache.

Le 17 mai au Home Dejaifve : Marcel Bouillot, époux de Marie Gilbou, né le 20 juin 1917, de Falisolle.

Le 13 mai à Charleroi : Robert Galle, époux de Emilie Loudèche, né le 28 mai 1924, habitant rue Les Ruelles 99, à Sart-Eustache.

Le 17 mai à Loverval : Germaine Del-vaux, veuve de Auguste Renard, née le 30 décembre 1913, ruelle des Remparts 5, à Fosses.

Le 19 mai à la clinique Dejaifve Jacques Tamburini, époux de Léonce Haut, né le 23 décembre 1929, demeurant à Arsimont.

Le 23 mai à son domicile, rue de la Station 90 à Aisemont : Lucienne Migeot, veuve de Ernest Brosteaux, née le 2 mars 1926.

Le 23 mai au Home Dejaifve : Gustave Doucet, veuf de Madeleine Peysen,né le 16 juillet 1916, de Falisolle.

Le 24 mai au Home Dejaifve : Robert Taxhet, époux de Odette Namêche, né le 2 octobre 1916, de Jemeppe.

Le 25 mai à Sart-Saint-Laurent Louis Sylvain, époux de Yvonne Dermonne, né le 4 octobre 1943, demeurant à Malonne.

Le 27 au Home Dejaifve : Victor Chenal, époux de Marie Malacort, né le 19 mai 1918, de Tamines.

200.000 personnes dans les « goulags »

Les poignées du gogos hirsutes qui ont manifesté à Bruxelles (ils étaient tout au plus 150) et à Londres, pour la libération des 400 prisonniers de Guantanamo (parmi lesquels de nombreux membres d'Al Quaïda) me font bien rigoler. Leur indignation est à géométrie variable.

C'est vrai, quoi.

La Corée du Nord détient près de 200.000 personnes dans les camps « d'esclaves », où les viols, tortures et exécutions sont monnaie courante et les décès dus à la famine et à la tuberculose sont nombreux. C'est un rapport d'une organisation de défense des Droits de l'Homme, dirigée par David Hawk, enquêteur sur les Droits de l'Homme aux Nations Unies qui le dit.

Dans ces camps, les femmes enceintes, parmi des milliers de nord-coréennes rapatriées de Chine sont contraintes d'avorter ou d'assister à la mise à mort de leurs bébés après leur naissance, si les pères sont des étrangers.

Le 2 février dernier, Gérard Deprez, député européen, invité à Fosses par Présence et Action culturelles, faisait état de ce qu'en Chine, la seconde fille de la famille était tuée à sa naissance, car les filles ne rapportent rien, elles coûtent.

Je n'ai jamais vu ni entendu les Trotskistes belges (qui, l'an dernier, avaient déposé plainte contre Colin Powell et le général Franks !) manifester à ce sujet.

C'est, bien entendu, beaucoup plus médiatique et porteur, car ça passe à la RTBF, de manifester contre Bush et Guantanamo, plutôt que contre le régime communiste de Kim Jong II, l'ami de Burgeon, Dubié, Dallemagne et Destexhe (on se souvient de la délégation belge de haut niveau » en Corée).

Par ailleurs, les manifestants ont encore du pain sur la planche : on a appris cette semaine que 4.000 femmes étaient enfermées dans des camps au Niger. On ne les a pas montrées à la princesse Mathilde, habillée par Olivier Strelli, en visite dans ce pays en mars dernier..

Daniel PIET

Des conditions de travail

impensables aujourd'hui !

Un lecteur nous propose de reproduire ce règlement de travail de 1880, qui nous semble très intéressant pour se rendre compte des conditions de travail que connaissaient nos grands-parents.

Une époque où l'on travaillait 12 heures par jour, 72 heures par semaine ; on l'a un peu oublié. La plupart du temps, le vélo était un luxe : l'ouvrier se rendait au travail à pied, ou jusqu'à la Gare qui se situait parfois très loin.

Quand vous lirez le règlement de cette entreprise, vous vous rendrez compte de la vie qu'avait ce personnel qui devrait se soumettre à de rudes conditions, inacceptables aujourd'hui. Qu'en penseraient les syndicats ?

Sans doute étaient-ils inexistants à l'époque. Mais la dernière phrase sur les lois du Travail précise qu'une règlementation est tout de même là pour prévenir les abus, mais ces lois sont très mal acceptées par le patronat,.comme le témoigne la dernière phrase.

Tout a évolué, heureusement, la mentalité, la soumission au travail, ne sont plus comparables.

Aujourd'hui, par contre, ne tombons-nous pas dans un extrême contraire, avec des exigences toujours plus pressantes.

Chaque point de ce règlement vaut la peine d'être commenté, ce que nous faisons, avec humour.

Règlement intérieur de la Vinaigrerie Dessaux Année 1880

1. - Piété, propreté et ponctualité font la force d'une bonne affaire.

2. - Notre firme ayant considérablement réduit les horaires de travail, les employés de bureau n'auront plus à être présents que de 7 heures du matin à 6 heures le soir et ce, les jours de semaine seulement.

3. - Des prières seront dites chaque matin dans le grand bureau. Les employés de bureau y seront obligatoirement présents.

4. - L'habillement doit être du type le plus sobre. Les employés de bureau ne se laisseront pas aller aux fantaisies des vêtements de couleurs vives ; ils ne porteront pas de bas non plus, à moins que ceux-ci ne soient convenablement raccommodés.

5. - Dans les bureaux, on ne portera ni manteau, ni par-dessus. Toutefois, lorsque le temps sera particulièrement rigoureux, les écharpes, cache-nez et calottes seront autorisés.

6. - Votre firme met un poêle à la disposition des employés de bureau. Le charbon et le bois doivent être enfermés dans le coffre destiné à cet effet. Afin qu'ils puissent se chauffer, il est recommandé à chaque membre du personnel d'apporter chaque jour quatre livres de charbon durant la période froide.

7. - Aucun employé de bureau ne sera autorisé à quitter la pièce sans la permission de M. le Directeur. Les appels de la nature sont cependant permis et pour y céder, les membres du personnel pourront utiliser le jardin au-dessus de la seconde grille. Bien entendu, cet espace devra être tenu dans un ordre parfait.

8. - Il est strictement interdit de parler durant les heures de bureau.

9. - La soif de tabac, de vin ou d'alcool est une faiblesse humaine et, comme telle, est interdite à tous les membres du personnel.

10 .Maintenant que les heures de bureau ont été énergiquement réduites, la prise de nourriture est encore autorisée à 11 h 30 et midi, mais en aucun cas le travail ne devra cesser durant ce temps.

11. Les employés de bureau fourniront leur propre plu-me. Un nouveau taille-plume est disponible pour les membres chez le Directeur.

12. Un senior, désigné par M. le Directeur, sera responsable du nettoyage et de la propreté de la grande salle, ainsi qu'au bureau directorial. Les juniors et les jeunes se présenteront à M. le Directeur quarante minutes avant les prières et resteront après l'heure de la fermeture pour procéder au nettoyage. Brosses, balais, serpillières et savon seront fournis par la Direction.

13. Augmentés dernièrement, les nouveaux salaires hebdomadaires sont désormais les suivants :

-cadets (jusqu'à 11 ans) 0,50 fr.

-juniors (jusqu'à 14 ans) 1,40 fr.

-jeunes 3,20 fr.

-employés 7,50 fr.

-seniors (après 15 ans de maison) 14,50 fr.

Les propriétaires reconnaissent et acceptent la générosité des nouvelles lois du Travail, mais attendent du personnel l'accroissement considérable du rendement en compensation de ces conditions presque utopiques.

Commentaires.

Point 1 : Aujourd'hui, la piété chez un employé n'est plus considérée comme une qualité indispensable au travail.

Point 2. : On ne fera plus QUE 11 heures (au lieu de 12 sans doute), mais cette réduction ne vaut que pour les employés de bureau. Et « les jours de semaine seulement » : heureusement, le dimanche est laissé libre !

Point 3. : On est tenté de faire la comparaison avec les musulmans qui, en cours de journée, font leur prière à Allah.

Point 4. : Elio n'aurait pas été autorisé à porter son noeud papillon rouge ! Les chaussettes n'existaient sans doute pas encore et les bas raccommodés étaient courants...mais les bas « bien » raccommodés acceptés ! Les bas neufs, c'était pour le dimanche.

Point 5 : Sans bas, sans pardessus, mais avec écharpe, cache-nez et calotte : le dessus est garanti, mais pas le bas ? Un cache-nez... est-ce pour éviter que les gouttes ne tombent sur le papier ???

Point 6 : On n'est pas obligé de venir avec son poêle, la direction le fournit. Mais le patron n'a pas les moyens d'acheter du charbon. Chaque employé remplissait ses poches de gaillettes pour venir travailler !

Point 7 : « Les appels de la nature » ! En voilà une expression ! Patron, j'ai des appels... de qui... ? De la nature...Ah bon, allez au jardin, derrière les groseilliers, mais que vos dépôts se fassent « dans un ordre parfait » !

Point 8 : 11 heures sans parler. Pas étonnant qu'ils battaient leur femme en rentrant, histoire de se défouler.

Point 9 : Ce qui explique qu'il y avait beaucoup de cabarets, dans le temps !

Point 10 : On mord une fois dans sa tartine et on boulotte. Attention, pas de mies de pain sur le papier. La Maison fournit le vinaigre pour vous aider à digérer ! Ça c'est parce que les heures de bureau ont été énergiquement réduites : si on réduit encore, il n'est pas dit qu'on pourra encore manger !

Point 11 : La Direction fournit le taille-plume, mais pas les plumes. C'était déjà le même à l'école avec son plumier et le maître ne fournissait même pas le taille-crayon.

Point 12 : Pas de femme d'ouvrage, le personnel est entièrement masculin. Un senior responsable et on fait travailler les gamins après les heures. Ils n'ont même pas besoin de venir avec leur brosse, c'est pas bien, ça ?

Point 13 : le point 13, c'est les récompenses : 50 centimes par semaine aux p'tits ; 1,40 fr. aux gamins (pour aller chercher des caramels) ; 3,20 fr. aux jeunes qui ont bien nettoyé (ils remettront 3 fr. à leurs parents). Et les pauvres gratte-papier n'auront que 7,50. Après 15 ans de maison, ça ira mieux. Là, ils sont coincés, car s'ils changent de boîte !

Enfin, la Direction devra bien accepter la générosité des nouvelles lois du Travail, mais en compensation, il faut davantage de rendement. Ça, c'est le début du stress au travail.

Patron, je m'en vais. Tant pis pour mes 15 ans de maison. Je reprends mes gaillettes, mes plumes, mon cache-nez. J'ai des appels de la nature et je vais me soulager à la maison, dans le fond de mon jardin. Au moins, je garderai les engrais dont a profité mon Directeur. Je veux bien croire qu'ils ont de gros légumes, ces grosses légumes !

Il fallait être fabricant de vinaigre pour sortir pareil règlement de travail !

Li guêre di 40, vikéye pa on gamin (III)

pa Roger Viroux

A saquants kulomètes dissus l' costé, on vèt on vrai feu d'artifice : c'est l' bombârdèmint d'Avèsnes. Gna bran.mint dès Bèljes qu'î morront.

Au matin _(li djudi), nos-arivans à Dompierre. A l'intréye do viladje, i gna on pont di tch'min d' fiêr. Nin Ion eri, gn-a dès bombes qu'ont tcheû. Tos lès fils élèktrikes pindenut, lès potaus sont staurés èt gn-a dès panes cossèméyes pa-t't-avau l' voye. Nosse pitite colone arète èt on cache après dè l' noûriture. On trove one bolèdjerîye. One feume nos vout bin d'ner do cafeu, mins èle dimande si nos n'es-tans nin d' Mârciène. A l' guêre di '14, elle a stî èvacuwéye paus-Alemands su l' Bèljike come bran.mint dès djins d'avaurlà, vèyantmint qui l'frorlt èsteûve one miète au sûd di d'là. Elle a lodjî à Mârciène èmon dès djins qu'oie ni s'ètindeûve nin avou ! Do côp, tos lès Mârciènetîs sont disbènis co d' tchance qui nos n'èstans nin d' Mârciène ! Nos n'aurin.n' pont ieû d' cafeu !

Nos paurtans dires one colone sins fin. Gn-a dès Francès d'après nosse frontière qui coûrenut èvôye èto. Nos-èstans tot l' timps arètés pa dès troupes ou on nos fait fé on distoû d'plusieûrs kulomètes pa dès vôyes qui l' Bon Diè n'î a mauy passé, po n'nin ocuper one grand' route qui sièt à dès troupes. Po l' preumî côp, nos vèyans dès tanks Francès qu'èvont è l' dîrècsion contraire à l' nosse. Is trèvauchenut lès campagnes, lès hayes èt lès clotures. C'è-st-imprèssionant !

Dès sôdarts nos faiyenut fé on distoû d' 7 kulomètes po-z-intrer au Nouvion... èt nos-èstin.n' à l'intréye do viladje ! Su l' vôye, dîyenut-is, gna one tôrpiye qui n'a nin èsplôse. Il ont probâblèmint minti, mins i faut dire qui lès rèfujiés jin.nenut lès troupes !

Nos-arivans au Nouvion au nût. Nos n'avons rin à mindjî. Moman va fé on toû èt èle rivint avou one brèssiye di buks di reûbâbe. Binrade, tos lès Banbwètîs sucenut dès buks.

Nos brokans dins one grègne avou do foûr. I fait nût corne dins l'... chôse d'on nêgue. Tote nosse binde, machîye avou d's-ètranjérs, dwat corne dès sokias. Dispûs I dèpârt, dji rote avou dès pakèts su on vélo èt dji so r'naté. Tot d'on côp, on m' rèwiye.

parèt qu' lès-Alemands n' sont nin Ion. On vèt dès djins sins rèyacsion, qui pièdenut l' tièsse. Gn-a dès cias qui dîyenut leûs priyéres tot wôt, sins Iachî, à-z-eûres di rote. On vèt tènawète on mwârt pa-d'zos one couvêrte ou on tch'vau avou lès quate fiêrs è l'air dins on fossé.

Dins on viladje qui vint d'ièsse bombârdé, dès sôdârts Francès tègnenut on-orne à gougne avou leûs fisiks. Il è-st-à laids d'tchaus èt i n'a qu'one pitire tchimîje di d'zos. I nos crîye : « Is dîyenut qui dj' sû-st-in spiyon ! Qwè-ce qui dj'è pou, mi, s'on vént bombârder l' vilâdje ? ». I cause corne après Châlèrwè. C'è-st-on Bèlje, mins gn-a pèrson.ne qui wase rin dire. Est-ce onk qui pièd l' tièsse ? Nos-ôtes, nos continuwans.

Au nût, nos-arivans à Sint-Quentin. On s' ripwèse. On n'a waîre fait d' kulomètes. Lès tch'vaus duvenut mougnî èt is sont scrans corne lès djins. L'awin.ne qu'on-z-a pris por zè(s èst dju èt i faut cachî po-z-è trover. Et èle si paye tchêr !

Tot d'on côp, on bombârdéye. Tot l' monde si coûrt catchî. I gn-a pont d' lumiére èt lès reuwes sont rimpliyes di djins, di tch'vaus èt min.me dès bèdots ! Quand tot si r'mèt en route, li groupe a èclaté èt dji n' ritrove pus moman !

Dji r'trove I! famile Thèrasse èt dji m' ragriftéye à Ièye. On m' dit qu' moman dwèt ièsse pa-d'vant. D'alieûrs, tot ç' qui n'est nin mwârt ou blèssî continûwe. Dé lès dêrènès maujos, on vèt dès djins touwés, tot mèsblidjîs, qu'on n'a nin co ieû l' timps d' catchî, dès blèssîs qui s' plindenut èt dès djins qui braiyenut.

One miète foû d'Sint-Quentin, dès camions Francès r'passenut, bôkés d' sôdârts nin fwârt rilûlants. One miète pus Ion, d's-ôtes sodârts cassenut leûs fisiks èt lès taper d' l'ôte costé d'one haye. Deûs civils Bèljes d'one quarantin.ne d'anéyes gripenut avou saquants sôdârts Francès dins dès camions. Onk di zèls mi done si vélo qu'est crevé : dj'a tapé l' mink là dins l' bombârdèmint èt dji n' l'a pus r'trové ! Dj'èrirè avou djusqu'au Banbwès !

A Vèrmand, on-z-ôt on roulemint d'camions pa-drî nos : dès tanks èt, pa-d'vant zèls, on side-câr ! Is filenut à tot ècrase après l' Somme. Vélà, gn-aurè on r'groupemint dès-Alemands èt lès Francès résistéyeront saquants djoûs. Saquants kulomètes di pus èt nos-alin.n' djusqu'au fond dè l' France !

(à chûre)

Quelques dates anniversaires

Le 26 juin 1963, on apprenait le décès du sergent Edmond Chabot, dans une catastrophe aérienne qui fit 38 victimes.

Le 29 juin 1968, le Tour de France passe à Fosses, venant de Bambois et se dirigeant vers Tamines par les Quatre-Bras et la rue de Vitrival.

Le 30 juin 1935, les Chinels se rendent à l'Exposition universelle de Bruxelles pour une prestation assez remarquée.

Important incendie à la ferme Besombe

Au cours de la nuit de samedi à di-manche, un incendie s'est déclaré dans un vaste bâtiment, isolé de toute habitation, à la ferme du Bois-des-Chanoines, appartenant à M. Besombe, située dans les campagnes entre Le Roux et Vitrival.

Les pompiers ont été alertés par des automobilistes de passage, vers 3 h 45 ; il est probable que les flammes avaient pris naissance de-puis quelque temps déjà. A l'arrivée des pompiers de Fosses, le bâtiment était déjà en flamme.

Dans une partie de ce bâtiment, une quarantaine de veaux étaient prisonniers et sont morts asphyxiés.

Les exploitants arrivés sur place ont pu sauver quelques bêtes, mais la plupart ont péri ou ont dû être abattues.

Mais l'incendie se propagea rapide-ment vers des citernes remplies de plusieurs milliers de litres de mazout, que les pompiers tentèrent de préserver à l'aide de dizaines de milliers de litres d'eau amenés par les camions-citernes des pompiers.

Au lever du jour, les pompiers sous les ordres du commandant Philippe Scieur et du lieutenant Belaire, avaient à peu près totalement maîtriser l'incendie, mais la fumée épaisse était toujours présente.

Les inspecteurs de la zone de poli-ce Sambre-et-Meuse se sont rendus sur place afin de réunir les éléments de l'enquête qui devra déterminer la cause exacte de ce sinistre.

Le préjudice est estimé à plusieurs millions de francs belges.

La Marche Saint-Pierre... pour la 42e fois !

C'est donc ce dimanche que la Marche Saint-Pierre de Vitrival sillonnera les rues de Vitrival pour la 42e fois. Voici le programme, et un rappel de la composition du comité et du corps d'office 2004.

12.45 Rassemblement au local Taverne Les Dsiettes.

13.30 Bénédiction des armes et défilé dans les hameaux

16.00 Réception par le président Robert Delobe

17.00 Visite au Val Tréko

18.00 Bivouac, offert par les patrons du restaurant «  Au gré du Vent » (anciennement Le Mistral).

21.00 Rentrée de la marche au local.

Le Comité :

Président : Robert Delobe

Secrétaire : Guy Duret

Trésorier : Georges Louis

Membres : Laurent Calande, Albert Jacquemart, Albert Kaisin, Jean-Claude Wilmot.

L'Etat-major :

Général : Robert Delobe

Lieutenant colonel : Yvan Lejeune

Majors : Eloise Gilson, Yoline Maudoux, Emmanuel Sainthuile

Adjudant Major : Guy Duret

Officier porte-drapeau : Vincent Kaisin

Tambour-major : Laurent Calande

Petit tambour-major : Romain Calande

Cantinière batterie : Anne Calande

Petite cantinière batterie : Emmanuel Duret

Sapeurs :

Sergent sapeurs : Jean-Marc Roels

Sergent sapeurs adjoint : Grégory Poels

Caporal : Alain Hermans

Cantinière : Sylvia Calande

Petite cantin. : Frédérique Vannieuwenhove

Porte-chapeaux : Céline et Cindy Poels

Vivandières :

Lieutenant : Viviane Ipercielle

Sergent : Mireille Dupire

Cantinière : Sabrina Marique

Gendarmes :

Colonel : Philippe Larivière

Capitaine : Francis Delvaux

Lieutenants : Jean-François Kaisin et Jonothan Larivière

Cantinière : Marie-France Dupire

Petit officier : Gaétan Picavet

Lanciers :

Lieutenants : Pascal Mazuin Dominique Prinsen

Cantinière : Aurélie Brogniez

Déléguées aux cocardes :

Nadia Goetynck, Sylviane Laviolette, Martine Lefèbvre

Grenadiers :

Colonel : Albert Jacqmart

1" capitaine et officier payeur : Albert Kaisin

2e capitaine : Joseph Paquet

Lieutenant : Jean-Claude Wilmot

Cantinière ; Nicole Paquet

Cantinière adjointe : Angélique Farcy

Sous-officiers arrière-garde :

Sergents : Alfred Delande, Michel Foulon, Pascal Jacquemart, Christian Lambert Cantinière : Aurélie Kaisin

Petite Cantinière : Kathy Deschryver..

 

 

 

Fancy-fair aux écoles

Ce samedi 26 juin, l'annuelle fête scolaire se déroulera aux écoles communales de Vitrival, à partir de 15 heures.