N°43    08 novembre 2002

Je m'étonne...

Le « grand public », c'est bien connu, est un gros naïf, face aux roublardises et aux cachotteries de la politique. Et j'en suis, de ces gens qui s'étonnent encore de décisions ou de réactions qu'on aurait imaginées tout autres...

Ecolo et Agalev ont beaucoup fait parler d'eux, ces derniers temps, à propos de Francorchamps : si le Grand Prix automobile n'a pas lieu, c'est une grave perte pour l'économie régionale. Tout cela parce qu'il y a cette loi interdisant la publicité pour le tabac, qu'on veut faire appliquer à la lettre, en dépit des autres décisions européennes. Qu'est-ce que cela changera de voir les bolides porter la marque de cigarettes ? Ne serait-il pas plus intelligent de lancer, dans les écoles notamment, de vastes campagnes sur le danger du tabac ? Après bien des cafouillages de Magda Alvoet sur divers sujets, l'obstination des actuels secrétaires fédéraux d'Ecolo frise le ridicule outrancier n'a t elle pas libéré l'usage du cannabis ? On pourrait fumer de la drogue et pas du tabac ?... Où est la logique ? Certains politiciens vivent dans cette affaire une campagne communautaire de déstabilisation d'entreprises wallonnes : la FN pour les mitraillettes au Népal, entre autres.

A la Commission Sabena, les ministres et anciens se succèdent, en affirmant bien sûr, tous la main sur le cœur, qu'ils n'ont rien à se reprocher dans cette faillite catastrophique. Haro donc sur les Suisses qui n'ont jamais versé les millions promis. Le dernier en date Rik Daems, tenu à l'écart, parait-il, des entretiens secrets de son collègue Verhofstadt avec les Suisses, a même fait établir un rapport par un bureau d'avocats qui le met hors cause (tiens donc !) Mais qui a coûté la bagatelle de 134.000 € (5,4 millions de francs...) payés bien sûr par... le contribuable !

Voici deux ans, le ministre de la Santé limita le nombre de scanners spéciaux permettant de déceler plus vite des cancers : ils coûtaient trop cher et on les limita à un ou deux par province. Il n'y avait plus d'argent au budget Santé. Mais tout récemment, nos ministres envisageaient sérieusement d'injecter (encore) plusieurs milliards dans la société internationale ABX de transports par camions : un concurrent direct, donc, pour les Chemins de Fer qui pourtant (un comble !) subventionnent cette société, au bord de la faillite en Allemagne et en France. Et pour cela, on trouve de l'argent...

Le Berlaymont est (enfin) vendu à la Commission Européenne, pour 553 milliards de francs. Mais les travaux de désamiantage et d'aménagement ont coûté 'à l'Etat .belge, (à nous, à vous) 607 milliards sans compter 37 milliards par an que l'Etat a dû payer pour reloger provisoirement les fonctionnaires... Et on estime que cette revente est « j une bonne affaire » !

Mais où mon étonnement passe à l'indignation et à la révolte, c'est d'entendre Me Julien Pierre, avocat de Dutroux, exiger de modifier la loi pour son client : Il voudrait un jury de magistrats plutôt qu'un jury populaire, estimant que M. Dutroux a déjà été jugé par l'opinion publique, via un « matraquage médiatique », et par la Commission qui a examiné le déroulement de l'affaire. Et donc que « sa présomption d'innocence a été bafouée » ! ! ! Quelle audace quel culot, quelle indécence ! Que lui faut-il de plus que les faits établis et reconnus ? Que Dutroux ait été pris sur le fait, en flagrant délit ? Et en plus, il ose réclamer un arrêt des poursuites ! Révoltant !

C'est comme Habrant, récemment arrêté avec plusieurs membres de sa bande : Il est soupçonné de plusieurs attaques de fourgons avec meurtres. D'accord, simplement soupçonné, mais il y a des indices sérieux tout de même ! Et son avocat crie au scandale de le voir chargé de ces attaques avant son procès.

Et l'avocat de Michel Lelièvre qui semblait accuser (!) les familles Lejeune et Russo de la responsabilité de la mort d'un policier et de Martine Doutreuwe... Chacun en pense ce qu'il veut mais quant à moi, certains avocats sont carrément indécents dans leurs arguments et devraient être rappelés à l'ordre.

« Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! » .. Car pour moi (simple naïf), ces indécences sont de véritables délits. Et vous, qu'en pensez-vous ?

J.R.

Manifestations patriotiques

Le 84e anniversaire de l'Armistice mettant fin à la terrible guerre 14-18 sera marqué comme de coutume d'abord par une messe pour la paix et à la mémoire des victimes des conflits, à 10 heures en la collégiale, en présence des autorités communales (qui se partagent entre les différentes sections dont ils sont issus), des délégations des sociétés patriotiques et de leurs drapeaux. Et on espère aussi bien sûr d'autres participants à cette cérémonie du souvenir ! Puis, à 11 h, le discours du président des A.C. à l'hôtel de ville, suivi du dépôt de fleurs aux monuments et enfin au cimetière.

Quant à la fête de la Dynastie, elle sera célébrée par un Te Deum chanté cette année en l'église de Bambois à 10 h 45, avec aussi les sociétés patriotiques et leurs étendards.

La population est invitée à pavoiser notre drapeau national : le patriotisme du Souvenir a besoin de ces marques extérieures.

La rue du Moulin

Les vieux Fossois disent parfois la rue du Joncquoy, son ancienne appellation. C'est seulement depuis '74 que ce nom de rue du Moulin a été officialisé. D'autres disent : rue du moulin du Jonc . -,

Très anciennement, c'était la rue du Stordoir (du nom d'un moulin à huile tenu par Jacques François (t 1785) qui se trouvait près de la grosse maison du début de la rue, à droite, où habita l'ancien bourgmestre Octave Defleur.

Le Joncquoy était autrefois une ferme et un moulin (Joncquoy signifie rempli de joncs).

La ferme a disparu. Le moulin existait déjà, semble-t-il, au Xe siècle. A la Révolution française, le moulin, qui appartenait aux religieuses de l'Hôpital St-Nicolas (act. Winson) fut vendu à M. Chanteau, de Namur. En 1871, il appartenait à J.-B. Arnould, puis à sa veuve et son fils Auguste, meunier. II passa ensuite aux familles Colon-Arnould et Damanet-Arnould. En 1938, le moulin et quelques terres furent exploités par Clovis Henin et Victor Jaumotte. II fonctionna pendant la guerre avec un moteur électrique. Il fut racheté en 1964 par le notaire Franceschini qui, après transformations, en fit sa demeure et son étude dans les annexes.

Sur la photo, le moulin est à peine visible, dans le fond. Devant, une ancienne grange faisant partie des nombreuses annexes de la propriété.

(Photo et extraits partiels du livre

« 77 rues de Fosses-la-Ville N, en vente au S.I. ou chez l'auteur).

Avis

- L'Administration communale et tous ses bureaux seront fermés le lundi 11 novembre et le vendredi 15 (Fête de la Dynastie).

- De leur côté, les banques seront fermées le lundi 11 novembre, mais pas le 15. Et sans doute aussi la plupart des administrations.

- De même la Poste sera fermée le lundi 11 (guichets et distribution des facteurs), mais pas le 15.

- Quant aux commerces, il est difficile de généraliser : certains seront ouverts, d'autres pas. Le Stock Américain adopte l'horaire du dimanche

ouvert de 9 h à 11 h 45, le lundi 11.

Aux commerçants

Nous rappelons aux commerçants la prochaine Foire St-André du jeudi 28 novembre au dimanche 1er décembre. Un journal publicitaire sera distribué en 17.000 exemplaires dans toute la région et nous insistons auprès de ceux qui voudraient passer leur publicité qu'il est urgent de faire parvenir leur texte à l'imprimerie Romain, chargée de la réalisation du journal.

A la Philharmonique

La Royale Philharmonique fossoise organise son traditionnel banquet de la Sainte-Cécile le samedi 30 novembre avec un concert en la collégiale à 18 h 30, suivi du banquet en la salle du Collège Saint-André.

Au menu - Apéritif

- Coquille Saint-Jacques

- Potage au fromage de Maredsous,

ail et fines herbes - Escalope napolitaine et frites - Dessert.

La participation est de 22 € (et 10 € pour les enfants, que l'on peut verser au compte 068-2038505-77 de la Royale Philharmonique de Fosses.

La Philharmonique annonce également son Consert de Noël, en la collégiale le samedi 21 décembre. Au programme : la chorale Bebronae Cantores, le Jambee (de Eusèbe) et la Royale Philharmonique.

A la Croix-Rouge

En septembre dernier, pendant 4 samedis matin consécutifs, 6 élèves ont suivi le cours de base de premiers soins et ont brillamment obtenu leur B.E.P.S. (brevet européen de premiers soins). Nous tenons à les citer ici et à leur adresser à tous nos plus sincères félicitations, en notre nom à tous.

Mlle Jessica Baele, de Bambois

Mme Véronique Burton, de Bambois Mlle Aurélie Noël, de Fosses

M. Jean-Luc Peetermans, de Pontaury M. Stéphane Van Hamme, de Pontaury M.Ile Florence Van Staen, de Pontaury.

G.P vin chaud

C'est ce samedi 9 novembre, dès 11 h 30 que les Débridés de Bambois organisent leur « 7e G.P. du Vin chaud » sur le ballodrome de Bambois, rue du Baty. Vous êtes tous les bienvenus pour goûter l'excellent vin chaud et encourager les participants.

20 siècles d'histoire

Pour marquer son dixième anniversaire, le Cercle d'Histoire de Fosses organise une grande exposition évoquant vingt siècles de notre histoire locale. Tout au long d'un « fil rouge », dates des principaux événements illustrés par divers documents et photos ; mais aussi une exposition d'objets anciens, d'un os de renne à la radio, un coin « Poste », une évocation d'un Nèvremontois dans l'armée de Napoléon, un coin cuisine 1900, de l'outillage agricole d'autrefois, des évocations des guerres 1418 et 40-45, et bien d'autres choses encore

Ce vaste panorama est partagé en 5 périodes inégales, cinq salles ouvertes par une figuration des anciennes portes de la ville.

C'est un travail fantastique réalisé par les membres du Cercle et qui devrait intéresser tous les Fossois. Elle sera ouverte le samedi 16 et dimanche 17, de 10 à 18 heures, et plus spécialement pour les enfants des écoles (mais le public n'y sera pas refusé !), le lundi 18 et mardi 19, de 9 à 16 heures. L'entrée est gratuite.

Li Soce des Comédyins fosswès

fête ses 10 ans !

Il y a dix ans, Georges Michel, scrîjeu Walon, a eu la bonne idée de rassembler des gens parlant volontiers le wallon et de remettre sur pied une troupe théâtrale en wallon à Fosses. II a également été demandé à Jules Goffaux de s'en occuper ! Et c'est comme Ça qu'est née « Li Soce des Comédyins Fosswès » !

C'est le 21 novembre 1992 qu'ils ont joué pour la première fois « Malin ou grimançyin », une pièce de Gérard et Simonis, adaptée par Jules Goffaux. Et quel succès : 410 entrées en une seule soirée !

Sur scène, ce jour-là, il y avait : Ph. Brasseur, Françoise Honnay, Véronique Massinon, Eric Joissains, Clément Buchet, Christiane Rifflart, Pierre Lorand, Véronique Henrard, Maryse Lechien et, bien sûr, Jules Goffaux à la mise en scène !

Dix ans plus tard, même si leur chef les a quittés, ils sont toujours là ; c'est ce que Jules aurait voulu

C'est pour cela que toute la troupe s'est mise d'accord pour présenter, à la salle de l'athénée Royal un programme spécial Xe anniversaire.

Pour commencer: « Hé, ti ! », une pièce en 1 acte de Françoise Honnay et Claudine Franceschini, par « Li p'tite Soce », la troupe des jeunes qui, elle, aura 5 ans l'an prochain.

La deuxième partie sera plutôt une sorte de cabaret avec 5 sketches

« C' n'èst nin di m'difaute » de Fr. Honnay et « Mâtchand d' mouchon » de Karl Valentin, adapté par Claudine Franceschini, toujours par « Li P'tite Soce » et « Lès Vîyès rosses », dans « Thé Dansant », « l'Etèrmint » et « Alez lès P'tits » de F. Honnay.

Pour terminer, en 3e partie, ils vont présenter « Ebaras po on mwârt » une pièce en 1 acte de N. Trokart, adapté par Em Lempereur, par Li Soce dès Comédyins fosswès. C'est la pièce en 1 acte que Jules Goffaux préférait. C'est avec cette même pièce qu'il avait remporté la Coupe du Roi Albert avec la Compagnie Aimé Courtois. C'est pour lui rendre hommage qu'ils ont choisi cette pièce.

Ils annoncent également une participation des musiciens de la Philharmonique de Fosses.

Le spectacle sera présenté les samedi 23 novembre, à 20 h et dimanche 24, à 16 h, salle de l'Athénée. Le prix d'entrée est de 5 € (gratuit pour les moins de 12 ans). Les cartes sont en prévente chez les membres de la troupe et au Centre communautaire, place du Marché, au prix de 4 €. Pour tout renseignement, vous pouvez contacter Mme Françoise Honnay au 071-71.36.62.

Souper de la St-Nicolas

Le comité des Fêtes de Névremont, organise le souper de la Saint-Nicolas le samedi 16 novembre.

Les réservations sont souhaitées pour le 12 novembre inclus, au plus tard, auprès d'un des membres

- Philippe Herquin (baley), rue de Névremont 7, tél. 0496-06.41.27

- Anne-Sophie Lepinne, rue Delmotte 7, tél. 0494-68.52.35

- Jean-Luc Preumont, rue Rivaustrée, tél. 071-71.37.86.

Au menu : Apéritif - Boulettes sauce tomates, frites, ou Vol-au-Vent et frites - Dessert.

Participation : Adultes : 10 euros

Enfants : 7 euros.

Le concert Mordini un régal !

Dans le compte rendu des festivités du bi-centenaire de la châsse de saint Feuillen et de la Confrérie, je n'ai pas pu parler du concert qui, samedi soir après une veillée mémorable, a enchanté un nombreux public dans la collégiale.

Les trois frères Mordini, spécialistes de la musique médiévale, ce qui n'est vraiment pas courant, ont présenté un choix de leur répertoire particulièrement varié et de haute tenue musicale.

Varié dans le langage : ces chants des Xlle et Xllle siècles étaient présentés en langue d'oc, en latin, en allemand ou en italien. Varié dans les genres : de la cantate d'amour à la chanson à boire. Varié aussi dans les instruments : une dizaine différents guiteme, luth, citole, vièle à roue, rebec, pipeau, flûte à bec, tambours, cimbales, bendir, clochettes, grelots...

Et puis cette voix extraordinaire d'alto et contre-soprano ! Et ces présentations des chants, comme au fil d'une histoire... Vraiment, ce fut un merveilleux régal, chaleureusement applaudi.

En finale, ils présentèrent un chant avec des enfants des écoles reprenant en chœur (avec aussi une bonne partie du public) le refrain, dans une excellente et joyeuse ambiance.

Car, voulant en outre faire oeuvre didactique, Gero Immordino (le chef des Mordini) avait durant toute la semaine précédente visité les classes de 5e-6e primaires des écoles de l'entité. Il y avait présenté les instruments, l'art musical au Moyen Age, et appris cette chanson en langue d'Oc aux enfants. Et chaque classe réalisa une étude, un rapport qui, publié par les soins du Service culturel de Fosses, fut distribué à tous les participants au concert : l'école d'Aisemont présentait une introduction historique et un inventaire des instruments, avec l'école Le Bosquet, d'Auvelais (prochainement au Lycée de Fosses) qui présentait aussi des jeux sur le thème ; l'école de Le Roux : Les artistes du Moyen Age (ménestrels, troubadours, trouvères...) ; l'école de Vitrival avait réalisé une grille de mots croisés reprenant nombre de termes d'instruments ; et l'école Saint-Feuillen une étude sur les cloches et une fantastique «traduction » en argot moderne de la célèbre « Chanson de Roland » : Un exploit plein de finesse et d'humour. C'est tellement remarquable que nous en donnerons prochainement des extraits : cela aussi était un régal

Enfin, toutes ces études étaient aussi concrétisées par une série de dessins et planches explicatives exposés dans le porche, mais hélas le public n'eut guère de temps pour l'admirer.

En saluant le public en finale, Gero eut aussi des remerciements pour M. le doyen, pour « les deux Bernard » (l'échevin et le responsable du Centre culturel) ainsi que pour Brigitte, animatrice culturelle dans les écoles, qui l'accompagna dans sa « tournée scolaire » : celle-ci annonça, pour la mi-juin de l'an prochain, à Fosses, un premier Festival international de musique médiévale

Bref, cette intervention des Ménestrels de Mordini fut non seulement un projet pédagogique important mais aussi une oeuvre d'un vaste intérêt que la qualité des artistes porta à la pointe de l'art pour le plus grand plaisir des auditeurs et des participants. Cela fait bien augurer de la qualité du concert de musique baroque du 16 novembre prochain.

Musique baroque

Après ce concert de musique médiévale du samedi 26 octobre en la collégiale St-Feuillen, le Centre communautaire de l'entité fossoise poursuit son périple à travers les différentes époques et fera découvrir cette fois la musique baroque, par un concert exceptionnel du quatuor à cordes « Appassionata ». Ce quatuor est composé de Isabelle Lachapelle (violoniste, ter prix du Conservatoire de Mons et de virtuosité du Conservatoire d'Utrecht) ; Sylvia Lachapelle (altiste, 1er prix du Conservatoire de Mons) ; Anne Debaisieux (violoniste, 1er prix du Conservatoire de Bruxelles) et Joëlle Hanssens (violoniste, 1er prix du Conservatoire de Mons). Ce quatuor sera accompagné au chant par Gero Immordino.

Retenez la date : le samedi 16 novembre, à 20 h, en la collégiale de Fosses. Entrée : 5 euros (gratuit pour les moins de 12 ans).

Renseignements au 071-71.46.24.

Un oubli

J'allais écrire « un oubli malencontreux », mais ne le sont-ils pas tous ? Dans la présentation de l'exposition de l'Association des Artistes Fossois, j'ai passé un des fondateurs du groupe et un artiste reconnu largement hors de notre cité : Marcel Nulens. D'autant plus (ou « heureusement ») que c'est mon beau-frère ! Il est donc un peu tard pour en parler puisque l'exposition s'est clôturée dimanche, mais je dois aux principes d'égalité et de justice de parler des oeuvres qu'il exposait cette année, un peu différentes des précédentes. Spécialiste de l'aquarelle précise, il en présentait trois de haute qualité comme d'habitude, notamment le pont du château de Bossière ; mais aussi une oeuvre originale : un cuivre ciselé dans un cercle métallique représentant une tête de cheval (ressemblante !). Et, autre nouveauté, une série de portraits (très ressemblants également) au crayon ou en aquarelle.

Les nombreux visiteurs de cette exposition méritaient eux aussi mon appréciation à replacer dans l'ensemble. Mille excuses, beau-frère, la fois prochaine, je recompterai mes paragraphes !

Spectacle unique à Bambois-Plage les plongeons de l'abbé Simon

Il y a de 50 ans de cela !

C'est le dimanche 28 septembre 1952 - il vient donc d'y avoir 50 ans - l'abbé Simon, un curé français surnommé l'Abbé Volant, effectuait au lac de Bambois, au cours d'une fête nautique, trois sauts : de 15, 25 et enfin 35 mètres. L'abbé Simon, curé de Saône (dans le Doubs) effectuait cet exploit dans le but de récolter des fonds pour la restauration de son église paroissiale. De pareils sauts, il les effectuait ainsi régulièrement, car il devait aussi amortir son matériel et couvrir les frais occasionnés par le déplacement de cette haute tour métallique qui était montée sur place. A Bambois, la tour fut placée à un endroit, pas très loin de l'îlot, où la profondeur était suffisante (5 m de profondeur minimum) pour permettre les sauts et pour que l'exploit soit bien visible de la plage où le nombreux public s'était massé.

A Bambois, il en était à la 14e série de plongeons ; il y laissa la tour métallique qui devait être repeinte. II revint en juin 1953 pour y effectuer ses quinzièmes plongeons.

La carte que nous reproduisons ici est une carte vendue le 20 juin 1982 à Nogent-sur-Marne, à l'occasion de la fête du petit vin blanc (sous le patronage de la société Ricard). L'abbé Simon, alors âgé de 70 ans, plongeait alors de 20 mètres (prudence oblige, à cet âge !), au profit de la restauration de l'église de Signes (dans le Var). La photo, elle, a été prise précédemment, lors d'un saut de 35 mètres (une douzaine d'étages). Le 3 juillet 1983, il effectuait encore un plongeon à Villers-le-Lac. Au verso de la carte, il est indiqué que lors d'un saut des 35 mètres, la vitesse d'arrivée à l'eau était de 98 km 500.

Un simple petit calcul nous indique que lors de ses plongeons à Bambois, il était donc âgé de 40 ans. II aurait aujourd'hui 90 ans. Nous ignorons s'il est encore en vie, mais ces plongeons n'avaient pas altéré ses années, car la TV nous apprit, il y a une dizaine d'années environ, qu'il avait béni le mariage du célèbre aventurier français Nicolas Hulot.

La presse... revue

par Zorro

Zorro triés prolifique : nous en mettons deux séries cette semaine, histoire de se remettre à jour.

- Samedi : « Louis Michel garde le silence... » - Tu sais, Germaine, j'ai l'impression de ne pas perdre grand-chose...

- Dimanche : « Jouer avec des ailes... » - C'est certainement mieux que jouer comme des pieds, mais j'ignore si c'est réellement autorisé...

- Dimanche : « Intercepté dans le coffre d'une voiture » - Les douaniers, qui ne sont pas des imbéciles puisqu'ils sont douaniers, ne pigent pas encore le truc utilisé pour conduire. Pourtant, même Germaine aura compris qu'il y a un truc...

= Lundi : «« La sous-traitance montrée du doigts » - Mais qui parle encore de la maltraitance ?

- Lundi : « Le grand bazar de la pédagogie » - D'abord, on en dit plus grand bazar, on dit Carrefour. Pour le reste, à quand une grande brocante de l'éducation ?

- Mardi : « Lizin prend Duquenne par l'oreille » - C'est qu'il en a de grandes, le cochon !

- Mardi : « Pour ne point gémir... » -devant les mauvaises nouvelles, il faut, soit lire Le Messager - plus de 10 bonnes nouvelles au mètre carré -soit regarder Place Royale - plus de 10 jolies princesses à la minute, soit se coudre les paupières, la bouche et les oreilles.

- Mercredi : « Kubla : rames de lancement... » - trop gros, Germaine, il va s'écraser au décollage...

- Mercredi : « Céline Dion quelques jours de retard... » - Dulcolax ou Doc Gynéco...

- Jeudi : « La pègre du pneu a-t-elle encore semé... » - Vous avez déjà vu des pneus blancs, vous ? Bien sûr que non, rien que du noir.

- Jeudi : « Liquidation totale à partir du 30 octobre » - Pas moins de 10 ministres démodés, les dessous chics de Madame Onkelinckx et les dessous chocs de Madame Durant...

- Vendredi : « La guerre contre les pauvres » - En 50 ans, j'ai dû combattre le péril jaune, la peste noire, les morpions, le péril rouge, les congolais, Dalida, les CCC, les talibans, mais pas encore les pauvres.

- Vendredi : « Ligue Braille : une adresse plus facile d'accès » - Mais si, Germaine, tu pourrais y aller les yeux fermés...

Il y a50ans Elections communales 1952

Octobre 1952 connut à Fosses, une nouvelle majorité, en raison d'un cartel formé par les libéraux et socialistes. Voici ces résultats et, entre parenthèses, les votes de préférence

Cartel (1122 voix) : D. Masson (194), Jean Jadin (119), Arm. Hoppe (155), Despineto (65), Delaive (78), Josse (91), D. Gosset (43), Gustin (43), Remy (19), Piette (35), Ducat (38).

Intérêts communaux (938 voix) : Jh Romain (265), Paul Dumont (137), Fd Bruyr (80), D. Poulet (101, C. Lambert (99), Ed . Radelet (123), F. Moucheron (105), Aimé Massinon (32), Franz Loiseau (141), J. Gosset (47), Joseph Poskin (313).

Communistes (150 voix) : Collin (32), C. Stamps (9), Chabot (6), Gillard (2), Havelange (3), Brosteaux (4), Remacle (4), F. Stamps (5), Reaucroix (0).

Elus du cartel : Masson, Hoppe, Despineto et Josse chez les socialistes ; Jadin et Delaive chez les libéraux. Elus des I.C. sont : Jh Romain, Dumont, Poskin, Loiseau et Radelet.

Malgré un gain de 66 voix, les I.C. perdent la majorité. Le cartel gagne aussi 191 voix par rapport à 1946 (si on totalise les votes des libéraux et des socialistes alors sur listes séparées), mais récupère les voix communistes qui perdent plus de la moitié de leurs voix (167).

A AISEMONT, c'est le statu quo. Les Intérêts communaux ont 4 élus (Jules Colson, Jules Lenoir, Aurore Molle, Em. Gillain) et les Vrais Intérêts communaux 3 élus (Jules George, Jules Jacqmain et Cornélis Impens).

A LE ROUX, la majorité PSC est renforcée avec 4 élus (René Tahir, Jules Guyaux, Célestin Guyaux et Charlier). Les Intérêts communaux ont 3 élus (FI. Legrain, Denis et Benonit).

A SART-EUSTACHE, la majorité de 1946 perd 1 élu mais en conserve 6

J. d'Orjo, Georges Piret, Grosjean, Rubay, H. Renier, Em. Dubuisson. Un isolé est élu : M. Derenne. Après vérification, M. Derenne n'est pas élu.

A SART-SAINT-LAURENT, c'est aùssi le statu quo. La liste du bourgmestre Fd Jacquet récolte 4 élus (F. Jacquet, L. Romain, Demeuse et Pessleux. La liste opposée a 3 élus Detelle, Mathieu et Denis.

A VITRIVAL : renforcement de la majorité du bourgmestre sortant André Spineux, mais les opposants conservent leurs 3 sièges (Dothée, Alphonse Pasleau et Camille Genot) ; et 4 pour la majorité : Alfred Godfroid, André Spineux, Alb. Kaisin, Jh Boccart.

Histoire vécue lors d'une élection

Les élections communales d'aujourd'hui n'ont plus le piment des élections d'autrefois ; ces élections de village où chacun connaissait les candidats et où une grosse famille, apportant de nombreuses voix, se voyait souvent sollicitée par l'une ou l'autre liste. Voici une histoire vraie qui se passa non loin de chez nous, lors d'une élection passée. Le candidat n° 7 de la liste n° 2 avait juré secrètement de remonter au n° 1 et de devenir ainsi mayeur. Et pour ce faire, il avait fait des plans stratégiques dignes d'un candidat à la Maison Blanche. Lui qui discutait pour 50 centimes de vitoulets, avait tout d'abord consacré une dizaine de milliers de francs pour sa campagne. Il repéra un certain jeune marié, fils de famille nombreuse, qui venait d'épouser la fille cadette d'une autre famille nombreuse. Suffisamment nombreuse pour élire, d'après ses calculs, au moins 3 élus de la liste ! Car il y en avait des ma-tantes et des mon-onques dans cette famille, sans compter les beaux-frères, les belles-sœurs, et les voisins d'eux tous !

Le mariage avait été pénible, mais les tourtereaux s'aimaient, malgré quelques scènes de jalousie. Parce que cet espèce de Gary Cooper de village, boute-en-train des kermesses, aurait pu faire un rosaire en enfilant tous les cœurs qu'il avait mis à l'envers avant de les laisser tomber. Mais une fois les bagues passées au doigt fragile de la petite Solange et à celui du ravageur des kermesses, les deux tribus furent soulagées. La mariage avait donné lieu à de monstrueuses ripailles et les bouteilles vides pouvaient remplir un container.

Notre candidat n° 7 connaissait les deux familles, il avait été invité à la noce et avait déjà fait sa publicité électorale, discrètement sans doute, mais avec conviction. Et il manquait encore un candidat pour compléter la liste. Le mayeur sortant lui laissait carte blanche pour trouver l'oiseau rare.

Pendant la grand-messe du dimanche matin, il invita le jeune marié à boire un verre, laissant à sa jeune épouse le soin de lui rapporter les indulgences pour la semaine. Une goutte et je te tape sur l'épaule, deux gouttes, trois gouttes, dix gouttes... et des gouttes aussi pour tout ce qui bougeait dans le cabaret. Notre candidat n° 7 lui souffla à l'oreille que s'il se présentait comme candidat n° 6, il avait de grandes chances d'être échevin. Le jeune marié lui raconta ses problèmes d'argent : malgré les cadeaux, il restait encore beaucoup à acheter pour le ménage et une campagne électoral, ça coûte

Ne t'en fais pas, dit l'autre, je paie tout, à condition que tous tes électeurs, toute ta famille et celle de ton épouse votent aussi pour moi.

D'accord, et on reboit encore quelques gouttes, toujours offertes par notre futur mayeur.

Qu'est-ce qui sonne ? Ce sont les vêpres. Déjà 4 heures ! Des deux amis sortent du cabaret en titubant, s'appuyant l'un contre l'autre pour se tenir péniblement à la verticale. La rentrée au foyer des futurs membres du Collège fut orageuse.

Chez le jeune marié, la mise au point se fit... à huis clos, comme si un Conseil avait déjà lieu. Une partie de la vaisselle ne résista pas ; c'était la première scène conjugale, qui brisait le coeur de Solange. Mais il avait donné sa parole et Solange ne put l'empêcher, il s'entêta. Elle qui ne voulait surtout pas que son époux fasse un jour de la politique, elle ne réussit pas à briser son beau rêve de futur échevin. En plus, la campagne électorale ne lui coûterait rien. Il fallut tout de même racheter quelques assiettes ! Mais la famille de Solange n'avait pas non plus apprécié la chose et avait informé la famille de notre ancien bourreau des cœurs qui avait aussi pris parti contre cette candidature peu appréciée. Ils avaient décidé de concert, mais à l'insu de l'intéressé, qu'ils ne voteraient ni pour lui, ni pour cet olibrius qui l'avait « acheté » si sournoisement !

Le jour des « vôtadjes » l'attitude des « bons électeurs » avait rendu sceptiques nos deux candidats. Quand ils leur rappelait comment voter, tous n'avaient pas pu cacher leur décision. Et après le dépouillement et les premiers résultats connus, ce fut la consternation. Certes, la liste passait mais notre candidat n° 7 ne fut même pas simple conseiller et notre jeune marié s'en retourna avec une buse..., à la grande satisfaction de Solange et des deux familles. Jamais plus il ne fera de politique

Keskidi nous propose

(à lire avec humour)

Evolution (suite)

Comme tout le monde, entre deux averses, il m'arrive de parcourir les rues de la cité où, à quelques exceptions près, il est assez agréable de se faire accoster par d'autres badauds qui, comme moi, sont à l'affût de la « rumeur publique ». Pour ma part, je trouve plaisant de voir le cheminement d'une information pourtant très sérieuse au départ et qui, colportée de bouches à oreilles par deux ou trois personnes qui l'interprètent selon leur conception ou leur sensibilité, en ressort déformée au point d'en devenir un gros canular.

Cette rubrique n'y échappe pas et les avis sont parfois partagés. Certains disent « fonce Alphonse... » D'autres par contre ne cachent pas leur agacement: « Kèskidi, c'è-st-one bièsse ! », ffreûve mia d' s'occuper di s' djârdin ! I n' faut rin awè d'ôte à fé po scrîre dès bièstrîyes parèyes ».

Revenons à nos moutons, à propos de ces mots qui n'existent pas, mais qui le pourraient. Il suffit, pour les imaginer, d'être à l'écoute de jeunes enfants s'exerçant à notre langage d'adulte.

Entrevisionner : regarder un film d'horreur en se cachant les yeux derrière les mains, tout en gardant les doigts enrouverts. Le procédé appelé « digitorama » est censé atténuer l'horreur du film tout en préservant la légitime curiosité du spectateur.

Gambada : danse sautillante qui s'exécute sur le sable brûlant des plages, ou ceux qui marchent pieds nus les jours de grandes chaleurs.

Garamnésie : impossibilité de se souvenir de l'endroit où l'on a garé sa voiture la veille au soir. II se croyait garamnésique, il n'en était rien, la fourrière avait encore frappé.

Jeansmnastique : exercice de gymnastique avec un jeans trop serré.

Linguistics : tics du langage, mots et formules inutiles qui émaillent le discours de certaines personnes, tels que : « Je veux dire, tu vois, comment dirais-je, si vous voulez, vous voyez ce que je veux dire, n'est-ce pas, ah que, et caetera ».

Mémosphère : partie du ciel que l'on regarde lorsqu'on cherche à se remémorer un événement passé.

Nappeur (euse) : personne qui, systématiquement, dessine ou écrit sur les nappes en papier des restaurants.

Orphelinges : pièces de linge ou d'habillement qui vont habituellement par paires (chaussettes, bas, gants) et dont le frère ou la sœur s'est mystérieusement volatilisé au sortir de la machine à laver.

Purgatiroir : tiroir où l'on relègue, en vrac, les stylos sans capuchons, les colliers sans fermoir, les lunettes sans branches, les montres sans remontoir, avant de les réparer ou de les jeter définitivement à la poubelle.

Rétrolecture : le fait de lire son journal en commençant par les dernières pages. On dit aussi : lire à rebrousse page.

Sauve-conduite : attitude dégagée ou désinvolte que l'on adopte pour franchir les caisses du super-marché quand on n'a rien acheté et que l'on craint d'être pris pour un voleur.

Keskidi

Pensée de la semaine

Toutes celles qui font semblant de ne pas y croire sont des fausses sceptiques.

Dans le décor

Le mercredi 30 octobre, vers 11 h, M. Debrix, habitant Fosses-la-Ville, roulait en direction de Châtelet au volant de sa VW. A hauteur des serres du Centre floral, chaussée de Charleroi, il fut surpris par une voiture qui sortait de cet établissement. II donna un coup de volant brusque pour éviter ce véhicule et perdit le contrôle de sa voiture qui termina sa course du côté gauche de la chaussée, dans des sapins. Il n'y a heureusement pas de blessé.

Accrochage

Mardi en début de soirée, la voiture de Mme Natacha Wastiaux, une Citroën Berlingo, qui était garée rue d'Orbey, a été accrochée par une BMW dont le propriétaire est un certain M. Laurent. Un constat a été rédigé par la police.

Simulation deux touristes à l'eau

Dimanche dernier, il était 8 h 30 du matin quand deux touristes tombent à l'eau dans le lac de Bambois. Les pompiers sont aussitôt sur place pour les sortir des eaux glaciales de ce début novembre. Heureusement, ils ont pu être sauvés !

Bien sûr et heureusement, il s'agissait d'un exercice. Car il est bon de répéter avant de pouvoir intervenir pour de bon, au cas où...

Les deux victimes de ce « naufrage » n'ont en tout cas pas eu peur de se mouiller et sont à féliciter pour leur courage. Mais ils savaient que les secours ne tarderaient pas. Il s'agissait du jeune Thomas Scieur (fils du commandant), qui était, en principe toujours conscient lorsqu'il fut tiré de l'eau) et Jean-Claude Gosset qui, à plusieurs mètres de la berge, avait déjà bu quelques tasses (pas de café). II fut installé dans une coquille, puis hissé au-dessus des arbres à l'aide de l'auto-échelle.

Pour cet exercice, les pompiers disposaient d'une barque avec moteur, en permanence sur place, on ne sait jamais...

Un tel exercice un dimanche matin, rien de tel pour se réveiller ! II faut savoir intervenir à toute heure du jour, car si un pécheur s'assoupissait et tombait à l'eau, cela peut arriver, ce n'est pas sur le poisson qu'il faut compter pour le sortir de là

Exposition

Une exposition permanente aura lieu à la Maison de la Culture et du Tourisme de Fosses, du 10 au 28 novembre. Y seront présentées les oeuvres de Marie-Paule Ravoisin.

Autodidacte au départ, elle aura l'occasion de vivre deux ans en Guyane française où elle apprendra l'aquarelle avec Christiane Fontainier (professeur formée à l'école des Beaux-Arts de Paris), le dessin, l'huile, l'acrylique, la pastel et l'encre. Puis, à son retour en mars 2001, elle a suivi quelques stages d'aquarelle, notamment avec Anne Panthbfer, aquarelliste de Thuin. Pour le reste, elle continue à apprendre par elle-même, dans ses temps libre.

De toutes les techniques, elle utilisera surtout l'aquarelle qui permet un très beau jeu de couleurs et de lumière et le fusain pour le nu féminin. Ses sujets sont variés et réalistes, tout en donnant une préférence aux fleurs, natures mortes, scènes extérieures, mais aussi aux maisons créoles et autres sujets exotiques sortis tout droit de ses souvenirs.

Après trois expositions à l'étranger, c'est maintenant à Fosses-la-Ville qu'elle vous invite cordialement à venir voir ses oeuvres.

Vernissage ce samedi 9 novembre, à 19 h 30. Ouvert en semaine de 9 à 16 h et le week-end de 10 à 17 h.

Contacts : B. Michel, 71.46.24.

Appel aux artisans

Venez nombreux, dans un cadre féerique, faire profiter nos visiteurs de vos merveilles, au grand marché de Noël des 14 et 15 décembre. La table de 0,60 sur 2 m 50 :12,5 euros par jour. Inscriptions et renseignements, dès à présent, au 0494-62.42.30.

Amitié belgo-italienne

Lors du souper du Comité du Souvenir, le mois dernier, une exposition sur les mineurs italiens venus chez nous après la guerre, permettait au public de se rendre compte de l'importance de cette immigration.

Présentée par un sociologue, spécialiste de l'immigration italienne, M. Santoconno, cette exposition retraçait l'histoire de cette vague de jeunes Italiens venus chez nous dès juin 1946. Ils furent au total plus de 77.000 venus travailler dans nos charbonnages, le plus souvent dans des situations précaires de logement.

M. Santoccono sait de quoi il parle ; auteur du livre « Rue des Italiens », il est né en Sicile en 1950 et a débarqué en Hainaut avec sa mère à l'âge de 3 ans pour rejoindre le père, venu quelques temps auparavant. Ce père refusa de voir son fils travailler dans la mine. II l'envoya aux études à l'Athénée provincial de Morlanwelz.

Son livre raconte l'historique de la venue des Italiens en Belgique. Ces pauvres travailleurs que l'on surnommait vulgairement « les Macaroni », répondaient à un accord entre la Belgique et l'Italie, signé en juin 1946, qui proposait l'échange : « du charbon belge contre des mineurs italiens ».

En 1956, c'était la plus grande catastrophe minière belge du Bois du Cazier à Marcinelle, ou 262 mineurs périront, dont 160 Italiens. Cet événement marquait la fin du recrutement des Italiens pour les charbonnages belges.

L'Armistice

Le lundi 11 novembre auront lieu à Sart-Eustache et à Le Roux les traditionnelles cérémonies de l'Armistice commémorant la fin de la Première Guerre mondiale. Comme chaque année, les groupements patriotiques des deux communes s'uniront pour couvrir un programme complet.

Si les rangs de nos Anciens s'amenuisent, la mémoire reste et sous le couvert du Comité du Souvenir, les cérémonies du 84e anniversaire du 11 novembre 1918 n'ont d'autre but que de nous rappeler les sacrifices consentis par nos combattants qui ont rempli leur devoir, animé par l'idéal patriotique.

- A Sart-Eustache

8 h 30 : dépôt de fleurs au monument aux morts (cimetière communal) par M. Emile Fauconnier et l'Administration communale de Fosses.

9 h : en l'élise paroissiale : Grand-messe de requiem, célébré par l’ abbé Lambiotte, pour tous les défunts des guerres.

- A la Belle-Motte

10 h 40 : dépôts de fleurs à la Nécropole militaire en présence des autorités communales d'Aiseau-Presles, de Fosses et patriotiques d'Aiseau-Presles, Sart-Eustache et Le Roux.

- A Le Roux

10 h 50 : dépôt de fleurs au monument aux morts (cimetière communal).

Les populations sartoise et rovelienne sont invitées à s'associer à ces cérémonies du souvenir.