N°20   16 mai 2003

A la recherche du bonheur...

Le bonheur, c'est quoi ?

C'est une denrée sans doute rare, car tout le monde la recherche sans jamais la trouver !. Le bonheur, c'est une illusion agréable que nous ne parvenons pas à acquérir quand elle est à notre portée.

On peut dire aussi que le bonheur, c'est quand on n'a pas de malheur, pas trop de problèmes.

Notre existence est faite de hauts et de bas, de plaisirs et de déceptions. Comme le temps : parfois il fait beau, parfois il pleut.

Le bonheur, c'est surtout ne jamais dire : je n'ai pas de chance. Car il y a toujours plus malchanceux que soi, et si cela peut nous redonner un peu courage dans les moments de déprime, il faut toujours comparer avec plus malchanceux que soit. Et ils sont légions depuis le SDF qui dort dans une boîte de carton au coin d'une impasse, au malade incurable qui sait qu'il n'a plus rien à attendre de la vie, et voit son état s'empirer.

Le bonheur, c'est surtout ne jamais envier les autres. Si votre voisin est financièrement mieux que vous, matériellement comblé, il n'est pas plus heureux pour autant. On connaît des tas de gens, nantis, et qui ne sont jamais satisfaits, parce qu'ils ont basé leur existence sur ce qui est matériel et vivent égoïstement, sans rien apporter aux autres.

Chacun trouve son bonheur comme il peut et dans cette recherche, on n'a heureusement pas tous les mêmes aspirations : pour certains, le grand bonheur c'est partir en vacances, alors que d'autres ont financièrement les moyens de s'évader dix fois par an et ne partent jamais.

Pour d'autres, c'est le contact humain, se retrouver entre amis, en famille, aller boire un verre et papoter ; alors que bien des gens préfèrent s'enfermer chez eux et vivent en vase clos, dans le confort de leur intérieur.

Pour d'autres encore, le bonheur, ou plutôt le plaisir, réside dans leurs hobbies : on va au foot, on fait du sport, on collectionne, on regarde la TV, on va au restaurant, on fait des mots croisés, du jardinage, on écoute de la musique. On s'accorde ainsi de petits bonheurs, passagers, un peu pour oublier peut-être le stress de la vie quotidienne.

Le stress, un mot à la mode, qui a le don de détruire un éventuel bonheur. C'est surtout un état d'esprit. On parle beaucoup de stress au travail, mais il y a aussi le stress dans la recherche des plaisirs : le stress de prendre l'avion, de ne pas réussir ses vacances, de prendre la voiture pour un long trajet ; la ménagère stresse quand elle reçoit des amis, de crainte que la soirée ne soit pas réussie ; on stresse quand on regarde un match de foot et que son équipe favorite est en mauvaise posture. Un stress qui parasite votre plaisir.

Alors, le bonheur, c'est quoi ? Eh bien, c'est peut-être savourer l'instant présent, savoir apprécier ce que l'on a et ce que l'on vit. Les gens heureux ce sont les gens qui sont toujours contents. Pour tout et pour rien. Il y en a qui sont heureux avec tout ce qu'il y a de plus simple : regarder un beau paysage, ne fut-ce que sur des cartes-vues ; faire une promenade et écouter le chant des oiseaux. Mais on n'est pas tous admiratifs et béats devant des choses simples. L'essentiel c'est se contenter de ce que l'on a. Les gens heureux sont les gens qui ne se posent pas de question, qui n'ont pas d'exigence, ou peut-être aussi ceux qui apportent aux autres, qui ont le plaisir à faire plaisir. Etre heureux de voir les autres heureux.

Ici, en Belgique, nous vivons une période de paix depuis plus d'un demi-siècle, nous avons la chance de connaître une époque où la faim n'existe plus, où les grandes épidémies sont inexistantes et d'avoir la médecine à notre disposition. Nous disposons de tout pour notre confort : voiture, TV, téléphone, chauffage, accessoires de toutes sortes... Alors, pourquoi se plaindre ? Parce que la Bourse malade nous a fait perdre 50% de nos économies ? Parce que les mites ont fait des ravages dans notre garde-robes ? Parce que la machine à laver est tombée en panne ? Parce qu'un accrochage nous oblige à changer la voiture et que l'on ne pourra pas se payer de vacances cette année ?

Tâchons de prendre tout ces ennuis avec le sourire et ces petits problèmes ne doivent surtout pas ébranler notre plaisir de vivre. Le bonheur, c'est savourer intensément l'instant présent : être toujours content, quoi qu'il arrive. En quelques mots: « ièsse binauche di ièsse contint ».

Le bonheur, il ne faut pas chercher bien loin : il est dans notre esprit, dans notre façon de penser et de voir les choses.

Bien sûr, on n'a pas toujours l'esprit à la joie, car parfois, de gros ennuis nous poursuivent. C'est alors qu'il faut faire appel à la méthode Coué et se dire : « Tout cela finira pas s'estomper, on sait qu'après la pluie viendra le beau temps. Donc, je positive et je sais que demain, je connaîtrai de bons moments ».

Le Roux L'église Sainte-Gertrude

La construction de cette église date probablement du XVIIIe siècle. Nous reprenons quelques détails à son sujet, tiré du livret de M. Michel Dargent.

Il nous apprend qu'en 1841 ce sont des bancs qui occupent l'église. C'est en 1883 que les chaises sont installées. En 1830, le Conseil de Fabrique de La Roux décide de fabriquer une chaire de vérité (réalisée par Louis Paulus, menuisier à Sart-Eustache, qui demandera 80 FR 42 centimes au lieu de 90 FR. prévus). En 1927, lors de la restauration de l'église, l'électricité y fut placée pour assurer l'éclairage.

Les saints en plâtre disposés de chaque côté de l'autel ont été remplacés par des statues en bois. En 1967, un autel est installé, face aux fidèles, construit par le menuisier local Eugène Cerfaux.

En 1970, on installe le chauffage à air pulsé, offert par l'abbé Genard, travaux qui permettront de découvrir les fondations de l'église primitive (1734).

Les Congolais à Thuin

Répondant à une invitation d'avant la fixation de la date des élections, la Compagnie des Congolais s'était rengagée à participer, cette année encore et pour la troisième fois (sans compter les participations du début du XIXe siècle et une des années 60), à la prestigieuse Marche Saint-Roch à Thuin.

Mais, en raison des élections, les organisateurs thudiniens ont décidé de maintenir le jour en !imitant la prestation à l'après-midi. Les Congolais participants se réuniront donc devant l'Ecole Moyenne ce dimanche 24 à 11 h30. Le retour est prévu vers 21 heures.

Le dimanche 1er juin, la Compagnie participera aussi, toute la journée, â la Marche de Solre-sur-Sambre : départ à 7h30 du parking de l'Ecole Moyenne. Le 29 juin, mais seulement le matin : à Piéton. Et une délégation à la Marche Saint-Biètrumé à Bambois le 24 août.

Cinébus

Ce vendredi 16 mai, à 20 h ,place du Centenaire : « Minority Report ». Réalisation : Steven Spielberg. (Etats-Unis - 2002, 145 min), avec Tom Cruise Kathryn Morris, Max Von Sydow. Enfant admis. Entrée adultes: 3 € Entrée enfants (- de 12 ans ): 2,50 € Réduction aux membres de la Ligue des Familles.

Réservations souhaitées. '071 /71.46.24.

Saint Feuillen fait son cinéma

Les élèves de l'école primaire et maternelle de Saint-Feuillen donneront leur spectacle habituel, par classe, au cours de la grande Fancy-Pair annuelle sur le thème, cette année de " Saint-Feuillen fait son cinéma ". Ce sera au cours des après-midis des samedi 24 et dimanche 25 mai. Plus de détails au prochain numéro.

L'été au jardin

Le Cercle royal d'horticulture de Fosses organise ce samedi 17 mai, une Journée intitulée « L'Eté au Jardin », à l'occasion du centenaire de sa création (1903-2003).

Cette manifestation se tiendra place du Marché. Une occasion unique pour apprendre à semer, planter, jardiner, tailler et entretenir vos jardins. Questions et réponses sur le jardinage, sur place, durant toute la journée.

- De 9 h à 13 h : ABC du jardinage,

pour adultes et enfants, par M. Robert Daloze, ingénieur agronome, conférencier et président de la Régionale d'Horticulture de Namur.

- De 13 à 17 h : Comment garnir vos

bacs et jardinières, par M. Moray, agronome, conférencier et chroniqueur à la revue « Notre jardin ».

Toute la journée : exposition du matériel de jardinage. Stands : compostage individuel de vos déchets de jardinage. Stand information. Apiculture - Petites saveurs senteurs.

Tombola des visiteurs, sur la Place à11h, 12h, 14h, 15h e t16h.Nombreux prix.

- 17 h : vente des fleurs exposées.

Une organisation de la Régionale d'Horticulture de Namur, section Cercle royal d'horticulture de Fosses-la-Ville ;

resp. : G. Vernaut, '071-71.18.10.

Avec le soutien du Centre culturel de l'entité .

Merci

encore un grand merci

Un soir, un 2 mai, un concert à Andenne... Nos sourires, nos énergies, nos envies... Un moment sympa qui restera dans ma mémoire.

J'espère que vous y avez pris du plaisir, les musiciens, les lumières , le son, les ingénieurs, les techniciens, l'attaché de presse... Et vous!!!

Ensemble, l'espace d'une soirée... Merci pour tout. Le Syndicat d'Initiative, un gros travail réalisé et toujours avec le sourire; une aide précieuse. Merci à Bernard (tu es vraiment un gars bien), Brigitte, Laurence, J.-C. et les autres.

Merci aussi aux commerçants (J.-C. Linard...) et habitants de Fosses qui m'aident dans cette aventure.

Merci aux amis et en particulier à Benoît et Christelle (le gâteau était très bon), de votre boulangerie, vous changez la vie tous les matins.

Et puis, Max d'Alcamo, merci de m'avoir offert une musique pour cet album « l'envie de parler d'elle », j'ai envie de parler de toi.

Voilà, ensemble, on s'est découvert un peu, un jour, un soir.

Merci à vous tous.

J'espère qu'on remettra ça bientôt tous ensemble, tout simplement.

Pascal Gillard

Communions

Ce dimanche 18 mai auront lieu en l'église de Bambois les communions solennelles de 5 enfants qui renouvelleront les voeux du baptême.

Ce sont : Arnaud et Jérôme Marique, Logan Casimir, Lara Glise et Alison Mignon.

A voir au S.I.

Comme chaque mois, les deux pièces d'exposition du Syndicat d'Initiative sont réservées à un artiste de la région. En ce mois de mai, il s'agit de Gilbert Remy, originaire de Mettet où il est né en 1932. Il a travaillé aux usines Sambre et Moselle à Couillet et, à 21 ans, découvre la peinture à l'huile. II cherche et s'essaie à cette technique. En 1961, il s'inscrit à l'Atelier de Châtelet avec pour maîtres Henri Poppe et Hector Chavepeyer. Il réalise pas mal de tableaux et expose à Châtelet, Charleroi, Presles, Walcourt, et le voici à Fosses.

De splendides tableaux à l'huile d'une " patte " précise : paysages surtout, nombreux et variés, dégageant équilibre et sérénité.

Et puis, il vire vers une sorte de surréalisme : dans la 2e pièce on est surpris de ces couleurs vives, ces formes géométriques et suggestives de sujets à découvrir.

Mais toujours on retrouve ce talent sûr, ce pinceau parfaitement maîtrisé dans une grande variété.

A voir donc au S.I., tous les jours de 9 à 16 heures en semaine, de 10 à 17 heures le week-end, jusqu'au 29 mai.

Visite en Wallon

Depuis quelques années, la collégiale Saint-Feuillen suscite beaucoup d'intérêt : des groupes, des particuliers isolés viennent chaque semaine la voir et disent souvent leur surprise de découvrir tant de richesses et de beauté en cette ville de Fosses trop méconnue encore.

La Fédération Royale namuroise de l'Union Culturelle wallonne a demandé, pour ses membres et toutes les personnes intéressées, une visite commentée en wallon. Histoire de voir ce que cela change aux habituels commentaires. On fait aussi des visites du vieux Namur en wallon, pour les amateurs.

Ainsi, tous ceux qui le souhaitent pourront profiter de cette opportunité le samedi 24 mai à 15 heures. Jean Romain, qui avait déjà tenté l'expérience l'an passé pour Jules Goffaux et quelques amis, sera le guide wallon pour cette visite qui se prolongera par une petite découverte du centre historique.

Ecole des devoirs

A partir du 28 avril, l'Ecole des Devoirs se tient à l'Espace Solidarité citoyenne (ancien Nopri), avenue Albert 1er (face à la station Esso), à Fosses. Rappelons les heures de ces cours

- le lundi, de 17 à 18 h et le mardi, de 16 à 18 h, pour les primaires

- le jeudi, de 17 h à 18 h pour les secondaires.

Renseignements : A.L.E., rue V. Roisin 9D 1er étage), '071-71.34.36.

« De la myrtille à la figue »

ou l'art de faire rêver de voyages...

Jean-Pierre Cobut et son épouse Nadine Alexandre présentaient, vendredi, leur nouveau livre contant " les voyages d'un compagnon randonneur ". Et ce fut un émerveillement que de découvrir ce livre luxueux, doté de photos dignes d'un " pro " et de textes évocateurs, à la fois récits de voyages et commentaires judicieux dans un agréable langage, clair et précis.

La salle L Orbey était pleine à craquer : plus de deux cents personnes ! Et en toile de fond, une vingtaine de photos grand format : le cadre était placé.

L'échevin Bernard Meuter présenta d'abord les auteurs et leur type de randonnées : à pied le plus souvent, pour vraiment prendre conscience du pays. Et le livre est plein de saveurs, d'odeurs, d'idées et d'images avec des photos de divers coins du monde. Jean-Pierre remercie et, très simplement, présente son livre à découvrir seul ou en partage. Comme le dit la présentation d'Edith Heye, journaliste

" Une richesse qu'ils nous offrent en partage et que l'on pourrait appeler : le goût du bonheur ". Un livre plein des émotions de Jean-Pierre et que Nadine a mises en images.

Puis Daniel Piet, avec beaucoup d'humour, évoque son professeur de sixième primaire à l'Ecole Moyenne, voici 40 ans : un jeune prof " branché ", dont le style dénotait fort avec les prédécesseurs, MM. Chapelle et Duriaux ! Décontracté, parfois assis sur un banc, pieds sur une chaise, il donnait ses

cours avec compétence et passion d'instruire. C'étaient ses débuts dans l'enseignement mais il était bien encadré avec, outre les deux précités, M. et Mme Van Rijckel, Annie Dumont, Mme Cobut " sa seconde maman ", Christiane Evrard, Louise Piette (et beaucoup étaient là). II cite aussi des élèves, turbulents comme ce François qui sautait sur les bancs, ou bien dormait, tout simplement... Daniel se souvient de la passion de la lecture que Jean-Pierre a su communiquer à ses élèves, en plus d'une solide formation. Avec un gros regret : cette Ecole Moyenne a pratiquement disparu parce qu'en " haut lieu " on n'a pas su faire ce qu'il fallait... II évoque aussi Nadine, secrétaire-économe, " une petite bonne femme qui courait dans tous les sens pour réparer les erreurs d'un directeur " comme on n'en fait plus (heureusement !) "...

Jean-Pierre reprend la parole pour citer aussi M. Remy, qui fut son modèle, puis parler de cette expérience tirée de voyages en groupe, par tous les moyens de transport possibles : avion, voiture, cars, bateaux, barques, sampans, et tous les styles de logement de l'hôtel luxueux ou minable à la belle étoile, en passant par le camping, le plus fréquent. II en retient surtout des visages, expression de tant de peuples, de tant de misères aussi, mais exemples de vie et d'espoirs.

A côté du verre de l'amitié, ce fut alors la distribution des livres souscrits, dans un sympathique brouhaha. Emerveillement général devant ce livre luxueux, plein de photos extraordinaires de lumière, de paysages, de visages, de panoramas, de coins pittoresques.

Et des textes de valeur : " Au début du voyage, il y a un rêve, un programme, une intention... Lointains énigmatiques, figures d'hommes, de femmes, d'enfants apprivoisés du regard, rassurés par le sourire universel porteur de joie ".

Mais ce n'était pas un voyage d'agrément : beaucoup de marches par des sentiers escarpés, abrupts, vertigineux, ou des dunes interminables ; escalade aussi de montagnes, " visions dantesques de gorges profondes où mugissent des torrents sauvages "... Soleil torride ou pluies glaciales... Et des pas, toujours des pas, grosses bottines aux pieds et sac au dos : " La marche met provisoirement en congé les soucis qui encombrent notre existence hâtive et inquiète. Elle ramène à la sensation de soi, au frémissement des choses et rétablit une échelle de valeurs que la routine tend à élaguer "...

Que reste-t-il de ces voyages ? " Des yeux inoubliables, complices... Une émotion. La certitude que l'homme est partout semblable à l'homme que je suis, malgré une culture, une existence, une peau de couleur différente de la mienne "..

Car en effet, Jean-Pierre et Nadine décrivent le monde dans sa formidable diversité : beauté sauvage d'un sol en fusion permanente en Islande ; splendide jardin de fleurs qu'est Madère ; immensités colorées des sables de Namibie ; monde arabe, senteurs des souks aux femmes voilées en Oman ; pics et murailles de glaces en Patagonie ; villages de bois en Norvège et maisons flottantes au Vietnam ; vertiges de l'Annapurna au Népal ; vestiges historiques en Turquie, splendeurs architecturale à Constantinople, et curieux palais et habitations au Mali ; et pour terminer, une petite balade en montagnes suisses, car tous deux restent passionnés de montagne et d'escalade. Avec cela, des centaines de visages : danseuse de tango en Argentine, noires beautés africaines, riantes figures d'enfants asiatiques... Que d'expressions ! Que d'impressions !

Malgré la richesse de cet album, Jean-Pierre confesse : " Mes récits sont muets d'odeurs et de bruits. II va vous manquer la peau douce des voix, les rires, les chants de l'oiseau caché dans l'acacia, le bourdonnement laborieux de l'abeille sur la fleur de pavot écarlate, l'odeur exotique du thé à la menthe... " Mais il suggère : u Peut-être le souffle de l'Océan Indien lorsque, comme un coquillage, vous porterez mon livre contre votre oreille.. "

Oui, un bien beau livre qui permettra à tous ceux qui ne pourront jamais connaître de telles aventures, de découvrir tant de beautés grâce à " ces carnets d'infini, livre d'or de mes voyages, support d'éternité qui permet de faire revivre ce qui s'oublie... "

Ce sera l'occasion, pour vous comme pour Jean-Pierre et Nadine, de " partir, partir encore avant mon dernier voyage vers l'Orient éternel, délesté des murailles de mon coeur "...

J. R.

" De la myrtille à la figue " ou " Les voyages d'un compagnon randonneur , de J.P. Cobut pour les textes et Nadine Alexandre pour les quelque 230 photos couleurs, format 21x28 sous couverture cartonnée (édition Michel frères à Virton):

39 € chez les auteurs,

22 avenue Champ Stoné à 5070

Fosses-la-Ville.

Compte banque 2507428083-05.

 

Keskidi nous propose

(à lire avec humour)

La vie des présidents en exil

Il n'est rien de plus triste que la vie des présidents et autres ex-dirigeants en exil, si ce n'est l'existence des militaires en activité qui les ont déboulonnés. On aperçoit alors ces pauvres êtres déchus, soudainement privés de leur moyen d'existence, errer ça et là, de champs de courses en casino, hagards, hébétés, tout tristounets. Et deux fois par mois, de longues files de géniaux timoniers s'agglutinent à l'entrée de l'agence pour l'emploi de chefs d'Etats, où d'une voix pitoyable, chacun demande s'il n'y a pas, par hasard, un petit îlot perdu dans l'Atlantique, ou un minuscule morceau de désert qui, par le plus grand des malheurs, n'ait pas encore la chance d'être pourvu d'un Maître. Hélas, là aussi la crise a frappé et la plupart doivent se contenter pour survivre de l'allocation minimale aux dirigeants privés d'emploi (c'est paraît-il comme cela que l'on dit) ; environ 100.000 dollars par mois, ce ne sont là bien souvent qu'une partie des intérêts de l'argent détourné et placé dans les paradis fiscaux. Juste de quoi tenir, au prix où sont les loyers des palais présidentiels.

C'est curieux, j'ai l'impression que vous ne prenez guère mon histoire au sérieux. Les rois, les princes, les présidents sont pourtant des travailleurs comme les autres et mal protégés socialement. Ils travaillent tous 162 heures par semaine (certains travaillent même quand ils dorment, ne serait-ce que du chapeau). Ils peuvent être remerciés à tout instant et sans préavis par leurs peuples respectifs, y compris après 30 ans de mauvais et déloyaux services dans le même pays. En revanche, certains plus malins, prennent cependant soin d'exiger du peuple un contrat de 4, 5 ou 6 ans suivant le pays, ce qui leur donne le droit à une retraite et à des indemnités de licenciement. Toutefois, il n'est pas encore question à ce jour de syndicat de présidents, ce qui leur permettrait de mieux défendre leurs Intérêts. Ce n'est pas qu'ils n'y aient pas pensé, ces braves gens, mais si, par malheur, ils étaient contraints de faire grève, ils s'apercevraient bien vite qu'au contraire des éboueurs et autres travailleurs sur la voie publique, ça marche aussi bien sans eux.

Keskidi

Pensée de la semaine

Les gens riches peuvent se passer de tout, les gens pauvres aussi.

A méditer

Ami de chacun, ami d'aucun.

NOUS IRONS VOTER...

Donc, puisque la loi nous y oblige, nous irons voter ce dimanche. Pour élire sénateurs et députés qui feront l'avenir de notre pays durant les quatre prochaines années.

Pour certains, ce sera la routine suivant des convictions ataviques. Pour des jeunes, une expérience nouvelle : poser un geste important au niveau national. Pour d'autres, une obligation qu'on remplit un peu comme au vogel-pik, selon l'impression de la tête d'un candidat ou d'une candidate, car de plus en plus les femmes sont, de par la loi, en nombre égal avec las hommes à qui était autrefois réservé ce domaine de la politique. Elles le font parfois suite à une insistance de " chercheurs de têtes " et, il faut le dire, parfois avec bonheur et, ma foi, pour orner nos panneaux d'affichage, autant un beau sourire féminin qu'un grave et rébarbatif moustachu...

Reste à voir ce que feront ces élus de nos voix. Inféodés dans un parti, ils n'ont pas toujours la possibilité de dire et de faire ce que leur dicte leur conscience : ce qu'on habille du beau mot " démocratie " est bien davantage " particratie " et la seule voix entendue est celle des ténors de ces partis.

Parfois compétents, parfois adroits, parfois justes, parfois honnêtes. Parfois moins, hélas. Mais chacun a ses idées et tente de les faire passer. En se poussant en avant : il faut prévoir son avenir politique... Et ils ne feront pas nécessairement ce que nous pensions qu'ils feraient, en les nommant...

II y a notamment les contingences communautaires. Un des bons points du gouvernement sortant est, précisément, d'avoir mis ces problèmes entre parenthèses durant quatre ans. Enfin, à peu près. Mais avec la campagne électorale, voici que resurgissent les vieux démons : les trois grands partis traditionnels flamands, dans une sorte de " fuite en avant ", n'hésitent pas à emboîter le pas aux extrémistes nationalistes, qui ne rêvent que d'une " nation flamande " libérée du poids d'une Wallonie décrite comme arriérée et coûteuse. Et ils n'hésitent pas pour le dire ! Il est à craindre que les parenthèses ne tiennent pas le coup. Ces fossoyeurs de la Belgique dépassent de loin la pensée du peuple du nord du pays, mais qu'importe : il faut garder ou conquérir le " pouvoir "

Le pouvoir ! Mirage ou but précis pour beaucoup trop de politiciens. Alors, même si on sait qu'il faudra demain se remettre ensemble en. se serrant la main, cordialement, on s'invective tout aussi " cordialement " en ces discours électoraux destinés à bluffer le bon peuple.

Encore heureux que la loi, maintenant, limite les dépenses des partis pour ces campagnes électorales : on a vu moins d'affiches (défense d'utiliser les poteaux électriques et téléphoniques, dont on abusait naguère), moins de tracts dans nos boîtes aux lettres. La campagne moderne se veut plus " personnalisée ", plus directe et surtout plus médiatique : radio et TV seront saturés cette semaine. Du moins pour les " grosses pointures ", et tant pis pour les petits, les sans-grade qui tentent de se pousser, tant bien que mal, pour se faire aussi une place. Calculs savants chaque parti veut avoir " sa " vedette de football, des médias, voire, à l'occasion, du monde politique régional ou local ; et surtout du monde immigré : cela fait bien, cela fait ouverture, accueil, démocratie. Et cela peut rapporter des voix...

Votre voix, vous la donnerez donc, dimanche, à ceux qui ont votre préférence. J'espère que vous aurez eu la sagesse de ne pas tout croire de ce qu'on nous a raconté ces dernières semaines, mais que vous choisirez des personnes de confiance, m^me si elles n'ont pas (encore) grande carrure.

Votre voix, les voix de tous les Belges, donneront des chiffres que l'on interprétera pour former une équipe nouvelle. Qui nous sortira un programme ambitieux, avec forcément des projets contradictoires, mais qu'importe ! Si votre voix n'est qu'une goutte d'eau, n'oubliez pas que " les petits ruisseaux font les grandes rivières ". Puissent ces rivières nous donner fraîcheur, sécurité et prospérité. Amen.

J. R.

Photo rétro Saint-Feuillen 1949

Nous assistons ici à la sortie des compagnies, qui vont prendre le départ pour le grand tour. Mais il est possible qu'il s'agisse plutôt du jour de la bénédiction des armes, le dimanche précédant la Saint-Feuillen.

Plusieurs photos grand format, ont été prises de cet endroit, par un photographe professionnel.

L'une sur laquelle on voit la compagnie de la musique des Volontaires de la Marche (que nous

avons déjà publiée), où l’on reconnaissait aisément le président Fernand Jacqmain, qui fut aussi trésorier de l’Etat-Major. Une autre avec la sortie de la compagnie des Congolais (nous la reproduirons prochainement), et celle-ci, où l'on voit sortir la compagnie des Tromblons, avec leur cantinière Fernande Drèze.

La Saint-Feuillen de 1949 avait connu les fastes d'antan, car en 1942, sous l'occupation allemande, les marcheurs n'étaient pas équipés de leur fusil ni de leur uniforme ; seule la procession religieuse fut admise.

En 1949, on estime que près de 50.000 personnes ont assisté en spectateurs à cet événement.

Il y a 100 an:

 

Polémiques autour d'une fête religieuse

Dans le n° 23 du 31 mai 1903, on peut lire qu'un comité s'était formé à Fosses pour assurer de grandioses festivités, à l'occasion du 1250e anniversaire de l'arrivée de saint Feuillen à Fosses et de la fondation de la ville. Ce comité avait décidé de faire célébrer une grand-messe en plein air à laquelle assistera Mgr Heylen, évêque de Namur ; un grand autel sera monté et la messe sera chantée par une chorale de 300 exécutants. Le comité avait choisi comme emplacement la place de la Briqueterie et adresse une demande d'autorisation au Collège de Fosses, dont voici un extrait

« L'assemblée qui a eu lieu hier chez M. Gustave Moret a fixé au 26 juillet la célébration des fêtes du 1250e anniversaire de l'arrivée de saint Feuillen à Fosses. Le comité se propose d'ériger un autel sur la place de la Briqueterie afin d'y célébrer une messe pontificale. En conséquence, j'ai l'honneur de vous demander l'autorisation de disposer de la dite place les samedi 25 et dimanche 26 juillet en vous priant de donner réponse sous peu. Veuillez agréez... »

Le 23 mai, le comité reçoit la réponse suivante

« J'ai bien reçu votre demande... la place de la Briqueterie est destinée au jeu de balle et sera occupée tous les dimanches à partir du 1er juin. Je ne puis donc vous donner l'autorisation d'en disposer pour le 26 juillet. Si vous voyez la nécessité de célébrer cette messe en plein air, je vous engage à chercher un emplacement dans une propriété privée. Veuillez agréer... »

(s) Le bourgmestre : Franceschini.

Le comité fait remarquer dans une seconde lettre que le jeu de balle ne commence jamais avant une heure de l'après-midi et que le comité s'engage à rendre entièrement libre la place pour cette heure. Le comité ajoute que si cette solution était jugée inacceptable, il priait le bourgmestre de l'autoriser à disposer de la place du Marché ou de la place des Quatre-Bras.

La réponse ne fut pas plus positive pour ce comité qui reçut ces mots

« Je crains que cela n'offre que des dangers et je ne peux vous accorder l'autorisation sollicitée ».

Le Messager ajoute : « il semble pourtant que toutes les places publiques sont à la disposition de tous les contribuables... En présence de cette attitude intransigeante, le comité devra faire la cérémonie dans une propriété privée mais pour cela, devra s'écarter du centre de la ville. »

 

N° 18 du 3 mai 1903

FOSSES. - Dimanche 3 courant, pèlerinage à Sainte-Brigitte . Messe à la chapelle à 11 heures.

(Ndlr) : une annonce on ne peut plus courte ! Et Brigide devenue Brigitte !

AISEMONT. - Samedi dernier, le nommé N.P., d'Aisemont, âgé de 50 ans, a été trouvé pendu dans son fenil. C'est sa femme qui l'a trouvé en allant chercher du foin pour le bétail.

N° 20 du 17 mai 1903.

FOSSES. - Jules Parmentier, récemment sorti de la maison de sûreté de Namur, pour avoir tiré plusieurs coups de revolver sur sa femme à Fosses, faisait la terreur de cette dernière et de ses parents. Samedi, se rendant à Emines chez son frère, une discussion éclata : Jules, s'armant d'un tisonnier, porta un coup terrible sur la tête de son frère et s'enfuit. Parmentier s'était réfugié à Fosses dans le bois des Sapins. Lundi, plusieurs gendarmes firent en vain une battue. Quatre gendarmes le dénichèrent mardi, caché dans une grange à Thimansart. Se voyant entouré par nos pandores, il s'arma d'une fourche, les menaça, mais finit par se rendre et fut reconduit à Namur.

Au tribunal de Namur (qui avait déjà donné son verdict quinze jours plus tard... une décision nettement plus rapide qu'aujourd'hui !), Parmentier sera condamné à 3 mois de prison et 50 fr. d'amende, à 3 autres mois pour avoir porté un coup de tisonnier à son frère et à 8 jours pour bris de clôture.

FOSSES. - Mardi dans la nuit, on s'est introduit par une fenêtre du café dans la maison de Désiré Depraute, fabricant de vélos à Fosses. Un pardessus et un peu de monnaie se trouvant dans un tiroir ont été enlevés, ainsi qu'une boîte de cigares qu'on a retrouvé dans le jardin Georgery. Des papiers se trouvant dans la poche du pardessus ont été retrouvés dans une prairie voisine.

N° 21 du 24 mai 1903

AISEMONT. - Le nommé N. Josse, d'Aisemont (Grosse-Haie-) malade depuis quelque temps, a été retrouvé noyé dans une carrière, à proximité de sa maison.

FOSSES. - M. Célestin Naméche, maçon, étant occupé à la construction d'un hangar chez Th. Gérard, a été atteint à la tête par la chute d'une pièce de bois. On espère qu'il sera quitte pour quelques jours de repos.

Par Arrêté royal du 19 mai 1903,-M. Paris est nommé commissaire de police en notre ville.

Marché du jeudi : beurre : 1,20 le 1/2 kilo ; neufs : 1,50 les 26.

La conférence de Philippe Moureaux

Soirée fructueuse que celle concoctée par Présence et Action culturelles, la semaine dernière, avec la visite de Philippe Moureaux, sénateur et historien de l'ULB.

Devant plusieurs mandataires de Fosses, Sambreville et Mettet, il fut question de la démission d'Isabelle Durant, du fonctionnement de la Justice (le « point noir » du gouvernement selon Moureaux), des articles 60 et des CPAS, de l'enseignement, des zones de police, des emplois « prime »

La justice belge est très lente. En Hollande, par exemple, on vient de juger l'assassin de Pim Fortuyn, un an après la mort de ce dernier. Chez nous cela fait 7 ans qu'on attend le procès Dutroux !

A propos de la guerre en Irak, à la question de savoir si on assistait à un choc de civilisations, comme le pense le politologue américain Samuel Huntington, l'orateur répond qu'à son avis, il s'agit plutôt d'une réaction impérialiste brutale faisant suite aux attaques du 11 septembre.

Un scoop : Laurette Onkelinx serait (au conditionnel) la future ministre de la justice.

La soirée se termina autour d'une collation, par cette recommandation de Philippe Moureaux : « si vous ne devez lire qu'un livre cette année, je vous recommande « La Tâche » de Philippe Roth ».

Cette rencontre-débat clôturait la présente saison. Le président de PAC, Daniel Piet, prépare dès à présent le prochain cycle de conférence et de rencontres culturelles et musicales, qui débutera en septembre.

On reparlera du programme plus tard, mais on peut déjà annoncer une grande soirée avec J.-P. Cobut, qui nous entretiendra du Mustang, un état jouxtant le Népal, au nord de l'Inde, qu'il a visité récemment. Diapositives de Nadine à l'appui.

Figurines

Le groupement « Le Sapeur belge», dont le siège est à Fosses et le délégué Jean-Luc Georges, annonce le prochain championnat de Wallonie de figurines historiques.

Faut-il rappeler qu'il s'agit de véritables sculptures miniatures, où le soucis du détail historique compte autant que la mise en scène.

L'exposition-concours se tiendra en la salle de l'Orbey, les samedi 24 et dimanche 25 mai, de 10 à 18 heures.

Fête de la petite école

Les institutrices et le comité de soutien à la petite école du Sart organisent, comme chaque année, une journée de fête pour les enfants et leurs parents.

Ce samedi 17 mai, depuis la Ferme de Marlagne comme l'an passé, une marche permettra de découvrir les sentiers environnants : c'est le RAPEPA, rallye pédestre parrainé, avec jeux et questions mais aussi des récompenses pour tous. Départ de la Ferme à 14 heures.

Puis à 17 heures, dans la vaste grange, les enfants donneront une représentation mise au point avec soin et imagination. Il est remarquable de noter que ces 23 enfants tiendront la scène durant près d'une heure ! A 18 heures, restauration simple : barbecue ou pâtisserie, avec encore des jeux et animations pour enfants ET adultes, dans une ambiance vraiment familiale.

Tout ce qu'on demande aux participants, c'est d'apporter plein de bonne humeur.

Invitation cordiale à tous : élèves, anciens élèves, parents et amis de cette sympathique école.

Souper-dansant

Le c mité des fêtes de Vitrival organise un souper-dansant le samedi 17 mai, dès 19 h, à la salle Patria, à Vitrival.

Au menu

Apéritif

Quiche au poulet ou Crêpe farcie fromage et lardons

Potage aux brocolis

Filet de sole à la crème, poireaux et pommes Duchesse ou Rôti de porc sauce moutarde, champignons, pommes Duchesse

Napolitain glacé, sauce orange ou Macédoine de fruits

Prix du menu : 15 € ou 8 € pour les enfants - de 12 ans.

La soirée sera animée par la sono DM.