N°45    22 ovembre 2002

Le tirage au sort :

autre folklore de chez nous

Les obligations prônées par nos dirigeants évoluent constamment depuis quelques années, le service militaire a été supprimé. Il était obligatoire pour tous, sauf pour quelques-uns qui avaient la « chance » d'être réformés, pour diverses raisons. Mais il fut une époque où le service militaire dépendait uniquement d'un « coup de chance ».Jusqu'en 1909 en tout cas, le « tirage au sort » était l'événement le plus important de l'année. Il désignait les futurs miliciens.

On tirait au sort chaque année au début de février. Les conscrits les plus forts et les plus grands étaient considérés comme des hommes d'élite et ils étaient destinés aux régiments de cavalerie et d'artillerie. Les autres étaient répartis dans les régiments d'infanterie.

La durée du service militaire était alors de 4 années pour les « soudars à tch'vau qui étaient lanciers, chasseurs, guides » et de trois ans pour les autres armes (les soudars à pids, les pioupious).

On comprend que le tirage au sort était fort craint, dans les campagnes surtout, quand on songe que le départ d'un fils de 20 ans privait le cultivateur d'une main-d’œuvre et que le campagnard, de nature très indépendante, redoutait le moment où il devrait se plier aux commandements.

A la suite de cette hantise, il en résultait un grand nombre de pratiques tant religieuses que superstitieuses. On comprend donc l'angoisse des familles dès la réception de la convocation au tirage et jusqu'au jour fatal du tirage. Dans tons les foyers, on recourait à la formule magique et secrète qui devait écarter le mauvais sort : prières, incantations fétiches, talismans, interventions de cartomanciennes et de sorcières, pèlerinages aux saints, etc.

Le jour du tirage au sort, les conscrits de chaque village du canton se réunissaient et, sous la conduite du secrétaire communal, le cortège des futurs appelés, précédés d'hommes et de quelques femmes, de tambours, joueurs de fifres et parfois d'accordéons, s'avançaient vers l'Hôtel de Ville de Fosses où le tirage avait lieu à la Justice de Paix.

Voyons comment se déroulait ce tirage au sort. On tirait par commune, dans l'ordre alphabétique. Dans la salle de la Justice de Paix, le juge siégeait devant li « toùrnwàre » avec ses assesseurs. Les gendarmes en colback, haut bonnet à poils, montaient la garde d'honneur. Le conscrit entrait sans se retourner, retirait du « tambour » qui était sans cesse actionné par une manivelle, une gaine de bois, « li cossète », qu'il remettait au président. Celui-ci en retirait un numéro roulé, le lisait, criait le numéro qu'il donnait ensuite au milicien. On disait que pour être chanceux, il ne fallait pas prendre la première comète saisie, mais une autre le numéro le plus bas était le « bidet », et le plus haut s'appelait le « laurier ». Les mauvais numéros étaient les plus bas, les plus hauts formaient les bons. Celui qui tirait un bon numéro ne partait pas. Les autres, les « malchanceux », étaient certains d'être soldats, sauf en cas de réforme : fils unique, cadet dont l'aîné avait été militaire, malformation physique, etc.

Si, par hasard, les conscrits d'un même village sortaient de l'urne un trop grand nombre de bons numéros, ils étaient houspillés lorsqu'ils sortaient dans la foule, massée à la sortie de l'Hôtel de Ville.

Deux tiers dehors, un tiers dedans ! Parfois, des colères explosaient, des haines s'allumaient, de village à village, de famille à famille. Des batailles rangées marquaient chaque tirage. Les « malchanceux » pouvaient néanmoins se faire remplacer, légalement, moyennant une somme de 1.600 F à verser à un organisme reconnu. Par exemple, un journal annonçait : « On demande un remplacement pour la milice ; s'adresser au notaire Franceschini à Fosses. Le Messager de Fosses du 11 juin 1881 annonçait : « Remplacement militaire pour la Belgique ; s'adresser à H. Leurquin, à Auvelais. Il demande des volontaires pour le service ».

La somme de 1.600 F était allouée au jeune homme qui acceptait de remplacer le « tombé », ou malchanceux. Mais il fallait être de parents aisés pour se permettre une semblable dépense. Le plus souvent, le remplaçant avait terminé son propre service militaire dans des fonctions « carottes » telles que ordonnance d'officier, cuisinier, clairon... Certains remplaçants ont ainsi accompli deux, trois, voire quatre périodes. On les appelait les « mougneùs d'gamèles ».

A sa sortie du local du tirage, le candidat chanceux conservait le numéro qu'il venait de tirer, une garantie en cas de contestation éventuelle. Il l'arborait à son couvre-chef ; le sort en était jeté. Il était saisi par des poignes solides et jeté dans la foule de parents et amis, pour être porté en triomphe. Mais il pouvait aussi être « rossé » s'il avait pris un mauvais numéro. Parfois même, on lâchait des pigeons dont la patte était garnie d'un message, pour prévenir les parents ou voisins restés au village, ou l'on courait à toutes jambes pour annoncer la bonne nouvelle dans les logis.

Celui qui avait tiré le bon numéro sautait tellement de joie que, parfois, il ne faisait qu'un bon pour dévaler les marches de l'Hôtel de Ville, au risque de se blesser.

A la sortie de l'Hôtel de Ville, sur la place du Marché, des camelots vendaient des cocardes en papier, des rubans, de grands numéros rouges pour les « bons », blancs pour les « tombés » et roses pour les « douteux », ceux qui devraient remplacer les exemptés s'il y avait lieu. Les boutonnières et des coiffures s'ornaient de décoration et la musique était au poste pour accompagner les heureux. Les cortèges se formaient pour se rendre dans les cafés, tambours en tête.

Après plusieurs tournées entrecoupées de chansons, qui allaient de la joie (« Li tirâdje au sôrt è-st-on amusement »), à la tristesse (Mon Diè Marrie, qué misère... »), à la philosophie (Conscrit, quand tu partiras, ne pleure pas... »), ou à la protestation véhémente (« A bas l'impôt du sang»).

Après ces tournées joyeuses, on regagnait le village ou le quartier pour retrouver les proches et les amis qui attendaient l'arrivée du cortège pour poursuivre la fête dans la meilleure ambiance. L'on chantait et l'on mangeait des gaufres, cuites rapidement, pour la circonstance.

Et, sans aucun sentiment envers les malchanceux, la soirée se terminait, pour les « chapés » en chansons et en libations. « Tant pîre po lès cias qu'èstin.n' tchèyu d'clins ! ».

(Extrait d'un article de Maurice Chapelle)

Les résultats du tirage au sort du mardi 18 février 1902 pour la milice de Fosses

FOSSES

Bertrand Jh 101

Colette Victor 98

Lainé Jules 129

Leloup Aimé 102

Cosme 114

Louis Jules 75

Davio Adelin 57

Mathot Alfred 47

Defoin Ernest 132

Monroy Georges 84

Dupuis Joseph 64

Poussier Georges 115

Gosset Emile 86

Puissant Félix 105

Gubin Théodore125

Romainville Cam. 96

Hardy Emile 55

Sonnet Jules 59

Honnay Fd 61

Urbain Fernand 63

Jadoul Joseph 109

Viroux Joseph 79

Jaumain Alph. 126

Wathelet René 107

AISEMONT

Folon Félix 51

Migeot Félix 73

Maufront Joseph 65

Migeot Joseph 130

Mélan Edmond 48

Saubleu Arthur 92

Michaux Baudouin 85

LE ROUX

Dubois Jules 50

Pasleau Alphonse 133

Dumont Oscar 69

SART-EUSTACHE

Mathieu Armand 99

SART-SAINT-LAURENT

Cheverier Jules 45

Motte Charles 128

Collard François 88

Romedenne Jules 112

Gillain Eugène 119

Van Cutsem Fd 52

Mathieu Adelin 117

VITRIVAL

Colin Célestin 110

Leclercq Isidore 134

Colinet Joseph 122

Mathot Emile 78

Fauconnier Alb. 49

Molle Jean 124

Lambotte Jules 103

Parent Jules 135

Signalons que la milice de Fosses comportait aussi les communes de Franière, Falisolle et Biesmes.

Le monument au Roi Albert

Notre bon vieux roi Albert a déjà déménagé à trois reprises. Serait-il si gênant ? Non, c'est plutôt les voitures qui le gênent, et là où il trône actuellement on lui souhaite de rester définitivement, aux côtés d'un autre héros de nos armées, le sergent Chabot. C'est en 1936 que. Mme Delmotte a offert ce monument à la ville, en mémoire de notre Roi Chevalier, décédé deux ans plus tôt. Il fut d'abord implanté place du Chapitre, mais pour agrandir le parking, en 1954, le monument fut déplacé sur la place d'En Leiche. Mais lors des cérémonies patriotiques, on devait arrêter la circulation ; C’est la raison pour laquelle il trône aujourd'hui rue des Tanneries (square Chabot).

Oxfam (Fosses)

MAGASINS DU MONDE

fête son l0e anniversaire

Ce samedi 23 novembre, au magasin

Oxfam, rue des Egalots 1, venez participer au Petit Déjeuner (made in dignity). Oxfam mène, depuis des années, une campagne pour un commerce équitable et à venir en aide aux nombreux paysans exploités dans les pays où l'on pratique une main-d’œuvre dérisoire.

Entre 8 h et 17 h, vous pourrez bénéficier d'un repas copieux, composé de' produits de, ces pays défavorise ( fils pains à la quinna, avec choco, confiture, miel et autres confiseries et boissons thé, café, cacao, jus de fruits, potage mexicain), pour 4 euros seulement (2,5 euros pour les enfants en dessous de 10 ans).

Une réservation est souhaitée, (071 71.46.28, de9 à 12h et d e14 à 17h), mais vous pouvez venir spontanément

Vous y serez accueillit très cordialement et pourrez vous procurer les produits disponibles ainsi que l'artisanat de ces pays.

La fête de la Dynastie

Cette année, le traditionnel Te Deum chanté à l'occasion de la fête du Roi s'est déroulé à l'église de Bambois. Une forte délégation des associations patriotiques, précédée de plusieurs drapeaux, le bourgmestre B. Spineux, des échevins, des conseillers commuaux et du CPAS, le colonel Chabot, la direction des écoles communales et libres, ont honoré cette cérémonie de leur présence. Le prêtre officiant a rappelé l'importance de cette manifestation qui s'inscrit parfaitement dans le respect que chacun doit à son pays, à sa liberté obtenue grâce au sacrifice de certains et à ses valeurs démocratiques.

A l'Etat-Major

Les officiers de l'Etat Major tiendront leur assemblée statutaire annuelle ce vendredi 22 novembre à 19 h 30, au local des Grenadiers, La Posterie, place du Marché.

Sainte-Cécile

Ce vendredi soir, la chorale Bebronae Cantores se retrouve en de joyeuses agapes. Dimanche, trois chorales de Senior Amitié : Fosses, Namur et Auvelais, animeront la grand-messe de 11 h en la collégiale, avant leur dîner traditionnel.

Attention aux arnaques

Une dame avait acheté un petit chien dans un magasin d'animaux de Gilly. Huit jours plus tard, le chiot mourait et l'analyse décela le typhus. Le chenil qui a fourni ces chiens au magasin serait installé dans la région de Mettet. Le chien d'une amie - heureusement vacciné contre le typhus -au contact de ce chien, contracta néanmoins une maladie. La cliente de ce petit Lassie, qui a coûté 450 € n'a pas pu être remboursée. Cette dame voudrait donc mettre en garde les amateurs de chiens afin qu'il prennent leurs garanties lors d'un achat, car des animaux, paraît il, viennent en masse des pays de l'Est, sans soin, sans vaccin, et sans doute porteurs de maladies.

J. S.

 

Idées cadeaux

Vous avez encore le temps, mais retenez tout de même les 13 au 16 décembre, au cours desquelles aura lieu la vente des nombreuses réalisations de style « boutique » conçues par les bénévoles du Home Dejaifve.

Décès d'une brave

Il nous arrive plus rarement d'annoncer le décès des dames, qui ont moins l'occasion de participer à la vie publique. Nous avons appris ce jour le décès de Madame Irma Mathot, veuve d'Edouard Michel. Elle était âgée de 96 ans, était née à Fosses et avait épousé un Fossois qui travailla tout d'abord comme plafonneur, puis fut le dernier « sonneur » de la collégiale. Le couple eut 3 garçons et notre défunte connaissait 15 petits-enfants et plusieurs arrière-petits-enfants. Elle était seconde sur la liste des plus âgés de l'entité, figurant sur la liste de Vitrival, car elle résidait encore en ce début de 2002, au Home Bendric, après avoir été aussi résidente quelques années au Home Dejaifve. C'était une Fossoise de souche, qui a vécu une vie discrète, entièrement dévouée à sa famille, à qui nous présentons nos plus vives condoléances.

Chez les Sorcières

Comme vous le savez sans doute, le groupe des Sorcières est en danger. Le comité officiant depuis de longues années est à présent dissous. Un avis est lancé a toutes les personnes susceptibles de reprendre le groupe en mains et assumer le rôle de secrétaire, trésorier (ère) et président(e). Les candidatures des parents des enfants sont évidemment les bienvenues, même si ceux-ci ne dansent pas. Actuellement, les postes de secrétaire et de présidente) sont vacants, étant prête à continuer mon rôle de trésorière.

Je vous propose de m'envoyer vos candidatures le plus rapidement possible, afin de reformer un comité et ainsi honorer de notre présence maléfique les rues de Fosses-la-Ville lors du Laetare.

Je vous invite d'ores et déjà à une réunion où nous pourrons discuter de l'avenir du groupe le samedi 14 décembre, à 19 h 30, salle du rez-de-chaussée de la Maison de la Culture

Savez-vous aussi qu'un site Internet est dédié à notre groupe ? Si le cœur vous en dit, une petite visite est très instructive et très récréative

http://ibelgique.ifrance.com/sorcières Cécile Lamy, Fosses, 71.23.64

Li Soce des Comédyins fosswès

C'est donc ce samedi 23 à 20 h et ce dimanche 24, à 16 h. que Li Soce dès Comédyins fosswès présentera une soirée spéciale, en la salle de l'Athénée (anc. Ecole Moyenne), à l'occasion du Xe anniversaire de sa création. Rappelons le programme

1. Par « Li p'tite Soce »

- « Hé, ti ! », une pièce en 1 acte de Fr. Honnay et Claudine Franceschini. - « Mâtchand d' mouchon » de Karl Valentin, adapté par C. Franceschini. - « C' n'èst nin di m'difaute » un sketch de Fr. Honnay

2. Par « Lès Viyès rosses » - «Thé Dansant »,

- « l'Etèrmint » et

- « Alez lès P'tits » de F. Honnay. 3. Pour terminer, en 3e partie

- « Ebaras po on mwârt », pièce en un acte de N. Trokart, adapté par Em. Lempereur, par Li Soce dès Comédyins fosswès.

Avec la participation de musiciens de la Royale Philharmonique

Le prix d'entrée est de 5 € (gratuit pour les - de 12 ans). Cartes en prévente chez les membres de la troupe et au Centre communautaire, place du Marché, au prix de 4 €.

Cette soirée est présentée avec la collaboration du Centre culturel de l'entité fossoise et de l'Echevinat de la Culture

Grand succès de l'exposition d'histoire

Magnifique ! Splendide ! Remarquable ! Admirable ! Unique ! Quelle belle réalisation !... Les qualificatifs les plus élogieux ont été émis par le nombreux public qui a visité, le week-end dernier, l'exposition du Cercle d'Histoire intitulée « Vingt siècles d'histoire de Fosses ». Et ils furent nombreux : Plus de 750 personnes, dont 300 enfants des écoles ont pu apprécier le gros effort de la petite équipe du Cercle.

Ce n'était, au départ, qu'une simple idée: évoquer notre histoire locale. Mais avec quoi ? Tout de suite, cette excellente suggestion de présenter les portes des anciens remparts : c'était déjà une belle évocation du passé. Et à l'intérieur des espaces ainsi délimités, des époques, des tranches d'histoire. Ce fut alors une recherche tous azimuts pour trouver de la documentation : Documents d'archives, photos et aussi des obJets, ustensiles, outils rappelant les conditions de vie et de travail d'autrefois.

Les trois jours de montage furent stressants, dans une pression infernale, mais le résultat nous semblait satisfaisant. Le public le jugea formidable.

Vendredi soir, devant les autorités communales et environ soixante invités, le président du Cercle, J. Romain, rappela la fondation, en février 1992, d'un groupe d'amateurs désireux d'apprendre notre histoire, avec d'abord des exposés schématiques de Roger Angot, du président, de Jean Lecomte et d'autres sur les sujets les plus variés. Et pour ce dixième anniversaire, cette belle réalisation que le bourgmestre B. Spineux se dit heureux d'inaugurer, en tant qu'ancien professeur d'histoire et de mayeur de la ville. Ce fut donc une jolie découverte que chacun trouve fort intéressante et enrichissante.

Samedi et surtout dimanche, ce fut un défilé ininterrompu de visiteurs admiratifs et enchantés. Lundi et mardi, douze classes de nos écoles ont pu profiter de visites guidées avec force explications dont les enseignants tireront matière à leçons d'histoire et de choses. Car tout était aussi éducatif : la ligne du temps avec plus de 80 dates d'événements divers ; la nourriture au Moyen Age ; le conscrit de Napoléon ; le coin Poste, la cuisine 1900 et tous ses ustensiles ; le coin école ; l'outillage de la moisson et de la vie rurale ; l'évocation des guerres 14-18 et 40-45 (les gamins se précipitaient sur les armes, casques et uniformes...) Et ces splendides robes noires, capelines et chapeaux...

Beaucoup ont regretté la brièveté de l'exposition et l'absence d'un « Livre d'or » où ils souhaitaient mettre par écrit leurs impressions élogieu-ses. Les organisateurs en ont été touchés et garderont le souvenir de cette grande satisfaction du public envers leur réalisation.

Qu'il me soit permis de remercier ici ces collaborateurs, membres de la commission spéciale créée à cet effet, qui ont largement travaillé à ce succès : Victor Michaux et Freddy Tahir qui ont monté les panneaux des portes ; Sylvia Santarossa et Christelle Migeot qui les ont recouvertes de ces bandes reproduisant les vieilles pierres (et elles ont poussé le souci de la perfection jusqu'à enduire ces bandes de toile d'une sorte de colle, les appliquant sur un vieux mur pour en obtenir le relief avant de les peindre : un travail fou !) ; Mme Régine Franceschini et Andrée Bacq pour l'habillage des mannequins et la recherche de toutes ces splendides toilettes ; Eugène Kubjak qui nous a trouvé tant d'objets et ustensiles (cuisine et jouets) ; Maurice Moray et Victor Mélan pour diverses initiatives ; Bernard Hanne avec ses découvertes diverses (dont le squelette qui fit sensation, extrait avec soin et l'aide de Freddy de la tranchée du Vieux Cimetière) ; Gérard Roggen et sa documentation sur le Cimetière américain ; Madeleine Dubois (encore merci pour le café apporté chaque jour du montage !) ; Bernard Cousin et le coin école ; Jean Radelet (lettres du conscrit de Napoléon) ; Jean Lecomte qui nous a

prêté de précieux documents de la Justice de Paix, dont cet acte de 907. Et aussi toutes les personnes qui nous ont prêté des objets. Et des remerciements tout particulier à l'Administration communale et au Centre Communautaire et Culturel de l'entité pour leur aide précieuse.

Beaucoup ont demandé quand on recommencerait. Etant donné la somme de travail que réclame une telle organisation, disons en tout cas : pas avant dix ans

L'histoire n'est pas le sujet le plus accrochant pour le grand public, une accumulation de dates reste fastidieuse, mais le succès rencontré par cette exposition et l'enthousiaste admiration de tous les visiteurs a montré que nombreux sont les Fossois (et de bien d'autres personnes des alentours) qui ont été intéressés par cette belle occasion d'apprendre notre passé.

 

Photo rétro

Le corps professoral

de l'Ecole Moyenne de Fosses

Précisons que tous les professeurs de cette époque ne figurent pas sur la photo ; ceux et celles qui n'avaient sans doute pas cours à ce moment.

Il est difficile de préciser l'année, sans doute vers 1971. On reconnaît

- assis : Mmes ou Mlles Eliane Silien, Namur Willot Nadine Cobut Marguerite Colon, M. Jean Gérard (directeur), M. Roger Angot (directeur du primaire), X., Mme Louise Piette, Mme M.-Jeanne Callens.

- au second rang, debout : Roger Porignaux, André Devresse, Mmes A.-M. Quinart, L. Marée, Mlle Alberte Pirard, Mmes Claire Lambert, Jeanine Duchâteau, M. Calabres, Michel Mathot, Jules Noël, X., François Mirgaux, Femand Leclercq, Lucien Petrus.

- au troisième rang, debout : Alex Chenut, Mmes Jeanine Fraiture, Suzy Marique, Mlle Poulain, Nadine Migeot, X., Francis Minguet, Willy Lenoir, Pierre Robat, Georges Piret, Jacques Fadeur, Joseph Poncelet, Armand Jamotton, Willy Figula, Camille Férir, Michel Mesureur, R. Delbart, Jean-Claude Mathieu, Gilbert Vandermesse.

La presse... revue

par Zorro

- Samedi: « Un coup de couteau au cœur » - Coup de foudre, coup de chance, coup de pub, coup de chapeau, coup de gueule, coup de folie, coup de pied, coup de cœur...

- Dimanche : « Plus très catho. l'école libre ? » - Normal, car de plus en plus libre.

- Lundi : « Début d'incendie dans un poulailler industriel » - Pas grave, Germaine, on va surgeler du poulet rôti...

- Mardi : « Comment les fumeurs vont doper les pensions... ? - Encore une idée des politiques, celle-là : faire payer plus, ceux qui en profiteront le moins, c'est beau la solidarité.

- Mercredi : « Pour une fille, enseignante. c'est mieux » - que femme de charge, femme-cheval, chômeuse, femme au foyer, sage-femme, bonne sœur, femme de petite vertu...

- Jeudi : « Manœuvres américaines un Marine tué par des inconnus » -Dans un prochain numéro, je m'engage à parler des inconnus tués par les Marines américains en manœuvre...

- Vendredi : « Les consommateurs sur le grill » - Menu copieux cette semaine : lundi du poulet, vendredi, du tout cuit. La recette est simple : vous prenez un être humain ordinaire, bien tendre. Vous le laissez mijoter à feu doux, le temps d'une législature, vous le saupoudrez copieusement de promesses électorales et cinq ans plus tard, c'est doux comme un agneau...

ZORRO

Un concert exceptionnel

Après le Concert de musique Médiévale organisé le mois passé, le Centre Communautaire et Culturel a continué son périple à travers le temps et, toujours en compagnie de Gero Immordino, parfois Ménestrel, mais toujours chanteur à la voix exceptionnelle, c'était pour un concert de musique baroque de très grande qualité que le public s'était rassemblé une fois de plus à la collégiale Saint-Feuillen..

Pour découvrir la musique baroque, nous avons eu la chance d'applaudir le quatuor « Appassionato ),, né de la rencontre de 4 musiciens professionnels dans le cadre de concerts symphoniques de haut niveau.

Il est composé de Joëlle Hanssen et Isabelle Lachapelle au violon, Sylvia Lachapelle, alto, Charlotte Danhier, au violoncelle, toutes quatre Premier Prix des conservatoires de Bruxelles ou de Mons

Ces nobles dames en costume d'époque étaient accompagnées de Patrick Martin à la flûte et enfin de Gero Immordino, au chant .

Quelle voix exceptionnelle, une voix d'or qui se mariait admirablement dans cette musique, aux aigles et garnitures baroques de laiton de l'entrée du chœur de la Collégiale.

Ère des contrastes, aussi bien en musique que dans les autres arts, l'époque baroque a tenté de „ dire un monde où tous les contraires seraient harmonieusement possibles ».

Ils nous ont interprétés avec brio, finesse et profondeur des oeuvres de Bach, Haëndel, Corelli, Mozart, Pachelbel ou Vivaldi. Vivaldi qui a joué un rôle d'une importance considérable dans l'évolution de la technique du violon et du chant. Mais les oeuvres religieuses chantées d'Antonio Vivaldi sont sans doute les plus significatives du compositeur vénitien, et peu de mélodies peuvent se comparer à celles de Vivaldi, tant par l'intensité du discours, par la perfection de la mélodie que par l'adhérence de l'harmonie sobre et expressive. Tout cela était rendu avec brio par Gero Immordino, digne successeur de Farinelli !

Appassionato »...avec passion... C'est avec la passion de ces musiciens que le public enthousiaste s'est laissé emporter par la musique et rappelait par deux fois les musiciens pour encore et encore entendre les accords monter très haut pour faire vibrer jusqu'aux pierres de notre collégiale.

Oui, l'équipe du Centre Communautaire et Culturel se surpasse pour nous proposer de plus en plus fréquemment de bien belles choses !

Etat civil

Mois d'octobre 2002

Naissances

Le 2 à Charleroi : Whitney Deprez, fils de Fernand et de Miaka Muaku, route de Bambois 52, à Fosses.

Le 6 à Namur : Caroline Rifflart, fille de Lucien et de Catherine Delbart, rue Rauhisse 28, à Vitrival.

Le 9 à Sambreville : Mégane Brosteaux, fille de Thierry et de Stéphanie Lambot, rue St-Roch 13, à Fosses.

Le 11 à Charleroi : Thomas Jacquet, fille de Renaud et de Anne-Sophie Pot, rue du Long Try 31, Le Roux.

Le 13 à Charleroi : Vittoria Pesleux, fille de Alain et de Daniela Crisi, chaussée de Charleroi 331, Le Roux.

Le 15 à Charleroi : Hakim Benjelloum, fils de Fessel et de Béatrice Massinon, rue Chapelle-aux-Rats 2, Le Roux.

Le 22 à Sambreville, Valentin Ciocca, fils de Yva et de Véronique Plebs, rue des Tronces 10, Vitrival.

Le 27 à Namur : Tanguy Raymond, fils de Marc et de Sophie De Jongh, ch. de Charleroi 301, Le Roux.

Publications de mariage

Michel Gauthier, 55 ans et Christiane Fossoul, 47 ans, habitant tous deux rue Froidebise 82a, à Sart-Saint-Laurent (mariage le 9 novembre).

Christian Dehoubert, 48 ans, rue des Bergeries 18 et Dilbar Shakirova, 34 ans, de Tashkent (Ousbékistan) (mariage le 9 novembre).

Johan Dalla Bona, 26 ans, de Mons et Zovo Dal, 26 ans, rue Génicot 9, Sart-Eustache (mariage le 21/12.)

Mariage

Le 12 octobre : Laurent De Groote, né à Namur le 26-3-1974 et Nicole Petit, née à Gosselies le 7-10-1973, habitant tous deux rue Neuve 8, à Haut-Vent-Fosses.

Décès

- Mauricette Pluquet, épouse de Michel Vanderbecq, née le 16 janvier 1954, décédée à Fosses le 26 septembre, habitant rue du Try-al-Hutte 25, à Fosses.

- Paulette Gosset, épouse de Albert Leclercq, née le 19 juin 1948, décédée le 29 septembre à son domicile, rue Rauhisse 34, à Vitrival.

- Renée Crahay, veuve de Richard Defawes, puis de Paul Henry, née le 16 septembre 1918, de Gemboux (décédée au Home Dejaifve).

- André Joseph Clause, époux de Marie-Louise Remacle, né le 30 septembre 1921 , décédé le 29 septembre à son domicile, rue du Potage 2, à Névremont.

- Julia Crame, épouse de Gustave Batardy, née le 4 février 1928, habitant chaussée de Charleroi 409 à Le Roux, décédée le 9 septembre à Sambreville.

- Hélène Theunis, veuve de Raymond Blavier, née le 24 juin 1915, décédée le 5 octobre au Home Dejaifve, où elle résidait.

- Jean-Claude Lepine, divorcé de Danielle Houbion, né le 15 février 1946, décédé au Home Dejaifve le 16 octobre, d'Andenne.

- Solange Mouyard, veuve de Victor Jaumotte, née le 5 octobre 1918, décédée le 23 octobre à son domicile, place de Haut-Vent 10, à Fosses.

- Antonio Vitulli, époux de Antonietta Lizzi, née le 27 octobre 1925, décédée le 27 octobre au Home Dejaifve, de Tamines.

- Willy Devigne, époux de Marie-Rose Lenoir, né le 15 septembre 1939, décédé à Vitrival 27 octobre, domicilié à Mettet, rue Albert 1er.

- Emilie Damanet, veuve de Victor Hénuset, née le 26 septembre 1921, décédée à Charleroi le 26 octobre, résidente du Home Dejaifve.

- Joseph Masson, époux de Joséphine Vannoorenberghe, né le 26 septembre 1927, décédée à Namur, demeurant place du Chapitre 9b.

Un garçonnet de 5 ans périt dans un incendie

Dimanche dernier, vers midi, un incendie se déclarait dans l'habitation Debroux, chaussée de Charleroi 102, à Vitrival. Les trois enfants de Patrick Debroux, Axel, 5 ans et sa sueur jumelle Anaïs et leur autre sueur Julie jouaient à l'étage de la maison. Dans las circonstances que l'enquête doit déterminer, des flammes, sont apparues et se sont rapidement propagées. Les deux petites filles se sont

li alors sauvées et le papa a tenté d'aller rechercher son garçon, mais il était déjà trop tard, l'incendie avait déjà pris des proposions trop importantes.

Les pompiers de Fosses, sous les ordres du commandant Ph. Scieur, ont été rapidement sur place ont tenté de pénétrer dans les chambres, par un vélux, mais le brasier empêchait toute avancée. Par l'étage, ils n'ont pas pu trouver l'enfant, malgré les risques pris. Chacun faisait l'impossible et des renforts ont été apportés en eau supplémentaire, par les pompiers de Sambreville.

Ce n'est qu'une bonne demi-heure après leur arrivée que le jeune pompier Frédéric Falque fit la macabre découverte du corps du pauvre petit Axel, qui avait cherché refuge près de l'escalier. C'était atroce et le papa, qui avait subi d'importantes brûlures au visage, a voulu rester un moment

~i près de son fils. Les deux sœurs furent intoxiquées par la fumée et durent être emmenées à l'hôpital Fabiola à Auvelais. Quelques temps après, les inspecteurs de police de la zone Sambre-et-Meuse se sont rendus sur place, de même que le bourgmestre Spineux, un expert et une équipe de labo du Service judiciaire, afin de mener l'enquête et déterminer les causes de cet incendie, probablement dû à une imprudence des enfants.

L'émotion était grande parmi les secouristes et le public. C'est surtout une très pénible épreuve pour les parents et la famille.

L'enterrement a eu lieu ce jeudi en la collégiale de Fosses.

 

St-Vincent de Paul

Je suis seul, il n'y a rien pour moi pas de travail, pas d'argent, pas de chauffage, pas un sourire. Ce qu'il me faut, c'est une personne pour m'aider.

Afin que nous puissions mener à bien notre oeuvre, nous avons besoin de vous. Un seul n° de compte : 7426480334-90. Merci pour votre soutien.

Les membres de la St-Vincent de Paul de Fosses

Armistice

La commémoration de l'Armistice du 11 novembre a été fêté dignement à Vitrival.

Après une messe rehaussée par la présence de la chorale, le long cortège, précédé par les drapeaux portés par des enfants, s'est rendu au monument érigé à la mémoire des victimes des deux guerres. Là, Gabriel Clocheret, au nom des Anciens Combattants et des anciens prisonniers, a remercié la direction des écoles communales, Mme Mancini et les nombreuses institutrices présentées, ainsi que les nombreux enfants de ces mêmes écoles et leurs parents.

Au nom de l'Administration communale, le bourgmestre A. Spineux, assisté de l'échevine L. Titeux et du conseiller du CPAS A. Lenoir, a tenu à souligner l'importance de la présence des enseignants et leurs élèves, pour perpétuer le devoir de mémoire. Après cela, l'assemblée s'est dirigée vers la pelouse du souvenir au cimetière de Vitrival, où reposent côte à côte des soldats belges et français. Là aussi une gerbe a été déposée et les enfants ont entonné avec fierté un chant patriotique.