N°26  27 juin 2003

Trois simples remarques

- Injustice des lois : une petite fille de trois ans est renversée par une voiture dans un passage pour piétons : l'automobiliste ne voit même pas son permis de conduire retiré ! Une personne ivre tue un garçonnet sur le trottoir : elle reste libre avec sa voiture !..

- En Irak : la pacification est bien difficile ; des soldats de Saddam Hussein isolés continuent de tirer sur les Américains (qui commencent à en avoir marre et à la trouver longue...). Mais à côté des pénibles efforts de reconstitution des organismes du pays, pointe le danger des extrémistes musulmans : un iman déclare ouvertement et publiquement " Nous avertissons les femmes pécheresses qui fréquentent les Américains : le meurtre de ces femmes est permis ". Même chose pour les vendeurs d'alcool et

les cinémas " qui passent des films indécents " : ' nous allons nous comporter autrement avec eux ", menace-t-il, ajoutant : " Nous n'accepterons aucun gouvernement qui ne représente pas l'opinion de la population "... étant bien entendu que l'opinion " de la population ", c'est celle des imans intégristes qui veulent un gouvernement religieux et refusent tout parti laïc. On n'est pas sorti de l'auberge !

- Fallait-il vraiment donner autant de publicité aux premiers mariages d'homosexuels ? TV et journaux nous en ont bassiné des images. Je suis absolument d'accord qu'il fallait légiférer et donner un statut officiel à ceux qui décident de vivre ensemble ; mais le mariage me semble fondamentalement autre chose. Fallait-il aussi que Charles Picqué insiste en proposant à... l'un des conjoints, " d'embrasser la mariée " !...

J. R.

Quand donc comprendront-ils ?

C'était déjà le titre d'un article le 8 mars 2002 où j'écrivais : «  L'horrible violence n'a fait que s'accentuer » au Proche Orient. Désespoir des Palestiniens, qui se lancent dans des attentats terroristes de kamikazes sanglants ; " fermeté " d'Ariel Sharon, en réactions de vengeance...

Et c'est toujours pareil aujourd'hui : en dépit de multiples avertissements, demandes, tentatives de dialogue, décisions impératives des grandes puissances du monde, rien n'a changé. Les kamikazes continuent, Sharon aussi. On en est donc toujours à ces enchaînements de violences réciproques.

Attentat à Gaza : Sharon réplique avec hélicoptères et missiles, ou bien ses chars viennent écraser les maisons des supposés terroristes.

Opération contre un poste " frontière " israélien : grosse erreur des Palestiniens car le point de passage a été fermé aux ouvriers voulant se rendre à leur travail.

Pourtant, certains Palestiniens commencent à critiquer cette façon d'agir du Hamas (le parti de Yasser Arafat) : " Nous voulons vraiment vivre enfin en paix, il faut que le Hamas et les autres cessent leurs opérations ", dit l'un d'eux.

Et un autre : " Les groupes armés doivent prendre conscience que la population palestinienne est fatiguée, en a assez : le Hamas doit répondre positivement à toute offre de cessez-le-feu ".

Hélas, le maître à penser du Hamas, ce vieillard aveugle dans tous les sens, refuse d'arrêter les attentats suicides contre Israël tant que celui-ci continue d'occuper des territoires palestiniens (ces " colonies " si critiquées et à la base des tensions, mais les fondamentalistes israéliens prétendent ne faire là que " reprendre " la terre de leurs ancêtres d'il y a deux mille ans...) D'autre part, cet habile Sharon relance sa politique de liquidation des activistes palestiniens, entretenant donc bien la guerre, ses dérives et ses bavures. Le nouveau Premier ministre palestinien tente un geste, mais il rencontre l'obstination des siens

oui, on veut bien (certains du moins) arrêter les attentats, mais à condition que Sharon arrête ses incursions, ses destructions, ses massacres. Sharon veut bien, mais à condition que Arafat arrive à faire cesser les attentats...

Le nouveau Premier ministre palestinien tente un geste, mais il rencontre l'obstination des siens oui, on veut bien (certains du moins) arrêter les attentats, mais à condition que Sharon arrête ses incursions, ses destructions, ses massacres. Sharon veut bien, mais à condition que Arafat arrive à faire cesser les attentats...

Chacun attend que l'autre fasse le premier pas...

Je reprends mon article de l'an passé : " Quand donc Arafat et les Palestiniens comprendront-t-ils qu'ils n'ont rien à gagner à poursuivre ces attentats qui les discréditent aux yeux du monde ?... Quand donc Sharon comprendra-t-il que sa politique de vengeance au coup par coup est une spirale sans fin ? Et quand donc les Nations Unies comprendront-elles (ou oseront-elles dire) que c'est un impérieux devoir de se pencher sur ce conflit qui n'en finit pas ? "

Oui, quand donc comprendront-ils ?

J .R.

Fosses - Rue de Vitrival

Peu de Fossois le savent (c'est le livre « 77 rues de Fosses-la-Ville » qui nous l'apprend, cette rue de Vitrival s'appelait autrefois rue de la Fontaine, car au bas de cette rue (devant l'actuelle étude du notaire Massinon), un ruisseau à ciel ouvert permettait d'y puiser l'eau.

Cette photo éditée en carte postale nous ramène vers les années 1925/30 : à gauche, une enseigne du chapelier et tailleur Arsène Colot, lequel s'est ensuite installé quelques maisons plus haut, dans l'actuelle habitation de Mme Sepulchre) ; puis Ernest Noulard, bijoutier (dont le commerce fut repris ensuite Franz Nulens) ; ce fut ensuite le boulanger Genard et aujourd'hui Benoît Janssens. Puis, à l'époque de la photo, Louis Monroy, menuisier. A droite, un vieil escalier extérieur, en pierre, qui conduisait à une habitation (il ne disparut qu'un peu, avant la guerre).

Dans le fond, on distingue la boulangerie actuelle d'Hector Gosset. C'était à l'époque la boulangerie Libert (parti à Tamines), qui fut reprise par Pirotte ; puis par Raymonde Gosset.

La photo a été prise un samedi, jour du passage des éboueurs, car quelques poubelles ont été déposées. On disait : le passage des cendres, car les poubelles était en grande partie remplies de cendres, déchets des poêles et des cuisinières ; il n'y avait que très peu de déchets ménagers car les emballages étaient inexistants, tout se vendait en vrac ou dans des sacs récupérés pour d'autres usages.

Encombrants

Le ramassage des objets encombrants se fera ce lundi 30 juin pour Sart-Eustache, Vitrival, Le Roux, Aisemont et Névremont.

Vols de voiture

Les inspecteurs de police de la zone Sambre-et-Meuse signalent aux propriétaires de voitures, principalement de VW ou Audi, que plusieurs vols ont été constatés ces derniers temps, notamment dans la région de Mettet, mais une voiture a aussi été volée route de Mettet à Fosses.

Prenez donc vos dispositions pour éviter ces risques.

Pèlerinage à Tongres

Un voyage à Tongres est organisé le mardi 15 juillet (avec retour par la Mini-Europe). Inscriptions et renseignements - Mme François, tél. 071-71.10.65 ou - Mme Gravy, au 0495-34.46.26.

A la collégiale

Notre belle collégiale continue de susciter l'intérêt de nombreux visiteurs qui tous sont agréablement surpris d'y trouver tant de choses intéressantes.

Ce fut encore le cas ce mercredi un couple d'Irlandais, précisément de la région de Clonfert où vécut saint Feuillen, s'est vivement intéressé à son histoire et aux souvenirs vivaces qu'il a laissés chez nous : la maquette du monastère, dans le porche, l'autel en dinanderie qui raconte sa vie, et ausi le choeur, les stalles, la crypte, le reclusoir de Ste Julienne... En fin de visite, la dame tint à interpréer un cantique en gaélique : c'est sans doute la première fois que ce dialecte retentissait en notre église et sûrement saint Feuillen a dû s'en réjouir. Les guides en tout cas en ont ressenti une véritable émotion.

Exposition Patrick Germaux

Artiste fossois vivant du côté de Namur depuis quelque temps, Patrick Germaux nous a confié que cette exposition est en fait l'envie de faire autre chose que ce qu'il fait habituellement, c'est-à-dire des paysages, mains, corps ou des visages.

Cette exposition « B.L. » ne raconte rien et il ne l'interprète pas. Mais il affirme préférer le cercle à toute autre forme géométrique plus cartésienne et anguleuse. « Le cercle est plus doux, il représente peut-être l'univers, le cosmos, il est le symbole du ciel et du temps, mais aussi du soleil et donc de la vie, par opposition au carré qui est le symbole de la terre.

» Le cercle apparaît de bonne heure dans l'histoire humaine et les anciens codifiaient leur connaissance dans les cercles : dans la mythologie égyptienne, chez les Amérindiens dans leur modèle d'orientation, le zodiaque et dans tout le celtisme égale- li ment ; dans les rituels religieux, les derviches tourneurs, les mandalas tibétains, les labyrinthes des cathédrales ainsi que les rosaces... »

Cette exposition « B.L. » lui offre donc beaucoup de possibilités, de combinaisons. A découvrir, donc..., à la Maison de la Culture et du Tourisme, place du Marché 12 à Fosses, du 5 au 24 juillet. Vernissage le vendredi 4 juillet à 19 h 30.

En semaine, de 9 à 16 h, le weekend, de 10 à 17 h.

Conseil communal

La prochaine réunion du Conseil communal aura lieu le mardi ter juillet, à 19 h 30. Quatorze points seulement figurent à l'ordre du jour, dont - Compte communal 2002

- Comptes 2002 des Fabriques d'églises d'Aisemont, Le Roux, Vitrival et Sart-Eustache

- Service travaux : projet de convention entre la ville de Fosses et l'Ecole professionnelle de Malonne

- Service incendie : achat d'un compresseur d'air respirable.

- A huis clos : engagement d'un pompier volontaire

- Deux ratifications au service enseignement et culte.

Droit de réponse du Président du CPAS

Suite à l'article du journal Vers l'Avenir du 18-6-2003 et le précédent du 26-5-2003 et étant donné que ce journal n'a pas voulu publier mon Droit de réponse, je voudrais tirer les choses au clair via le journal local.

Avant les élections, l'U.D. m'avait proposé la présidence du CPAS, vu que j'avais dix années d'expérience comme conseiller de ce même organisme ; aucun autre candidat n'en voulait. Quelques jours avant l'élection, l'U.D. a parachuté un autre candidat. J'ai fait quelques propositions qui ont été rejetées. Si j'ai été élu, c'est grace au PS, mais aussi à la voix MR qui, à ce moment-là, ne voulait pas travailler avec l'U.D. (chacun a le droit de changer d'avis).

Quand je lis que je ne fais pas mon boulot, ainsi que les assistantes sociales... ! Que voulez-vous faire maintenant puisque l'U.D. et le MR ne font plus qu'un et que je me trouve ainsi dans la minorité ?

Quand on dit que je gagne ma vie sans rien faire, il faut savoir qu'étant prépensionné, avec le mandat de président, je suis sanctionné au chômage et que je serais en droit de réclamer cette perte à la Commune, ce qui serait indécent de ma part, vu la situation financière de celle-ci.

Ceci étant dit' il faut savoir que l'inspectrice des CPAS vient ré~u"èrement vérifier notre travail et déclare que nous sommes un des CPAS qui travaillons le mieux.

Je remercie le Messager de publier cet article qui relate la vérité.

Guy HENIN, président CPAS

Horaire d'été

En ce qui concerne les horaires de l'Administration communale, on nous informe que

- la permanence du bourgmestre sera supprimée durant les mois de juillet et août ; mais celle du samedi est maintenue de 11 à 12 h.

- les bureaux adopteront l'horaire d'été du 30 juin au vendredi 29 août, c'est-à-dire qu'ils seront ouverts au public de 7 h 30 à 14 h 30 sans interruption ; la permanence du samedi pour le service état civil, population, sera maintenue de 9 à 12 h.

Plan de gestion

Voici les principales mesures prévues pour l'assainissement des finances communales.

Mesures déjà prises et à poursuivre rationalisation du personnel d'entretien et réduction d'heures de prestations (gain estimé : 20.000 €). - Renégociation des contrats d'assurance dans un marché global (gain : 130.000 € en 2002, 379.326 pour les suivantes). -Renégociation de la facture téléphonique avec Belgacom. - Renégociation de contrats de services et fournitures en synergie avec d'autres entités administratives (CPAS, Fabriques). - Limitation d'accès aux réseaux Internet. -Couverture d'une partie du déficit du service immondices (augmentation de la taxe : 48 € pour les isolés, 72 € pour les ménages de 2 personnes et plus). Le déficit est de plus de 8 millions de francs : pour 2004 on prévoit une récupération supplémentaire de 50.000 €. - Augmentation de certaines taxes et redevances (secondes résidences, mines, décharges contrôlées ; et pour 2004 : peut-être passer l'IPP de 7,5 à 8 %). - Demande d'un tarif préférentiel pour les envois recommandés de la commune et du CPAS.

D'autres mesures, pour les années à venir, devraient ramener l'équilibre budgétaire en 2006:

Dans les dépenses de personnel utilisation optimale des points ACS (boni pour la Ville en 2003: 110.278 €) - Non-remplacement des départs naturels (éco-conseiller, un brigadier, pension du secrétaire; gain estimé en 2004

106.352 €). - Redéfinition des effectifs nécessaires, employés et ouvriers, tout en assurant les services. - Diminution de l'emploi du personnel ALE.

Dans les dépenses de fonctionnement : étude énergétique (électricité et chauffage) et limitation des consommations dans tous les bâtiments communaux. - Evaluation du charroi, rationalisation des véhicules et limitation des dépenses de fonctionnement.

Dans les dépenses de transferts: reconnaissance du Centre communautaire en Centre culturel local : meilleure subsidiation de la Communauté française et limitation de l'intervention communale.- Au CPAS: limitation de la dotation communale aux stricts besoins. -Diminution de la dotation à la Zone de Police (pour 2003: gain de 63.432 €).

Dans les dépenses de dettes : limitation du programme d'investissements financés par emprunts. - Recours à des ventes patrimoniales. - Renégociation de la dette en fonction de taux d'intérêts meilleurs et rééchelonnement de certains emprunts.

Dans les recettes: ristourne du boni de la SIAEN dans l'utilisation des parcs à conteneurs (gain pour 2003 : 9.563 €)

Il y a 100 ans

N° 25 du 21 Juin 2003

Des petites annonces qui ne seraient plus d'actualité aujourd'hui

- Papiers de soie de couleur pour fabriquer fleurs, décorations, cers-volant, à la librairie Maillien-Jadoul, Fosses.

- Un cours de coupe est donné chez Philadelphe François, rue du Chapitre, le mercredi de 2 à 5 h du soir au prix de 5 fr. par mois.

- On demande un apprenti ou demiouvrier cordonnier, chez jules Noulard., Marché-aux-Cochons à Fosses.

- A vendre plusieirs portions de sainfoin et foin chez Joseph Romedenne à Sart-Saint-Laurent.

- A vendre bon chien de vache, 1 an, s'adresser à la Folie.

- Dans un Messager de Fosses de 1903, nous trouvons un article qui bannit le lait stérilisé ; en voici un passage.

On veut, aujourd'hui, faire boire du lait stérilisé. Mais ce lait serait impropre à la nutrition. Des hommes d'expérience, d'une haute valeur scientifique mènent une camp a ne en faveur du bon lait contre le ait stérile, comme on dit vulgairement stérilisé. Demain, nous serons unanimes, ou à peu près à déclarer que ce produit (son nom le faisait soupçonner) est pauvre, inférieur et dangereux.. La stérilisation enlève ses plus précieuses qualités. A Paris, parmi les enfants nourris au lait stérilisé, une véritable épidémie de scorbut est signalée.

Evocation de la Bataille de la Sambre

- Le nouveau secrétaire du Comité du Souvenir, Cédric Tahir, présentait dimanche matin une remarquable évocation de la Bataille de la ambre et particulièrement des combats de Belle-Motte, précisément sur les lieux mêmes de ces hauts-faits.

Sur place donc, sous l'ogive de cet émouvant cimetière français où reposent les restes de plus de 4.000 braves tombés dans cette défense de la Sambre, un épisode important de la guerre 1914-1918, le guide exposa avec compétence, précision et anecdotes, les phases de cette bataille. De façon très " vivante ", comme l'a souligné l'échevin Michel Charles, présent dans le petit groupe ainsi que son collègue Benoît Buchet et, soulignons-le, un Français de Normandie.

Et d'abord les causes et débuts de la guerre : en période de vives tensions territoriales et de nationalismes intenses, c'était (déjà) la " crise des Balkans " : devant le déclin de l'empire ottoman, l'Autriche annexe la Bosnie et l'Herzégovine, les séparant de la Serbie et un jeune Bosniaque assassine l'héritier du trône de l'empire austro-hongrois à Sarajevo, le 28 juin 1914 ; l'Autriche, alliée à l'Allemagne, déclare la guerre à la Serbie, soutenue par la Russie et la France. D'où cette déclaration de guerre de l'Allemagne à la France et demande du passage par la Belgique, ce que refuse le roi Albert. Le 4 août, les troupes allemandes envahissent notre pays, où arrivent aussi les troupes françaises dans l'Entre Sambre et Meuse. Liège résiste, mais les Allemands organisent une tactique d'encerclement : von Bülow attaque par le nord (Huy, Namur, Gembloux, Charleroi) et von Hausen par le sud (Rochefort, binant, la Meuse): dans la trappe ainsi formée ils espèrent enfermer l'armée française du général Lanrezac.

L'Etat-major français en est encore à la tactique de 1870 : au lieu de défendre les rives de la Sambre et de la Meuse, ils se cantonnent sur les hauteurs en retrait. Mais l'artillerie allemande est beaucoup plus puissante avec ses canons à tir élevé, tandis que les canons français ne peuvent opérer qu'en tir direct, donc à vue.

Devant la résistance inattendue des Belges, les Allemands procèdent à d'épouvantables représailles sur la population civile : massacres à Andenne et à Dinant, puis à Tamines.

On en vient donc à la Bataille de la Sambre : le vendredi 21 août, les Allemands arrivent à Velaine et à Tamines et ce seront les durs combats préliminaires d'Auvelais, Tamines et Arsimont, où les Français perdent 70 % de leurs effectifs dans des assauts désespérés. Avec l'épisode du caporal Pierre Lefeuvre, tireur d'élite, embusqué en haut du " Tienne d'Han-don " (en contrebas du Delhaize actuel) où, avant de périr, il tire sur les Allemands qui tentent de franchir le pont de Sambre et en descend une soixantaine, dont 9 officiers.

Le général Boé s'est établi, avec un millier d'hommes de sa 20e division, dans la plaine de Belle Motte, entre Aiseau, Falisolle et le Roux ; son artillerie est sur la crète. C'est un plateau stratégique, entre deux vallées : celle de la Biesme de Fosses (par Aisemont et Falisolle) et celle de Presles (par Aiseau). Les Allemands montent d'Aiseau et sortent du bois ; leur artillerie fait des ravages parmi les Zouaves Bretons et Nord-Africains, facilement repérables avec leurs culottes rouges. Eh oui: Cédric le souligne

les malheureux soldats Français d'alors étaient habillés comme un siècle avant, pantalons rouges, guêtres blanches, veste bleue et capote obligatoire malgré la canicule d'été ; les officiers avaient même le plumet blanc au képi! Ils se font tirer comme à la foire car on n'avait pas encore inventé la guerre de tranchées : ils étaient à peine couverts dans de petits trous qui ne protégeaient que jambes et genoux ! Attitude exemplaire: le sous-lieutenant Georges Cotelle, tout jeune sorti de Saint-Cyr, dirigeait le tir de ses hommes, à genoux, en gants blancs: il reçut trois balles: sur son épée, au bras et au ventre. Il resta pourtant à son poste jusqu'au départ du dernier et mourut sur place.

Car malgré cette résistance héroïque et ces pertes énormes (il ne restait pas 200 hommes de la Division !), ils suivent les ordres : stopper l'ennemi à tout prix...

Et ils l'ont fait : grâce à ces trois jours de combats sanglants, le gros de l'armée française put s'engouffrer dans la brèche de Philippeville vers Givet et Maubeuge, dans un regroupement ordonne de l'infanterie et de l'artillerie. C'est aussi grâce à cet arrêt que fut possible la première victoire française : la Bataille de la Marne.

Cédric évoque enfin l'importance stratégique de Fosses où débuta ce regroupement de repli : 12.000 hommes s'y retrouvèrent avec tout leur charroi et leur artillerie. Fosses connut aussi plusieurs hôpitaux de camp aine : chez les Soeurs au presbytère, à Saint-Martin, à la Posterie actuelle, à l'Ecole Moyenne... Mais la population avait fui : il restait à peine 40 personnes dans le centre ! Beaucoup furent réquisitionnés pour aider les brancardiers.

Cette très intéressante évocation d'un épisode marquant des débuts de la " Grande Guerre " fut fort apprécié des (trop rares) auditeurs. Ce fut un bon prologue aux cérémonies qui chaque année marquent l'anniversaire de ces terribles combats de la Belle-Motte.

Il ya50ans

Mois de mai 1953 (suite)

- Les naissances (d'avril, mais annoncées en mai), à Fosses de : Marie-Claire Goedert, Christian Bavay, Etienne François et Freddy Falque.

- L'équipe de balle pelote de Fosses Avenir était composée de Jaumotte J., Mouthuy, Ducat, Bourivin, Foulon.

- Le club cycliste « La Pédale Hautventoise » organise une course pour amateurs licenciés avec 5.000 F de prix. Départ café Lainé, arrivée café Lambert.

- Hector Gosset, notre sprinter fossois, réalise 21" 8 dixièmes dans un 200 m à Louvain : à 1 dixième de seconde du record de Belgique.

- Les communions solennelles ont lieu le 31 mai. On retrouve les noms de : Hugues Jacqmain, Joseph Piret, Philippe Barthélemy, Marcel Meulemeester, Louis Briot, Edgard Picavet, Arthur Lemière, Camille Lindekens, Claude Gosset, Jean de Suray, Richard Migeot,. Chez les filles : Nadine Piéfonck, Claire Jaumotte, Georgette Ganhy, Paulette Marique, Godelieve Janssens, Arlette Massinon, Josée Clause, M.-Rose Michaux...

Mois de juin 1953

- Une grande fancy-fair est organisée à la salle Lambert à Haut-Vent par le comité des fêtes, au profit de l'école de Haut-Vent.

- Le programme de la Braderie est publié : concert de carillon, concours d'anomalies d'étalages, concours d'accordéon, lutte de balle au tamis, spectacle de music-hall et gymkhana motocycliste : un véritable programme de fête annuelle !

- Le concours d'accordéon de la Braderie donne le 1er prix à Roger Rousseau (Fosses) en demi-professionnel et en catégorie virtuoses à Jacques Collart (Fosses) et Jh Leruth (Aisemont).

- Au gymkhana, L. Preudhomme (Fosses) se classe 2e.

- A Sart-Saint-Laurent, bénédiction de deux nouvelles cloches pour remplacer celles que les Allemands ont enlevées. La 1re, Maria, a pour parrain le bourgmestre Fd Jacques et pour marraine Mme Dedoux, institutrice ; pour l'autre, Joséphine, c'est Emest Simon et Mme Ancion-Genin

- Les communiants de Vitrival sont Simone Hougardy, Yvette Parent, Monique Dunquet, Mireille Bouchat et Hervé Spineux.

- Le Cinéma Moderne jouait alors deux films par semaine : un film les samedi et dimanche et un autre film le mercredi et le jeudi en soirée. On joue ainsi : L'Inconnue de Montreal, Mariage de minuit, Chant andalou, Le grand assaut, Plus fort que l'amour, Le Troisième Homme, Le petit monde de Dom Camillo.

Pensons à nos aînés

« Happy Birthday » à tous nos aînés qui fêteront leur anniversaire au cours de ce mois d'été.

Le 2 : Georges Amould, Place du Chapitre 90 ans

Le 3 : Marie Maenhout, R. Bijard, Sart-St-Laurent 94 ans (doyenne de Sart-St-Laurent)

Le 5 : Edith Vervotte, Rue Leclercq, Vitrival 91 ans

Le 6 : Maria Van 5yssel, Avenue des Déportés 82 ans

Le 7 : Fernand Evrard, Rue du Bôlia, Vitrival 81 ans

Le 11 : Florence D'Haegheleer, Rue Grande, Le Roux 90 ans

Le 12 : Joseph Kinif, Rue de l'Eglise, Sart-Eust. 85 ans

Le 13 : Emile Pirlot, R. de la Station, Aisemont 84 ans

Le 14 : Yvonne Galand, Rue St-Pierre, Vitrival 80 ans

Le 17 : Fulda Albert, Home Dejaifve 90 ans

Le 17 : Gilberte Pochet, R. de la Station, Aisemont 81 ans

Le 19 : Jules Migeot, Rue Delmotte, Fosses 91 ans

Le 19 : Jules Lempereur, Rue Leclercq, Vitrival 83 ans

Le 20 : Jeanne Luyckx, Home Dejaifve 80 ans

Le 21 : Théophile Henry, Rue Try-al-Hutte 82 ans

Le 22 : Madeleine Servais, R. Lt-Cotelle, Le Roux 92 ans (doyenne de Le Roux)

Le 23 : Charles Kest, Rue Laide-Basse 82 ans

Le 24 : Lucienne Doumont, Rue Ste-Brigide, Fosses 80 ans

Le 25 : Renée Mayard, Place de Haut-Vent 87 ans

Le 25 : Willy Winson, Rue D. Masson, Fosses 83 ans

Le 26 : Flore Wilmet, Rue Gr.-Etang, Bambois 92 ans

Le 26 : Jeanne Ackx, Rue de Vitrival 84 ans

Le 26 : Henri Duchâteau, Ch. de Charleroi, Le Roux 82 ans

Le 26 : Louis Lambert, Rue Haut-Vent 80 ans

Le 27 : Joseph Duculot, Rue Tri-du-Bois, Fosses 80 ans

Keskidi

La course aux records

Hier, 40 touristes ont visité la collégiale, enseignants ont pacifique ment protesté dans les rues de Namur, 5.000 sidérurgistes ont bruyamment manifesté à Liège, 22.000 sportifs ont pris le départ des 20 Km de Bruxelles, 40.000 coureurs étaient au départ du marathon de New York, 300.000 participants à la Marche Blanche... Et cependant, depuis longtemps, ces records sont dépassés. Ils étaient des millions, en cette douce soirée de mai à s'être rassemblés. Une bien faible image de ce gigantesque spectacle peut être fournie en évoquant les moments de fébrilité qui précède le départ d'un Grand Prix de formule 1 à Francorchamps, mais avec un nombre de participants multiplié par 320.000. Les « 8 millions » représentaient ce qui se faisait de mieux dans l'espèce. Des petits yeux noirs, minuscules, en regard du volume de leur tête spongieuse et conique, luisaient d'intelligence. Les longues et minces queues fouettaient l'air de mouvements vifs mais néanmoins gracieux, tout à fait révélateurs de l'impatience mal contenue devant l'imminence de l'action. Mais ce n'était pas pour leurs qualités physiques que les « 8 millions » avaient gagné le droit de participer à la course. Chacun d'entre eux portait en effet en lui des propriétés remarquables. Problème de chômage, des enfants en bas-âge, hausse des prix du festival de Cannes, balance des prix à deux plateaux, insécurité sociale, la moindre notion de base de cette matière complexe qu'est l'économie était possédée au plus haut degré par chacun des « 8 millions ».

Ifs savaient tous qu'ils allaient laisser leur peau dans la course. Même le, gagnant se désintégrerait à l'arrivée, mais la noblesse de la cause pour laquelle ils couraient valait tous les sacrifices.

Et ce fut un spasme inouï qui donna le signal de départ. Sous l'incroyable violence d'une irrésistible poussée, la moitié de la troupe périt à la première seconde. Le reste de la meute se lança à l'assaut de la piste à une allure vertigineuse, poussant des épaules dans un rythme d'enfer pour se propulser dans un monde noir, hostile, inconnu.

Peu de temps après l'un des 8 millions de spermatozoïdes alla percuter de plein fouet un ovule gros et gras à souhait. Le plus remarquable de nos concitoyens venait d'être conçu. Neuf mois après, le 11 février 1960, naissait en faisant presque autant de dégâts qu'un esquimau sortant précipitamment de son igloo par le côté opposé, le bien nommé Claude L.

Pensée de la semaine

Comment expliquer qu'à force de manger du gin, on finisse par attraper de la brioche.

A méditer

Nous avons, Dieu merci, des plaisirs que nos grands-parents ne connaissaient pas. Par exemple : garer sa voiture à un endroit interdit, revenir une heure plus tard et s'apercevoir avec soulagement qu'on n'a même pas eu de contravention.

Zorro

Double ration cette semaine, histoire de se remettre à jour et plus proche de l'actualité ! Et comme on a un peu plus de place...

- Samedi : « Harcelé par son contrôleur du fisc ». - Le journaliste, il en parle comme si c'était interdit.

- Dimanche : « M'imposer pour mes qualités » - Nouvelle culture politique. Le lecteur averti aura compris qu'il ne s'agit pas de la Belgique.

- Lundi : « Floreffe, capitale de la chine » - Cherchez l'erreur.

- Mardi : « Le revenu de l'épargne réduit de moitié » - Les pauvres ne se sentent vraiment pas concernés.

- Mercredi : « Emile ne peut courir qu'en ligne droite » - Sauf quand il a trop bu, mais ça, c'est pas sportif.

- Jeudi : « Marguerite Yourcenar immortelle, née le 8 juin 1903 décédée le 18 décembre 1987 » - Comme quoi même l'immortalité est relative.

- Vendredi : « Le Wallon a fait un léger effort... » - Il a accepté de répondre à la question : en 2003, de quelle nationalité sera la gagnante de Roland-Garros ? ».

- Samedi : « Kubla veut le retour des compensations » - J'te fais plaisir, tu m'donnes des euros.

- Dimanche : « Les syndicats réclament la clarté » - Mais pas trop et pas partout...

- Lundi : « Faire de l'ordinateur un outil médical » - Je l'avoue, l'ordinateur, ça me rend malade !

- Mardi : « Silence, on baise » - Sacré Romain, il a encore oublié une lettre.

- Mercredi : « La catastrophe scolaire belge » - J'veux bien, mais une année scolaire qui commence le 10 septembre pour se terminer le 16 juin, ça laisse peu de temps pour travailler. - Jeudi : « Sobelair manque de pillotes... » - Les dirigeants ne manquent pas d'air...

- Vendredi : « Les raisons de tirer sur l'ambulance » - C'est aussi ça la démocratie : on peut librement parler de tout...

Dans le décor

Lundi 23 juin, vers 4 h 30 du matin, un automobiliste circulant route de Falisolle, à hauteur du café de l'ancienne gare d'Aisemont, a raté le virage et sa voiture s'est retrouvée dans une prairie voisine, après avoir arraché la clôture. La voiture, une Renault Clio, a subi d'importants dégâts mais le conducteur, habitant la région namuroise, est sorti indemne.

vol

Un vol a été constaté dans une maison en construction, rue du Bôlia à Le Roux. La police Sambre-et-Meuse a procédé aux constatations et une enquête est en cours.

vol

Dans la nuit du 9 au 10 juin, M. Bastin, propriétaire d'une BMW, demeurant rue Génicot à Sart-Eustache, a constaté la disparition de quelques pièces extérieures de son véhicule. Plainte a été déposée.

Incendie d'un chalet

Mercredi, rue du Fays 18, un chalet en bois de seconde résidence, appartenant à Mme Meuter, de Bruxelles, a été la proie des flammes. Malgré la rapide intervention des pompiers les dégâts sont importants.

5 blessés dans une collision

Un accident spectaculaire s'est produit samedi dernier dans la soirée, entre Fosses et Sart-Saint-Laurent, à l'entrée du Sart.

II était environ 19 h 30 quand une Peugeot 405, conduite par une personne de Villers-Poteries, venant de la direction de Namur, s'est déportée sur sa gauche et a accroché une voiture venant en sens inverse, puis a violemment percuté une Toyota break qui suivait. Une troisième voiture a reçu quelques débris qui ont occasionné des dégradations à la carrosserie. La Peugeot s'est retrouvée dans un champ et la Toyota s'est immobilisée sur la route.

Les pompiers de Fosses, sous les ordres du commandant Scieur, sont arrivés sur place, mais en raison de l'ampleur de la situation, firent appel à du renfort. Les passagers des deux véhicules étaient bloques à l'intérieur. II a fallu désincarcérer et avoir recours à une seconde équipe, découper le toit de la Peugeot. Dans l'autre voiture, le conducteur avait les deux jambes bloquées dans les débris du véhicule. Deux VIM ont été appelés sur place : l'un d'Auvelais et l'autre de Mont-Godinne ; plusieurs ambulances ont été nécessaires pour transporter les blessés à Namur, Mont-Godinne et Auvelais.

Les deux véhicules sont complètement hors d'usage et il est heureux que ces occupants s'en soient tirés à si bon compte.

Les inspecteurs de la zone de police Sambre-et-Meuse ont dressé le constat d'usage.

Les marcheurs de la Saint-Pierre

C'est sous une température clémente que les marcheurs de la Saint-Pierre se sont retrouvés dimanche dernier après-midi, pour effectuer leur sortie préliminaire, après la cérémonie de bénédiction des armes.

Cette fois, c'est la sortie avec escorte de la procession, sortie rehaussée des délégations étrangères et d'une remise de la médaille du 40e anniversaire. En voici le programme Dimanche 29 juin

6.00 Réveil par la batterie

8.45 Rassemblement des marcheurs et accueil des délégations de toute l'entité, au local.

9.30 Prise du drapeau

10.00 Messe militaire, suivie de la procession

14.30 Remise des médailles du 40e anniversaire et vin d'honneur offert au local

15.30 Départ du défilé dans le village 17.15 Bivouac à la chapelle Bastin 18.00 Bataillon carré, pâture Bernard

19.00 Rentrée de la statue de Saint-Pierre à l'église, défilé d'honneur et feu de file à l'église.

20.00 Rentrée de la marche au local Lundi 30 juin

7.00 Réveil et rappel par la batterie

9.00 Rassemblement au local

10.00 Messe en mémoire des marcheurs décédés - Salves d'honneur au monument aux morts et visite aux cimetières.

13.45 Rassemblement au local

14.00 Sortie de la marche et visites aux officiers et sympathisants

22.00 Retraite aux flambeaux, avec illumination de la chapelle St-Pierre.

23.00 Extinction des feux sur la place Jean Tousseul.

En cette année du 40e anniversaire,

nous avons l'avantage d'accueillir à titre honorifique en nos rangs, la première cantinière de la fondation de la Marche, Mme Paulette Jacqmain, qui s'occupa seule de t 80 marcheurs, et comme capitaine des grenadiers M. Franz Hennaut, ancien secrétaire de 1983 à 1999, ayant également oeuvré comme marcheur depuis 1963.

Le secrétaire: G. DURET

Corps d'office 2003

Rappelons la composition du corps d'office.

- Général à titre posthume : Emest Delobe

- Capitaine à titre honorifique : Franz Hennaut

- Colonels: Alb. Jacquemart, Phil. Larivière

- Lieutenant-colonel : Yvan Lejeune - Majors : Eloïse Gilson, Yoline Maudoux, Emmanuel Sainthuile

- Adjudant-major : Robert Delobe - Adjudant-major adjoint et officier logistique Guy Duret

- Officier porte-drapeau : Guy Prinssen

- Petit off. garde-drapeau : Ludovic Bertrand

- Tambour-major : Laurent Calande

- Petit tambour-major: Romain Calande

- Cantinière batterie : Anne Calande

- Petite cantinière : Emmanuelle Duret

SAPEURS

- Sergent-sapeur: Jean-Marc Poels

- Sergent-sapeur adjoint : Grégory Poels

- Caporal : Alain Hermans

- Porte-chapeaux: Céline et Cindy Poels

- Cantinière: Sylvia Calande

- Petite cant. : Frédérique Vannieuwenhoven

VIVANDIERES

- Lieutenant: Viviane Ipercielle

- Sergent: Mireille Dupire

- Cantinière : Sabrina Marique

GENDARMES

- Capitaine: Francis Delvaux

- Lieutenants : Willy Ipercielle, Jonathan Larivière

- Petit officier: Gaëtan Picavet

- 1re cantinière : Marie-France Dupire

- 2e cantinière : Laurie Spineux

- Cantinières adjointes: Aline Bernard, Marie-Céline Spineux

LANCIERS

- Lieutenants : Pascal Mazuin,Dominique Prinsen

GRENADIERS

- 1er capitaine et off. payeur: Albert Kaisin

- 2e capitaine : Joseph Paquet

- Lieutenant: Jean-Claude Wilmot –

- Cantinière: Nicole Paquet

- Petites cantinières : Kathy Deschyver Angélique Farcy

ARRIERE-GARDE

- Sergents: Alfred Delande, Michel Foulon, Pascal Jacquemart, Christian Lambert.

- Cantinière : Aurélie Kaisin

DELEGUEES AUX COCARDES

- Nadia Goetinck, Martine Lefèbvre, Sylviane Laviolette.