N°42  31 octobre 2003

 

La Confrérie St-Feuillen accueille son vingtième membre

Notre patron saint Feuillen est mort le 31 octobre 655 et sa fête liturgique se situe donc normalement au dernier dimanche d'octobre, même si la grande procession septennale est fixée, elle, au dernier dimanche de septembre, qui correspond à une ancienne date de la dédicace de l'église.

Et depuis 1997 s'est constituée une Confrérie, inspirée de la Confrérie Saint-Feuillen du Roeulx mais avec des statuts, admis en 1998, qui précisent les buts fondamentaux du nouveau groupement : " Rechercher nos racines culturelles et spirituelles locales, assurer la défense et l'illustration de notre patrimoine, promouvoir la dévotion envers notre patron saint Feuillen et organiser en son honneur au moins une manifestation annuelle ".

C'est ainsi que, ce dimanche, la grand-messe était spécialement dédiée à saint Feuillen, avec la présence des membres de la Confrérie et rehaussée de la présence de plusieurs Confrères du Roeulx, dans leur bel habit vert et jaune à jabot de dentelle blanche et chapeau de feutre vert ; tandis que ceux de Fosses, plus proches des racines des moines Scots du Vile siècle, ont choisi la rustique robe de bure avec capuchon brodé de la croix de Ste Brigide d'Irlande, avec au cou la triskèle chargée de symboles esotériques et philosophiques.

La collégiale était particulièrement bien remplie d'une assistance recueillie et un peu impressionnée par le cérémonial : sur fond de musique celtique irlandaise, le solennel cortège des Confrères amena une antique statuette de saint Feuillen et le Buste bien connu, qui a maintes fois parcouru nos campagnes et les rues de notre cité lors des septennales. Et c'est donc bien entouré des dévôts de notre patron que le doyen Michel Vannoorenberghe célébra l'office religieux auquel prirent une part active, par les lectures et les intentions, les membres des deux Confréries.

INTRONISATION

Un nouveau membre le 20e était admis cette année, mais en raison du temps incertain, la cérémonie d'adoubement n'eut pas lieu devant la croix celtique, devant le porche, mais bien dans la collégiale, devant le Buste de saint Feuillen, ce qui apporta plus d'intériorité encore au cérémonial. Il s'agit de Freddy Tahir, de Nèvremont. Présenté par son parrain, Victor Mélan, qui évoqua la vie et la personnalité du nouveau Confrère avant-dernier d'une famille de 10 enfants, très disciplinée et organisée, il fut élève de l'école St-Feuillen, puis de l'IATA en section imprimerie, puis travailla dans des journaux de Charleroi. Passionné d'antiquités, il est " chineur " presque professionnel mais fait bénéficier de ses connaissances dans l'art des antiquités bien des amateurs en la matière : c'est le " Louis la Brocante " fossois. Sa qualité première est la disponibilité et le sens du service : Freddy fut membre du Patro, puis du comité des fêtes de Nèvremont ; il participe à la Marche SaintRemy dont il est colonel à cheval et président, participe aussi à la Marche St-Laurent avec ses frères (la " ligne des Tahir " ), au Cercle d'Histoire, et le voici Confrère... Chacun apprécie son grand coeur, sa spontanéité, sa serviabilité, son sens du dévouement et de l'amitié.

Selon le rite désormais traditionnel, le président de l'année, Maurice Moray, posa les questions essentielles au candidat qui lut l'art. 3 des Statuts, relatifs aux buts de la Confrérie, promettant d'y souscrire et de les respecter, puis fut adoubé par le bâton de pèlerin imposé sur les deux épaules. Il reçut la bure et la triskèle, puis l'accolade de tous ses Confrères, sous les applaudissements de l'assistance.

Un sympathique vin d'honneur fut ensuite servi sous la tour et chacun put ainsi renouer des connaissances, échanger des idées et des nouvelles entre Confrères des deux localités.

Enfin, les membres de la Confrérie et de leurs familles se retrouvèrent en la salle St-Martin pour un dîner très... confraternel, marqué une fois de plus par les plaisantes élucubrations de Marc Buchet qui avait recherché pour chacun le mode de déplacement adéquat : une page d'humour très appréciée, comme d'ailleurs tout le repas d'une cuisinière émérite.

Voici donc la Confrérie arrivée à la vingtaine de membres. Reste à leur souhaiter bon travail dans leurs objectifs spirituels et culturels.

Il faut tourner 200.000 fois

sa langue dans la bouche

Comme le dit Claude Demelenne, ancien conseiller de Guy Spitaels, il vaut mieux tourner 200.000 fois la langue sans la bouche avant de dire... des bièstriyes !

Allusion à Guy Verhofstadt qui avait clamé haut et fort qu'on allait créer 200.000 emplois en 4 ans. Et pourquoi pas 300.000 ?

Créer des emplois, qui va le faire ? Les ministres fédéraux (Santé, Affaires sociales, Finances, Justice, Intérieur...) ? Leur effectif est passé en quinze ans de 75.000 fonctionnaires à 60.000. Les malades et les pensionnés ne sont plus remplacés. L'armée est en passe de se dissoudre. Chez les enseignants ? Sans doute ; les profs nés entre 1945 et 1950 vont atteindre l'âge de la pension. Les jeunes l'ont bien compris : on a enregistré une augmentation des inscriptions de 4% dans les écoles normales à la rentrée de septembre.

Créer des emplois, qui va le faire ? La Région Wallonne ? Avec 9.000 fonctionnaires répartis à Namur, Mons, Charleroi et Liège, Madame est servie. On va engager 250 lauréats... sur les quelques milliers qui ont réussi le méga-examen du début de cette année. Et les autres sont versés dans une réserve de recrutement valable trois ans. On recrutera aussi 1.000 policiers et 160 gardiens de prisons.

Créer des emplois, qui va le faire ? Le non-marchand ? On maintiendra les 15.000 agents (anciens ACS, prime, puéricultrices) offerts par la Région dans les communes et les associations d'aide aux personnes. Et après ? Les titres-services qui remplaceraient les chèques ALE ? Bof...

Dans l'esprit de Verhofstadt, c'est le secteur privé qui doit créer de l'emploi. C'est pour cela que l'on vient de réduire les charges salariales en-dessous de 2.000 euros bruts par mois.

Mais le privé, comme on le sait, est en pleine ascension : Sobelair va bientôt atterrir, Ford-Genk va licencier 3.000 personnes, avant de s'expatrier en Turquie, comme VW avec Skoda en Pologne (les débats collatéraux en amont et en aval, dans le secteur Horeca, la soustraitance et notamment chez Glaverbel, qui produit les pare-brise, vont détruire 6.000 emplois). La SNCB de Karel Vinck parlait de 10.000 personnes à licencier ; finalement ce sera 4.000. La Sabca Haeren licencie 56 personnes ; on parle de 115 à la Sabca Gosselies dans les deux ans à venir. Barco Antwerpen va se séparer de 113 personnes. Alstom à Beyne-Heusey de 78 personnes. Pour la fin de l'année, 40 personnes auront quitté Babyliss à Wandre et 28 à Chaudfontaine. Chez VW Forest, si la Golf 5 ne marche pas, c'est 117 personnes sur le carreau.

N'oublions pas le constructeur canadien Bombardier qui parle de débarquer 275 personnes à Bruges en 2004, et notre fameux TGV wallon, que personne n'utilise au départ de Liège vers Paris, qui laisserait à quai 120 personnes.

Sans parler de la volonté de procéder à la désintégration de la Défense nationale (la momie Lénine doit se frotter les mains) en réduisant la flotte desRl6 dans les 5 ans, avions qui sont entretenus par la Sabca.

Bien sûr, les 4.000 éoliennes que l'on érigera dans le jardin du voisin (not in mine) pour remplacer la centrale nucléaire de Tihange, créeront de l'emploi. Mais comme le chantait Brassens, il faudra « prier Dieu pour qu'il rit du vent». A ce propos, la France, la Suède et la Finlande vont construire de nouvelles centrales nucléaires. Tant mieux : comme nous manquerons d'électricité en Wallonie à partir de 2012 (plus question de faire marcher en même temps chaîne Hi-Fi, machine à laver et ordinateur), on pourra acheter l'énergie à la France !

Interpellé et en passe de recevoir le boomerang en retour dans les gencives, le Premier Ministre parle maintenant de choc psychologique. Les 200.000 emplois, c'était une image pour frapper l'opinion, pour faire prendre conscience de cette problématique. Si on crée 40.000 emplois, on sera content.

Mais le show psychologique continue : un autre ministre flamand (Bart Somers) parle maintenant d'organiser les Jeux Olympiques en Flandre (pas en Belgique) en 2016. On construit un nouveau stade olympique pour donner du travail aux entreprises flamandes, sur le site de Ford Genk qui, d'ici-là, n'existera plus.

En Flandre, ou bientôt, on ne pourra plus dépasser les 30 km/h d'après Bert Anciaux. C'est dire que même Gaston Roelants courra plus vite que les voitures !

Y a-t-il encore des places dans les hôpitaux psychiatriques (on en peut plus dire « asile ») en Flandre, pour les illuminés ?

Comme l'a dit le roi Albert II lors des réjouissances fêtant ses 10 ans de règne : « Ça, c'est du Belge ! ».

Daniel PIET

Expo Hugo d'Oignies

Rappelons que le Cercle d'Histoire organise, le samedi 8 novembre, une visite (ouverte à tous) de la magnifique exposition du trésor d'Hugo d'Oi nies, cet orfèvre du Mlle s., au Musée des Arts Anciens de Namur. La visite sera accompagnée des explications d'une guide professionnelle.

Le déplacement se fait individuellement et nous avons conseillé d'utiliser les bus du TEC. Mais une lectrice nous fait remarquer que l'arrêt du bus de la ligne express 56 Couvin-Namur, à la rue des Remparts (le seul à Fosses), est maintenant à 12 h 49 et non 12 h 52. De plus, ce bus est souvent en avance. Il y a aussi celui de la ligne 10 Châtelineau-Namur dont l'arrêt rue des Remparts, est à 13 h 11. De toutes façons, rendez-vous devant le Musée, rue de Fer n° 6, à 14 heures, le samedi 8 novembre.

Le Télévie 2004

La grosse manifestation pour le Télévie 2004 de notre entité fossoise est programmée le 27 mars 2004.

Vu l'importance de cette manifestation, nous faisons appel à toutes les personnes désireuses de participer à l'organisation. Une première réunion aura lieu le vendredi 31 octobre, à 20 heures, en la salle « Espace Solidarité », avenue Albert 1er 2, à Fosses.

Nous vous y attendons avec vos idées nouvelles et votre dynamisme.

Benoît BUCHET

Un appel

Le comité de la Royale Philharmonique nous demande de lancer un appel à toute personne qui posséderait des photos ou documents divers (programmes, menus de banquets, etc.) relatifs à la Royale Philharmonique, la plus ancienne société fossoise. Tous ceux qui posséderait de tels documents seraient aimables de les prêter pour reproduction soignée. D'avance merci.

' 071-71.31.54.

Théâtre

Un déplacement est prévu, le samedi 22 novembre, pour la prochaine représentation au théâtre des BeauxArts de Charleroi qui présentera « Hello Dolly », comédie musicale de Je" Herman.

Pour renseignement et inscription Mme Chr. François, rue de l'Ecole Moyenne, tél. 071-71.10.65.

Problèmes génétiques

Nous en parlions la semaine dernière : la troisième séance de réflexion et d'information sur le thème des problèmes génétiques a lieu ce mardi 4 novembre : Chantal Tilmans « les tests génétiques et leurs utilisations en médecine ».

Cette très intéressantes conférences a lieu au local Saint-Martin, place du Chapitre, à 14 h.

A nos lecteurs

Roger Viroux fait remarquer que les nombreuses fautes (et erreurs de frappe) laissées dans son article « A propos des étrangers », paru la semaine dernière, ne lui sont pas imputables. « Je connais le français, dit-il, et défie tous les professeurs de français de m'en apprendre ».

L'article entier a malencontreusement échappé aux corrections. Le Messager

G.P. du vin chaud

Rappelons que c'est le samedi 8 novom.jre, à partir de 12 heures, que les Débridés de Bambois organisent la 8e édition de leur Grand Prix du Vin chaud, avec toujours en point de mire le record à battre. Un record de 174 litres, réalisé en 2002.

Cette joute se déroule au jeu de balle pelote de Bambois (au Baty), entre les équipes amateurs de Bambois, Fosses-la-Ville, Le Point d'Arrêt et Saint-Gérard.

Avis à la population

L'Administration communale nous communique les avis suivants

- Création d'un service communal du logement à partir du ler décembre 2003, qui sera assuré par Mlle Florence Rasquin, au Service des Travaux, chaussée de Charleroi 14, à Fosses,

' 071-71.02.14

- Outre les permanences de l'état civil déjà en vigueur, il en est créé une autre pour les passeports et permis de conduire le samedi matin, de 9 h. à 12 h., à l'Hôtel de Ville.

Le Patro reprend

Après quatre rencontres préliminaires, le nouveau Patro St-Feuillen prend son véritable envol le dimanche 9 novembre, de 14 à 17 h, au presbytère de Bambois.

Rencontres de jeux, bricolages, veillées dans la joie et l'amitié : elles auront lieu tous les dimanches, excepté le ler dimanche de chaque mois et s'adressent aux enfants de 6 à 12 ans qui seront répartis en deux sections. Pour couvrir les frais d'assurance et de goûter, une cotisation de 0,50 € est demandée.

Pour les 6-9 ans, les animatrices sont Elodie Larose et Coralie Jaumotte ; pour les 9-12 ans : Jérôme Vittor, Fabian Lurkin, Thomas Marchal. Le Patro est en outre doté d'accompagnateurs adultes : Etienne et Valérie Drèze, Myriam Janssens, Francis Jaumotte et Cécile Lamy. L'aumônier est le doyen Michel Vannoorenberghe.

Cheminots décorés

Lors d'une cérémonie d'hommage aux anciens de son personnel, le district Sud-Est de Namur a récement décoré une série de cheminots parmi lesquels trois Fossois : Jacques Demoulin, Alain Godfroid, de Fosses, et Louis Chaussée, de Sart-St-Laurent, ont reçu la médaille pour 25 années de service.

Toutes nos félicitations.

Souper aux moules

Fosses Avenir Pelote organise son souper annuel le samedi 8 novembre, dès 18 h 30, en la salle L'Orbey à Fosses.

Au menu

Apéritif

- Moules/frites

OU

- Boulettes sauce tomatée / frites Prix : moules 15 € (9 € pour jeunes)

boulettes 10 € (5 € jeunes)

Il est souhaitable de réserver avant le 25 octobte

F. Ladrille È 0498-80.54.98

P. Pinon ' 071-79.60.49

ou en versant la somme au compte 068-2128907-75.

A la Compagnie des Congolais

1879 - 2004, 125 ANS D'HISTOIRE

La Compagnie Royale des Congolais organise son 125me anniversaire le dernier week-end du mois de septembre 2004.

Dans ce cadre, le comité à décidé de faire une petite exposition de quelques jours avant ce fameux week-end et nous faisons appel à vous, qui possédez peut-être, des photos, archives, fanions... ou tout ce qui touche note belle compagnie.

Nous vous demandons alors de prendre contact avec un membre du comité ou son président

Ph. Leclercq ' 071-74.16.16 ou È 0473-80.52.43

pour un prêt ou un don à notre Société. Merci d'avance.

Réaction

A l'attention de ceux qui acceptent volontiers que des oiseaux chantent dans leur jardin, mais qui refusent que ceux-ci emportent quelques brindilles pour vivre, ou survivre.

A l'attention de ceux qui, jadis, ont appelé de nombreux oiseaux migrateurs, aux couleurs multiples, pour faire les sales besognes dans les mines et les métros et qui, aujourd'hui, préfèrent les laisser en cage avec leurs seuls devoirs, mais sans droits.

Quelle race d'oiseaux que ceux qui en rencontrent 49 autres qui chantent la même chanson ? A croire qu'ils vivent dans la même cage fabriquée par FN et qu'ils se complaisent dans leur rengaine raciste : « Je ne suis pas raciste, mais... »

Afin d'ouvrir quelque peu les yeux et le coeur à la richesse multiculturelle de notre société, voici une définition de la xénophobie votre écriture est latine vos chiffres sont arabes votre démocratie est grecque votre voiture est allemande votre chaîne hi-fi est japonaise votre pizza est italienne votre café est brésilien votre saint-nicolas est turc vos vacances sont espagnoles votre vin est français votre fromage est hollandais votre émetteur sportif est anglais votre resto est thaïlandais votre coca est américain votre tapis est persan votre Christ est juif vos rêves sont exotiques votre footballer est nigérian votre vicaire est congolais votre doyen est flamand Seul votre voisin est « étranger » et il doit le rester.

Abbé Michel VANNOORENBERGHE, doyen de Fosses

Pour le l60e anniversaire de l'église de Vitrival une horloge (lumineuse!) et une belle exosition

Ainsi que nous l'avons relaté la semaine dernière, la paroisse SaintPierre a voulu marquer le 160e anniversaire de son église, à défaut d'avoir pu célébrer le 150e. Et pour la circonstance, une messe très solennelle, une horloge et une intéressante exposition rétrospective.

Devant une assistance particulièrement nombreuse, dans laquelle on notait la présence des deux doyens d'âge de Vitrival : Mme Germaine Spineux-Bastin, 90 ans, et M. Emest Simon, 89 ans, et aussi une imposante délégation de la Marche SaintPierre, l'office fut concélébré par le curé N. Saint-Hubert entouré de six autres prêtres : le doyen de Fosses et le P. Michel ; les abbés Goret et J.-P. Charles, résidant à Vitrival l'abbé Lambiotte, curé d'Aisemont et Le Roux, et l'abbé Forthomme, aumônier du Home.

La chorale dirigée par Hubert Moiny interpréta une série de chants particulièrement bien choisis et adaptés : " Je m'appelle Pierre " à l'entrée ; " Si tu veux bâtir une église " ; " Pour cette ambiance de jour de fête, laissemoi te dire merci " ou encore " Vivre aujourd'hui pour inventer la terre de demain " en finale. Mais il y eut surtout ce très beau jeu scénique où des enfants ont apporté, une à une, leur pierre pour construire une église surmontée de sa flèche : " Que chaque enfant porte sa pierre au chantier de la maison de Dieu... Le ciment qui unit nos pierres résiste au plus dur de l'hiver. L'amitié versée sans mesure devient semence pour la terre... ". Et aussi une impressionnante procession de l'offrande, par des jeunes et leurs catéchistes. Les textes de la prière eucharistique étaient eux aussi très justement adaptés à cette église qui fête son 160e anniversaire, et à son assemblée qui partage la foi et les rencontres fraternelles ; merci pour Jésus, pierre angulaire, clé de voûte de l'Eglise ; prière pour que germe la justice, la vie, l'amour : que tous bâtissent des oasis de paix et de bonheur... Oui, vraiment, un très bel office, prenant et réconfortant.

ET ELLE EST LUMINEUSE !

M. le curé, après la bénédiction finale, conduisit ensuite l'assistance dehors pour admirer la nouvelle horloge qui, du fronton de la tour, audessus du porche d'entrée, marque désormais les heures de la paroisse. Une innovation pour cet anniversaire,

cadeau à la communauté qui peut ainsi découvrir l'heure de presque tous les coins du village. Et en plus elle est lumineuse, brillant de ses cent ampoules des chiffres et des aiguilles, la nuit. Comme l'écrivait un confrère : " Histoire de décourager les retardataires du rendez-vous dominical ? "...

ET UNE EXPOSITION

En outre, des deux côtés de la nef, de nombreux panneaux illustrent l'histoire de l'église et de la paroisse des documents d'archives comme la lettre originale du mayeur de l'époque, Pierre Galloy, à l'évêque de Namur pour obtenir un curé et le titre de paroisse : c'était en 1829. Les chronogrammes du porche rappelant la date de construction de l'église 1843, sous le doyen Letor et l'évêque de Namur Mgr Dehesselle, avec sa lettre officielle de nomination d'un curé, l'abbé Louis Devillez, en 1846 ; le trésor de l'église, dont un calice du chanoine de Grady, enfant de Vitrival (né à la Spinette en 1715). Et d'autre part des étapes de la construction et de l'entretien de l'église, comme cette photo de l'audacieuse restauration du clocher par les frères Collin en 1904, ou celles de l'enlèvement des deux cloches par les Allemands en 1943, et des documents de tous genres : faire-part de naissance ou de décès de plusieurs paroissiens... La Marche Saint-Pierre et les processions, la statue du saint patron, les nouvelles orgues en 1965, la rénovation de l'intérieur en 1975 : autel, colonnes, chapiteaux, portes...

Bref, une très intéressante exposition qui retrace bien des épisodes de la " vie " de cette église et de sa communauté paroissiale active et dévouée.

Simples remarques

Comme moi sans doute, vous avez vu à la télé cette publicité pour je ne sais quel produit de lessive, où deux mamans regardent en riant un gamin sauter dans une flaque de boue

" C'est plus fort que lui... Laissez-le faire... " : c'est avec pareilles attitudes qu'on fait de petits délinquants ou à tout le moins des enfants qui n'en feront qu'à leur tête, sans se soucier des autres ni du bien d'autrui. Publicité anti-éducative, mais qu'on impose à nos jeunes dix fois par semaine...

Laissez-le faire... Et on a ces cimetières violés : chaque année on voit ce lamentable spectacle de tombes ravagées, profanées par des gamins sans retenue : on avait dit aussi " Laissez-le faire... ". Alors, sans motif, rien que pour " le plaisir " de casser, briser, saccager, profaner quelque chose de sacré, ils font ce qui leur plaît...

Laissez-le faire... Et voici qu'à Solre-sur-Sambre, des gamins de 8 à 12 ans forcent une fenêtre pour entrer dans un hangar communal : ils saccagent tout, vident les extincteurs, font du stock-car avec une camionnette, démolissent trois véhicules...

Laissez-le faire, il y va du développement de sa personnalité... Et plus tard, en circulation et stationnement, c'est le règne de l'égoïsme absolu " Ote-toi de là que je passe... Je me mets où ça me plaît... " Les autres... basta ! La loi, le Code de la Route, basta ! Moi, moi, moi... On voit où mène ce manque d'éducation.

Des primes pour les jeunes footballers : alors que beaucoup d'amateurs de sports regrettent que le fric ait tué l'esprit sportif véritable, que l'on consacre tant de millions (et même des millions d'euros) pour un seul transfert, voilà qu'une banque introduit cet esprit mercantile jusque chez les gosses de dix ans ! A nouveau, anti-éducatif et même je dirais immoral : cela ne peut que détruire tout sens de solidarité, tout esprit sportif, de générosité personnelle, d'engagement gratuit " pour l'équipe " : cela va à l'encontre des valeurs fondamentales de la civilisation.

Même chose (et en plus grand sans doute) aux échelons supérieurs le drame de Ford Genk a secoué l'opinion par la brutalité de l'annonce de tant de licenciements. Mais voilà ces multinationales dans leur toutepuissance peuvent tout se permettre. Le comble, c'est tout de même lorsqu'on apprend que la direction générale américaine de Ford, tout en supprimant des usines en Europe et en licenciant par milliers chez eux, se prépare à investir des milliards pour de nouvelles usines... en Chine, un ennemi héréditaire des USA ! Sans scrupules, sans pudeur, sans retenue, sans morale...

Revenons-en aux casseurs de tombes : les historiens s'accordent à dire que le premier signe d'une civilisation chez nos ancêtres fut le culte, le respect des morts. Et un philosophe a dit que le jour où une société perdrait le respect des morts, elle signerait sa déchéance. Concluez...

Education ? Il reste un long chemin à (re)faire !

J. R.

Les anniversaires de novembre chez nos aînés

Le ler: Poncelet Georges, Le Roux 81 ans

Le 3 : Michaux Paul, Vitrival 81 ans

Le 4 : Capelle Eva, Le Roux 91 ans

Le 5 : Achtergael Nestor, ch. Namur 84 ans

Le 5 : Montigny Léontine, Home 83 ans

Le 8 : Bouffoux Léon, Sart-Eustache 84 ans

Le 8 : Dupuis Julien, Sart-Eustache 84 ans

Le 13 : Bertinchamps Emile, Ht-Vent 83 ans

Le 13: Namêche Lambert, Sart-St-L. 80 ans

Le 13: Lucien Dupuis, r. de Vitrival 89 ans

Le 14: Bernard Olga, rue Delmotte 82 ans

Le 15 : Barthélemy Irène, Grand-Gau 82 ans

Le 16 : Jules Mathieu, Sart-St-L. 80 ans

Le 17: Walter Mannaert, av. Albert 1er 90 ans

Le 17: Simone Schmidt, rue Neuve 87 ans

Le 19: Géradon Georgine, Home 82 ans

Le 20: Préat Hermina, Aisemont 97 ans

Le 22: Gravy Georgine, Bambois 81 ans

Le 24: Laurent Simone, camping 83 ans

Le 25: Bouffioux Simone, Vitrival 86 ans

Le 26 : Carpentier Albert, Cocriamont 88 ans

Le 30: Thomas M.-L., rue Pinsonhaie 83 ans

Calendrier 2004

Afin de réaliser, comme chaque année, le calendrier des manifestations pour l'an prochain, le Syndicat d'nitiative lance un pressant appel à tous les Présidents ou responsables de sociétés locales de faire parvenir au plus tôt les dates de leurs activités prévues. Des formulaires ont été envoyés aux comités connus : si donc l'une ou l'autre n'en a pas reçu, elle peut en demander au S.I.

' 071-71.46.24

Pour les publicités dans le petit livret qui sera imprimé et distribué toutes boîtes vers le Nouvel An, il faut s'adresser à l'imprimerie Romain, rue des Remparts

' 07171.10.83

Keskidi nous propose

(à lire avec humour)

La télé fête ses 50 ans

Les rétrospectives diffusées ces derniers temps nous rappellent pas mal de souvenirs et nous ouvre les yeux sur des réalités qui nous avaient échappé. Par exemple : saviez-vous qu'il était interdit de s'appuyer sur les « Dossiers de l'écran b et beaucoup le savaient car ces dossiers, pas très cathodiques, risquaient à tout moment de se briser, mettant l'appuyeur appuyé en fâcheuse posture.

Ce qu'on ignorait, c'est qu'il n'y avait pas que cet interdit à la TV. En dehors de la couleur, qui n'a été admise que bien plus tard, chaque mardi, c'est-à-dire de façon certaine toutes les semaines de sept jours, le sujet diffusé était, comme à l'heure actuelle, un sujet de remplacement et l'on comptait sur les doigts des mains de la déesse indoue aux 100 bras, le nombre de sujets qui ont été interdits à l'écran et ceux qui le seront.

Parmi eux, bien sûr, certains sujets brûlants touchant à la politique l'élection des prêtres à la présidence du Sénat, la condition des femmes de ménage à la direction de la Banque centrale, la vivisection des chevaux de l'escorte royale, la véritable identité du Soldat inconnu.

Ensuite certains sujets délicats touchant à la religion et donc susceptibles de leurrer une partie du public dans ses convictions les plus intimes, le financement des partis au moment du conclave, les exploits de la grande Chartreuse, le voyage d'une cloche à Rome au moment des fêtes de Pâques, planches à clous et kamasoutra dans la religion indoue, pourquoi Mahomet est-il le seul Dieu à n'avoir jamais ressuscité, les pilleurs de troncs volent-ils aussi les cul-dejattes, mieux vaut tiare que jamais ou l'irrésistable ascension d'Alexandre Borgia, les ayatollahs et les économies d'énergie...

Puis il y a aussi certains sujets troubles tenant aux moeurs ou à la société : l'effet des marées noires sur l'éco-système des étangs, la liberté des gardiens dans les prisons, la délinquance dans le 4e âge, la pornographie à la maternelle, le trafic de drogue dans les monastères, les prévisions météorologiques de Madame Soleil, la littérature populaire des vespasiennes, le massacre des bébés loufoques, etc...

Pensée de la semaine

C'est avec juste raison que la chare de la brigade légère a toujours té estimée à un poids inférieur à la normale.

Propos de saison

Vous risquez fort de prendre froid si vous attendez passivement que l'on vous couvre d'honneurs.

A méditer

Celui qui se conduit vraiment en chef ne prend pas part à l'action.

Bush

Le marathon des tambours

Les anciens Fossois ont entendu parler du marathon du tambourî Félix Poulet, qui effectua la distance de Fosses à Namur et retour (soit près de 40 km), à pied bien sûr, tout en jouant du tambour (en jouant doublé).

A l'époque, les exploits des tambouris étaient souvent évoqués. On relata notamment un raid de 50 km par le Soçon, de Mettet ; le tour du Hainaut, par Robillard, de Mons, et la randonnée de J.-B. Mairy, de Corbay : 65 km à du 6 km/heure.

Au programme de la fête de septembre 1933 à Fosses, figurait une épreuve de « marathon pour tambours » dont Le Messager de Fosses avait publié un compte rendu.

Aux 4 champions précités (F. Poulet, le Soçon, Robillard et J.-B. Mairy), convoqués pour la circonstance, vinrent s'ajouter le lundi de la fête à Fosses : Joseph Folon, de Vitrival et Jules Louis, de Haut-Vent.

Le départ fut donné vers 10 h 30 et dès le premier tour, effectué sur un circuit traversant la ville, Robillard fut disqualifié parce que jouant le battement simple, alors que le règlement imposait le double). Joseph Folon abandonne le premier vers le 40e kilomètre (il était 18 h 45). Mairy l'imite peu après alors qu'il comptait un tour et demi d'avance et après, le Soçon s'avoue vaincu. Les deux Fossois restent seuls en lice ; ils décident de finir ensemble, ce qui fut fait après environ 10 heures de marche et de tambourinage, le parcours effectué étant approximativement de 45 km, ce qui faisait ± 4,5 km/heure.

Les concurrents se plaignirent surtout de l'état des rues du Postil et de Bruxelles, dont le mauvais pavé leur meurtrissait les pieds. Nul doute que sur du bon macadam les as de le petite caisse auraient fait mieux encore.

Cela fait aujourd'hui 70 ans. Nous n'avons pas connaissance qu'un tel concours se soit reproduit depuis, mais les organisateurs de fêtes, à la recherche d'inédit, pourraient s'en inspirer. Car des tambouris, il en existe un peu partout dans notre région, rompus à la marche. Mais quant à effectuer 45 km comme leurs illustres aînés, c'est sans doute une autre histoire.

Quand St Feuillen s'écrivait St Feuillain ?

Un lecteur nous a prêté cette image-souvenir concernant le patron des Fossois, à qui on attribue une orthographe un peu particulière. Ce souvenir, d'une qualité remarquable pour l'époque (dans le bas, une date, illisible parce que très légère, indique le millésime 1879), a été imprimé par le procédé de la lithographie à Bruges. On savait que Feuillen s'écrivait aussi « Feuillien », orthographe adoptée par le juge Jean Lecomte dans ses ouvrages.

Feuillien a été aussi choisi par le fabricant de la bière du même nom. Mais cette orthographe « Feuillain » ne fut sans doute utilisé que pour ces souvenirs, imprimés en Flandre, ce qui explique peut-être cette erreur orthographique.

Le style de la prière fait un peu sourire aujourd'hui.

La presse revue...

par Zorro

- Samedi : « 35% des Belges souffrent au travail... » - L'article ne précise pas dans quelle catégorie ont été placés les fonctionnaires : les Belges actifs, les 35% ou bien les gens qui souffrent au travail...

- Dimanche : « Pas de magouilles au PS... » - En gras dans la gazette de l'Evêché, c'est tellement difficile à croire...

- Lundi : « La bière Drotèae contre le stress » - Dommage pour les nombreux fonctionnaires qui ne connaissent pas le stress : ils devront arrêter de picoler.

- Mardi : « Un patron sur trois pessimiste... » - les deux autres sont déjà en faillite !

- Mercredi : « La fausse-vraie pipe de Maigret » - juste à côté des vrais faux soutiens de Laurette O. dans ce fameux musée.

- Jeudi : « Voici les cartes intelligentes »... foumies par les partis politiques ; elles pourront être préprogrammées pour voter intelligemment aux prochaines élections.

- Vendredi : « Les 8 accusés ». « Le meilleur buteur attend son heure... » - Je n'ai rien inventé, juste recopié deux titres de la même édition dans votre gazette préférée.

Les dates anniversaires

29 octobre 1984. - La Compagnie de Haut-Vent est reconnue officiellement « société royale ».

30 octobre 1945 - On apprend le décès de Marcel Riboux, jeune milicien de Bambois, parti en Irlande, comme d'autres de son âge, pour effectuer son service militaire là-bas.

31 octobre 1879. - La commune de Fosses fait placer 20 réverbères (au pétrole), devant servir à l'éclairage public de la ville.

2 novembre 1984. - Décès, à l'âge de 76 ans, d'André Spineux qui fut bourgmestre de Vitrival de 1946 à 1977.

4 novembre 1939. - Inauguration ce samedi-là à Fosses du Cinéma Moderne, bâtiment devenu aujourd'hui salle communale

Avis aux artisans

Pour la huitième année consécutive, le comité des fêtes accueillera des artisans de toutes sortes lors de son Marché de Noël qui se tiendra place Jean Tousseul les 13 et 14 décembre, de 14 à 22 heures, sous chapiteau géant chauffé (500 m2). - Accueil des artisans dès 12 h. - Emplacements : 12,5 euros la table

de ± 2 m 50 sur 0 m 60, par jour.

Réservations auÈ 0494-62.42.30.

Avis aux brocanteurs

Une nouveauté cette année lors de nos festivités de fin d'année. Le vendredi 12 décembre, sous chapiteau géant, chauffé, place J. Tousseul :

BROCANTE NOCTURNE

de18hà1 h.

- Accueil des brocanteurs vers 16 h.

- Renseignements et inscriptions au

È 0494-62.42.30.

- Emplacements : 1,50 euro le mètre

courant sur un profondeur de 2 m. Une oganisation du comité des fêtes.

Décès de la doyenne d'âge

Nous venons d'apprendre le décès, à l'âge de 96 ans, de la doyenne d'âge de Vitrival, Madame Eugénie Pasleau, veuve de Lucien Charles.

Ses funérailles auront lieu ce vendredi 31 octobre, à 14 h 30, en l'église de Vitrival.

La nouvelle doyenne d'âge du village est Madame Hélène Bourguignon, qui habite rue de la Brasserie et âgée de 92 ans.

Incendie

Dimanche dernier, vers 9 h 30, un incendie s'est déclaré dans l'habitation de M. Didier Dupuis, chaussée de Namur 70, à Sart-Saint-Laurent.

Les pompiers de Fosses sont intervenus assez rapidement, ce qui a pu limiter les dégâts.

L 'exposition de nos artistes

Vendredi soir a eu lieu, en la salle L'Orbey, le vernissage de l'annuelle exposition de l'Association des,Artistes Fossois. Après le mot d'accueil du Président, François Ingels, qui présenta trois nouveaux membres : Manou Dumont et Vanessa Dupuis, de Vitrival, et Bernard Douteur, de Nèvremont, le bourgmestre B. Spineux a tenu à rappeler le soutien de l'Administration communale avec notamment la vitrine permanente à la Maison de la Citoyenneté aux Quatre-Bras et pour lequel des crédits sont prévus en vue d'électrifier les mouvements des volets. Puis l'échevin de la culture B. Meuter a rappelé que nos artistes voyagent souvent dans des expositions de classe en Wallonie, et aussi nous font voyager en pensée avec tant de belles choses qu'ils nous présentent ; et il est important dans la vie actuelle de goûter ces sensations de beauté et de bonheur qui par ailleurs font le renom de Fosses.

Des dizaines de visiteurs déjà parcouraient l'exposition : chaque année nous en disons toute la valeur et la beauté ; mais cette année, il nous a semblé noter une volonté de renouvellement.

Simone Scohier par exemple, qui signait l'affiche cette année, présente une dizaine de nus féminins aux lignes précises ou à l'aspect flou selon sa technique : une belle recherche sur le corps de la femme dans diverses positions artistiques une belle réussite.

Guy Blin aussi a cherché et trouvé une expression nouvelle : à côté de ses huiles colorées un peu surréalistes (Château des brumes, Monde sous-marin, Clairière enchanteresse), il manie les formes géométriques et les couleurs de tons pastel (rose, bleu, jaune) pour suggérer à l'imagination un thème : instruments ou soirée de jazz, clair de lune, danse..

Bernard Douteur, pour sa première participation, présente six huiles sur toile classiques (un chat devant un miroir, couleurs de l'arbre aux perroquets, barque et pêcheur, ou au contraire d'une création imaginative dans sa Féminité intergalactique.

Nouvelle venue aussi, Manou Dumont (Mme Bouxin) nous découvre un talent ignoré de la plupart : des aquarelles de fleurs présentées dans une finesse de traits et de tons, mais parfois les fleurs s'évanouissent dans un certain flou très réussi.

Troisième nouvelle : Vanessa Dupuis, élève de l'Académie de Tamines, offre un tout autre genre : totalement non figuratif : une recherche sur les vibrations des couleurs, un vague mouvement dans des craquelures en lignes brisées, elle fait de la couleur sa matière pure.

On retrouve Patrick Germaux également en contrastes : des paysages qui semblent chercher l'infini, ou d'autres oeuvres difficiles à définir, peut-être érotiques, qui paraissent relever de la même symbolique.

Pierre Godenne est l'artisan du bois et les objets décoratifs et/ou usuels qu'il présente dans des bois polis divers : chêne, pommier, hêtre, merisier ou prunier, donnent la même agréable sensualité du toucher d'une matière lisse et noble.

C'est toujours un plaisir de revoir des aquarelles de Françoise Hollanders ; elle aussi a cherché une autre présentation : à côté de thèmes réalistes (belles têtes de chiens), finesse du trait (Etang bordé d'arbres), fleurs de son style ancien, elle presente cette fois deux étangs dans les brumes et une route bleue un peu déroutante.

Le Président et son épouse, M. et Mme Ingels-Malnoury, exposent une fort jolie série de céramiques de petite taille pour des objets décoratifs, avec eux aussi une recherche de renouvellement : une bille de verre, des bouts de corde, un bâton sur une gondole : ces accessoires ajoutés à la céramique apportent une originalité certaine, comme cette autre recherche de lignes croisées.

Jean-Pol Legrain est toujours aussi surprenant et lui aussi se renouvelle : d'une part ses personnages déroutants et d'autre part des aquarelles plus classiques mais tripartites : original et interpellant. Un regret : les 30 oeuvres indiquées dans le catalogue n'étaient pas numérotées, et dans ce style, difficile de s'y retrouver.

Marcel Nulens est toujours l'artiste chevronné aux techniques variées : petite évocation de dinanderie, mais très suggestive (les deux mains de l'artisan d'art tenant marteau et burin) et une série de splendides aquarelles de nombreux sites variés de Wallonie, toujours dans son style tout en pureté, en finesse du trait, précision du détail, harmonie des tons.

Plus ingrat est le rôle de Daniel Populaire : en gravure sur verre, il est tenu au blanc sur noir mais on admire toujours cette précision dans le maniement de la fraise, un toucher qui ne permet pas l'erreur ; et il réussit cette fois des natures mortes ou paysages plus grands.

Enfin, Jean Wittebroodt se limite volontairement au crayon et (cette année) à la plume dans des dessins de grande finesse de traits d'architecte, mais avec une touche inédite par exemple, un bâtiment isolé dans une rue où les autres ne sont qu'esquissés, ce qui donne un effet particulier.

Vous le constatez : encore une fois une exposition de grande valeur, d'une belle variété, qui mérite que vous profitiez des derniers jours pour aller l'admirer et rencontrer nos artistes :

samedi 1er et dimanche 2 novembre,

de 10 à 12 h 30 et de 14 à 18 h 30, en la salle L'Orbey.

Il y a 100 ans

N° 44 du 1er novembre 1903

FOSSES. - Dimanche dernier, l'épouse Pochet François, rue Saint-Roch, se trouvait au lit, quand elle entendit rentrer un membre de sa famille. Elle voulut descendre avec une lampe à pétrole, mais elle tomba et la lampe fit explosion et mit le feu à ses vêtements. La tête et la figure ont été particulièrement atteintes. Les flammes furent éteintes par son fils qui rentrait et sa fille accourue aux cris de la victime.

BAMBOIS. - Entre le passage du train de 5 h 35 du matin, venant de Mettet et celui de 7 h 05 montant à Fosses, on s'est introduit dans la cabine du point d'arrêt de Bambois à l'aide de fausses clés. La distributrice de coupons, qui avait laissé une somme d'environ 130 francs dans un tiroir, a trouvé à son arrivée, ce dernier fracturé et le contenu avait disparu. Une enquête est ouverte.

BAMBOIS - TEMPLOUX

2 - 2

Avec l'appui du vent, Temploux mena les premières offensives, mais à la 11e se fit prendre en contre. Le gardien visiteur repoussa l'envoi de Marchal mais Massinon, à l'affût, ouvrit le score. Les « Aviateurs » réagirent, mais le heading de Felix s'écrasa sur la latte. A cinq minutes du repos, Gravy remit les pendules à l'heure. Bambois reprit en force et à la 46e, Marchal rendit l'avance à ses couleurs. La joie des « Plagistes » fut de courte durée car à la minute suivante, Gravy rétablit l'égalité. Bambois accula les Namurois dans leur camp et à la 80e, Trine, des trente mètres, obligea le gardien visiteur à détourner le cuir du bout des doigts.

BELGRADE - FOSSES

2 - 4

Les visités ont rapidement été pris à froid dans ce match avec deux buts inscrits dès l'entame de la rencontre par Falque. Juste après la pause, Belgrade a toutefois réagi de belle manière en revenant à égalité grâce à deux buts inscrits par Tom Parmentier. Belgrade pensait tenir le bon bout lorsque Fosses se retrouva à dix mais Martigny tua le match en faisant 2-3 à la 80e minute. Et Janssens enfonca le clou quelques minutes plus tard.

CAPS NAMUR - FALISOLLE

2 - 2

Tout est parti très vite dans ce match. Dès la 2e minute, sur un centre de Kurbaly dévié par Ruol, Polat trouva l'ouverture pour le Caps. Cinq minutes plus tard, les visités prolongèrent leur forcing pour voir Marchand reprendre victorieusement de volée un centre de Ruol et propulser le Caps sur le score de 2-0. Mais à la 20e minute, tout était rentré dans l'ordre avec l'égalisation de Falisolle sur des actions de Denis et de Legrain. En toute fin de match, Kurbaly, seul face au gardien, manqua de peu l'occasion de donner la victoire au Caps.