N°24   13 juin 2003

La drève du Home Dejaifve

Voici une photo datant probablement du printemps 1969. Nous y reconnaissons le chemin qui mène au Home Dejaifve, sous sa majestueuse « drève » de marronniers centenaires.

Auparavant, ce chemin recouvert d'une pierraille, non aménagé, était devenu peu à peu difficilement praticable.

Si je ne m'abuse, c'est au début de l'automne 1967, sinon avant, que la Commission d'Assistance Publique du Home fit aménager ce chemin par la pose d'un revêtement macadamisé et d'un filet d'écoulement des eaux, le tout flanqué de deux promenoirs latéraux à la disposition des pensionnaires.

L'inauguration de la drève ainsi rénovée eut lieu le jeudi 5 octobre 1967.

R.A.

Recherche de croissance

La dégradation de l'économie mondiale est persistante et devient inquiétante. La fin de la guerre en Irak ne semble amener aucune amélioration. La situation économique des pays les plus industrialisés est en difficulté : croissance zéro en zone euro ; l'Allemagne vient d'entrer en récession par deux trimestres consécutifs de croissance négative, de même que la France et l'Italie. Le Japon connaît le marasme depuis des années déjà et même les Etats-Unis, malgré une croissance meilleure, sont menacés par la déflation. La Grande-Bretagne, jusqu'ici épargnée, connaît un ralentissement. Seul le Canada s'en sort un peu mieux, mais pour combien de temps encore ?

Tous étudient donc les moyens de redynamiser la croissance par des mesures financières ou économiques celles de G. Bush, avec des baisses d'impôts qui ne favorisent que les gros trusts, sont fort controversées.

D'où cette réunion du " G 8 ", les dirigeants et ministres des finances des 8 pays les plus riches du monde Etats-Unis, Canada, Japon, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie, pour étudier la situation et tenter d'y trouver des réformes de structures susceptibles de doper l'économie mondiale, créer des emplois et contribuer à la prospérité mondiale.

Pour nous, le renforcement de l'euro face au dollar ne fait qu'accentuer la difficulté : notre monnaie étant plus chère, nos exportations en souffriront...

Le problème est profond et complexe. Essayons d'y voir un peu clair.

Dans l'euphorie du développement industriel des deux siècles passés, on a cru à un progrès sans fin. La théorie de l'astronome Laplace (mort en 1827/, basée sur la mécanique céleste appliquée à l'industrie, semblait nous laisser l'éternité devant nous. Mais ensuite, lorsque les lois de la thermodynamique de Sadi Carnot et Clausius eurent montré que l'énergie n'est pas inépuisable, que chaque transformation d'énergie se solde par un déficit, beaucoup de savants prirent peur devant cette réalité inéluctable : cette loi d'entropie, comme on l'a appelée, est le contraire de la loi du progrès.

Déjà le " Club de Rome " des années 50 lançait un appel : " la croissance des trente années à venir ne peut plus, sous peine de mort de l'espèce, avoir la même orientation ni le même rythme que la croissance des trente dernières années ".

Mais le monde scientifique, politique et économique a fait " comme si ", sans prendre garde à cet appel. Et nous avons continué à consommer à outrance, à piller les ressources terrestres tout en polluant notre monde de tous nos déchets.

C'est aussi ce que démontrait Roger Garaudy dans son livre " Appel aux vivants " (1979) : "Dans cette course à l'abîme, on parle parfois de " miracles économiques ", mais ce ne sont que mirages de statistiques menteuses car le " miracle " n'a profité qu'à 2 ou 3 % de la population, aggravant encore l'écart entre le luxe insolent d'une infime minorité de la population et les masses innombrables qui ne reçoivent que les miettes du festin ". Ou rien du tout...

La conscience de cette permanente frustration et de cette permanente illusion, poursuivait-il, jointe à l'ignorance de sa cause première, enfante les " brigades rouges " et les casseurs (disons aujourd'hui les Ben Laden et autres terroristes. Notre monde est en danger de mort par la désintégration interne de nos sociétés qui meurent de n'avoir pas de but, et dans lesquelles explosent toutes les violences.

Notre société matérialiste en effet reprend la pensée impérialiste de l'antiquité grecque où l'on disait

" Le bien, c'est d'avoir les désirs les plus forts possibles et de trouver les moyens de les satisfaire ". On voit où cela mène : la loi du chaos a amené toutes ces violences collectives de guerres locales (des centaines depuis la seconde " grande ", coups d'état, dictatures, violences individuelles, transpositions de la violence collective de nos sociétés sans avenir à visage humain. C'est sur cette perversion fondamentale de l'homme que repose aujourd'hui notre système économique de croissance aveugle, de croissance pour la croissance, par tous les moyens : concurrence sauvage des individus, des groupes et des peuples, recherche insolente de domination, exploitation outrancière de la main-d'oeuvre par menaces de délocalisations et de chômage pour utiliser celle des pays moins développés maintenus dans la misère.

En effet, quel est le résultat de cette coûteuse réunion du G 8 ? Un pâle catalogue de voeux pieux qui ne veulent rien dire : " Les pays vulnérables doivent adopter les politiques économiques, de gestion publique et de réformes institutionnelles qui empêchent d'aboutir à une situation de famine " : CQFD ! Ou encore : " La sécurité dans les régions affectées par la guerre est un sujet de préoccupation commun des partenaires du G 8 " quand on a dit cela, on n'a rien dit... Mais rassurez-vous : les Huit ont quand même pris une décision" instaurer une étroite coordination de leurs stratégies respectives d'observation du globe afin de favoriser l'interopérabilité et l'échange de données " : du verbiage !...

Il est certain que les problèmes qui se posent à nous aujourd'hui ne peuvent être résolus qu~à l'échelle planétaire et il serait peut-être temps que nos grands responsables mondiaux se rendent compte que cette théorie du " progrès sans fin " est une utopie. La seule prolongation possible serait de partager ce progrès avec les peuples du monde entier.

Il nous faut dépasser notre rationalisme infirme pour envisager ces problèmes sous une autre dimension : la transcendance spirituelle de l'amour et de la solidarité fraternelle... à l'échelle planétaire.

J.R.

Décès d'un pur Fossois

Après des mois de lutte et un lent déclin, Louis Dumont s'en est allé.

Après une nouvelle hospitalisation, il est décédé au Home Dejaifve, dimanche matin.

" Le soleil d'Austerlitz s'est éteint pour Louis, mais il a répandu ses rayons dans nos coeurs " a dit le Bourgmestre Benoît Spineux lors des funérailles, ce mardi. Car Louis était un pur Fossois, très attaché à nos traditions et notamment à la Marche Saint-Feuillen. D'autre part, il fut au service de la commune et on peut dire avec le mayeur que " la ville de Fosses a perdu un de ses enfants et un de ses plus grands serviteurs ".

En effet, Louis était né à Fosses le 1er mai 1925 et fit ses études notamment à l'école St-Feuillen, puis à Malonne et en humanités à Floreffe, et enfin, en raison de la guerre car son père était prisonnier, à l'école Moyenne de Fosses. Il poursuivit des techniques à l'ITN de Namur et entra alors au travail aux Ets Sevrin à Auvelais en qualité d'ajusteur-mécanicien, dès 1945, avec interruption pour son service militaire.

Le 20 novembre 1950, il devenait commis au Secrétariat communal de Fosses; son père, Paul Dumont, mécanicien-dentiste réputé, était alors échevin des Travaux. Il travailla ainsi avec Hermant Haut comme secrétaire, fut nommé rédacteur en 1962 et succéda à Gustave Lorand comme secrétaire communal en 1974. Lors des fusions de communes, il fut secrétaire auxiliaire jusqu'en mai 1985 et fut admis à la retraite.

Louis fut aussi secrétaire de la CAP, devenue CPAS, de 1958 à 1985 : il connut ainsi les dossiers des grands travaux d'extension du Home Dejaifve.

Par arrêté du 21 mai 1985, il fut autorisé à porter le titre honorifique de ses fonctions de secrétariat et parmi plusieurs distinctions honorifiques, était titulaire des Palmes d'or de l'Ordre de la Couronne.

Mais il ajouta un troisième chapitre à son service de la communauté : il entra dans le Corps des Pompiers volontaires en 1955, fut promu sergent puis sous-lieutenant, formant avec les Durant, qui vient de disparaître, et Elie Laine, le trio de commandement du Service Incendie. Là aussi il connut un large développement du Service avec notamment la construction du hall casernement actuel. II fut même président de l'Union provinciale des Sapeurs-Pompiers de 1982 à 1985, année où il fut admis à la retraite. A côté de cette vie professionnelle bien remplie, louis avait fondé une famille ; il eut la douleur de perdre d son épouse, Alice Migeot, dont il avait eu cinq enfants. Il épousa en secondes noces Georgine Bourotte " qui sus si bien l'entourer et veiller sur lui ", dit encore le bourgmestre qui souligna aussi sa gentillesse, son sens du service, sa jovialité au travail, son franc parler, sa bonne humeur, sa joie de vivre " car Louis était un bon vivant et aimait le dire ".

C'était aussi un homme fort sensible, toujours à l'écoute des autres, essayant toujours d'apaiser les souffrances, les tracas, les ennuis de ceux qui venaient le consulter. Ses collègues aussi gardent de lui un bon souvenir ; s'il était parfois fantaisiste dans ses horaires, il n'hésitait pas à retourner à l'hôtel de ville pour un dépannage ou un service urgent. D'autre part, lors des fusions de communes et de l'engagement de nouveau personnel, il sut accueillir, aider et conseiller.

Enfin, Louis était Fossois dans l'âme et très attaché à notre folklore

dès son plus jeune âge il fut membre de la XlVe Brigade des Grenadiers, au sein de laquelle il avait créé un groupe de .5apeurs composé pour la plupart de membres de sa famille enfants, frères, beaux-frères, neveux, cousins... Il remplissait avec fierté la fonction de sergent-sapeur, qu'il transmit à son fils lorsque la santé ne le lui permit plus. Lors de la dernière St-Feuillen, il fit le Tour en calèche en qualité d'ordonnance de l'Empereur, et il était fier de son habit de grognard : " mon plus beau costume ", disait-il. Il obtint aussi la médaille pour 11 septennales. Mais " je suis tout retourné quand j'entends le bruit des tambours et le son des fifres ", disait-il, aussi voulut-il prolonger la Marche avec les Tchôs-Tchôs. Et il participa souvent aux délégations dans les Marches de Vitrival et de Sart-Saint-Laurent. Louis avait en outre un énorme sens de la famille : il n'aimait rien mieux que de larges et toujours joyeuses réunions familiales avec ses enfants, petits-enfants, frères et soeurs, dans sa maison natale, " la maison du bon accueil ". C'est avec tristesse qu'on a vu Louis atteint dans sa condition physique et peu à peu s'en aller. Mais ses funérailles, malgré une pluie malencontreuse, furent suivies par une foule considérable dans laquelle on notait les drapeaux des Grenadiers, des Tchôs-Tchôs et des Grenadiers du Sart, avec des délégations en uniformes. Des Pompiers aussi, en tenue et avec une auto-pompe pour porter les gerbes de fleurs.

A la levée du corps, le Bourgmestre rappela la vie et les qualités de celui qui nous quitte, porte a l'épaule par ses anciens collègues et amis, car même pensionné il ne ratait jamais une Sainte-Barbe. Le cortège, depuis la place du Centenaire, gagna le hall d'Incendie où on fit halte pour confier le cercueil au corbillard, tandis que rugissaient les sirènes en un dernier et émouvant hommage.

L'inhumation, dans le nouveau cimetière, fut marquée par une salve des marcheurs " pour Louis ", simplement, dernier geste de sympathie de ses amis marcheurs.

A son épouse, à ses enfants, à ses frères et soeurs et à toute la famille, Le Messager adresse ses bien vives et sincères condoléances.

 

A la Philharmonique

La Royale Philharmonique de Fosses se rendra ce samedi 14 juin à Bioul, à l'occasion du 10e anniversaire de la Fanfare Saint-Barthélemy, de Bioul. Avec la fanfare locale et notre société musicale, une fanfare de Nivelles sera également présente. Les prestations débuteront à 14 heures et ont lieu à la salle Le Chérimont (près du terrain de football de Bioul).

Conseil communal

La prochaine réunion du Conseil communal aura lieu le lundi 16 juin, à 20 heures. Voici les principaux points de l'ordre du jour - Plan communal de gestion - Plan de gestion CPAS

- Hall omnisports de Sart-St-Laurent (menuiserie intérieure)

- Projet de travaux d'aménagement de sécurité, rue du Sartia a Sart-Eustache.

- A huis clos : mise en disponibilité de deux enseignantes du primaire (maladie et retraite).

Trois blessés

Vendredi dernier, vers 9 h 20, une collision a eu lieu entre une voiture et un camion, chaussée de Namur à Fosses, à hauteur du Stock Américain. La voiture était conduite par Mme Josiane Delisse, venant de la direction de Namur, qui avait réduit sa vitesse pour tourner à gauche vers le Stock. A ce moment arrivait un camion de dépannage, transportant une voiture. Sous le choc, la voiture, une Citroën break a été propulsée à plusieurs mètres, l'arrière complètement enfoncé. Les dégâts matériels sont importants mais les personnes blessées ne le sont que légèrement, la vitesse des deux véhicules n'étant pas excessive à cet endroit.

Trois occupants de la voiture ont été emmenés au Centre hospitalier Val de Sambre à Auvelais. Il s'agit de MM. Christian Desmet, 31 ans, d'Andenne ; Gaston Lenain, 41 ans et Mme Danielle Delisse, 67 ans, tous deux de Profondeville. Ce sont les ambulances de Fosses qui ont transportés les blessés et le constat a été dressé par la zone de police Entre-Sambre-et-Meuse.

Collision

Samedi, vers 17 h 20, deux voitures se sont accrochées au carrefour de l'avenue Albert ter et de la rue de Vitrival. Mme Valérie Finfe, 27 ans, de Saint-Gérard, fut légèrement blessée et conduite au centre hospitalier Val de Sambre à Auvelais, par l'ambulance de Fosses.

Dramatique accident d'un garçonnet

Dimanche dernier, une famille fossoise s'était rendue à Bastogne pour y visiter notamment une ferme-pilote. A un certain moment, le petit Nicolas Viatour, 4 ans, fils de Michel (petit-fils de Marcel), habitant rue Tri-du-Bois à Fosses, qui jouait là avec sa sueur, a quitté brusquement la vigilance des siens et s'est fait renverser par une voiture. Le garçonnet fut immédiatement transporté en hélicoptère vers un hôpital de Liège, mais il était déjà trop tard, l'enfant avait, hélas, perdu la vie.

L'enterrement du petit Nicolas aura lieu ce vendredi à 10 heures 30, en la collégiale de Fosses et il sera ensuite inhumé au cimetière de Belgrade.

Nous présentons à la famille nos bien vives condoléances.

Un amour des chevaux

Nous avions annoncé la participation de Fabian Van Ryssel au 2e Festival équestre de Wallonie ; il avait déjà participé avec succès l'an passé avec son cheval Sisko du Point d'Arrêt, un étalon de 7 ans. Pour cette seconde édition, il avait fait l'acquisition il y a un an de « Magouille » et avec ses deux amis, il a présenté des numéros de dressage très spectaculaires.

L'édition de mardi dernier du quotidien Vers l'Avenir consacre un grand article et des photos sur les démonstrations de Fabian qui, imagine-t-on, « serait né à dos de cheval », tant son amour pour ses chevaux est profondément ancré. Une passion qui ne le quitte plus et qui lui a été transmise par ses deux grands-pères. Déjà à trois ans, Fabian participait à un cortège équestre. Et on se souvient qu'à la Saint-Feuillen de 1998, le public eut déjà le privilège d'admirer son talent quand il fit adopter à son cheval le pas espagnol et un salut devant la porte de la collégiale.

Pour arriver à un tel résultat, Fabian s'entraîne avec son cheval depuis sept ans, à raison d'une séance par jour, car Fabian a bien d'autres projets en tête.

Signalons enfin qu'il sera présent à la fête du cheval à Biesme le samedi 21 juin, à 17 h pour un spectacle tout à fait inédit. Gageons que les Fossois intéressés par ce spectacle seront présents, d'autant plus que ce rendez-vous n'est qu'à une dizaine de kilomètres de chez nous.

Il y a 20

Mois de mai 1 983

- La compagnie des Zouaves de Fosses fête son 125e anniversaire, dans le cadre de la fête Sainte-Brigide, avec sortie des compagnies fossoises.

- Le Cercle philatélique fossois fête son 10e anniversaire.

- Les travaux du viaduc de St-Remy se poursuivent. Le viaduc aura 280 m de longueur. De gigantesques grues élèvent des poutrelles de 67 tonnes et de 50 m de longueur.

- La RUS Fosses rend hommage à son joueur Roger Viatour, pour 25 années de prestation au club.

- Le Trophée du Mérite sportif 1982 est attribué au club de Pelote Vitrivaloise, qui alignait 8 équipes dont 3 furent championnes de leur série. Sans enlever les mérites de ce club, il paraissait étonnant de ne pas l'attribuer à un Fossois qui fut champion du Monde de tir aux clays, Marc Polet.

- Une nouvelle confrérie voit le jour à Bambois : les Compagnons de la Limotche du Bambois ».

- A Vitrival, on apprend le décès de l'abbé Burniaux, qui fut curé à Vitrival durant une trentaine d'années, d'avril 1941 à juillet 1971.

Mois de juin 1983

- Le F.C.Justitia organise à Bambois deux matches avec des vedettes connues au profit du Centre Perce-Neige. On annonce ainsi : Henry Goland, Joël Robert, Michel Delire, Michel Lecomte, et... Adamo (qui ne sera pas là). Coup d'envoi donné par Tine Briac.

- Un relevé des noms de famille de Fosses indique que ce sont les Gosset les plus nombreux (59), devant les Michaux (48), les Migeot (44) et ex aequo les Michel et les Col(I)in (38), chiffres ne reprenant que les adultes figurant sur les listes électorales, donc sans les plus jeunes.

- Un concours hippique se déroule le 12 juin à Fosses, rue des Tanneries, sous un soleil généreux.

- Radio 7 fête ses deux ans d'existence avec la venue de plusieurs vedettes régionales de la chanson. La fête se déroule au château du Chêne.

- A Le Roux, un Fossois de 39 ans, Freddy Migeot (fils de Jules et Olga) est tué dans une collision frontale.

- Fosses fête le XXe anniversaire de la mort de son héros Edmond Chabot décédé le 26 juin lors d'une catastrophe aérienne qui fit 38 victimes.

- La Braderie annuelle de Fosses se déroule les 30 juin, 1er et 2 juillet

Keskidi nous propose

(à lire avec humour)

A vos dictionnaires

II est des termes qui font de plus en plus partie de notre vocabulaire quotidien, mais dont on ignore souvent la véritable signification. Un exemple : tenez : « pot de vin ». Consultons l'édition 1973 du Petit Larousse (c'est la plus récente que je possède), page 808 : entre « pot au feu » et « pote •> : « pot de vin », cadeau que l'on fait à quelqu'un pour obtenir un avantage par son intermédiaire. En revanche, d'après le dictionnaire en 3 surfaces et 10 volumes du Grand Robert, c'est « une quantité de liquide plus ou moins rare et cher, enfermé dans un flacon plus ou moins précieux, que l'on offre de préférence au dessous d'une table, en remerciement pour un service ». Une pratique que nous retiendrons, plutôt que la première, car elle offre à l'imagination des possibilités infinies, en fonction des situations ou du degré de reconnaissance.

Tenez, voici quelques exemples pour le fonctionnaire véreux de l'office des logements sociaux qui vous a obtenu le plus grand appartement de la cité avec un loyer très bas : une caisse de vin « à chambrer ». Pour le Cardinal qui vous aura parrainé pour votre nomination d'Evêque auprès du Saint-Siège : une caisse de Châteauneuf du Pape. Pour l'attaché de direction qui aura chaleureusement défendu votre dossier auprès de votre banquier : n'importe quel vin avec du dépôt. Pour l'éminence grise de votre entreprise qui vous aura aidé à devenir de l'huile : une bouteille de vinaigre. Pour le conducteur de train qui vous aura transporté d'un bout à l'autre de la ligne sans s'arrêter dans les stations intermédiaires : un p'tit vin coquin pour vous mettre en train. Pour le responsable SNCB qui vous aura obtenu une carte des Amis du Rail vous donnant droit au clin d'oeil complice du contrôleur : un wagon citerne d'appellations contrôlées. Pour l'entraîneur de l'équipe de football adverse qui aura hypnotisé son gardien de but : une tournée de ballons. Pour le cascadeur qui vous aura doublé dans votre réputation d'acteur intrépide : un « tonneau ». Pour le chauffeur de taxi qui accepte un supplément de bagage : une boisson forte pour quelqu'un ayant du coffre. Pour votre pharmacien qui a obtenu au prix de gros un lot de couches absorbantes pour votre petit dernier

une eau de vie à boire cul sec. Et pour celui qui vous aura obtenu un bon emplacement au cimetière : un

pot de bière ».

Keskidi

Photo rétro

Un voyage à Anvers

Effectuer un voyage à Anvers constituait, à l'époque de nos grands-parents, une véritable expédition. Pas question de voiture, à 1 époque de la photo, vers 1925, très peu de personnes en possédaient. On prenait donc le train et on se levait très tôt pour rentrer fatalement très tard ; la vitesse des trains n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui.

Le group e de Fossois que l'on voit sur la photo étaient donc partis de chez eux (Névremont et Haut-Vent), à pied, jusqu’à la gare de Fosses : direction Tamines, Charleroi, Bruxelles vers. On suppose que nos courageux voyageurs rentraient le jour même, après une visite (au zoo, au port ?) on ne sait trop ? La photo a été prise à Anvers, lors de leur retour. Tout avait été prévu : parapluies, baluchons déposés à leurs pieds. Mais qui sont-ils ? Deux personnes n'ont pas été reconnues, mais au milieu de ce groupe, une personne est encore en vie. Alors que la photo, elle, a fortement jauni... cette personne est toujours bien « verte » malgré son âge...

Nous les citons, de gauche à droite : Jean-Baptiste Clause, Edgard Radelet et son épouse Eva Clause (de Névremont) ; au milieu X ; puis Emilienne Pouleur (qui aura 100 ans en octobre de cette année) et son mari Ernest Lamy (sans doute jeunes mariés), puis X et à droite M. Pouleur (père d'Émilienne). On remarque que les 8 personnes sont coiffées d'un chapeau (ce qui faisait plus « habille » pour un pareil voyage).

Une belle exposition

Dans le cadre de ses expositions mensuelles destinées aux artistes de tous genres et de toute la région, le Centre Culturel de l'Entité fossoise a voulu, à l'occasion des Journées médiévales, réserver l'exposition de ce mois de juin à une " Histoire de la musique médiévale ", avec l'aide des réalisations des écoles de l'entité.

En effet, l'an dernier, le Centre avait lancé un projet pédagogique pour les élèves des Ses et 6es primaires qui ont recherché, étudié et mis en page des documents sur la musique et les instruments au Moyen Age : explications historiques et techniques, avec illustrations, complétées d'une présentation d'instruments anciens aimablement prêtés par les Ménestrels de Mordini et le luthier J. De Vuyst : vielle, guiterne, citole, luth, rebec, pipeaux, tambourins...

Cette exposition présente donc les travaux des élèves : une frise en enluminure (école St-Feuillen, 5e B) ; une planche sur les cloches (St-F., 6e A) ; " Troubadours, Trouvères et Ménestrels " (St-F., 6e B) ; une ligne du temps (école communale Le Roux, 6e B) : des chants et poésies (Aisemont) ; dessins divers (Vitrival) et un texte sur la musique au Moyen Age (Athénée Roi Baudouin). Un livret présente tous ces documents ainsi que des jeux (Ecole Le Bosquet et école communale de Vitrival) et une réalisation amusante et originale une adaptation d'un passage de la Chanson de Roland en argot, par les élèves de 5e A de l'école St-Feuillen vraiment à découvrir !

Le vernissage de cette belle exposition s'est fait jeudi dernier. Les Ménestrels de Mordini, en costumes de troubadours, ont d'abord présenté deux morceaux et une explication du fonctionnement de la vièle à roue ; puis l'échevin B. Meuter a rappelé cette collaboration des Mordini depuis la première Journée médiévale, mais devenus cette fois partenaires et organisateurs de ce premier Festival de Musique médiévale du samedi 14 juin. Il a souligné la valeur du projet pédagogique dans nos écoles et remercié les animateurs du Centre Bernard Michel et Brigitte Romain, ainsi que Jean-G. Dermine dans la mise au point du programme de la Journée médiévale (combats, armures, chevalerie). Ce n'est pas dans un effet de mode, précisa l'échevin, mais dans une authentique recherche de nos racines qui peuvent vraiment susciter notre fierté.

Deux élèves de Saint-Feuillen ont lu ensuite un extrait de cette " traduction " argotique de la Chanson de Roland, largement applaudis. Et le verre de l'amitié acheva de susciter l'ambiance conviviale.

Ne manquez pas de visiter cette intéressante exposition dans les locaux du Syndicat d'Initiative (donc durant les heures de bureau : de 9 à 16 heures en semaine et de 10 à 17 heures le week-end) ; jusqu'au 27 juin. Vous y trouverez aussi le livret avec les travaux des élèves, donc ce fameux texte en argot, un délice !

Deux championnes exceptionnelles

Les journaux ont consacré des pages entières à l'événement, la télévision belge a accordé de larges comptes rendus aux exploits de nos championnes, la famille royale s'est déplacée au complet à Roland Garros, de même que de nombreuses personnalités politiques, il n'est pas superflu, dès lors, que Le Messager y consacre aussi quelques mots.

Car le tennis belge vit actuellement des moments historiques, qui ne se représenteront sans doute plus jamais. Pensez donc, Kim et Justine, seconde et troisième au classement mondial ; en attendant peut-être de détrôner un jour la n° 1, l'Américaine Serena Williams, un phénomène de puissance et de rage de vaincre. Grâce à nos deux ambassadrices, notre petit pays détrône largement les plus grandes nations, qui détiennent vingt ou cinquante fois plus de pratiquantes qui peuvent prétendre au statut de professionnelles.

Vraiment, nous ne vivrons plus jamais ça. Et que nous réservent-elles encore : à 20 et 21 ans aujourd'hui, bien des victoires viendront encore couronner leur jeune carrière.

Justine la Wallonne, Kim la Flamande, s'entendent à merveille et forment sans doute une sorte de ciment belge dans le contexte sportif.

J'ai personnellement connu Justine lorsqu elle avait à peine douze ans. J'étais en vacances à Gruissan, dans le sud-ouest de la France. Dans la sphère du tennis namurois, on commençait à parler de cette petite perle, exceptionnellement douée. Et comme un tournoi international pour minimes se déroulait à ce moment là-bas, je suis allé voir ce tournoi qui fut gagné par Justine ; d'autres jeunes espoirs belges y participaient dont Kim, qui n'avait que onze ans à l'époque. Le coach belge qui les accompagnait avait déjà prédit qu'elles pouvaient, toutes deux, se préparer à une belle carrière pour autant qu'elles soient bien guidées. Justine, portait alors des lunettes et j'ai été époustouflé de voir la puissance des coups de ce petit bout, affublée d'un short deux fois trop large pour ses maigres jambes. J'ai ainsi eu l'occasion de connaître ses parents (sa maman devait mourir l'année suivante, atteinte d'un cancer), qui accompagnaient leur fille dans toutes ses participations à l'étranger, où à chaque fois elle se distinguait. Kim, elle, plus timide, ne connaissait pas un mot de français, mais cherchait néanmoins à le parler. Deux ans plus tard, je les ai revues à Overpelt, a la coupe Carl Gantois, un tournoi international pour cadettes, où Justine a battu Kim en finale, mais de justesse. C'est lors de ce tournoi que Carlos Rodriguez, son coach actuel, a décidé, en accord avec son papa, de prendre Justine en mains et de la diriger vers l'école de tennis de Mons, en internat, afin de lui apporter tous les atouts nécessaires au façonnage d'une future championne.

J'ai suivi ainsi ses participations à divers tournois, aux championnats de Belgique (qu'elle remporta à l'âge de 15 ans/, ou j'ai eu l'occasion de sympathiser avec son papa, très enthousiaste mais très exigeant envers sa fille, ou avec son grand-père, son plus fidèle supporter (décédé en 2001, la veille de sa finale à Wimbledon contre Vénus Williams. J'étais à chaque fois surpris par ses progrès fulgurants, annonciateurs d'une brillante carrière. Mais j'étais sidéré surtout par sa hargne, sa volonté de victoire, son ambition et sa grande maturité.

Ce fut ensuite son entrée dans la jungle des joueuses professionnelles, avec le succès que 1 on connaît, une carrière un moment ralentie par des problèmes familiaux qui l'amena à un total désaccord avec son père. Elle en fut très perturbée.

Nous espérons à présent que nos deux représentantes n'en resteront pas là, qu'elle renouvelleront cette année leur succès à la Fed Cup (championnat du monde par équipe) que la Belgique avait déjà remportée en 2001. L'an prochain, elles participeront sans doute aux Jeux Olympiques d'Athènes, où elles pourraient nous ramener l'une ou l'autre médaille. Il y aura bientôt le tournoi de Wimbledon, où nos deux représentantes font à présent figure de favorites. Mais un tournoi du Grand Chelem, c'est dur : personne n'est à l'abri d'un faux pas, un jour de méforme, une blessure. Et quand on a acquis une telle renommée, chaque joueuse que l'on affronte se donne à fond pour créer l'éventuelle surprise. Et puis, toute la Belgique les attend à présent, les supporters seront plus exigeants. Pourtant, dans ce sport où le mental et la confiance jouent un rôle important, la victoire ne sera pas toujours au rendez-vous. Il faut s'y attendre.

Et puis, chaque année, quelque part dans le monde, on annonce l'une ou l'autre joueuse surdouée crue l'on présente comme future n 1 mondiale qui risque donc un jour ou l'autre de venir bousculer les plus anciennes, comme l'ont fait Justine et Kim, bien installées aujourd'hui parmi le gratin mondial.

H.R.

Encombrants

Les Fossois peuvent déjà penser à rassembler leurs objets encombrants. Un ramassage sera effectué le vendredi 20 juin pour les sections de Bambois, Sart-St-Laurent et Fosses.

Pour les autres sections, le ramassage aura lieu le lundi 30 juin.

Pétanque

Un tournoi de pétanque aura lieu ce dimanche 15 juin, à l'endroit habituel, derrière le Hall omnisports. Inscriptions de13 h à 13 h 45 (participation 4 euros. Avis aux amateurs.

Décès d'un ancien Sartois

Nous avons appris le décès, le 5 juin, de Raymond François, âgé seulement de 72 ans. Raymond avait fait partie de divers groupements de son village (dramatique, marches...) et avait participé à 10 septennales de la Saint-Feuillen ; il était resté très attaché à son village.

Après un apprentissage en imprimerie chez nous, il était devenu linotypiste, puis chef d'atelier au journal Le Rappel de Charleroi, ce qui l'amena à habiter la région carolorégienne. Marié à Anne-Marie Deconninck, de Sart-Eustache, ils ont eu deux filles et 4 petits-enfants.

Ses funérailles ont eu lieu mardi à Marcinelle. Le Messager (pour lequel il a travaillé dans sa jeunesse), présente à sa famille ses vives condoléances.

Saddam oui, Bush non !

Saddam oui, Bush non ! est un slogan qu'on a souvent vu inscrit sur des calicots lors des manifestations des « pacifistes » et que certains écoliers brandissaient fièrement en février dernier.

Le lundi 2 juin, on a retrouvé au Nord de Bagdad (Irak), dans la province de Kirkouk, un charnier de plus de 200 enfants kurdes.

Ces enfants ont été exterminés par le régime de Saddam Hussein, tout simplement parce qu'ils étaient des Kurdes et qu'ils s'opposaient à la politique de fer menée à leur égard par le dictateur préféré (après Fidel Castro et Poutine) des pacifistes européens.

Des poupées ont été enterrées avec les enfants ; dans les poumons de certains de ceux-ci, on a retrouvé des traces de terre : ce qui signifie qu'ils auraient été enterrés vivants !

Saddam oui, Bush non

« Le Monde diplomatique », journal préféré des alter mondialistes et pacifistes de tout poil, a diffusé l'information en 8e page. Mais quand on exécute un criminel au Texas, l'info est en 1re page.

Comme l'écrit Bernard Kouchner, il y a de quoi « frémir de honte ».

Daniel PIET

Voici le programme de la Marche

St-Pierre de Vitrival

 

DIMANCHE 22 JUIN

12h45 : Rassemblement au local « Taverne Les Dsiettes »

13h30 : Bénédiction des armes. Défilé dans les Hameaux.

15h00 : Réception chez le Président Willy IPERCIELLE.

18h00 : Bivouac offert par les patrons du Restaurant

« Au Gré du Vent » (anciennement Le Mistral)

21h00 : Rentrée de la Marche au local.

 

DIMANCHE 29 JUIN

06h00 : Réveil par la batterie.

08h45 : Rassemblement des marcheurs et accueil des délégations de toute l’Entité au local.

09h30 : Prise au drapeau.

10h00 : Messe Militaire suivie de la procession.

14h30 : Remise de la médaille du 40e Anniversaire. Vin d’honneur au local

15h30 : Départ du Défilé dans le village.

17h15 : Bivouac à la Chapelle BASTIN.

18h00 : Bataillon carré à la Pâture BERNARD.

19h00 : Rentrée de la statue St-Pierre à l’église.

Défilé d’honneur et feu de file à l’église.

20h00 : Rentrée de la Marche au local.

 

LUNDI 30 JUIN

07h00 : Réveil et Rappel par la batterie.

09h00 : Rassemblement au local.

10h00 : Messe en mémoire des marcheurs décédés.

Salve d’honneur au monument aux morts et visite aux cimetières.

13h45 : Rassemblement au local.

14h00 : Sortie de la Marche. Visite aux officiers et sympathisants.

22h00 : Retraite aux Flambeaux avec Illumination de la Chapelle St-Pierre.

23h00 : Extinction des feux sur la place Jean TOUSSEUL

 

 

Inscriptions : responsables ;

Sapeurs : Jean-Marc POELS ' 071.74.27.28

Rue Georges Deprez, 20

5060 ARSIMONT

Gendarmes : Francis DELVAUX ' 071.79.93.24

Rue du Bâtiment, 10

5640 METTET

Vivandières : Viviane IPERCIELLE ' 071.79.93.24

Rue du Bâtiment, 10

5640 METTET

Lançiers : Dominique PRINSEN ' 071.71.39.75

Rue Bois des Mazuis, 58

5070 VITRIVAL

Grenadiers : Albert JACQUEMART ' 081.43.43.83

Rue G. Culot, 2

5170 LESVES