N°40    18 octobre 2002

Festivités du bicentenaire de la châsse de saint Feuillen

26 et 27 octobre 2002

La plupart des Fossois sont à présent au courant des festivités qui se préparent pour le dernier week-end d'octobre, avec notamment une sortie de nos marcheurs.

C'est en effet la Confrérie Saint-Feuillen qui a voulu marquer le bicentenaire de la châsse que l'on porte et escorte tous les sept ans en de grandioses manifestations. Cette châsse, qui contient divers ossements de notre saint Patron, date en effet de 1802 et, pour ce bicentenaire, on a voulu la restaurer, car elle était ternie, abîmée, en mauvais état. Un dossier de restauration a été préparé, accepté par l'administration communale et réalisé : Un ébéniste originaire de Fosses, Hubert Vander Linden, a réparé les boiseries (la châsse est un coffre en chêne, aux parois extérieures recouvertes de plaques d'argent, ornée de baguettes de bois dorées), puis une doreuse professionnelle, Mme Klein, de Bouge, a nettoyé les plaques d'argent, les parties ornementales d'argent ciselé, et redoré à la feuille les tringles et autres parties qui ainsi tranchent bien sur l'argent et la peinture claire. Ce travail de restauration est de toute beauté, à voir absolument ! C'est pourquoi nous vous convions à participer à ces festivités des 26 et 27 octobre pour découvrir la châsse de vos propres yeux.

Mais, direz-vous, pourquoi une châsse, pourquoi cette châsse ?

La piété populaire dès le Moyen Age s'est portée sur le culte des ancêtres et la vénération des reliques des saints personnages et les châsses se sont multipliées, grâce d'ailleurs à des orfèvres de haute qualité comme Hugo d'Oignies, Henri Libert, Nicolas de Verdun et bien d'autres. « Les saints, écrit le chanoine Lanotte, ceux que nous appelons « nos saint patrons », manifestent que nos oeuvres sont éternelles. Ils nous permettent de comprendre que nous sommes tous un chaînon dans la grande lignée humaine ». Saint Feuillen fut de ces héros magnifiés, glorifiés, vénérés comme protecteurs du peuple et intercesseurs auprès de Dieu. On tenait donc à conserver et honorer ses reliques, d'où ces châsses et autres reliquaires. Il faut savoir que la toute première châsse (on disait « fierté », à l'époque), datait de 1086 : elle avait été fabriquée pour contenir les reliques de notre patron lors de leur « élévation sur l'autel » par le PrinceEvêque Henri de Verdun et quelques années après, Hillin, un chanoine de Fosses, en faisait une description admirative : toute en argent, elle représentait le Christ en majesté et diverses scènes de la vie, du martyre et de la mort de Feuillen, « enlevé au ciel par deux anges »

Hélas, elle fut détruite ou fort abîmée par un incendie et on en refit une seconde en 1232 : Un parchemin (cité par l'archiviste Ferdinand Courtoy) relate la translation, mais nous n'en avons pas de description. Pourtant, la petite « porte » en nielle qui orne le Buste actuel date très probablement de cette oeuvre de 1232, due au célèbre orfèvre Hugo d'Oignies qui est sans doute l'auteur de cette châsse du Xllle siècle. Le siège de Fosses en 1408 provoqua la nouvelle destruction du reliquaire. Un autre texte fait mention d'une translation des reliques de Feuillen dans un coffre en chêne fermé de deux serrures : cela se passait à Mons, où les reliques avaient du être transférées pour raisons de sécurité lors du siège de Fosses par le comte de Hainaut en guerre contre les Liégeois.

Une quatrième « fierté » fut réalisée au XVIe siècle, sous le Prince-Evêque Erard de la Marcq (1505-1538). Dans sa « Vie de saint Feuillen » de 1674, le RP Sébastien Bouvier en fait la description : toute en argent ciselé, ornée notamment d'une plaque représentant « la Royne des Cieux aux pieds de laquelle se tient un chanoine agenouillé » de l'autre côté « l'image de saint Feuillen adorée d'un Gentil-homme à sa droite, d'une Dame à sa gauche, tous deux à genoux... »,sans doute les donateurs de cette oeuvre d'art d'une grande finesse et que nous possédons encore.

En effet, si la châsse était abîmée au moment de la Révolution française, un des chanoines de Fosses « licenciés » par la Révolution, consacra le reste de sa fortune à refaire une châsse où l'on plaça, sur les versants du toit, les deux parties principales de la châsse du XVIe siècle.

Cette châsse est donc ainsi la cinquième et date de 1802 : elle a donc 200 ans cette année. Mais, direz vous, c'était encore là période révolutionnaire en Belgique et le culte y était interdit ?

Oui et non : l'année précédente, en juillet 1801, le Premier Consul Napoléon avait signé avec le Pape un Concordat qui redonnait une certaine liberté religieuse.

Oui, mais pourquoi cette sortie des marcheurs ?

Vous savez que depuis des siècles des escortes militaires honoraient les processions religieuses. La « Marche militaire » à Fosses remonte certainement à la création, en 1566, d'un « Serment d'arquebusiers » dont les statuts prévoyaient « ...tout le serment entièrement seront tenus de se trouver en noble compagnie, enseigne au vent, avec fifres et tambourins, armes et équipages, le jour que l'on porterat le glorieux corps de monsieur saint Phollien... ». Il s'agissait donc bien de rendre honneur au saint patron, plus que de protéger les reliques que l'on se gardait bien de sortir en périodes de troubles.

Voilà pourquoi, tout naturellement, la Confrérie a demandé la participation de nos marcheurs fossois pour cet anniversaire. Pour la petite histoire et pour l'anecdote, rappelons qu'en 1802 la procession avait été refusée au curé Bauwens : on était en état laïc et l'évêque ne voulait pas provoquer les autorités françaises. Mais les Fossois tenaient à sortir le nouveau reliquaire ! Sur leur insistance, le maire Lambert Dejaifve écrivit au Préfet Pérès à Namur (nous étions le chef-lieu du 6e canton du département de Sambre et Meuse) pour demander « Dix hommes de forces armée pour maintenir l'ordre et la pollices » (nous respectons l'orthographe !) car ses administrés avaient demandé de « marché armée et habillée en militaire. Comme ils ont fait la dépanse de louer des habits militaires, je n'ay pas voulu leurs accorder Sans vous le faire connoitre et m'est donné des ordres à ce Sujet vous répondant d'y m'intenir l'ordre et la polices » (sic). Le Préfet donna son accord « pour ce qui concerne les amusements projetés par les jeunes gens » mais défendait de sortir le Buste-reliquaire. Les Fossois jouèrent sur les mots ils sortirent donc la châsse et tout se passa bien puisque le chef du détachement militaire, un certain Marotte, dit dans son rapport au Préfet : « Il y a eu un rassemblement d'environ trois mille personnes qui, par village, ont formé des compagnies tant à pied qu'à cheval, cinq à six cents hommes portant différents uniformes, armés de fusils, sabres et pistolets ; Ils avaient en outre deux petites pièces de canon... ». Il précise bien que la châsse a été portée dans les campagnes et chapelles avoisinantes, avec plusieurs bataillons carrés et manœuvres, en tirant environ dix mille coups de feu. Et il conclut

« Du reste, la Kermesse s'est passée assez tranquillement » ....

Et quel est le programme pour ce week-end ?

En résumé : le samedi 26 à 18 h 30, le buste et la châsse seront amenés devant le chœur par les Confrères, pour une brève veillée spirituelle : lectures et chants, après un mot d'accueil et des explications artistiques et les pèlerins pourront vénérer les reliques. Un peu plus tard, à 20 heures, les Ménestrels de Mordini présenteront un concert de musique médiévale.

Dimanche 27, dès 9 heures, rassemblement des marcheurs et procession avec les reliques autour des anciens remparts, pour revenir à l'église pour la grand-messe à 11 heures. A la fin de l'office, devant la croix celtique, la Confrérie tiendra sa réunion annuelle avec intronisation de deux nouveaux membres et renouvellement du serment. Dîner fraternel en commun, sous chapiteau place du Centenaire. Et à 15 h, les marcheurs reprendront la route pour un défilé qui suivra à peu près l'itinéraire de la Laetare et qui se terminera vers 18 h 30 par le traditionnel feu de file devant le porche de la collégiale.

Les Compagnies de l'Etat-Major, celle de Haut-Vent (avec plus de cent hommes !) et des délégations des Marches de l'entité feront un cortège de 4 à 500 marcheurs pour cette journée qui, avec le soleil qu'on espère, sera un jour faste pour notre cité et un hommage à « nosse bon vî sint Fouyin »

B.C. - J.R.

ETAT-CIVIL

MOIS DE SEPTEMBRE 2002

Naissances

Le 3 à Charleroi : Matteo Wiame, fils de Raphaël et de Sophie Lefer, rue du Bois des Mazuis, 8 à Vitrival.

Le 3 à Sambreville : Elise Janssens, fille de Benoît et de Christelle De Bie, rue de Vitrival, 13 à Fosses.

Le 4 à Charleroi : Zoé Estienne, fille de Harry et de Nathalie Serron, rue du Grand Etang, 74, à Bambois.

Le 9 à Namur : Eliot Parent, fils de Pierre-Yves et de Valentine Charlot, rue du Bois des Mazuis, 3 à Vitrival.

Le 9 à Charleroi : Nadège Dechamps, fille de Jean-Pol et de Ingrid Pirotte, rue du Long Try, 29 à Le Roux.

Le 9 à Sambreville : Xavier Hamblenne, fils de David et de Magaly Bulinckx, place du Marché, 3/G à Fosses.

Le 9 à Sambreville : Charlotte Delatte, fille de Pascal et de Marlène De Backer, avenue des Déportés, 11 à Fosses.

Le 16 à Namur : Marine Degraux, fille de Dimitri et de Julie Sohy, rue de Burnot, 13/B à Sart-Saint-Laurent.

Le 16 à Namur : Simon Gofflot, fils de Alain et de Anne Bernard, chaussée de Charleroi, 358, à Le Roux.

Le 20 à Namur : Alix Laloux, ; fille de Pierre et de Laurence Lowie, rue Grande, 1 à Le Roux.

Le 26 à Charleroi : Manon Baudoux, fille de Fabrice et de Florence Giambruni, chaussée de Charleroi, 117/A à Vitrival.

Mariages

Le 7 septembre : Philippe Basiak, 32 ans, et Christel Renard, 24 ans, domiciliés tous deux place de Le Roux, 2.

Le 14 : Ludovic Wendel, 26 ans, de Wavre, et Emmanuelle Mélan, 25 ans, rue de Claminforge à Vitrival.

Le 14 : Pascal Bodart, 31 ans, et Anne-Cécile de Smidt, domiciliés tous deux rue du Bôlia, 25, à Vitrival.

Le 14 : Pierre Hanus, 42 ans, et Graziella Benazzi, domiciliés tous deux rue du Sartia à Sart-Eustache.

Le 21 : Fabian Crasset, 29 ans, et Leslie Mathues, domiciliés tous deux rue du Grand Etang, 94 à Bambois.

Le 28 : Pascal Huysmans, 32 ans, rue de la Petite Couture, à Fosses, et Anne-France Ficart, 27 ans, sentier de la Rotelée, 17 à Tamines.

Décès

Le 4 à Yvoir : André-Marie Lomba, époux de Marie-Claire Baudin, né le 28 juillet 1943, domicilié rue de la Gazelle, 178 à Sart-Eustache.

Le 13 au Home Dejaifve : Paula Vanhulst, veuve de Albert Lambert, née le 16 mai 1916, domiciliée à Malonne.

Le 16 au Home Dejaifve : Martha Brackmans, veuve de Fernand Vassaux, née le 4 mars 1921, domiciliée à Mettet.

Le 22 : Paulette Piret, veuve de Robert Ladrille, née le 25 avril 1934, décédée à son domicile, rue du Chapitre, 3 à Fosses.

Le 25 au Home Dejaifve : Marcel Depiesse, époux de Edeline Brackman, né le 14 mai 1925, domicilié à Florennes

Cercle horticole

En 2003, le cercle horticole de Fosses sera centenaire. A cette occasion, le comité a décidé de transformer la place du Marché en un immense tapis de fleurs, sous le thème « l'été au jardin ». Pour réaliser cela, nous avons besoin de milliers de pots de fleurs d'extérieurs fleuris. Nous faisons appel à votre solidarité en plantant dès maintenant, en pots, des bulbes de printemps ou des plantes vivaces, primevères, pensées, narcisses ou bulbes de printemps avec des vivaces (tulipes, pensées...), qui seront en fleur le samedi 17 mai 2003. Nous vous demandons de nous les apporter le samedi 17 au matin et les récupérer au soir et ils décoreront encore votre jardin, chez vous. Vous avez peut-être encore des bulbes à planter chez vous, sinon, dans les commerces c'est le moment de les trouver, il y a encore un grand choix.

Les artistes fossois

L'Association des Artistes fossois, en collaboration avec l'administration communale, organisera son exposition annuelle en la salle L'Orbey du 26 octobre au 3 novembre.

Pour le public, l'exposition sera ouverte : les samedis 26 octobre et 2 novembre et les dimanches 27 octobre et 3 novembre : de 10 à 12 h 30 et de 14 à 18 h 30. Du lundi au vendredi : de 15 à 18 h 30. Rappelons que l'entrée est libre et que chaque année nos artistes présentent un choix d’œuvres de réelle qualité, dans une intéressante variété de techniques qui mérite votre visite.

Vitrine permanente

Deux vitrines sont mises dorénavant à la disposition des artistes fossois pour y exposer leurs oeuvres.

L'inauguration s'est faite récemment et le président de l'association des Artsites, M. Engels, s'est dit ravi de cette initiative. Les deux vitrines situées aux Quatre-Bras (ancien Nopri) mettront en évidence le travail de nos artistes pour donner à notre ville une place de choix en faveur de l'art et de la culture. Cette exposition sera permanente et une tournante sera organisée pour présenter les oeuvres de la vingtaine d'artistes faisant partie de l'association.

Place aux enfants

« Place aux enfants » est la deuxième journée ludique et pédagogique organisée à Fosses-la-Ville, pour les enfants de 8 à 12 ans.

« Place aux enfants » satisfait leur curiosité : pendant toute la journée de ce samedi 19 octobre, les enfants observeront et participeront aux activités de la vie économique, politique, sociale et culturelle. Des lieux leur seront ouverts pour les emmener à la rencontre de l'envers du décor quotidien des adultes, dans leur quartier et dans leur commune. Ils pourront travailler avec le boulanger, visiter la caserne des pompiers, interroger le commissaire de police...

Nouveauté cette année : un groupe d'enfants va réaliser une page web sur cette journée, avec des photos de différents lieux visités, et ce en direct à partir des locaux de la Maison de la culture et du Tourisme. Cette page web sera ajoutée sur le site de la ville de Fosses : http://www.fosses-la-ville.be.

Théâtre

Un déplacement au théâtre des Beaux-Arts de Charleroi aura lieu le samedi 26 octobre, à 13 h 15 en Leiche, pour l'opérette de Vincent Scotto : « Violettes Impériales ». Renseignements chez Mme Christiane François- Radelet, tél. : 07171.10.65.

Au Syndicat d'Initiative

Une assemblée générale extraordinaire du S.I. s'est déroulée le mardi 8 septembre pour réorganiser le Conseil d'Administration de l'ASBL et admettre de nouveaux membres, ceci suite au décès du Président Robert Meuter, à la mémoire duquel, en ouverture de séance, J. Romain a demandé une minute de silence en rappelant l'extrême dévouement de Robert, durant plus de trente ans, pour le S.I . qui était vraiment le centre de sa vie.

Les mandats suivants ont été attribués

Membres du Conseil d'Administration : Jean-Michel Borgnet, Benoît Buchet, Alain Drèze, Etienne Drèze, Bernard Dufrasne, Camille Honnay, Jean Lecomte, Bernard Michel, Bernard Meuter, Philippe Moreau, Jean Romain, Marcel Scieur, Yvan Tahir, Stéphane Thion, P. Vandoren .

Parmi ceux-ci, ont été nommés

Président : Etienne Drèze.

Vice-présidents : Bernard Meuter et Jean Romain.

Secrétaire : Bernard Dufrasne.

Trésorier : Jean-Michel Borgnet.

Directeur du personnel : Bernard Michel.

En outre, sont membres de l'assemblée générale : Geneviève Dujeu, Yves François, Claude Maudoux, Joseph Michaux, Willy Michel, Maurice Moray. N'étaient pas présents mais sont maintenus comme membres : Philippe Brasseur, Emile Damanet, Michel Dargent, Monique Delvaux, Joseph Duculot, Francis Fosseur, François Ingels, Louis Lamy, Jean-Louis Mathy, Françoyse Rochet, Roger Viroux, Laurence Titeux.

Le nouveau Président a rappelé quelques détails du fonctionnement du S.I. : le (précieux) subside communal, les 4 employés sous contrat PTP, l'aide de la Région Wallonne, etc. Le Conseil d'Administration se réunit en principe tous les mois (sauf Juillet et août).

Le nouveau C.A. espère poursuivre dans le même dynamisme que ces dernières années et développer l'attrait et l'accueil touristiques de notre ville. Nous leur souhaitons plein succès.

Banquet de la Société colombophile

Le comité de la Société Colombophile La Liberté de Bambois organise son banquet annuel le 2 novembre à partir de 11 h. 30 en la salle l'Hautventoise à Haut-Vent. La remise des prix aura lieu à 17 heures.

Le menu à 18 € - Apéritf colombine

- Terrine de saumon sur crème aigrelette, fenaloise

- Velouté de potirons

- Rôti de porc piqué au lard fumé et thym, sauce aux deux poires, légumes, pommes dauphinettes

- Assortiment de fromages wallons, pain aux noix

- Pièces montée des colombophiles - Café et son accompagnement.

Réservations souhaitées avant le 25 octobre chez

- Malter B. : 071-71.33.72

- Bournonville J.-F. : 0476/847.207.

Expo du S.I.

Chaque mois, le Syndicat d'Initiative ouvre les portes de ses deux salles, à l'arrière de ses bureaux de la place du Marché, à des artistes régionaux. Depuis vendredi dernier, c'est un artiste d'Aiseau, Jacques Steinier, qui occupe les salles. Ancien employé de chez Solvay, c'est surtout depuis sa pré-retraite qu'il s'est adonné à la peinture à l'huile, avec quelques années à l'Académie de Tamines, mais surtout en autodidacte.

En l'accueillant, vendredi, l'échevin B. Meuter a dit sa joie de recevoir un artiste de plus, la volonté de l'administration communale d'aider ceux dont le talent enchante les yeux. L'art n'a pas de frontières et Fosses est heureux d'accueillir des artistes de toute la région, de leur apporter aide et soutien dans une présentation de leurs réalisations. M. Steinier a vivement remercié pour cet accueil.

On pourrait définir cet artiste comme un expressionniste de la lumière

tous ses tableaux reflètent une luminosité généreuse : coins de Provence ou de Bretagne, d'Aiseau ou de Fosses, fleurs ou compositions à la limite du surréalisme (Thaïs au désert), avec des essais de cubisme pour exprimer les saisons (Février et Août), ou des Chinels colorés, des masques mélancoliques, voire même des expressions du travail (Coulée de fer), tout est lumière, si ce n'est sa tête d'ouvrier au fusain, bien sûr, et sa

Grisaille automnale » sur Aiseau.

Des oeuvres attachantes, traditionnelles avec parfois une touche personnelle un brin fantaisiste : une exposition à voir sans tarder.

Le Pensionnat des Sœurs de Sainte-Marie

Entre les deux guerres (il nous est difficile de donner une date plus précise), une série de cartes postales a été émise pour permettre peut-être aux élèves internes de l'Institut de correspondre avec leur famille, mais aussi en guise de publicité pour cette école renommée dans la région, qui comporta jusqu'à une septantaine de pensionnaires..

Nous reproduisons ici trois de ces cartes, dont nous connaissons encore au moins 5 autres vues, dont certaines ont déjà paru dans notre journal.

On y voit successivement une classe décorée de panneaux géographiques avec les bancs traditionnels de l19époque, le réfectoire et le dortoir, avec ses alcôves, le tout bien propret ! Le chauffage central y était delà installé ; au dortoir, les radiateurs trônaient au milieu du couloir, mais les élèves ne disposaient pas d'évier, mais de vase et cruche d'eau. Comme dans tous les pensionnats, de l'époque, on se souvient que l'uniforme des pensionnaires était obligatoire. Des internes qui, pour la plupart, restaient - pour certaines - le week-end à l'école car il y avait encore classe le samedi.

On sait qu'en 1839 les Sueurs de Sainte-Marie possédaient déjà un pensionnat pour filles à Fosses, mais on ignore si c'était déjà ce même emplacement. Cet imposant bâtiment en L disposait aussi dune salle où se déroulaient toutes les fêtes scolaires, théâtre et autres activités et d'une cour de récréation extérieure, pavée.

Plus tard, en face d'une des ailes, on construisit un autre bâtiment avec des classes, où l'on connut l'école maternelle (avec la célèbre Sœur Anastasia) et les classes de primaires (avec Sœur Lucienne et Mlle Léontine.

La journée d'une pensionnaire se déroulait comme suit :

Lever à 7 h, messe à la collégiale, puis déjeuner, petite récréation et rentrée à 8 h 25 ; récréation à 10 h 15 et dîner (complet pour les internes et tartines pour les externes qui dînaient à l'école) ; Récréation puis rentrée en classe jusque 4 h ; goûter puis récréation et étude pour les internes. A 6 h, assistance au chapelet ou au salut à la collégiale, puis le souper, récréation, une demi-heure d'étude pour les secondaires, puis coucher vers 9 heures.

L'école jouissait alors d'un excellente réputation. Peu à peu, les Sœurs, moins nombreuses, ont été remplacées par les laïcs ; l'école perdit de son prestige, plusieurs directeurs se succédèrent en peu de temps, la mixité fut admise, un certain relâchement de discipline contribua au déclin de l'école. Avec la multiplication des sections, un manque de classes se fit sentir et en 1960, les Sœurs, qui dirigeaient toujours l’école, achetèrent l'ancien bâtiment des Contributions.

En 1981, l'internat disparut et les dortoirs firent place à une salle de gymnastique.

En 1983, le déclin est plus marquant encore et en 1984, l'école Sainte-Marie ferme ses portes. Elle est reprise par le Collège Saint-André d'Auvelais.

D'importants travaux ont lieu: nouveaux bâtiments, nouvelles sections, nouvelle discipline, esprit plus moderne, tout cela contribua à la relance de l'école.

Keskidi nous propose

(à lire avec humour)

Quand le bâtiraient va !

II faut savoir qu'aux environs de cette époque-là, les murs n'existaient pas, ce qui d'ailleurs gênait considérablement les charpentiers qui ne savaient pas sur quoi poser le toit des maisons, les Israélites qui ne savaient pas sur quoi se lamenter et les supersoniques qui se contentaient de franchir la planche du son.

Quand j'affirme que les murs n'existaient pas, c'est à vrai dire un peu exagéré. En réalité, il y avait bien quelques murs, surtout dans la région où ils existaient. Mais ces murs avaient la particularité d'être horizontaux. Cela gênait beaucoup les menuisiers qui empilaient stupidement planchers sur planchers sur quatre murs horizontaux pour construire une maison. Vous me direz qu'au moins, ça limitait les risques d'effondrement. Je répondrai que vos remarques, vous pouvez les garder pour vous, j'ai horreur d'être interrompu.

Bref, quelques temps après l'époque précédente, un astucieux habitant du pays où il habitait, ce qui est normal vu sa nationalité, décida qu'il serait vachement pratique d'avoir des murs verticaux. II fit donc provision de briques et il estima que, pour bien déterminer la hauteur de son mur, il était pertinent de commencer par le haut. II grimpa sur son échelle, avec une brique à la main, la situa à l'endroit qui devait être le haut du mur et la lâcha. II redescendit, prit une autre brique, remonta et répéta l'opération plusieurs fois pour délimiter ainsi le haut de son mur. II ne lui restait plus qu'à poser les briques restantes les unes sous les autres jusqu'à atteindre le sol. Seulement, notre homme avait mal calculé son affaire et n'eut pas assez de briques pour aller jusqu'en bas ce qui fit que, non soutenu à la base, le mur s'écroula. II se dit que, dans le fond, s'il avait commencé par le bas, il aurait été sûr que son mur repose à terre. II recommença l'opération en empilant cette fois les briques les unes sur les autres. Seulement, puisqu'en partant du haut il n'avait pas eu assez de briques pour arriver au sol, il était bien évident qu'en partant du sol, il n'aurait pas assez de briques pour arriver en haut. Les briques du milieu, qui se trouvaient soutenues d'un côté par le sol, mais comme retenues au sommet par rien du tout, se cassèrent la figure allègrement et churent sur le pauvre homme qui en mourut.

Ce n'est que beaucoup plus tard qu'on s'aperçut que lorsqu'on n'avait pas assez de briques, on pouvait laiser des trous qui, éventuellement, pouvaien,t servir de portes ou de fenêtres. Ce qui n'était pas sorcier, que diable !

Keskidi

Pensée de la semaine

Il n'existe pas de principe d'architecture pour des châteaux en Espagne.

Souper

Le comité de la Jeunesse Pelote Vitrivaloise organise son souper annuel les vendredi 25 et samedi 26 octobre, dès 19 h 30 dans ses installations longeant le nouveau ballodrome (près des écoles).

Le menu

- Frisée aux lardons (1) ou Cocktail de crabes (2) - Ragoût de poulet aux fruits et aux

épices, croquettes (3)ou Rôti Orloff champ., croquettes (4) - Tarte aux pommes et glace (1, 2, 3, 4) à préciser lors de l'inscription

La participation est fixée à 15 € pour les adultes et 8 € pour moins de 12 ans (gratuit pour les joueurs des équipes d'âge). Réservations pour le 20 octobre

- Gérard Colin, r. Rauhisse 71.13.28 - Gérard Crasset, r. du Bout 71.30.10 - Hervé Spineux , ch. Charl. 71.19.74

CONCERT VARIE

Une très belle soirée musicale est annoncée pour ce samedi 19 octobre à 20 heures, en l'église du Sart. Elle est organisée par un groupe d'animation locale, dont c'est le deuxième concert, en collaboration avec le Centre communautaire culturel de l'entité fossoise et l'échevinat de la Culture.

Le programme est varié

La chorale « Bebronae Cantores », de Fosses, présentera neuf chants modernes comme « Aimer » « Bonjour à toi l'artiste » « La tendresse », du Jacques Brel et du gospel : « O happy day ».

Isabelle Roberti présentera des morceaux de flûte traversière.

Emilie Swennen, elle, sera à l'orgue.

La chorale d'enfants « La Sartoise

Et enfin une petite pièce en wallon par « Li p'tite Soce », des Comédiens fossois.

L'entrée à ce beau concert est de 4 €.

Soirée italienne

Le nouveau comité du Souvenir avait tenu à maintenir le traditionnel banquet dansant ayant comme thème cette année : l'italie. Organisé le week-end passé, une petite centaine de convives avait rejoint la salle des écoles communales. Après avoir apprécié l'antipasta et le buffet de pâtes, toutes et tous se retrouvèrent rapidement sur la piste de danse et passèrent ainsi à la partie détente, jusque bien tard dans la nuit. Une partie des bénéfices récoltés au cours de cette soirée sera consacré à remplir la hotte de Saint Nicolas organisé conjoitement depuis plus de 15 ans avec le comité de la Marche Ste-Gertrude et les commerçants du village, auxquels se joignent à eux depuis quelques années, la Rovelienne et le Cercle Excelsior. L'autre partie des fonds financera le 89e anniversaire des combats de la Sambre en août 2003.

Le Comité du Souvenir remercie tous les participants de cette soirée qui était doublée d'une magnifique exposition sur l'immigration italienne en Belgique.

Souper

Le comité scolaire organise son souper d'automne le samedi 26 octobre 2002 à partir de 18 h. 30 à la

salle St-Joseph. Il vous invite très cordialement et vous propose

Menu adulte : 13 €

- Apéritif

- Assiette ardennaise, crudités

Rôti de porc chanpignons-créme ou

poivre vert, frites.

- Pâtisserie et café

Menu enfants : 7 €

- Jus de fruit

- Jambon, crudités

- Rôti de porc champignons-crême

ou poivre vert, frites

- Pâtisserie et café.

Réservations pour le Lundi 21 octobre par tél:

071 - 71.15.63 ou 071-71.17.24.

CONSEIL COMMUNAL

SURTOUT QUESTIONS DE FINANCES:

Vers un sponsoring de la Brasserie Saint-Feuillien?...

C'est l'échevine des finances Mme Titeux qui eut la grosse participation dans cette séance du Conseil du 7 octobre. Les chiffres, bien sûr, c'est pas folichon mais, comme disait un spectateur en sortant, il est intéressant de venin parfois assister à ces réunions pour voir vraiment ce qu'on fait à la commune.

Le compte communal 2001

Mais d'abord, la situation de caisse à fin octobre, novembre et décembre 2001: c'est déjà loin et les 12 millions de cette fin d'année ne disent rien des difficultés de trésorerie actuelles.

Pour le compte 2001, on calcule encore en francs et à l'ordinaire le Receveur communal M. Lemmens annonce:

Droits constatés (recettes) 310.454.208

Irrécouvrables et non-valeurs

2.159.813 Dépenses engagée - 280.349.383 Soit en résultat budgétaire: = 27.945.012 Dépenses à reporter à 2002: 1.726.295 Soit en résultat comptable: un boni 29.671.307

Dans ces chiffres, les résultats des exercices antérieurs influent pour 9.329.538 F.

Le compte extraordinaire, lui, présente 119.964.065 F. en recettes et 115.852.897 en dépenses, soit un boni budgétaire de 4.111.168 F.

Parmi les principales recettes, citons: la fiscalité pour 133.462.000 F.; les produits d'exploitation 9.263.000; les subsides reçus: 103.554.000; les produits financiers: 10.095.000; soldes d'emprunts: 1.743.000 F. - En dépenses: 120.031.000 pour le personnel; 15.745.000 en achats de matières; 36.686.000 en services; 17.840.000 en remboursements d'emprunts; 11.707.000 en charges financières.

Parmi les travaux réalisés: asphaltage de diverses voiries: 307.000 F.; travaux à l'ancien Nopri 319.997; sécurité rue du Sartia (Sart-Eustache) 438.539; châssis aux écoles de Vitrival 784.000; trottoirs de la route 922 (Namur-Châtelet) 1.477.132; aménagement Arsenal des Pompiers 4.304.327 plus 1.644.975 pour la toiture; réfection rue du Tisserand 9.992.665; rue Delmotte et V. Roisin 1.232.255; rue Try al Hutte 1.655.932; école d'Aisemont 19.420.067.

Il y eut aussi divers achats: matériel incendie 496.000, + 279.000 de mobilier, 858.000 de matériel de désincarcération, 605.000 pour citerne sur camion et 2.627.000 pour une ambulance; columbariums 198.000; mobilier Hôtel de ville 199.000; matériel de gymnastique 144.000 et divers achats de matériaux pour la voirie et les infrastuctures pour 1.016.000 F.

Au vote, le compte 2001 est admis à l'unanimité.

Modification budgétaire

Le budget 2002 subit deux modifications, adaptations à la réalité actuelle par rapport aux prévisions de l'an passé: des recettes en plus pour 45.084 € et en moins pour 1.609.526 € (dont un million prévu par emprunt du CRAC pour le déficit de la Clinique d'Auvelais, refusé finalement par la Région Wallonne, il a dû être remplacé par un emprunt à Dexia, mais dont les intérêts augmentent les dépenses; et des dépenses en plus pour 398.924 € et en moins pour 183.445 €, ce qui porte les recettes à 7.619.078 € au lieu de 9.183.521 et les dépenses à 9.172.687 au lieu de 8.957.208 €, de sorte que le solde reste à 226.313 €.

M. Brachotte modère quelque peu la satisfaction de la majorité: le déficit devient inquiétant (,ai il n'y aura plus de solde des exercices antérieurs et même si on ne tient pas compte de la participation communale dans le déficit de la clinique d'Auvelais, le déficit propre de l'année serait de 17 millions.

Le Bourgmestre B. Spineux s'explique, parfois avec humour: Il a vu le ministre Ch. Michel pour obtenir l'aide prévue, et il a seulement promis de débloquer le problème; aussi, face aux promesses de la Région Wallonne, le mayeur se dit "de la Confrérie de saint Thomas". C'est vrai qu'il faudra encore prévoir 10 millions pour le déficit de la clinique cette année, ce qui fera un total de 70 millions, mais on espère arriver à l'équilibre. II y a eu aussi pas mal de difficultés imprévues: la nouvelle Police et ses surcoûts, la perte des dividendes sur l'électricité, le déficit des immondices et les surcoûts pour l'école d'Aisemont, suite aux faillites des entrepreneurs et aux avenants... Le Plan Tonus 2 devait nous aider, mais on n'a rien reçu "parce qu'on a bien géré"! Nous avons fait de gros efforts pour malgré tout présenter un budget en équilibre et du coup la Région nous refuse son aide. Liège, Charleroi, Namur, Mons et d'autres, malgré de gros déficits; poursuivent leurs investissements (Spiroudrome, stades et autres dépenses importantes de prestige). avec promesses de subsides substantiels obtenus grâce aux "relations" ministérielles... Ce qui fait dire à l'échevin Meuter: "Celui qui gère mal est récompensé, celui qui gère bien est pénalisé!". Et le mayeur de rappeler que le bourgmestre d'Andenne a prévu de se faire sponsoriser par Jupiler: Fosses devra-t-il solliciter la brasserie Saint-Feuillien?...

Au vote, le PS est un peu gêné: il y a le déficit d'Auvelais, mais le déficit propre à la commune justifie leur abstention; les groupes UD et MR l'approuvent. Par contre, pour l'extraordinaire, où une modification prévoit des suppléments pour l'ascenseur de l'Hôtel de ville, l'engagement d'une nettoyeuse, l'achat d'un camion pour le déneigement, un broyeur et l'aménagement du ballodrome de Fosses, cette modification est admise.

Bons de commande et emprunts

La vie continue: une série de bons de commande sont aussi admis à l'unanimité: du mobilier pour les écoles: 823€; pour le Service Incendie: 4.906; du matériel électrique pour le terrain de football de Bambois: 1.856; la restauration de la châsse de saint Feuillen: 726 et 245 €, plus 184 pour de nouveaux brancards; l'achat d'une voiture d'occasion: 942; du matériel informatique: 1.696 €.

D'autre part, des emprunts sont admis pour la réfection du pont de la rue des Viviers à Sart-Eustache (18.579 €); pour l'implatation d'un ascenseur à l'hôtel de ville (75.000€); pour les honoraires d'architecte (14.086) et pour l'achat de 3 camionnettes pour le service des Travaux (49.990 €).

Le Conseil admet aussi divers arrêtés de Police pour mariages, enterrements, travaux, déménagements, Marches et

(Suite du Conseil la semaine prochaine)