N°18    30 avril 2004

La chapelle Sainte-Brigide dans son état actuel, la construction date de 1659. Elle remplace une première chapelle romane du Xe ou Xle siècle.

Sainte Brigide d'Irlande

" De tous les saints irlandais, y compris saint Patrice, l'apôtre de l'Irlande, Brigida de Cell-Dara (Kildare) a été de loin la sainte la plus populaire et a joui du culte le plus répandu, peut-on lire dans les " Acta Sanctorum " des Bollandistes. " Dans les bréviaires conservés actuellement dans les bibiothèques de France, saint Patrice figure 24 fois mais Brigade y reçoit 144 mentions ".

Pourtant, on n'a d'elle que très peu de données authentiques. Cogitosus, qui écrivait un siècle et demi après sa mort, ne savait que peu de chose sinon que son corps reposait au monastère de Cell-Dara (=cellule du chêne) qu'elle avait fondé. Elle était née en 452 ou 456, appartenait au clan des Focharta au comté de Leinster et mourut le 1 er février 524.

Alors, comment Brigide est-elle devenue si populaire ?

Il faut se reporter à la culture irlandaise de ce Ve siècle, qui vit une conversion incroyablement rapide de l'Irlande au christianisme par saint Patrice ou Patrick. Mais si les nouveaux convertis devinrent des missionnaires fougueux, audacieux et dynamiques, le peuple devenu chrétien n'oubliait pas totalement ses croyances celtiques et assimila la vie et les faits de cette Brigide religieuse à une déesse celtique Brigit, elle-même assimilée à la déesse-mère Dana, d'origine indo-européenne (1750 avant J.C.). : le culte de la déessemère a été le fondement des religions celtiques en Europe.

Sur certaines statues, Brigide est parée de cornes : elle a garde les attributs et caractères de la déesse, ces cornes sont aussi un croissant de lune, et les Celtes comptaient en nuits et non en jours ; la lune était pour eux un symbole fort. Déessemère, Brigit présidait aux accouchements ; déesse de la prospérité, elle apportait l'abondance au sein des foyers (d'où la légende de la vache traite trois fois le même jour ou donnant " un lac de lait ". Déesse de la puissance guérisseuse, elle est devenue aussi la protectrice du bétail. Serait-ce l'explication des cornes ? Dès le néolithique aussi, un même symbolisme relie la lune, la fécondité des femmes, des animaux et de la végétation, de toute la Nature. Trois attributs donc, et la déesse Brigit était triple : trois qualités sous le même nom. Et chez les Celtes, tout allait par trois.

On situe sa mort un 1 er février, veille de la fête chrétienne de la Purification, dite aussi Chandeleur. Naguère, une " petite fête de sainte Brigide " avait lieu chaque année au 1 er février à Fosses. Mais dans le calendrier celtique, c'était la fête de Imbolc, une des quatre grandes fêtes avec Beltaine, le 1 er mai, fête de la nature, retenu pour notre pèlerinage annuel. Vestiges de culture celtique chez nous aujourd'hui.

On associe à Brigide plusieurs symboles ; nous connaissons les baquettes que les fermiers font bénir à l'issue de la messe en la chapelle, puis rapportent dans les étables pour la protection du bétail ; un témoin raconte que son grand-père caressait de la baguette de sainte Brigide le dos de la bête en vêlage. La Genèse déjà parle aussi de baguettes (Livre de Jacob, 30.37) : Jacob, père des douze tribus d'Israël, " se mit â peler des baguettes de peuplier, mettant à jour l'aubier et les plaça dans les auges des brebis ; en allant boire, elles entraient en chaleur et mirent bas des agneaux rayés ou tachetés " en grand nombre, ce qui fit la fortune de Jacob. On trouve aussi l'usage (aujourd'hui perdu) de baguettes en l'honneur de sainte Brigide à Thy-leBaudouin, Franchimont, Somzée ; pour le culte de St Servais à Stambruges et les pèlerins du " Tour Sainte-Gertrude " à Nivelles ont aussi des baguettes pelées et peintes de bandes rouge, bleu, blanc. En France, pour le culte de Ste Agathe à SaintDésiré en Allier. Et on sait que les moines irlandais vénéraient sainte Agathe, pourtant martyre sicilienne : saint Ultain lui dédia l'oratoire qu'il construisit sur la colline de Sinton. Enfin, les druides tenaient habituellement en main une baguette de coudrier (noisetier) et c'est du coudrier encore qu'utilisent les sourciers.

En Irlande, on trouve encore couramment des " croix de paille de Sainte Brigide " : les Fossois qui y sont allés en 2000 en ont rapporté et J. Lecomte a reçu d'un professeur d'histoire à l'université de Dublin une série d'informations au sujet du symbole de la paille et de nombreuses utilisations symboliques en rapport avec la fertilité : accouchement des femmes sur un lit de paille ; en gaélique, le mot " toc " signifie paille et aussi jour de la naissance ; la " cross bride ' ou croix de Brigide est un anneau de paille dans lequel les jeunes gens passent, le pied droit en avant, pour avoir une année favorable ; autrefois, une " ceinture de saint Feuillen " était placée sur les femmes en couches.

La croix de paille était sensée avoir un pouvoir de fécondité sur les plantes, le bétail et les hommes ; on en mettait une sous le matelas des jeunes épousées ; c'est une identification populaire de la fertilité des moissons. L'époque de la fête de Bride, conclut J. Lecomte, est celle d'une nouvelle source de vie ; dans ce cycle de fertilité, le 1 er février est le temps de la préparation de la terre, le début des travaux agricoles.

Troisième spécificité de sainte Brigide : le feu. Près de son monastère de Kildare on peut encore voir les vestiges d'un foyer dont la flamme était entretenue en permanence par des religieuses de Brigide. Ce feu perpétuel, pourtant coutume païenne dans un monastère chrétien, subsista jusqu'au XVIe siècle et il fallut que l'archevêque de Canterbury vint luimême l'éteindre. Le symbole du feu

" purificateur et régénérateur " se retrouve aussi bien en Inde que chez les Celtes ; il symbolise aussi l'esprit, la conaissance intuitive.

Le nom de la tète de Beltaine serait " le feu de Bel " : les druides allumaient de grands feux dans lesquel on faisait passer le bétail pour le préserver des maladies. Les rites de purification par le feu sont typiques des cultures agraires : " après brûlage, les champs se parent d'un manteau vert de nature vivante " (Dictionnaire des symboles, éd. R. Laffont). Le rite du feu nouveau est encore pratiqué au début de la Veillée pascale et, dans la Bible, le feu est la meilleure image de Dieu. Enfin, dans les rites initiatiques de mort et renaissance, le feu est associé à la purification par l'eau.

Tout cela nous porte bien loin de nos traditions locales. Depuis treize siècles, la vénération de nos agriculteurs pour sainte Brigide n'a jamais cessé de se manifester. Quelles qu'en soient les motivations et les symboles, les origines païennes ou légendaires, la relique de sainte Brigide apportée par saint Feuillen, la construction d'un oratoire qui lui était dédié sur la colline qui maintenant porte son nom, la fidélité dans la tradition des baguettes, relèvent d'une

foi populaire simple et profonde envers cette petite irlandaise qui, par humilité, se fit gardienne des troupeaux et protectrice de tous les hommes qui au cours des siècles ont placé en elle leur confiance.

J. R.

 

 

Exposition d'artistes

La galerie du Syndicat d'Initiative a vu se terminer cette semaine l'exposition de six artistes du cercle de Barbençon, dont une ancienne Fossoise, Josette Igot, qui aime les paysages reposants mais aussi parfois les couleurs vives et explosives. Ils ont présenté des couvres de réelle valeur, variées dans les techniques (aquarelle, huile, vitraux, céramique) autant que dans les styles (abstrait ou figuratif, fleurs ou paysages).

Le mois de mai verra une présentation d'un choix d'oeuvres de Maryse Gailly, originaire d'Aiseau : dès l'âge de 14 ans elle se met à peindre et dessiner sous l'égide de François Lorand, de Tamines, qui l'initie aux techniques de l'aquarelle, de l'huile, du dessin et de la composition. Puis, à l'Académie de Tamines avec Jean Colson, elle affine sa palette vers plus de réalisme et d'expression ; elle traduit à merveille ses sentiments d'admiration et d'amour des beautés de la nature. Elle rend aussi à merveille les valeurs de notre patrimoine : l'invitation représente d'ailleurs une très jolie aquarelle de la collégiale de Fosses, vue de la rue Sainte-Brigide.

Le vernissage de cette exposition aura lieu le vendredi 7 mai ; elle sera ouverte au public du 8 au 27 mai, durant les heures de bureau, soit de 9 à 16 heures en semeine, de 10 à 17 heures le week-end.

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A Senior Amitié

Rappelons que le goûter de Printemps de Sénior Amitié se déroulera ce'mercredi 5 mai dès 14 heures 30 en la salle du Collège Saint-André. Ce sera une fois de plus une belle occasion de rencontre amicale et sympathique, agrémentée de chants de la chorale Saint-Martin.

Invitation cordiale à tous les membres de cette amicale.

Les Amis de Lourdes

Le tirage annuel a été effectué le vendredi 23 avril dernier à Sart-SaintLaurent (sous la présidence de M. l'abbé Vannoorenberghe, doyen, assisté de M. Jean-Luc Boulanger, secrétaire-trésorier.

1. Malades

Marcelle Malotteau, Fosses

Jeanne Grenier, Sart-Saint-Laurent

Marie Grenier, Fosses

Paulette Delaive, Bambois

(liste de Lesve)

Anaïs Dricot, Aisemont

M.-Louise Sainthuile, Profondeville

(liste de Lesve)

2. Zélateurs-Zélatrices

Jenny Filée, Vitrival

Yvonne Gustin, Lesve

3. Membres

Brigitte Philippe, Fosses

Françoise Marneffe, Bouge

(liste de Bois-de-Villers)

Rose-Marie Thiry, Aisemont

Hubert Brosteaux, Lesve

Mme Torrekens, Sart-Saint-Laurent

Mme Freddy Dannevoye, Bois-de-V.

Serge Costa, Graux (liste de Vitrival)

M. Kest, Fosses

Myriam Delvaux, Bioul (liste Lesve)

José Greggio, Couillet (liste Vitrival)

Hadrien Boulanger, Vitrival

(liste de Fosses)

M. l'abbé Blondlet, Bois-de-Villers

Mme Nicole Haut, Fosses

Commémoration de l'Empire

Pour marquer l'année du bicentenaire de la proclamation de l'Empire par Napoléon Bonaparte (le 18 mai 1804) et dans le cadre de la fête de Sainte-Brigide, la XIVe Brigade des Grenadiers de Fosses organise une sortie de sa Compagnie dans les rues de Fosses ce dimanche 2 mai, dans l'après-midi.

Les autres compagnies de Fossescentre se joindront à cette manifestation. Le départ est prévu à 13 h 30 place du Marché.

Des décharges auront lieu à la place de la Gare, à la chapelle SaintRoch, au Home Dejaifve et au square Edmond Chabot.

La journée se terminera par le traditionnel feu de file, qui aura lieu place du Chapitre.

 

Haut-vent bien touché

Comme l'a souligné M. le doyen, tout le quartier de Haut-Vent a été rudement secoué par des deuils successifs : Claude Mignon la semaine passée, Henri, Boulanger et Paul Georgery dont les funérailles avaient lieu ce lundi. Et on sait que cette communauté hautventoise est particulièrement liée et solidaire.

" La ruche Boulanger, si unie et fraternelle, a perdu une de ses abeilles laborieuses ". Henri, ancien cultivateur, aimait la nature, il a mené une vie simple et humble, mais riche des vraies valeurs de la vie. Né à Crupet le 10 février 1936, il était venu avec ses parents reprendre une exploitation agricole au Try-al-Hutte ; époux de Mme Rose Leclercq, il avait fondé une belle famille et restait entouré de l'affection de ses enfants et petits-enfants, autant que de ses frères et soeurs et leurs familles. Lui aussi fut diminué dans son corps par la maladie et il est décédé vendredi dernier.

Paul Georgery, né à Fosses le 27 décembre 1928, était l'époux de Mme Alberte Fosséprez, père de deux enfants, dont Françoise, inspecteur principale de Police dans la Zone Sambre-et-Meuse, et cinq fois grand-père. Cordonnier de métier, il était spécialisé dans l'orthopédie et aimait le travail bien fait. Dans sa jeunesse, il avait subi un grave accident qui l'avait laissé handicapé d'une jambe ; mais c'était un homme de grand courage et de caractère ; plutôt taiseux, il savait pourtant être un appui pour tous. Il s'est éteint, entouré des siens, vendredi également.

Ainsi, ces trois hautventois, décédés en moins de huit jours, avaient connu, en fin de vie, la maladie et vu leur corps se détériorer lentement, inexorablement, mais l'ont supporté avec foi et courage, entourés de leurs familles, auxquelles nous présentons nos vives condoléances.

Ce dimanche 2 mai

Fête du Printemps

et Pèlerinage aux baguettes

10 h. 00

CONCERT traditionnel au Home Dejaifve, par la Société Royale Philharmonique de Fosses, suivi d'un verre de l'amitié, avec les aînés du Home.

11 h 00

MESSE des pèlerins, à la chapelle Sainte-Brigide

12 h 30

REPAS au Home, sur réservation

- Apéritif

- Pavé de volaille, riz ou purée Macquaire, sauce Maison

- Dessert : glace

Sous chapiteau

- Apéritif

- Barbecue : saucisse et brochette, pomme de terre en chemise, crudités

- Dessert : glace

Participation : adultes : 8 euros - enfants : 5 euros sur réservation :

Mme Clause È 0497-73.02.64

M. Moray ' 071-71.39.48

Toute la journée

- Marché aux fleurs

- Bar avec musique irlandaise d'ambiance - Pain saucisse

Cette journée est organisée par

le Home Dejaifve et l'asbl Social Plus,

la Confrérie Saint-Feuillen de Fosses
En collaboration avec l'Administration communale, l'Echevinat de la Culture,

le Centre culturel de Fosses-la-Ville, la Croix-Rouge, le Syndicat d'Initiative, la fleuriste « Comme une fleur » et les Ets Germaux (chauffage-sanitaire).

Il y a 100 ans

N18 du1er mai1904

Jeu de balle de la Briqueterie.

- Dans la lutte de revanche de dimanche dernier, la partie de Mettet (Istas-Maufront) a battu la partie de Fosses (Lainé-Bierdjî-Milquet) ar 13 jeux contre 9. A quand la belle f Fosses.

- Demain, dimanche, pèlerinage annuel à Sainte-Brigitte. La messe sera dite à la Chapelle, à 11 heures. Colombophilie.

- Au concours de Noyon, donné chez C. Malotteau à Névremont, c'est J. Burton, de Haut-Vent, qui se classe premier ; 2. Wathelet, d'Aisemont 3. Lorent, Vitrival 4. Gilson, Névremont 5. Rossomme, Vitrival 6. Goffaux, Fosses 7. Dor, Vitrival 8. Leloup C., Fosses 9. Kaisin, Fosses 10. Croisier V., Fosses, etc.

N°19 du 8mai1904

Fosses.

- Samedi 14 : foire aux chevaux, bestiaux et porcs. Sart-Saint-Laurent.

- Pendant la nuit de dimanche à lundi, des voleurs se sont introduits à l'aide d'effraction dans une maison inhabitée, appartenant à M. Désiré Colmant et se sont emparés de 250 kg de pommes de terre environ. La même nuit, deux brouettes ont été volées au préjudice des époux Gillain et Guyaux, mais elles ont été retrouvées dans la campagne, ce qui fait supposer qu'elles ont servi au transport des pommes de terre.

Le pèlerinage aux baguettes

Autrefois et jusqu'avant la seconde guerre, les nombreux cultivateurs de la région se déplaçaient à Fosses, le premier dimanche du mois de mai, pour assister au célèbre pèlerinage aux baguettes.

Quelques jours auparavant, les gamins de Fosses se rendaient dans le bois pour se procurer ces précieuses baguettes qui étaient pelées et vendues aux pèlerins. Cette photo date probablement de 1985. Avec la disparition de la plupart des cultivateurs, la coutume était déjà en très nette régression.

Interventions des pompiers

Le 16 : appel de l'ambulance et des pompiers suite à un accident, rue Riverre à Floreffe ; pompiers pour nettoyage de la chaussée.

Le 16 : appel des pompiers suite à une odeur de mazout, à Sart-Saint-Laurent.

Le 16 : ravitaillement en eau au camping du Lac.

Le 17 : ambulance et pompiers suite à un accident à Mettet.

Le 17 : pompiers pour un début d'incendie à Sart-Saint-Laurent.

Le 18 : ambulance et pompiers suite à un accident au chemin de la Carrière à Vitrival ; chauffeur décédé.

Le 20 : ravitaillement en eau au camping du Lac.

Le 24 : appel des pompiers pour une ouverture de porte à Franière.

Le 24 : appel de l'ambulance et les pompiers suite à un accident de la route à Franière.

Le 26: appel de l'ambulance à la suite d'une chute sur la voie publique à Soye.

Le 27: appel de l'ambulance pour accidents à Lesve et à Bioul.

Les gens ne sont plus

les mêmes aujourd'hui !

Il y a des mots, comme ça, dont on ne veut plus entendre parler.

Quand j'étais jeune, on s'appelait vieillard à 65 ans, peut-être même avant. Aujourd'hui, à 60 ans, on est pré-pensionné, à 65 ans on est senior, à 70 on se sent moins jeune, à 75 ans, on n'est pas encore 3x20 (une appellation qui ne veut rien dire 1 et qui est abandonnée), on est simplement âgé ; à 80 ans on fait partie des aînés, à 85 ans, on est assez âgé et à 90 ans, on n'est pas encore vieillard, on est nonagénaire. Pour être vieillard aujourd'hui, il faut avoir au moins 100 ans. On dira peut-être en parler de vous : le vieux con! Parce qu'on ne respecte plus les gens âgés aujourd'hui. D'ailleurs, on n'est plus Pépé ni Mémé, on est Papy et Mamy, ça fait plus jeunet !

Aujourd'hui, il n'y a plus d'aveugles, ce sont des non-voyants. Si vous ne le voyez pas, eux « voient » la différence. S'ils n'ont pas perdu entièrement la vue, ce sont des malvoyants. Ceux-là ont plus de chance car ils voient encore un peu, mais très mal.

De nos jours, on a amélioré sensiblement le handicap des sourds, ils sont devenus des malentendants. Ça veut dire qu'ils entendent quand même un peu, mais mal.

Il n'y a plus d'handicapés, ils sont devenus des gens à mobilité réduite. Ce qui veut dire aussi que, quand tu prends ton vélo, tu deviens un citoyen à mobilité réduite et tu te fais dépasser par toutes les voitures par des chauffeurs à mobilité accélérée.

Les expressions aussi changent les riverains des aéroports n'entendent plus les bruits d'avions ; ils appellent ça des nuisances sonores ; c'est une expression plagiée, parce que ma femme utilisait déjà ces mots quand je ronflais un peu trop !

Une épouse ne dira plus : « mon mari devient impuissant ». Sans le recours du Viagra, on dira : il perd un peu de ses activités, ou, il est moins « pour ça » (ne lisez pas : pourcia 1).

On ne dit plus aujourd'hui qu'on vit en concubinage, ou que l'on est accouplé ; on vit maritalement. On ne divorce plus, on se sépare. On ne dit plus « c'est bien», on dit « c'est hyper chouette ». Et si vous voulez être vraiment « in », vous envoyez des SMS avec votre GSM, ou vous passez des CD ou des DVD, ou mieux, vous surfez sur le net, avec votre ordi.

Le dimanche 9 mai

La Royale Philharmonique fête ses 160 ans

La plus vieille société fossoise fêtera le 9 mai prochain ses 160 années d'existence.

Cette vieille dame, qui a toujours jouit d'une jeunesse permanente, en raison de son rôle d animer musicalement toutes les festivités et les manifestations publiques fossoises, cette vieille dame possède un bien long passé.

Il est difficile d'évaluer le nombre de musiciens, de Fosses ou venus d'ailleurs, qui ont partagé leur savoir-faire au sein de cette phalange. Mais, grâce aux recherches de notre regretté historien Maurice Chapelle, nous avons pu renouer avec les différentes péripéties de la vie de cette doyenne fossoise.

On le sait, pour animer les festivités dans une localité, il faut de la musique, car la musique est indispensable à la bonne ambiance d'une fête. Aujourd'hui, la technique a apporté les moyens de la diffuser aux quatre coins d'un quartier ou d'un village, mais rien ne remplace ces bonnes vieilles phalanges musicales. On le voit au sein des groupes folkloriques (les Chinels par exemple) lors des carnavals, lors de défilés, rien de telles que ces fanfares locales lui font souvent partie de l'histoire d un patelin.

A l'époque où l'on ne connaissait aucune' technique de reproduction de la musique, on devait la faire soimême ; c'est ce qui explique aussi la présence, chez nos parents ou grands-parents, d'un piano, qui faisait partie intégrante du mobilier. Le piano était aussi présent dans nos petites salles de spectacle (pour accompagner les chanteurs aux entractesdes soirées) et dans les écoles...

Mais pour se balader en rue, on en pouvait pas emporter un piano dont la sonorité n'aurait d'ailleurs pas suffi. C'est sans doute une des raisons de la naissance de groupes de musiciens jouant pour la plupart sur des instruments à vent, dont le rythme était assuré par des tambours ou une grosse caisse.

Chez nous, c'est dans le milieu du XIXe siècle (vers 1842) que quelques musiciens fossois se regroupent dans une association dénommée « Li Soce da Jacques Lallemand », avec Pierre, Paul et Jean Deton. Peu après, 4 autres frères Deton (d'une autre branche) : Henri, Auguste, Dieudonné et Léopold, fondent un second groupe musical. Des rivalités familiales et autres raisons amenèrent d'autres jeunes vers ce groupe dénommé « La société des Deton ».

En 1844, Henri Deton, à la fin de son service militaire (où il avait servi comme sous-chef et ler trompette) organise une nouvelle société qui

prend le nom de PHILHARMONIQUE. Elle effectue sa première sortie à la Sainte-Brigide. On y trouve : Henri Deton comme chef ; Léopold,et Dieudonné Deton, Ferdinand Gailly ; Pierre Gérard et Auguste Jacqmain (clarinettistes), Auguste Deton, Léopold Hanus, Antoine Remy (ophicléides, ou cuivres, maintenant disparus) ; il y avait aussi Louis Jacquet et Noël Dirette (cors) ; Auguste Massinon (contrebasse) ; Jules Franceschini et Charles Genard (pistons) ; Désiré Delor (trombone) ; Noël Lainé (tuba) ; Célestin Jacqmain (caisse) ; Joseph Dothée (serpent, instrument de bois et cuir, à 9 trous). En 1848, elle eut l'honneur de donner une aubade au roi Léopold 1 er de passage à Fosses.

1854 : la société Jacques Lallemand est dissoute et la plupart des musiciens passent à la Philharmonique : on trouve les noms de Grégoire Cosme, Adolphe Guillaume, Alexandre Jacquet, Victor Piéfort, Jean Zoppi, François Dirette, Théophile Jacqmain, Joseph Coppée, Jean-Baptiste Henin, Nicolas Vierset, Clément Dubois, Guéry de Sinton, Théophile Lebrun, Dieudonné Deton, Ferdinand Evrard, Louis Rousseau, Charles Leloup et Adolphe Jacquet. Les répétitions se faisaient chez Deton, en Leiche (où a habité Camille Pochet), puis sur la place du Marché, chez Prudent Dermine (Hôtel BelleVue), aujourd'hui « La Posterie •.

Quelques années plus tard, c'était chez Ursule Jacquet, à la salle dite de L'Union, rue de Bruxelles (act. rue d'Orbey) où habita le marchand de légumes Lucien Biot.

1895 : le local est transféré rue de la Gare (act. avenue Albert ler), au café Vincent Leloup, tenu en suite par Auguste Jacquet (aujourd'hui local du tennis de table la Palette Fossoise). Il sera encore transféré plus tard place du Marché, au café du Tribunal (tenu par François Collin, plus récemment Clos Saint-Feuillen).

En 1879 : une partie des membres quittent la société (divergences politiques) pour fonder 1 Harmonie Saint-Feuillen) dont le local fut très longtemps le café Jaumotte, sur la place du Chapitre. La Philharmonique avait alors une coloration plutôt libérale-socialiste).

En 1922 : la Philharmonique obtient le titre de « société royale » (en 1931, l'Harmonie Saint-Feuillen l'obtient également).

Après la seconde guerre, les deux sociétés vivoteront avec pas mal de difficultés et finalement l'Harmonie Saint-Feuillen disparaîtra, la plupart de ses musiciens rejoignant alors la Philharmonique.

LES CHEFS DE MUSIQUE

Le tout premier chef de la Philharmonique fut donc Henri Deton, puis ce furent Grégoire Cosme et Adolphe Godfroid.

En 1864 arrive Louis Canivet, originaire de Binche ; il fut remplacé pendant un temps par M. Morlet, professeur de musique à l'Ecole Moyenne) ; Louis Canivet reprit la baguette jusqu'en 1880. Il est, on le sait, l'auteur des quatre figures de la musique des Chinels.

Les chefs suivants furent

Auguste Barret (1880-1911)

Constantin Petit (1911-1920)

Georges Van Haelen (1920-1955)

Jean Cunche (1955-1965)

Georges Patriarche (un moment) René Henin (un moment)

André Legrain (1969-1972 : le Plus jeune ; il avait 23 ans et était 1 er prix de solfège du Conservatoire de Liège)

Gustave Massinon (1972à 1980)

Bernard Titus (1980-1983)

Claude Barthélemy (depuis 1983)

LES SUCCES

La Philharmonique connut de nombreux et glorieux succès ; entre autres et parmi les plus anciens

1848 donne une aubade au roi Léopold 1er, de passage à Fosses

1855, 1877, 1884 et 1900

médailles du Festival de Fosses

1855 médaille Festival de Tamines

1863 médaille Festival de Tamines

1866 1 er prix Concours musical de Binche

1869 1 er prix et médaille d'or de la ville de Reims

1885 1 er prix Festival international d'Anvers

1927 1er prix au Concours provincial de Gembloux

1947 médaille du Festival de Namur

LOUIS CANIVET

Un des chefs les plus prestigieux fut donc Louis Canivet. Il était né à Binche le 24 avril 1847 ; à son arrivée à Fosses, il était tuba-solo à l'Harmonie Sainte-Marie d'Oignies à Aiseau. Sous sa baguette et par un travail acharné, la Philharmonique obtint d'éclatants succès. Ce très grand musicien a écrit plus de 800 compositions Pour les Fossois, il est surtout l'auteur de l'air des Chinels, ce qui a sans doute révolutionné la danse et assuré le succès de notre célèbre groupe folklorique.

Pensons à nos aînés

Ils ou elles fêteront leur anniversaire au cours du mois de mai

Le 4 : Gérard Lust, Rue Ramée, Sart-Eust. 81 ans

Le 5 : Lucie Monroy, Rue des Forges, Fosses 89 ans

Le 6 : Marcelle Colon, Rue de Vitrival, Fosses 85 ans

Le 6 : Lucien Preud'homme, Place Haut-Vent 81 ans

Le 7 : Louise Gigot, Rue Longtry, Le Roux 82 ans

Le 7 : André Pire, R. Claminforge, Le Roux 81 ans

Le 8 : Germaine Fraipont, Home Dejaifve 90 ans

Le 10: Marie Lainé, Av. Albert 1 er 92 ans

Le 10 : Yvonne Jacqmain, Rue de la Station, Aisem. 82 ans

Le 10 : Marthe Buffet, Rue Tri-du-Bois 82 ans

Le 10: Albert Coppers, Rue Grande, Le Roux 82 ans

Le 13: Rosa Lardinois, Ch. Charleroi, Le Roux 81 ans

Le 17: Roger Jacqmain, Rue de Stierlinsart 83 ans

Le 18: Julia Van Lierde, Ch. Charleroi, Le Roux 91 ans

Le 18: Madeleine Preud'homme, Place Haut-Vent 84 ans

Le 19: Raoul Robiolle, Rue Delmotte 82 ans

Le 22: Maria Van de Perre, Route de Bambois 89 ans

Le 23: Lucienne Debuisson, Home Dejaifve 95 ans

Le 23: Germaine Doucet, Home Dejaifve 92 ans

Le 26: Lucienne Degeest, Rue Grande, Le Roux 82 ans

Le 27 : Christiane de Kerchove, Château de Taravisée 80 ans

Le 27: Maria Biot, R. Bois-des-M., Vitrival 84 ans

Le 28 : Berthe Piraux, Home Dejaifve 80 ans

Le 28: Robert Galle, Les Ruelles, Sart-Eust. 80 ans

Le 29 : Fernand Berger, Route de Mettet 89 ans

Le 30: Onésime Massinon,Avenue Albert 1 er 84 ans

Le 30: Léa Defosse, Route Tamines, Aisemont 90 ans (doyenne d'Aisemont)

Les communions à Vitrival

Sept enfants de la paroisse feront leur communion solennelle ce dimanche 2 mai, au cours de la messe de 10 h 30. Ce sont Lionel Drèze, Aurélien Galand, Valentin Legrain, Grégoire Mathieu et Gauthier Stock ; seulement 2 filles Maureen Kaye et Elodie Piret.

Céramiques

Trente ans de céramique chez les époux Ingels-Malnoury, rue St-Pierre. La récente exposition présente un choix très varié de céramiques décoratives et utilitaires. A visiter...

Concert à Aisemont

Ce samedi 1er mai, à 20 heures, en la salle Saint-Joseph, la Jeunesse Sportive Aisemontoise vous invite au Concert qui sera donné par la Fanfare Royale Sainte-Cécile de Courrière.

Entrée gratuite.

Où se procurait-on l'eau à Vitrival

avant la distribution ?

On l'oublie facilement, mais avant la distribution d'eau potable dans les habitations, où allait-on chercher son eau ? Si l'eau, aujourd'hui, coûte de plus en plus cher, anciennement c'était une denrée gratuite.

S'il y a bientôt cent ans que cette eau de distribution coule par les robinets de tous les foyers de Fosses centre, ce n'est que depuis une cinquantaine d'années qu'elle est à la disposition des habitants de Vitrival, et peut-être plus tard encore pour les habitations plus isolées.

On le sait, Sart-Eustache, Vitrival et Le Roux sont alimentés par l'association des Eaux de la Molignée, tandis que Fosses, et autres endroits de l'entité sont alimentés par l'Intercommunale Inasep, avec les eaux du Grand-Etang ; c'est ce qui explique les différences de tarif d'une localité à une autre.

Un article d'André Spineux, paru dans un Messager de 1954, nous rappelle les endroits appelés « aisances » qui permettaient aux habitants de Vitrival de bénéficier d'une eau plus ou moins potable.

Deux puits, munis d'une pompe, entretenus de temps immémorial par la commune étaient connus sous la dénomination de « Fontaine SaintPierre » et « Puss Pèclèt ».

La Fontaine Saint-Pierre remonte bien loin car au Xlle siècle déjà une chapelle dédiée à saint Pierre existait à Vitrival, à laquelle a succédé l'église actuelle.

Le Puits Pèclèt porte le nom d'un homme qui eut une singulière popularité à Vitrival. Jean-Baptiste Bauclair, dit Pèclèt était domestique à Vitrival lorsqu'il é ousa en 1837 Catherine Colinet. Il vécut de mendicité dans ses dernières années. Veuf, il s'était construit une hutte à la Spinette et c'est là qu'il mourut en 1889 à l'âge de 82 ans. Cet endroit porte le nom de Bosquet Pèclèt.

Les habitants des « maujonnes d'après là-haut » ont dû souvent s'approvisionner en eau à « la Goyette », petite mare qui recueillait des eaux de surface et que l'Administration communale devait faire curer au bout d'un temps ; c'est ainsi qu'il a été procédé en 1947 au dernier curage de la n' tte, pour l'alimentation en eau.

aval de la Fontaine des Faudeux, l'Administration communale avait aménagé une tenue d'eau facilitant le travail de ceux qui, des points élevés du village, devaient s'approvisionner en eau.

Une aisance communale qui resta comme témoin d'une époque, fut l'Abreuvoir, construit maintenant depuis une centaine d'années, au moment où fut amélioré à cet endroit l'antique chemin de Walcourt. Avant cette amélioration, il fallait franchir le ruisseau à gué.

Si, aujourd'hui, on utilise l'eau de distribution pour arroser sa pelouse, son jardin, pour les nettoyages de maison, de la voiture, les 90% de l'eau utilisée à cette époque était de l'eau de pluie récoltée dans des tonneaux ou dans des citernes ; le gaspillage n'était pas de mise !

Ouverture du site du Lac de Bambois

Dès ce samedi 1 er mai, le Lac de Bambois sera ouvert au public tous les jours, jusqu'au 12 septembre, puis les week-ends jusqu'au 5 octobre, où la saison se. terminera par la Journée des Champignons.

Chaque année, de nouvelles découvertes peuvent se faire dans cette oasis, où les visiteurs retrouvent le calme, la paix au milieu d'une nature luxuriante. Le public pourra bénéficier de la visite des jardins, des aquariums et du musée, avec accès à la plage et avec son espace de jeux, sa vaste terrasse et son service. On peut ainsi y passer des heures reposantes au milieu de la nature.

De plus, la route nouvellement restaurée permettra un accès plus aisé avec un parking aménagé.

Le prix d'entrée est de 2,5 euros pour les adultes, 1,5 euro pour les enfants jusque 12 ans ; pour les seniors et handicapés : 2 euros.

Signalons que tous les premiers samedis du mois (sauf en août), une visite guidée des jardins est possible sur réservation

' 071-71.43.89

Comme les années précédentes, le week-end des 15 et 16 mai se déroulera la Fête des Jardins où l'animation prévoit des stands et une petite restauration près de la vieille maison. Nous en reparlerons.

Le site est donc ouvert tous les jours de 11 h à 18 h 30, mais dès 10 heures les 15 et 16 mai.

Il est sans doute bon de rappeler les différentes activités de l'endroit

- une plage avec cafetaria, terrasses, pelouses, espaces de jeux pour enfants, locaux d'exposition, mise en place de circuits pédestres, en vélo, à cheval...

- le tourisme nature y a sa place avec, un sentier nature, deux observatoires ornithologiques avec panneaux didactiques ;

- citons aussi : la maison du lac, les jardins aquatiques,, plantes médicinales, le Jardin de la Poésie, des senteurs et des couleurs ;

- les aquariums abritant les principales espèces de nos cours d'eau ;

- un sentier agrémenté de pontons, caillebotis et explications didactiques ;

- la pêche est organisée sur une zone limitée ;

- tourisme didactique en faveur des enfants et des familles, groupes scolaires, avec visites guidées, et enfin, journées à thème

Il y a 50ans

- La Sainte-Brigide, une fête importante au niveau du programme qui s'établit sur 3 journées, avec deux courses cyclistes (samedi et lundi), 2 concerts, un gala chorégraphique, un concert de carillon, balle au tamis et cela en plus des activités religieuses traditionnelles.

- La dramatique de Bambois Sport rempli la salle et l'on cite le talent de ses acteurs : Roger Pirmez, Georges Gravy, Léon Aerts, Nestor Charlier, Ernest Brosteaux, Marcel Dubois, Gérard Van Ryssel, Jules Depraute, Yvan Bernard, Marcel Bert.

- A l'Ecole Moyenne, l'Union des anciens élèves organise une grande fête de plein air, le jour de l'Ascension : fête de gymnastique et bal à grand orchestre, dans la cour.

- A Bambois, la fête du Point d'Arrêt se déroule les dimanche 23 et lundi 24 mai. Au programme : concours de coqs chantants, concours de pigeons, concours de quilles, concours de danse, course cycliste et concert par la Fanfare de Lesve.

- A Aisemont, c'est le club de Petite Balle au tamis qui organise sa fancyfair. Par solidarité, les cafetiers ferment leur établissements pour garantir la réussite de la fête.

- Au Cinéma Moderne, on joue : Le Salaire de la Peur (Ch. Vanel), La Porteuse de Pains, A vos Lits (M. Rooney), Trois amours de Puccini.