N°16    16 avril 2004

Agriculture européenne

Mme Sabine Laruelle, ministre des Classes Moyennes et de l'Agriculture, était mercredi dernier à Sambreville, pour évoquer les problèmes des indépendants, puis à Fosses pour l'agriculture. Elle fut reçue aux Ets Genin Agricole, chaussée de Charleroi, par le comité MR local et une bonne cinquantaine d'agnculteurs. On y notait la présence de M. Daniel Tilmant, président du MR de Sambreville ; de M. Joseph Michaux pour celui de Fosses ; de Mme Thoron, attachée de cabinet du Ministre Charles Michel, de M. Hubot, de Mettet et d'autres représentants communaux.

Dans son mot d'accueil, l'échevin Bernard Meuter rappela que Madame la Ministre a participé récemment au conclave gouvernemental pour défendre le statut des indépendants, qu'elle est issue d'un milieu agricole et se bat aussi pour notre province elle est la seule ministre namuroise.

Inutile de la présenter : elle est connue de tous par son action à la direction du Syndicat agricole. Mais son discours, de revendication, s'est fait prudent et responsabilisant. N'empêche, elle est impressionnante de sûreté et de connaissance approfondie des problèmes de la classe qu'elle représente.

Son sujet du jour était l'intégration, d'ici quelques semaines, de dix nouveaux pays (de l'Est) dans l'Europe agricole commune. Elle se défend d'être voyante : que sera demain ? Bien malin qui peut le dire. On peut déjà souligner pour notre pays les avancées, depuis janvier, dans le statut des indépendants. Mais dans l'avenir et la défense des agriculteurs, les décisions à prendre au niveau européen risquent fort d'avoir des répercussions sur la vie de tous. L'entrée de dix nouveaux pays le 1 er mai prochain ne sera pas le premier élargissement : en 1992 déjà on a connu des changements fondamentaux dans la politique agricole et cet agrandissement représente plus de 30 % de la superficie et de la population de l'Europe : 75 millions de citoyens, donc de consommateurs, mais seulement 11 % du Produit Intérieur Brut (PIB). Chaque état membre verse à l'Europe 1 % de son PIB : faudra-t-il l'augmenter ? C'est possible car le budget agricole compte pour 47 % du budget européen, tandis que dans chaque pays, l'agriculture ne représente que 2 ou 3 % des budgets nationaux. L'Europe distribue des subventions à l'agriculture de chaque nation ; mais ce " gâteau " est bloqué jusqu'en 2013 et il faudra le partager à 25 au lieu de 15... Les pays entrants ont un niveau de développement faible : à peine 40 % du pouvoir d'achat des pays occidentaux et, chez eux, la part alimentaire représente plus du double des notres. D'autre part, ils sont peu producteurs de viande bovine et leur productivité à l'hectare en denrées n'est que la moitié du rendement moyen européen actuel. Voilà le tableau.

Quels facteurs permettraient de voir comment l'agriculture va évoluer ?

Des négociations sont en cours avec l'Organisation Mondiale du Commerce. Quelle sera la croissance économique ? Lors de la chute du Mur de Berlin, on avait déjà noté une chute du prix de la viande ; cette fois, on met des garde-fous : normes de qualité à respecter, quotas d'exportation, garantie de consommation intérieure, limitation dans la mobilité de la main d'oeuvre pendant deux ans ; et on sait que leur infrastructure est en retard.

Il y a donc des opportunités. L'élargissement est un défi énorme : accueillir 75 millions d'habitants, même si leur consommation sera limitée tout un temps, leur niveau de vie est bas, des terres sont disponibles, la technologie est en retard : déjà des industriels belges s'intéressent à ce nouveau marché.

Ce qui est positif pour la Belgique une agriculture encore familiale, une productivité élevée, des produits de qualité, un encadrement performant, des filières commerciales bien organisées. Mais il faudra s'adapter ; dans les produits : mais le froment à 4 francs, ce sera aussi pour eux. Ils devront arriver à un statut social équivalent. Dans les normes d'environnement et de bien-être, ne pas aller audelà des normes européennes comme on le fait actuellement en Belgique pour certains produits. Il faudra des dispositions économiques pour tenir le coup, une simplification administrative (les cultivateurs aussi sont noyés de paperasses). Régler le probleme des OMG. Revenir à un meilleur soutien des produits (le kilo de froment encore au niveau des années 50 !). L'an dernier, à Luxembourg, on a décidé de ne plus soutenir la production à l'hectare de froment et à la tête de bétail, mais au revenu global. On passe donc du soutien des prix au soutien des revenus et cela donne des résultats positifs dans le froment, la viande, le lait, les betteraves.

Un mot aussi des bio-carburants : le Protocole de Kyoto veut faire baisser de 7,5% les émissions de gaz à effet de serre et un litre de bio-carburant produit 72% moins de gaz que les carburants classiques. Effet bénéfique aussi au niveau de l'emploi : 8 à 9.000 en plus. La culture du colza serait aussi une source de diversification. La betterave peut également intervenir, mais jusqu'à présent elle est moins rentable que le colza ; des mesures fiscales pourraient équilibrer les prix.

Après ce large exposé, chaleureusement applaudi, vint le temps des questions et certains en avaient préparé un lot. Des problèmes très techniques auxquels la Ministre répondit avec la même assurance : concept du développement rural ? Objectif 5, mesures structurelles, Fonds d'Investissement Agricole, développement des milieux ruraux défavorises (Ardenne par exemple), formation, agro-environnement, productions forestières, aides à la transformation et à la commercialisation... Opportunités nouvelles aussi, comme le tourisme à la ferme, la rénovation des villages.

On revient aux bio-carburants avec les limitations de production imposées par les Etats-Unis, et sur la concurrence des nouveaux pays : prix inférieurs pour la main d'oeuvre, les lois sociales, les assurances, le foncier, face aux coûts de la Belgique où l'intervenant relève les frais pour la mise aux normes, le prix des médicaments en hausse, la suppression de certains médicaments pour bovins.

Dans cet élargissement, rappelle la Ministre, il y aura forcément des éléments positifs et négatifs. Il faudra éviter les distorsions concurrentielles, mais ils devront respecter les mêmes normes que nous pour exporter chez nous. Certaines normes ont déjà été améliorées : pour l'élevage de poules notamment (de 6.000 on est passé à 20.000 poules) et les bovins (de 300 à 600). On a évoqué aussi les capacités de stockage des effluents, conditions inacceptables actuellement, illogiques. Mais, répond Mme Laruelle, le politique ne doit pas tout faire : par exemple, ce n'est pas son rôle de trouver des débouchés pour les productions nouvelles : celui qui veut se lancer dans la production d'échalotes ou dans les produits « bio » doit luimême d'abord s'assurer des débouchés possibles.

En conclusion, il est évident que le passage à l'Europe des 25 va causer bien des remous et reste un grand point d'interrogation.

Mais cet exposé fouillé et le débat ont fait de cette visite ministérielle une très intéressante réunion qui s'est achevée dans une excellente réception : les agriculteurs, sandwich et verre en main, sont restés de longs moments encore à commenter et discuter de cette importante modification de la donne européenne dans leur secteur.

J.R.

Névremont

A notre connaissance, il n'existe que deux, peut-être trois cartes postales éditées sur le hameau de

Névremont. Celle-ci est sans doute la plus connue. Mais elle ne présente guère de différence avec l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui.

Il est difficile de donner une date à cette carte, pour cette même raison.

L'indication « croisée des chemins d'Aisemont et de Tamines » est tout à fait erronée. A gauche, c'est la ruelle du Charron et à droite la ruelle du Maréchal.

Peter Pal est décédé

On se souvient que M. Peter Pal, inspecteur de police dans la Zone de Fosses, avait été victime d'un grave accident, le 21 mars dernier, alors qu'il manoeuvrait sur les lieux d'un accident à Biesme : tandis qu'il organisait la circulation, il fut brutalement percuté par une voiture dont le conducteur, sous l'influence de la boisson, n'avait pas pu éviter une violente collision ; interrogé le lendemain, il déclara ne se souvenir de rien ; et il fut relâché.

Le policier, lui, fut hospitalisé dans un état critique à Charleroi et, après plusieurs jours de coma et plusieurs interventions chirurgicales, il est décédé ce mardi.

Agé de 41 ans, marié et père de deux enfants et habitant Gerpinnes, Peter était le fils de M. et Mme Sandor Pal, habitant route de Mettet. Il était entré comme garde champêtre à Gerpinnes en 1985, fut nommé agent brigadier en 1995 et brigadier principal en 1997. Le 1er juin 1999, il était incorporé à la police de Fosses et passa dans la Zone de Police EntreSambre-et-Meuse au 1er janvier 2002 avec le grade d'inspecteur. Il était unanimement estimé de ses chefs et de ses collègues ; c'était un homme jovial et souriant, calme et d'un grand dévouement ; il savait, en toute humilité et discrétion, rendre de grands services ; et dans sa profession, c'était un policier honnête, rigoureux, mais courtois et humain.

Ses funérailles auront lieu en l'église de Gerpinnes ce vendredi 16 avril à 14 heures 30 ; ses collègues de la Zone lui rendront les honneurs dans l'émotion que l'on devine.

A M. Sandor Pal et à ses enfants, nous présentons nos condoléances émues.

En mémoire de Peter

Un de ses collègues, nous transmet ce petit mot que nous ajoutons

Il avait deux petits enfants et n'avait que 41 ans. Le 21 mars, sa vie s'est arrêtée. Pendant trois semaines il a lutté contre l'issue fatale. Hélas, ce lundi 12 avril, la mort a eu raison de notre ami et collègue Peter.

Le 21 mars, tu as été massacré par un chauffard assassin, se trouvant sous l'emprise de la boisson alors qu'avec ton collègue Eric, tu sécurisait la circulation sur les lieux d'un banal accident. Ta bonne humeur et ton rire communicatif nous manquent

Mes pensées vont vers ton papa, ton épouse et tes deux enfants. J'ose espérer que justice sera rendue afin que cela n'arrive plus jamais à d'autres, innocentes victimes de leur devoir.

A. PEROT

 

Des vols en série

Dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs habitations de la rue Donat Masson à Fosses, ont été visitées par un ou des inconnus. Les préjudices sont dérisoires pour certains, mais très importants pour d'autres. Certaines habitations ont subi des tentatives de pénétration qui n'ont heureusement pas réussi.

Ainsi, chez Mme Irène Michel, chez Mme Lucia Boulanger, chez Mme Irène Wilmet, chez Mlle Marcipont et chez le coiffeur Alain Duchêne, il semble qu'il n'ait pas pu réussir à entrer. Par contre, ils ont pénétré chez Gigounon, aussi dans un bureau de médiation Gréasur situé à l'arrière des anciens Ets de vente de cuisines et chez M. Guy Brosteaux, le butin serait dérisoire ou nul.

Les plus importants préjudices furent constatés chez Christophe Mauclet, où il semblerait que les choses se sont passées vers 5 h du matin. Ils ont emporté le GSM, une TV, un appareil photo et quelques autres objets dont des garnitures de valeur. Chez M. et Mme Jaradin, voisins du coiffeur Duchêne, ils se sont emparés d'une somme importantes avoisinants les 200.000 F. Chez Mauclet, ils sont entrés par l'avant de la maison ; par contre de l'autre côté de la rue, ils auraient enjambé le mur du jardin de chez Smoos, d'où ils ont pénétré ou tenté de pénétrer par l'arrière des habitations.

Les inspecteurs de la zone de police de Fosses se sont rendus sur place pour effectuer l'enquête.

Printemps des musées

Le Ministère de la Communauté Française organise, le 2 mai prochain, une journée spéciale intitulée " Le printemps des Musées ", avec la collaboration de 149 musées de Wallonie et de Bruxelles.

Le Musée du Petit Chapitre de Fosses y participe dans le cadre de son thème d'année " Noir, jaune, rouge, les couleurs de la liberté ", axé sur la Dynastie belge.

Et pour marquer l'événement, les dévoués responsables du S.I., pleins d'imagination, ont préu un petit spectacle en deux représentations : à 14 et à 16 heures, dans la cour de SaintMartin, à côté du Musée. Des comédiens y mettront en scène l'atmosphère et des épisodes de la Révolution de 1830 dans notre ville, où l'on vit non des combats mais une petite manifestation pour la liberté et le placement d'un drapeau tricolore à l'Hôtel de ville. Des dialogues savoureux, à ne pas manquer !

L'entrée au spectacle, combinée avec celle du Musée, est fixée à 2,50 € pour les adultes ; elle est gratuite pour les moins de 12 ans. Pour renseignements : s'adresser au S.I.

' 071-71.46.24.

Collision évitée

Dimanche soir, vers 22 h 30, une VW Bora, occupée par trois jeunes gens de Biesme, se dirigeait vers Mettet. A hauteur du camping Les Viviers 2, elle effectua une manoeuvre de dépassement d'un véhicule, mais se trouva face à une Ford Galaxy qui venait en sens inverse. Pour éviter la collision, la VW braqua vers la droite, puis redressa vers la gauche ; la voiture devint alors incontrolable. Elle zigzagua et, après avoir arraché quelques arbrisseaux, termina sa course sur le flanc. Les trois occupants n'ont pas été blessés, mais la Ford Galaxy, de couleur gris clair métallisé, a poursuivi sa route.

Les inspecteurs de la zone de police locale, ainsi que les pompiers de Fosses, se sont rendus sur les lieux pour procéder aux constatations.

Pèlerinage à Beauraing

Comme chaque année, durant le mois de mai consacré à Marie, la paroisse organise un pèlerinage à Beauraing le jeudi 6 mai prochain.

Un car sera disponible pour la région; il fera arrêt aux Quatre-Bras à 9 h 50 et à Bambois (église) à 9 h 55. Dès l'arrivée au sanctuaire marial, une messe sera célébrée à 11 heures pour tous les pèlerins du jour. A midi, dîner ou pique-nique. A 15 h, chemin de croix au Sanctuaire; à 16 h, goûter avec les participants du séjour des malades et personnes âgées terminant leur triduum; à 17 h 30, célébration mariale, chapelet, salut à l'Aubépine et retour à 19 heures.

Le prix du déplacement en car est de 12 €, à payer dans le car. Il faut s'inscrire au plus vite chez M. le doyen,

' 071-71.12.11.

 

La Sainte-Brigide

Dans deux semaines, le premier dimanche de mai nous ramènera le traditionel pèlerinage à sainte Brigide. Les membres de la Confrérie SaintFeuillen mettent la dernière main aux préparatifs mais on sait déjà qu'il y aura, outre l'habituel concert de la Philharmonique au réfectoire du Home et la Fête des Fleurs de l'Amicale des Pensionnaires, la messe des pèlerins à 11 heures, avec la participation d'une délégation de la Confrérie Ste-Brigide d'Ayeneux et de la Confrérie Saint-Feuillien du Roeulx, la bénédiction des baguettes, le tour de la chapelle et, sous le chapiteau, un dîner démocratique et musical. On pourra aussi visiter l'oratoire irlandais érigé et agréablement aménagé dans le bas du parc.

Exposition

La galerie du Syndicat d'Initiative, place du Marché, sera occupée du 10 au 29 avril par un groupe de peintres amateurs de Barbençon : aquarelles abstraites de J. Delenne et Martine Ruytinx ; peintures expressionnistes de Josette Igot ; pastels de Denise ; aquarelles lumineuses de P. Soutmans ; dessins et céramiques de Noëlle Lecuyer. Des artistes de réelle valeur.

Le vernissage de cette remarquable exposition aura lieu ce vendredi à 19 h 30. L'exposition sera ouverte dès samedi durant les heures de bureau : de 9 à 16 heures en semaine, de 10 à 17 heures le weekend. Entrée gratuite.

Fabian et ses chevaux... Formidable succès

Le spectacle " son et lumières " de Fabian Van Ryssel et ses chevaux Sisko et Magouille, largement annoncé notamment dans les cercles équestres, a attiré dimanche une foule considérable (1.500 personnes ?) autour de la piste aménagée au fond du camping Le Pachy à Bambois. Et le spectacle fut à la hauteur des espérances des spectateurs : un enchantement surprenant, merveilleux. C'est incroyable ce que Fabian réussit à faire avec ses deux complices. On voit parfois des dresseurs de cirque réussir de belles choses avec des chevaux ; Fabian, apparemment, fait davantage encore.

Tout commence par un conte : une fillette, surprise, se demande si elle rêve et ce qu'elle va voir ; sa fée lui raconte l'histoire de Fernand, débardeur dans le Bois l'Abbé tout proche, aidé de Gérard : ce sont les deux grands-pères de Fabian. Démonstration de débardage avec un gros cheval ardennais. Puis vient Fernand, handicapé par la chute d'un arbre, menant un poney monté par un enfant : Fabian fait connaissance avec le cheval et c'est le début d'une grande histoire d'amour, de passion même pour les chevaux que lui communiquent ses grands-pères.

Brusquement retentissent les sons de tambours et fifres : Fabian apparaît en prestigieux officier des Zouaves, à la tête d'une compagnie de marcheurs, des délégations de toutes les compagnies fossoises de la Saint-Feuillen ; et on se souvient qu'en 1998, au feu de file, il ne s'était pas contenté de passer à cheval en saluant devant le porche de la collégiale, mais avait réussi à faire agenouiller sa monture 1 Les marcheurs font le tour de la piste, repassent devant une sorte de porche pour un feu de file, puis s'alignent pour une décharge que Fabian commande, passant a trois mètres à peine du tir des tromblons 1 Dans un nuage de fumée, Sisko ne bronche pas.

On apprend alors que Fabian a rencontré Jean-Marc Imbert, un maître dresseur, qui lui a donné une formation de dressage et on voit le cheval, admirable de précision, suivre les ordres verbaux de son maître : sans bride ni fouet, rien qu'à la voix, Sisko virevolte, tourne, recule, marche de travers, exécute le " pas espagnol " (genou plié-levé, en rythme), s'assied ou se couche...

Après l'entracte,, reprise de ces démonstrations étonnantes et admirables, et Sisko salue, genou à terre.

Vient aussi le poney Magouille mêmes figures, alternances de galop et " au pas ", rien qu'à la voix. Il se dresse sur ses pattes arrières, avance et tourne sur place. Puis Sisko s'assied, pattes de devant bien raides, tête dressée, et Magouille vient placer ses pattes avant sur son dos. Les deux chevaux se couchent et Fabian, debout sur l'arrière-train, salue des deux bras levés.

Une " première mondiale " : le cheval en feu ! Dans la pénombre apparaissent six moines porteurs de torches ; Sisko tournoie devant eux, puis brusquement la couverture qu'il porte sur le dos s'enflamme et Sisko continue comme si de rien n'était Alors qu'on sait la frayeur naturelle des chevaux devant le feu.

La finale fut plus spectaculaire encore : utilisant la légende de Pégase, le cheval ailé, Fabian-Persée, après un combat de chevalerie, s'envole avec Pégase-Sisko dans les airs, emporté par une grue ! Impressionnant ! Et ce n'est pas tout : dans le récit du Déluge, Noé emporte tous les animaux dans son arche mais la licorne n'y est pas admise et traverse l'étang à la nage, pour venir mourir sur la grève... Très beau et émouvant. Avec en apothéose une réunion d'enfants et un feu d'artifices.

Vraiment, ce fut un spectacle de toute beauté, inédit, surprenant, étonnant, du jamais vu.

Un tout grand bravo donc à Fabian, devenu d'emblée vedette d'un show incroyable. Sans oublier ses deux complices, Sisko et Magouille, admirables de confiance totale, de calme et de réussite de leurs exploits.

Fabian tient à exprimer ses vifs remerciements aux sponsors, au bourgmestre de Fosses, aux ouvriers communaux, à tous les aides bénévoles et au nombreux public.

Un spectacle aussi sensationnel, on en redemande !

Sur les pas de Jean XXIII

et de François d'Assise

La paroisse e Fosses organise un voyage-pèlerinage sur les pas du pape Jean XXIII et de St François d'Assise, du lundi 21 au mercredi 30 juin 2004. Ce sera l'occasion de vivre un temps de pèlerins e, sur les pas de ce bon pape de ouverture du Concile : depuis son village natal à Sotto il Monte, en passant par Bergame et Venise où il fut patriarche. Ensuite via Padoue où nous ferons connaissance avec St Antoine, nous nous dirigerons vers Assise pour découvrir les lieux de la mission de St François et de Ste Claire.

Nous vivrons aussi un temps d'émerveillement de ces régions d'Italie. Grâce à des guides et du Padre Nicolas, aumônier des Italiens en Basse-Sambre, nous découvrirons les villes de Bergame, Venise et Assise.

Tout voyage comporte un temps de convivialité. Nous goûterons aux odeurs de la cuisine italienne.

Le voyage se fait en car. Si vous êtes intéressé par ce voyage, veuillez prendre contact avec le

Doyen Vannoorenberghe,

place du Chapitre 8,

Fosses-la-Ville

' 071-71.12.11

Programme

Lundi 21 iuin :

Départ de Fosses et Spy vers Lugano. Souper et logement à l'Hôtel Airolo.

Mardi 22 juin :

7.30 : déjeuner et départ vers Sotto il Monte (village natal des Roncalli, 110 km)

11.00 Messe en l'église où fut baptisé le futur pape Jean XXIII

12.30 Dîner au Ristorante Casa de Pellegnno

14.30 Visite de la maison natale et du musée de la vie rurale au temps des Roncalli

17.00 Départ vers Bergame (20 km). Souper et logement à l'Hôtel Donizetti "". Soirée libre.

Mercredi 23 juin :

7.30 Déjeuner

9.00 Visite de la vieille ville de Bergame

12.00 Dîner à l'Hôtel Donizetti

14.00 Départ vers Venise (230 km). Souper et logement à l'hôtel Brioni "" à Lido Di Jesolo.

Jeudi 24 iuin :

7.30 Déjeuner 8.30 Visite de Venise avec guides

Dîner libre.

18.30 Retour et souper à l'hôtel.

Vendredi 25 juin :

7.30 Déjeuner

8.30 Visite libre de Venise toute la journée. Dîner libre. Achats.

18.30 Retour et souper à l'hôtel.

Samedi 26 iuin :

7.30 Déjeuner

8.30 Départ vers Padoue (St Antoine), (75 km)

10.00 Visite du lieu de pèlerinage et messe

12.00 Dîner et départ vers Assise (400 km)

18.00 Souper et logement à l'Hôtel Cenacolo Francescano " à Assise. Soirée libre.

Dimanche 27 juin :

7.30 Messe et déjeuner

9.00 Visite de la ville d'Assise

12.30 Déjeuner à l'hôtel

14.00 Suite de la visite d'Assise

19.00 Souper à l'hôtel et soirée libre.

Lundi 28 juin :

7.30 Déjeuner

8.30 Départ vers Rieti

10.00 Messe à Greccio (1 re créche de Noël)

12.30 Dîner à l'Hôtel Ristorante da Valentino

14.00 Visite de divers lieux qui ont marqué la vie de St François et Ste Claire.

19.00 Souper à l'hôtel et soirée libre.

Mardi 29juin :

7.30 Déjeuner

8.30 Visite de Gubbio (le loup)

10.00 Messe

12.00 Dîner à l'hôtel et départ vers la Suisse (560km)

20.00 Souper et logement à Lavorgo (Suisse)

Mercredi 30 juin :

Déjeuner et retour vers nos maisons.

Repas à vos frais dans les resto-routes.

Il y a10 ans

- Les pompiers de Fosses inaugure du nouveau matériel : une échelle avec nacelle, qui développe 26 m avec développement latéral de 18 m.

- Un couple fossois meurt dans un accident de la route à Fumaux : Armand Focroulle et son épouse Edith Michiels revenaient d'un dîner d'anniversaire de 20 ans de mariage !

- Laetare et Télévie animent le mois de mars 1994 avec le succès espéré.

- Les patros de Fosses fêtent leur 50 années d'existence avec faste. De nombreux anciens rallie Fosses pour la circonstance, le 30 avril 1994.

- La RUS Fosses bénéficie d'un second terrain, devenu indispensable en raison du nombre d'équipes de jeunes alignées par le club.

- Sept membres du Footing Club participeront à une marche vers Orbey : 448 km (départ le mardi 3 mai).

Photo rétro

Le magasin Drapier vers 1910

Voici une bien belle photo remontant aux environs de 1910. On y voit- la façade du " magasin Drapier ", rue du Chapitre (actuellement Dago-oda) : à la fois épicerie, mercerie, quincaillerie, c'était un de ces magasins où, comme souvent à l'époque, on trouvait un peu de tout. Les vitrines ont évidemment changé, mais la porte d'entrée est toujours surmontée de l'enseigne du " Lion d'or " car le bâtiment fut autrefois maison de chanoine puis auberge et le cartouche que tient le lion porte l'inscription : " Au Lion d'or - Bon logis à pied et à cheval - 1737 ". Cette enseigne vient d'être heureusement restaurée et redorée.

Sur le seuil posent Rosa Lainé et sa nièce Rosa Drapier. La famille Drapier était largement connue des vieux Fossois. Florent, né à Châtelet en 1843, avait épousé en 1882 Marie-Josèphe Lainé, née à Fosses en 1854. Ils eurent 7 enfants : Marie, née en 1885 ; Emile, en 1886 ; Jeanne en 1888 (elle épousa Georges Charlier, officier à l'armée belge) ; Joseph en 1890 (il épousa une flamande, Ida Goossens et, après une longue absence, ils revinrent habiter au bas de la route de Bambois) ; Elise, née en 1891 ; Jean en 1894 (combattant de la grande guerre, mort en Flandre en 1918) et Rosa, née en 1896. A part Jeanne et Joseph, les autres enfants restèrent célibataires.

Avec eux habitait Rosa Lainé, née à Fosses en 1859, que l'on voit sur la photo, et qui était avec sa soeur titulaire du magasin : " Drapier-Lainé et soeur ". La jeune fille que l'on voit à côté est Elise qui, avec sa soeur Rosa, continua le commerce jusqu'après 1945. Quant à Emile, menuisier et bricoleur, il fut toute sa vie l'homme à tout faire de la paroisse : monter le catafalque pour les enterrements, les tribunes pour les processions, entretenir la collégiale, organiser l'éclairage...

Emile est décédé en 1955, Marie en 1963, Elise en 1967, Rosa en 1975 et Joseph en 1978. Seuls descendants de cette belle famille fossoise, Jeanne, épouse Charlier, qui eut deux enfants

En outre, cette belle et grande famille recueillit un bébé trouvé à Taravisée le 21 août 1914 : Noëlla Genot, née à Ham-sur-Sambre le 6 décembre 1913. Fuyant les combats de Ham pour se réfugier dans les bois, sa mère l'avait emportée dans son tablier mais le bébé était tombé sans qu'elle s'en aperçoive. Il fut trouvé par des soldats français et ramené à Fosses par le Lieutenant Rouyer qui le confia à la famille Drapier, une des rares à être restée sur place en 1914. Par après, l'enfant fut pratiquement adoptée par ces gens généreux et Mimie Drapier devint religieuse chez les Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul (les " soeurs à cornette "). Elle revenait parfois à Fosses en congé ; quant au lieutenant Rouyer, il revint lui aussi de sa Bretagne pour donner à Fosses une conférence sur les combats de la Sambre. Titulaire de la Légion d'Honneur, c'est lui qui remit cette haute distinction à un Français devenu Fossois, Henri Ravenaux. On voit ainsi combien de souvenirs peut raviver une simple photo trouvée dans des archives familiales. Aussi, si vous en possédez dont vous ignorez les détails, plutôt que de les jeter, confiez-les au Cercle d'Histoire : un petit détail peut s'avérer intéressant.

Interventions des pompiers

Le 25 mars : appel des pompiers pour un nettoyage de route (huile), route de Gougnies à Biesmes.

Le 28 : ambulance suite à la chute d'une moto, au carrefour de Scry à Mettet : deux blessés conduits à Val de Sambre à Auvelais.

Le 28 : intervention des pompiers suite à une pollution au mazout du ruisseau du Val Tréko à Vitrival.

Le 28 : appel des deux ambulances et des pompiers avec matériel de désincarcération, suite à un accident route de Mettet à Fosses : deux blessés conduits à Auvelais.

Le 29 : ravitaillement en eau au camping du Lac, à Maison.

Le 29 : appel de l'ambulance et des pompiers et plongeurs, à Franière, place de la Gare (fausse alerte).

Le 30 : ravitaillement en eau au camping du Lac à Maison.

Le 30 : appel des pompiers pour un feu de bois à Floriffoux.

Le 31 : appel des pompiers pour le feu dans une voiture au chantier Falque à Sart-Saint-Laurent.

Le 1 er avril : appel des pompiers au carrefour d'Oret à Mettet pour un motard qui décéda à la suite d'une chute

Les 3, 4, 5, 7, 8 et 13 : ravitaillement en eau au camping du Lac à Maison.

Le 3 : pollution au mazout au camping du Val Tréko à Vitrival.

Le 4 : feu de cheminée à Buzet, route de Fosses 7H.

Le 5 : ambulance et pompiers pour un accident route de Tamines à Fosses, un blessé conduit à Auvelais

Le 7 : ambulance et pompiers à Florennes pour un exercice de simulation d'un crach d'avion.

Le 10: appel des pompiers pour un feu de cheminée à Scry, rue des Bosseuses (fausse alerte).

Le 12 : ambulance et matériel de désincarcération pour un accident route de Mettet (pas de blessé).

Le 13 : pompiers pour feu de cheminée, rue du Calvaire 40 à Franière.

Qui était Louis Canivet ?

Lors du dernier Laetare, nos Pierrots musiciens qui animent la danse, jouent sans arrêt cette air connu de tous les Fossois, dont le compositeur est un certain Louis Canivet.

Cette année, la société fêtait les 135 ans de cette musique propre à notre folklore. Et à ce propos, nous avons retrouvé un article paru dans Le Messager en 1994, apportant quelques détails sur la vie de cet homme qui s'est consacré presqu'entièrement à la musique.

On apprend dans cet article, dont nous rappelons les principaux faits, qu'à son arrivée à Fosses, il était tuba solo à l'Harmonie Sainte-Marie d'Oignies à Aiseau. Sous sa baguette et après un travail acharné, la Philharmonique de Fosses obtint d'éclatants succès.

Louis Canivet, né à Binche le 24 avril 1847, n'avait donc que 22 ans quand il composa la célèbre musique de chez nous. Durant sa vie, il écrit plus de 800 compositions et aussi de nombreuses chansons pour Jacques Bertrand, un parolier réputé. Il est ainsi l'auteur de : Pays de Charleroi, Raculotons-nous, L'Hymne du Pays noir, Sintè corne èin' keûr bat, Quézène au Mambourg, de célèbres chansons du Pays noir que l'on fredonne encore aujourd'hui. Sa mort survint alors qu'il était encore en train de composer, paraît-il.

En apportant au folklore fossois une musique appropriée, il contribua fortement à son succès. Car jusque là, les Chinels dansaient sur des airs de fifres et tambours.

Louis Canivet eut 3 fils et 4 filles dont la plupart connurent une certaine célébrité : Thomas, l'aîné, fut longtemps violoncelliste au Casino de Lausanne, puis s'installa en Hollande où il fonda un quatuor à cordes ; le second, Georges eut pour maître le célèbre Isaïe et à 11 ans obtenait son 1 er prix de Conservatoire. Il se fixa en Suisse où il fut professeur de musique et dirigea différentes célèbres formations dans ce pays.

Son fils Richard resta en Belgique et, après 5 années de captivité en AIllemagne, s'installa comme fermier à Wépion.

Parmi ses filles, l'une fut pianiste et violoniste ; une autre se distingua dans la peinture et l'aquarelle.

Les dons d'artiste et de musicien de Louis Canivet se transmirent donc dans sa descendance.

Sart-Eustache Théâtre wallon

La troupe du théâtre de Sart-Eustache « Li Saut AI' Stache » (membre de la Fédération royale namuroise de l'Union culturelle wallonne) présente ce week-end, en la salle « Au Saut », place Communale, une soirée wallonne. Au programme

- Li Fausse Mave

comédie en 1 acte de Claudine Franceschini et Françoise Honnay, interprétée par « Les Kinikes ».

- Faît pus tranquile vêci

une comédie en 3 actes de Chr. Derycke, adaptée en wallon namurois sous le titre One cops di Pères, par Jules Goffaux. Arr. Joseph Daffe.

- le vendredi 16, à 20 h

- le samedi 17, à 20 h

- le dimanche 18, à 16 h.

Les réservations sont conseillées ' 071-38.85.64

- PAF : 6 euros (5 én prévente au S.I., place du Marché).

Vitrival Brocante annuelle

Le samedi 8 mai prochain, de 8 h à 18 h, le comité de la Marche SaintPierre de Vitrival organise sa traditionnelle brocante libre et ouverte à tous. Comme les années précédentes, un stand pour la petite restauration est prévu sur place et réservé au comité organisateur.

La brocante s'étendra rue Boisdes-Mazuys. Installation des vendeurs dès 6 h.

Les emplacements ont une dimension par 1 m, sur 2 m de profondeur et le prix fixé à 2 euros par mètre.

Renseignements (après 18 h) aux

È 0495-76.23.75 (Guy Duret)

È 0496-96.61.14 (Georges Louis)

Sart-St-Laurent Souper du T.T. Sartois

Le comité du Tennis de table de Sart-Saint-Laurent organise son souper-dansant annuel le vendredi 30 avril, à partir de 20 h, au Centre sportif de Sart-Saint-Laurent.

Au menu

- Apéritif T.T. Sartois - Assiette ardennaise

- Américain, frites, salade,

ou Boulettes sauce tomate, frites - Café et dessert

Ce menu est proposé au prix de 12 euros (6 euros pour les enfants de moins de 12 ans). La réservation doit se faire avant le 25 avril auprès des responsables suivants

D. Populaire ' 071-71.30.28 È 0476-81.73.50

Yvan Tahir ' 071-71.26.84 È 0496-80.37.01

Thierry Lepinne ' 071-71.25.27È 0494-65.04.63

Les séparatistes wallons et

le gouvernement de Vichy

Il a fallu que M. Hervé Hasquin publie ce livre pour qu'éclate au grand jour ce qu'on s'efforçait de cacher la trahison d'une bande qui complotait pendant que les patriotes mouraient torturés, déportés, enfermés dans des camps de la mort et tombaient fusillés en criant « Vive la Belgique ».

Derrière eux, après eux, des torrents de larmes, la misère pour les femmes ayant perdu leur mari, les parents ayant perdu leur enfant et les enfants qui ne connaitront pas leur père

Pourquoi cet omerta, ce silence coupable autour de cette abjection ? Est-ce parce qu'on se refusait à voir la réalité : ce ramassis de crapauds voulait dépecer notre pays avec l'aide de l'Allemagne et de fa France (à l'Allemagne la Flandre, la Hollande, les cantons de l'Est, l'Alsace, la Lorraine et le Grand-Duché - à la France La Wallonie, la partie de la Suisse où l'on parle français et le Val d Aoste (p. 146). « D'ailleurs, on sait d'ores et déjà que le Grand-Duché de Luxembourg n'existera plus » (p. 148).

nLe fameux abbé Mahieu taxait, par la même occasion, la langue wallonne de « patois » (p. 139) et « Victor Hugo a entendu les habitants de biant parler le flamand, ce qui n'est qu'un patois roman » (p. 147.

Pour les Wallons établis en Flandre et qui voudraient revenir en Wallonie, ou des Flamands francisés « il ne semble pas désirable de renforcer par des apports germaniques les régions du Nord » ... Il vaut mieux les installer au sud de la Loire... En outre, quand ces immigrants seront nantis (sic) d'un nom germanique, il serait sage de les obliger à adopter un nom français... Un décret devait être pris en temps utile, rendant obligatoire le changement de nom (p. 149). Mahieu organise théoriquement une déportation des Belges ! Quel délire chez ces aliénés, rampant sur le ventre pour pouvoir Kollaborer ! Quelle honte d'avoir, dans notre pays, de pareils fantoches ! Même le traitre Degrelle gardait, dans sa kollaboration, une certaine dignité !

Cette racaille, subventionnée par le gouvernement de Vichy, était bien nourrie, bien logée et bien fournie en argent par le Crédit Lyonnais, pendant qu'en Belgique, des gens risquaient leur vie dans la Résistanbce et souvent la perdaient.

Pendant ce temps, un de mes cousins, résistant, était tué en Gaume un autre, prisonnier, mourait en captivité en Allemagne, un autre arrêté, était emmené au Mur de l'Atlantique, d'où il s'évadait, un autre était déporté à Buchenwald pour en revenir avec une santé dégradée.

Oui, pendant ce temps, « le zèle de Thone l'amène à dénoncer les comportements de certains de ses

compatriotes, au risque même de mettre leur sécurité en danger. Rien ne l'obligeait pourtant à commettre ces délations ».

Se muant de crapaud en scorpion, Thone attire l'attention de Vichy sur les agissements, les « nouvelles fantaisies », comme il les appelle, de la colonie belge de Montpellier : « Une des plus inopportunes consiste dans le repérage de tous les aérodromes de la région.. A Toulouse, Leenaers a signalé une organisation, non seulement de passage, mais des désertions de compagnies de travailleurs. J'ai les documents (p. 100).

Ce Thone-là n'est pas enthousiasmé par les coups de main menés par des groupes armés de la Résistance. Ses lectures de la presse belge l'inquiètent ; il fait volontiers sien le vocabulaire de la presse collaborationniste. Ce ne sont que d' « extraordinaires exploits de gangsters » - « à se croire à Chicago » . « la série noire continue au pays ; il y a tous les jours une colonne pour les exploits des gangsters » (p. 122).

Comble d'hypocrisie : Thone « quittera, non sans nostalgie, les cotes ensoleillées du sud de la France pour les brumes parisiennes, avant de retourner en triomphateur à Liège sur les traces des Américains en septembre 1944 (p. 122).

« Le doute n'est pas permis, Thone, Mahieu et quelques autres ont été des « collaborateurs » dans le sens péjoratif du terme (H. Hasquin). « La mauvaise humeur des sphères belges à l'égard de la France actuelle provient en grande partie du fait que de très nombreux Belges qui ont séjournés en France, se sont plaints, à tort ou à raison, des mauvais traitements dont ils auraient été l'objet, en tant que Belges, de la part des Français en général, et surtout de la part des autorités françaises ».

Face à des propos aussi accusateurs, Thone se hérisse - il en connaît pourtant le bien-fondé (p. 105). André-Jean Faure, préfet horscadre depuis la mi-juin 1941, avait pris en main dès la fin de l'été 1941, le problème des camps d'internement dont il confessait que les conditions déplorables qui y régnaient ne sauraient être plus longtemmps tolérées sans compromettre la réputation d'humanité de la France (p. 105).

Ce sont les critiques de la presse internationale qui ont obligé les Français à mettre fin à ces conditions dans lesquelles croupissaient de nombreux soldats belges, dont des Mahieu et Thone ne se sont jamais souciés. Ils se sont même efforcés de les nier !

Ces ordures d'inciviques n'ont jamais été jugées. Elles n'en donnent pas moins envie de vomir sur eux.

Récemment, à la VRT, j'ai vu un ancien kollabo, qui avait participé au massacre des patriotes et de leurs familles pendant la guerre à Meensel-Kiezegem et qui ne se repentait pas. Condamné à mort, il n'a jamais été exécuté ! Cela donne une envie folle de faire justice soi-même !

... Mais...

R.A.A. VIROUX

Il y a 50 ans

Les laits marquants de chez nous en mars et avril 1954 - Le Laetare 1954 (le 28 mars) se

prépare avec quelques groupes étrangers : L'Echo, de Verviers ; les Gais Moissonneurs de Luttre ; le Tour de France d'Auvelais, les Gilles du Pays Noir de Charleroi ; les Joyeux Malinois, de Tirlemont. Cinq groupes étrangers mais par contre, pas encore de groupes locaux à part les Chinels.

Les groupes son emmenés par les Sapeurs, en tête avec un tambour-major.

- Décès à Le Roux de Joseph Galloy, qui fut bourgmestre de Vitrival en 1920 puis en 1921 démissionne pour aller s'installer à Le Roux. Son père (Joseph) mais aussi son grand-père (Pierre) furent bourgmestres de Vitrival de 1828 à 1861.

- Un bulletin paroissial est né à Bambois : La Voix de Bambois, édité par le bouillant abbé Pierard.

- Elections provinciales (+ Chambre et Sénat) le 11 avril

- chez les Socialistes, le candidat fossois Donat Masson obtient 1.297 voix (14.613 au total de la liste) ;

- au P.S.C., Joseph Poskin en récolte 1.235 sur un total de 10.946 ;

- chez les Libéraux, Jules Gosset en obtient seulement 73 et Denis (de Le Roux) 1402.978 pour la liste)

- et sur la liste Communiste, Colin en obtient 2 ! (sur un total de 1.183).

- Aux carrières Moreau à Aisemont remise de médailles de 1 re et 2e classe à 13 membres du personnel, dont quelques Fossois, Aisemontois et Vitrivalois.

- Grande fancy-fair aux Ecoles libres, qui s'étale sur 3 jours : samedi, dimanche et lundi.

- La troupe Aimé Courtois au sein de laquelle évolue Jules Goffaux, se produit en la salle André Lambert à Haut-Vent : très gros succès !

- Au Cinéma Moderne, on passe les films : Tonnerre sur le Temple, Fandango (Luis Mariano), Un chapeau de paille d'Italie, Le retour de Dom Camillo (Fernandel), Limelight (Ch. Chaplin), Le fils du visage pâle, L'étrange Amazone, Le choc des Mondes et Jeux interdits.

Il y a 100 ans

N° 14 du 3 avril 1904 SART-SAINT-LAURENT. - Dimanche dans la matinée, le garde Beguin au service de la famille Genard, a surpris dans un bois deux individus ccupés à scier des peupliers sur pied esurant 7 m de hauteur. A la vue du garde, les délinquants prirent la fuite, mais l'un d'eux, le nommé J.V., demeurant à Franière, put toutefois être rejoint. Procès verbal fut dressé.

N° 15 du 10 avril 1904

FOSSES. Jeu de balle de la Briqueterie, à 2 heures : Mettet (Isatsse-Chauvier) et Fosses (Lainé-Milquet).

N° 16 du 17 avril 1904

Textes issus de la chronique des petites annonces

- A vendre : charrette à chien. S'adresser bureau du journal.

- A vendre chez M. Leroy à Tamines une bonne bienuse à betteraves, presque neuve et 2 bons cribles.

- Pour la chasse, un chien marchant bien, à vendre, 2 ans, il pointe bien. S'adr. bureau du journal.

- A vendre d'occasion un four Peters, pour 12 pains, chez Mme Leborne à Fosses.

-Vente pour cause de non emploi, une machine à battre à la main, nouveau système. Adr. bureau du j.

- Un tas de fumier à vendre chez Donat Guillaume au Try-al-Hutte.

- La maison Désiré Honnay (en face de chez Richir) est reprise par Jules Henroteaux-Clause, plombier-zingueur, place de la Goete à Fosses.

- Le sieur Jules Lepinois-Gosset, près de la Gare à Fosses, se charge de tout voiturage et de déménagement.

-On demande de suite chez Ernest Lebrun, à Mettet (St-Roch), deux bons ouvriers tailleurs de pierre pour la fabrication de monuments funéraires.

Vous cherchez une .

AIDE POUR LE JARDIN ? (nettoyage, pelouses, haies, etc.)

Vous cherchez une

AIDE POUR LE BRICOLAGE ? (peinture, menuiserie, plomberie, etc.)

Vous cherchez une

AIDE ADMINISTRATIVE ?

Vous cherchez une AIDE dans le domaine de l'HORTICULTURE ou de l'AGRICULTURE ?

Alors, faites appel à

l'AGENCE LOCALE

POUR L'EMPLOI (asbl)

Rue V. Roisin 9d, 1 er étage FOSSES-LA-VILLE

Tél. 071-71.34.36 (Fax 071-71.47.95) GSM 0475-89.26.19

Pascottini Philippe, président Lenoir Alain, agent technique Legrain Sylvie, agent techn.

Il vous en coûtera 4,95 euros/heure avec possibilité légale de déductibilité fiscale (jusqu'à 793,26 euros net/an.

Possibilité légale de mettre des chômeurs de longue durée au travail. Rapidité de service.

Les rencontres de ce dimanche
(dernière journée)

Div. 3 - B:

Moustier - Yves

Bossière - Florennes

Thy-le-Ch. - Temploux

St-Gérard - Philippeville

Bambois - ES Frontières

Velaine - Ham

Div. 4 - B

Fal.-Aisemont - Soye-Flor.

Mazy - Fosses

Vedrin - Sombreffe

Grand-Leez - FCO Namur

Belgrade - US Auvelais

Bois-de-Vill. - Caps Namur

BAMBOIS - FRONTIÈRES

2 - 0

En remportant la totalité de l'enjeu, les « Plagistes » ont définitivement assuré leur maintien. La première occasion revint pourtant à Marée. Mais Bambois équilibra les échanges jusqu'au repos.

A la reprise, Bambois appuya sur l'accélérateur et à la 68e, Gelndza, d'une reprise de volée, déflora la marque. Trois minutes plus tard, Daxhelet, sur un centre de Borbouse, consolida le succès visité.

FAL.AISEMONT - FLOREFFE

1 - 3

Ils ont fait tout ce qu'ils ont pu. Mais cela n'a rien donné.

Soye-Floreffe s'est bien imposé, mais la victoire de Tamines anéantit les espoirs de Freddy Debaty, qui avaient encaissé un but en début de rencontre sur une action de Marc Denis. Mais Moïse Attaba a rapidement égalisé.

Ensuite, Chapelle et Meingal ont permis à Soye-Floreffe de s'imposer.

Dommage . pour le « Braconnier » qui voulait quitter Soye, pour rejoindre les rives mosanes, sur une bonne note.

MAZY - FOSSES

1 - 0

Fosses ne s'est pas présenté à Mazy en victime consentante et a démontré ses capacités.

Les deux équipes ont donc fait jeu égal mais l'inévitable Jean-Marc Tanasse a permis aux hommes de Patrick

Mathieu de fêter leur montée en P3 sur une dernière victoire.

Son but est tombé à dix minutes de la fin.