N°50    27 décembre 2002

Il y a 50 ans

Mois de novembre 1952

- Une tempête fait rage dans la région. De nombreux arbres ont été arrachés, des toitures et cheminées, abîmées, des vitres ont même été brisées.

- La Foire St-André est annoncée, avec, au programme, un concert de carillon, une tombola distribuant des bons d'achat et un concours d'anomalies aux étalages, un bon moyen pour que le public visionne convenablement les étalages.

- Incroyable ! Un concours de ballonnets lors de la fête de Haut-Vent a permis à Mme Marguerite Lainé de gagner le premier lot : son ballon a été retrouvé à 1.650 km de Fosses ; la seconde gagnante, Mme Eugénie Mouyard a vu son ballon parcourir 580 km.

- Le Messager donne le prix des tarifs médicaux modifiés, appliqués dès le 1er décembre 1952 : visite au cabinet médical (30 F), au domicile : 50 F le matin (Fosses et hameaux, supplément de 10 F pour la périphérie), 60 F après 14 h, 80 F après 18 h, 100 F le dimanche et 150 F après 22 h.

- Le Cercle dramatique La Jeunesse d'Aisemont annonce une soirée le

30 novembre en la salle R. Evrard. Au programme : les Pauvres de Paris, drame en 7 actes et 1 prologue.

- Tragique accident aux Ets Decoux à Fosses : Le chef-monteur d'une entreprise réparant la toiture a la tête coincée par une traverse du pont roulant. Il est tué sur le coup.

- Au Cinéma Moderne, on jouait

Paris chante toujours (avec G. Guétary et L. Mariano), La femme de l'année, Le diable blanc, Les mousquetaires de la reine, Le 84 prend ses vacances (avec Rellys).

Il ya100ans

N° 37 du 14 septembre 1902

A l'Ecole Moyenne de l'Etat. - Le Moniteur belge vient de publier les résultats du concours entre les élèves de la première classe de toutes les écoles du pays. L'institution de Fosses est hautement classée.

- En partie littéraire (français, flamand, histoire, géographie), MM. Schonbrood Arman, Mettet et Lempereur Joseph, de Vitrival, arrivent respectivement 10e et 22e.

- En partie scientifique (mathématiques et histoire et géographie), un prix est décerné à Joseph Lempereur, de Vitrival et à Armand Schoonbrood, de Mettet ; un accessit est remporté par Jules Bourlet, de Biesmes ; M. Georges Martin, de Falisolles, est mentionné très honorablement.

N° 51 du 21 décembre 1902

Enfant brûlé vif dans une roulotte. -Un épouvantable accident s'est produit, mercredi, à la Chapelle-aux-Rats, commune du Roux. Dans une roulotte habitait la nommée Blanche Paulin, d'origine française, et ses deux enfants. Elle mit coucher l'aîné, un gamin de 3 ans, puis s'en fut allaiter le plus jeune chez le voisin. La roulotte prit feu et les personnes accourues retirèrent du brasier le petit corps affreusement brûlé. Dans la roulotte, il y avait un poêle allumé. Une braise ardente tombée aura probablement mis le feu au plancher. Le pauvre petit est mort 2 heures après.

N° 52 du 28 décembre 1902

Une lampe à pétrole a occasionné un commencement d'incendie qui aurait pu avoir de graves conséquences dans l'atelier de Frédéric Lainé, fabricant de chaussures. Le feu s'est déclaré dans les torches d'un toit en tuiles de l'atelier. Des voisins accourus avec des seaux d'eau parvinrent à éteindre les flammes.

UN SPLENDIDE CONCERT DE NOEL

Pour marquer l'approche de Noël, la Royale Philharmonique et la Chorale Bebronae Cantores, avec une branche jeune, avaient organisé ce samedi un concert en commun qui fut un énorme succès : une salle bien remplie, une phalange forte d'une cinquantaine de musiciens de talent, deux chorales qui s'affirment et un programme varié et de haute qualité. Le public enthousiaste n'a pas ménagé ses applaudissements et l'ambiance était chaude en fin de soirée

La Philharmonique ouvrait le concert, sous la baguette compétente de son chef Claude Barthélemy et avec d'intéressants commentaires introductifs de Pierre Lorand, avec La marche des nobles, extrait de Thannhauser de R. Wagner : majestueux et puissant. Puis le White Christmas, une incontournable mélodie de Noël. La chorale des quelque 25 enfants, dirigée par Christine Buchet, interpréta joliment Les santons de Provence et Je suis fou de chocolat : bien de circonstance ! Bebronae Cantores, emmenée par Marc Buchet, poursuivit avec deux chants de Noël : En cette nuit et un très joli Noël d'Alsace, interprétés avec finesse, et pour changer Bonjour à foi l'artiste (il y en avait dans la salle) et un très entraînant Voyage en Italie. La Philharmonique clôturait la première partie avec deux morceaux de choix : La bella fleur, avec solo de trois trompettistes virtuoses: Benoît Denis, Victor Warnant et Jacques Laurent, puis une évocation de l'attelage de rennes du Père Noël avec Jingle bells, où plusieurs jeunes se mirent en valeur : Clément Caby au xylophone, Jérémy Bernard à la batterie, Loïc Decamp, Maxime Gilson et leur « prof » Jean Piéfort à la batterie et aux accessoires.

Les musiciens ouvraient la seconde partie avec un cantique latin d'origine portugaise, mais devenu classique chez nous l'Adeste fidele. Les enfants revenaient pour notre plaisir avec trois autres chants : Du côté de Noël, une évocation de Monsieur hiver et un amusant Cosmonaute poète. La chorale « des grands » reprenait avec un chant bien enlevé Merveilles... que fit le Seigneur en cette nuit, et une très belle mélodie d'un Noël du Vénézuéla ; Puis, pour magnifier le chant, La boite à musique, très balancé et entraînant, et le curieux morceau africain Le lion est mort ce soir, avec tam-tam vocal, fort apprécié. La Philharmonique revenait avec l'imposant Minuit, chrétiens, Christmas time : Berceuse puis danse joyeuse, avec solo de tuba de Yvon ; et un remarquable Tribute to Benny Goodman, où le tout jeune et déjà virtuose Christophe Collard, 13 ans, se mit en vedette dans un solo époustouflant. Il avait débuté comme tambour, puis fit un essai à la trompette, mais c'est la clarinette qui lui réussit le mieux : il vient de remporter un 2e prix européen à Paris dans sa catégorie jeune !

Et cette merveilleuse soirée se termina par un quick step de derrière les fagots : Christmas swing enlevé avec brio, puis deux morceaux toujours bien dans l'esprit de Noël, en duo (fanfare et chorale) : le Gloria in excelsis Deo aux puissantes vocalises, et A Swinkling Christmas, une sélection de quatre noëls américains suivis de Ha Christmas dont la finale est de John Lennon et Yoko Uno aux paroles merveilleuses

Voici Noël : qu'en avez-vous fait ? Voici Noël pour jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs... Arrêtons nos querelles... Plus de guerre, si tu le veux... Plus de guerre maintenant... »

C'est donc dans une certaine émotion mais dans l'enthousiasme que se termina cette merveilleuse soirée musicale de Noël : Que tous les exécutants en soient chaleureusement remerciés : C’était vraiment un splendide concert, de haute qualité.

Ephémérides 2002

JANVIER

- Nos « plus de 80 ans » sont au nombre de 240. Le Messager en publie la liste. Combien seront-ils en 2003 ?

- Notre journal, remis au goût du jour en 1982, après une interruption de six ans, termine ainsi son cycle de 20 ans.

- Si les fêtes de fin d'année ne furent pas entachées de vols, ni troubles, ni accidents, le mois de janvier se poursuivit dans un calme assez inhabituel.

FÉVRIER

- Les importantes pluies du début du mois n'ont pas fait trop de dégâts chez nous, contrairement à certaines régions du pays.

- Un groupe folklorique fossois disparaît : « les Sorcières «, absentes au Laetare 2002 (mais aujourd'hui on annonce sa renaissance.

- La population fossoise au 31-12-2001 est de 8.937 habitants et 19 hommes de plus que de femmes.

- Décès de jules Goffaux, une légende fossoise, connu surtout par le théâtre wallon.

MARS

- Après la disparition de la RUS Fosses, on parle d'un nouveau club de foot : La J.S. Fossoise.

- Laetare, le rendez-vous des Chinels, se déroule assez tôt cette année : le 10 mars sous une température acceptable.

- Record de participation pour la Marche des Jonquilles du Footing Club: 1.404 participants.

- On parle de la disparition du Lycée de Fosses : heureusement, il restera le maternel et le primaire, le secondaire étant rattaché à Jemeppe.

AVRIL

- Télévie est remis sur les rails à Fosses ; les activités se déroulent au Lycée: Pétanque, démonstration de supermotards, Chinels et Philharmonique, repas démocratiques et karaoké le soir... et une somme de 6.250 euros pour la bonne cause.

- Le mois se termine par la journée médiévale qui se déroule à la Ferme de la Marlagne.

- Un gendarme de Fosses, Eugène Kubjak, présente son livre relatant deux siècles de gendarmerie à Fosses, un livre complet de 224 p., présentation doublée d'un musée rassemblant ustensiles et documents.

MAI

- La Confrérie St-Feuillen s'occupe de remettre sur pied la Sainte-Brigide ;Ne fête sobre dont les activités se déroulent sur la colline fossoise ; elle fut hélas très arrosée. - Emotion à Le Roux où deux cuves de produits toxiques sont découvertes dans un bois. - Communions à Fosses pour 21 enfants de la paroisse (12 garçons et 9 filles). - C'est ensuite la première communion des petits

qui sont 31 (16 garçons et 15 filles). - Le Lac de Bambois a ouvert ses portes depuis le 1er mai et fin du mois présente la Fête des jardins à laquelle participe un nombreux public.

JUIN

- Championnat de Wallonie de la Figurine (salle L'Orbey), travaux au cimetière de Belle-Motte, fancy-fair dans plusieurs écoles de l'entité, inauguration d'un oratoire à Sainte-Brigide et braderie en fin de mois, sont les principaux faits du mois de juin.

JUILLET

- Ce mois de vacances est aussi le départ de nos marches folkloriques lui se poursuivront au mois d'août. C'est aussi le début des kermesses dans nos différentes sections.

- Le Syndicat d'Initiative perd son président, M. Robert Meuter.

AOUT

- Sortie des marcheurs à Sart-Eustache, à Le Roux, à Sart-Saint-Laurent et à Bambois. Kermesse à Sart-St-Laurent, à Névremont et à Le Roux ; cérémonies du Souvenir à Le Roux, ce sont les principales manifestations traditionnelles de ce mois d'été. - Fin du mois, un orage provoque des inondations et nos pompiers reçoivent 25 appels, rien que pour l'entité.

SEPTEMBRE

- Ce sont encore kermesses et marches : fête à Vitrival, à Aisemont (mais pas à Sart-Eustache cette année) et puis à Fosses centre ; marche St-Remy à Névremont (qui fête sa 25e sortie).

- Accident mortel chaussée de Namur: Mme Vanderbeck, une Fossoise habitant le Try-al-Hutte décède.

OCTOBRE

- Le premier dimanche du mois est réservé à la traditionnelle cérémonie d'hommage aux jubilaires : Deux noces de diamant cette année et 17 noces d'or + les 70 ans de vie religieuse de Sœur Adèle-Marie.

- Et le dernier week-end du mois ce seront les festivités du bi-centenaire de la châsse de St Feuillen, avec sortie de nos compagnies de marcheurs; La pluie viendra contrarier son déroulement.

- Incendie à Sart-St-Laurent chez M. Joseph Michaux une perte aussi de 68 bêtes qui périssent dans l'incendie.

NOVEMBRE

- Fosses vivra une période culturelle intense : Des concerts à la collégiale (Mordini et musique baroque), une exposition à l'Orbey (vingt siècles d'histoire locale), l'exposition annuelle des artistes fossois et les dix ans du Cercle dramatique wallon: li Soce dès Comédyins fosswès.

- Dramatique incendie à Vitrival : le petit Axel Debroux, 5 ans, ne peut être sauvé à temps.

- Le mois se termine par la traditionnelle Foire St-André sous une température clémente.

DÉCEMBRE

- Restructuration dans nos agences bancaires fossoises : après la disparition de Cera, l'ex CGER des Quatre-Bras devenue Fortis disparaît et rejoint l'ancienne Générale de Banque de la rue d'Orbey, devenue aussi Fortis Banque. Déménagement de Centea, rue des Remparts dans un local plus spacieux ; le Crédit communal est devenu Dexia, mais cela n'est pas nouveau.

- L'Administration communale récompense les sportifs, mais aussi les bénévoles et tous ceux qui ont contribué au renom de notre ville par des actions remarquables.

- Ce sont les festivités de Noël à Vitrival, les distributions de St Nicolas et du Père Noël à Haut-Vent, mais aussi dans d'autres sections, chacun voulant apporter sa contribution dans l'ambiance et la joie de ces festivités.

- Pour les fêtes de fin d'année, Fosses et ses différentes sections, se décore et s'illumine; Toutes ces guirlandes multicolores contribuent à apporter un air de fête dans notre ville. Dommage que les rues du centre soient encore trop peu décorées.

A nos abonnés extérieurs

Ces dernières semaines, de nombreux abonnés extérieurs nous ont téléphoné pour signaler qu'il n'avait pas reçu leur journal, ou alors le lundi ou mardi. Nous avons contacté un haut responsable de la Poste qui prendra, nous l'espérons, des dispositions pour éviter à l'avenir ces désagréments.

Cela est dû au nouveau système du courrier dit Prior qui, en principe, arrive le lendemain ; les hebdomadaires par abonnement (ce qui est le cas du Messager) bénéficient normalement de cet avantage. Sauf négligence au centre de triage de Charleroi, ce qui semble être le cas ! Espérons que notre réclamation portera ses fruits.

Les illuminations

D'année en année, un nombre toujours croissant de maisons se garnissent de guirlandes lumineuses de couleur, du plus bel effet et à certains endroits, c'est une véritable merveille de trouvailles dont font preuve certains habitants de notre entité. Fosses rivalise ainsi les localités voisines dans cette coutume aujourd'hui bien établie, de créer l'ambiance de fête par ces illuminations.

Les habitants de certaines maisons se sont vraiment surpassés ; nous n'en citerons aucune en particulier, mais il sera compliqué pour les jurys -là où il y a concours - pour départager ceux qui ont ainsi rivalisé d'ingéniosité et de goût dans cet art nouveau.

De retour ....

Il ne s'agit pas des hirondelles mais le printemps 2003 permettra de revoir « Clara Bistouille et Abel Zébuth » qui seront de retour !

Après une année sabbat(tique) au No Man's Land, nous sommes de retour. Sorcières et diables, à vos balais et à vos fourches... Le nouveau comité mis en place entend oeuvrer au maximum pour que notre groupe puisse à nouveau endiabler le Laetare.

Tous sont les bienvenus : femmes, enfants, hommes... Vous souhaitez nous rejoindre, alors n'hésitez pas à nous contacter, dans la mesure du possible après 17 heures

- Cécile Lamy 071-72.03.59

- Laëticia Vedovato 071-77.22.48

- Michelle Goffaux 0479-21.51.44

Mutuelle libérale

La permanence des Mutualités libérales, chez Mme Moreau, avenue Albert 1er, n'aura pas lieu le 2 janvier.

Souper raclette

La société royale Musique des Volontaires de la Marche Saint-Feuillen vous convie à son souper traditionnel « Raclette », qui sera servi le samedi 18 janvier prochain à la salle L'Orbey, à19h30.

En toute convivialité, venez vous détendre dans une bonne ambiance musicale et chaleureuse. Réservations pour le 15 janvier chez

- Jean Piéfort 071-71.26.97

- Emile Ducat 071-71.21.47

- Jean-Luc Boulanger 0496-35.88.19

- Jean-Marie Piraux 071-71.22.95

- Claude Barthélemy 071-71.31.54

Expo Petits formats

Nous vous proposons de venir admirer les talents de nos artistes locaux, jusqu'au dimanche 29 décembre, à la Maison de la Culture et du Tourisme, place du Marché 12.

En semaine, de 9 à 16 h ; le week-end, de 10 à 17 h.

On nous écrit...

L'excès nuit en tout, les automobilistes ont parfois des raisons de râler sur ce qui se fait pour « inciter les automobilistes à la prudence », mais trop, c'est trop ! Ainsi, nous recevons cette petite explication d'un lecteur.

Danger de collision

Je me suis trouvé dernièrement au bas de la route de Bambois, pour tourner vers la rue des Echevins devant un véhicule venant en sens inverse. La collision fut à deux doigts de se produire. En effet, des blocs sont placés devant le Crédit Agricole, presque jusqu'au milieu de la route. Lorsqu'une voiture vient dans l'autre sens pour prendre la direction de Bambois, on se trouve presque nez à nez avec cette voiture. Est ce un carrossier en manque de travail qui a demandé de placer ce « piège » ? On se demande à quoi rime ce barrage intempestif. Il y a déjà abus de poteaux et de casse-vitesse chez nous sans ajouter par-ci par-là ces chicanes pour courses d'obstacles, plus que dangereuses.

L.M.

Noël à Senior Amitié

Avec huit jours d'avance, ce groupement du 3e Age a bien fêté Noël. Une belle assemblée de près de 100 personnes a pieusement participé à une messe concélébrée en la salle du Collège par le Père Elysée, aumônier du groupement, notre doyen Michel et le P. Eusèbe.

A l'heure de l'apéritif, Mme Mazuin, présidente, s'est réjouie de ce 41 e dîner de Noël mais aussi de ce qu'il n'y ait eu, cette année, aucun décès dans le groupement ; par contre, on a accueilli huit nouveaux membres qui furent applaudis. La présidente a rappelé les activités de Senior Amitié

20 après-midi de cartes, 16 répétitions de la chorale, des excursions et visites intéressantes à Viroinval, Hastière et ailleurs, du théâtre (Trocadero, Malonne), la Sainte-Cécile des 3 chorales réunies, goûters de Pâques en avril et du Grand Age en novembre. Une belle vitalité donc de notre groupement qui a encore des projets pour 2003. Elle remercie donc tous les membres de son comité, si dévoués ; M. Frippiat, qui assure toujours l'ambiance musicale, et Lucia la cuisinière émérite avec toute son équipe.

Mais la Présidente voulut mettre à l'honneur tout particulièrement le chef de chorale, Jean Boccart, victime récemment d'un accident de santé mais heureusement revenu parmi nous ; et aussi deux dévoués : Jules Migeot et Olga, qui offrent le café à chaque répétition : ils reçurent des fleurs et un beau cadre les représentant en « 1900 » lors de leur prestation de novembre dernier.

M. le doyen évoqua Noël tout proche : fête de convivialité et de rencontre, à vivre en vrais chrétiens

il y a tant d'isolement dans le monde actuel, on a trop tendance à vivre chacun pour soi. Mais Noël est une fête de famille (au sens large), il faut garder espoir et confiance, même si de nos jours bien des familles sont éclatées, brisées. Aussi nous faut-il vivre nos vraies valeurs, accueillir, réconcilier, construire la paix entre nous. Et d'évoquer aussi notre jeune concitoyenne Céline Debuisson qui est partie aider des pauvres et des aveugles dans une région particulièrement défavorisée du Brésil : les collectes de Noël seront faites pour l'aider dans sa tâche là-bas. Une belle solidarité pour Noël.

Et le dîner se déroula dans une joyeuse ambiance festive, avec l'inépuisable répertoire de M. Frippiat et deux beaux chants interprétés avec finesse et sentiment par la chorale

« Ma parole », message du Christ, et l'incontournable « Douce nuit » sous la direction de Jean Boccart. En fin de soirée, la traditionnelle tombola avec quelques surprises, sema la joie de cette belle fête.

A nos correspondants

En raison du Nouvel An, nous demandons à nos correspondants et annonceurs, de faire parvenir leur texte un jour plus tôt que d'habitude, le mardi 31 au plus tard.

Le C.C.E. nouveau est arrivé !

Non, CCE n'est pas le nom d'un Beaujolais, c'est le Conseil Communal des Enfants qui vient de se renouveler ce 13 décembre. Et cela se fait de façon très sérieuse : dès octobre, les enfants conseillers de l'an passé sont allés informer leurs condisciples et lancer la campagne électorale parmi les élèves des 5e et 6e primaires des trois réseaux : communal, libre (Saint-Feuillen) et de la Communauté Française. On a vu ainsi fleurir dans les écoles des affiches " Votez pour moi... " avec déjà des promesses... Les élections se sont déroulées fin novembre et l'installation vendredi dernier.

Devant un beau groupe de parents et d'amis, devant le Bourgmestre, des échevins et des conseillers, les jeunes élus ont été accueillis gentiment par Benoît Spineux qui a expliqué avoir ceint son écharpe de Bourgmestre pour honorer ce Conseil Communal des Enfants. Etre conseiller, a-t-il expliqué, c'est poser un acte civique important : pendant encore un ou deux ans (pour les nouveaux), ils vont s'engager à chercher et faire avancer des dossiers. Mais cela prend du temps : il faut préparer le dossier administratif, trouver l'argent, obtenir les autorisations ; c'est ainsi que le projet de Ravel lancé en 1999, est toujours en attente d'une approbation ministérielle. Les enfants vont travailler en commissions, et décideront par votes, démocratiquement.

Mais d'abord, il faut installer les nouveaux élus : chacun, à tour de rôle, prononce la formule : " Moi, X, en tant que conseiller enfant élu par les élèves des écoles, je ferai tout mon possible pour remplir mon devoir envers la collectivité et non envers des intérêts personnels ". Pour ceux de l'an passé, il s'agit de " continuer une participation active "...

Il s'agit de :

- Pour l'école communale d'Aisemont :

Terry Populaire (déjà élu), et Benjamin Naniot

- Pour celle de Vitrival : Charlotte Denis et Grégoire Mathieu.

- Pour l'Ecole Saint-Feuillen : Eléonore Defreyne, Joris Gilson, Lara Glise, Juliette Joissains, Marie Ottelet, Bambara Paris (déjà élus) ; Alexandre Dardenne, Maximilien Kowialewski, Mélissa Masuy, Caroline Topet et Guillaume Vandenberg.

- Pour l'Athénée : Julie Biot (déjà élue) et Pernelle Binet.

Et tous ces jeunes tiennent à s'informer, à savoir comment fonctionne un Conseil communal, et ils posent une série de questions : Quelles sont les attributions des échevins ? (chacun d'eux répond et il n'est peut-être pas inutile de le rappeler :

- B. Meuler Culture, sport, jeunesse ;

- L. Titeux Finances, affaires économiques, cultes, enseignement ;

- M. Charles Urbanisme, environnement ;

- B. Buchet : fêtes, 3e âge, logement, emploi ;

- Le Bourgmestre : Travaux, Personnel communal, Incendie, Police.

Quel est le rôle du Bourgmestre ? Gérer la commune, assurer la sécurité, organiser les travaux, présider le Conseil communal et le Collège échevinal.

- A quel âge peut-on être élu ? Pour combien de temps ? Comment vous est venue l'idée ? Est-ce la suite de son père ? Les élections donnent-elles du stress ? Peut-on assister au Conseil communal des adultes ?Ici, le mayeur lance un appel : il souhaite autant de public que ce soir et invite déjà à la séance du jeudi 19 décembre : venez voir comment cela se passe.

Voilà donc installé le nouveau Conseil communal des Enfants. Ils vont, avec l'aide des animateurs du centre Culturel Bernard Michel, Brigitte Romain et Evelyne Ficart, participer de manière active à la vie de leur quartier et de leur commune, débattre démocratiquement, confronter leurs idées, exprimer leurs points de vue. Tout cela est évidemment éminemment pédagogique, excellent pour leur formation. Et ils représentent leurs amis !Ils ont d'ailleurs déjà des projets : un parcours santé au Bois de Sainte-Brigide (présenté en 2001, on attend la décision) ; leur budget 2003 à présenter au Conseil communal ; un " jumelage " avec le C.C.E. de Frasnes-lez-Anvaing (Tournai) ; retravailler le dossier " Plaine de jeux " et... une surprise pour le mois de mars

Bonne route donc au C.C.E.

Le nouveau livre de Jean Lecomte

Nous avons donné la semaine dernière une présentation du nouveau livre de Jean Lecomte sur notre histoire locale et le titre est évocateur de la démonstration qui y est faite : Eveil de la démocratie â Fosses-la-Ville aux XIIIe et XIVe siècles. Avec une documentation très poussée mais très agréable à lire, l'auteur y présente en effet nos institutions communales à cette époque et montre combien le régime d'alors était bien plus démocratique que nos régimes actuels, appelés aussi "démocratie" mais qui n'en sont plus en fait qu'une pâle copie. Les Fossois bénéficiaient, en ce Moyen Age que l'on dit bien à tort obscurantiste, d'un système de décisions direct, par l'assemblée des chefs de familles, alors qu'actuellement nous désignons des représentants qui ne font pas toujours (pas souvent ?( ce que les électeurs auraient souhaite ! L'article préparé était trop long pour la mise en page. Voici donc la suite.

QUESTIONS A L'AUTEUR

Comment vous est venue cette passion pour l’histoire de Fosses ?

En 2e candidature de Droit, le professeur Gilissen nous a chargés d'un travail de recherche historique et comme j'étais de Spy, il m'a suggéré le record de 1447 de Fosses. Il a été surpris lui-même par l'ampleur de cette idée de démocratie. Venu à Fosses comme Juge de Paix, je me suis davantage intéressé à l'histoire locale et dès la première réunion du Cercle d'Histoire, j'ai annoncé mon intention d'étudier les institutions de Fosses au cours des siècles. C'est passionnant.

Où donc avez-vous pu puiser toute cette matière ?

Il est évident qu'il est rarement possible de consulter les documents authentiques de l'époque, souvent indéchiffrables pour un non-spécialiste. Mais si ce travail demande énormément de lectures, comme Godefroid Kurth, L. Génicot, les Bollandistes, la fameuse Monumenta Germanii et bien d'autres, cités en notes, on les trouve aux Archives de l'Etat à Namur et à Liège, aux Archives du Nord à Lille, dans les bibliothèques universitaires. Il faut évidemment beaucoup chercher, compulser, comparer, vérifier, comprendre...

L'un ou l'autre détail particulier ?

Lors d'une exécution capitale réclamée par Fosses et Floreffe, à Auvelais-le-Comté, chacune des parties fournit deux cordes afin que nul n'ait plus de droit que l'autre, ni que l'on sache vraiment quelle corde avait servi... L'usage se prolongea et à chaque exécution le maire fournissait quatre cordes, le bourreau les jetait derrière lui et en reprenait une au hasard... Ou encore cette curieuse exemption fiscale : les bourgeois de Fosses ne devaient pas payer le tonlieu sur l'achat et la vente des marchandises, sauf pour les chevaux, juments et... les couettes d'oreillers remplies de plumes...

LE FOSSEU ET NOS ARMOIRIES

Lors de la demande de nouvelles armoiries, suite aux fusions de communes de 1977, la Ville avait proposé, sur rapport de Maurice Chapelle, de se baser sur les anciens sceaux de l'échevinage, de 1235, où l'on voit un homme brandissant un outil douteux, où certains ont vu un fléau pour battre le grain, ou celui de 1291 où l'outil semble plutôt un pic /mais le sceau est cassé et incomplet. Et après discussions et sur suggestion de M. Lecomte, c'est la première supposition qui a été retenue et imposée par le Conseil d'Héraldique qui n'en voulait pas d'autre : le blason actuel de Fosses porte donc, d'après un dessin de feu Jean Jadin (le jeune) un homme vêtu d'un sarrau, portant un fléau.

Mais au cours de ses recherches ultérieures, M. Lecomte a trouvé aux Archives du Nord à Lille une charte de 1431 (pour un traité de paix conclu entre l'évêque de Liège et le duc de Bourgogne Philippe le Bon/, portant le sceau de Fosses (avec ceux de 25 autres villes/, dont il donne reproduction agrandie en page 157 de son ouvrage et là, sous le lion d'Ecosse (les Scots irlandais ont donné leur nom aux habitants du nord de la Grande-Bretagne), le personnage incliné manie bien non un fléau mais, de toute évidence, une houe d'écobuage, destinée à essarter ou à creuser un fossé: Des activités bien de chez nous à cette époque. On en revient donc à la première idée du blason fossois qui ignorait le fléau. Et ici, on peut relever un jeu de mots dont étaient friands les gens du Moyen Age : cette houe à écobuer s'appelle en wallon : on fosseù et le rapprochement avec Fosses va de soi. On avait déjà ironisé de même avec le blason précédent (de 1864) de " l'homme à la bêche " creusant une fosse (d'où le surnom de Fossoyeurs souvent donné aux Fossois). Mais alors que les sceaux du XIIIe siècle pris comme modèles étaient relatifs à l'Echevinage (cour de Justice), ce sceau de Lille est bien celui de la Ville. Et, comme dit M. Lecomte, "l'homme au fosseù, c'è-st-on Fosswès à l'bèsogne"... Mais notre blason de l'homme au fléau est fixé pour l'éternité...

PRATIQUE.

Ce 3e tome de l'importante étude de J. Lecomte sur notre histoire, L'éveil de la démocratie ci Fosses-la-Ville aux Xllle st XIVe siècles est en vente au prix (démocratique) de 8 € au siège du Syndicat d'Initiative, dans les deux librairies fossoises et certaines librairies spécialisées de Namur.

Photo rétro

Les confirmants de 1946

Lors de la confirmation de 1946 à Fosses, c'est M. et Mme Pierre Mazuin qui étaient les parrain et marraine des 48 communiants de 1944, 1945 et 1946. Ces enfants avaient été reçus à la villa « Mon Rêve », avenue Albert ler 44 (maison rachetée et puis transformée par Georges Moreau et située vers le milieu de l'avenue). Il n'a pas été facile de donner un nom aux visages de tous ces enfants, mais la plupart ont tout de même pu être identifiés. Si certains se reconnaissent ou peuvent compléter cette recherche, i1S peuvent nous le faire savoir.

On reconnaît

- au premier rang, assis ou accroupis, de g à dr. : X, Eugène Michel, Roger Collart, José Mazuin (fils du parrain), Pierre Mazuin, X, le vicaire Lottin, Mme Mazuin (Madeleine Puissant, toujours en vie), Franz Mazuin (leur second fils), Eugène Dumont, Roger Rousseau, Willy Wauthia, Nestor Hennin.

- aux 2e et 3e rangs confondus : Roger Capelle (†), X, X X, à l'arrière Willy Michel, Jean Jadin (†), André Prévot, X, X, X, Jacques Marlier, X, Marcel Gosset, derrière lui Georges Biot (†), Léon Collin, André Hennin, jean Mathieu, Jacques Mauclet (†un peu décallé), Marcel Renard, Léopold Hennin (en retrait), Yvan De Smet, Fernand Marichal et Joseph Vandenbulte.

- à la quatrième rangée : Guy Dubisy, X, Pol Michel, X (qui se retourne), Jean Teirlynck, Henri Prinssen, Vital Bayer (†).

- dernière rangée, devant le balcon

Marcel Demanet (†), Emile Gosselin (†), Pol Evrard, Jean Dubisy, Emile Damanet, Madame Elise Mazuin (maman de Pierre), X, Pierrot Mazuin (sans doute monté sur une chaise), Auguste Fremy, M. Hubert Mazuin (papa de Pierre), Maurice Honnay (†), Raymond Marique (†), Marcel Nulens.

Que nous réserve 2003 ?

A l'aube d'une année nouvelle, on se pose souvent la question de savoir ce que nous réserve l'année à venir.

Nous lisons dans la presse qu'un statisticien a constaté que toutes les grandes éruptions volcaniques ont eu lieu les années où le millésime se terminait par 3. Il rappelle ainsi 32 années qui prouvent ses dires, à commencer par 203, la violente éruption du Vésuve. Et il prévoit donc le pire pour 2003 !

Mais si on multiplie ces 32 années par nos dix chiffres, on arrive à 320... sur 2.000 années. Alors, pas de quoi se tracasser ! Oublie-t-il que 2002 a connu une série de catastrophes dues à des éruptions volcaniques. Chaque année a son lot de secousses de ce genre et ce n'est pas parce que l'on sera en 2003 qu'il faut craindre le pire. Ce pire ne sera-t-il pas plutôt une possible guerre en Irak, ou ailleurs ?

Pour connaître les hauts faits de l'année à venir, certains se réfèrent aux voyants de tous acabits. Existet-il de vrais voyant(e)s ? Etonnant que personne n'ait prévu la destruction des tours jumelles de New York... Un fait qui a tout de même marqué un tournant important dans la sécurité du monde civilisé.

Qwè-ce qui n' va nin ? (3)

- Le trafic sur nos routes et dans nos rues. - Francorchamps a émigré un peu partout : dans la rue du Grand-Etang, à Bambois - sans qu'il y ait de publicité pour le tabac ! - pour ne citer que cette rue là, il y a une plaque «« Radar »» et une autre « Priorité de droite absolue ». A quoi ça sert ? Cela s'adresse à des gens qui savent lire ; or, les conducteurs qui empruntent cette rue entre 5 h 30 et 8 h 30 le matin, ne savent pas lire ! Il ont sti è scole quand lès maisses alin.n' mèchener !

Les croix de Saint-André qui, dans la même rue, préviennent des priorités de droite, sont ignorées. Si vous êtes prudent et ralentissez pour ne pas être surpris par quelqu'un qui, fort de son bon droit, prend la priorité qui lui revient, on vous double sans vergogne et, parfois, l'imbécile, un index à 1a tempe, veut vous attribuer son imbécillité. Pourquoi ne pas mettre des radars ? Les amendes perçues auront vite couvert les frais d'achat et d'installation et, last but not least, la sécurité sera renforcée de beaucoup.

- Notre gouvernement, qui a été si diligent pour enquêter sur la mort du dictateur sans scrupule Lumumba, allant jusqu'à présenter des excuses, montre beaucoup moins d'empressement à rechercher les commanditaires du soi-disant Belge, speaker de Radio Mille Collines, qui excitait la populace hutue contre les Belges. Il ne faisait pas cela de son propre chef. Et d'où provenaient les armes qui ont servi à assassiner nos 10 commandos?

- Dans l'affaire Dutroux, le jeu des avocats dégoûte. Quand Nihoul, pour se disculper, accuse la Gendarmerie et même le Roi, il donne raison au juge Langlois ,qui veut le traîner devant les Assises. On n'est jamais nwàri qu' pa do nwàr et man.ni qu' pa do man.nèt !

- Dans l'affaire Pirson, le bon père de famille n'y peut tout de même rien si ses enfants préféraient le méthanol au coca-cola ! Chake si dos', hin ! Vos qui lit çoci, vos bwèvoz quekefiye volti do méthanol èto ! Duvint nin ? Si ça vos chone bon !

R.A.A. VIROUX

La presse... revue

par Zorro

- Samedi : « Il nous manque douze minutes de rire par jour » et la campagne électorale ne fait que commencer.

- Dimanche : « Un conseil où on se dit tout... » - Ce sera le Conseil communal de notre bonne ville le 28 décembre 2002. Bonne fête, Mesdames, Messieurs les conseillers...

- Lundi : « 500 FB deviennent 50 eur » - Rupture de stock dès la première heure. Une plainte a déjà été déposée pour arnaque et publicité mensongère... - Mardi : « Les fonctionnaires sont stressés et harcelés » - On y est, les mensonges habituels de la période électorale...

- Mercredi : «L'eau demain plus limpide » - Les forêts plus vertes, la vie moins chère, l'herbe plus tendre, les femmes plus souriantes, les élections et puis plus rien...

- Jeudi : « Isabelle Durand n'aime pas les gares à la campagne » - Cela tombe bien car les gares à la campagne n'aiment pas Isabelle Durand.

- Vendredi : « Police : qui fait quoi ?».

Armand y va chercher de l'eau, Jean y prépare les tasses, Paul pousse sur le bouton du percolateur, Jacques imite le répondeur téléphonique, Christian va chercher les croissants, Arlette est aux toilettes et le chef fait des rapports pour se plaindre qu'il manque de personnel...