N°33  29 août 2003

Le château Biot

Ce magnifique château, qui avait été construit en 1865 sur un terrain de 3 hectares 52 ares n'aura même pas subsisté cent ans. Il fut construit par le banquier Feuillen Winson.

Un peu plus tard, celui-ci fit de mauvaises affaires et le château fut mis en vente judiciaire ; en 1885, il fut racheté par Philippe Biot, pour le prix de 41.200 francs.

Après sa mort, le château revint à sa fille Julia qui avait épousé M. Wuille ; le château fut alors connu sous le nom de « château Wuille ».

Pendant la guerre, à la suite du décès des propriétaires, le château fut occupé par l'armée allemande. Le château et ses 3 hectares, furent ensuite rachetés par la famille Guillaume, de Fosses, qui fit abattre le bâtiment, en juillet 1960, pour y faire un lotissement, devenu quartier résidentiel, aujourd'hui et connu sous le nom du Champ Stoné.

Nous avions déjà publié cette vue, prise derrière le grillage qui longeait l'avenue Albert 1 er, mais cette carte postale est plus ancienne, avec son cachet de 1910. On peut mieux admirer la beauté du bâtiment

Vulnérabilité

En cette époque de sophistication fantastique de toute technologie, où l'homme va sur la Lune comme naguère aux Amériques, et où il envisage d'aller sur Mars ; où il " clone " des êtres animaux dans l'espoir secret de créer des humains ; où la recherche de gadgets pour le confort n'a plus de mesure, où des sociétés toujours plus grandes, voire multinationales, veulent règler toute l'économie du monde... voici qu'une vulgaire panne de courant met 50 millions d'Américains en pleine pagaille !

Un comble : la compagnie locale s'appelle " First Energy " : Première Energie ; mais il a suffi que saute un fusible mal entretenu dans un système de sécurité, et une cascade de coupures s'étend sur près de 10.000 Km2 : la superficie du Grand-Duché de Luxembourg ! Deux jours de mé9a-panne... Avec tout ce qu'on a vu a la TV et qu'on imagine pour le reste : des milliers de gens rentrant à pied (plus de métro), dormant même sur le tarmac, dans les gares et les aérogares : plus de train ni d'avion ! Sept aéroports bloqués, dans un pays où on prend l'avion comme nous le bus pour Namur... Plus de feux de signalisation : pagaille de voitures !

Quelle leçon pour les technocrates ! L'électricité pour tout, c'est bien... quand ça ne tombe pas en panne La cause ? La libéralisation : des sociétés privées qui privilégient le rapport financier à l'entretien correct. Quelle vulnérabilité !

Canicule en France : plus de 3.000 morts (surtout des personnes âgées), des hôpitaux submergés de cas d'urgence, des homes inadaptés, les pompes funèbres débordés, les anciens abattoirs de Rungis transformés en morgue immense.... Une belle occasion bien sûr pour une polémique politique. Là aussi c'est une démonstration de la vulnérabilité de nos institutions et de notre forme de société : solitude, abandon, manque de place dans les hôpitaux et maisons de repos...

En Irak, si les Américains et les Anglais ont gagné la guerre, il leur reste à gagner la paix, et c'est une autre histoire ! Chaque jour voit son lot d'attaques et de morts (et, affirme une journaliste, pour un mort que montre la TV, il y a dix attaques par jour...) : malgré leur fantastique puissance militaire, les Etats-Unis s'embourbent dans un climat de guerre religieuse : les fanatiques de l'Islam (une religion pourtant basée sur la tolérance) lancent une véritable guerre contre l'Occident. Avec le retour des forces des Talibans en Afghanistan, Ben Laden, Al Quaïda et autres terroristes de Thaïlande ou d'Arabie Saoudite, le monde découvre aussi sa grande vulnérabilité...

L'Afrique n'est pas épargnée après le génocide du Rwanda, les conflits n'arrêtent pas ici ou là, comme les feux de forêts au Portugal ou en Espagne, attisés par un vent violent.

Que faire pour contrer cette violence ? Il est matériellement impossible d'empêcher tout terroriste de frapper. On se trouve impuissant, vulnérable... Il faudra donc penser à s'attaquer à la véritable source : organiser le monde autrement, dans un cadre plus juste, plus respectueux de l'homme et de ses cultures. Hélas, c'est bien loin des soucis des multinationales...

JR.

Pensons à nos ainés

Septembre est le mois de leur anniversaire.

Pensons à leur souhaiter, si nous les connaissons.

Le 1er : Paul Rifflart, Rue Sainte-Brigide 80 ans

Le 2 : Femand Roisin, Rue de l'Ecolâtre 86 ans

Le 3 : Cornélis Impens, Rue Rivaustrée, Névrem. 84 ans

Le 7 : Maurice Blanche, Rue du Sartia, Sart-Eust. 80 ans

Le 8 : Vaes Louisa,Rue de Névremont 85 ans

Le 8 : Flore Herickx, Rue de Névremont 80 ans

Le 10 : Pascottini Leonardo, R. de la Station, Aisemont 80 ans

Le 14 : Gustavine Marrant, Home Dejaifve 91 ans

Le 14 : Georgette Piret, Rue de Nevremont 83 ans

Le 14 : Jean Boccart, Rue d'Orbey, Fosses 81 ans

Le 14 : Toisoul Edmond, Avenue des Déportés 80 ans

Le 17 : Charles Robert, Home Dejaifve 91 ans

Le 18 : Rachelle Bernard, Route de St-Gérard 84 ans

Le 23 : Louise Duchâteau, Home Dejaifve 84 ans

Le 28 : Parmentier Raymonde, Home Dejaifve 80 ans

Le 29 : Désirée Wiame, Rue du Grand-Etang 81 ans

Le 29 : Jules Deproot, Rue de Dôye, Bambois 80 ans

Fost-Plus

C'est le mercredi 3 septembre qu'aura lieu, pour toute l'entité, le prochain ramassage des PMC (sacs bleus) .

La belle tomate

Une habitante de la rue du Chapitre a récolté dans son jardin une tomate exceptionnellement grosse, pesant 600 grammes.

Avec la chaleur de ces derniers jours et un arrosage régulier, les légumes du potager peuvent prendre des proportions inhabituelles. Une tomate de 600 gr qui ferait rougir de honte sa cousine la pomme de terre. Car on prévoit une récolte de pommes de terre assez médiocre cette année, en raison de la sécheresse.

Lecteur, si vous avez récolté des légumes de grosseur exceptionnelle, nous pouvons le signaler dans notre journal, comme cela se faisait régulièrement autrefois.

La sophrologie

Pour une amélioration du bien-être

Michèle Andries-De Maesenaire, kinésithérapeute à Fosses et spécialiste en sophrologie, présentera une conférence, dans le cadre de Présence et Action culturelles, sur la sophrologie, le jeudi 11 septembre, à 19 h 30, au balcon de la salle communale L'Orbey.

Qu'est-ce que la sophrologie ? Il s'agit d'une méthode de développement personnel basée sur la détente physique et mentale et sur la respiration : la sophrologie permet de mieux gérer son stress, d'améliorer son bien-être et sa vitalité, de rendre des couleurs à une harmonie de vie.

La sophrologie permet de traiter l'amélioration du sommeil, la préparation à la naissance, les tensions musculaires comme la fibromyalgie, les ulcères digestifs et l'hypertension.

Après son exposé, l'oratrice sera à la disposition du public et répondra aux diverses questions que celui-ci voudra bien lui poser.

La soirée est organisée par P.A.C. en collaboration avec le Centre culturel et communautaire de Fosses.

Invitation à tous. Entrée 1 euro.

Interventions des pompiers

Le 9 : appel des pompiers et de l'ambulance, suite à un accident sur la RN 90 : une mobylette dans le fossé.

Le 10 : appel des pompiers pour un nettoyage de route, place de Floreffe.

Le 11 : pompiers pour un nettoyage de route, rue Franceschini à Fosses de l'huile rendait glissante la chaussée à cet endroit.

Le 12 : appel des pompiers pour une camionnette en feu, avenue Charles de Gaulle à Floreffe.

Le 12 : appel de l'ambulance, rue du Grand-Etang à Bambois, suite à un accident.

Le 12 : appel des pompiers rue du Longtry à Le Roux pour une odeur suspecte (essence).

Le 14: appel de l'ambulance, en renfort, suite à un accident sur la RN 98 à Arsimont.

Le 15 : appel des pompiers pour un feu de broussailles, rue Pré-Standard à Fosses.

Le 15 : appel des plongeurs pour une corde prise dans l'hélice d'un bateau, à Sambreville.

Le 16 : pompiers et ambulance, rue du `Try-Joli à Mettet, suite à un accident ; un blessé conduit à Auvelais.

Le 17 : ambulance et pompiers pour un accident rue du Planois à Biesme.

Le 20 : ambulance et pompiers suite à un accident route de Mettet à Pontaury ; un blessé conduit à Auvelais.

Le 21 : appel des pompiers suite à une pollution, rue D. Masson à Fosses.

Le 22 : appel des pompiers pour un nettoyage de la chaussée (huile), à Biesme.

Le 89e, anniversaire de la

Bataille de la Sambre

UN DEVOIR DE MEMOIRE

Le Comité du Souvenir que préside Daniel Tilmant porte bien son nom et lui fait honneur : l'initiative de la Jeunesse de Le Roux et d'Adrien Challe, dès 1919, fut perpétuée par Jules Ernest et depuis plus de dix ans par Daniel Tilmant, qui vient de renouveler et d'étoffer son comité (avec notamment le colonel Christian Chabot qui trouve là un but dans sa récente admission à la retraite). Preuve vivante que même des manifestations, dont l'opportunité ne s'impose plus dans la majorité des esprits, peut encore se poursuivre et que des bénévoles peuvent encore s'y consacrer généreusement.

Mais, après 89 ans, direz-vous, POURQUOI s'obstiner à organiser tout cela ?

C'est ce que, lors de la cérémonie de Belle-Motte, demandait la petite Laura à son instituteur : pourquoi ces gens qui marchent en rangs, ces drapeaux, ces fleurs, ces visites à l'église et aux cimetières ? Pourquoi ces médailles et " ces défilés silencieux et dignes " ?...

C'est un " devoir de mémoire " pour être grande et forte, la Patrie compte sur ses enfants. Beaucoup ont donné leur vie, leur jeunesse, leur sang pour que vous, aujourd'hui, puissiez vivre libres et en paix ". C'est pourquoi ils méritent que jamais on ne les oublie.

La privation de liberté, les jeunes générations actuelles ne l'ont pas connue : c'est pourquoi ils usent et abusent de cette liberté que leurs cinés ont chèrement conquise. Notamment dans ces terrifiants combats de la Bataille de la Sambre d'août 1914 où les héroïques Bretons, Normands et Nord-Africains ont " tenu " au prix de pertes énormes, assurant ainsi non seulement la sécurité du retrait des troupes françaises mais aussi un premier coup d'arrêt à la foudroyante offensive allemande, qui sera stoppée un peu plus tard sur la Marne. Il faudra encore, hélas, quatre longues années de combats, de Verdun à l'Yser, et d'autres milliers de morts pour parvenir enfin à l'Armistice et à la paix.

Le prix de ces " sacrifiés ' de la Sambre : plus de quatre mille jeunes Français qui reposent en cette terre de Belle-Motte et à qui le Comité du Souvenir rend fidèlement hommage, chaque année.

A L'EGLISE DE LE ROUX

A 14 heures 45, ce dimanche 24 août, le cortège se formait devant la Rovelienne : la Musique des Cheminots Hennuyers, un peloton de la 100e Compagnie Ravitaillement et Logistique de Baronville , un piquet d'honneur du 43e Régiment d'Infanterie de Lille ; une bonne vingtaine de drapeaux de sociétés patriotiques françaises et belges ; les personnalités militaires et civiles des deux pays, les membres du Comité et les pèlerins. On se rend d'abord à l'église où M. l'abbé Lambiotte, dans ses diverses interventions, évoque les vertus de fidélité et de fraternité, appelant dans ses prières la paix sur le monde. La chorale interprète plusieurs chants de circonstance, comme

" Vienne, vienne la colombe

Et son rameau d'olivier.

Dans nos coeurs et dans le monde

Où la paix reste à gagner "...

Des mots que l'on répète souvent sans assez y réfléchir, et c'est bien le but de cette journée.

PUIS AU CIMETIERE

Le cortège se reforme jusqu'au cimetière communal et, devant le Monument aux Morts des Guerres, se déroule le cérémoial traditionnel : discours de l'échevin Buchet, représentant le Bourgmestre de Fosses empêché, puis celui de Cédric Tahir, viceprésident du Comité du Souvenir tous deux parlent aussi de cette paix difficilement conquise et si difficile à maintenir dans le monde. Puis la toujours émouvante sonnerie du " Last Post " par deux trompettes de la Musique des Guides, la Brabançonne et la Marseillaise, ponctuant le dépôt de fleurs. Un Ancien Combattant de Le Roux, M. Debrulle, ira fleurir la Croix du Prisonnier dans le nouveau cimetière.

Et l'on revient, en musique, à La Rovelienne pour le vin d'honneur de l'Administration communale.

AUX QUATRE CHEMINS

Mais la pose est courte : le cortège se reforme pour gagner le carrefour des " Quatre Chemins " et le récent Monument aux Zouaves, érigé par le Comité du Souvenir à la mémoire de tous ces braves Bretons aux culottes rouges, fauchés dans la plaine de Belle-Motte : mise en place des détachements et des autorités, dépôt de fleurs, Last Post, hymnes nationaux. Là aussi on se souvient...

Et tandis que les militaires et les plus jeunes s'en vont à pied vers la Belle-Motte, les aînés (et les dames) sont pris en charge par trois autocars.

ET A BELLE-MOTTE

Les détachements militaires, la Musique, les drapeaux reforment le cortège depuis la ferme pour, suivis des autorités, entrer solennellement dans le cimetière militaire français, jusqu'à l'ogive qui devait être le choeur d'une chapelle allemande mais qui, inachevée, devint le centre de la nécropole française. Tout autour, près de deux mille croix blanches, parsemées de stèles musulmanes, et deux vastes ossuaires renfermant les restes de deux autres milliers de victimes non identifiées : la récente rénovation du cimetière par le Comité du Souvenir Français est remarquable.

La speakerine accueille les personnalités, auxquelles s'est jointe Mme Sabine Laruelle, ministre des Classes Moyennes et de l'Agriculture, ainsi que les fidèles pèlerins venus accomplir ce " Devoir de mémoire ". Lever des couleurs françaises et belges, avec sonnerie des clairons et hymnes nationaux. Puis ce délicieux dialogue d'une petite fille avec son instituteur, évoqué plus haut, ouvrant la réflexion du jour. Comme chaque année, l'admirable chanson de Pierre Bachelet

" Souvenez-vous... ", dont les premières paroles sont si bien adaptées à ce site agricole : " Ils sont venus par les labours... ", envahisseurs semant la mort et la terreur. Tandis que les défenseurs sont venus par " cette voie royale et millénaire de la Meuse, notre fleuve commun " et dont tant tomberont sur cette campagne de Belle-Motte.

Les curés de Le Roux et d'Aiseau sont alors invités à parcourir la nécropole en bénissant les tombes, après une fervente prière, tandis que sonne la cloche de l'ogive et que l'assistance est invitée à méditer sur le thème

" Découvrir le passé pour inventer l'avenir, la paix et l'unité ", sur fond musical.

Le bourgmestre d'Aiseau prononce alors son allocution de circonstance, toujours ferme et claire, puis le colonel et Mme Chabot rappellent la notion de Patrie : " Elle est là où tout un peuple paya le prix de la Liberté... Liberté qui s'enracine dans cette vieille terre d'Europe, ensemencée par les épreuves, les espoirs, les efforts, l'amour... ". Evocation ponctuée par le célèbre chant " Liberté " par Nana Mouskouri : le choeur des esclaves prêts à donner leur vie pour cette liberté, dans l'opéra de Verdi.

C'est ensuite une étudiante du Collège St-André d'Auvelais qui apporte le témoignage des jeunes : eux aussi revendiquent cette liberté conquise par leurs aînés et lancent un appel à la fraternité et à la paix dans le monde. Un nouveau et large dépôt de gerbes : les personnalités se partagent ce geste à l'ogive, aux ossuaires et à la stèle contenant de la terre de Verdun apportée voici quelques années par la Compagnie des Tirailleurs Algériens de la Marche Saint-Feuillen qui, rappelons-le, avait aussi rendu le matin son hommage annuel en cette nécropole.

Et la cérémonie s'achève : les autorités remercient les porte-drapeaux, la foule se disperse, on regagne voitures et cars pour une amicale réception de café et pâtisseries à la salle de l'école, offerte par le Comité du Souvenir de Le Roux.

Cette longue (et chaude) après-midi reste un effort multiple : de fidélité dans le souvenir, dans l'organisation, dans la participation. Et si on peut regretter l'absence de jeunes (autrefois, les enfants des écoles de Le Roux et d'Aiseau y participaient), il faut sans cesse relancer au monde cet appel au " Devoir de Mémoire ", comme le disait l'adjointe au maire de Rouen " Ne tenons pas les enfants à l'écart de ce devoir de mémoire : c'est à eux qu'appartient l'avenir de nos pays... Il faut pouvoir sceller le mot " Paix " à l'état si fragile et si dur à maintenir, comme le montre chaque jour l'actualité. Restons vigilants et apprenons à nos jeunes que la paix est fragile et qu'il faut sans cesse la défendre ".

J. R.

LES PERSONNALITES

Pour la France : le Colonel Desjardins, rerésentant la ministre de la Défense Nationale ; le colonel Marchand, du Souvenir Français pour la Belgique ; Mme Honhon, consul de France à Namur ; le colonel Lemmey, du CEC de Givet ; les maires ou adjoints des villes de Rouen, Givet, Nancy, Saint-Pol ; le président du Souvenir Français de Givet, le président de l'Amicale des anciens Zouaves, etc.

Pour la Belgique : Mme Laruelle,ministre de l'Agriculture ; le Lt-Colonel Manandise, commandant de place de Namur ; le Lt-Colonel Dohet, représentant le ministre de la Défense ; M. Roger Porignaux, député permanent, représentant le Gouverneur de la province ; des bourgmestres et échevins de Fosses, Aiseau, Sambreville, Jemeppe, le Commissaire principal Galetta. Les représentants et porte-dra

peaux de sociétés patriotiques d'Aiseau, Fosses, Charleroi et Mettet.

Et rappelons la formation actuelle du Comité du Souvenir de Le Roux, organisateur de cette belle réalisation Daniel Tilmant, président ; Abbé Genard, aumônier ; Mme Jules Ernest, présidente d'honneur ; Cédric Tahir et Francis Borgnet, vice-présidents ; Pascal Guilin, secrétaire, Luc Charles, trésorier ; Pierre Godenne, porte-drapeau ; Christian Chabot, Rudi Brachotte, Michaël Chapelle et Bernard Marlier, administrateurs. Speakerine Christine Debrulle.

 

Il y a 100 ans

N° 30 du 26 juillet 1903

FOSSES. - Un incendie a éclaté dimanche ay vieux moulin, occupé par 5 locataires. C'est dans la partie occupée par Gochard Edouard, cordonnier, que le feu a pris. L'alarme fut donnée et la pompe à incendie de la ville fut sur les lieux du sinistre. Les secours furent organisés et bientôt le danger était conjuré. Les denrées ont été brûlées.

COURSES vélocipédiques à Arsimont. ler, Salmon, de Rouillon ; monté sur machine Eclair, fabriqué

par D. Depraute à Fosses.

N° 31 du 2 août 1903

Un arrêté royal du 16 juillet autorise le Conseil communal de Fosses à percevoir une taxe sur les pianos, harmoniums et orchestrions.

Jeu de balle de la Briqueterie. - Dimanche 2 août, à 2 heures : Fosses (L. Lainé. Biedgi) et Flawinne (Dupuis-Ernoux)

Sauvetage d'une fillette. - Lundi, au moment où le train de 12 h 13 arrivait à toute vapeur, une fillette de 10 ans, trompant la vigilance de ses parents, s'était détachée d'un groupe et courait sur la voie. Une catastrophe était inévitable, lorsqu'un voyageur qui se trouvait sur le quai d'embarquement, M. Alexandre Groux, d'Auvelais, s'élança au péril de ses jours et saisissant la fillette dans ses bras, la déposa saine et sauve sur le quai de sortie. M. Groux a bien failli payer cet acte de dévouement de sa vie car il a frôlé les butoirs de la locomotive. Lorsque M. Groux remit la fillette entre les mains de sa mère, celle-ci en proie à une violente crise de larmes, a vivement remercié et félicité ce courageux sauveteur, à qui les nombreux voyageurs présents ont tenu à serrer cordialement la main.

N°32du9août 1903

Mardi 12 août, à 2 heures, distribution solennelle des prix au Pensionnat des Soeurs de Sainte-Marie.

N° 33 du 16 août 1903

La distribution solennelle des prix aux élèves de l'Ecole Saint-Feuillen aura lieu le samedi 15 août, aussitôt après les vêpres.

SART-SAINT-LAURENT. - La société de retraite La Providence organise le dimanche 16 août une grande fête mutualiste, à l'occasion de l'inauguration de son drapeau. Dix-huit sociétés prendront part au cortège qui se formera route de Fosses à 2 1/2 heures. A 4 1/2 heures, brillants concerts par l'Harmonie St-Feuillen de Fosses, La Symphonie de Floreffe, la chorale L Espoir de Buzet et les fanfares Saint-Pierre de Vitrival.

N° 34 du 23 août 1903

Des voleurs se sont introduits à l'aide d'escalade dans une étable de M. Quinaux, en enlevant des tuiles et se sont emparés de 10 lapins. M. Paris, commissaire de police, recherche les auteurs de ce vol.

N° 35 du 30 août 1903

AISEMONT. - Une cérémonie imposante a eu lieu le dimanche 16 de ce mois. l'abbé Ernest Dhuy chantait sa lre messe. A cette occasion, c'était fête au village. Les habitants ont spontanément rivalisé de zèle pour orner les façades : arcs de triomphe, guirlandes, oriflammes, drapeaux, rien ne manquait. Le nouveau prêtre était assisté à l'autel par deux de ses cousins. Toutes les personnes qui ont assisté à cet office en garderont un pieux souvenir.

La vente du Bois de la Ville

Rassurez-vous, il ne s'agit pas d'une vente actuelle mais d'un anniversaire : c'est en effet le 31 août 1665 que la commune a vendu "son " Bois de la Ville ' à Taravisée. C'est que l'époque était dure : des occupations de troupes et réquisitions diverses avaient ruiné la cité fossoise qui se trouvait donc devant la nécessité d'aliéner une partie de son patrimoine.

Ce ' Bois de la Ville " contenait, selon une expertise, 120 bonniers, soit un peu plus que 10 hectares ; mais selon un autre mesurage fait le 14 août 1665 par le géomètre Jean Bolle pour le Prince Evêque, il ne comptait que 107 bonniers (84 ares 17 ca). Et le rapport spécifie : " ... une certaine partie de bois estante derrière Tardavisée, tenant aux bois de Han (Ham), d'escors et de midy au sieur de Henry et l'avoir trouvé contenir, déduit demy bonnier et deux verges pour les chemins, cent et sept bonniers une mesure et cincquantes-une verge au pied de St-Lambert et seize pieds pour la verge ".

L'acheteur était " messire Jean-François de Henry, chevalier, cy présent et acceptant, pour luy, ses hoirs et ayans cause ", aux conditions suivantes : "quarante-cincques pattacons à l'advenant de chaque bonnier ', plus 45 pattacons pour un ornement à offrir à la paroisse. La propriété était ' quitte et lige de cens et rentes comme aussy de touttes tailles et impositions '. Mais avec une réserve importante : le maintien du droit de pâturage que la communauté fossoise avait dans ce bois lorsqu'il est coupé depuis cinq ans, et l'usage des chemins ; le droit de chasse était réservé à l'Evêque de Liège.

L'acte fut passé en présence de ' noble seigneur Henry de Grady, esche vin de la haulte et souveraine justice de la cité de Liège, de par S.A.S. (Son Altesse Sérénissime) député au soubescrip t '. Il est signé par H. de Grady, Feuillen de Rouillon, Hubert Scio, Lambert Massin, H.M. de Henry, conseiller ; Thomas Jacqué, François Willot, Jean Gofart et' marqué " (d'une croix pour ceux qui ne savaient pas écrire) par Roland Gille, Feuillin Piret, André Jacquet ; en présence du sieur Hubert Minet, conseiller et chanoine, et contresigné par Charles Fallieze, greffier.

Les noms de de Rouillon, Scio, Gofart, Massin reviennent souvent comme bourgmestres en ces années 1665-1675. Quant à l'acquéreur, le chevalier de Henry, il était en effet propriétaire de la ferme et du château de Taravisée depuis 1659 ; sa fille Adrienne épousa son cousin Nicolas de Henry, bourgmestre de Châtelet, qui laissa sa devise pravée au fronton du porche de la ferme : Le lion sen hardy - N. de henry '. La propriété passa ensuite aux Desmanet, maîtres de forges de Sart-Eustache, puis dès 1887 à la famille de Kerchove, qui est toujours propriétaire de ce " Bois de la Ville ".

Quelques vieux souvenirs

j- Le 23 août 1959 : cela fait déjà 44 ans : inauguration du stade André Winson, avec une rencontre qui devait attirer du monde : Sporting de Charleroi - Valenciennes. A cette époque, le club de football fossois cherchait un terrain. L'ancien terrain des Trois-Bras était loti et on avait oué un an dans une prairie derrière les usines Decoux, puis on joua au moins trois saisons dans une prairie située à la limite de Fosses et de SartSaint-Laurent (après les Ets Palate, derrière la station). Entretemps, M. Winson avait donné, en bail emphytéotique, le terrain actuel près de1'ancien abattoir, que l'on baptisa Stade André Winson, en mémoire de son fils décédé, qui était un grand sportif. Il fallut plusieurs mois de travaux effectués par la Commune, pour aplanir ce terrain, le drainer, construire des vestiaires et une buvette, l'entourer de dalles revêtues de publicités et le 23 août, le terrain était inauguré officiellement...

Que de vieux souvenirs !

- Autre vieux souvenir, mais pour les Fossois plus âgés encore : le 26 août 1934, cela fera bientôt 70 ans, Mme Delmotte avait offert un magnifique carillon, ui faisait entendre l'air des Chines toutes les demiheures. Ce carillon devait donc être officiellement inauguré, et en même temps, un concert était donné par un carillonneur de renom, auquel notre « madjustêre » Jules Dewez devait succéder dans des concerts donnés régulièrement lors des fêtes.

- Plus triste souvenir celui-là : c'était le 3 septembre 1945, veille de la libération de notre ville par les troupes américaines : deux Fossois devaient être abattus par les Allemands en retraite, au Cheslon : Emile Drèze et Emile Rousseau. Deux, familles endeuillées qui n'ont pas pu fêter la libération comme il se devait.

La presse... revue

par Zorro

- Samedi : « Votre iournal se aorte » - Tu vois, Romain, la qualité ça rapporte au moins du plaisir...

- Dimanche : « Le G.P. 2004 aura lieu le 29 août » - Le réveillon de Noël reste prévu le 24 décembre.

- Lundi : « Pas de pénurie en Wallo» - sauf bien entendu d'hommes politiques brillants !

- Mardi : « Les fonds de pension rapportent... » mais pas spécialement aux pensionnés.

- Mercredi : « 2003. un millésime prometteur... » - La bienvenue au petit Gabriel. Quatre consonnes et trois voyelles, et déjà il nous émerveille...

- Jeudi : « La pénurie se résorbe » - tandis que d'un autre côté les augmentations diminuent pendant qu'on note une forte augmentation des diminutions. On n'est pas bien en Belgique ?

- Vendredi : « 68.000 Espagnols roulés par leur banque... » - Mais combien de Belges roulés par le fisc ?

Une belle journée

Gros succès pour la marche-promenade dans le Bois du Duc, organisée le dimanche 10 août par le comité des Amis de Sart-Saint-Laurent.

f Quatre-vingts personnes (de tous les âges) se sont rassemblés vers 10 h 30 près de la boulangerie Ernoux, pour la direction du Bois du Duc. Ils furent accueillis sur la plaine par les plus âgés du comité avec l'apéritif et des boissons fraîches. Le barbecue ou pique-nique, pour certains, s'est prolon

gé toute l'après-midi, dans les meilleures conditions.

Le retour s'est effectué par petits groupes pour ne pas s'égarer dans le bois, tandis que plusieurs profitaient des voitures pour rejoindre le village.

Cette promenade, organisée caque année, s'est déroulée dans une très bonne ambiance d'amitié et de camaraderie entre Sartois (anciens et nouveaux).

Plusieurs participants ont émis le voeu que cette promenade puisse se dérouler plus souvent.

PHOTO : au départ de la promenade.

Collision

Le vendredi 22, vers 18 heures, une collision entre deux voitures, s'est produite rue de Burnot à Sart-Saint-Laurent, une Renault 19, qui se dirigeant vers Fosses et une Peugeot 206 roulant en sens inverse.

Il n'y a heureusement que des dégâts matériels constatés par les inspecteurs de la zone de police de Fosses.

La kermesse à Le Roux

Ce week-end, c'est Le Roux qui sera en tête, avec une kermesse dont le programme a été élaboré par un groupe de bénévoles issus des différents groupements du village, formant l'as Dciation de La Rovelienne. Nous expliquerons prochainement le fonctionnement et les buts de cette association.

Vendredi 29 août

18.30 Début des inscriptions au CONCOURS DE BELOTE qui débute à 19 h 30 (12,5 € avec 6 boissons). Nombreux prix

Samedi 30 août

8.00 BROCANTE et artisanat. Réservation des emplacements M. Bierlaire

'071.71.17.39

Ouverture du stand Ciney dans la cour de l'école. Barbecue permanent.

9.00 Tennis de table dans la salle omnisports.

11.30 - 20 00 h : Ouverture du stand « Cheese & Wine » dans la cour de l'école.

14.00 Grimages gratuits pour les enfants, à l'école - Ouverture du bodéga - Ouverture des loges foraines.

21.00 Grande SOIREE sono, en la salle omnisports. PAF 2,50 €

Dimanche 31 août

8.00 Jeu de cartes des Amis du Dimanche.

10.00 Animations dans la cour de l'école (château gonflable pour les enfants)

10.30 Grand-messe des jubilaires

11.45 Réception des jubilaires dans la salle omnisports

12.00 Ouverture du restaurant au réfectoire.

12.15 Concert apéritif offert à la population rovelienne.

14.00 Ouverture des loges foraines et du bodéga.

14.30 Balade en vélo,accessible à tous

21.00 Grande SOIREE gratuite, pour tous, dans la salle omnisports.

Lundi ler septembre

10.00 Sortie du cortège folklorique avec la Limotche et Mazarac

14.00 Ouverture des loges foraines

15.00 GOUTER gratuit pour tous les aînés roveliens (+ de 60 ans), offert gracieusement par la pâtisserie de Le Roux et La Rovelienne, avec thé-dansant.

17.00 Distribution de cartes gratuites de carrousel aux petits enfants

20.00 Rentrée de la Limotche

21.00 Vêlage de la Limotche

22.00 Grand FEU D'ARTIFICE et soirée gratuite de clôture.

Laetare d'antan

Cette vieille photo semble avoir été prise dans le bas de la route de Tamines. On y voit des sapeurs qui ouvrent le cortège du Laetare. Car il faut savoir qu'avant la guerre, et même dans les quelques années qui ont suivi la seconde guerre, les sapeurs étaient toujours présents au Laetare. Ce sont en somme les descendants des « hommes sauvages » dont parlait Joseph Noël dans son livre sur les Chinels.

Ils sont coiffés d'un haut chapeau cylindrique s'évasant vers le haut et complètement tapissés de mossèts, sorte de mousse de chêne. Ils portant un long pantalon blanc et un tablier blanc. Les sapeurs tiennent en main une hache de bois qu'ils posent sur l'épaule.

Au Laetare, les sapeurs devançaient les tambours et fifres que commandait un tambour-major.

Pétanque

Le Pétanque Club de Sart-Saint-Laurent organise ce dimanche 31 août, son 6e et avant-dernier tournoi de la saison.

Les inscriptions sont prises à partir de 13 h au prix de 4 euros.

Il est rappelé que ces tournois sont ouverts à tous et qu'il n'est pas nécessaire de faire partie du club pour participer. Avis aux amateurs.

Football

Reprise du championnat ce week-end

Avec l'approche de septembre, le football reprend sa place dans l'actualité sportive, avec le championnat provincial qui nous intéresse particulièrement.

BAMBOIS évoluera en 3e prov. B, dans la même série que son voisin Saint-Gérard. Les quatre victoires en coupe permettent bien des espoirs pour ce club dirigé par Willy Defoin, dont le dévouement - et celui de son épouse - est sans limite.

En plus de la 1re, Bambois alignera une équipe de scolaires, de préminimes et de diablotins.

AISEMONT, dont le nom figure à la suite de celui de Falisolle, est de moins en moins concerné car les matches se jouent chez les Sambriens, avec des dirigeants et joueurs propres à cette localité voisine. L'appellation tient simplement de la fusion de ces deux clubs, voici plusieurs années déjà.

A FOSSES, la J.S. entamera sa seconde saison que l'on espère meilleure. Entraînés par un vieux routinier du foot, Eddy Geeraerts, la formation fossoise devrait jouer sans doute les trouble-fêtes et, on l'espère, surprendre agréablement.

En plus de la 1re, la J.S. Fossoise sera aussi représentée en Scolaires, Cadets, Minimes et Diablotins A et B.

Voici le programme de ce premier week-end

Samedi 30 août

11 h : Diablotins

Bambois - Grand-Leez

Fosses - Biesme (A et B)

13 h : Préminimes

Bambois - Clermont

15 h : Minimes

Fal-Aisemont - Fosses

Dimanche 31 août

10.30 Cadets

Fosses - Olloy

10.30 Scolaires

Gesves - Fosses

Philippeville - Bambois

15 h : 3e provinciale

Bambois - Ham

15 h : 4e provinciale

Soye-Floreffe - Fosses

Fal.-Aisemont – Hemptinne

Bambois se distingue en Coupe

Bambois a réalisé un véritable exploit en Coupe de la Province, terminant en tête de sa série. Bambois participera donc à la phase finale.

Véritable exploit car Bambois a non seulement gagné ses 4 rencontres, mais sa défense n'a pas encaissé un seul but avec 26 buts marqués pour 0 encaissé !

Le résultat de la 4e journée : Bambois bat Belgrade par 9-0.

Notons que dans une autre série, Falisolle-Aisemont termine aussi à la première place.

Fosses, avec deux victoires et deux défaites, termine dans le milieu du classement de la série gagnée par Bambois.