N°12    19 mars 2004

Une fête de Laetare un peu particulière la société fête les 135 ans de sa musique

Nos Chinels sont infatigables : après quelques sorties en guise d'entraînement, ils vont s'ébattre ce dimanche, en grand nombre, devant leur public.

L'itinéraire est à peu près identique chaque année.

Le départ est donné vers 14 h.rue d'Orbey et le cortège se dirige alors vers la

rue des Egalots, rue de Vitrival, avenue des Combattants, avenue Albert 1 er, rue des Remparts,

rue D. Masson, rue St-Roch (arrêt et repos)

Retour vers la

rue D. Masson, rue des Zolos, rue sainte-Brigide, rue des Tanneries, rue d'Orbey, rue des Egalots,

rue de Vitrival, avenue Albert 1er, rue du Postil, rue Delmotte, rue des Remparts, rue du Chapitre et descente vers la place du Marché, où ont lieu les rondeaux finals, vers 18 h.

Les plus attendus au rondeau, sont évidemment les Chinels qui dansent à la fois sur la place et sur le kiosque, tellement ils sont nombreux.

On sait que le jour du Laetare, la participation au cortège est ouverte à tous, pour autant que l'on enfile le costume. Il n'y a pas que des Fossois ou des habitués, il y a bien sûr tous les fidèles danseurs qui ne rateraient leur fête pour rien au monde, mais il y a aussi les « occasionnels », Fossois qui ne dansent qu'au Laetare et puis il y a les nostalgiques, les anciens Fossois qui ont quitté leur ville, mais qui reviennent pour cette journée particulière ; et puis il y a enfin les « étrangers » peut- on dire, ceux qui, par l'intermédiaire d'un ami, d'un parent, s'associe au groupe car ils ont été un jour « pris » par sa musique, sa danse et son ambiance. Et ce sont plus de 300 Chinels et près de 800 participants qui animeront nos rues dimanche.

En plus, cette année, la société rendra hommage aux musiciens et à l'auteur de cette si entraînante musique : Louis Canivet, qui créa les 4 airs traditionnels qui apportèrent à notre folklore l'ambiance du carnaval et de la fête. (voir article en p. 3). Après les rondeaux, le public pourra assister à un grand feu d'artifice tiré depuis le toit du kiosque et depuis le Stampia. Cela promet un bien somptueux décor dans le ciel fossois.

Rappelons la composition du cortège, avec 4 groupes étrangers

1. Drumband et Géants, dénommés « Les Hussards » (Bruges)

2. Abel Zébuth et Clara Bistouille

3. Anciens Chapeliers de la Vallée du Geer (Eben-Emael)

4. Les Clowns en Folie (Fosses)

5. Carnaval de Venise (Sambreville)

6. Les Echasseurs Rouge et Vert

7. Sister Act III (Andregnies)

8. Les Petits Chinels, les Doudous, les Pierrots musiciens et les célèbres Chinels de Fosses-la-Ville.

Et le lundi, les Chinels se remettent en route dès 14 h pour les nombreuses visites aux notables et généreux sympathisants. Un circuit assez improvisé qui se termine aussi par un rondeau sur la place du Marché.

Nadiedja, groupe bièlo-russe ce samedi,

à la collégiale

Le groupe folklorique " NADIEDJA ", qui signifie espoir en français, est originaire de Brest en Biélorussie. Cette ville est située non loin de la frontière polonaise.

Cet ensemble est composé d'une soixantaine de jeunes danseurs et danseuses, inscrits à l'école chorégraphique locale, ainsi que de jeunes adolescents passionnés de musique. Alors que les premiers s'adonnent à leur art durant une douzaine d'heures chaque semaine, les seconds ont le mérite de proposer une large gamme de mélodies, sans même faire usage d'une partition.

Unis dans un spectacle des plus colorés, basé sur l'alternance de danses folkloriques du monde entier et de variations instrumentales, ces enfants et adolescents se produisent depuis quatre ans maintenant dans notre pays, remportant un succès de plus en plus croissant.

On retiendra des jeunes danseurs en présence, leur talent, leur souplesse, leur rapidité d'exécution ainsi que leur assiduité au travail. Ce tour du monde de danses est un mariage heureux entre talent et travail. Notons également le grand professionnalisme de la chorégraphe qui les entoure, ainsi que le soin apporté aux costumes.

Du côté des musiciens, personne ne reste indifférent à leur capacité de mémorisation, à la subtilité de leurs mouvements ainsi qu'à leur dextérité.

C'est grâce à l'association SEPT (Solidarité Espoir pour Tchernobyl) que cette troupe de jeunes biélorusses peut se produire chez nous. Cette association a vu le jour il y a une

dizaine d'années et se chargent d'organiser l'accueil de jeunes biélorusses durant un ou deux mois pendant l'été, d'organiser des convois de vêtements et de vivres deux fois par an, etc. Pour ce faire, SEPT met sur pied diverses manifestations, dont la tournée du groupe " NADIEDJA " est la plus importante, qui visent à faire connaître la culture soviétique et à récolter des fonds nécessaires pour continuer à offrir la gratuité du voyage des enfants pour les familles d'accueil.

Le groupe se produira donc à la collégiale de Fosses ce samedi 20 mars, à 19 h 30.

RESERVATIONS :

' 071/71.46.24

Place du Marché,12, Fosses-la-Ville.

 

Les encombrants

La fin mars correspond au premier passage de l'année du camion emportant les objets encombrants.

Pour Fosses, Bambois et SartSaint-Laurent, ce sera le vendredi 26 mars et ensuite le lundi 29 pour les autres sections.

Chez nos pompiers

Le samedi 10 avril, de 9 h à 16 h, le service d'incendie de Fosses-laVille organisera une journée d'initiation au métier de sapeur-pom ier pour les enfants (filles et garçons de 10 à 14 ans. Cette journée consistera en différents exercices tels que : désincarcération, départ incendie, utilisation d'extincteurs, feux hydrocarbure, réanimation...

Afin de couvrir partiellement les frais inhérents à cette organisation (repas chaud à midi, boisson rafraîchissante, assurance...) une participation financière de 7 euros sera demandéé à chaque participant.

Réservation obligatoire avant le 31 mars au ' 071-71.24.28, ou directement à l'Arsenal, rue Ste-Brigide 15, entre 8 h et 17 h.

Renseignements ' 071-71.24.28 (arsenal),

È 0498-928931 (capitaine Ph. Scieur),

È 0499-425438 (adjudant R. Mazuin).

Un visite de marque

Nous rappelons que le ministreprésident du Gouvernement wallon, Jean-Claude Van Cauwenberg, sera le prochain invité de PAC le lundi 29 mars, à 19 h, à la librairie Linard, rue de Vitrival à Fosses.

Il y présentera son livre « Choisir la Wallonie ». Des extraits du livre seront lus par l'ex-comédien de la RTBF, Bernard Perpète.

A travers cet ouvrage, le Ministre peint une fresque de sa région, de ses racines historiques, relevant ses atouts, ses faiblesses, ses défis.

Le livre (23 euros) pourra être obtenu pour 19 euros en souscrivant par l'intermédiaire de PAC et sera dédicacé et remis par le ministre.

Soucriptions chez

Daniel Piet, président de PAC, avant le 20 mars,

' 081-32.32.13 ou È 0479-58.71.00 le matin.

Le Laetare 2004 est là !

La présentation du Président

Nous sommes prêts pour le Laetare 2004. Les soces Rouge et Vert et Vert et Rouge, en communion, organisent une soirée à la salle L'Orbey, la veille du Laetare. Bonne initiative !

Des WC sont prévus au quartier SaintRoch, afin que tous puissent se soulager arat ' ement lors de cet arrêt à mi-parcours, la suite de plaintes de gens de Saint-Roch, et à juste titre !

Nous avons eu l'accord des autorités communales pour un feu d'artifice sur le toit du kiosque, au départ de la rue du Stampia. Nous disposerons d'un quart d'heure pour fêter nos musiciens et tout particulièrement notre musique qui fête ses 135 ans cette année (on en remercie encore une fois M. Louis Canivet).

Un petit couac pourtant : les Disclimbwagnes ne seront pas de la partie (nous espérons que ce n'est que pour une année sabbatique).

Quatre groupes extérieurs plairont, nous l'espérons, à toutes et à tous. Et de chez nous ; une grosse bande de Clowns en Folie, des Sorcières qui reviennent bien dans le parcours (nous en sommes très heureux) et nos Echasseurs toujours présents depuis bien des années et, en fin de cortège, les Chinels avec leurs petits successeurs, les Doudous et les Pierrots musiciens.

Comme je le disais donc en début d'article, nous sommes prêts, il ne manque plus qu'un temps doux et printanier et la foule sera là pour venir nous admirer. Alors, un effort est demandé aux Chinels : vous êtes la vitrine de votre ville. Restez au maximum dans le groupe, il sera d'autant plus beau. Pour les petits, attention, des chaussures noires et, si possible, des gants blancs pour tous et le même mot d'ordre demandé

aux adultes : restez dans le groupe également.

Je terminerai en souhaitant, à toutes et à tous, un très beau Laetare 2004.

Philippe LECLERCQ, président

La Bosse

N'oublions pas non plus de goûter (avec modération) la célèbre bière fossoise, la Bosse, toujours très appréciée et dont 36.000 bouteilles ont été vendues à ce jour.

Le grand feu à Névremont

Rappelons que c'est ce samedi 20

mars que sera alimumé le gand feu

de Névremont qui fermera la série

des grands feux dans l'entité.

- Dès 16 heures : balade dans le village, avec les masqués, les tambours et la musique et visite chez les derniers mariés qui sont chargés d'allumer le bûcher.

- A 20 heures : allumage du bûcher, au bout du village

- Retour à la salle La Baillerie pour le bal masqué, animé par Power Music, suivi vers minuit de la remise des prix aux groupes les plus remarquables.

Entrée à la salle : 3 euros et gratuit pour les masqués.

Journée Télévie le 27 mars

La journée du Télévie à Fosses se déroulera donc le samedi 27 mars, à l'Ecole du Bosquet (ancien locaux de l'Athénée, entrée route de Bambois).

Voici le programme établi pour cette journée au but humanitaire

9.00

Rassemblement des motards, ronde de 100 kilomètres dans la région

13.00

Tournoi de pétanque. Inscription : 3 euros

14.00

Balades en side-car

Tours à dos de poneys ou d'ânes

Mur d'escalade

Château gonflable

pour enfants.

15.00

Mini-course de rallye et possibilité d'accompagner les pilotes

16.00

Concert, avec « No Finish »,

Du rock, du blues et « Les Beverly Pils » (rock humoristique)

20.00

Soirée dansante.

De 12 h à 14 h et de 18 h 30 à 21 h:

assiette barbecue, pour 6 euros.

En permanence : bar, pain saucisse, ambiance musicale, vente des produits Télévie.

Entrée libre et gratuite.

Le groupe « Beverly Pils » se produira donc le 27 mars à Fosses, à l'occasion du Télévie.

Après, notamment, avoir assuré la `Ira partie du groupe Cré'Tonnerre, à Martelange (un car de 50 personnes était parti de Bambois pour l'occasion) et avoir été invité dans l'émission « Rock à gogo » sur Radio 21, les Bambwêtîs de « Beverly Pils » viendront nous livrer un rock festif et pilsant !

Grande soirée Laetare

Ce samedi 20 mars, veille du Laetare, à partir de 21 h, à la salle L'Orbey : ambiance Laetare... !

Fossois, venez vous éclater sur des airs de sambas, salsas, discos, etc... et, en apothéose, les 4 morceaux de M. Canivet.

Entrée 5 euros, mais des cartes en prévente (3 euros) sont disponibles au S.I., place du Marché.

Sono O.M.G. - Sécurité assurée.

Les Soces Les R. et V, et Les V. et R.

 

Concours de couyon

Le service Animation du Home Dejaifvé invite tous les amateurs de cartes à son traditionnel Concours de Couyon du Printemps, ce vendredi 19 mars.

Les inscriptions débuteront à 13 h 30 et le concours commencera vers 14 h.

Participation : 2,5 euros. Chacun recevra un lot, une pâtisserie et du café.

Si vous éprouvez des difficultés pour vous déplacer, un service est assuré pour les déplacements.

Pour renseignements complémentaires : Mmes Calande et Clause, au n° 071-26.58.76. Les animatrices

Le grand feu à Haut-Vent

La tradition a été une nouvelle fois respectée. Les derniers mariés ayant eu un empêchement, c'est un des derniers couples, les époux Marchai, qui ont une nouvelle fois saisis les flambeaux pour mettre le feu au bûcher et faire périr le Bonhomme Hiver. Celui-ci, juché au-dessus d'un beau tas, n'a pas tenu longtemps.

Le vent piquant a incité le public à se réfugier dans la buvette proposant du vin chaud, ou dans la salle.

Daniel Jacquet, le fermier local, qui doit déjà être remercié pour le prêt de la pâture, ainsi que du charroi, était présent en cas de vêlage intempestif. Il faut dire qu'un important troupeau de vaches, armé de confettis, se produisait dans la salle. Plus d'un attendait impatiemment l'heure du bas des masques pour savoir qui étaient les auteurs de ces vacheries bien sympathiques.

Si la fête s'est déroulée dans un excellent climat à l'intérieur, il faut malheureusement déplorer quelques exactions dans les environs, lors du retour.

Le comité donne delà rendez-vous pour la fête du mois de juillet, du 17 au 20 cette année.

On recherche...

La Croix-Rouge recherche, pour une personne démunie et seule, un téléviseur en ordre de marche.

Merci de téléphoner à Mme De Paoli, ' 071-71.12.30.

Centre culturel

Ce jeudi, le Centre culturel de l'Entité fossoise a tenu une conférence de Presse pour présenter son programme d'activités des prochains mois. Nous en reparlerons.

Mercredi 24, à 20 h, le Conseil d'Administration se réunira pour préparer l'assemblée générale du lundi 5 avril, avec notamment le point sur le dossier de reconnaissance en Centre Culturel local par la Communauté Française.

Le Maître des boîtes

Par le " Jeune Théâtre Atelier de Fosses"

Mercredi 31 MARS 2004 à 19h30

Vendredi 2 AVRIL 2004 à 20h

Salle de gym de L'Ecole " le Bosquet " (anciennement l'Athénée Royal), route de Bambois,Fosses-laVille

Ecriture et Mise en scène : Mathieu Collaerd

Régie Martin Daix (Zygomars)

L'atelier hebdomadaire pour enfant de 7 à 11 ans de l'an dernier visait à l'initiation aux techniques théâtrales, l'adaptation d'un texte à la scène - " Félix Tête-de-veaux " - ainsi que sa présentation à un public d'enfant et d'adulte. Le succès de cette première démarche a mis en exergue l'intérêt, tant du point de vue de l'animateur que de celui des enfants, de poursuivre cette démarche tout en l'élargissant.

Dès lors, la saison 2003-2004 a vu naître un projet plus ambitieux. En effet, cette année, les enfants ont imaginé, écrit et vont jouer un spectacle original : " Le maître des boîtes ".

Dans ce cadre, c'est l'imaginaire des enfants qui est exploré et travaillé en vue de les sensibiliser à cette dimension humaine essentielle à leur développement tout en poursuivant l'apprentissage des techniques de théâtre.

Une boîte de conserve, une boîte en carton, une boîte à bijoux ... ou plus simplement, une boîte ...Pour

chacune d'elles, un souvenir, un souhait se dessine. Et puis un enfant. Un enfant comme les autres ... ou pas. Pourquoi ? Parce qu'il est le maître des boîtes.

Klézo et Anima consultent les mémoires de ces boîtes et les racontent. De l'Hémisphère Sud au continent Américain, du pantin à la photo, ils vous diront tout, sauf ce qu'ils ne voudront pas. Le jeune Théâtre Atelier de Fosses vous transporte dans cet univers magique de l'imagination, du conte et des jeux. Un récit et une mise en scène dynamique qui ne manqueront pas de vous surprendre !

Entrée : 5 €, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

Réservations au Centre Culturel ' 071 /71 46 24

Remerciements à l'école du Bosquet

Une collaboration du Centre Culturel de l'entité Fossoise ,

De la Province de Namur, de l'Echevinat de la Culture

La musique des Chinels aura 135 ans

En 1869, un homme providentiel appelé Louis Canivet, originaire de Binche - où le folklore est roi - dirigeait la société Philharmonique fossoise, qui est aujourd'hui la plus ancienne société locale.

A cette époque, à chaque annonce du printemps, la société animait le Laetare, mais la danse s'adaptait sans doute plus aux mouvements des tambours et claquements des sabots, qu'à des airs bien adaptés.

Notre talentueux directeur, eut alors l'ingénieuse idée de créer une musique propre à ce carnaval de mi-carême, une musique qui fut si bien adoptée par les Fossois, qu'elle allait sans aucun doute contribuer à la réputation de notre célèbre groupe folklorique.

La partition se compose de 4 figures bien connues des Fossois et dénommée : « essai », « ballet », « rigaudon » et « carnaval » ; dans l'une d'elles, un passage nommé « à surprise », où les instruments s'arrêtent subitement, alors que les danseurs restent figés dans la position du dernier sautillement, ou alors certains danseurs forment un cercle et entrechoquent leur sabre, pour reprendre leur danse dès les premiers sons des cuivres.

Personne ne reste insensible à cette musique incomparable, que l'on entend siffloter, le jour de Laetare, à chaque coin de rue... et que le clocher de la collégiale de Fosses, garni depuis 1934 d un merveilleux carillon, a rappelé durant des années, à chaque demi-heure et aux

heures, deux extraits de cette musique. Bien sûr, il y a eu des années de silence du clocher, période regrettée, mais que des « spécialistes » locaux se sont parfois lancés dans des réparations difficiles.

A cette musique, certains y ont adapté un texte, à double sens, chanté par les plus éméchés dans leur laborieux combat pour le rétablissement de leur fragile équilibre. Car en fin de journée, l'abus des boissons rafraîchissantes trahit les plus résistants. Cela fait aussi partie de notre folklore carnavalesque.

Mais un Fossois très connu, François Gailly, composa en 1887, en wallon, une chanson qui eut un

grand succès dont voici les paroles du refrain (mais qui ne se chantait pas sur l'air des Chinels.:

Alons tos lès Chinèls

Fioz ranchi vos galzyènes,

C'èst l' djoû do Laetare

I faut sawé sâbrer.

Eûchiz sogn' d'timps-in-timps

D' lètchi on p'tit verkin

Ça r'tchaufe lès-intèstins

Po r'cominci 1' lèdmwin.

A cette musique, s'ajoute le bruit des clochettes que portent nos danseurs et aux claquements des sabots des Doudous aux costumes démodés, mais reproduisant l'ancien accoutrement du Chinel.

Terminons en signalant que Louis Canivet est né à Binche en 1837 et qu'il mourut à Ittre en 1911. Il n'avait donc que 32 ans quand il composa la musique des Chinels.

Il resta « chef » de la Philharmonique jusqu'en 1880 (il avait seulement 43 ans), mais revint souvent à Fosses, à l'occasion du Laetare, pour jouir du succès que l'on réservait à son ceuvre. Il consacra sa vie à la musique, il composa plus de 800 morceaux et s'éteignit, parait-il, en composant.

Al Qaïda s'attaque à l'Europe

La tragédie du 11 mars en Espagne a révélé que l'Europe peut aussi être la cible du terrorisme aveugle et meurtrier d'Al Qaida.

Evidemment, le terrorisme n'est pas une nouveauté pour notre continent l'IRA en Irlande, l'ETA au Pays Basque, les Brigades Rouges en Italie, la bande à Baeder en Allemagne, et plus récemment les Tchétchènes en Russie. Mais jamais on n'avait vu une telle puissance de massacre que les avions sur les tours jumelles de New York ont manifestée au monde ébahi, épouvanté et meurtri et qui se renouvelle ici avec dix bombes simultanées, 200 morts, 1.500 blessés, et la tuerie aurait pu être bien plus meurtrière encore... si un train n'avait eu deux minutes de retard avant d'entrer en gare !

11 septembre - 11 mars : chacun a fait d'emblée le rapprochement ; 4 avions détournés, 4 trains minés ; et un commentateur de la TV ajoutait : 911 jours séparent les deux attentats et en anglais une date se lit 9-11 pour septembre 11... Machiavélisme ou coincidence ? Troublant en tout cas.

Ce qui épouvante, c'est cette ampleur, cette brutalité des frappes, cette capacité d'organiser autant de massacres à la fois. Et surtout la violence de cette haine envers l'Occident.

Car il ne faut pas s'y tromper : l'ultraradicalisme islamique de groupes comme Al-Qaida n'est pas qu e politique ou que religieux. Après les Etats-Unis, voici 1 Europe dans leur ligne de mire. Avec d'abord l'Espagne, qui s'est montrée une fidèle alliée de George Bush et certains commentateurs ne cachaient pas leurs craintes que d'autres, comme l'Angleterre, ne soient les prochaines cibles de tels attentats. Malgré le renforcement, dans tous les pays, des systèmes de sécurité et de surveillance depuis le drame de New York, Al-Qaida a prouvé qu'il possède partout des " cellules dormantes prêtes à se réveiller au premier appel et à porter la mort multiple là où ils le décident. Y compris chez nous : on l'a vu avec ce projet contre la base militaire américaine de Kleine Brogel.

F Ce qu'ils veulent, par ces terrifiantes actions-surprises, c'est, outre la vengeance, déstabiliser tous les systèmes olitiques. La guerre en Irak qui devait miter sinon juguler le terrorisme international, n'a fait que le renforcer. En choisissant la veille des élections espagnoles, ils ont montré qu'ils peuvent influencer la politique des pays européens. J.M. Aznar en a fait les frais. Il est vrai qu'il avait accumulé quatre grosses erreurs stratégiques : silence et lenteur devant la catastrophe écologique du Prestige ; envoi d un contingent espagnol en Irak, contre la volonté manifeste de la population ; distanciement de l'Union européenne, toujours semble-t-il pour ne pas déplaire à G. Bush ; et enfin silence et mensonge sur les auteurs de l'attentat en l'attribuant à l’ETA. L’électorat espagnol a refusé

ces erreurs en le sanctionnant fortement. C'est donc Ben Laden qui a gagné : il a bouleversé la vie espagnole - et la nôtre.

Mais qu'est-ce qui peut donc pousser ces terroristes islamiques à un tel fanatisme, à une haine aussi féroce envers l'Occident ?

J'y vois une triple explication d'abord sans doute un fanatisme religieux : ils parlent souvent (et d'autres avec eux) de jihad, guerre sainte contre le christianisme responsable des Croisades : eh oui, la haine et l'esprit de vengeance peuvent remonter loin dans le temps ! Ensuite et surtout, un rejet de la civilisation occidentale, basée sur le matérialisme, le profit, l'injustice. Notre système de démocratie est pour eux un modèle perverti et décadent : les puissants états occidentaux ont laissé pourrir depuis 50 ans le conflit israélo-palestinien et ne font rien (en pratique) poury trouver une solution : les intérêts israéliens aux Etats-Unis sont trop importants, mais une intervention contre les Palestiniens ne ferait que renforcer l'unité arabe... et son pétrole ! L'Occident a trop sacrifié la justice à ses intérêts économiques et stratégiques au Proche-Orient : ce sont les Etats-Unis

avaient mis l'Irak sous la coupe de qui avaient Hussein pour des projets pétroliers. Enfin, il y a l'insolence de la richesse de l'Occident face à tant de pays d'Afrique ou d'Asie maintenus dans la misère et sans la moindre perspective d'avenir, exploités économiquement comme (sinon pire) qu'au temps du colonialisme qui apportait tout de même une certaine stabilité et une modernisation des infrastructures.

On pourrait ajouter à cela une faiblesse de notre système démocratique : en Belgique, mais aussi en Angleterre et ailleurs, on a trop fermé les yeux sur les appels à la guerre sainte dans certaines de nos mosquées. Si l'Islam est une religion respectable et en principe pacifique, certains de ses dirigeants n'hésitent pas à montrer leur fanatisme antioccidental : un prédicateur musulman a été jusqu'à promettre de faire de la Belgique un état islamique ! Un autre, en Angleterre, incite ses fidèles à la révolte contre le pays qui les a accueillis et soutient ouvertement Ben Laden !

Attention pourtant : il ne faut pas faire d'amalgame entre monde arabe et terrorisme. Il ne s'agit " que " de petits groupes, mais leur prolifération et leur organisation sont réellement dangereuses pour la stabilité de l'Occident tout entier. A mon avis, on n'arrivera jamais à les exterminer tous. Il faut donc s'attaquer au fondement de leurs griefs : rétablir plus de justice dans le monde. Ce qui ne se peut hélas qu'aux dépens des intérêts financiers de quelques-uns... et aussi des nôtres.

Mais l'humain, dans tout cela ?... Quand comprendrons-nous que le monde est à présent notre patrie et que donc tous les hommes sont frères ?...

J.R

Souper du minifoot

Le club de football en salle de Névremont organise le 3 avril son lier souper dansant, à partir de 19 h., à la salle des fêtes de Haut-Vent.

Au menu :

apéro

boulettes tomate « maison »

ou

vol au vent avec frites

dessert

La participation est de 10 € pour les adultes et de 6 € pour les enfants (compte 360-1021833-41).

Réservations pour le 26 mars chez

W. Piret ' 071.71.15.82,

E. Van Roosbroek ' 071.71.28.62,

L. Brosteau ' 071.71.44.21.

Musée Le Petit Chapitre

Le S.I. a prévu, coomme thème de cette année pour le Musée de Poupées folkloriques :

La Dynastie belge, noir, jeune, rouge, les couleurs de la Liberté.

Le vernissage pour les autorités aura lieu ce vendredi 19.

Le Musée sera ouvert au public ce dimanche de Laetare, mais l'ouverture officielle n'aura lieu que le 1 er avril et tous les jours jus qu au 31 octobre (en s'adressant au S.I.).

Etat civil

Mois de février 2004

Naissances:

Le 2 à Namur : Camélia Bauwens, fille de Daniel et de Sylvie Libois, rue du Grand-Etang 29, Bambois

Le 3 à Charleroi : Evariste Colot, fils de Norbert et de Ludivine Dumont, rue du Long Try 4 Le Roux

Le 5 à Namur : Bruno Gilson, fils de Pascal et de Katty Thiry, rue St-Roch 45, à Fosses.

Le 6 à Namur : Levis Lee Maquestiau, fils de Michel et de Fabienne Corbeau, rue de l'Ecolâtre 6, Fosses.

Le 7 à Namur : Chloé Calande, fille de Vincent et de Nathalie Kerckhove, chaussée de Charleroi 127, Vitrival.

Le 9 à Sambreville : Alexis Miler, fils de Grégory et de Aurélie Lembert, camping Val Tréko 89, Vitrival.

Le 20 à Charleroi, Loan Pector, fille de Laurent et de Nancy Daras, rue du Fays 3, Aisemont.

Le 26 à Namur : Edwin Legrain, fils de Bemadette, rue de la Maladrie 26, à Le Roux.

Le 26 à Namur : Madeline Kassi, fille de Bile et de Marie-Jeanne Louis, route de Bambois 22B, à Fosses.

Publications de mariages :

Jean-Claude Linart, 53 ans, demeurant route de Bambois 38 à Fosses et Marie Vanlerberghe, 47 ans, demeurant av. Champ Stoné 5 à Fosses (mariés le 13 mars).

Luc Rouard, 36 ans et Isabelle Rem 42 ans, demeurant tous deux rue Rauhisse 8, à Vitrival (mariage le 27 avril).

Mariage :

néant.

Décès :

Le 24 janvier à Sambreville :

Yvonne Leloup, veuve de Amand Legrand, née le 29 juin 1914, résidente au Home Dejaifve.

Le 4 à la clinique Dejaifve :

Jules Frère, époux de Rosa Guameri, né le 16 janvier 1940, d'Auvelais.

Le 7 à la clinique Dejaifve :

Joseph Lefer, époux de Anna Hanseval, né le 3 février 1923, route de Mettet 12, à Fosses.

Le 8 au Home Dejaifve :

Maria Derèze, célibataire, née le 20 décembre 1911, résidente au Home Dejaifve.

Le 9 au Home Dejaifve :

Julia Brichard, veuve de Gustave Hubaux, née le 14 février 1911, résidente au Home Dejaifve.

Le 12 à Mettet :

Emilia Douxfils, veuve de Albert Guillaume et de Raymond Istasse, née le 26 septembre 1915, rue du Fays 19 à Aisemont.

Le 14 à la clinique Dejaifve :

Marie Flinsbackl, épouse de Emmanuel Renier, née le 5 septembre 1926, de Malonne.

Le 14 à Fosses :

Guy Blondiaux, époux de Henriette Noël, né le 2 avril 1938, avenue Albert 1 er 52 à Fosses.

Le 17 à son domicile :

Camille Gosset, époux de Jeanne Comil, né le 14 février 1927, rue du Try-al-Hutte 31, à Fosses.

Le 18 à la clinique Dejaitve :

Joseph Bemard, époux de Agnès Coucke, né le 18 mars 1934, domicilié rue de la Station 160, à Aisemont.

Le 25 à la clinique Dejaifve :

Marie Ponlot, veuve de Raymond Dalebroux, née le 5 novembre 1919, domiciliée à Auvelais.

Le 25 à la clinique Dejaifve :

Victor Gillard, divorcé de Maria Massait et époux de Renée Mercier, né le 8 février 1923, de Belgrade.

Le 27 clinique Dejaifve :

Suzanne Dussolier, divorcée de Jacques Quinet, née le 31 mai 1927, de Cousin.

Histoire de la Poste

Le cercle philatélique de Sambreville CE.PHILA fête cette année son 40e anniversaire et à cette occasion ses responsables ont organisé une remarquable exposition retraçant l'histoire de la Poste dans notre région, ' le sillon sambrien ". Ce sera une exposition itinérante, avec l'appui de diverses administrations communales : elle a eu lieu samedi à Moignelée (pour Sambreville), ce samedi 13, ce sera à Jemeppe ( alâtre), le 20 à Sombreffe et le 27 mars chez nous, à la salle L'Orbey.

Il ne s'agit pas d'une exposition de timbres mais bien de documents rares évoquant l'histoire de l'organisation d'envois, lettres ou colis, à travers les siècles. En effet, c'est le prince Tours et Tassis qui lança les premières messageries " dès 1500 : utilisant le cheval ou les diligences, on pouvait confier son envoi au " messager " et le port était payé par le destinataire. En effet, seuls les riches pouvaient se permettre ces frais assez importants et il eût été inconvenant de considérer que le destinataire n'aurait pas les moyens de payer... Ce fut donc la Compagnie " Tours et Taxis " qui eut un certain monopole des messageries. Sauf chez nous car nous étions en Principauté de Liège et c'est un messager particulier qui était chargé de porter à Liège les correspondances et aussi le produit des taxes, et de ramener les édits du Prince-Evêque. Nous avons déjà évoqué la figure du messager fossois Evrard Diret qui, en 1718, ayant dévoilé dans un café son départ pour Liège le lendemain, fut attaqué au lieu-dit Biètranry à Sart-Saint-Laurent, tué et dépouillé de l'argent qu'il transportait.

Les messageries utilisaient les chemins pavés, et ils n'étaient pas nombreux. C'est ainsi que le premier relais postal entre Bruxelles et Namur fut établi à Sombreffe en 1701. Après la création de la Belgique indépendante, la Poste s'organisa avec des bureaux régionaux de distribution et Fosses fut Pun des premiers en 1836. Le Chemin de Fer vint transformer le paysage économique et des bureaux furent installés notamment à Tamines en 1850 et à Auvelais en 1861.

L'exposition de CE.PHILA montre, en près de 60 panneaux, toute cette histoire postale de notre région : cartes des chemins du XVIle siècle et plus tard ; types de messageries de 1500 à 1830 avec des marques expliquant le lieu d'expédition, le montant du port à réclamer (avant l'application de timbres, qui ne date que de 1849), une foule de détails sur les marques des diverses localités : Sombreffe, Fosses, Spy, Velaine, Moustier, Tamines, Auvelais ; les ambulants, les gares de toutes ces localités, les conditions spéciales durant la guerre 14-18, la Bataille de la Sambre dans les cartes postales, les oblitérations de fortune en 1918-19 car les Allemands avaient détruit tout le matériel postal.

En outre, chaque lieu d'exposition présente une particularité et pour Fosses ce sera bien sûr ' La SaintFeuillen dans la philatélie " : cartes postales, timbres,cachets spéciaux...

Cette très intéressante exposition aura donc lieu le samedi 27 mars, de 9 h 30 à 17 h, en la salle L'Orbey. Même les profanes en philatélie y trouveront une foule de choses curieuses et instructives. L'entrée est gratuite et un bar sera à votre disposition.

La presse revue...

par Zorro

- Samedi : « Toqués ils sont, toqués ils resteront... » - Mais non, Germaine, c'est pas un article sur les politiques belges.

- Dimanche : « Di Rupo à l'écoute des femmes... » - Il n'est pas intéressant d'avoir d'avis sur tout. Donc, je n'ai pas d'avis sur ce titre...

- Lundi : « De l'éthique en Politique » - Non, Germaine, c'est pas Belgique.

- Mardi : « Un Dieu qui ne punit pas » Mon Dieu, s'il te plaît, peux-tu rendre notre monde meilleur ?

- Mercredi : « Moi, je suis le Grognon de Namur » - ... aurait déclaré notre brave évêque...

- Jeudi : « Fraire sur le sentier du fer » - Celle-là, il fallait oser le faire...

- Vendredi : « Car la violence n'est jamais une solution » - Le jour où les terroristes auront compris cela, la Paix aura avancé d'un pas...

Chez l'artisan...

Comme les années précédentes, l'atelier de céramique Ingels-Malnoury, rue Saint-Pierre 18 à Vitrival, participe au « Week-end chez l'artisan ». Il y aura Portes ouvertes les 20 et 21 mars, de 10 h à 18 h, avec démonstrations de tournage. Entrée libre.

Une organisation de l'Entente interprovinciale des métiers d'art de Wallonie.

Le carnaval

Les enfants de Le Roux sont largement participants à l'esprit du carnaval et leur joirdébordait à la salle de La Rovelienne, grâce au dynamisme et au dévouement de quelques animatrices. L'ambiance était déjà créée pour les animations du soir avec l'allumage du bûcher par Carine et Bruno Rossini et l'effervescence qui s'est prolongée au cours de la soirée.

Rappelons les membres de cette organisation toujours très appréciée

Francis Borgnet (président), M.-Jeanne Petignot (secrétaire), Murielle Przylucki (trésorière),

André Hébran, Marie-Jeanne Martin, Tony Miele, Bernadette Pire, Francis Lafarque, Willy Duchêne, Christine Debrulle et Daniel Tilmant.

Interventions des pompiers

Le 4 mars :

appel des pompiers pour un incendie à l'usine Techniver à Floreffe (qui s'avéra, sur place, être une fausse alerte).

Le 5 :

appel des pompiers pour évacuer des débris tombés sur la chaussée, route de Mettet.

Le 6 :

ambulance et plongeurs pour une voitrure tombée dans la Sambre à Franière ; voiture volée, sans conducteur donc, poussée à l'eau_

Le 9 :

ambulance et pompier avec matériel de désincarcération pour un accident route de Rouillon à Graux (pas de blessé).

Le 10 :

appel des pompiers et des deux ambulances, suite à un début d'incendie au 29, rue Saint-Roch à Fosses (deux personnes conduites à Auvelais .

Le 10 :

pompiers pour l'incendie du moteur d'un car, avenue Albert 1 er à Fosses (relaté la semaine dernière).

Le 11 :

appel des.pompiers pour un feu de chemiriée, 29, rue Grande à Le Roux.

Le 12 :

appel des pompiers pour nettoyage de route après un accident, route d'Anthée à Ermeton.

Le 12 :

appel des pompiers à Bossière, rue de la Gare 1 E pour protection au CO.

Le 13 :

ambulance et désinca pour un accident rue Fénal 34, à Fumaux ; un blessé conduit à Mont-Godinne.

Le 13 :

appel des deux ambulances et matériel de désincarcération, suite à un accident route de Bambois à Saint-Gérard : pas de blessé.

Le 14 :

appel des pompiers suite au déclenchement accidentel d'une alarme, place Meunier 13, à Mettet.

Le 18 :

appel des pompiers pour un incendie déclaré dans un container, rue Riverre 5, à Floreffe.

 

Feu de cheminée

Les pompiers de Fosses sont intervenus pour un feu de cheminée qui s'était déclaré rue Grande 29, jeudi dernier, vers 17 heures.

III. - LES STATUETTES DES REVERS

Au revers, sur l'épaisseur des anneaux sculptés, l'artiste a ajout dix statuettes de divers saints : 6 aux stalles de droite (côté Epître, comme on disait autrefois) et 4 à gauche (côté Evangile, car avant les modifications liturgiques du Concile Vatican II, ces lectures se faisaient alternativement à gauche et à droite de l'autel).

A gauche, à p. de l'entrée du chœur, près des grilles en dinanderie

A. Au revers des basses stalles saint Joseph : il est reconnaissable à une branche de lys, symbole de sa pureté, et une hache qui faisait partie de son outillage de charpentier.

B. au passage central. à gauche saint Vincent ;

statuette remarquable par la sveltesse de l'attitude et le port de la tête ; le saint est porteur d'une aube avec étoles et d'une dalmatique relevée par un mouvement du bras droit ; la main gauche s'appuie sur une souche de bois ; deux flèches sont fichées dans la poitrine et un animal, qui semble bien être un loup, est à ses pieds. Diacre et martyr en Espagne (Saragosse, en 304), St Vincent fut mis à mort par le gouverneur romain et son culte, très populaire, se répandit en France où il devint le patron des vignerons.

C. Au même Dassage. à droite ; saint Norbert :

fondateur de l'ordre de Prémontré (assisté en cela par Hugues de Fosses) tient d'une main un ostensoir, signe de sa dévotion eucharistique, et de l'autre une branche d'olivier. A ses côtés : un loup et un mouton qui rappellent la légende selon laquelle le saint obligea un loup qui enlevait une brebis a devenir le gardien du troupeau. Elle symbolise sans doute la puissance pacificatrice de ce saint, qui mit notamment fin à une guérilla à Moustier, lorsqu'il vint chez nous avec Hugues de Fosses, son compagnon, et c'est ce qui l'avait fait surnommer " l'Ange de la Paix ". Nommé malgré lui archevêque de Magdebourg, il y mourut en 1134. Comme le Chapitre de Fosses fonda l'abbaye Norbertine du Roeulx, il était normal de voir ici ce saint prélat, les mains liées devant lui, comme prêt au supplice : elles tiennent déjà la palme du martyre.

D. Au bout des stalles, du côté du banc de communion : saint Ultain.

C'est du moins ce que suppose l'abbé Crépin devant cette statuette d'un saint, nu-tête, portant un vêtement à capuchon et larges manches ; il tient en main une palme et de l'autre un bâton muni de cordelette à noeuds, sorte de " discipline " et on sait l'austérité des moines irlandais du Vlle siècle. Il était normal que le frère de St Feuillen fût représenté dans nos stalles, puisqu'il dirigea la première communauté de Scots en l'absence de Feuillen, grand voyageur-missionnaire, et, selon la tradition, érigea deux oratoires où il pouvait se retirer pour prier dans la solitude : à Ste-Brigide et à Sinton ; un sentier qui y menait depuis la Rosière portait le nom de " sentier St-Ultain ".

A droite, à partir du banc de communion

E. A l'épaisseur du montant des hautes stalles :

un évêque martyr non identifié. Il porte mitre et chape et a les mains liées devant lui, comme prêt au supplice : elles tiennent déjà la oalme du martyre.

F. Aux basses stalles : saint Lambert :

patron de l'église et du diocèse de Liège, dont fosses fit partie durant neuf siècles : il était donc naturel de le trouver ici. Il avait d'ailleurs un autel en la crypte de notre collégiale. Il est représenté en évêque mitré et son cou est transpercé par un glaive on sait que, pourchassé par les soldats de Dodon, adjoint du maire du palais, à qui il avait reproché ses violences et ses vols, il fut tué d'un coup de javelot dans sa maison de Liège (c'était en 703). Lui aussi porte la palme du martyre.

G. Au oassage. à gauche : saint Erasme.

C'était un des grands " saint secourables " des dévotions populaires qui l'appellent aussi Elme, Agrapard ou Agrapaud en Wallonie. Il était en Italie le patron des marins (on connaît les " feux Saint-Elme " causés par la foudre) et il semble que l'objet peu identifiable à côté de lui soit un cabestan de bateau : on prit le câble pour les intestins du saint qu'on arrachait lors de son martyre 1 (en 303). II est invoqué, notamment, à Leffe sous le nom d'Agrapaud.

H. A droite : sainte Julienne.

A première vue, rien ne semblait l'identifier C'est une religieuse qui tenait quelque chose dans la main droite : un ostensoir ? L'objet a disparu, coupé ou cassé. Mais en regardant bien, aux pieds de la personne se voit une lune échancrée : il n'y a donc pas de doute, c'est sainte Julienne de Cornillon, qui eut longtemps la vision d'une lune barrée ou à laquelle manquait un morceau, symbolisant, comme elle le comprit plus tard, une fête en l'honneur du Saint Sacrement : ce qu'elle ne tarda pas à organiser et à promouvoir. Rappelons qu'après diverses péripéties elle se réfugia à Fosses où elle mourut, dans un reclusoir attenant à la collégiale, le 5 avril 1258.

I. Au montant des basses stalles, près de la grille :

un saint non identifié : c'est un moine encore jeune, en bure, portant une longue barbe en pointe, de style espagnol. Il tient en main une crosse ou une croix (seul le bâton subsiste).

J. Enfin. aux hautes stalles : saint Ferdinand.

Le doyen Crépin pense que cette statuette est récente (elle semble pourtant bien attachée, sinon faire artie du montant de la première stalle et il y voit la main de son prédécesseur Ferdinand Mallar, qui fit faire quelques réparations aux stalles (notamment les deux panneaux de la vie de St Feuillen dont nous avons parlé). Le personnage porte en effet une couronne royale sur la tête, un grand manteau et un fanion qui flotte au vent ; et, devant lui, une épée au fourreau, pointe au sol : c'est saint Ferdinand, roi de Castille et de Léon, vainqueur des Sarrazins, mort en 1252.

Cette étude un peu minutieuse de nos stalles se justifiait sans doute elle montre la qualité de ces sculptures, l'adresse de l'artiste " ymagier " de 1524, toute la finesse et la précision de son coup de ciseau, la variété de son imagination. La splendeur de l'ensemble fait de cette oeuvre remarquable un joyau de notre collégiale.

On peut souhaiter cependant qu'elles rencontrent un peu plus d'intérêt de la part des Fossois et des visiteurs : combien de nos 9.000 concitoyens ont pris la peine d'aller les voir ? Et même parmi les fidèles ? Il est courant de dire qu'on va bien loin pour voir de belles choses et qu'on néglige celles qu'on a sous les yeux. C'est vraiment le cas ici. Des visites guidées de la collégiale sont pourtant possibles tous les jours de l'année, il suffit de s'adresser au Syndicat d'Initiative.

J. R.

23 février 2004.

Un entraîneur en chasse un autre

Dans l'article paru dans La Nouvelle Gazette du vendredi 12 mars 2004, le nouvel entraîneur de la J.S. Fossoise déclarait haut et fort qu'il allait fêter le Laetare huit jours à l'avance, certifiant que l'équipe allait battre Grand-Leez, leader autoritaire de la div. 4B. Résultat : 9-1 : la Bérézina.

Evidemment, les comitards de GrandLeez ne sont pas des mercenaires du football, ni des incapables, mais au contraire des gens qui ont le sens de la réalité des choses et surtout le respect d'autrui, ce qui est loin d'être le cas pour le club de Fosses (et je ne rentrerai pas dans les détails).

Limogé fin janvier, sur l'insistance du Président (lequel a préféré déléguer ses pouvoirs au vice-président pour m'annoncer ce limogeage), alors que nous avions battu Auvelais sur le score de 1-6. Fosses, après cette victoire, se trouvait 7e au classement, à 3 pts du 4e ; donc nous pouvions encore, à ce moment-là, accrocher le tour final pour accéder en 3e Provinciale.

Résultat des courses, depuis le 25 janvier, Fosses n'a plus remporté la moindre victoire et, sous ma direction, n'avait jamais été humilié de la sorte. Plus ridicule que ça, tu meurs...

Conclusion : comme disait M. Claude Barthélemy dans son article du 13 février, intitule « Où allons-nous ? », dans lequel il déplore : « mais il est quand même dommage que la plus ancienne société fossoise doivent délocaliser des locaux fossois à cause d'un étranger à la commune et pour une question de gros sous ».

Il est vrai qu'à Fosses, les étrangers - et surtout les plus incompétents - sont élevés sur des pavois et que les gens qui ont la fibre fossoise et le respect de leurs couleurs, on les traîne dans la boue. Un véritable scandale... !

Comme le diront encore beaucoup de personnes, GEERAERTS écrit tout haut ce que beaucoup d'autres pensent tout bas.

Eddy Geeraerts

Ce dimanche (15 h)

Division 3B

Thy-Ie-Château – Bambois

Division 4B

Fosses - Caps Namur