N°44    15 novembre 2002

Vue aérienne du centre de Fosses

Cette très belle vue aérienne, extraite du livre « 77 rues de Fosses-laVille » permet de se repérer assez aisément pour qui connaît sa ville

A gauche, la rue de Vitrival puis, en oblique, la rue des Egalots. A l'avant-plan, la ruelle des Remparts et ses garages ; on ne voit pas les Quatre-Bras mais bien tous les toits alignés de la rue du Postil, puis la rue V. Roisin qui mène à la place du Marché dont on ne voit que les façades du fond de la place, puis la collégiale et à sa gauche la rue Sainte-Brigide. Sur la droite, la rue des Remparts et le tournant d'En Leiche.

Le « bossu-pont » et le maquisard de 1793 (Ici, Ais’mont)

Le Bossu-Pont ! Qui ne l'a pas vu à Fosses-la-Ville ? Ce ponceau de pierre, arrondi, sans parapets, déjà cité en 1770, chargé d'histoire, sans aucun doute, enjambe les rives du « ruisseau de Fosses » (Biesme), là-bas, dans le creux vallon et donne accès vers la « Basse Doumont ».

Naguère, je suis allé revoir le Bossu-Pont... Jadis, le beau temps revenu, ce pont rustique s'insérait dans un cadre idyllique de verdure, agrémenté par un remarquable concert de chants d'oiseaux. Et aujourd'hui ?

J'ai fait quelques pas sur ce ponceau... Le silence lourd qui m'enveloppait était à peine troublé par le clapotis de l'eau. Le ruisseau jasait ! Peut-on rêver

Oui, je me suis mis à rêver, à rêver longtemps aux temps révolus. Et j'ai pensé à tous ces amoureux qui jadis,

après les accordailles faisaient fleurs un vœu avant de presser leurs pas sur le pont, avant de s'unir en la chapelle de l'« ermitage Saint-Remy » non loin de là

J'ai pensé aussi au maquisard fossois de 1793... Mais, chut ! N'anticipons pas ! L'heure s'enfuit... Déjà le rêve passe...

En regagnant la ville, ma pensée, qui vagabonde ici et là, se fixe enfin, intensément, sur cette anecdote de 1793 dont notre Bossu-Pont fut le témoin privilégié. Cette anecdote, ami lecteur, nous allons la conter tout à l'heure...

Dans Le Courrier de Fosses du 10 octobre 1948, joseph Noël, auteur dialectal, historien, issu d'une vieille famille fossoise, - les Wiot - nous a rappelé, en wallon, l'exploit peu bana1, d'aspect héroïco-comique, d'un très ancien concitoyen des Fossois, au cours de la nuit du 3 au 4 avril 1793.

En adaptant cette anecdote au français, j'ai cru utile de la situer au sein de la période très troublée, politico-militaire de 1792-1793.

R.A.

Le 20 avril 1792, la France déclare la guerre à l'Autriche. Aussitôt, les Français envahissent les « provinces belgiques » mais sont repoussés par les révolutionnaires belges aux uniformes blancs « ficelés » à la mode d'Autriche, et renforcés par les dragons de Latour.

Le 20 septembre 1792, à Valmy, Kellermans ouvre la porte à Dumouriez. Celui-ci, aidé par la légion des Belges et Liégeois unis, remporte sur les Impériaux de Clerfayt la victoire de Jemappes (6 novembre 1792) qui lui livre d'un coup tout notre pays.

Nos régions, pendant l'hiver très rigoureux de 1792-1793 et au-delà, furent accablées de mille et une réquisitions et, souvent, par d'abominables exactions des Sans-Culottes.

Et à Fosses, au cours de ces jours funestes ? Rappelons-nous d'abord que le « Pais de Liége » sortait à peine des misères de la révolution de 1789. De plus, cette ex-principauté dont les Fossois faisaient partie - séparée brutalement de l'Empire d'Autriche, subissait les effets pervers de la Convention française qui réservait tout pour les frais de la guerre (15 décembre 1792).

Mais, le balancier de l'Histoire est fatal à Dumouriez : il est vaincu à Neerwinden le 18 mars 1793 par les forces de Cobourg et de Clerfayt. Peu après, tous les Français - en même temps que leurs idées libertaires -sont « boutés dehors » par les Impériaux.

Hélas ! L'enthousiasme de la « libération » fait bientôt place à la terreur

autrichienne. Pour mieux rassurer nos tayons (ancêtres), Frédéric-Josias, duc de Saxe-Cabourg, commandant des Kaiserlicks, fait afficher dans toutes les maisons de ville - donc à Fosse également - l'ordonnance suivante : « Il est enjoint aux Habitans de rester parfaitement tranquilles, de ne manifester aucun regret ni mauvaise volonté et le premier qui se rendra simplement suspect

« SERA PENDU SUR LE CHAMP»

Rien que cela, s'il vous plaît ! Les lois de la guerre n'étaient certes pas de velours pour les peuples occupés.

A Fosse, les bourgmestres-régents L. Jacquemart et P. Honnay, avec leur greffier Albert : f : Destrée et leur valet de ville Jean-Baptiste Gilson (le jeune), rencontrent de très grosses difficultés... L'Autrichien cantonne dans les rues de la ville.

Début avril 1793, il y avait vraisemblablement au Bambois un (faible ?) contingent de soldats ou un quarteron d'officiers.

Bientôt, les Impériaux se mettent à réquisitionner les habitants réputés connaisseurs des écarts de l'ex-bonne ville et de ses alentours, pour servir de guide à leurs estafettes ou à leurs colonnes.

C'est ici qu'intervient malgré lui le greffier yrécité, Albert : f : Destrée, qui a delà signé tant et tant de papiers exigés par les Autrichiens, se voit, illico, dans l'obligation de rédiger l'ordonnance suivante

« Jean-Baptiste Lefèvre guidera

jusqu'à Aizemont par Demande De

l'Officier Autrichien au Bambois,

Fosse, 3 avril 1793 Par ord'

Albert: f : Destrée,

greffier ».

Selon Joseph Noël, ce simple bout de papier jauni « de 9,5 cm de long sur 7 de large », rappelle une blague féroce que nos tayons racontaient jadis, dans les chaumières, à la vesprée...

D'aucuns croyaient fermement qu'il s'agissait d'un joyeux racontar. Cependant, le document repris cidessus plaide pour son authenticité. Il disparut après la mort de Joseph Noël et la dispersion de sa bibliothèque. Le billet de réquisition avait été présenté à Batisse Lefève à la nuit tombante. Notre homme, très mécontent, se voyait toisé par deux Kaiserlicks, sacrant comme des damnés, car la pluie tombait à torrent. Leur colback dégoulinait et leur habit blanc était. L'aspect dépenaillé de ces soudards s'accompagnait, en sus d'un souffle haletant de buveurs de « schnaps ».

Batisse, qui avait déjà subi la même corvée le jour précédent et cette fois pour conduire une estafette, justement au Bambois, ne devait pas être de très bonne humeur... bien entendu!

En ce temps-là, les Fossois en avaient largement par-dessus la tête, suite aux tracasseries et aux méfaits émanant des troupes étrangères, mal nourries, mal rétribuées vivant carrément au détriment de la population. En présence de toutes ces avanies, notre Lefèvre pensait à reprendre sa revanche sur ces deux damnés soldats, boucs émissaires de tous ceux qu'il détestait.

La pluie drue tombait encore. Notre homme se chausse, ajuste ses houseaux, endosse sa houppelande, se couvre, puis prend la route. La nuit est tombée, pas une âme, rien que de la pluie. A gogo!

Après avoir dépassé le Marché, Lefèvre emprunte la profonde ruelle de l'Hermia, en direction des Monts (2). A peine arrivé au « Paradis dès Tch'vaus (3), un des lascars demande

« Encore loin, Aissemont ? Sans s'arrêter, le guide répond : « Non, non, encore quelques pichiyes (4).

Cependant, le Fossois ,se disait . attendez un peu, mes gaillards. Il n'est pas encore sûr que vous mettrez les pieds à Aisemont !

Batisse avait sa petite idée, une idée féroce, vengeresse ! Au lieu de poursuivre par la sente des monts, il s'engage dans le « Pré l'Evêque »,

fis entraîne les deux soldats dans eus boues du Grand Gaux.

Notre guide, paraît-il, était taillé comme un chêne et son imagination était vive. La pluie redoublait... Maintenant, le groupe ne marche plus c'est plutôt une course. Les soldats ahannent bruyamment...

Ouf ! le trio est enfin au Bossu-Pont. Les gouttes d'eau giclent, violentes, furieuses. Le courant, déchaîné, menace le passage. C'est le moment d'agir... Brusquement, au milieu du pont, les bras de notre hercule se détendent et ses poings, fendant l'air, percutent violemment les deux hommes.

Batisse s'écrie alors, tonitruant : Ici, Ais'mont ! On était loin du compte...

L'un à droite, l'autre à gauche, nos Kaiserlicks plongent dans l'eau, pataugeant et éructant tous les jurons de la Germanie. Tableau !

En toute hâte, notre Fossois rentre dare-dare chez lui, prévient sa femme, emporte des provisions et... cherche une retraite sûre. Il se dissimula longtemps dans les épais fourrés du Try Huriat, un petit bois qui s'étendait entre le Try al Hutte et le Bambois. et, prudent, il n'en sortit qu'après le repli définitif des Autrichiens restés dans les environs.

De nos jours, on dirait que Jean-Baptiste Lefèvre avait pris le maquis. « C'est pourquoi, conclut Joseph Noël, en wallon, j'ai rappelé cette histoire... Si l'on ne peut oublier les maquisards de 40-44, peuton laisser se perdre le souvenir de celui

du 1713 Ma plume, poursuit-il, a essayé de vous apprendre ce qui s'est passé au Bossu-Pont le 3 avril 1793 et, maintenant, vous connaissez l'origine de ces deux fameux mots : « Ici Ais'mont ! »

Original en wallon de J. Noël ; adaptation française de R. Angot

(1) Cette ordonnance est exacte. J. Noël en signale la source « Registre de la Nobre Cité de Lié e » en l'an 1793, f° 97.

(2) J. Romain, dans son ouvrage « 77 rues de Fosses-la-Ville » p; 97 écrit : «ils (le trio) partirent par la « rue du Cimetière » (des Tanneries actuelle).

(3) Ce qui devint la place du Centenaire.

(4) Pichîye : petite quantité ; ici, courte distance.

Cercle horticole

Ne manquez pas la Journée de l'arboriculture : chemin de la Sibérie 4, à Gembloux, le samedi 23 novembre dès 9 h (entrée gratuite).

Une occasion unique pour apprendre à planter, tailler et entretenir vos arbres et arbustes fruitiers et ornementaux. Egalement, conférence sur le thème « Le châtaignier à fruits ». Compostage des déchets organiques du jardin - Fabrication de jus, vins et sirops de fruits - Apiculture et ses dérivés - Dégustation des variétés fruitières. - Techniques anciennes et logiciels horticoles. - Librairie horticole.

Rens. : G. Vermaut, 071-71.18.10.

A Senior Amitié

Le groupement du 3e âge organisait ce mercredi son traditionnel Goûter du Grand Age : ce fut l'occasion d'y fêter les membres qui comptent 80 ans cette année, ainsi que les jubilaires : Sr Adèle-Marie pour 70 ans de vie religieuse ; M. et Mme Mazuin-Materne (la présidente), pour leurs Noces de Diamant.

Et comme chaque année, la chorale Saint-Martin, de Senior Amitié, célébrera la Ste-Cécile le dimanche 24 novembre, en compagnie des chorales de Namur et Auvelais. Et c'est Fosses qui reçoit, cette année. La messe de 11 h sera donc solennisée par les trois chorales réunies, qui se retrouveront ensuite en la salle du Collège Saint-André pour le banquet habituel. Nous leur souhaitons déjà une bonne journée de fête.

11 novembre

Le souvenir est un devoir civique. Au moment où tant de valeurs sont occultées, il est important que quelques-uns (de plus en plus rares hélas) perpétuent le souvenir de ceux qui, au cours des guerres, ont donné leur vie pour cette liberté que chacun revendique, dont beaucoup abusent même, sans prendre réellement part ni à sa conquête, ni à sa défense. La journée du 11 novembre est l'occasion de rappeler au moins cette valeur et l'importance de la transmettre aux jeunes générations. Hélas, comme le dit le président des Anciens Combattants en conclusion, au cimetière, il est regrettable que pratiquement pas un élève de nos écoles n'ait été présent : tout au plus deux enseignants...

Les cérémonies ont débuté par une messe, en la collégiale, célébrée par le P. Eusèbe devant « les autorités communales » (l'échevin B. Meuter, les conseillers Drèze et Denis : la dispersion dans diverses sections empêche de fortes délégations peut-être est-ce aussi à revoir ?), les délégations patriotiques (et il reste bien peu d'anciens combattants) avec drapeaux, le colonel Chabot et tout de même une certaine assistance de fidèles. Dans son homélie, Eusèbe a rappelé que la paix commence d'abord en soi et autour de soi, dans un climat de charité.

Puis, à l'hôtel de ville, le discours du président, A. Dufrasne, évoqua le sacrifice des victimes et le devoir de poursuivre inlassablement ce devoir du souvenir et de fidélité à l'unité du pays. Avec un salut à la Belgique unie et à la monarchie, et en finale l'appel aux morts : Une longue liste de victimes militaires et civiles. Puis le dépôt de gerbes à la plaque commémorative, aux monuments du roi Albert et Edmond Chabot et enfin au monument du cimetière de Saint-Roch.

En plus, bien sûr, des drapeaux arborés à l'hôtel de ville et aux divers monuments visités, on remarquait quelques rares étendards nationaux aux habitations : bien moins pourtant que lors du Mundial de football... Le sentiment national est davantage sportif que civique...

Cours de wallon

Un cours de langue wallonne est donné par un licencié en philosophie et lettres, le vendredi, de 17 h 30 à 19 h, à l'école de Bambois.

Le cours est donné par modules, donc, on peut toujours s'inscrire. Le cours est gratuit ; il y a un parking gratuit sur la place. Inscription au 071-71.13.13 ou au 071-61.12.02.

Les textes de ce cours paraissent dans les « Novèles dès Walons Scrîjeûs d'après l' Banbwès. Abonnement d'un an : 7,50 euros à virer au compte 001-0545372-17 des Walons Scrîjeûs, reuwe do Grand Vèvi 17, 5070 Li Banbwès.

Vingt siècles d'histoire locale

C'est donc ce week-end que se tiendra, en la salle communale L'Orbey, la grande exposition du Cercle d'Histoire évoquant « vingt siècles d'histoire de Fosses »

La salle sera répartie en cinq sections, représentant des périodes diverses d'événements locaux : village celtique, villa romaine, arrivée de saint Feuillen, cession à l'évêché de Liège, Notger, Hugues de Fosses, Sainte Julienne, guerres, sacs, destructions et pillages, remparts, halles, hôpital, moulin, serment d'arquebusiers et Marche Saint-Feuillen, chapelles, révolution liégeoise, régime français, transformations urbanistiques : routes, distribution d'eau, électrification, chemin de fer, guerres 14-18 et 40-45, et période contemporaine : viaduc de St-Remy, Justice de Paix... Tout cela agrémenté de très nombreux documents, photos et objets divers : d'un os de renne à la radio, un coin « plis postaux», le souvenir d'un conscrit de Napoléon, une cuisine 1900, un coin de jouets d'enfant d'autrefois, de l'outillage, etc

Le vernissage a lieu ce vendredi soir et l'exposition sera ouverte au public samedi 16 et dimanche 18, de 10 à 18 h, et plus spécialement pour les écoles : lundi 18 et mardi 19, de 9 à 16 h ; déjà une douzaine de classes, soit plus de 300 élèves sont inscrites pour des visites guidées. Et l'entrée est gratuite.

A la Philharmonique

La Royale Philharmonique organise son traditionnel banquet de la Sainte-Cécile le samedi 30 novembre avec concert en la collégiale à 18 h 30, suivi du banquet en la salle du Collège Saint-André. Au menu - Apéritif - Coquille Saint-Jacques - Potage au fromage de Maredsous, ail et fines herbes - Escalope napolitaine et frites - Dessert (glace)

La participation est de 22 € (et 10 € pour les enfants) au compte 0682038505-77 de la Philharmonique.

Sainte-Cécile

La patronne des musiciens retrouve sa fête en ce 22 novembre qui serait la date de la mort de cette jeune fille romaine tuée pour sa foi et morte en chantant les louanges de Dieu.

La chorale Bebronae Cantores la fêtera par son habituel souper familial le vendredi 22 précisément, en la salle de Sart-Saint-Laurent.

Pour la chorale de Senior Amitié, ce sera donc le dimanche 24, comme dit par ailleurs, avec les chorales de Namur et Auvelais.

Enfin, la Royale Philharmonique attendra le samedi 30 novembre avec une partie musicale à la messe du soir (18 h. 30) en la collégiale, puis le banquet traditionnel, salle du Collège.

Bonne fête à tous nos musiciens, aux isolés comme aux membres de phalanges ou de chorales.

Li Soce des Comédyins fosswès

Rappelons que la troupe fossoise présentera une soirée spéciale à l'occasion de son Xe anniversaire, salle de l'Athénée le samedi 23 novembre, à 20 h et le dimanche 24, à 16 h.

Au programme : « Hé, ti ! », une pièce en acte de Françoise Honnay et Claudine Franceschini, par « Li p'tite Soce », la troupe des jeunes qui, elle, aura 5 ans l'an prochain.

La deuxième partie sera plutôt une sorte de cabaret avec 5 sketches

« C' n'èst nin di m'difaute » de Fr. Honnay et « Mâtchand d' mouchon » de Karl Valentin, adapté par Claudine Franceschini, toujours par « Li P'tite Soce » et « Lès vîyès rosses », dans « Thé Dansant », « l'Etèrmint » et « Alez lès P'tits » de F. Honnay.

Pour terminer, en 3e partie, « Ebaras po on mwârt », pièce en 1 acte de N. Trokart, adapté par Em. Lempereur, par Li Soce dès Comédyins fosswès. C'est la pièce en 1 acte que Jules Goffaux préférait, avec laquelle il avait remporté la Coupe du Roi Albert avec la Compagnie Aimé Courtois. C'est pour lui rendre hommage qu'ils ont choisi cette pièce.

Le prix d'entrée est de 5 € (gratuit pour les - de 12 ans). Cartes en prévente chez les membres de la troupe et au Centre communautaire, place du Marché, au prix de 4 €.

Concert de musique baroque

Après le Concert de musique Médiévale organisé le samedi 26 octobre en la Collégiale St Feuillen de Fosses-la-Ville, le Centre Communautaire et Culturel de l'entité fossoise continue son périple à travers les différentes époques et vous fera découvrir cette fois la musique baroque, par un concert exceptionnel du quatuor à cordes « Appassionata » avec la participation de Gero Immordino, musicien aux prouesses diverses, troubadour des « Ménestrels de Mordini » qui passe de la musique traditionnelle du Moyen-Age, à celle de la période baroque. Gero, il faut le souligner, a une voix de Haute-contre. Il a fait le conservatoire « Scolantica » de Bologne, 10 ans d'étude de chant de contre-ténor et soprano, il a participé à de nombreux concerts internationaux ainsi que dans le film bien connu « Le maître de musique ».

Il accompagne ici le quatuor Appasionata, composé de Isabelle Lachapelle, violoniste (ter Prix du Conservatoire de Mons et virtuosité du Conservatoire d'Utrecht) ; Sylvia Lachapelle, altiste (ter Prix au Conservatoire de Mons) ; Anne Debaisieux, violoniste (ter Prix au Conservatoire de Bruxelles) ; et Joëlle Hanssens, violoniste (ter Prix au Conservatoire de Mons)

Vous pourrez ainsi apprécier différentes oeuvres tirée de la symphonie de Brant, le concerto grosso de Corelli, l'Aria de J.S. Bach, et différents morceaux de Vivaldi et de Haendel '

Ce concert aura lieu à la collégiale St-Feuillen de Fosses-la-Ville, le samedi 16 novembre; à 20 h.

L'entrée est fixée à 5€ (gratuit pour les moins de 12 ans). Nous remercions M. le Doyen Michel Vanoorenberghe pour sa collaboration.

Renseignement : B.Romain -Centre Communautaire Culturel de l'entité fossoise - 071 / 71.46.24.

Calendrier chargé

Cette fin d'année sera particulièrement riche en événements divers.

Ce week-end (16, 17, 18, 19 novembre) : l'exposition du Cercle d'Histoire.

Samedi 16 : concert de Musique baroque avec l'incroyable Gero Mordini. - Souper de la St-Nicolas du comité des fêtes de Nèvremont.

Vendredi 22 : souper de la chorale Bebronae Cantores.

Samedi 23 et dimanche 24 : soirée wallonne des Comédyins fosswès.

Dimanche 24 : Sainte-Cécile des chorales de Senior Amitié.

Du 28 au ter décembre : la Foire Saint-André.

Samedi 30 : Sainte-Cécile de la Philharmonique.

Conseil communal

Prochaine réunion du Conseil, ce lundi 18 novembre, à 19 h 30. Douze points à l'ordre du jour, parmi lesquels

- Arrêt de la liste des portions affouagères pour 2003 ;

- Communication OGM : exposé de M. Ph. Ruelle, éco-conseiller ;

- Comptes INASEP.

- A huis clos : engagement de 3 sapeurs-pompiers volontaires et réengagement de deux autres.

Peintures

Les salles du Syndicat d'Initiative, place du Marché, accueillent actuellement une jeune artiste de la région

Marie-Paule Ravoisin. L'échevin de la Culture B. Meuter l'a présentée samedi soir au vernissage : Autodidacte au départ, elle aura l'occasion de vivre 2 ans en Guyane Française où elle apprendra l'aquarelle avec Christiane Fontainier (professeur formée à l'école des Beaux-Arts de Paris), le dessin, l'huile, l'acrylique, le pastel et l'encre avec Olivier Debyser. Elle aura également l'occasion de s'initier ?u trompe-l’œil avec Hubert Granjean, spécialiste en la matière formé à Paris.

Depuis son retour en mars 2001, elle a suivi quelques stages d'aquarelle, notamment avec Anne Panthéfer, aquarelliste de Thuin. Pour le reste, elle continue à apprendre par elle-même, dès qu'elle a un peu de temps libre.

De toutes les techniques vues, elle utilisera surtout l'aquarelle qui permet un très beau jeu de couleurs et de lumière, et le fusain pour le nu féminin. Ses sujets sont variés et réalistes, tout en donnant une préférence aux fleurs, natures mortes, scènes extérieures, mais aussi aux maisons créoles et autres sujets exotiques sortis tout droit de ses souvenirs.

Après trois expositions à l'étranger, c'est maintenant à Fosses-La-Ville qu'elle vous invite cordialement à venir voir ses oeuvres, Au Syndicat d'Initiative, durant les heures de bureau, jusqu'au 28 novembre.

Dates anniversaires pour les Fossois

- Le 9 novembre 1850. - Passage à Fosses de Léopold 1er, roi des Belges, avec arrêt dans un relais de chevaux.

- 10 novembre 1778 : le curé Rouverolles est assassiné par un vannier de passage ; il habitait rue AI Chenal et cette rue devint plus tard la rue du Curé (aujourd'hui rue Delmotte).

- 11 novembre 1792 : passage à Fosses des Sans-Culottes. - Fosses fête sa centenaire Mme Eugénie Tecqmenne (elle vivra jusque 104 ans).

- 13 novembre 1887 : grande fête colombophile à Fosses avec lâcher de 4.000 pigons et sortie de 6 chars ornés par les sociétés colombophiles locales.

- 15 novembre 889 : le roi Arnoul de Carinthie, donne le domaine de Fosses à l'évêché de Namur.

- 17 novembre 1990 : deux jeunes Fossois (J.-Michel Arnould (23 ans) et Christophe Dache (19 ans) sont tués dans un accident de voiture, ce qui porte à 8 en 8 mois les décès de jeunes dans notre entité.

- 18 novembre 1880 : un ouragan d'une rare violence s'abat sur Fosses avec des dégâts considérables aux toitures.

Il y a 50 ans

Mois d'octobre 1952

- L'Association des Commerçants organise, du 11 au 15 octobre, une grande foire commerciale, avec exposition de matériel agricole, dans un chapiteau monté place du Centenaire. - Un incendie ravage une grange au moulin du Joncquoy. Le journal dit

les pompiers arrivèrent de suite, à peine 1/4 h après l'alerte donnée !

- Les jeunes Comédiens Fossois entament leur saison dramatique en la salle François Collin. Soirée aussi à la salle Lambert à Haut-Vent. Et un bal avec bataille de confettis à la salle Jules Lainé à Haut-Vent.

- A Sart-St-Laurent, Ernest Ancion récolte une carotte de plus de 500 gr., deux autres habitants ont récolté quelques fraises (!) et le jardin d'Albert Coria s'est retrouvé sans têtes de choux, des inconnus les ayant emportés.

- La garage P. Mazuin, à St-Gérard, recommande la Vespa (19.250 F), le garage Lebichot (av. Albert 1er), la Dyna Panhard (75.900 F), et dans les petites annonces, on trouve des propositions qui ne sont plus guère d'actualité : à vendre : beaux porcelets, beaux coqs, baratte, petit poney, bons fagots, paille et fourrage, jeunes furets, et aussi un jazz-band !

- Les élections communales ont lieu le 12 octobre (article à ce sujet paru la semaine dernière).

- Au palmarès de l'Entente Vitrival-Fosses de colombophilie, c'est Oscar Michaux, d'Aisemont, qui enlève la palme. M. René Dewez, de Sart-St-Laurent, enlève le G.P. de la ville.

- Au Cinéma Moderne, on passe

Le Corsaire des Iles, Adam avait 4 Fils, La Vie est un jeu, Paris chante toujours.

La presse... revue

par Zorro

- Samedi : « On tue l'égalité devant la maladie... » - C'est pas beau ça. C'est à peine moins laid que de tuer les malades. Pourtant, on achève bien les chevaux.

- Dimanche : « Le plaisir de consommer du poisson pourri... » - II est tellement pourri qu'on conseille de le caler entre deux tranches de pain pour pas qu'il mette les bouts...

- Lundi : « Pour les élections. Ecolo se déshabille... » - Germaine, si z'en font une pareille, on fait comme t'as dit : tu vas voter en string vert...

- Mardi : « Bombés et gonflés à bloc » - Beau titre pour un article qui ne parle même pas de cyclisme, ni d'athlétisme, ni d'aucun autre sport...

- Mercredi : « C'est déjà le temps des con... » - ...ifères. Foutue machine à écrire, elle n'arrête pas de faire des con... neries.

- Jeudi : « 50 ans d'émotion à Mariembourg... » - Certainement la plus longue érection (sans jeu de mot vulgaire, s.v.p.) de ces 50 dernières années.

- Vendredi : « Les médecins belges sont les plus attentifs » - A apprendre l'écriture, on en a parlé il y a quelques semaines...

Keskidi nous propose

(à lire avec humour)

L'honorable parti de campagne

Pour un candidat à la présidence de n'importe quoi, se mettre au vert n'est pas de tout repos. Etant moi-même le confident d'un candidat permanent à une telle fonction, je vous fais part, en toute discrétion, cela s'entend, de nos conversations.

C'est dans les périodes où le candidat n'est pas élu qu'il « gamberge » le plus, je m'en suis aperçu mieux que tout autre. En effet, comme vous le savez, si vous ne l'ignorez pas, le souci permanent d'un candidat normalement constitué est de chercher dans le cas où des électeurs seraient assez fous pour le porter au pouvoir, comment leur rendre la monnaie de leur pièce. Ce qui l'horripile le plus, c'est la période électorale où les élections législatives rendent les candidats radio-actifs, ce qui va à l'encontre de son idéologie. Mais c'est en vacances, période privilégiée, où l'acuité de l'intellect (enfin débarrassé des p'tits soucis quotidiens peut, à son aise, atteindre les sommets de la pure lucidité et la haute réflexion) que le candidat est le plus à même de définir la meilleure façon de châtier la masse des électeurs qui lui auraient joué ce tour de cochon.

Quel que soit l'endroit que le candidat honore de ses vacances, tout lui rappelle son plus élémentaire devoir et les lourdes décisions qu'il pourrait avoir à prendre.

A la montagne, il songera aussitôt à instituer un nouveau système d'impôts proportionnels à l'altitude à laquelle le contribuable vit. Que les montagnards ne fassent pas partie de la cohorte de sadiques qui l'a élu, peu importe, ses électeurs doivent payer pour avoir été trop nombreux, les autres pour ne pas lui avoir accordé leur suffrage et même les excusés, pour ne pas s'être déplacés.

A la mer, il pensera immédiatement que le moyen le plus efficace pour éviter les marées noires est, non pas de colorer le pétrole, mais de supprimer totalement l'approvisionnement du pays en la matière. Plus de pétrole, plus d'autos, plus de Grand Prix et l'honneur de la cigarette est sauf.

A la campagne... la campagne, ce mot évoque alors chez lui ce rêve sur lequel il voudrait se reposer, son coin vert. II lui est alors impossible de ne pas évoquer la publication d'un décret, obligeant les paysans à cultiver leurs cochonneries et à élever leurs sales bêtes au cœur des villes, ceci afin d'éviter de souiller et de salir la belle campagne de chez nous.

Vous voilà prévenus et sachez que si il reste un candidat, c'est parce que ce poste constitue une formidable tribune pour faire savoir à tous, sans exception, que si certains pensent à lui comme candidat, il n'a absolument pas envie d'être sympa. Et que, si malgré cet avertissement il est élu, à la différence des autres candidats, il tiendra ses promesses.

Keskidi

Pensée de la semaine

On en fait pas d'omelette au lard sans casse du cochon.

11 novembre

Le long des chemins, à travers la Wallonie

je sais de beaux enclos fleuris sous la charmille,

Endroits sacrés de nos glorieux combats.

Sans regarder aux noms, les valeureux soldats

Tout guerrier est sacré quand sous le fer tombe

Et toujours le courroux s'éteint devant la tombe

Le rossignol, ténor qui chante le matin,

Entonne pour les morts son plus tendre refrain,

Mêlant avec amour à l'ode sépulcrale

Les accords tant chéris de la terre natale.

Si le bourg entendit un jour sonner l'airain

Il n'entend maintenant que la voix du chrétien

Qui, sans distinction, parle à Dieu pour les braves.

Le trépas affranchit les preux de ses entraves,

je crois qu'au noir séjour, on doit trouver, causant,

Napoléon Premier ou Frédéric le Grand,

Et que, de même aussi, dans la paix de la terre,

Les défunts désarmés doivent honnir la guerre.

La haine disparaît dans l'ombre du tombeau

Où l'on n'agite plus la question du drapeau.

Un homme vaut un homme et là-haut, sans contrainte,

Règne, il faut l'espérer, la fraternité sainte

Qu'on dénie ici bas à tout mort le respect

Quel que fut l'idéal qui, vivant, le poussait,

Fils d'une humble contrée ou d'une steppe immense,

Il a droit chez les siens à la reconnaissance,

Car devant le canon les peuples sont égaux,

Qui meurt pour son pays est toujours un héros.

B.C.

Concert de Noël

L'église paroissiale Sainte-Gertrude de Le Roux va résonner aux accents slaves dans le cadre des fêtes de fin d'années qui nous ouvrent déjà ses portes. Le groupe DOUMKA y donnera un concert de Noël ukrainien, haut en couleurs par ses costumes, ses voix, ses musiques traditionnels et son folklore si riche.

C'est le samedi 7 décembre prochain, à 19 h 30, en l'église paroissiale Sainte-Gertrude de Le Roux que le Comité du Souvenir vous fixe ce rendez-vous à ne pas manquer, pour écouter et vous laisser envahir par ce « Noël slave », organisé avec le soutien du Centre culturel de Fosses-la-Ville, l'Echevinat de la Culture de Fosses et de la Province de Namur.

Ce groupe folklorique a été créé en 1988 a l'occasion d'un événement exceptionnel : le millénaire du baptême de l'Ukraine. Il est placé sous la direction d'Anne Bollet pour les choristes et les musiciens et de Péro Procikevik pour les danseurs.

Doumka animé bien des manifestations en Région wallonne, mais également lors de déplacements à l'étranger. Dès le début du spectacle, les choristes, les danseurs et les musiciens permettront, par leurs chants et leurs danses, de faire comprendre au public un peu plus leur sensibilité et la chaleur du peuple ukrainien. L'ensemble des participants sera séduit par les costumes typiques du pays, très colorés, et se verra emporté par la magie de Noël.

Dès à présent, les cartes d'entrée sont disponibles en prévente au prix exceptionnel de 5 euros (le jour du concert, le prix est fixé à 6 euros) auprès des membres du Comité du Souvenir de Le Roux, au Centre culturel de Fosses et auprès des commerçants de Le Roux. Pour information : 071-76.09.56 (Comité du Souvenir) ou 71.46.24 (Centre culturel).

Atelier de céramique

L'atelier de céramique Ingels-Malnoury, rue Saint-Pierre 18 à Vitrival, vous accueille à l'occasion du Weekend chez l'artisan.

Portes ouvertes les 23 et 24 novembre, de 10 à 18 h. Démonstration de tournage. Enrée libre.

Les fêtes approchent, pensez-y...

C'est une organisation de l'Entente inter provinciale des métiers d'art de Wallonie.

Début d'incendie

Lundi, vers 20 h 30, un début d'incendie s'est déclaré chez M. Bastin, rue Bois des Mazuys à Vitrival. L'arrivée rapide des pompiers de Fosses a permis de réduire fortement les dégâts, qui sont assez limités.

St Nicolas au Sart

Saint Nicolas sera de passage à la Friterie « La Frite Saint-Laurent » (chez Maï et Mika) le dimanche 24 novembre, de 15 à 18 h, où il fera une distribution de bonbons. Il y aura aussi la présence d'un photographe qui immortalisera l'événement. Ne manquez pas cette visite. Le patron des enfants répond aussi à l'invitation du chantier de démolition Rondeaux, de Sart-St-Laurent.

Photo rétro

Cette photo nous reporte une quarantaine d'années en arrière. C'était lors d'une retraite paroissiale à Faytlez-Manage, à l'époque du curé Pierard, de Bambois, qui avait le don de persuader nombre de ses ouailles, parfois même non croyants, à participer à ces retraites. Il y a aussi sur cette photo quelques paroissiens de Fosses et d'ailleurs. On recorknait

- au 1 er rang, de gauche à droite

André Defleur, Clément Buchet, Georges Borbouse, le vicaire Hennebert et le Père prédicateur, Xavier Moutiaux, Jean Collard et Greorges Deschamps.

- au 2e rang : M. Herlinvaux, x, x, Pol Collinet, Raymond Godefroid, Désiré Debrulle, Georges Arnould, X.

- au 3e rang : Marcel Meulemeester, André de Suray, Gaston Fauville, René Orban, Claudy Fauville, Jules Cailteur, René Defleur, M. Mathot

- au 4e rang : André Robe, Gustave Degrève, X, Jules Meulemeester, X, Marcel Lessire, X, Léon Loiseau.

- sur le perron : Henri Chabot, Franz Glise, Roger Vandeloise, Marcel Bert.