N°15    09 avril 2004

Violences

Ce début d'avril, plein d'espoir de printemps, nous ramène hélas à un horrible 10e anniversaire : celui du génocide du Rwanda. Pris d'une épouvantable folie meurtrière, et surtout manipulés par d'habiles politiciens et une radio criminelle, des centaines de milliers de Hutus ont massacré près d'un million de leurs compatriotes Tutsi et Hutus modérés, favorables à une entente pacifique. Outre ces monceaux de cadavres, ce vide immense créé dans la population, il reste des centaines de milliers d'orphelins, de femmes violées, de blessés, jusqu'à des enfants amputés des deux mains à coups de machette... On se demande toujours comment pareilles horreurs, pareille cruauté ont pu se produire.

Ce fut une réelle tragédie nationale et le quatrième génocide pour notre siècle déboussolé.

Il nous reste aussi le souvenir de nos dix Paras massacrés dans cette fièvre de violence aveugle, et les questions sans réponse au sujet de la responsabilité des Nations Unies dans cet abandon de nos soldats à la merci des tueurs.

Il reste aussi, dans ce pays meurtri, 130.000 suspects dans les prisons, mais trois fois plus de criminels en liberté, que les enfants ou les frères des victimes risquent de rencontrer. Il

reste l'insoutenable souvenir dans des mémoires d'enfants : scènes de tuerie ou de viol de leurs parents, à jamais gravés dans les mémoires...

Et pourtant, dans ce pays plus petit que la Belgique et presque aussi peuplé, parmi les plus pauvres au monde, la population garde courage et volonté de survivre. Ce beau pays des Mille Collines, malgré sa détresse morale, physique et économique, veut se battre pour vivre : incroyables et admirables qualités que l'homme réussit à puiser au tréfond de lui-même.

Violences aussi en Irak où les chefs chiites, maintenant, cherchent à soulever le peuple contre les troupes étrangères " d'occupation " : les attentats sont quotidiens, les victimes se comptent dans les deux camps. Les Occidentaux croient trop souvent pouvoir imposer leur conception politique de la démocratie dans des pays qui n'y sont pas préparés. Dans son admirable lettre au Président Bush, le cardinal de Boston B. Law rappelait que les Etats-Unis avaient, pour des raisons politiques et économiques, mis en place des dictatures : en Iran, en Irak, au Vietnam, au Chili, au Nicaragua et dans d'autres pays d'Amérique Latine. (...) " Au lieu d'envoyer nos fils et nos filles tuer des Arabes en vue de prendre possession de leur pétrole, ou d'exploiter les pays du tiers monde, disait-il, nous devrions les envoyer pour reconstruire leurs infrastructures, leurs centrales électriques, leurs installations d'eau potable, leurs hôpitaux... ". La situation en Irak risque de rappeler l'enlisement au Vietnam.

Violence toujours en Palestine. Le dernier geste de Sharon, l'assassinat du cheik Yassine, même justifié par la dangerosité et l'agressivité du personnage, n'a fait que durcir les positions ; cela s'apparente à un geste délibéré pour fermer définitivement la porte à toute négociation de paix. Au mépris du droit international - même si les actes kamikazes le sont tout autant - au mépris des conventions de Genève, le gouvernement Israélien continue d'humilier les Palestiniens, d'occuper illégalement leurs terres, de couper des parties du territoire du reste, de pousser ce peuple au désespoir. En agissant ainsi, Sharon se rend coupable de terrorisme d'Etat ; en agissant comme un dictateur criminel, il montre qu'il veut non seulement la peau de Yasser Arafat, mais aussi pousser les Palestiniens à la guerre. Hélas, sous la pression américaine, l'ONU ne peut que laisser faire.

Violence encore en Bosnie : là aussi la cohabitation entre ethnies se révèle plutôt rivalités larvées, toujours prêtes à éclater, en dépit de la présence des forces internationales.

Violence terroriste islamique : Ben Laden s'est fait des émules et alliés pour combattre aveuglément, tuant sans scrupule des civils, afin de déstabiliser les pays occidentaux et leur civilisation honnie. L'Espagne en a fait les frais et payé un lourd tribu humain, mais la menace perpétuelle pèse sur bien d'autres, telle une épée de Damoclès.

Violence chez nous, comme ailleurs, de conducteurs égoïstes, de fêtards imbibés d'alcool, cherchant à faire le coup de poing, éventuellement contre la Police : on l'a vu à Fosses le soir de Laetare. Violences gratuites et stupides dans les trains et les bus, parfois tragiques...

Violence aussi épouvantable dans les détails du procès Dutroux : là également on se demande comment un homme a pu commettre de telles horreurs. Et cependant, le procès s'égare en critiques de la Justice, des juges instructeurs, des enquêteurs : Dutroux doit bien rigoler sous cape, derrière ses poings éternellement fixés sur la bouche. Il a réussi une fois de plus à manipuler son monde, y compris le tribunal, la cour, les témoins. Il sait mentir et si les parents continuent à se poser des questions auxquelles personne ne peut répondre après huit ans d'enquêtes, lui, le principal intéressé, doit savoir. Mais il ment, se tait, se contredit ou joue sa comédie.

A une telle horrible violence risque de répondre, hélas, celle de la population : on l'a entendu maintes fois " qu'on lui fasse subir tout ce qu'il a fait aux filles l Qu'on l'enferme dans sa cage de Marcinelle, jusqu'à ce que mort s'ensuive... " Malgré tout ce qu'on entend et ce que voient les jurés et les autres au tribunal let qu'heureusement la TV ne montre pas), " Il nous faut rester dignes et humains, face à ceux et celle qui ont agi en totale inhumanité, écrivait Robert Nicolas ; basculer dans la haine et la vengeance, ce serait passer dans son camp. Il use et abuse de tous les droits que lui octroie la Justice, lui qui n'en respecte aucun ". Il met le tribunal au défi de faire respecter son droit d'accusé, il exige une cellule plus luxueuse et mieux équipée qu'un kot d'étudiant ; il exige des repas qui lui conviennent ; il exige que les gardiens le saluent en " Monsieur "... et quoi encore ? On a déjà reproché au Président du tribunal sa mollesse dans la direction des débats ; il serait temps qu'on mette un peu d'ordre dans le statut de prisonnier privilégié de Dutroux : pourquoi lui, qui devrait être le dernier à bénéficier d'avantages ? Il faut espérer aussi que l'on prenne des mesures pour faire vraiment exécuter les peines que, s'il est finalement condamné à mort, c'est-à-dire la réclusion perpétuelle, que jamais il ne puisse sortir mort, c'est-à-dire la réclusion perpétuelle, que jamais il ne puisse sortir de prison et non pas dans quelques années, comme ce pourrait être possible dans la légisation actuelle ! Ce serait un comble et, je crois, la population se révolterait. A bon droit d'ailleurs.

Certains philosophes et ethnologues prétendent qu'aucun gène humain ne pousse à la violence : trente biologistes du monde entier ont affirmé, dans la " Déclaration de Séville " en 1996 : " Il est scientifiquement inexact de prétendre que nous avons une tendance héréditaire à agir violemment. L'agressivité est instinctive, parce qu'elle est au service de la vie (protection, prédation pour se nourrir). La violence est une perversion issue de la souffrance ".

Quelle qu'en soit la cause profonde, la violence est une perversion et il nous fait la combattre. TOUS. La nonviolence du Christ, de Gandhi et de Martin Luther King ont porté plus de fruits que des centaines de discours. Si nous rejetons la violence des autres, dans la société, commençons par la rejeter de nous-mêmes.

J. R.

P.S. - Je rejette toute violence, surtout mise en spectacle. C'est pourquoi je n'irai jamais voir le film de Gibson "La passion du Christ " : sans renier ce passage de sa vie, nécessaire et inévitable, aux douze dernières heures que relate le film, je préfère me référer aux trente-six mois de son message d'amour de Dieu et des hommes.

 

Vitrival

Rue de l'Eglise

Il sagit ici d'une très vieille carte postale, où il serait bien difficile de se situer, s'il n'y avait pas la p sence, sur la partie supérieure gauche de la carte du clocher de l'église.

Sur la droite, c'était la brasserie de Pierre Galloy, qui fut maire sous le régime français.

e bâtiment devint la salle Patria, utile à bien des activités du village.

Ce groupe de personnes rassemblés pour la photo, est typique du début du siècle les dames aux longues jupes, un cheval indispensable aux travaux des champs, et les enfants caractérisant les familles nombreuses de l'époque.

 

Après le Télévie

y en avait pour tous les goûts dans le programme élaboré pour le Télévie du samedi 27 mars. L'initiateur, l'échevin Benoît Buchet, en était à sa seconde édition et, une fois de plus, il s'est donné corps et âme dans cette aventure d'un jour, avec le flegme qui le caractérise : la ronde des motos le matin, ce fut le tournoi de pétanque avec l'é uipe Rasetta insatiable avec les boules.

L'après-midi, Fabian Van Ryssel est venu donner un aperçu de ses talents de dompteur (il sera ce samedi au camping Le Pachy à Bambois, voir autre rubrique) ; ce furent aussi les side-cars qui donnent le vertige, les conseils de la police pour une bonne conduite et le mur d'escalade géré par nos pompiers. Musique ensuite avec trois groupes qui ont apporté chacun leur talent. Avec des Bambwètîs qui allient la musique et l'humour (ils seront au Pachy ce samedi). Les bénévoles étaient à leur poste afin que toutes ces organisations s'enchevêtrent au bénéfice d'un public satisfait et comblé et le tout dans la bonne humeur.

Le soir, dans le préau fermé de l'ancien athénée, le barbecue était servi dans un temps record car chacun était à son poste pour assurer la bonne organisation.

S'il faut une fois de plus féliciter notre échevin, celui-ci ne manqua pas de louanger tous les bénévoles, très motivés, qui ont accompli leur tâche à la perfection.

Fosses a ainsi récolté sa quote-part pour aider la recherche.

Tournoi de football

Un grand tournoi pour Préminimes se déroulera ce samedi 10 avril, au stade A. Winson à Fosses, à partrir de 9 heures . Vingt-quatre équipes sont engagées.

Un barbecue permanent sera à la disposition des supporters.

Un peu plus de détails sur cette journée.

Dégâts matériels

Mardi dernier, vers 5 heures, un automobiliste de Tamines, circulant route de Taravisée, au volant d'une BMW, a perdu le contrôle de son véhicule et est allé percuter un piquet de clôture. Le véhicule fut assez endommagé et un dépanneur vint enlever la voiture de sa mauvaise posture. Le conducteur est indemne.

Les faits ont été constatés par les policiers de la zone locale.

Cerce d'Histoire

Ainsi que nous l'avons brièvement annoncé la semaine passée, la réunion du cercle d'Histoire prévue pour le 8 avril (2e jeudi d'un mois pair) a été retardée, ce jour étant le Jeudi Saint. La réunion aura lieu le jeudi 15, au local habituel des Quatre-Bras, à 19 heures.

A l'ordre du jour : F. Tahir parlera d'une photo montrant des fabricants de machines pour apiculture à Aisemont. Le président donnera le 2e chapitre d'un résumé de l'histoire de Fosses (du monastère des Scots au Chapitre de chanoines), puis une étude assez curieuse sur les débuts des chemins de fer. Diverses autres questions seront au programme.

Rappelons que les réunions du Cercle sont ouvertes à tous, sans obligation d'assiduité ; il suffit d'être un peu curieux de notre histoire locale et de s'y intéresser.

Soirée Casino

On nous prie d'annoncer la soirée organisée par Les Lions Clubs de Haute-Hesbaye, Jambes et NamurVauban, le samedi 24 avril, à la salle « Le Bienvenu » à Wépion, à partir de 20 heures, au profit d'AniHosto.

La participation est de 35 euros, comprenant : l'entrée au Casino, une provision de jetons, le buffet-froid, la soirée dansante...

Les jetons gagnés en cours de soirée seront échangés contre des billets de tombola. Réservation avant le 16 avril, au cpte 732-0064846-04.

Fost-Plus

Le mercredi 14 mars, ramassage des sacs bleus, pour toutes les sections de l'entité.

Le jeudi 15, ramassage des papiers et cartons dans les sections de Aisemont, Névremont, Vitrival, Le Roux et Sart-Eustache.

Exposition

La galerie du Syndicat d'Initiative, place du Marché, sera occupée du 10 au 29 avril par un groupe de peintres amateurs de Barbençon : aquarelles abstraites de J. Delenne et Martine Ruytinx ; peintures expressionnistes de Josette Igot ; pastels de Denise ; aquarelles lumineuses de P. Soutmans ; dessins et céramiques de Noëlle Lecuyer. Des artistes de réelle valeur.

Le vernissage de cette remarquable exposition aura lieu ce vendredi à 19 h 30. L'exposition sera ouverte dès samedi durant les heures de bureau : de 9 à 16 heures en semaine, de 10 à 17 heures le weekend. Entrée gratuite.

Spectacle équestre

C'est donc ce dimanche de Pâques 11 avril, à 19 h 30, au Camping Le Pachy à Bambois, que Fabian Van Rijssel présentera son spectacle équestre inédit, avec la complicité de ses deux chevaux Sisko et le poney Magouille.

Fabian monte à cheval depuis ses trois ans ; on peut presque dire qu'il est né dans une écurie : parents et grands-parents sont aussi des amateurs et lui ont communiqué cette passion du cheval que Fabian n'a cessé de développer. A force de patience, de persévérance et d'imagination, il a réussi ce pari un peu fou d'organiser tout un spectacle avec ses deux copains Sisko et Magouille : il a avec eux une véritable complicité amicale bien sympathique et peut leur demander presque tout. Sans bride, ni selle, ils évoluent uniquement à la voix.

On se souvient que l'an dernier déjà, à la Pentecôte, il s'était rendu à Namur pour effectuer, durant le week-end, différentes figures acrobatiques et le succès avait été total.

On sait auss qu'il a parfait son expérience en allant consuler les

grands maîtres du dressage, tel que Mario Luraschi, le réalisateur des plus grandes cascades équestres du cinéma ; il rencontra aussi Marc Imbert, un spécialiste du spectacle équestre sans bride.

Il ne sera donc plus nécessaire au public de se déplacer bien loin pour admirer les prouesses de Fabian et de ses deux amis. Un curieux spectacle qui sera associé à un " Son et lumières " qui promet.

On pourra notamment assister à la « mise à feu » d'un cheval, de façon particulière ; à la « Légende de Pégase », ou le cheval qui vole, ou encore à « L'Arche de Noé », où l'on pourra voir Sisko nager dans un étang !

Le public pourra aussi assister à un tout autre défi, celui du groupe humoristique de Bambois : " Les Berverly Pils ", qui se sont illustrés récemment à l'Ecole du Bosquet dans le cadre du Télévie fossois.

L'entrée est fixée à 13 € (10 pour les jeunes de 10 à 16 ans) ; on peut obtenir des cartes en prévente à 10 € au S.I. (8 € pour les jeunes) ; gratuit pour les moins de 10 ans.

Un spectacle vraiment unique et à ne pas rater !

Un public mis en boîte

Comme annoncé, les jeunes de l'Atelier Théâtre ont présenté, mercredi et vendredi pour le public, ainsi d'ailleurs que jeudi pour les classes de nos écoles, des représentations d'une jolie petite pièce qu'ils ont imaginée, conçue, rédigée, créée et montée eux-mêmes. Partis tout bêtement d'un mot : " boite ", ils ont réalisé un spectacle plein de poésie et de surprises intitulé " Le Maitre des boîtes ". Ils ont été aidés en cela par l'animateur du stage, Mathieu Collard, metteur en scène ; mais ils ont accepté la rigueur, la constance dans la mise au point et le fastidieux des répétitions, pour arriver à bâtir cette perle de mystère et d'imagination : dans l'élaboration du scénario, à partir de ce mot " boîte ", chacun a apporté sa pierre, ses aventures ou mésaventures, les histoires qu'il voulait faire passer...

C'est ce qu'a expliqué en préambule Brigitte Romain, animatrice du Centre Culturel et notamment de cet Atelier Théâtre qui lui tient tant à coeur, avec ses remerciements : à Mme Body, directrice de l'Ecole du Bosquet, pour le prêt de la salle ; aux directeurs d'écoles : Jean-Pierre Defreyne, Mme Dantinne et Mme Mancini, pour leur compréhension et leur collaboration ; le Théâtre des Zigomars et son directeur J.P. Lacroix pour leur aide précieuse ; à son régisseur Martin Daix, revenu spécialement, de nuit, du sud de la France pour régler les lumières en véritable artiste, et aux autres de ce Théâtre.

Des mercis encore aux deux " Ben " Bernard Meuter, échevin de la Culture, plein d'idées, d'initiatives et de débrouillardise pour trouver les moyens de sa politique culturelle et relever les défis les plus fous des animateurs ; et l'autre, Bernard Michel, directeur du Centre Culturel, qui se bat pour faire aboutir la reconnaissance du centre par la Communauté Française (mais ici, un avertissement : maintenant, ça suffit ses absences pour des colloques et réunions diverses, au boulot au bureau !). Merci aussi aux ouvriers communaux, toujours si serviables. Merci surtout aux enfants : ils sont les vrais auteurs et en même temps acteurs de ce spectacle et mentent d'être cités : Mélanie Baudoux, Adeline Blondiaux, Clémentine Buchet, Eugénie Buchet, Lucas Chasseur (le Maître des Boîtes), Nina Crabbe, François D'Alcamo, Simon Dantinne, Boris De Paemelaere, Sophie Derijke, Vannie Dricot, Ophélie Gérard, Lucile Taviet. Tous ont admirablement joué leur rôle et bien sympathiquement mis le public " en boîte " lors de leurs différentes séquences.

Ajoutons que Bernard Meuter a aussi fait applaudir Brigitte pour son dévouement total, sa fougue, sa passion pour le théâtre : elle souhaite d'ailleurs prolonger cet Atelier pour jeunes par un autre pour adultes. En attendant, d'autres projets sont en cours, notamment avec la Ligue des Familles pour un spectacle en septembre avec Mathieu Collard.

Ce fut donc une belle soirée : qualité, surprise, découverte, poésie, suggestion... Bravo à tous

Van Cau est venu

Comme annoncé depuis longtemps, Jean-Claude Van Cauwenberghe, ministre-président du Gouvernement wallon, est donc venu lundi dernier à la librairie Linard à Fosses pour présenter son livre « Choisir la Wallonie » Joli succès, car plus de 30 personnes se sont pressées dans la boutique.

Le Ministre ayant garé sa voiture près de la Rue du Ministre, à l'intersection de la rue des Egalots, le photographe de Vers l'Avenir ne manqua pas I occasion de lui demander de poser en-dessous de la plaque « Rue du Ministre - Reuwe do Minisse ». La soirée était lancée dans la bonne humeur.

Accueilli parle président du PAC, Daniel Piet, qui lui remit une assiette gravée d'un Chinel et réalisée par Marcel Nulens (et remplie d'oeufs de Pâques en chocolat, ennemi du cholestérol ministériel), Van Cau fut interrogé par l'ex-comédien de la RTBF Bernard Perpète qui parvint, par les textes finement choisis du livre, à dynamiser cette sympathique soirée.

Le Ministre parla de son grandpère flamand et de sa mère française, de la montée de l'extrémisme (« les gens ont peur et dès lors, votent FN, c'est une erreur ! », des entreprises qui s'établissent en Wallonie, de certaines dérives syndicales qui peuvent décourager certains investisseurs (quand on séquestre des dirigeants d'entreprises notamment), de fa Wallonie qui décolle, grâce aux aides européennes, et a pourfendu les rattachistes qui veulent faire « coller » la Wallonie à la France. « L'amour de Marianne - que nous sommes nombreux à partager en Wallonie - rendrait-il certains aveugles ? »

La situation actuelle, quelle est-elle ? Celle d'une Wallonie largement autonome qui, sur son territoire, élit ses propres représentants pour définir les politiques qui lui conviennent dans quantité de domaines, et cela en l'absence de tutelle. Cette autonomie que nous envient même les lânders allemands ou le Québec, la conserverons-nous dans le giron de la Mère patrie française ? Nos rattachistes mesurent-ils tout le mal qu'ils font à la Wallonie, à ses habitants, à notre jeunesse, en véhiculant cette image défaitiste et humiliante au profit d un schéma d'un autre âge, dont l'inconsistance laisse pantois ? »

Ajoutons simplement que de nombreux citoyens français des régions de Lille et Valenciennes viennent se faire soigner dans nos hôpitaux de Tournai et de Mons, preuve s'il en fallait une, que nos soins de santé sont performants.

A propos de chômage, qui, c'est vrai, il reste trop de chômeurs en Wallonie. « Mais quand on voit le nombre de jeunes chomeurs qui n'ont même pas terminé leurs études secondaires, cela pose un vrai problème ! »

Une soirée très intéressante qui se termina par une superbe touche d'humour de Bernard Perpète, avant la séance des dédicaces et de dégustation très appréciée de la « Bosse ».

Parmi l'assistance, on reconnaissait le député Gilles, les échevins M. Charles et B. Meuter, le directeur de l'Idef C. Lalière, les conseillers communaux Mottard, Daffe-Jacqmain, Denis, Pacorus et Brachotte).Le PAC remercie J.-Cl. Linard pour son accueil et la mise à disposition de sa librairie, ainsi que la police locale et le Centre culturel pour sa collaboration.

Il y a 20 ans

- Brillant acteur dramatique wallon, Jules Goffaux est fêté par la troupe Aimé Courtois pour 50 années d'art théâtral et aussi 25 ans à la tête de la troupe namuroise.

- Comme 1984 est une année septannale, les soumissions pour les postes de cantinières sont engagées et chez les zouaves, ce sera Mme Brigitte Burton qui servira le précieux breuvages à la compagnie des pantalons rouges, avec une offre de 53.000 F.

- La soumission sera plus importante encore chez les Congolais dont la soif sera étanchée au cours du septennat, par Mme Christiane Leclercq, qui offre 61.000 F pour ce poste.

- C'est le comité des fêtes qui organise le grand feu à Fosses centre, qui ouvre la série dans l'entité. Il sera allumé par Philippe Scieur et Maryse Lechien, mariés le jour même !. Et puis, tout le mois de mars, ce seront les autres sections qui, à tour de rôle, feront en sorte que le ciel se colore partiellement de rouge, poursuivant ainsi une tradition déjà très ancienne.

- La population fossoise perd deux unités au cours de l'année écoulée. La population fossoise compte au 31-12-1983 : 7.739 habitants pour deux de plus à la même date de 1982.

- Le bûcher couvert de neige à Vitrival sera allumé par Pol Bastin et sa jeune épouse Jeanine Charles.

A Sart-St-Laurent, il est allumé par Marc Van Damme et Danielle Hypacie.

A Aisemont, cet honneur revient à Vincent Martin et Nadine Clause.

Dates anniversaires

- Le 4 avril 1910 : accord favorable de l'adjudication de Albert Baer (Liége) pour la construction d'un château d’eau à Bambois (7.591 F).

- Le 5 avril 1258: mort à Fosses, de Sainte julienne de Cornillon.

- Le 7 avril 1926: création d'un club de football officiel : l'U.S. Fosses avec 3 présidents d'honneur : Oscar Genard, Jules Lefèbvre et Emile Kaisin.

- Le 9 avril 1853 : la graphie Fosses (avec s) est officiellement adoptée par l'Administration communale.

- Le 10 avril 1932 : Fosses fête sa centenaire Mme Goffaux, de St-Roch.

- Le 11 avril 1981 : C'est la fièvre des radios locales : 7 mordus de radio créent Radio 7 à Fosses.

- Le 13 avril : la famille Dejaifve lègue par testament, au comité de Bienfaisance, leurs biens et la demeure pour en faire un hospice.

Photo rétro

Un petit garçon qui paraît bien sage, et qui donne la main à sa maman, n'est-ce pas attendrissant ?

Cette photo a été prise il y a une cinquantaine d'années déjà : on reconnaît Guy Gheerts, 7 ans à l'époque, au côté de sa maman, Mme Louisa Focroulle, une ancienne Fossoise décédée l'an dernier à l'âge de 81 ans.

Dans le fond, on reconnaît le magasin de chez Jules Gailly-Deuquet, une quincaillerie qui possédait un cour griilagée à l'avant, sur laquelle la marchandise était exposée.

A nauc.he. le commerce de tabac, pipes et maroquinerie de Charles Honnay-Viroux.

Ces deux maisons de la rue des Egalots ont été englouties lors des transformations des Ets Clauses.

La rouille musculaire !

Il y a des gens qui racontent qu'ils ont fait, quand ils étaient jeunes, beaucoup de culture physique ; d'autres ont eu une petite (ou plus grande) carrière sportive. Mais, à présent qu'ils ont pris de l'âge, c'est l'inactivité complète.

Ils ont bien essayé de s'y remettre, le matin, au réveil... un peu de gym improvisée, mais peu à peu, ils se sont retrouvés dans leur lit !

Ils ont bien un jour enfourché un vélo, acheté neuf, mais peu à peu ils l'ont laissé rouiller au garage.

Ils ont un jour pris la résolution de faire leurs petits déplacements à pied, mais la voiture leur proposait ses services, c'est tellement plus confortable.

On devrait vivre dehors et se gonfler d'oxygène, mais on vit dans un dedans trop moelleux, assis devant la N, des soirées entières.

On ne devrait plus fumer, boire peu d'alcool, manger plus varié et en moindre quantité. On devrait de temps en temps transpirer et suer, mais on va chercher son pain en voiture, à 300 mètres, en faisant 100 m de plus pour trouver à se garer !

Si nous avons vaincu l'effort musculaire dans les usines, sur les chantiers, à la ferme ou dans les ateliers, où tout s'est mécanisé, nos muscles sont épargnés, mais de plus en plus mis au chômage en raison des prouesses de nos ordinateurs.

En cette fin d'hiver surtout, la rouille musculaire nous guette. Et au printemps, notre pelouse, qui a depuis longtemps remplacé le potager d'antan, sera soignée à l'aide d'une tondeuse... autotractée.

On n'a jamais autant parlé de vacances, pour nous permettre de nous reposer ; elles sont devenues indispensables, entend-on dire, mais on se demande pourquoi ? A l'époque des 60 h/semaine, on n'en parlait pourtant pas... ! Lors de l'ingénieuse idée des premiers « congés payés », ces congés étaient bien précieux pour travailler chez soi ; on était en vacances à la maison !

C'est assez curieux de constater que depuis la réduction du temps de travail, depuis que nos muscles ont été épargnés, on n'a jamais autant parlé de repos nécessaire !

Mais on répondra qu'à présent, il existe le stress au travail et que c'est par des vacances qu'il faut le guérir ! Ce fameux « stress »... ce virus qui n'existait même pas dans le dictionnaire de ma grand-mère ! Mais, pour en revenirr à notre rouille musculaire, il faut remarquer que parmi nos 2.223 muscles, on en compte aujourd'hui environ 2.000 en chômage technique !

Les medias nous ont appris tout récemment qu'un Belge sur deux était obèse ! Encore un autre virus venu des U.S.A., et poussé chez nous par un vent d'ouest ! Mais a-t-on déjà réfléchi à la vie de nos enfants, de nos adolescents, comparativement à celle que nous avions connue ?

A l'époque où rien n'était mécanisé, où la voiture était un « confort » réservé aux nantis, c'était le gamin qui arrachait les mauvaises herbes, le gamin qui apprenait à bêcher le jardin, le gamin qu'on envoyait chercher 5 kg de patates au magasin, le gamin qui devait couper du bois pour allumer la cuisinière le matin, le gamin qui aidait ses parents dans tous les travaux d'été à la campagne ; c'était la fille qui apprenait à éplucher les patates et à nettoyer les légumes, c'était la fille qui aidait sa maman à « faire le samedi », à racommoder, à coudre un bouton, à « faire les poussières » (quelle curieuse expression !).

Et aujourd'hui, que font nos enfants gâtés ? Ils regardent les dessins animés à la TV, et plus tard, les « séries » très instructives pour jeunes adolescents ! Ils chipotent sur l'ordinateur de papa, ou envoient des SMS aux copains ; on demande à maman de nous conduire chez un copain, qui habite à 500 mètres de la maison !

C'est un peu tout ça aussi qui fait que nos enfants se préparent à une vie d'obèse. On cherchera alors les remèdes : on évitera les sucreries, on ne mangera plus que du light, on inscrira l'enfant à des cours de power-training... ou on tombera dans l'anorexie et ce sera radical !

Si cette vie sans effort musculaire est la raison du prolongement de notre existence, alors retournons nous coucher

Un esprit sain dans un corps sain ! C'est une belle maxime ; encore fautil bien la comprendre et utiliser les bons outils pour pouvoir la mettre intelligemment en pratique.

Il y a 100 ans

N° 8 du 21 février 1904

FOSSES. - Nous apprenons que le sieur joseph Despineto, âgé de 24 ans, a été transporté mourant à l'hôpital de Marchienne-au-Pont à la suie de l'accident suivant : pendant la coulée de midi, aux hauts-fourneaux de Thy-le-Château à Marcinelle, Despineto et Victor Anciaux, de ChâteIet, ont été grièvement brûlés sur tout le corps par le métal en fusion.

N° 9 du 23 février 1904

FOSSES. - Le Cercle Ste-Julienne présente son programme pour le 6 mars

1. Vaudeville en 1 acte intitulé : « Un mari pour 30 centimes », c'est vraiment à la portée de toutes les bourses des jeunes filles.

2. « On voyadje à Nameur » comédie en wallon en 5 actes. C'est une série d'aventures désopilantes de 5 paysans qui se rendent à Namur à la suite d'une cagnotte.

3. « Ohé Méphisto », pantomime en un prologue et 3 tableaux.

Pendant les entr'actes, des romances par M. Libert et des chansonnettes par M. Jossart. En résumé, une soirée pour bien s'amuser, aussi nous ne doutons pas qu'il y aura foule. A cause du salut du 1er dimanche du mois, la séance commencera à 6 h 1/2.

- Dimanche 28, de 10 h du matin à 9 h du soir ; lundi 29 et mardi 1er mars, de 3 h à 9 h, à la friture Roger, place des Quatre-Bras : attractions artistiques. Pour la remière fois, superbe voyage à Paris. Plus besoin d'être riche pour voyager, il ne faut que 15 minutes pour faire le voyage. Et c'est quand on veut, autant qu on veut, c'est permanent ! Ça coûte 20 centimes pour les grandes personnes et 10 pour les enfants.

N° 12 du 20 mars 1904

- FOSSES. - Demain 20 courant, sortie des Chinels de Fosses. Formation du cortège à 1 h. rue de Vitrival.

- 15 vues différentes de la ville pour 1 franc la douzaine ; imagerie en tous genre à la librairie Maillien, succ. Duculot, rue du Curé 3, à Fosses.

- Marché du jeudi : beurre 1,40 le demi kilo ; oeufs, 1,80 les 26.

N° 13 du 27 mars 1904

- FOSSES. - Dimanche dernier dans la soirée, des voleurs se sont introduits dans la maison de M. Jules Boutefeu, au Benoît et dans celle de M. Feuillen Camus, à la ferme Camus. Chez Jules Boutefeu, maison a été visitée de la cave au grenier, tous les meubles ont été ouverts ou fracturés, mais les voleurs ont dû se retirer comme ils étaient venus, Boutefeu ayant eu la précaution de mettre en lieu sûr une certaine somme d'argent qu'il possédait. Chez M. Camus, on a constaté la disparition de bijoux, de 2 montres en argent et d'un porte-monnaie avec une vingtaine de francs.

Souper du T.T. Sartois

Le comité du Tennis de table de Sart-Saint-Laurent organise son souper-dansant annuel le vendredi 30 avril, à partir de 20 h, au Centre sportif de Sart-Saint-Laurent.

Au menu

- Apéritif T.T. Sartois

- Assiette ardennaise

- Américain, frites, salade,

ou Boulettes sauce tomate, frites

- Café et dessert

Ce menu est proposé au prix de 12 euros (6 euros pour les enfants de moins de 12 ans). La réservation doit se faire avant le 25 avril auprès des responsables suivants –

D. Populaire

' 071-71.30.28 È 0476-81.73.50

Yvan Tahir

' 071-71.26.84 È 0496-80.37.01

Thierry Lepinne

' 071-71.25.27 È 0494-65.04.63

Voiture en feu

Le mercredi 3 avril, vers 22 h 35, les pompiers de Fosses, sous les ordres du commandant Ph. Scieur furent avisés d'un important incendie sur le chantier de démolition Falgoe, chaussée de Namur à Sart-SaintLaurent. Venus rapidement sur place, les pompers ont aisément maîtrisé les flammes.

Cet incendie serait accidentel.

Marcheurs plus nombreux avec 2 nouveaux pelotons

Lors de cette première sortie du corps d'office de la Marche SaintRoch de Sart-Eustache, on a appris que deux nouveaux pelotons allaient se créer : des voltigeurs et des hussards. Ce qui portera le nombre d'hommes à plus de 300!

La grande sortie aura lieu les 7, 8 et 9 août. Car à Sart-Eustache, il règne un véritable esprit de camaraderie, un des secrets de leur réussite.

Nous donnerons, dans notre prochaine édition, la liste des marcheurs qui détiennent une fonction particulière au sein de leur compagnie.

AISEMONT Acte citoyen

Vendredi soir, des habitants d'Aisemont ont aperçu un manège douteux dans les fonds de la Spinette. Ils ont constaté que 3 individus volaient des piquets de clôture qu'ils chargeaient dans une remorque.

Ils se sont alors précipités vers cet endroit, ont bloqué le passage et ont appelé la police. Celle-ci est intervenue immédiatement et a emmené ces trois individus au poste de police pour enquête et constats.

Un grand bravo à ces habitants d'Aisemont pour leur sang-froid. Par humilité, ceux-ci ne souhaitent pas que leurs noms soient cités.

Ceci est un exemple de collaboration avec la police et une preuve que de bons citoyens ne restent pas indifférents aux actes de malveillance qui se multiplient à certaines périodes.

Accident

Lundi, vers 11 h 50, route de Tamines, trois véhicules se sont accrochés, sans doute à la suite d'une mauvaise manoeuvre de l'un d'eux.

Un seul blessé dans cet accident M. Dimitri Ernest, 27 ans, de Fosses. Il a été conduit par l'ambulance de Fosses au Centre hospitalier Val de Sambre à Auvelais.

Les pompiers de Fosses, sous les ordres du sergent Gérard Gosset, se sont rendus sur les lieux, de même que les inspecteurs de la zone de police Entre-Sambre-et-Meuse pour constats, ainsi qu'un dépanneur.

Marisabelle Lomba

abandonne la compétition

Nous étions fiers pour elle quand elle a décroché une médaille de bronze aux Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996, dans la catégorie des moins de 57 kg. Une fille de chez nous, de Sart-Eustache. Et ce fut aussi son titre de championne d'Europe et sa participation aux J.O. de Sydney, où son espoir de médaille ne fut pas renouvelé. Son palmarès est étoffé, mais en sport de compétition, on cherche toujours à se dépasser.

A bientôt 30 ans, Marisabelle a souvent souffert d'une blessure au dos. Elle devait participer au tournoi international de Tallin en Estonie et décrocher une médaille qui lui permettrait une sélection pour les championnats d'Europe à Belgrade et tenter ainsi de se qualifier pour les J.O. d'Athènes. Et puis, elle comptait mettre un terme à sa carrière.

Mais cette blessure au dos ne lui permet pas de se présenter dans de bonnes conditions et dès lors, elle a décidé de remiser son kimono et à entrer dans une autre vie, à la recherche cette fois d'une profession stable. Et ce boulot, elle espère le trouver dans la sphère du sport, du judo plus particulièrement, comme entraîneur de la Ligue par exemple.

Et puis, elle pense aussi à sa vie de couple et à son rôle de maman. Car le sport de haut niveau, aujourd'hui, n'est pas très compatible avec un rôle d'épouse. Chaque chose en son temps. Nous lui souhaitons de réussir la suite de sa nouvelle « carrière » aussi bien qu'elle a pu triompher dans le sport.

Aux supporters de la J.S. Fossoise

La J.S. Fossoise organise ce samedi 10 avril, à partir de 9 h, un Grand tournoi pour Préminimes, intitulé

Tournoi du président Rudy Falque

24 équipes engagées

Les rencontres, ont lieu de 9 à 16 h. avec des équipes de :

Fosses, Gembloux, Falisolle A et B, Jemeppe A et B, Ham, Etoile Tamines, Saint-Gérard, UR Namur A et B, Moustier, Mazy, Sombreffe, Soye, Velaine, Brye, Gosselies, Ligny, Entente Presles, Belgrade, Gouy, Frasnes et Bambois.

Le secrétaire et resp. du tournoi
Hubert Sauvage

Fosses joue son 1 er match à 9 heures

Il y aura BARBECUE toute la journée

SUPPORTERS, TOUS AU POSTE !