N°8     22 février 2002

 

Concert de jazz

Pour les amateurs (et les nostalgiques) du jazz, une occasion vraiment exceptionnelle est offerte ce vendredi 22 février : le " Anne Wolf Trio " de Nam' in jazz et Jazz-à-Spy, sera au Clos Saint-Feuillen, dès 20 heures 30, pour une soirée musicale animée et rythmée de beau et bon jazz. Ne ratez pas cette opportunité

A la Philharmonique

La Société royale Philharmonique tiendra son assemblée générale annuelle le lundi 16 mars prochain. Cette réunion aura lieu dans les locaux communaux, situés avenue Albert 1er 2 (Ancien Nopri). Tous les membres en règle de cotisation y sont cordialement invités.

Comme de coutume, c'est l'occasion pour le comité de rendre compte de la gestion de la société au cours de l'année écoulée et de faire part de ses projets pour l'avenir.

Le comité de la Philharmonique assure la gestion matérielle de la Société et de son école de musique et aide Cl. Barthélemy, son chef de musique particulièrement dévoué dans la réalisation de ses diverses prestations.

Dîner à Bambois

Ce dîner paroissial aura lieu le dimanche 24 février prochain, à midi, à la salle « Le Bambois »,

en face du Lac.

Rappelons-en le menu

- Apéritif

- Pâté de Gibier

- Potage de saison

- Rôti Venaison, ses fruits rouges et ses croquettes

- Dessert chocolaté

- Café

pour le prix de 16 € (ou 8 € pour les moins de 12 ans).

Lès Novèles

Po v' s-aboner aus « Novèles » po 2002, vos p'loz virer 7,5 € au n° 001-0545372-17 dès Walons Scrîjeûs de Banbwès.

Amateurs d'art ancien

Actuellement et jusqu'au 31 mars se tient à Namur une remarquable exposition d'art ancien consacré à la statuaire du XVe siècle (exactement de 1400 à 1550), en deux implantations : Au Musée d'Art ancien, rue de Fer (avec deux locaux) et au Musée diocésain, près de la cathédrale.

Le Cercle d'Histoire organise, pour le samedi 16 mars, une visite de cette exposition et nous aurons l'avantage de l'aide d'un guide éclairé en la personne de notre ancien vicaire, l'abbé Jacques Jeanmart, conservateur du Musée diocésain, qui présentera l'art de la sculpture de cette période très riche, et mettra en valeur notamment les six pièces qui proviennent de la collégiale de Fosses (il y a aussi des oeuvres d'églises voisines : St-Gérard, Mettet, Furnaux...).

Nous organisons donc un groupe, ouvert à tous les amateurs. Mais il est nécessaire de se faire connaître auprès du président, Jean Romain, (téléphone 071-71.14.77) pour organiser un co-voiturage.

« Eau, terre et feu »

Sous ce thème, quatre artistes, élèves de l'Académie de Tamines, ont présenté durant ce mois de février quelques-unes de leurs oeuvres, dans une belle variété de techniques et de sujets. Chaque mois, le Centre culturel de l'entité offre ainsi, dans ses locaux du S.I., place du Marché, une occasion rare de rencontrer des artistes de chez nous qui, s'ils " ne sont qu'élèves " de l'Académie, n'en sont pas moins bourrés de talents. Pourquoi donc la population n'en profite-t-elle pas davantage ? Comme le disait au vernissage l'échevin de la culture B. Meuter, on peut s'offrir gratuitement quelques minutes de beauté et de plaisir. Le directeur de l'Académie, J. Perot, et l'ancien directeur, Guy Massinon, ancien Fossois, avaient tenu à participer à ce vernissage.

L'exposition de ce mois, qui se termine, présentait donc quatre artistes assez différents : Jean-Marie Bocket, des Bons Villers, avec des compositions abstraites couleur terre : des formes et une technique d'oxydation du fer sur le papier. Annie Cimino, de Loyers, varie les techniques : collages, aquarelle, huile, avec des paysages et sujets divers. Angela Sigismondi, d'Auvelais, se cantonne, elle, à la peinture à l'huile avec des oeuvres " feu " de hauts coloris recherchés dans des coins ensoleillés de Provence. C'est là aussi que notre concitoyenne Simone Lepinne-Scohier, dont on connaît le vaste talent dans l'aquarelle, puise son inspiration, avec aussi l'aspect " eau " dans des marines splendides.

Puisse ce commentaire tardif convaincre nos concitoyens de la valeur des expositions mensuelles du Centre culturel. Dans nos vies agitées, un moment de détente devant la beauté ne doit pas se manquer.

Conseil communal

La prochaine réunion du Conseil communal aura lieu le lundi 25 février, à 19 h 30.

En voici les principaux points de l'ordre du jour

Règlement de Police : mise en sens unique de la rue de Walcourt

Approbation de la réfection de la rue du Potage à Aisemont.

Marché pour la fourniture de 3 camionnettes pour le Service des Travaux (conditions de marché)

Fourniture d'un tracteur avec débroussailleuse pour le Service des Travaux (conditions de marché).

Problématique de nettoyage des locaux communaux (par entreprise privée ou gestion interne)

Plan triennal du logement.

A huis clos : démission d'une institutrice maternelle à l'école communale fondamentale de Fosses.

II ya20ans dans .

Mois de février 1982

- Le groupement « Toi, Moi, Nous » (pour les petits handicapés de fossois) organise son souper de la Chandeleur.

- A l'état civil de Fosses (entité) pour l'année 1981, on relève 104 naissances, 45 mariages, 12 divorces, 80 décès (dont 32 hors de Fosses).

- M. Florent Colin, un chasseur de Sart-St-Laurent, a détruit 12 renards sur sa saison de chasse.

- Le basket fossois se porte bien : le club aligne deux équipes masculines, une équipe féminine, des cadets et des minimes.

- En 1982, Fosses comptait 7.511 habitants (et en compte près de 9.000 aujourd'hui).

- Radio 7 fonctionne déjà bientôt depuis un an. Les émissions sont variées : émission wallonne, invité chaque dimanche (un chanteur régional), le micro en balade, les dédicaces. Emissions en semaine de 18 à 22 h, le samedi de 14 à 19 h et le dimanche, de 8 h 30 à 13 h. La radio est installée dans la seule maison de la dite « ruelle Anne-Marie », (ou ruelle des Eléphants !)

Il y a 170 ans naissait une future centenaire

Le 22 février 1832 naissait Virginie Morialmé, qui épousa Victor Goffaux et habita rue Saint-Roch. Les festivités de son centenaire ont dû être retardées au 10 avril 1932, car le froid rigoureux de ce mois d'hiver risquait de troubler sa santé déjà fragile. Elle mourut quelques mois après les festivités.

Allô, repasse chez le boulanger,

je n'ai plus de pain

Aujourd'hui, il arrive qu'un peu avant de se mettre à table, la ménagère constate qu'elle n'a plus de pain, mais qu'à cela ne tienne, son mari est sur le chemin du retour et il va repasser chez le boulanger. Il suffit de l'appeler... par le GSM bien sûr

Le GSM, beaucoup aujourd'hui le portent en permanence sur eux. On peut ainsi les atteindre à tout moment et eux peuvent faire de même. Pour être de son temps, il faut être « branché »... en permanence.

Un phénomène assez nouveau qui s'est développé de façon fulgurante et, chose curieuse, ce ne sont pas les professionnels qui l'ont adopté au départ, mais le simple citoyen qui n'en avait sans doute pas une nécessité absolue. Aujourd'hui, le représentant, le chauffeur, toute personne dont la profession nécessite un déplacement en est muni, de façon à ce qu'on puisse le contacter à tout instant et de façon à ce que, lui, puisse joindre un client, un collège, son entreprise, à la seconde même. On téléphone de sa voiture, de la rue, du magasin, des toilettes même, si on est pris d'un besoin pressant. De l'école aussi, puisque le camarade de classe en a un. Si l'on est en réunion, au restaurant, c'est un peu plus gênant pour les voisins. Bien que coûteux, ce sont les jeunes qui ont emboîté le pas les premiers. Le virus n'a pas encore atteint les hospices, mais qui sait si dans quelque temps...

Ce phénomène est récent ; il y a quatre ou cinq ans, il était pratiquement inexistant et aujourd'hui, il semble indispensable. Et chacun se demande comment il ferait, sans GSM.

Vous savez, on a vécu des siècles sans téléphone, sans voiture, sans TV, sans Internet, mais quand on a pris des habitudes, on ne sait plus faire sans. Comment faisaient nos parents ?... Ils étaient tout d'abord plus prévoyants. Nos grands-mères cuisaient leurs pains pour la semaine, il était donc difficile de tomber à court, comme nous l'expliquions au départ de notre article... Pas de TV, les soirées se passaient à d'autres distractions, à la lecture, aux jeux de société, aux cartes, aux soirées dramatiques, ou au café ; l'été, on sortait les chaises et on regardait passer les promeneurs, ou on nettoyait son jardin et l'épouse raccommodait les chaussettes, ou tricotait dehors, ou décortiquait les gousses de petits pois. Pas de voiture ? On se déplaçait à pied, en vélo, au train. Bien sûr, on ne partait pas à la côté belge pour rentrer le jour même. On ne décidait pas d'aller au restaurant le soir même. Pour rendre visite à des cousins lointains, on prenait tout son dimanche, et on partait par le premier train.

Pas de téléphone ? On s'écrivait par lettre ou par carte postale. Ce n'était pas immédiat, bien sûr. En affaire, tout se faisait par courrier et les facteurs faisaient leur tournée le samedi jour de travail pour tous et même le dimanche. Il n'est plus possible, bien sûr, de retourner en arrière. Certains pourtant recherchent cette vie paisible d'antant. Je connais un docteur qui prend ses vacances chez les Touaregs, histoire de faire un petit retour aux sources.

Mais revenons-en à la façon de communiquer. Il y a deux siècles, on communiquait avec son voisin en allant lui rendre visite ; on avait à la fois l'image et le son (bientôt les deux seront possibles aussi par la voie du portable). La Poste et le chemin de fer n'existant pas, le courrier se transmettait par un cavalier, ou par la diligence. En 1876, Graham Bell invente le téléphone, qui ne se développe pas car chaque communication avait besoin d'un fil qui ne pouvait pas être utilisé pour deux communications en même temps. C'est un Belge, Van Rijsselberghe, qui résolut le problème en 1882, point de départ de la téléphonie à grande distance. Mais par fil, puis par câble, le son de la voix faiblissait en raison de la distance ; on eut alors recours à un système amplificateur (vers 1910).

A Fosses, le téléphone ne débuta qu'en 1919. Avant cela, les communications se transmettaient par le télégraphe dont les bureaux étaient installés dans les gares et les messages portés aux particuliers par un porteur. Il y eut aussi la transmission par morse, utilisé par les bateliers et les navires, mais aussi sur terre.

Dans les premières années, à Fosses comme ailleurs, les premiers utilisateurs de téléphone furent les commerçants ; jusqu'avant la seconde guerre, le téléphone chez le particulier était rare. La guerre en a freiné l'évolution, mais progressivement et surtout après 1960, le téléphone devint de plus en plus courant, au point qu'aujourd'hui, rarissimes sont les foyers qui ne sont pas raccordés.

Le développement et la mode du GSM a fait le reste. En plus du téléphone fixe, on a ajouté, un ou deux appareils dans d'autres pièces, ou un portable qui permet de se déplacer, + un GSM. Et, dans certains foyers, chaque membre de la famille a son appareil, pour autant qu'il soit en âge de s'en servir ! Le GSM à l'école, un souci de plus pour les professeurs. A ce moment, il s'agit plus d'un outil de plaisir que réellement utilitaire, car les constructeurs y ont ajouté des jeux et des gadgets, des sonneries diverses au choix, on peut s'envoyer des messages, etc.

Et puis, il y a la mode, le côté snob si vous n'avez pas de GSM, vous passez pour un retardé !

Mais tout cela a un prix. Car ce coût (parfois très important) vient s'ajouter à d'autres conforts déjà adoptés et amplifie le surendettement pour certains foyers déjà en difficulté.

Aperçu humoristique sur notre histoire locale

/suite)

Nos aïeux fossois du Xe siècle

« Nos aïeux nos-ont ieû » disait un proverbe wallon du Xe siècle, répété par les pauvres gens qui devaient travailler durement pour élever leur famille, victimes aussi des famines et des épidémies, victimes des brigands de passage, de la misère et d'un manque total de confort.

Mais il y avait déjà alors des classes privilégiées, bénéficiant de tout, dans tous les domaines, et qui vivaient sur le dos des pauvres serfs. Et en plus, ces chefs sont cités en exemple dans les livres d'histoire. Ainsi, saviez-vous que Charlemagne avait eu 4 épouses légitimes, 6 concubines (sic) et de nombreuses maîtresses (quel tempérament !)... et qu'après cela, il fut canonisé ! Et aujourd'hui, on aurait voulu faire démissionner Clinton parce qu'il était un fervent fumeur de Havane...

Mais le Xe siècle fut aussi très important pour l'avenir fossois. Le monastère fossois allait devenir une abbaye épiscopale, dépendant de la Principauté de Liège. On allait passer par un régime appelé « féodal ». C'est à ce moment-ci que nos cours d'histoire, à l'école, tels que l'on nous les a enseignés, devenaient barbants. Le régime féodal, c'était un contrat entre le seigneur et ses vassaux, des petits privilégiés, mais qui devaient obéissance, respect, aide et assistance. Ils étaient à la fois militaires, gardes de corps, conseillers et à la clé, ils jouissaient d'un fief légué par le seigneur. Les vassaux eurent à leur tour, eux-mêmes des petits vassaux et au bout d'un temps, ces petits vassaux eurent aussi leurs vasselets et il se créa ainsi dans la société une hiérarchie, dirigée par le roi. Mais les premiers vassaux devinrent des seigneurs à leur tour, qui eurent le titre de comtes et créèrent leurs comtés ; ainsi naquirent les comtés du Hainaut, de Namur, de Flandre, etc... vous suivez ? C'était un peu comme le jeu de la pyramide, aujourd'hui défendu : vous envoyez 10 lettres, etc, pour finalement devenir très riche. C'est comme ça que, sans entrer dans trop de détails, ces seigneurs se sont enrichis au détriment des plus pauvres.

Fosses va alors faire partie de la Principauté de Liège, par des tours de passe-passe dont les évêques avaient le secret, pour devenir finalement propriétaires de vastes contrées. La générosité des rois, mais aussi des fidèles, par des donations, a participé à l'élaboration de ces domaines qui étaient aussi constitués de châteaux, d'abbayes, de fermes, etc.

Rappelons qu'au cours du Xe siècle, Fosses va être dirigé par différents princes, mais tout d'abord par la princesse Gisèle ; « c'est qui, Gisèle, Cèst co todis Gisèle », paroles mémorables et véridiques d'une Fossoise en parlant de sa fille (qu'elle supposait toujours vierge) ! Mais ne nous égarons pas ! La princesse Gisèle (pas la fille de ma voisine donc), va céder le monastère de Fosses à l'évêché de Liège, cela avant sa mort en 907. Un peu après, le monastère de Fosses est remplacé par un chapitre de chanoines. En 974, c'est Notger qui entre en course et en 980, obtient tous les pouvoirs sur le domaine de Fosses : frapper monnaie, établir un marché, percevoir les taxes (vous voyez l'astuce), il obtient les droits d'administration et de justice.

Nous savons que le chapitre de Fosses comportait, à une certaines époque, une trentaine de chanoines, mais par la suite, il y en eut beaucoup plus encore (et aujourd'hui, il reste 4 prêtres pour toute l'entité !). Au milieu du Xe siècle, Fosses va craindre certaines invasions : L’invasion des Hongrois, de passage en Belgique, des magyars pour la plupart cavaliers, avec un peau-rouge... ou plutôt Conrad le Rouge à leur tête. Certains historiens prétendent qu'ils ne sont pas passés à Fosses. Mais, comme ils détruisaient tout sur leur passage, par sécurité, les clercs de Fosses sont allés mettre les ossements de saint Feuillen en lieu sûr et sont partis les cacher à Frêne, dans une grotte.! Bon, tout ça, c'est prouvé, d'accord, mais pourquoi courir si loin pour y cacher des reliques ? On aurait quand même pu trouver une petite cachette à Fosses. Mais à Frêne? perdu dans les grottes, ne risquait-on pas qu'un jour, un chien à l'affût de vieux os (à suivre)

La place du Centenaire

Cette photo partielle de la place a été prise lors d'une Saint-Feuillen sans doute car on distingue des marcheurs et, à droite, une roulotte de forain. Il s'agit probablement d'une photo du début du siècle dernier lors du départ des compagnies ; Dans la rue, beaucoup de monde. A droite, la dernière maison dont le pignon donne sur l'entrée de la rue des Tanneries, n'est pas encore transformée ; elle le fut avant la seconde guerre. Un peu plus à gauche, le château de Rome, maison appartenant à la famille Chaltein, aujourd'hui habitée par Philippe Loiseau qui l'a transformée ; elle a perdu bien sûr son clocheton. Dans le haut de la photo, la colline Sainte-Brigide.

Cette place s'appelait auparavant la place de la Briqueterie où étaient organisées la plupart des réjouissances lors des grandes festivités. Ce fut ensuite la place du jeu de balle, car vers 1902, on y installa un jeu de petite balle au tamis, sport très en vogue dans notre région, dès le début du siècle. En 1930, cette place prit le nom de place du Centenaire, suite aux cérémonies qui rappelèrent le centième anniversaire de l'Indépendance de la Belgique ; un arbre (dit du Centenaire) y fut planté à l'emplacement actuel du local du jeu de balle ; car la balle pelote, aujourd'hui, y est installée définitivement.

(photo extraite du livre « 77 rues de Fosses »)

Au fossé

Le dimanche 10 février, vers 4 h du matin, Jean-Claude Jaumotte, qui habite rue Chapelle-St-Roch à Fosses, roulait route de Tamines, au volant de sa VW Golff. Voulant ramasser sa cigarette qui était tombée, il perdit le contrôle de son véhicule qui termina sa course dans le fossé. Le véhicule étant accidenté, le conducteur, qui n'avait heureusement pas de blessure, prévint un dépanneur qui vint extraire le véhicule de son inconfortable situation.

Grand feu à Bambois

Le grand feu de Bambois se déroulera le samedi 2 mars. Dès 9 h, départ du cortège pour une tournée musicale dans le hameau.

Vers 13 h dîner à la salle Saint-Barthélemy.

A 17 h 30, rassemblement des masqués au Lac de Bambois ; à 20 h 30, allumage du bûcher par le comité et vers 23 h 30, remise des prix aux masqués (+- 250 €) à la salle.

La soirée sera animée par EuroSound.

Grand feu à Haut-Vent

C'est ce samedi 23 que le bûcher sera allumé, rue du Château d'Eau à Haut-Vent.

Dès 13 h, promenade musicale avec les masqués. Vers 20 h, allumage du bûcher par les derniers mariés du hameau.

A 21 h, soirée dansante avec Power Music (entrée 2 € ; gratuite pour les masqués).

A 24 h. : remise des récompenses aux plus beaux groupes.

Souper de la Palette

Cette année, la secrétaire a proposer de cumuler la journée des Vétérans et le souper du Club. Innovation, elle suggéra d'ajouter un Karaoké au D.J. habituel Fabrice et son Power Music. Tout fut bien programmé et un traiteur fut désigné, au lieu de nos « cuisinières » locales en raison du nombre important de participants.

Après les recontres, vers 19 h (voir page sportive), tous se dirigèrent vers la salle L'Hautventoise où 130 convives prirent part au souper, les tâches étant bien réparties pour chaque service : bar, cuisine, etc. Après le potage, le président entama son discours (dont il a le secret) et procéda à la remise des prix du Challenge de l'après-midi.

Le repas se poursuivit dans une bonne ambiance et animé par le Karaoké qui obtint aussi un beau succès. Notons la présence de nombreux joueurs, d'un représentant de la balle pelote, des sponsors et des familles, bien sûr.

Nos vifs remerciements à ceux qui nous encouragent et à l'année prochaine.

Concours de belote

Les pompiers de Fosses organisent un concours de belote, le vendredi 1er mars, à 20 h, à l'Arsenal, rue Sainte-Brigide. L'inscription est fixée à 15 €(8 boissons comprises) et se joue en 8 tours, par équipes formées. On prévoit 750 € (30.000 F) de prix.

Arbre sur la route

Samedi dernier, dans la matinée, les pompiers de Fosses, sous la conduite du sergent Rudy Mazuin, ont été appelés pour tronçonner un arbre qui était tombé sur la route, rue Neuve à Haut-Vent.

Célébration de la fécondité

Colette Nys-Mazure est écrivain et poétesse de talent : elle a l'art de décrire les faits de notre époque en termes choisis et évocateurs, moralisateurs sans doute, mais tellement agréables. Un exemple pour inciter à l'action, bousculer un peu nos confortables prudences:

" En ces temps d'assurances tous risques, de parapluies largement déployés,

de cocons, de paravents, garde-nous le désir alerte de l'audace rieuse, fougueuse, du défi "...

Elle a écrit plusieurs livres déjà

" Célébration au quotidien ", " Secrète présence ", " Célébration de la Mère " : des sujets religieux, on le devine, mais branchés sur le quotidien et la réalité.

Elle sera à Fosses le lundi 4 mars à 19 h 30, en la salle L'Orbey, pour traiter d'un thème nouveau : " Célébration de la fécondité ". Une présentation d'idées originales sur un thème qui ne l'est pas moins et qui nous concerne tous : la maternité.

Invitation cordiale donc pour cette exceptionnelle soirée de réflexion, organisée en collaboration avec le Centre culturel de l'entité. La participation est fixée à 4 €.

Incendie

Lundi, vers 14 h 45, les pompiers de Fosses se sont rendus chez M. Claude Bodson, rue Haut-Vent, pour un début d'incendie, provoqué par la surchauffe d'un poème à bois. Les dégâts se chiffre à plus de 25.000 €.

Renfort de police

Au cours du bal organisé à la salle L'Orbey à la suite du Grand Feu, une bagarre s'est déclenchée et a nécessite la venue de la police locale. En raison de la tournure des événements et l'animosité de certains envers la Police, celle-ci fit appel à du renfort, mais les choses s'étaient calmées à leur arrivée. La soirée allait d'ailleurs se clôturer ; il était près de 5 h du matin. Triste fin de soirée

Souvenirs

A l'occasion de ses 25 ans de reprise, la Marche Saint-Remy, de Nèvremont, avait organisé, en la salle La Baillerie, une rétrospective avec de nombreuses photos sur panneaux et un très beau montage vidéo

La marche Saint-Remy, dont on retrouve des traces en 1857 déjà, a été dissoute en 1935 et la Cie ne participa plus aux Saint-Feuillen de 1949 et 1956. Elle fut remise sur pied en 1963 par un groupe d'amis dont il ne reste plus que Victor Michaux et Willy Piret. Georges Materne assura la présidence jusqu'en 1983, reprise alors par V. Michaux, puis Patrick Lambert durant deux ans et la compagnie est aujourd'hui dirigée par Freddy Tahir.

Il fut peintre à Fosses.

Nous avons parlé il y a deux semaines, de Louis Wilmet, un peintre renommé qui était né à Fosses.

Une autre peintre de valeur est, lui, mort à Fosses ; il s'agit de Jacques Baudin. Bien sûr, personne ne l'a connu puisqu'il est né à Paris en 1753, habita à Bambois, dans une ferme qu'il racheta, à l'emplacement où on construisit l'église de Bambois. Il fit de cette ferme un pensionnat (en 1784). Il est mort à Fosses le 20 décembre 1817. On attribue à Baudin les 4 grandes toiles qui décorent le transept de la cathédrale de Namur, qui représentent : la Pêche miraculeuse, le Centenier aux pieds du Christ, la Multiplication des pains et l'Entrée de Jésus à Jérusalem. D'autres églises sont aussi décorées de ses tableaux.

Zorro est arrivé

A la suite de notre récent appel, un lecteur s'est aimablement proposé à nous fournir chaque semaine quelques lignes qui, nous l'espérons, vous plairons et que vous apprécierez. Il signe Zorro mais, rassurez-vous, il n'a rien d'un belliqueux. Nous le remercions pour sa collaboration.

La presse revue...

- Samedi : « la loi belge de compétence universelle sur la sellette » ; mais qui oserait douter des compétences de nos dirigeants...

- Dimanche : « Dieu soit loué... meublé ou pas ».

- Lundi : les résultats des tirages lotto-joker de samedi m'étonnent chaque semaine. II y aurait plus de lecteurs et de gagnants dans les éditions du vendredi...

- Mardi : « la mixité stresse les adolescentes »... mais les adolescents semblent durcir leurs positions...

- Mercredi : partout l'escalade. Un ministre bien connu flashé à 130, 140, 150, 160 k/h...

- Jeudi : protection financière

« Pourquoi dépenser quand on peut s'enrichir »... mais comment rencontrer les vendeurs de ce produit ?

-Vendredi : annoncée de longue date, une série de conférences sur le mensonge. Dates proposées : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 aspects positifs

31, 32, 33, 34 (si le temps le permet) aspects négatifs. Entrée libre.

ZORRO

Petites annonces

A vendre : TROUS pour planter arbres. Par 10, 15, ou 20. Renseignements au bureau du journal.

Jeune homme complètement fauché accepterais place d'homme de paille. Conditions à disc. avant la moisson.

Echo d'Afrique

Ce lundi 25 février à 20 h, en la salle paroissiale de Sart-Eustache, près de l'église, nous aurons l'occasion de rencontrer un Africain, Vincent Krume, agronome congolais, père de dix enfants et d'entendre son témoignage sur son travail au Sud Kivu où, malgré la guerre et les combats dans la région, il tente d'améliorer la situation des familles grâce à des productions de fruits et d'animaux.

Et pour vraiment nous mettre dans la situation, en cette animation de Carême, on pourra dialoguer avec lui tout en mangeant un bol de riz.

Le grand feu

Ce samedi, c'est au tour de Sart-Eustache de poursuivre la tradition des grands feux dans la région. Le bûcher a été monté rue du Sartia, près de la chapelle Saint-Roch et sera allumé vers 20 h par les derniers mariés du village. La soirée se poursuivra à la salle communale où aura lieu la remise des récompenses aux masqués.

Après le grand feu

Journée ensoleillée pour les festivités du grand feu à Aisemont, organisé par les Gais Lurons. Le samedi soir, le bal organisé par la balle pelote fut l'occasion de la remise des prix aux masqués. Le dimanche, le bûcher a été allumé par M. et Mme Frédéric et Marjorie Mathieu.

Le grand feu

Le grand feu de Sart-Saint-Laurent aura bien lieu cette année. La date est fixée au 9 mars. Le brasier sera allumé vers 20 h par les derniers mariés et la soirée se poursuivra par un bal au cours duquel des récompenses seront remises aux groupes les plus remarquables, qui se partageront la somme de 500 €.

L'entrée au bal est fixée à 3 €, mais est gratuite pour les masqués.

Interventions des pompiers et de l'ambulance

Le 9 janvier : appel de l'ambulance suite à un accident, route de Bambois à Fosses.

Le 9 : ambulance, suite à un accident rue F. Hittelet à Jemeppe-sur-S.

Le 10 : ambulance et pompiers suite à un accident route de Tamines, près de chez F. Leruth.

Le 12 : ambulance et pompiers suite à un accident, route du Bois-du-Duc à Sart-Saint-Laurent.

Le 12 : pompiers pour nettoyage de route et pompage, chaussée de Charleroi 165 à Vitrival.

Le 13 : appel des pompiers pour de nombreuses interventions pour des pompages à Biesme, Mettet, Biesmerée... mais aussi à Aisemont, route de Tamines 228 ; place de Leiche 8 à Fosses ; rue du Grand-Etang à Bambois (chez Marzolla) ; arbre sur la route à la rue Neuve à Haut-Vent.

Le 16 : ambulance et pompiers suite à un accident route de Florennes à Mettet.

Le 18 : ambulance et pompiers, route de Biesmerée à Ermeton.

Le 18 : pompiers, pour un feu de cheminée, rue Haut-Vent à Fosses.

Le 20 : de nombreux appels pour pompages : à Mettet, St-Gérard, ch. de Chaleroi à Le Roux et une dizaine d'interventions dans l'entité : Rue du Grand-Etang à Bambois ; route de Tamines 218 à Aisemont ; chaussée de Charleroi 501 à Le Roux ;Rue Petite Couture 16 à Fosses ; rue Rauhisse 25 à Vitrival ; chaussée de Charleroi 165 à Vitrival ; route de Falisolle 116 à Le Roux ; Route de Bambois pour des nettoyages de fossés.

Etat civil

MOIS DE JANVIER 2002

Naissances

Le 3 à Namur : Célia Carpentier, fille de Christophe et de Marjorie Migeot,

rue Cortil-Mozet 3, à Névremont.

Le 3 à Charleroi : Thibault Wilmet, fils de Gérard et de Christine Baronville,

rue du Sartia 134 à Sart-Eustache.

Le 4 à Sambreville : Gwenaëlle Marchai, fille de Jean-Claude et de Nathalie Degrève,

rue Grande 12 B, à Le Roux.

Le 7 à Namur : Xavier Gosset, fils de Guy et de Magali Cosyns,

rue du Tisserand 19, à Haut-Vent-Fosses.

Le 7 à Liège : Martin Ben Haddou, fils de Arnaud et de Emmanuelle Libon,

rue G. Pieters 124 à Sart-SaintLaurent.

Le 8 à Namur : Hugo Deplaedt, fils de Michel et de Marie-Christine Schepers,

rue H. Brosteaux 28, Sart-Saint-Laurent.

Le 14 à Sambreville : Cassidy Dethier, fils de Guillaume et de Clémence Puissant,

rue des Remparts 25 à Fosses.

Le 15 à Namur : Loris Lorand, fils de Jean-François et de Christie Debris,

rue du Bout 15, Vitrival.

Le 30 à Montignies-sur-Sambre : Thibaut Lasage, fils de Denis et de Katherine Boulanger,

rue Les Ruelles 76 à Sart-Eustache.

Mariage :

Le 19 : Philippe Algoet, 29 ans, de Beauvechain et Marleen Beck, 26 ans,

rue Laide-Basse 30 à Fosses.

Décès

Le 25/12/2001 à Châtelet : Marcelle Duchâteau, veuve de Emile Blanchard,

née le 31-12-1917, avenue Champ Stoné 2 à Fosses.

Le 1er janvier au camping Val Tréko

André Plumat, div. de Francine Antoine, domicilié au Camping du Lac à Maison-St-Gérard.

Le 3 au Home Dejaifve : Germaine Verhulst, veuve de Georges Robert,

née le 27 février 1919, de Floreffe.

Le 5 à Fosses : Jules Vanderavraux, veuf de Elvire Seressia,

né le 10 février 1925, de Velaine-sur-Sambre.

Le 5 au Home : Willy Fournier, div. de Marie-Jeanne Talon,

né le 4-41948 de Velaine-sur-Sambre.

Le 13 au Home : Jean Hallin, veuf de Louise Namur,

né le 14-7-1926, de Jemeppe-sur-Sambre.

Le 14 à Fosses : Jeanne Simon, épouse de Célestin Chabot,

née le 15 septembre 1932, rue de l'Abattoir à Fosses.

Le 6 à Auvelais : Annie Gilbert, épouse de Fernand Seutin,

née le 1er mars 1947, rue des Quartiers 13 à Vitrival.

Le 15 à Mont-Godinne : Albert Pessleu, célibataire,

né le 19 novembre 1937, rue M. Warnier 22 à Sart-SaintLaurent.

Le 16 à Auvelais : Fernande Malotteau, épouse de Auguste Grandfils,

né le 9 juin 1921, rue de Névremont 3 à Fosses.

Le 17 à Auvelais : Théophile Taxhet, époux de Emilie Clause,

né le 14 juillet 1922, route de Tamines 87 à Névremont.

Le 19 janvier à Charleroi : Roger Guyaux, époux de Paulette Philippe,

né le 4 mars 1922, rue Les Ruelles 7 à Sart-Eustache.

Le 21 à Charleroi : Omer Dederen, div. de Gisèle Beimaert,

né le 25 novembre 1929, rue Criptia, Vitrival.

Le 25 à Vitrival : Emile Antoine, époux de Christiane Remacle,

né le 10 octobre 1919, rue des Quartiers, à Vitrival.

Le 27 au Home Dejaifve : J.-Claude Eickmayer, div. de Gabrielle Deraymaeker, né le 26 octobre 1937, de Quaregnon.

Le 30 au Home Dejaifve : Paula Tumsonet, veuve de Jean Kruk, née le 4 janvier 1909, de Mettet.

Les matches de ce week-end

 

Samedi 16 février 2002

Minimes, à 15 h

Fal.Aisemont A - JS Tamines

Fal.Aisemont B - Spy

Bambois : bye

Espoirs, à 15 h

Bambois - Onhaye

Réserve, à 15 h

Morialmé - Fal.Aisemont

Yves - Bambois

Dimanche 17 février 2002

Cadets, à 10 h 30

Bambois - Anhée

Sclayn - Fal.Aisemont

Scolaires, à 10 h 30

Fal.Aisemont - Flawinne

Div.3,à15h:

Soye-Floreffe - Fal.Aisemont

Et. Tamines - Bambois

Nos saints Patrons

Vous le savez, si vous ne l'ignorez pas, les médecins de l'Antiquité avaient pour Dieu Esculape. Le dieu était d'ailleurs fort dévot, d'où l'expression qui ne s'emploie plus gère aujourd'hui qu'en cuisine : « une esculape dévot ».

La religion catholique devait leur donner pour patron saint Basile de Kock, un praticien fort connu, notamment pour ses travaux sur la tuberculose. Mais le premier médecin à avoir laissé son nom dans l'histoire, fut un grec ancien : Hippocrate, contemporain et ami du philosophe Démocrite. Bien entendu, il y avait toujours un loustic pour ricanner sur leur passage

« Tiens, v'là Hypocrite et Démocrate ». De cette époque reculée, les médecins ont gardé comme emblème et image, le cabusec, vous savez, cette espèce de serpent qui cherche à venir se désaltérer dans une coupe ; ils en ornent le parebrise de leur voiture. Si vous voyez en stationnement un véhicule à cabucec, sachez que l'un d'eux est en visite chez un malade, ou que sa femme est chez la coiffeuse du coin. Quant à l'appellation familière de « toubib », elle a été empruntée à Shakespeare dans la célèbre tirade de Hamlet : « Toubib or not toubib, that is the question ».

Autre gros avantage pour leur patient, leurs ordonnances sont illisibles. Un client a pu ainsi, avec la sienne, entrer gratuitement au théâtre pendant un an et voyager tout l'été à demi-tarif dans les bus du Tec et les chemins de fer. Après quoi, il en a fait cadeau à sa fille qui l'a joua au violon et remporta un prix au Conservatoire.

Un journaliste effectuait un jour un reportage dans un hôpital. Remarquant au pied de chaque lit une pancarte portant des abréviations, il interrogea l'infirmière

- Que signifie CP, et EG, et CN ?

- C'est facile : Congestion Pulmonaire, Embarras Gastriques, Coliques Néphritiques.

- Et là : DSLS.

- Dieu seul le sait !

Keskidi.

Pensée de la semaine

Quand on n'est pas dans son assiette, on n'arrange rien en en faisant tout un plat.

Jules è-st-èvôye

Oyi, nos l'avans pièrdu... Jules Goffaux nous a quittés ce dimanche et tous les amateurs du wallon et du théâtre ressentent profondément cette grande perte. Bien d'autres aussi. Car il était la référence régionale pour ce qui regarde le théâtre amateur wallon, mais il était bien plus encore :

musicien, marcheur, attaché au folklore et à notre culture fondamentale. Et il avait beaucoup d'amis. A 81 ans, il a succombé aux suites d'une hémorragie cérébrale qui l'avait terrassé en septembre de l'année dernière, ce qui ne l'avait pourtant pas empêché de fêter ses Noces d'or le 7 octobre et on espérait une rémission qui permettrait la reprise de ses activités.

Jules était né à Sart-Saint-Laurent le 17 avril 1921, mais très vite sa famille s'installa rue St-Roch à Fosses. Il avait épousé Paulette Detriche en 1951 et ils avaient quatre enfants et sept petits-enfants.

Il fit toute sa carrière professionnelle aux usines Solvay de Jemeppe, où il fut aussi délégué syndical, et sa compétence lui valut le titre de Lauréat du Travail, puis même celui de Doyen d'honneur émérite du Travail. A ce titre, il participait à chaque remise de diplôme de Lauréat au Conseil communal de Fosses. Il était aussi Chevalier de l'Ordre de Léopold II.

Tout jeune, Jules entra à la Dramatique Fossoise, une troupe de théâtre amateur qui donnait ses représentations en la salle du " Chèt Colin ", place du Marché. Puis il suivit les cours d'art dramatique d'Aimé Courtois à Namur et fut admis dans cette troupe réputée dans laquelle il joua durant plus de trente ans, assurant même la direction après la mort du fondateur. Il interpréta ainsi des dizaines de pièces, dont plusieurs eurent les honneurs de la télévision belge, mettant ainsi en relief la valeur de la culture théâtrale wallonne. Il participa aussi à un film franco-belge " Hiver 1960 ", aux côtés de Christian Barbier et Philippe Léotard. Récemment, il avait représenté le théâtre wallon à la Confédération internationale du théâtre amateur à Monaco. A titre personnel, il avait traduit et adapté plusieurs pièces en wallon et, depuis sa fondation voici dix ans, il mettait en scène les pièces de la " Soce dès Comédyins fosswès ".

Très attaché à notre langue wallonne et à notre folklore, il les défendit aux plus hautes sphères : Il fut président de la Fédération royale namuroise de l'Union culturelle wallonne ; président de la Fédération du Théâtre amateur, membre de la Commission du Folklore de la Communauté française, administrateur de la Fédération des groupes folkloriques wallons que préside maintenant Jean-Denys Boussart, mayeur de la Commune libre de St-Pholien en Outre-Meuse à Liège.

Chez nous, Jules fut dès son jeune âge clarinettiste à l'Harmonie Saint-Feuillen puis, après la dissolution de cette société, à la Royale Philharmonique, avec laquelle il louait encore l'an dernier. Il était aussi de la Musique des Chinels et de celle des Tchôs-Tchôs. Comme marcheur, il avait débuté dans la Compagnie des Zouaves de Fosses mais, pour la Saint-Feuillen 1970, fut sollicité pour assumer le poste d'adjudant major de la Marche Saint-Laurent, un poste qu'avait occupé son grand-père. En raison de son âge, il avait laissé cette fonction à un plus jeune mais avait encore marché comme soldat Zouave lors de la dernière St-Feuillen, en 1998, et avait reçu la Médaille pour 11 participations à notre septennale.

Voilà donc une vie largement remplie ! Avec cela, Jules était un homme affable mais réservé, courtois mais ferme, passionné par ce qu'il entreprenait, mais ouvert aux autres, toujours prêt à rendre service. C'est une belle et forte personnalité que perdent en lui le théâtre, le wallon et toute la population. Ses funérailles ont eu lieu ce mercredi et il repose en sa terre natale de Sart-Saint-Laurent, aux côtés d'Eugène Gillain, auteur wallon qui a si bien décrit son village d'autrefois et qui peut-être fut son inspirateur dans l'amour de notre langue wallonne. Pour Jules, le rideau vient de tomber sur la dernière scène de son existence, toute tournée vers la vie sociale.

A Paulette et à ses enfants, nous présentons nos bien vives et sincères condoléances et l'assurance de toute notre sympathie.