N°01    02 janvier 2004

Le Moulin de Saint-Remy

Voici une bien jolie vue du vieux Moulin de Saint-Remy, niché dans un remarquable site de verdure de la vallée de la Biesme, sous Nèvremont. Mais il n'est plus exploité aujourd'hui et même laissé un peu à l'abandon après avoir été une belle résidence d'été.

" Vieux moulin " : dans sa construction actuelle, il date de 1694 : si une pierre scellée dans le mur de la grange, côté chemin porte le millésime 1640, les archives nous apprennent que le 15 février 1694 débutèrent les réparations " aux bastiments du moulin de St Remy lez Fosse ruinez et tirez jus (abattus) par force majeure de guerre " c'était un peu avant, au cours de la guerre de la Ligue d'Augsbourg : le moulin et d'autres bàtiments alentours furent attaqués, pillés et démolis par les troupes du maréchal de Boufflers qui campaient à Mettet.

Mais on cite ce moulin bien plus tôt : déjà en 1319, sous la dénomination de " Moulin de Hersoul ", sans doute un nom de famille ; puis " Hircoille " en 1384, dû sans doute à une mauvaise lecture car on retrouve " mollin de Hersoul " en 1442, parfois " Hiersoulle " et même " Henrisoul " en 1682. A peu près en même temps, il devient Moulin de Saint-Remy en raison d'une chapelle dédiée à ce saint et située dans le cadre de l'ermitage (maintenant tir aux clays) : on sait que plusieurs mariages y furent célébrés au XVIIIe siècle.

A la fin du XIVe siècle, il appartenait à un certain Hanin de Bourleux ; puis à la famille de Rouillon (Pierre de Rouillon en 1604, et un Feuillen de Rouillon fut plusieurs fois bourgmestre de Fosses et meunier à StRemy) ; en 1682, à Catherine de Robionnoy, veuve de Jean Marcq ; il passe ensuite à une famille Lottin en 1804 il est fait mention du mariage de Marie-Thérèse Lottin, meunière à Saint-Remy, avec Joseph William de Graux ; en 1884, le moulin appartenait à M. Hanolet, juge à Mons et fut vendu, la même année, à la famille Deuquet, meuniers : Victor, puis son fils Charles, né en 1884, époux d'Emilie Michaux ; le moulin servit encore durant la dernière guerre. En 1949, le fils Fernand se maria et alla habiter Silencieux ; la fille, Andrée, épousa Marcel Debrouwer en 1956 et partit pour Rhode-Ste-Agathe ; la mère mourut en 1951 et le père en 1956 ; l'exploitation du moulin avait cessé. Andrée vendit 5/12 de la propriété à M. Alphonse Noël qui devint propriétaire exclusif en 1963. (Renseignements tirés en partie d'une étude de M. Roger Angot, citant aussi Jos. Noël).

Un plan triennal du logement

A la dernière séance du Conseil communal, l'échevin Benoît Buchet a présenté un rapport sur le Plan Triennal du Logement. Comme nous l'avons déjà écrit, la situation du logement à Fosses est assez difficile : des maisons à vendre, oui, mais pour trouver en location, il faut de la chance.

Fosses compte 3.222 logements dont 2.536 occupés par leur propriétaire, soit 75 %. A côté de cela, il y a 80 logements inoccupés, 7 logements sociaux et 4 logements de transit (6 mois maximum). A noter aussi que 238 ménages, soit 332 personnes sont domiciliés dans des campings.

Le prix moyen de location est assez élevé : 500 €/mois pour maison avec 3 chambres ; 400 € pour appartement à 2 chambres. Le prix moyen de vente : 120.000 € pour une maison à 3 chambres ; 90.000 pour un appartement avec 2 chambres.

La population évolue davantage que pour la moyenne de la Région Wallonne et le mouvement immigration et émigration est important. On a compté l'an dernier 123 naissances contre 89 décès et la population, en hausse constante, marque un certain vieillissement : 18,5 % de la population a plus de 60 ans ; la moyenne de la Région Wallonne est de 21 %.

Le rapport fait état aussi du type de ménages : les ménages de 1, 2, 4 et 5 personnes sont en hausse, ceux de 3 et 6 personnes en régression. On note 2 % de femmes seules (0,3% pour la Région Wallonne !) et 1,7 d'hommes seuls (4,3 en R.W.). Plus de la moitié des familles (55 %) occupent des maisons séparées, contre 35,4 pour la R.W.).

Il faut aussi tenir compte des indicateurs socio-économiques : par rapport aux moyennes équivalentes de la Région Wallonne, le revenu moyen par habitant est égal mais le chômage est plus élevé à Fosses, de même que le nombre de non-diplômés ; par contre, on note 1,99% de Minimexés contre 2,1 pour la R.W. Une situation générale qui indique une certaine paupérisation de la population.

La problématique du logement doit donc tenir compte de ces facteurs un nombre important de résidents dans les campings, un manque criant de logements sociaux dans une zone où 65% des habitations sont de caractère rural et une situation géographique où dominent les espaces verts, prés, cultures et bois. La zone d'habitat garde 2,8 % de terrains constructibles : il y a donc des possibilités.

Alors, quoi faire ? Un Service communal du Logement est en train de se mettre en place par la formation spécifique de deux employés actuels et la commune a élaboré un plan d'action de constructions sociales. Avec un souci primordial : ne pas concentrer les logements sociaux, ce qui risquerait de créer des difficultés d'intégration et de dévaloriser dans le centre notamment. La commune n'a pas les moyens d'entreprendre ellemême des constructions, mais elle peut faire appel à des sociétés spécialisées qui assurent ensuite un suivi social des locataires : tous les cas n'ont pas la même importance. D'autre part, les mandataires communaux prévoient un plan d'habitat permanent dans les campings : pas question d'expropriations massives donc, mais une recherche d'améliorations pour assurer un minimum de confort, de salubrité et de sécurité.

On a donc réuni les acteurs de la problématique : communaux, provinciaux, sociétés et, considérant que cette collaboration permettrait de veiller davantage aux conditions de salubrité du logement dans la localité, de juguler la spéculation immobilière et de reloger des résidents de campings, on a établi un plan de 5 projets classés en ordre de priorité décroissante (ou progressive dans le temps)

1. Rue Victor Roisin : un immeuble récemment acquis par la Société de Logement des Familles Nombreuses sera converti en 8 logements sociaux de 1 à 4 chambres, dont un accessible aux personnes à mobilité réduite. Le projet est à l'étude et on espère sa réalisation pour 2.005.

2. Un terrain appartenant au CPAS, rue Chapelle de la Paix, pourra être confié au Foyer Namurois qui y construirra 2 x 6 logements nouveaux : 4 sociaux et 8 logements moyens.

3. A Vitrival, chaussée de Charleroi, le CPAS négocie l'achat d'une habitation à rénover par le Fonds du Logement Wallon : on y ferait deux logements sociaux assimilés (pour RIS ou Minimexés, ou pour immigrés puisque c'est indispensable, sinon pour d'autres).

4. Le Foyer Namurois négocie le rachat des bureaux de l'ancienne

Gendarmerie (qui devrait s'installer dans d'anciens locaux du Lycée, route de Bambois) mais les habitations des gendarmes restent propriété de l'Etat. Mais le prix demandé, 295.000 euros, est beaucoup trop élevé pour des bureaux à transformer. On pourrait y créer 4 logements de 2 à 3 chambres.

5. Enfin, un dossier déjà ancien mais qui n'avait pas abouti : l'ancien presbytère de Bambois, appartenant à la Fabrique d'église, où pourraient se faire 4 logements de 2 à 3 chambres.

Il y a aussi les deux maisons attenantes à l'Hôtel de Ville, à l'entrée de la rue Al Val, déjà cédées au Foyer Namurois qui va y construire 4 logements, en priorité pour les Fossois. On a des quasi certitudes pour les dossiers 1 et 3 et on peut donc espérer que pour 2006 la ville comptera au moins 14 nouveaux logements sociaux et on pourrait arriver à 34. Avec le projet d'Habitat permanent en camping, subsidié par la Région Wallonne, la situation du logement à Fosses serait donc sensiblement améliorée.

Abonnés retardataires

En raison du nouveau système informatique de la Poste, les abonnés de 2003 qui n'ont pas encore effectué leur réabonnement pour 2004 reçoivent néanmoins - cette année seulement - ce premier numéro qui sert, en somme, de dernier rappel.

Nous invitons ces derniers à effectuer de suite leur versement, afin d'éviter une interruption toujours désagréable.

 

Fermeture (provisoire ?) du tir de Névremont

Lors de sa dernière réunion du Conseil, le Bourgmestre a annoncé sa décision de fermer le stand de tir de Nèvremont, dont l'autorisation d'exploiter expirait fin 2003.

Un permis provisoire pour un an avait été accordé par la Province moyennant la mise en ordre du permis de bâtir (des constructions faites sans permis, donc illégales). La Police de l'Environnement est venue aussi à plusieurs reprises contrôler les nuisances de bruit et elles dépassent largement les limites autorisées, ce dont se plaignaient les habitants de Nèvremont. Le Bourgmestre avait même été suspecté de soutenir cette exploitation parce que deux de ses cousins y étaient tireurs, ce qu'il ignorait ; de plus, un des actionnaires et tireur était ce châtelain de Forchies suspecté de trafic d'armes : cela ne donne pas une bonne réputation au stand de Fosses. La situation est alarmante et la Police de l'Environnement invite le Bourgmestre à prendre des mesures ; il a vu le gérant et l'exploitant, leur ordonnant la cessation immédiate des tirs ; si cette interdiction n'est pas respectée, il y fera mettre des scellés.

Ainsi donc ce stand de tir, qui avait vu des compétitions européennes et même un Championnat du Monde, cesse ses activités. S'il apportait un certain renom à notre ville parmi les amateurs de tir aux clays, dans cette jolie vallée, il est certain qu'il était largement polluant, tant par les quantités de plomb répandues dans la campagne et empoisonnant l'eau du ruisseau, que par le bruit devenu fort gênant pour les riverains.

Le verglas

Lundi matin, le verglas avait fait son apparition sur nos routes encore humides de la veille. Vers 9 h 10, route de Saint-Gérard à Bambois, deux voitures ont dérapé et se sont accrochées.

Les deux ambulances et les pompiers de Fosses se sont rendus immédiatement sur les lieux car on annonçait des blessés. Heureusement, il n'en était rien, seuls des dégâts matériels étaient à déplorer.

Au MR de Fosses

En collaboration avec la président de la section locale de Sambreville, M. Daniel Tilmant, la Ministre des Classes Moyennes et de l'Agriculture, Madame Sabine Laruelle, assumera une permanence, dès le 8 janvier, de 16 h à 17 h, au domicile du président du MR de Fosses-la-Ville,

M. Joseph Michaux, rue du Bijard 17, à Sart-Saint-Laurent,

' 071-71.10.96.

Madame la Ministre se tiendra à votre disposition pour tout renseignement ou dossier particulier que vous souhaiteriez être entretenu.

B. DUFRASNE, secrétaire politique

Raclette

La Société Royale Musique des Volontaires de la Marche St-Feuillen vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2004 et vous invite à sa « Raclette traditionnelle » du 24 janvier prochain, dès 19 h 30.

Bienvenue à tous.

Brutale disparition

Ce lundi, en soirée, nous apprenions le décès de M. Paul De Cuyper, de Névremont, âgé seulement de 62 ans, père de 5 enfants.

Amateur de marche, il était parti samedi soir pour participer avec son petit-fils, à un circuit nocturne à la Citadelle de Namur. En fin de parcours, il perdit connaissance, victime d'un infarctus foudroyant. Il fut conduit aux soins intensifs, et sans avoir repris connaissance, décéda lundi soir.

Paul De Cuyper avait débuté sa carrière professionnelle comme apprenti menuisier, chez Romeo à Fosses et travailla ensuite à Falisolle, puis il entra chez Solvay où il devint pompier-secouriste, une spécialité qui l'amena à faire partie de la section de la Croix-Rouge locale où il accepta différentes fonctions, notamment celle de s'occuper du prêt du matériel sanitaire.

Ayant été récemment pensionné, il pouvait se consacrer entièrement au service de la Croix-Rouge où Paul était très dévoué et très estimé. Dans le prochain numéro, nous parlerons plus largement de ses fonctions dans ce service.

Ses funérailles auront lieu ce vendredi 2 janvier, à 11 heures.

Nous présentons à son épouse et à sa famille, nos plus sincères condoléances.

Avis Croix-Rouge

En raison du décès de M. De Cuyper, les gens qui ont besoin de matériel de secours peuvent s'adresser provisoirement à

- Floreffe :

Mme Clipe, sur rendez-v. ' 081-44.40.15

- Jemeppe-sur-Sambre :

M. Grogniez sur rendez-vous : ' 071-78.61.81

- Mettet :

M. Holemans sur rendez-vous : ' 071-72.87.88

- Sambreville (Tamines : 18, rue des Bachères) ' 071-74.41.51.

Permanences : lundi, mardi, vendredi, de 17 à 18 h ;

mardi et jeudi, de 10à11 h;

Responsable SPMS :

M. Rosier, N°privé ' 071-77.16.06 È 047769.61.06.

-Namur : Comité provincial ' 081 72.22.55.

Cours de secouristes

C'est le lundi 12 janvier, à 18 h 30, que débuteront les cours de secourisme (faisant suite aux cours de B.E.P.S.).

La durée de chaque cours est d'environ 4 heures. Ces cours se donnent à l'Ecole communale de Vitrival.

Droit d'inscription : 40 euros, en ce compris le manuel de cours qui reste propriété de l'élève.

La Croix-Rouge locale

Aux Beaux-Arts

Le prochain spectacle d'opérette aux Beaux-Arts de Charleroi aura lieu le samedi 24 janvier. Au programme La Vie parisienne, d'Offenbach.

Pour inscription et renseignements Mme Christiane François, rue de l'Ecole Moyenne,

' 071-71.10.65.

Fost-Plus

Le premier ramassage des sacs bleus (PMC) pour cette année s'effectuera ce mercredi 7 janvier, à partie de 7 h, pour toutes les sections de l'entité.

Pour les papiers et cartons, ce sera les 20 ou 22 suivant les endroits ; nous le vous rappelerons en temps opportun.

Conseil communal

(suite de la semaine dernière)

Puis, une modification statutaire aux associations distributrice$ d'énergie, la cession de 6 points APE à l'AISBS, 10 à l'IDEF et 4 à la Zone de Police (mêmes remarques que pour le CPAS : Fosses, sous contrôle du CRAC, ne peut plus engager mais peut céder ses points) ; diverses ordonnances de police prises en urgence pour travaux et diverses manifestations, tout cela est approuvé sans observation.

PLAN TRIENNAL DU LOGEMENT

Benoit Buchet, échevin du logement, présente un résumé de ce Plan pour 2004-2006 : afin de créer du logement social, on prévoit : l'acquisition d'un immeuble rue Victor Roisin (ancienne boulangerie Cuvelier), par le Fonds du Logement des Familles Nombreuses (142.500 euros) ; la rénovation d'une maison à Vitrival (69.000 euros) par le Fonds du Logement Wallon ; un lotissement de terrains du CPAS à la Chapelle de la Paix (Nèvremont) pour 943.904 euros par le Forer Namurois, et l'acquisition d'un batiment avenue des Déportés pour 266.984 € par le Foyer Namurois. Le rapport (v. article de 1 re page) donne diverses indications sur la situation du logement dans notre commune : nombre de logements, prix de location et vente, évolution de la population, indicateurs socio-économiques, problématique du logement social.

EN URGENCE

Cinq points avaient été admis en urgence

Un emprunt de 160.000 euros pour la réfection de la rue de l'Ermitage et un de 95.000 euros pour l'aménagement de sécurité à la rue du Sartia à Sart-Eustache.

Un bon de commande pour remplacement de châssis à la Maison de la Citoyenneté, aux Quatre-Bras.

Une modification au Règlement d'ordre intérieur du CPAS prévoyant que la présence des assistantes sociales aux réunions sera limitée à la présentation de leurs dossiers, sauf pour deux qui assisteront à toute la réunion, dans un but de coordination.

La situation de caisse au 28/11 avec avoir justifié de 23.975.953 €.

LE TIR DE NEVREMONT

Avant le huis-clos, le Bourgmestre donne communication de sa décision de fermer le stand de tir de Nèvremont, dont l'autorisation d'exploiter expirait fin de cette année (voir article à ce sujet ).

A HUIS CLOS

Le Conseil admet la mise à la pension prématurée pour raisons de santé à M. Jules Durant, brigadier, chef du Service Bâtiments.

Il entérine les décisions du Collège nommant Mme Frédérique Goisse comme secrétaire communale intérimaire. Pour le service Enseignement, il entérine aussi des décisions du Collège pour divers intérims dans les écoles, la désignation de Mme Valérie Vassart comme maîtresse spéciale de religion, la mise en disponibilité pour cause de maladie à Mme M.-Fr. Cheruy et Mme Isabelle Tahir.

Bons voeux

L'Administration communale offrira une réception de Nouvel An à son personnel, conseillers et autres personnalités fossoises le mercredi 7 janvier, à 17 h 30, à la salle L'Orbey.

Nos 4 x 20 : un bond de 15% !

Après deux ou trois années de statu quo dans les chiffres de nos seniors, parfois même en léger recul (sans doute dü aux années creuses de la première guerre), nous avions connu l'an dernier une hausse appréciable, passant de 240 à 265 unités.

C'est un nouveau bond que viennent de faire ces chiffres : en effet, nos plus de 80 ans passent le cap des 300 et pulvérisent ainsi le record : ils sont 306 (au 31 décembre 2003).

Cette augmentation est évidemment due à la tendance générale de nos pays : une moyenne de vie qui ne cesse de croître.

A Fosses, en se penchant sur les chiffres, on constate qu'il n'y a guère eu de décès ou départ en 2003 : une bonne vingtaine seulement, alors que les « arrivages » étaient aussi plus importants que les autres années. En effet, la liste des « nouveaux » qui atteignaient les 80 ans était de 48 (moins deux décès en cours d'année).

A la fin de cette année 2004, il faut s'attendre à ce que ces chiffres soient encore plus impressionnants, car 45 personnes viendront rejoindre leurs aînés au cours de 2004 et entreront donc dans la « congrégation » des 4x20.

Parmi ceux-ci : 16 hommes et 29 femmes ; une proportion d'un bon tiers d'hommes pour deux tiers de femmes, ce qui correspond aux chiffres des plus de 80 ans de notre entité qui compte 107 hommes pour 199 femmes..

La semaine prochaine, nous donnerons le début de cette longue liste, et cette semaine, voici les 45 futurs « miliciens » qui viendront rejoindre la grande armée en cours d'année.

Si des personnes préfèrent que nous ne les citions pas, qu'il nous le fassent savoir avant mercredi prochain au '07171.10.83. Mais nous serions un peu triste de ne pas les voir figurer car, en somme, c'est à la fois un honneur, un bonheur et une fierté de se trouver toujours parmi les (sur)vivants.

Dates de naiss. Noms Adresses

03-01-1924 LECOMTE Jean Louis Rue du Sartia 21, Sart-Eustache

05-01-1924 PRIGNEAUX Joseph Rue Froidebise, Sart-St-Laurent

07-01-1924 MICHAUX Maximilienne Rue du Sartia 65, Sart-Eustache

20-01-1924 FRIPPIAT Albert Place de la Gare 9

05-02-1924 HOC Jenny Route de Tamines 231, Aisemont

28-02-1924 DUBOIS Madeleine Rue d'Orbey 12

05-03-1924 CORNIL Jeanne Rue du Try-al-Hutte 31

23-03-1924 NANIOT Robert Rue de la Station 95, Aisemont

29-03-1924 TROUILLET M.-Thérèse Rue Bois-des-Mazuys 32, Vitrival

30-03-1924 FAUCHE Gaston Home Dejaifve

05-04-1924 HERMANT Georgette Rue de Névremont 51

07-04-1924 DEPREZ Fernand Route de Bambois 48

13-04-1924 DI BONIFACIO Angela Rue Jean Tousseul 1, Vitrival

19-04-1924 DEFREYNE André Rue de Névremont 91

25-04-1924 NIHOUL Adeline Rue de Walcourt 131, Vitrival

27-04-1924 BORIN Rina Rue du Long-Try 15, Le Roux

27-05-1924 de KERCHOVE Christiane Rue de Taravisee 6

28-05-1924 PIRAUX Berthe Home Dejaifve

28-05-1924 GALLE Robert Les Ruelles 99, Sart-Eustache

01-06-1924 VERMEULEN Maria Avenue Champ Stoné 20

05-06-1924 MINGEOT Joséphine Rue des Forges 43

09-06-1924 BAILLY Marie-Louise Rue des Zolos 1

11-06-1924 MABILAT Marie-Denise Rue des Egalots 4

08-07-1924 LACOURT Marcel Rue de la Bruyère 19, Vitrival

10-07-1924 DELHAYE Edouard Rue Les Bouettes 2, Le Roux

14-07-1924 FAHY Marie Route de Tamines 218, Aisemont

16-07-1924 NULENS Juliette Avenue des Combattants 17

15-07-1924 DOUCET Georgina Rue du Bout 45, Vitrival

17-07-1924 VERBAERT Suzanne Rue d'Orbey 24

22-07-1924 CHARLES Jacques Rue Grande 25, Le Roux

26-07-1924 CHARLIER Joseph Home Dejaifve

05-08-1924 ROSSOMME Marie-José Ch. de Charleroi 151, Vitrival

07-08-1924 DUCULOT Francine Rue Donat Masson 6

18-08-1924 JACQUEMIN Denise Rue Victor Roisin 6

02-09-1924 BOSSIROY Marie Home Dejaifve

18-09-1924 LOISEAU Léon Faubourg de France 1

01-10-1924 GORNA Franciszka Rue Grande 71, Le Roux

01-10-1924 COLON José Rue du Try-aI-Hutte 45

10-10-1924 VERMEYLEN Marguerite Rue des Zolos 14

11-10-1924 FEVRY Edmée Home Dejaifve

13-11-1924 TIRELLI Velia Rue Saint-Joseph 6, Bambois

15-11-1924 DE WOLF Joseph Rue Petite Couture 4

28-11-1924 BAUDOUX Maurice Rue du Bout 7, Vitrival

30-11-1924 BLAIMONT Jeanne Rue de l'Ecolâtre 10

22-12-1924 DEMEURE Hélène Rue de la Giloterie 5, Vitrival

Interventions de l'ambulance et des pompiers

Le 8 : appel des pompiers pour un accident sur la RN 98, près du viaduc Saint-Remy.

Le 10 : appel des pompiers pour un pompage, rue H. Brosteaux 52, à Sart-St-Laurent.

Le 12 : appel des pompiers suite à un accident rue du Sartia à Sart-Eustache (pas de blessé).

Le 13 : pompiers pour un nettoyage de route rue des Tanneries à Fosses et rue de Walcourt à Vitrival.

Le 13 : pompiers pour un feu de toiture, rue Noéchamp 59, à Biesme.

Le 13 : appel des pompiers pour un arbre tombé sur la chaussée, rue Bois-du-Prince à Sart-Eustache.

Le 14 : appel des plongeurs à Sambreville, pour une personne tombée dans la Sambre (pas retrouvée).

Le 14 : appel des pompiers pour un accident rue de Namur à Saint-Gérard. Personne décédée.

Le 14 : appel des pompiers pour un arbre tombé sur la chaussée sur la RN 90 à Floreffe.

Le 16 : Pompiers et ambulance suite à un accident, place Meunier à Mettet (blessés conduits à la clinique Ste Elisabeth à Namur).

Le 17 : pompiers pour éteindre de la lignite en feu, aux carrières et fours à chaux d'Aisemont.

Le 19 : pompiers pour un feu de cheminée 20, rue C. Giroul à Floreffe.

Le 19 : ambulance pour une personne malade sur la voie publique à Tamines ; conduite au CHR d'Auvelais.

Le 21 : ambulance pour un accident sur la RN 90 à Floreffe ; conduite à la clinique Ste-Elisabeth à Namur.

Le 22 : pompiers pour un feu de cheminée, rue de la Fontaine 7, à Maison-St-Gérard.

Le 22 : pompiers pour un incendie, rue Coria 3, à Floreffe.

Le 24 : ambulance et pompiers chaussée de Charleroi à Le Roux ; blessés conduits au CHR d'Auvelais.

Le 26 : pompiers pour un accident à Biesme, rue du Planois 1.

Le 27 : pompiers pour un feu de cheminée, rue Bois-Planté 1, à Floreffe.

Le 28 : pompiers pour un pompage, rue de Névremont à Fosses.

Le 29 : appel des deux ambulances suite à un accident, route de St-Gérard à Bambois ; pas de blessé.

La presse revue...

par Zorro

Changement de cap, Zorro nous offre cette semaine ce sondage. Mais est-il vraiment « impartial ?. A vous de juger!

Grand sondage annuel: Le Messager rencontre son lecteur

Ce sondage a été réalisé dans les rues de notre belle cité la semaine du 28 au 27 noctovrier. Le public ciblé était les barbus de plus de 180 cm tva comprise, de plus de 90 kg sans eau, sans gaz, sans électricité. Les animaux de compagnie étaient également sondés. Il s'agit d'un résultat partiel : une personne et deux animaux dépouillés sur 2 sondés.

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J.R. 2 0 1

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Keskidi 5

R.V. 1

Zorro 7

D.P. 2

Doyen 3

La Rédaction 4

Suite des résultats dans une prochaine édition ; à bas la censure et meilleurs voeux 2004.

Zorro

Il y a 10 ans déjà...

Les faits marquants de chez nous en décembre 1993

- D'importantes grèves viennent perturber l'organisation de la Foire Saint-André, déjà contrariée par le mauvais temps. Les grévistes obligent certaines grandes surfaces (GB, Mestdagh, Stock Américain) à fermer leurs portes, ce qui est très mal perçu par la population.

- Après l'arrivée de saint Nicolas en hélicoptère, c'est un Père Noël aérien qui atterrit sur le terrain de football d'Aisemont, avant de descendre vers Fosses, invité par le FC Justitia et l'association des commerçants.

- Une association qui recommande la visite de son 2e Village de Noël, avec une dizaine de chalets, plantés sur la place du Marché qui prend ainsi un air de circonstance.

- La neige fait son apparition dans le pays, provoquant des retards et ennuis de circulation. Dans les écoles, de nombreux enfants sont absents.

- La section locale de la Croix-Rouge a un nouveau président en la personne du pharmacien J.-P. Boxus. Son très ancien prédécesseur le pharmacien Votion fut aussi président de la Croix-Rouge de Fosses.

- Décès du doyen Pol Bero, à l'âge de 70 ans. Il fut nommé doyen à Fosses en 1975 et fonctionna donc chez nous durant dix-huit ans. Sa santé avait déjà été ébranlée puisqu'il revenait de deux mois de convalescence dans un home de Spa.

- Saint Nicolas gratifie 65 jeunes footballers fossois, invités par le président Léon Viaene. P. Baufays, nouveau patron du Clos St-Feuillen, offre aussi des coaches aux joueurs fossois ; une fête qui se passe au hall de Sart-Saint-Laurent.

- Un règlement met au point un concours de décoration de Noël au village de Vitrival. Parmi une quinzaine de crèches, c'est la famille Kaisin qui est plébiscitée ; pour les façades, Joël Piret, rue de la Brasserie, est déclaré ler. Environ 120 maisons ont participé au concours.

- André Calande, renversé par une voiture devant chez lui, décède de ses blessures. Ancien bourgmestre de Foy-Notre-Dame, Il avait repris la ferme de Taravisée et avait eu 9 enfants. Il fut aussi conseiller communal.

Pensons à nos aînés

Ils et elles fêteront leur anniversaire et ils sont nombreux au cours du mois de janvier

Le 3 : Jean Lecomte, Rue du Sartia, Sart-Eust. 80 ans

Le 5 : Joseph Prigneaux, Rue Froidebise, Sart-St-L. 80 ans

Le 7 : Maximilienne Michaux, Rue du Sartia, Sart-Eust. 80 ans

Le 7 : Georges Wiliems, Ch. Charleroi, Vitrival 81 ans

Le 8 : René Michaux, Ch. Charleroi, Le Roux 90 ans

Le 11 : Marie-Thérèse Jaumotte, Home Dejaifve 88 ans

Le 11 : Alphonse Collin, Place de la Gare 82 ans

Le 11 : Constantina Capraro, Rue Criptia, Sart-Eustache 82 ans

Le 11 : Jean Benoît, Rue du Fays, Aisemont 81 ans

Le 14: Marie-José Beeckmans, Rue Petite Couture 82 ans

Le 14: Fernande Sohy, Rue Neuve, Haut-Vent 86 ans

Le 14 : Maria Maufront, Rue du Fays, Aisemont 89 ans

Le 15: Maurice Toussaint, Rue Grande, Le Roux 84 ans

Le 15: Germaine Goessens, Rue des Egalots 83 ans

Le 17: Léopoldine Hapiot, Rue Cocriamont, Le Roux 89 ans

Le 17: Suzanne Wilmotte, Rue du Grand-Etang 84 ans

Le 18: Elisabeth Vandeloise, Home Dejaifve 89 ans

Le 20 : Albert Frippiat, Place de la Gare 80 ans

Le 21 : Ruth Dassuy, Camping Les Viviers 84 ans

Le 22 : Henri Thévenier, Rue Sartia, Sart-Eustache 86 ans

Le 22: Sidonie Preter, Ch. Charleroi, Vitrival 82 ans

Le 23: Raymond Vervotte, Rue des Remparts 82 ans

Le 23: Legrain Solange, Rue Longtry, Le Roux 82 ans

Le 24 : Jean-Baptiste Legrain, Rue Grande, Le Roux 84 ans

Le 26: Lucien Tombelle, Rue des Tanneries 81 ans

Le 27 : Martha Destrée, Rue Cortil-Mozet 86 ans

Le 28: Berthe Coria, Ch. Namur, Sart-St-Laurent 84 ans

Le 28: Henri Guillaume, Avenue Champ Stoné 89 ans

Le 29: Rosalie Noulard, Home Dejaifve 93 ans

Le 29: Emest Simon, Rue de la Bruyère, Vitrival 90 ans (doyen de Vitrival)

Le 31 : Aril Romdenne, Avenue Albert 1 er 82 ans

Le 31 : Roger Dohet, Rue Grande, Le Roux 81 ans

Le budget du C.P.A.S.

A la dernière séance du Conseil communal, lundi dernier, le président du CPAS Guy Henin présenta son budget accompagné, comme le veut la loi, d'une note de politique générale. " Son " budget si on veut car on sait que, bien que président, il ne possède plus la majorité et siège comme indépendant.

Budget " vérité " qui, dit-il, ne laisse guère de liberté d'action car le CPAS, comme la commune, se trouve sous contrôle du CRAC ; la commune presse aussi pour diminuer son intervention. Ainsi, une première mouture a été revue et corrigée par les instances de contrôle, les bons de chauffage ont été supprimés mais en contrepartie il faudra se rabattre sur d'autres aides (alimentaires, médicaments, loyers, électricité) qui pourtant ont aussi été rabotés.

Cette suppression des bons de chauffage, au Conseil communal, avait fait l'objet d'un échange de vues et questions. Le directeur du CRAC, (pourtant un président de fédération socialiste, précisait le bourgmestre) estime qu'une commune en difficulté ne peut offrir que ce qui est strictement légal (le Minimex, appelé maintenant RIS : revenu d'insertion sociale) et que le reste est facultatif. Un échevin tint à dénoncer les abus : " il y en a qui considèrent les bons de chauffage comme un droit mais ne font rien pour améliorer leur situation. Il faut trouver un juste milieu ". Sur les bancs du PS on n'est pas d'accord : les abuseurs sont inévitables mais il n'est pas normal que les autres souffrent pour eux ; deux cas ont été soumis au Tribunal du Travail qui a confirmé les droits acquis : alors, quoi faire ? Il y a une vingtaine de demandes, malgré la suppression. Les assistantes sociales sont tenues de présenter ces demandes au Conseil, et de les compenser par d'autres aides. Il faudra donc revoir le budget en cours d'année. Et il a fallu opérer un prélèvement sur fonds de réserve.

Le CPAS a décidé de maintenir 4 " articles 60 " (personnel subsidié) ; il a dû louer un appartement car le quota de réfugiés politiques imposé par le Fédéral n'était pas atteint et dans ce cas l'Etat sanctionne par la suppression de subsides (l); enfin, le président espère pouvoir continuer ses actions pour la petite enfance, les aides familiales, ses interventions dans les frais d'hébergement dans des homes, la médiation de dettes et, pour favoriser le logement social, acheter une maison à Vitrival et céder un terrain à une société spécialisée pour y bâtir 12 logements sociaux.

Le budget 2004 du CPAS présente donc 1.691.719 € en recettes et en dépenses, moyennant une intervention communale de 745.936 €. A noter que cette dotation a été diminuée de 41.058 € et, par comparaison, on avait en 2002 un budget de 1.727.239 € (intervention communale 623.067) et en 2003 1.808.755 (840.699).

En recettes, outre l'intervention communale, on trouve un prélèvement de 61.792 €, des subsides sociaux et récupérations d'aide sociale pour 562.831 ; des subsides à la formation socio-professionnelle pour 66.685 ; des transferts pour 74.367 €.

Dans les dépenses : le personel intervient pour 359.186 € ; les frais de fonctionnement 123.053 ; aides sociales 1.090.787 ; service d'aides familiales 12.300 ; gardes à domicile 4.382 ; les repas à domicile 38.765 ; la formation socio-professionnelle 116.069 ; le logement 11.703; la dette 14.146.

Il sera donc très difficile d'éviter, en cours d'année, une révision à la hausse de certains crédits.

Dates anniversaires

Le 2 janvier 1948. - L'hebdomadaire local Le Courrier de Fosses, succédant aussitôt après la guerre, au Messager de Fosses, reprend son titre Le Messager, avec l'accord de l'ancien éditeur M. Duculot.

Le 4 janvier 1983. - Prestation de serment en wallon, pour le conseiller communal Roger Viroux : une affaire qui fit grand bruit.

Le 5 janvier 980: Fosses est rattaché à la Principauté de Liège, par Otton Il à Notger.

Le 7 janvier 1990. - Deux camions appartenant à MM. Viaene et Faco, chargés de 15 tonnes de vivres et vêtements, prennent la route dans la nuit vers la Roumanie, pour le village de Ulies, adopté par Fosses, apres les événements qui conduiront à l'élimination de Ceaucescu.

Le 8 janvier 1982: reprise du Messager sous son format actuel, après une suspension de six ans (de 1976 à 1982).

Accrochage

Le mercredi 24, vers 18 h 30, un accrochage s'est produit chaussée de Charleroi à Le Roux, face au garage Goffart, entre une camionnette et une voiture. Des blessés légers ont été conduits au Val de Sambre à Auvelais, par les ambulances de Fosses.

L'équipe première de la J.S. Fossoise

Debout, de gauche à droite

Hoyoux, D’Alcamo, Seront, Janssens, Dubois, Goethals, Mazuin et E. Geeraerts (entraîneur), Scieur (délégué).

Accroupis

Pietquin, Falque Sullivan, Falque Stéphane, Quarrez, De Vlieghere, Martini et Christophe Gilson.

Le championnat reprendra le 18 janvier : Fosses reçoit le FCO Namur, à 15 h.

Le coin du wallon

Il avait de réelles dispositions...

Nous avons retrouvé, dans une collection du Messager d'il y a un demi-siècle déjà, cette poésie en wallon, écrite par un « jeune poète » fossois plein de promesse. Roger Goffaux (frère de Jules), qui habitait rue Saint-Roch, possédait un réel talent, qu'il a malheureusement trop peu exploité par la suite.

Roger, décédé voici quatre ou cinq ans, avait quitté Fosses après son mariage, pour habiter Lessines. Il avait déjà écrit à l'époque, quelques textes de chansons, notamment, un texte très humoristique adapté aux Tch'vaus Godins, un groupe qui prit part à un Laetare d'après-guerre.

Dans cette poésie très bien écrite sur la Rosière, petite rivière fossoise qui avait connu ses ébats de gamin. Il maniait la langue wallonne avec beaucoup d'aisance et de rythme.

Li Rôzêre

Ci n'èst nin on grand fleûve, ç' n'èst nin min.me one rivière,

Ci n'èst qu'on p'tit richot avou one êwe bin clére ;

Dès péchons, i gn-a wêre, èt s'i gn-a, c'èst dès p'tits,

Mins l' Rôsêre, téle qu'èle èst, c'è-st-one saqwè por mi !

Èle n'a pont d'ambicion, èt èle ni faît nin I' fiére,

Èle sé bin qui, jamaîs, èle n'ariverè à I' mér.

Li pus long qu'èlle èva, èst co fwârt près d' itci,

Mins l' Rôsêre, téle qu'èle èst, c'è-st-one saqwè por mi !

C'è-st-one saqwè por mi, pace qu'èle n'èst nin sauvadje

Èt qui fé bon, l'èsté, d' si stinde dilé s' rivadje,

Bin sovint, dj'a passé, d'lé lèye, dès-eûres ètîre,

A choûter ç' qu'èle tchantè en râlant d'ssus lès pîres.

Asteûr qui d'jè so long, qui dji n' la pus d' lé mi,

Dji sins bin qui l' Rôzêre, c'è-st-one saqwè por mi !

Roger GOFFAUX