N°28  11 juillet 2003

Une ferme Tabollet à Saint-Roch ?

Dans divers vieux papiers de Maurice Chapelle, qui a beaucoup cherché et écrit sur notre histoire locale, deux petites notes posent des questions : d'une part : " Dans le Registre aux décès en dépôt au Greffe du Tribunal de Namur on lit : " En Leiche, 3-XII-1649 mortuus est Frater Martin Robert, heremita " : un frère Martin Robert serait mort dans un ermitage " en Leiche " mais à l'époque, le quartier s'étendait jusqu'à Saint-Roch. M. Chapelle se demande si ce n'était pas à proximité de la chapelle Saint-Roch.

En effet, au pignon de la maison n° 9 de la place de la Chapelle, sont scellées dans un mur de briques trois pierres taillées en biseau et celle du centre porte un écu avec trois besants (demi-boules) qui sont les armoiries du chanoine Tabollet proviendraient-elles de cet ermitage dont personne ne se souvient ? Il n'aurait pas été très loin de la " Fontaine Saint-Feuillen ".

D'autre part, " en remuant des vieux papiers ", dit encore M. Chapelle, " j'ai trouvé inscription du décès de Guillaume Thiri, époux de Françoise Jaumotte, le 13 mai 1709, en la censé de M. Tabollet à Saint-Roch. C'est peut-être de cette censé que proviennent les trois pierres du pignon, aux armes des Tabollet. Mais où se trouvait cette ferme ? "

Que cet écu représente bien les armoiries du chanoine Gilles Tabollet, c'est certain car on retrouve cet écu au fronton de chacun des deux porches de la chapelle Ste-Brigide, qui fut restaurée en 1659 par ce doyen du Chapitre de Fosses.

Les habitations de la place de la Chapelle Saint-Roch sont disposées dans une configuration particulière derrière les maisons (récemment restaurées) qui regardent la chapelle se trouvent des remises et dépendances formant une sorte de cour allongée, qui pourrait fort bien avoir été cour de ferme. Et à l'entrée de la Place, une longue habitation placée perpendiculairement, donc face à cette cour, se termine par des dépendances avec, au bout, une splendide porte cintrée en pierres de taille, porte semblable à celles des étables de la " Ferme des Béguines " du château d'En Leiche. Ici, malheureusement, la porte en bois est en fort mauvais état. Juste à côté devait se trouver le " courtil " ou jardin.

Il semble donc bien que cette habitation, maintenant transformée et modernisée, fut autrefois une ferme : La " censé de M. Tabollet", dont parle M. Chapelle. Les pierres aux trois besants proviendraient donc de cette habitation, propriété de ce chanoine de Fosses, mort en 1686 et dont la pierre tombale se trouve au mur sud de la collégiale : elle porte un heaume d'armoiries, martelé à la Révolution française, mais les trois besants sont bien visibles ; et l'inscription : " Tombeau du Très Révérend sire Gilles Tabollet,

Chanoine de cette église pendant 50 ans et doyen pendant 49, mort le 26 avril 1686. R.I.P. ".

Ajoutons que Gilles Tabolet, de vénérée mémoire, précisait le doyen Crépin dans " Le Messager " du 30 août 1931, fut un grand bienfaiteur de Fosses : il fit restaurer à ses frais la chapelle Sainte-Brigide, donna un calice en argent doré et des chandeliers en cuivre massif (calice et chandeliers qui existent toujours dans le trésor de la collégiale). Il fit un testament généreux pour la collégiale et pour la ville.

Parfois, un bout de papier, une simple note-question peuvent aboutir, après de brèves recherches, à une solution tout à fait acceptable.

Val Duchesse: les convoyeurs attendent!

Les vainqueurs des élections du 18 mai ont abandonné leur triomphalisme : le résultat était si évident qu'une coalition bleu-rouge semblait aller de soi et que les choses n'allaient pas traîner.

Il a fallu déchanter. Il est vrai que le formateur veut bien préparer le terrain : nouveau "démineur", Guy Verhofstadt n'arrête pas de rédiger des projets de note gouvernementale, de les corriger, de les amender, en fonction des discussions entre partenaires qui veulent tous que les points soient bien mis sur les i, afin d'éviter tout croc-en-jambe en cours de législature.

Fort bien.

Mais ne voilà-t-il pas qu'on découvre soudain qu'on n'est plus à 4 pour discuter, mais à 5 : en effet, le parti socialiste flamand est en cartel avec Spirit, vestiges de la Volksunie et du coup les divisions communautaires resurgissent, avec de nouvelles revendications arrogantes des Flamands (ou plutôt des flamingants). Et ça grince...

Avec les vols de nuit sur Bruxelles, d'abord : il faudrait compter s'il n'y a pas plus de néerlandophones que de francophones qui subissent ces nuisances... Nos ministrables éludent le problème en faisant appel à des experts, et il faut trouver un subtil équilibre entre intérêts économiques (de l'aéroport) et les moyens d'éviter les nuisances.

Mais Bert Anciaux (Spirit) affirme sans rire: " Moi, je n'ai pas besoin d'expert, je suis un expert grâce à mon expérience en la matière ". Allez discuter avec ça !...

Ce n'est pas le seul blocage : il y a aussi l'histoire de l'amnistie fiscale pour faire revenir en Belgique

les capitaux réfugiés à l'étranger avec à la fois une amende et un incitant... Il y a aussi et surtout le cadre financier des quatre prochaines années, et ce n est pas rien car on est loin des milliards à distribuer d'il y a quatre ans ! Et chaque parti a ses priorités.

Il y a aussi l'emploi et l'engagement de créer 210.000 emplois en quatre ans. Mais sitôt cela dit, tombe la douche froide de la SNCB où le nouveau patron veut diminuer la charge salariale de 10.000 emplois! Du coup, celui de La Poste en veut autant. Et aussi l'armée... A coups de 10.000 en plus, il sera difficile de croire encore à cette énormité que le formateur, pour nous mettre en confiance (et en nous prenant pour des bécasses, ou des ignares), a voulu nous faire avaler.

Et on n'en a pas fini avec ces intégristes flamingants : ne voilà-t-il pas qu'ils remettent ça dans une nouvelle attaque de la dynastie, prétendant que le prince Philippe ne parle plus à son père " qu'il méprise " et qu'Albert traite son fils de janséniste " !... Cette nouvelle sortie des journalistes flamingants montre bien l'objectif final : un état flamand indépendant où la dynastie n'a rien S faire. Donc, commencer par l'abattre...

"Chassez e naturel, il revient au galop..." : ici, au galop de Spirit qui n'a rien de... spirituel !

J.R

Cet article a été écrit mardi matin ; le soir, on apprenait qu'un accord gouvernemental était enfin conclu et qu'on aurait un gouvernement pour le prochain week-end. Et pour les « ministrables », la chasse est ouverte !

Pharmacies de garde

Jeudi 10 : Maquille, Saint-Gérard

Vendredi 11 : Nysten, Bioul

Samedi 12 : Trigaux, Mettet

Dimanche 13 : Trigaux, Mettet

Lundi 14 : Boxus, Fosses

Mardi 15 : Trigaux, Mettet

Mercredi 16 : Chapaux, Biesme

Jeudi 17 : Dubisy, Fosses

Vendredi 18 : Dubois, Le Roux

Samedi 19 : Boxus, Fosses

Dimanche 20 : Boxus, Fosses

Lundi 21 : Boxus, Fosses

Mardi 22 : Lahaut, Ermeton

Mercredi 23 : Liénard, Mettet

Jeudi 24 : Demars, Ermeton

Vendredi 25 : Mainil, Fosses

Samedi 26 : Chapaux, Biesme

Dimanche 27 : Chapaux, Biesme

Lundi 28 : Maquille, St-Gérard

Mardi 29 : Nysten, Bioul

Mercredi 30 : Trigaux, Mettet

Jeudi 31 : Boxus, Fosses

Service médical

Le service de garde sera assuré –

les samedi 12 et dimanche 13, par le

Dr LEONET, ' 071-79.95.55

les samedi 19. et dimanche 20, par le

Dr SEPULCHRE, ' 71.39.49

le lundi 21 juillet par le

Dr DE BILDERLING, ' 071-71.45.00

les samedi 26 et dimanche 17, par le

Dr TAORMINA, ' 071-77.43.88.

Congés

Comme chaque année, Le Messager ne paraîtra pas la seconde quinzaine du mois de juillet. Ce numéro est donc le dernier numéro de juillet.

Les abonnés recevront le n° 29 le vendredi ter août. Ce numéro de reprise sera en vente à Fosses seulement à la librairie Linard (car la librairie Press Shop, rue du Postil, sera fermée jusqu'au 4 août inclus.

Fost-Plus

Les prochains ramassages ont lieu les mercredis 9 et 23, pour les PMC (sacs,bleus) pour toute l'entité

le mardi 22 : les papiers et cartons pour les sections de Fosses, Sart-St-Laurent et Bambois

le jeudi 24 : les papiers et cartons pour les sections de Sart-Eustache, Le Roux, Vitrival, Aisemont et Névremont.

Congés

La librairie Press-Shop, rue du Postil à Fosses, sera fermée du 20 juillet au 4 août inclus. Réouverture le mardi 5 août.

Conférences du PAC

Gestion du stress

Tout un chacun aujourd'hui est stressé : à l'école, au bureau, à l'usine ; celui qui a un boulot, mais aussi celui qui n'en a pas ou qui en cherche ! La sophrologie est une méthode de développement personnel qui permet de gérer son stress, d'améliorer son bien-être personnel, de rendre des couleurs à une harmonie de vie.

Présence et Action culturelles a invité Michèle Andries-De Maesseneire, spécialiste en sophrologie caycédienne et kinésithérapeute à Fosses, à venir donner une conférence sur ce thème, à la salle communale L'Orbey. Cette séance aura lieu le jeudi 11 septembre, à 19 h 30 (en collaboration avec le Centre culturel fossois.

Rappelons que la conférence du Dr Timmermans, cardiologue, dont nous parlions la semaine dernière, aura lieu le vendredi 3 octobre à la salle communale, et est intitulée : <• Les maladies cardio-vasculaires à l'aube du 3e millénaire, de la prévention au traitement ».

A la découverte du Mustang

La troisième conférence de Présence et Action culturelles (PAC) aura lieu le mardi 18 novembre et sera consacrée à la découverte du Mustang. Un cheval ? Pas du tout ! C'est un petit pays qui jouxte le Népal, au nord de l'Inde, que nous ferons découvrir Nadine et Jean-Pierre Cobut, qui l'ont visité. Avec diapositives à l'appui.

W. Dunker à Le Roux

Nous apprenons la venue le vendredi 1er août (19 h) du chanteur wallon William Dunker, à la salle La Rovelienne à Le Roux.

Entrée : 15 €.-

Contacts :

' 071 71.15.45

È 0474 41.45.53.

Fête nationale

La Fête nationale sera respectée à Fosses par un Te Deum chanté en la collégiale le dimanche 27 juillet à l'issue de la messe de 11 heures, soit vers 11 h 45.

II est sans doute utile que les Fossois marquent cette fête en arborant les drapeaux.

Chien écrasé

Lundi dernier, vers 20 h 40, un monsieur du quartier des Trois-Bras promenait son chien, avenue des Déportés. A hauteur du n° 68, le chien trompa la vigilance de son maître et se fit écraser par une Fiat de passage, conduite par une dame de Sambreville. Le chien fut tué, mais son maître, pris d'un malaise, dut être transporté en clinique par l'ambulance de Fosses.

La voiture a subi des dégâts matériels, constatés par les inspecteurs de la zone de police toute proche.

Pèlerinage à Tongres

Un voyage à Tongres est organisé le mardi 15 juillet (avec retour par la Mini-Europe). Inscriptions et renseignements

Mme François ' 071-71.10.65

Mme Gravy È 0495-34.46.26.

Horaire d'été

Nous rappelons que la permanence du bourgmestre est supprimée en juillet et août ; celle du samedi est maintenue de 11 à 12 heures;

les bureaux adoptent l'horaire d'été jusqu'au vendredi 29 août, c'est-dire qu'ils seront ouverts au public de 7 h 30 à 14 h 30 sans interruption ; la permanence du samedi pour le service état civil, population, sera maintenue de 9 à 12 h.

Peines alternatives

Alors que le monde judiciaire et pénitencier se plaint de voir des prisons surpeuplées, tandis que le " petit peuple " s'indigne, lui, de voir tant de malfrats de tous poils et de divers degrés soit libérés presque sur le champ, soit après un tiers de la peine, certains juges appliquent ce qu'on appelle des " peines alternatives "

au lieu de la prison, des travaux d'intérêt général : dans des hôpitaux ou divers services à la population. Tout le monde trouve cela bien.

Aux Etats-Unis aussi, mais là, comme d'habitude, avec moins de mesure que chez nous. Ainsi, dans une émission des " Carnets du bourlingueur " de la RTBF, j'ai appris que le juge Joe Brown, de Memphis (Tennessee), applique ce qu'il appelle " les peines de la honte ".

Ainsi, une femme qui avait causé un accident devant une école, a été condamnée à marcher devant l'établissement avec une pancarte bien lisible : " J'ai causé un accident en état d'ivresse ". Et cela, pendant 8 heures par jour et durant trois semaines ! Pour un autre, la pancarte promenée en rue pendant trois semaines aussi portait " J'ai volé mon employeur "...

Pour un autre vol, une femme a été condamnée à écrire 100.000 fois " Je ne volerai plus jamais " : cela lui a pris 8 mois de présence au tribunal pour écrire ce long pensum sur 35 cahiers...

Un vendeur de drogue a dû aller avouer son péché à l'église de sa paroisse, devant le pasteur et les fidèles. II devait s'excuser et promettre de ne plus recommencer : le pasteur devait enregistrer cet engagement. Et comme il n'a pas été tenu, le coupable a, cette fois, été emprisonné pour des années. Le voleur avouait : 'J'ai été humilié, mais surtout j'ai humilié ma famille et pour cela j'ai honte ".

On peut critiquer ces mesures qui touchent directement la vie privée de la personne et rappellent le pilori d'autrefois. Mais le résultat est tout de même que depuis l'application de ces " peines alternatives de la honte " appliquées par ce juge, les délits dans le comté ont diminué de moitié...

A vous de juger.

J.R.

Haut-Vent en fête

Le comité des festivités hautventoises a élaboré le programme 2003

dont voici le contenu.

Samedi 19 juillet

13.30 Inscriptions et concours de pétanque (prix à chaque participant).

14.30 Ouverture de la fête au Bar wallon, près de la chapelle.

14.30 Luttes de balle pelote entre les équipes : Point d'Arrêt, Fer à Cheval, Fosses et Haut-Vent.

16.00 Ouverture des loges foraines

17.00 Ouverture de la friterie à la salle

21.00 Soirée des Jeunes, animée par la sono Power Music (entrée 2,45 €)

Dimanche 20 juillet

10.30 Dépôt d'une gerbe aux héros des deux guerres, à la chapelle

11.30 Apéritif, offert par le comité

12.00 BARBECUE. Adultes 10 euros, moins de 12 ans: 5 euros.

15.00 Thé-dansant à la salle

16.00 Ouverture des loges foraines et du Bar wallon

18.00 Ouverture de la friterie

21.00 Soirée, animée par Power-Music (entrée gratuite).

Lundi 21 juillet

11.00 Messe

13.00 Défilé en musique et sortie de la Limotche

15.00 Luttes de balle pelote (finale) et ouverture du Bar wallon

16.00 Ouverture des loges foraines

17.00 Ouverture de la friterie

19.00 Remise des prix de la balle pelote à la salle

21.00 Rentrée probable et accouchement de la Limotche près du Bar wallon

22.00 Soirée de la Limotche parla sono Power-Music (entrée gratuite)

23.00 FEU D'ARTIFICE, réalisé par « Un, deux, trois, boum »

Mardi 22 juillet

15.00 Distribution de pâtisseries aux pensionnés de Haut-Vent

16.00 Ouverture des loges foraines et du Bar wallon

17.00 Ouverture de la friterie

18.00 Distribution gratuite de tickets pour les loges foraines

21.00 Soirée de clôture, animée par la sono Power-Music (entrée gratuite)

23.00 Brûlage de l'affiche.

Barbecue

Dans le cadre de ses festivités, le comité de Haut-Vent organise le dimanche 20 juillet, dès 11 h 30, un Barbecue pour lequel on demande de s'inscrire auprès de José Marchai (71.17.94) ou Bern. Cousin (71.35.96).

Au menu : brochette, saucisse, lard, crudités, pommes de terre et un dessert fait aussi partie du menu ; un apéritif sera offert par le comité.

Prix

10 euros (5 euros pour les moins de 12 ans).

Au cours du repas, fond sonore mis en sourdine afin de permettre la discussion. Dès 15 h, thé dansant.

Expo P. Germaux

Les salles d'exposition permanente du S.I. sont consacrées, en ce mois de juillet, à un jeune artiste fossois, Patrick Germaux.

La recherche artistique de Patrick s'est exprimée de bien des façons diverses : on se souvient de ces toiles violentes, agressives ; puis il s'est modéré dans des recherches sur la main, parfois aussi sur le corps féminin, voire des paysages. Mais il préfère le non-figuratif où il peut laisser vagabonder son imagination.

Dans cette série de toiles, il affiche sa préférence pour le cercle. En effet, sur des fonds colorés en bandes verticales indéfinies, il place des cercles, parfois des sphères, toujours reliés par de fines griffures. Cela fait penser à certains dessins préhistoriques, mais sans vouloir aucunement donner un sens à son graphisme, Patrick sous-entend tout de même le symbole du cosmos, des astres, du soleil, de la vie, donc. Il veut rappeler ce cercle omniprésent dans la mythologie ancienne des Amérindiens comme des Egyptiens ou des Celtes, cercle symbole du ciel et du temps.

Curieux et inédit. A voir donc au S.I., pendant les heures d'ouverture de bureau (9 à 16 h en semaine, 10 à 17 le week-end), jusqu'au 24 juillet.

Encore l'Hôpital d'Auvelais !

Dans une interview à Pierre Wiame, dans Vers l’Avenir de ce mardi, le bourgmestre Benoît Spineux tient à préciser sa position dans les projets d'union de la clinique d'Auvelais avec le CHR de Namur.

On sait qu'une gestion catastrophique avait exigé des communes affiliées un refinancement de la clinique Reine Fabiola d'Auvelais : la part versée par Fosses atteint les 70 millions de francs anciens. Et cela a fait mal aux finances communales, nécessitant économies, augmentation de taxes et mesures drastiques d'un Plan de Gestion.

M. Spineux tient à dire que les représentants U.D. (lui-même et L. Titeux) et M.R. (Ph. Moreau) ont voté pour le rapprochement avec la Clinique universitaire de Mont-Godinne, suivant en cela les avis des experts, du conseil médical et des généralistes de la région. Mais une majorité des affiliés s'est prononcée pour le CHR de Namur, dont le président B. Poncelet avait pourtant déclaré : " Il faudrait être fou ou inconscient pour seulement penser qu'on pourrait se rapprocher d'Auvelais ". I avait encore renchéri en février dernier : " Pas question d'envisager une fusion avec l'hôpital d'Auvelais sous prétexte que ce dernier a besoin de se reposer sur un tonton fort ". Sous-entendu, précise M. Spineux, que le CHR n'est pas ce tonton fort.

Alors, que s'est-il passé ? Pourquoi ce revirement?

Le président de la clinique d'Auvelais, M. Luperto avait un argument habile : Mont-Godinne est un partenaire trop fort, nous n'aurions pas avec lui de rapport d'égalité. Mais certains y voient surtout une manoeuvre politique : à la clinique universitaire d'obédience chrétienne, préférer le CHR de Namur sous direction socialiste. Au Conseil d'Administration, B. Spineux avait suggéré un contrat de collaboration avec les deux cliniques; mais il craint surtout que ceci soit un pas vers une fusion totale.

Et P. Wiame de conclure avec le mayeur : " Le Collège fossois avale mal les 70 millions qu'il a dû banquer pour sauver cet hôpital d'Auvelais ; il avale mal que le président du PS fossois, ex-gestionnaire de l'hôpital, lui fasse encore la leçon par l'intermédiaire de René Brachotte au Conseil communal. II avale mal d'avoir dû augmenter l'impôt pour payer la facture et prévient : nous ne payerons pas deux fois ! Quitte à abandonner une intercommunale dans laquelle Fosses n'aurait plus rien à faire. Mais qui, en attendant, a reçu le Home Dejaifve...

Lulu diplômée

Dans un précédent numéro (du 20 juin), M. Lucien Boigelot signalait qu'il avait officiellement été fête à la mairie d'Orbey pour trente années de fidélité à la ville-soeur depuis le jumelage de 1973. Il s'y rend en effet plusieurs fois chaque année.

Mme Lucienne Braibant, veuve de Jean Jadin, vient elle aussi de recevoir ce " diplôme de fidélité " lors d'une petite cérémonie officielle à la mairie, où le directeur de l'Office du Tourisme l'a remerciée de venir fidèlement tous les ans en vacances à Orbey et lui a offert en outre un beau livre sur les beautés naturelles et architecturales de l'Alsace

On sait en effet que, lors du jumelage de 1973, l'échevin Jean Jadin et son épouse étaient logés chez Marcel Maire, adjoint au maire d'Orbey M. Schuster, père du maire actuel, et que depuis ils se rendaient chaque année chez leurs amis, qui sont venus aussi bien souvent Fosses, car une profonde amitié a lié les deux couples. On sait aussi que Jean Jadin avait été à la base de l'idée de ce jumelage et avait beaucoup œuvré pour ses diverses manifestations. On sait malheureusement que le nouveau conseil municipal d’Orbey, engagé dans d'énormes dépenses d'investissements de voirie et de modernisation, a décidé de ne pas consacrer de dépense à des festivités pour le 30e anniversaire du jumelage et même qu'aucun comité n'a pu se former pour continuer des relations entre les deux villes. Certains " mordus " tentent, de part et d'autre, de renouer des liens officiels mais le jumelage est bel et bien suspendu.

Pourtant, bien des Fossois continuent d'échanger visites et liens amicaux avec des Orbelais et le diplôme de Lulu pourrait être suivi d'autres exemples. Néanmoins, nous l'en félicitons, ainsi que M. Boigelot, pour cette belle fidélité dans l'amitié et cette constance dans le choix du lieu de vacances.

20 ans

JUILLET 1983

- Un comité se forme pour fêter les 10 ans de jumelage avec Orbey. Après la fusion des communes, on associe les localités de l'entité pour la formation de ce comité composé de 28 personnes.

- L'Administration communale fête ses lauréats : Cécile Jamotton, prix littéraire Edmond Chabot ; Trophée du Mérite sportif pour le club de balle pelote de Vitrival (où les minimes, les cadets et les pupilles sont champions) ; Médaille de la Reconnaissance sportive pour Gérard Colin (pour son dévouement au club) ; enfin un Prix spécial à Marc Polet, champion du monde de tir aux clays.

- Lors du 20e anniversaire de la marche Saint-Pierre à Vitrival, quelques fidèles marcheurs seront décorés pour 20 années de participation : MM. E. Delobe, F. Lenoir et G. Clocheret (membres fondateurs) ; F. Hennaut, R. Delobe (porte-drapeau), G. Mancini, E. Lefèbvre, H., Ph. et B. Spineux C. Jacqmain, (grenadiers), M. Foulon (sapeur).

50 ans

Il y a un demi-siècle

La remise des prix

La « cérémonie » de remise des prix et des diplômes, il y a un demi-siècle, se faisait de façon encore très solennelle dans nos écoles. On peut lire dans Le Messager de juillet 1953 un compte rendu de cette fête scolaire de l’Ecole Moyenne, avec saynètes, chants et choeurs, devant un public formé surtout de parents d'élèves. Les enfants recevaient des prix (le plus souvent un livre) et lors de la proclamation des résultats, les élèves étaient appelés dans l'ordre de leur place : les premiers fiers de leur succès et les autres promettant de faire mieux l'année suivante.

En 1953, les « sortants » de l'Ecole Moyenne de Fosses étaient

-section moyenne : Désiré Galand, Jules Dubois, Jean Grenier

-section gréco-latine : Nelly Jacqmain, Suzanne Henriet, Brigitte Votion

- latin-mathématiques : Marcel Lessire et Odette Robert

- pré-industrielle : Jean Thiry et André Vermersch (fer), André Godfroid (bois)

-section familiale : Rosine Didion, Claire Burton, M.-José Servais

Les premiers de chaque section recevaient la médaille de la ville.

Dans les autres années, on rencontre aussi des noms connus, pour la plupart déjà pensionnés et parfois, ais, décédés

- 1re moyenne : Alex Collin, Roland Boulanger, Jeanine Duchàteau, Pierre Chariot, Ernest Gheerts, Monique Jaumotte, Raymond Oswald, Louis Boulanger, Robert Marchal...

- 2e moyenne : Jacques Godfroid, Claire André, Viviane Croes, Maurice Dantinne, Annie Dumont, Maurice Gustin, Gérard Gosset, Joseph Dawagne, Marcel Leclercq...

- 1re familiale : Nicole Mathieu, Huguette Herson, M.-José Jaumotte, Venise Bazin, Armande Cornil...

- 2e familiale : Marguerite Galand, Suzanne Deboutte, Paulette Celai,Yvette Capelle, Angèle Michaux...

- 6e latine : J.-Marie Parmentier, J.Claude Vanrijkel, Jacques Ruydant, J.-Pierre Decoux, José Brosteaux, Michèle Leloup, Claire Jaumotte...

- 5e latine : Roger Wiame, Roger Porigneaux, Jose Lempereur, Claude François, Gabriel Robaye, Michèle Dautzenberg...

- 1re pré-industrielle : Guy Eloy, Joseph Michaux, Willy Moreau, Emile Evrard, Lucien Defoin, André Beguin, Willy Cerfaux, Walter Dubois...

- 2e pré-industrielle : Robert Lessire, Victor Bernard, André Dewez, André Galand, Jules Deneubourg...

Nous ne pouvons les citer tous.

Nous ne trouvons par contre pas les résultats des écoles libres, sinon que 4 élèves de l'école Saint-Feuillen ont réussi les examens cantonaux

Hugues Jacqmain, Francis Michaux, Christian Puffet et Richard Migeot.

Keskidi nous propose

(à lire avec humour)

Le rêve d'Abraham

Abraham, comme son nom l'indique, descendait de la tribu d'Isaac. Ça n'a aucune importance, mais ça fait bien dans un récit, vous comprenez. Les juifs, dans la tradition biblique, ne rêvent que de gros sous

comptes en banque, ordre de Jéhova. Le jour au grand soleil, le soir au clair de lune, même la nuit aussi, Abraham rêvait à la fortune. Le veau d'or était son unique objectif. Un matin cependant, il pensa le tenir. Un séraphin, tout nu, se montra dans un songe (et songe n'est point mensonge, chacun le sait. Le séraphin tout nu avait donc sur chacune de ses fesses, un « 2 », couleur ciel bleu. Le vendredi était jour de loterie, le 22 doit sortir. Du double 2, en hâte, il acheta la série. Il s'informe déjà des terrains à bâtir, des immeubles à louer, avec un bon rapport. Le soir, la radio de par le monde, annonçait le numéro gagnant, mais au lieu du 22, c'était je vous le donne en mille son voisin le 202 qui sortait triomphant. Notre pauvre Abraham qui, déjà en Espagne, se croyait possesseur de vignes et de châteaux, se creusait la cervelle, accusait sa compagne d'être la cause qu'au nombre, il manquait un zéro. Il voyait son ange, ayant sur chaque fesse le 2 prédestiné qui devait l'enrichir, quand soudain l'ange apparut... Il crut s'évanouir, car l'ange en se baissant, par pure politesse, lui fit voir clairement, ô spectacle imprévu ! Entre le 2 marqué sur la fesse gauche et la fesse droite, un zéro que la veille il n'avait pas bien vu.

Keskidi

Pensée de la semaine

Il faut être complètement piqué pour aimer l'acupuncture.

Quand le tram à vapeur de

Fosses à Châtelet faisait recette

Les anciens Fossois se souviennent sans doute de cette ligne Fosses - Châtelet assurée par un tram à vapeur qui emmenait les travailleurs et les voyageurs vers la région carolorégienne.

Un Arrêté royal du 4-12-1909 permettait à la SNCV d'obtenir la concession de la ligne ferrée qui reliait ces deux villes. La construction de cette ligne parsemée de nombreux lacets, était un travail gigantesque pour l'époque. Les poseurs de voies étaient des ouvriers de la SNCF qui furent engagés, et échappèrent ainsi à l'obligation de travailler pour les Boches. Les travaux avaient déjà commencé avant la première guerre, mais ce n'est que le 15 juillet 1915 que la ligne fut enfin ouverte au trafic.

Les Allemands démolirent partiellement la ligne en juillet 1918, pour récupérer le métal des rails et ce n'est qu'en septembre 1920 que l'exploitation de cette ligne recommença.

Ce tram était composé d'une locomotive à vapeur, de deux ou trois wagons pour les voyageurs et d'un fourgon à bagages.

Le trajet était très sinueux : ainsi, le tram partait du dépôt de la Gare de Fosses, traversait l'avenue Albert 1er à hauteur du passage à niveau, longeait le chemin de fer jusqu'à la ferme du Chêne, puis passait sous le pont de la Laide-Basse, faisait un crochet pour rejoindre la route vers Châtelet à hauteur de l'actuel garage Mazuin, passait devant les Trois-Bras et descendait la grand-route vers Vitrival, sur la gauche. Arrivé à hauteur de la route vers Falisolle, le tram se dirigeait vers l'actuel Val Tréko et l'ancienne carrière, pour éviter la trop forte montée de la route vers Le Roux. Un peu après la chapelle Saint-Roch, le tram traverse la route vers les Bouettes, pour éviter la trop forte descente ! Le tram longe alors le bois jusqu'au lieu-dit Boulwâre, passe le pont sur la Biesme à Sart-Eustache et se dirige vers Presles.

Nouvelle longue déviation vers Les Binches (toujours pour éviter les côtes (celle de l'S de Presles), retourne vers Carnelle et son charbonnage, puis enfin vers la place Saint-Roch à Châtelet et enfin vers la gare de Châtelineau, pour permettre une correspondance vers Charleroi.

Comme on le devine, cette ligne avait nécessité bien des expropriations pour une courte période de fonctionnement.

Le tram fut utilisé durant deux ans pendant la première guerre, puis de 1920 à 1940, moment où ce trajet fut remplacé par l'autobus. Une bonne vingtaine d'années donc. Mais il faut dire que cette ligne était la bienvenue et fut très utilisée.

Précisons aussi que le voyage durait une heure environ. Cette ligne était précieuse aussi pour les habitants de Vitrival, Le Roux, Sart-Eustache et Presles qui disposaient ainsi d'un moyen de déplacement vers Charleroi.

Dès 1933, la locomotive à vapeur fut remplacée par un autorail. Le remplacement par des bus se fit alors en 1940, bus qui roulaient pendant la guerre au gazogène.

Durant la seconde guerre, les Allemands toujours avides de matières premières, démontèrent la ligne dès octobre 1943, entre Fosses et Presles. La section de Presles à Châtelet fut démontée en 1955.

Comme il n'y avait qu'une seule voie, il était nécessaire que l'on dispose de voie de garage (pour éviter que les deux trams faisant des trajets inverses ne se rencontrent (voie double donc). Il y en avait une à Vitrival (dans le grand tournant), à Le Roux (endroit où s'est installé Batinorme), à Sart-Eustache (à l'Boulwâre), à Presles (aux Binches) et à Châtelet (place Saint-Roch).

L'horaire de cette petite ligne comportait 4 voyages aller et 4 retour. En semaine, il y avait des départs de Fosses à 5 h 35 (6 h 05 le dimanche), à 9 h (9 h 15 le dimanche), à 13 h10età17h50.

De nombreux voyageurs utilisaient cette ligne pour se rendre notamment au marché de Châtelet

Etat civil

MOIS DE JUIN

Naissances

Le 2 à Namur :

Aurore De Cuyper, fille de Claude et de Valérie Marchal, rue Bois-des-Mazuis 33a, Vitrival.

Le 4 à Nampr :

Léandra Josse, fille de Thierry et de Nathalie Van Oplynes, rue J. Dor 10, Vitrival.

Le 6 à Namur :

Noémie Stockait, fille' de Alain et de Anne Donot, rue Lieutenant Cotelle 46, Le Roux.

Le 6 à Namur :

Lolita Vandepoortaele, fille de Anita Vandepoortaele, rue Delmotte-Lemaitre 8, Fosses.

Le 10 à Sambreville :

Nathan Lebon, fils de Dominique et de Laurence Defoux, rue de Claminforge 3, Le Roux.

Le 13 à Montignies-sur-S. :

Laura Theys, fille de Lucien et de Christine Demaret, rue Grande 38, Le Roux.

Le 13 à Charleroi :

Shaïna Honorez, fille de Cédric et de Aurore Somme, camping Val Tréko 112, Vitrival.

Le 17 à Sambreville :

Alexis De Vlieghere, fils de Sébastien et de Valérie Marcolin, av. Albert 1er 72, Fosses.

Le 17 à Namur :

Channa Michot, fille de Eddy et de Angélique Miler, camping Val Tréko 13, Vitrival.

Le 18 à Namur :

Justin Frémy, fils de Frédéric et de Isabelle Carouy, rue Neuve 44, Haut-Vent.

Le 18 à Namur:

Margot Dive, fille de Frédéric et de Christine Colette, rue du Grand-Etang 58, Fosses.

Le 20 à Sambreville :

Natacha Lucas, fille de Joël et de Angélique Mahaux, camping Les Viviers 127, Fosses.

Le 26 à Sambreville :

Evan Scieur, fils de Georges et de Ornella Neubourg, rue Grand-Etang 38, Fosses.

Le 30 à Charleroi :

Candice Berger, fille de Pascal et de Christelle Gilson: rue de Névremont 13, Fosses.

Publications de mariages

Pierre Hubert, 41 ans, habitant camping Les Viviers 70 à Vitrval et Tea Razmadze, 31 ans, de Welkenraedt (mariage le 19 juillet).

Francis De Donder, 50 ans et Isabelle Liedel, 45 ans, habitant tous deux rue du Moulin 26 à Fosses (mariage le 19 juillet).

Jean-François Van Avondt, 33 ans et Evelynbe Duchâteau, 27 ans, rue du Tisserand 9 (mariage le 6 septembre)

Stéphane Godefroid, 29 ans et Géraldine Degryse, 24 ans, ch. de Charleroi 199, Vitrival (mariage le 26 juillet).

Mariages

Manuel Sacré, 27 ans et Alexandra Durand,.25 ans, habitant tous deux rue de la Station 33 à Aisemont (mariés le 7 juin).

Ludovic Fontaine, 22 ans et Fabienne Peres, 22 ans, tous deux rue Lotria 14 à Le Roux (mariés le 14 juin).

Pierre Hubert, 41 ans et Téa Pazmadze, 31 ans (mariés le 27 juin).

Décès:

Le 27 avril à Auvelais :

Préat Hermina, veuve de Jules Lenoir, née le 20 novembre 1906, rue d'Arsimont à Aisemont (doyenne d'âge d'Aisemont).

Le 30 mai à la clinique Dejaifve :

Eugène Duchenne, célibataire, né le 29 avril 1941, d'Auvelais.

Le 2 juin à Mont-Godinne :

Roland Bonzi, divorcé de Marguerite Claeys, époux de Speranza Fadda, né le 17 avril 1924, résidant au Home Dejaifve.

Le 3 juin à son domicile :

Auguste Grandfils, veuf de Fernande Malotteau, né le 7 décembre 1918, rue de Névremont 3.

Le 8 juin à son domicile :

Louis Dumont, veuf d'Alice Migeot, époux de Georgine Bourotte, né le lier mai 1925, place du Centenaire 4, Fosses.

Le 14 juin à la clinique Dejaifve :

Madeleine Gillard, épouse de Joseph Fecher, née le 6 mars 1923, de Jemeppe-sur-Sambre.

Le 17 Juin à la clinique Dejaifve :

Joseph Cuypers, veuf de Germaine Vendervelpen, né le 8 avril 1920, de Daussoulx.

Le 23 juin à la clinique Dejaifve :

Nelly Michaux, épouse de Georges Seny, née le 17 décembre 1923, de Jemeppe-sur-Sambre.

Quand nos ménagères ne disposaient pas de l'eau potable chez elles

On aurait tendance à l'oublier, l'eau potable de distribution, à Fosses, n'a pas encore cent ans. Autrefois, nos ménagères puisaient l'eau dont elles avaient besoin dans le ruisseau le plus proche, ou dans un puits qui récoltait l'eau de pluie ou, captaient une eau de source miraculeusement à la disposition des plus avantagés. Mise à part peut-être cette eau de source, celle qui venait de puits ou

de la rivière, n'était pas potable ; il fallait donc la faire bouillir. Aujourd'hui, il suffit d'ouvrir un robinet... ou, pour les plus difficiles, le bouchon d'une bouteille plastique, pour s'abreuver à volonté.

Les travaux importants qui devaient permettre aux Fossois de disposer de l'eau potable de distribution, ont été entamés en août 1906. De profondes tranchées ont été réalisées dans toutes les rues de Fosses, par des terrassiers (on ne disposait évidemment pas d'engins), pour enterrer les conduites qui sillonnaient le centre, afin d'alimenter des bornes-fontaines telles qu'on en voit un exemplaire sur la photo ci-contre. Ces travaux coûtèrent la somme astronomique pour l'époque de 163.350 F. C'est une entreprise liégeoise qui obtint le contrat, la « Compagnie générale des conduites d'eau ».

C'est en 1908 qu'on installa la distribution d'eau à Névremont et en 1910 au Bambois.

II est probable que, progressivement, les particuliers ont pu disposer de l'eau courante chez eux, mais moyennant une dépense qui n'était pas à la portée de tous.

C'est ainsi que les habitants allaient quérir l'eau aux pompes à l'aide de seaux. Ils payaient annuellement une redevance pour disposer d'une clé de pompe qui permettait l'arrivée de l'eau. II y avait à Fosses une cinquantaine de bornes-fontaines installées sur les trottoirs, à distances à peu près régulières, pour desservir les différents quartiers de la ville et des hameaux.

Progressivement, lorsque tous les ménages purent disposer de ce précieux liquide, on enleva ces bornes-fontaines, entre 1945 et 1955. La dernière qui fut enlevée était celle du coin de la rue Delmotte et de la rue des Remparts (près de chez Raymond Schlit) et qui fut placée au pied de la tour Leurquin, afin de desservir les forains lors de la fête.

Les vieilles cartes postales nous en montrent quelques-unes : au bas de la rue du Postil ; bas de la rue de Vitrival (face au perron ale la notaire) ; place du Centenaire ; aux Quatre-Bras ; En Leiche (face à la ruelle du Bultia) ; à Saint-Roch (début de la rue Chapelle-St-Roch) ; rue Sainte-Brigide (près du Scu-de-Poule) ; place du Marché (Vieux Moulin) ; place de Haut-Vent ; coin de la rue Neuve ; et aussi à Bambois et Névremont.

Victimes de nos habitudes

Quand on voit passer aujourd'hui le bus qui va de Fosses vers Châtelineau ou dans l'autre sens on constate qu'il ne transporte parfois qu'un ou deux voyageurs (ou parfois son seul chauffeur!).

Mise à part la période scolaire, on se demande si les transports publics font encore recette ? Pour qui servent-ils ? Pour quelques sexagénaires qui voyagent gratuitement ? Ou aux rares personnes qui ne disposent pas de voiture. Soit ! Nous sommes devenus tellement avides de facilités, que faire 200 mètres à pied pour aller attendre le bus est un exercice intolérable. Et puis, c'est tellement facile de prendre sa voiture, climatisée, pour se rendre à l'endroit exact à l'on veut aller.

La voiture est coûteuse, mais pourrait-on s'en passer ? Vous en voyez encore beaucoup, des gens de Névremont, de Bambois ou de Haut-Vent qui descendent à pied faire leurs courses ? Ou même en vélo ? Il existe à Fosses un parking rue des Tanneries. Mais sert-il aux personnes désireuses de faire quelques courses dans le centre ? Vous viendrait-il à l'esprit de parquer là pour aller chercher votre journal à la librairie ?

On trouve (parfois) place au pied de la collégiale... mais alors, pas en période scolaire

Le carrefour des rues de Vitrival et de l'avenue des Combattants est un endroit où les embouteillages sont fréquents. Il y a pourtant possibilité de parquer votre voiture dans le bas de cette avenue... mais on trouve rarement place sans devoir faire une cinquantaine de mètres à pied...pour aller chercher son pain, chercher ses extraits à la banque, ou simplement poster son courrier... on trouve ça un peu loin

Le petit parking des Quatre-Bras serait bien précieux, mais pour y entrer, ou en sortir ! les manoeuvres relèvent de l'exploit, avec le danger d'accrocher l'un ou l'autre potelet.

Place du Marché, n'essayez pas de trouver place, sauf si vous êtes invalide. Vous aurez beau sortir de votre voiture en simulant une entorse, si vous n'avez pas la vignette, vous êtes b... bon pour le procès.

Une petite hélice au dos ferait parfaitement l'affaire ; mais en attendant, un conseil, faisons aller plus volontiers nos gambettes !