N°24   11 juin 2004

Ah, c'est vrai, on vote dimanche !

Vos boîtes aux lettres n'ont pas été envahies de prospectus de programmes et de promesses, comme naguère. Rarement campagne électorale aura été aussi calme. J'ai bien vu passer, de-ci de-là, l'un ou l'autre " papier " qui sentait les élections, mais rien de fracassant pour retenir mon attention. Vous avez par contre sûrement reçu, comme moi. Pas mal de lettres " personnelles " de candidats, en général ceux qui sont " en bonne place " et tiennent à assurer leur score. Les autres qui, selon la tactique des partis, ne sont là que " pour faire des voix " pour la liste se contentent de quelques affiches et d'une poignée de main à l'occasion. Encore que, chez nous, on ne voit pas les candidats déambuler dans les marchés pour rencontrer des gens et distribuer leur photo. Par contre, beaucoup se poussent dans les interviews des journaux écrits parlés et télévisés (quand on voit leur binette, c'est mieux).

Ce calme, serait-ce du fatalisme ? Comme certains le disent, les jeux sont déjà faits ?

Les partis, il est vrai, sont en pleine mutation : libéralisme social ou socialisme libéral, tout le monde dit la même chose. Alors, les partis du centre et de l'opposition tendent de se maintenir. Car le but des deux (redevenus) " grands " est d'éliminer les " petits " pour s'approprier leurs voix, d'où qu'elles viennent. Même le libéral démocrate Louis Michel ne s'en cache pas : " Il est temps de nous débarrasser des petits partis qui nous empestent ". Cela procurerait une stabilité permanente : gauche droite ensemble, condamnés de s'entendre sur un programme forcément minimal, mais plus d'opposition... Alors, coup de griffe par-ci, coup de gueule par-là, pour le folklore, mais champagnons ensemble... Les autres ? Basta ! - Serait-ce encore de la démocratie ?

Au fait, précisons : le vote sera double : pour l'Europe et la Région.

Pour l'Europe, justement, quel élu siégera vraiment ? Di Rupo et Louis; Michel sont en première place dans un match d'abord de popularité ; ni l'un ni l'autre ne compte réellement siéger au Parlement européen. Le premier déjà chargé de fonctions et privilégiant la Région ou le fédéral (il se voit bien ministre, après tout) ; le second avoue clairement qu'il est là pour faire des voix pour son parti. Verhofstadt proclame qu'il veut rester Premier Ministre, mais il se laisse pousser par des confrères vers la présidence de la Commission européenne. Joëlle Milquet n'exclut pas de siéger à l'Europe, abandonnant la Chambre belge. Cela ouvre des perspectives pour les suppléants, dont les places se sont âprement disputées, alors que les queues de liste effectives ne sont que pour les dévoués de service.

Et la Région wallonne ? Si le MR et le PS se réjouissent d'avoir éjecté les Verts du Fédéral, ils sont visiblement tentés de faire de même au ni veau régional et de dédaigner les " petits ", malgré les appels du pied de Joëlle et les espoirs de ses confrères. Ecolo n'espère que regagner un peu du terrain perdu la fois passée.

Alors ? Les jeux sont faits ? Pas sûr. Comme tous le disent, la main sur le coeur : " cela dépendra du résultat du scrutin ". Tiens donc, en voilà une bonne !

J. R

Rue des Egalots

Cette photo dont les personnages sont arrêtés en plein milieu de la rue montre bien le calme qu'il devait régner à cette époque où les véhicules n'étaient bien souvent que des chariots ou charrettes ; les trottoirs n'avaient pas raison d'être.

On peut situer cette carte au tout début des années '30. A gauche, la maison de l'actuelle notaire Massinon, qui était habitée à l'époque par l'huissier Aimé Stasse, ou déjà par Théo Gosselin-Honnay. Le perron, les marches en pierre avec rampe en fer forgé existent toujours. Mais la borne-fontaine, placée en 1905, a été enlevée en 1955.

Plus loin, on distingue des marches en pierre avec main-courante ; il s'agit de l'accès aux deux petites maisons qui précèdent le magasin Clause.

A l'entrée de la rue d'Orbey (rue de Bruxelles à l'époque), c'était le café Camille Poulet (fabricant de chaises et coiffeur pour hommes). Ce fut ensuite le café « Emon Labraye ».A l'autre coin de la ruelle des Egalots c'était un café « Au p'tit Ritche », ainsi dénommé parce que ce fut le premier café à être décoré d'une grande glace. Il était tenu par Mârdjo, épouse Dupont, mère du Chèt Dupont, qui fut menuisier rue du Curé et grand-mère de Guillemine.

Le grand poteau métallique porteur des fils électriques a susisté jusque bien après la seconde guerre.

A cette auteur, nous avons le pignon de l'Hostellerie de la Tête d'Or (entrée par la rue du Marché) ; c'est là qu'en 1653, le général Condé, après avoir forcé au canon la Porte Al Froissin (rue de Vitrival), alla faire ripaille avec ses officiers, tandis que ses soudards pillaient la ville. Ah, si ces murs pouvaient parler, ils auraient bien des choses à nous raconter.

Puis c'était la boucherie d'Emile Timsonnet, qui fut ensuite reprise par Henri Honnay, qui transforma et agrandit le magasin et lui donna une belle verrière sur toute la longueur de la façade. C'est aujourd'hui le magasin Oxfam.

Faisant le coin, le Café du Centre, tenu alors par Jules Noulard (surnommé Jwasse), époux de Milîye Piéfort. Ce fut par après le café de Rosine Noulard. Par la suite, cette maison eut de nombreuses affectations dont le salon de coiffure de Jean Mathot, la CGER et aujourd'hui le magasin Espace-Vision.

 

A la Commune

Du lundi 28 juin au vendredi 27 août, l'horaire d'été sera d'application pour le service du personnel administratif, technique et ouvrier de la Commune de Fosses. L'horaire s'étalera de 7 h 30 à 14 h 30, sans interruption pendant midi, pour tous les services et bureaux.

La permanence du samedi pour les services Population, Etat civil, Passeports, Permis de conduire et Urbanisme est maintenue.

Le bourgmestre assurera une permanence le samedi, de 11 h à 12 h ; celle du jeudi étant supprimée pendant les mois de juillet et août.

Un oubli

Dans la chronique « Pensons à nos aînés parue la semaine dernière, nous avons oublié de signaler l'anniversaire de Mme Augusta Godefroid, de la rue Sainte-Brigide, qui a eu 89 ans ce jeudi 10 juin.

Douloureuse rencontre

Dimanche dernier, vers 5 h 45 du matin, une Golf conduite par un habitant de Falaën, venant de la direction de Haut-Vent se trouva au carrefour de la rue Franceschini, face à une Mercedes, immatriculé en France, qui venait de la route de Bambois et qui, probablement, prenait la direction de Haut-Vent.

Voulant éviter la collision, la Golf dévia vers la gauche et alla emboutir la borne d'affichage cylindrique en béton, qui s'est cassée et renversée sous le choc.

Les dégâts furent très importants à la voiture et les inspecteurs de la zone de police se sont rendus sur place pour effectuer les constatations d'usage.

Mercredi, la borne d'affichage était déjà remplacée et les anciens débris évacués. Mercredi soir, les colleurs d'affiches électorales étaient déjà au travail et le panneau est déjà complètement recouvert par les photos des candidats des différentes listes.

Accrochage

Vendredi 4 juin, vers 12 h 35, les inspecteurs de la zone de police ont été appelés sur la parking du Stock, rue du Cimetière à Fosses, pour le constat d'un accrochage dont le préjudicié est un habitant de Charleroi, propriétaire d'une Micra. Le responsable de cet accrochage avait donc pris la fuite.

Communiqué de la Maison Bleue

Les documents pour le remboursement des carnets de timbres VALOIS (carnets en francs belges ou en suros, complets ou incomplets) sont disponibles à la Maison Bleue, rue du Marché à Fosses.

 

Votez Pascal...

Non, Pascal Gillard n'est pas candidat aux élections de ce dimanche. Il fait partie des 5 artistes nominés parmi les meilleurs artistes belges de " Révélation musicale de l'année en Belgique " ?

Bel RTL décernera le prix du public des « Octaves de la musique » au meilleur artiste belge très bientôt.

Pour soutenir Pascal, c'est simple, votez sur le site http://www.rtl.be du 7 au 13 juin !

Joie... puis déception

Récemment, la moitié d'un casse-vitesse de la rue de l'Ecole Moyenne, s'est détachée. Une aubaine pour les habitués de cette route qui pouvaient épargner quelque peu les rotules de leur véhicule, mis souvent à rude épreuve.

Mais déception deux jours plus tard, la réparation avait été effectuée. II y a des réparations, comme ça, qui se font parfois plus rapidement que le rebouchage des nids de poule.

Et puis je me dis, pourquoi tant d'animosité contre ces casse-vitesse ? Même si l'Ecole Moyenne s'est transformée en Lycée, puis prit de nom d'Athénée, elle reste une école Fondamentale (ou plus simplement primaire) et les enfants qui la fréquentent ont droit à plus d'égard de la part des automobilistes qui ont le choix entre : user leurs patins en freinant devant ces engins perturbants, ou le remplacement de leurs rotules ou amortisseurs s'il vont trop vite. II faut bien faire vivre les garagistes !

Au fait, n'y a-t-il pas connivence entre ces derniers et nos décideurs ?

N'insistons pas, je vais me faire traiter de mauvaise langue !

Mais ces casse-vitesse ne sont pourtant pas pleinement efficaces : j'ai vu dernièrement deux cyclomoteurs, conduits par deux jeunes, passant à fond de balle dans un bruit assourdissant, entre ces deux casse-vitesse. Heureusement, c'était en dehors des heures de sortie de classes.

Et si on ajoutait un casse-vitesse entre les deux autres ?

Piéton renversé

Lundi, vers 10 h 45, une voiture de marque Mitsubishi circulant rue des Remparts, n'a pas pu éviter un piéton qui traversait la chaussée ; ce dernier n'a pas aperçu la voiture car il fut un moment ébloui par le soleil.

Le piéton fut projeté contre le pare-brise de la voiture, qui se brisa et l'ambulance de Fosses transporta le blessé au CHR du Val de Sambre à Auvelais.

Constat a été effectué par la police locale, après l'intervention des pompiers de Fosses.

Un Congolais s'en est allé...

Il est parti en toute discrétion, comme il avait vécu ; à cinq mois de ses 90 ans, Lucien Dupuis nous a quittés samedi, tout doucement, sans bruit, dans son sommeil.

Il était né à Fosses le 13 novembre 1914 ; après ses écoles, il se mit au travail dès l'âge de 14 ans, avec son père marchand de charbon : en a-t-il porté des sacs, sur ses épaules, lui qui était apparemment mince et fragile ; en a-t-il servi, des clients, avec sa gentillesse habituelle, toute naturelle. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier et connut les camps allemands durant deux ans. Rentré au pays, il rencontra Jeanne et ils eurent une fille, deux petites-filles et il venait, voici trois semaines, d'être arrière-grand-père. Sa santé était solide, il n'était jamais malade. Jusqu'il y a deux ans, où une opération révéla un mal qui le rendit affaibli, diminué, dépendant de deux dialyses hebdomadaires. Le coeur, doucement, a lâché.

Lucien n'était pas bavard et pourtant il aimait la société, les rencontres, l'amitié. En 1928 il participa à sa première Saint-Feuillen dans la Compagnie des Congolais dont il était alors le benjamin ; en 1998, il en était le doyen d'âge et, après des hésitations causées par son âge et des douleurs dans les jambes, il entra dans le cortège au passage de l'avenue Albert 1er, comptant aller jusqu'au bataillon carré du Chêne. Mais sa volonté, sa fidélité, son amour de la Marche et peut-être l'aide de saint Feuillen, il reprit la route après midi et acheva tout le Tour, ce qui lui valut la médaille pour 11 septennales. Comme il en était fier et heureux !

Cette fidélité aux sorties de la Compagnie lui a valu une escorte d'honneur d'une douzaine de Congolais avec leur drapeau. Au nom de la Compagnie, Jean Romain adressa un message de sympathie à Jeanne et à sa famille, rappelant les grandes et belles qualités de Lucien, toujours calme, sans bruit, conciliant, souriant, toujours prêt. Il s'en est allé rejoindre son fidèle copain Alfred Godfroid et les autres anciens de la Compagnie, au paradis de saint Feuillen.

Au cimetière, l'inhumation fut ponctuée d'une salve des soldats présents et d'un dernier salut. Dernier hommage des Congolais à leur plus ancien membre, discret, effacé, simple mais cordial, un marcheur exemplaire dont chacun gardera fidèlement le souvenir.

A Madame Dupuis, à sa fille et à la famille, nous présentons nos bien vives condoléances.

Les candidats fossois aux élections

du 13 juin

L'entité de Fosses est représentée sur les 3 listes principales pour les élections de ce dimanche.

-Sur la liste cdH, FRANÇOISE SARTO-PIETTE, conseillère communale à Fosses, épouse de Gérard Sarto, bien connu au Sart et dans les milieux agricoles, est 3e effective. Elle se présente pour la seconde fois.

-Sur la liste MR, c'est l'échevin de la Culture BERNARD MEUTER qui se trouve aussi en 3e position. Lui aussi en est à sa seconde présentation à la Région.

-Enfin, sur la liste PS, c'est un nouveau venu dans la politique, le jeune MICHAEL DAFFE. II est 4e suppléant. Sa maman est conseillère communale et son papa, Yvon Daffe, décédé, fut très longtemps échevin.

Dès le matin, ce dimanche, la rue de l'Ecole Moyenne sera dans l'effervescence. Les files d'attente devant les bureaux de vote se marqueront, comme d'habitude, aux « heures de pointe », soit entre 10 heures et midi.

Et pour ceux qui ne seraient pas au courant, on recevra deux bulletins de vote : l'un pour la Région, l'autre pour les Européennes.

Et, dans nos villages de l'entité, ce sera également l'effervescence devant les bureaux de vote.

Et comme le vote est obligatoire chez nous, les gens se rendront docilement remplir leur devoir, avec conviction..., ou avec soumission.

Les journées médiévales

Programme du dimanche 20 juin

De 11 h à 18 h. - Entrée 3 euros - Gratuit pour les moins de 12 ans

Grande journée d'animations médiévales

Les badauds s'attroupent, car voici qu'arrivent, toutes bannières déployées, la noblesse en ses plus beaux atours. Tous harnachés d'armes et d'armures, les mercenaires hurlent à la guerre et au pillage. Leurs clameurs font trembler les bourgeois du lieu. Bateleurs et musiciens déployent leurs talents, tandis que gueux et paysans, ribaudes et manants suivent en grand désordre.

Dans la cour de la ferme :

- Reconstitution d'un marché artisanal, avec : boulanger, chapeaux des dames de la Cour, ou bijoux ancestraux, et bien d'autres étals encore.

- Animation musicale par les Ménestrels de Mordini

- Jongleries et bouffonneries d'Olivier Jamioul, Compagnie Pass-Pass, à travers tout le site.

- Bouffonneries de la Compagnie Sapiens

- Cracheuses de feu

Dans le pré jouxtant la grange :

- Tentes et échoppes de campement de la Compagnie des Brumes, avec artisans au travail, combats à l'épée des chevaliers en armes et quotidien d'une lance en campagne.

- Joutes à cheval par les cavaliers des Ecuries du Grand Royal

- Fauconnerie du Domaine des Templiers

Sous la grange :

- Repas médiéval d'une franche Feste, avec jambon braisé et potée

Les odeurs de cuisson agacent les estomacs, tandis que les gosiers trop secs trouvent leur contentement avec l'Hypocras artisanal de notre fabrication.

Adultes : 8 euros - Enfants : 4 euros

Renseignements : MAISON DE LA CULTURE ET DU TOURISME

Place du Marché 12, Fosses-la-Ville - culture@fosses-la-ville.be Tél. 071-71.46.24 - Fax 071-71.47.74

Nous rappelons :

— Vendredi 18 juin, 20 h en la collégiale

Concert de musique médiévale

Entrée : 5 € - Gratuit pour — de 12 ans

— Le samedi 19 juin, dès 18 h :

Festival et animations

Entrée : 5 € - Gratuit pour — de 12 ans

— Le dimanche 20 juin, de 11 h à 18 h Entrée : 3 € - Gratuit pour - de 12 ans

Pass pour les 3 jours : 10 euros,

en vente à la Maison de la Culture Adresse du site :

Ferme de la Marlagne

Rue de Marlagne, SART-ST-LAURENT

Navettes gratuites des parkings

Hall des Sports et Place du Sart vers le site.

Une autre forme d'art : les figurines

Ils sont loin les petits soldats de plomb de notre jeunesse. Ils ont bien évolué et sont passés à une haute catégorie, une réelle forme d'art tenant à la fois de la sculpture (mais en miniature), de la peinture et de la précision historique. On penserait même aux enlumineurs du Moyen Age.

Des spécialistes de cette discipline, groupés au sein du " Sapeur belge ", fondé en 1989, ont établi leur siège à Fosses, sous la présidence de Jean-Luc George. Le groupement organisait dimanche son 10e Championnat de Wallonie de Figurines, une compétition de haut niveau international ; ce n'est donc pas un concours " wallon " : parmi les 44 participants de cette année on trouve des Belges, bien sûr, mais aussi des Français, un Allemand, un Canadien, un Grec, un Polonais, un Tchèque.

Le championnat de Fosses a acquis la réputation d'un concours de classe, un des plus durs d'Europe, ce qui effraie un peu les débutants : parmi les 190 pièces présentées, plus de la moitié émanait du niveau " masters ", des spécialistes qualifiés.

En la salle L'Orbey, donc, l'animation était grande ; outre une partie commerciale (socles, accessoires, peintures, moules, etc. .), les réalisations s'étalaient sur de longues tables, présentant tous les sujets possibles : des soldats, bien sûr, ils ont toujours la cote, mais sont d'une infinie diversité : celtes, chinois, chevaliers, jusqu'à l'époque napoléonienne, une vaste source d'inspiration, et même héros de la dernière guerre ; mais aussi des personnages historiques ou folkloriques, des montages en décors très étudiés, scènes de batailles ou de travail, temples grecs ou végétation de la nature ; et maintenant une recherche de bustes féminins un peu " sexy " ; certains aussi se spécialisent dans les cadres plats. Mais toutes les pièces sont d'une minutie extrême, d'une expression et d'un fini incroyables pour des personnages de 4-5 centimètres, où le réalisme se conjugue avec l'esthétisme, la précision avec la vérité. Le moindre petit défaut n'échappe pas aux juges experts.

Le jury eut donc fort à faire pour classer ces chefs-d'oeuvres ; il était présidé par M. Serge Franzoïa, de Paris, le meilleur peintre mondial en figurines plates. Le président du Club, J.L. George, dit d'abord toute sa joie d'accueillir cette variété de participants et souligna particulièrement l'esprit d'amitié qui règne toujours dans cette compétition Fossoise, occasion de rencontres très cordiales. Chaque participant a reçu une pièce spécialement conçue pour la circonstance et les médailles représentent un guerrier celte et suggère la collégiale de Fosses. Chez les masters, il y eut 2 médailles d'or, 5d'argent et 4 de bronze ; chez les confirmés : 2 d'or, 3 d'argent et 4 de bronze ; pour les débutants : 2 de chaque catégorie. Avec chaque fois le diplôme d'authentification.

Le seul Fossois participant, J.L. George, a obtenu cette année une médaille de bronze. Mais il nous a confié qu'il y a chez nous des amateurs de figurines qui, malheureusement, à cause peut-être de la haute qualité du concours, n'osent pas se manifester. II faut donc dire que le club fossois est là justement pour les aider à se perfectionner. Les réunions ont lieu chaque 3e samedi du mois, de 14 à 17 heures, au siège du Syndicat d'Initiative ; et ces formations sont entièrement gratuites.

Autre remarque : si, cette année surtout, la publicité pour cette exposition concours n'est pas fracassante, il est utile de préciser que cette manifestation (à entrée gratuite !) est une véritable exposition d'un art un peu particulier certes, mais d'une très haute qualité qui mérite vraiment le déplacement. Et quand il s'agit d'admirer de la beauté pure, pourquoi s'en priver ?

Rendez-vous donc l'année prochaine.

Li guêre di 40, vikéye pa on gamin

pa Roger Viroux

Mi pa a moru do mwès d'julèt' en 1939. Mi man n'aveûve pont d' pension ni d'alocâcions familiâles. Dj;aveûve onze ans èt d'méy.

Estant gamin, dj'èsteûve malade èt dj' n'aleûve nin è scole. Dispûs Paukes en 1939, dj'aleûve mia èt dj'aleûve è scole à Fosses, à li scole Sint-Fouyin, li « Scole-aus-Hûlauds ». Lès-èfants do Banbwès d'chindin.n' è scole à Fosses à pîds : lès gamins alin.n' è scole « Aus-Hûlauds », ou à li scole comunâle, è l' reuwe do Curé (asteûre li reuwe Delmotte) ou à li Scole Mwè'ène di l'Etat. Lès bauchèles alin.n' e scole aus Seûrs ou à li scole comunâle dè I' reuwe dès Rempârts, li scole « Aus Mamezèles ».

Li 10 di maîy, en 1940, pa l' fènièsse au laudje, one vwès m' rèwîye : « Valentine, la guère ést dècaléréye ». C'èsteûve Emilia Thirot - « Emilia do Mouchârd » -, qui proveneûve do Banbwès, mins qui d'mèreûve à Furnaus, qu'aveûve vinu à l'autobus' djusqu'à I' Route èt qu'ènnaleûve èmon s' f ré Françwès - li Chès Thirot - po keûde avou s' bèle-soû, Julia Colin - Julia do Roufion - qu'aveûve on-atèlier d' costri avou d's-apurdices.

Dji n' l'a mauy rovyi ! Ci qu' m'aveûve saisi, c'èst qu elle aveûve dit

la guère » ! Normâlemint, on dit « li » guêre èt ni Emilia ni m' man n' causin.n' mauy Francès ! A paurt l'institutrice Madame Jacqmain, qui t'neûve sicole po lès gârdiènes èt lès deûs preuméres-anéyes, èt l' curé Cambier, gn-aveûve person.ne qui causeûve Francès au Banbwès.

Nos n'èstin.n' nin ritches èt nos n'avin.n' pont d' posse ; nos n'avin.n' pont d'moyin d'ièsse au courant. Dji m'a lâvé o bassin d' frèd eûwe, dj'a fait m' ligne dins mès tch'vias, dji m'a boté, dj'a d'djuné, dj'a pris mès mitches èt m' câse èt dj'ènn a 'nnalé è scole, corne tos lès djoûs. I gn-aveûce tot I' min.me one saqwè d drole : dj'èsteûve tot seû

Lès-ôtes èstin.n' dimèrés è leû maujo. Portant gn-aveûve bin one swèssantin.ne d'èfants do Banbwès qui d'chindin.n' tos lès djoûs è scole à Fosses.

Tot l' long dè l' vôye, gn-aveûve dès djins su I' soû d' leû maujo, saquants-autos rôlin.n' corne jamais. I gn-aveûve on bia solia ; li ciél esteûve bleuw avou dès blankès trin.néyes.

Arivé à li scole Sint-Fouyin, li maîsse nos-a fait moussî, pace qu'i gn-aveûve dès gamins d' Fosses. Corne lès gamins d' Fosses èt lès cias do Banbwès èstin.n' à pêrpète à s' bate conte n-on-l'ôte, si ça n'aureûve nin ieû stî I' guêre, dj'ènn' aureûve ieû one di danse daus Fosswès, di m' tinu tot seû !

LI maisse nos-a fait dire dès pâtêrs èt pwîs, nos-avans tchanté I' Brabançone. Adon, Mossieû Del-vigne nos-a rèvoyî è nosse maujo èt nos dire qu'i paurteûve po l' front.

Dji m' sovin qu' gn-a on gros tchaur dè I' cinse di Libène avou quate tchivaus qui r'monteûve après l' Banbwès, kèrdjî d' satchîyes di dinréye qui l' vaurlèt, André Lelong, d'Maujo, aveûve sitî qwê èmon Biot, I' mârtchand d' grins, dé I' passadje à nivau d' Fosses. André m'a fait griper à tchaur dé li. Dj'ènn a ralé à tchaur djusqu'à l' Place do Banbwès.

Di l'après l' din.ner, gn-a dès camions Francès qu'ont amwinrné dès sôdârts su l' Place. Come il avin.n' pièrdu leûs municions èt leû-z-amonucion en route, tot I' monde leû-z-a pwârté à mindji èt à bwâre. Mi man a cût deûs pwins, qui dj' leû-z-a pwârté tot tchods, èt pwîs, avou Arsène Dufaux, on gamin di m'-y-âdje, li fi do cabarèt qu'on lomeûve « Emon l' Roufion », nos-avans bèrwèté dès câsiers d' bîre qu'on l' r'monteûve à faît dè l' cauve.

Etur timps, on-z-a apris, paus cias qu'avin.n' on posse, qui l' gâre di Maurlôye aveûve sitî bombârdéye tot timpe au matin èt qu' nos tchamps d'aviyâcion avin.n' sitî bombârdés èto.

Tot d'on côp, l' brût coûrt qui lès-Alemands ont catchî dès cârtes d'Etat-Majôr padrî lès plakes « Vigor ». 1 faut sawè qu'èmon le' Roufion, c'èsteûve cabarèt èt botike èt qu'adon, à l' façâde dès botikes, gnaveûve dès plakes èmaliéyes qui fyin.n' li rèclame po on prodwît ou l'ôte. Eles tinin.n' avou dès crampons. Là-d'ssus, on prind one crampe èt on fait zoubler l' plake Vigor. Corne on n'î trove rin, po ièsse pus sûr, on rauye li plake « Tabac Gosset », li cène po l' « Chicorée Rochet », li cène po 1«< Tabac Van der Elst » ! Todi rin !

Dè l' djoûrnéye, on-z-oyeûve tènawète on-aviyon, fwârt wôt, qu'èsteûve sû pa one longue blanke trin.néye. On-z-ôt bouchî au Ion. Est-ce qui ça s'raprotche ? Si vos v'loz crwêre lès Francès, is n'ariveront mauy djuqu'à ci. Quand is vont vôy lès Francès, is vont couru èvoye corne dès lapins !

Au nût, dji va avou moman dé one di sès-amîyes, Julia d' 'mon l' Rouche, li feume da Joseph Doumont, qu'on tome Li Cu d'Eûwe. Qu'il arive n'impôrtè qwè, èle ni quiterè nin s' maujo !

Quand nos-èralans, gn-a pont d' lampe qui turne. Dès miles di balôujes cavolenut d'haye à aube. I faît cwêy èt doûs.

Li sèmedi; lèver tot timpe. I lût I' solia, i passe dès-aviyons. A l' Route - c'è-st-insi qu'on tome li Route di Lignè à Anthéye - i passe todi dès Francès. I gn-a dès cias qu'èvont su Fosses, qu'è rèscontrèrenut d's-ôtes qu'èvont su Sint-Djurau ! Comprinde quî sét ! Auzès cias qu'arètenut, on done co à mindjî èt à bwâre. S'on lès vout crwêre, li guère va ièsse faîte dins saquants djoûs. Lès-Alemands rèculenut d'djà à places. Lès sôdârts Alemands sont mau noûris,, mau moussîs, èt is n'ont qui d' l'Ersatz. On-z-èspère, mins l' dîmègne, après mèsse, qu'on-z-î a tchanté l' Brabançone, on-z-ôt toner au Ion : li canon ou dès bombes ? I chone tot l' min.me qui ça bouche one miète pus fwârt èt pus près qu'èyîr ! I gn-a d'djà dès djins qu'ènn ont 'nnalé, à preume lès feumes qui leû-z-orne è-st-à l' guêre. 1 passe dès djins d'après Lîdje qui n' donenut pont d' bounès novèles : on s' bat autoû dès fôrts di Lîdje' èt sû I' Canâl Albêrt, mins au sûd di Lîdje, lès Boches avancenut !

Li dîmègne au nût, lès Francès s' vantenut co, mins is coûrenut choûter l' posse èmon lès djins qu'ènn ont onk. I gn-a co dès djins qu' sontst-à leû posse à l' Centrâle èt qui continûwenut à fé d' l'élèktrike ! "LI d'vwêr !

Mi, dji crwêreûve lès Francès, pace qui dj'a, è I' maujo, one rilâcion illustreye dè l' guêre di '14, èt lès Francès - cès illustrés-là ont st imprimés en France - sont présintés corne dès sôdârts formidâbes : à bran.mint mwins' qui l's-Alemands, is lès batin.n' quand min.me Mins lès grandès djinn, qu'ont conu l'ôte guère, hossenut leû tièsse !

(à 'chûre)

 

Il y a 50 ans

Mois de juin 1954

- A Névremont, un comité s'est formé pour organiser la fête du hameau. Il est composé de Alb. Malotteau, Richard et José Mouthuy, Rob. Drèze.

- Pour alimenter sa caisse, le comité des fêtes de Haut-Vent organise une grande fancy-fair le week-end de Pentecôte.

- Mois de mai calme au niveau de l'état civil de nos villages proches : à Aisemont, à Sart-Eustache, à Sart-Saint-Laurent : les rubriques naissances et mariages : néant !

- Le bourgmestre de Fosses, M. Donat Masson, quitte ses fonctions de bourgmestre au profit de M. Armand Hoppe.

- La braderie de Fosses se déroule les samedi 26, dimanche 27 et lundi 28 juin : lutte de balle au tamis, cortège des Chinels, démonstration de judo, concert de carillon font partie du programme. Une caravane publicitaire annonce aussi la seconde édition de cette braderie Fossoise.

- Mois de juin, mois des communions : 23 enfants à Fosses (13 garçons, 10 filles), 11 à Le Roux (5 garçons et 6 filles), 6 à Bambois (2 garçons et 4 filles) et 4 seulement à Vitrival (tous des garçons !).

- Du recensement agricole, on apprend qu'à Fosses (avant les fusions donc), il y a 143 chevaux agricoles (pour 26 tracteurs !), 1.606 bovidés,

322 cochons et 4.678 volailles. On dénombre 5 jeeps servant aux travaux des champs et 26 machines à traire. Il y avait encore pas mal d'agriculteurs à cette époque.

- Le même recensement à Aisemont donne les résultats suivants : 29 chevaux, 384 bovidés, 119 porcs, 435 volailles, 6 tracteurs, 3 jeeps et 9 machines à traire.

- A Le Roux, on dénombre : 38 chevaux agricoles, 459 bovidés, 73 porcs, 766 volailles, 9 tracteurs, 4 jeeps, 11 machines à traire.

- Les soumissions pour la construction d'une route bétonnée dite chemin de la Levée, longue de 5,500 km a désigné l'entreprise de P. Latour (Namur) pour la somme de 7 millions 625.829,39 F.

- Au Cinéma Moderne, on joue : Lucrèce Borgia, Le Fils de Jéronimo, La Chansons du Souvenir, Terre damnée, et Paula.

Souvenir...

Le débarquement

Ces derniers jours, la télévision nous a montré et remontré quantité d'images d'archives au sujet du débarquement de Normandie, soixante ans après ces journées d'âpres combats qui ont abouti à notre libération quelques mois plus tard.

Nous étions toujours sous l'oppression ennemie, et notre joie restait de ce fait « contenue », tandis que les nouvelles de l'avancement des troupes alliées ne nous prévenaient qu'à travers une radio a brouillée » que l'on écoutait clandestinement.

Ceux qui, aujourd'hui, se souviennent de cette époque, avaient entre 10 et 25 ans. Après quatre années de privations, ils allaient enfin goûter aux joies de la liberté.

Trois mois plus tard, les armées alliées entraient en Belgique, sans résistance de l'ennemi.

Ce fut alors le délire. Mais il fallut encore attendre huit mois et subir les craintes d'un retour des armées allemandes lors de l'offensive des Ardennes, pour vraiment connaître la fin des hostilités et les multiples festivités de la Victoire, le retour des prisonniers et aussi le retour vers une vie normale.

Les jeunes gosses que nous étions à l'époque, les vieux que nous sommes devenus aujourd'hui, n'oublieront jamais ces bouleversements heureux - mais parfois malheureux - de ces années perturbées.

VITRIVAL Embardée

Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 1 h 30, M. Eric Thiry, rue du Chapitre à Fosses, roulait en direction de Châtelet, au volant de sa Citroën Saxo, lorsqu'il perdit le contrôle de son véhicule et alla percuter une clôture en contrebas de la chaussée.

Alertés, les pompiers de Fosses se sont rendus sur place pour dégager le véhicule et le conducteur, blessé, fut conduit vers le CHR Val de Sambre à Auvelais.

La police locale se rendit aussi sur place pour effectuer le constat d'usage et le dépanneur Vendenberg, d'Oret, emporta le véhicule accidenté.

SART-ST-LAURENT Perte de contrôle

Dimanche dernier, vers 15 h 45, le conducteur d'une voiture Opel Astra, domicilié à Fleurus, venait de la direction de Lesve vers Sart-Saint-Laurent. A l'approche de la rue de Burnot et pour une raison inconnue, il perdit le contrôle de son véhicule et se retrouva dans le fossé, brisant au passage une clôture et un panneau de signalisation.

Au Pétanque Club

Ce dimanche 13, le Pétanque Club du Sart organise un tournoi, ouvert à tous, derrière le Hall des Sports, à partir de 13 h 30.

LE ROUX Fête des Pères

Ce samedi 12, le Club des Aînés de Le Roux organise le traditionnel goûter de la Fête des Pères, à partir de 14 heures, en la salle de l'Ecole communale.

Fosses en 1724

Il y aura bientôt trois siècles, bien sûr la photographie n'existant pas, l'idée que l'on pouvait se faire de notre ville à cette époque était représentée uniquement par le dessin.

Cette estampe réalisée par Remacle Leloup nous en, donne un aperçu. Au pied de la collégiale, on reconnaît très bien l'imposante Porte Al Val et, devant, la chapelle 'Saint-Gilles au coin du l'ancien cimetière, devenu aujourd'hui le square E. Chabot.

Il y a 20ans

Mois de juin 1984

- Les sauts en parachute se multiplient dans le ciel fossois, par les adeptes du centre de la Laide-Basse. Un parachutiste termine son saut dans un arbre près de l'étang de Saint-Remy et reste accroché durant cinq heures avant d'être libéré.

- Radio 7 organise une journée Portes ouvertes pour marquer le 3e anniversaire de son existence.

- Près de 90 convives participent au souper aux brochettes (on ne disait pas barbecue) organisé par le club canin qui développe ses activités au lieu-dit la Bruyère à Vitrival.

- Vol audacieux au Home Dejaifve : un coffre (125 kg) est subtilisé. Il contenait plus de 500.000 F, argent devant servir au paiement des minimexés et indigents du CPAS.

- Bambois Sport fête ses 40 ans d'existence. Deux membres fondateurs font encore partie du club : le président Georges Gravy et le trésorier Paul Rifflart. Récompense aussi pour les 300 matches de J.-Cl. Crasset, Ph. Wiame et Fr. Mathot

- 1984: année septennale. La Poste de Fosses affranchit le courrier avec un cachet spécial annonçant la Saint-Feuillen le 30-9-1984.

- Nombreuses sont les sociétés qui organisent leur repas : le RACF (club automobile), les Compagnons

dèl' Limodje (Bambois) avec 200 repas !

Supermoto

Bon début pour P. Debroux à Bilstain, en Prestige 650.

La première des 7 manches du championnat de Belgique de Super-moto s'est déroulée à Bilstain le week-end dernier. Patrick Debroux est monté sur le podium, belle récompense pour sa seconde place dans cette première épreuve, derrière le champion du monde Eddy Seel. Qui, lui, a fait honneur à son rang en remportant les deux manches. Patrick Debroux, excellent surtout en seconde manche, a surpris Seel lui-même. Il se présente comme l'un des favoris du championnat 2004. Nous suivrons avec intérêt ses prochains résultats.