N°39    11 octobre 2002

Ci... toyen m'était conté

Un mot à la mode: citoyenneté. Mais que recouvre-t-il? Comment est-il perçu et compris?

C'est ce que le Service culturel communal a voulu développer en invitant le Chakipesz-Théâtre, deux acteurs dans une pièce-dialogue touffue mais précise. Voulant fuir la civilisation qui l'a déçu, un homme tombe en panne dans le désert. Il y fait une rencontre surprenante: la mère du "Petit Prince", et s'engage alors un dialogue parfois animé, où il sera question successivement de démocratie, de pouvoir, de délégués, de gouverner, de politique, du droit à la différence, de démocratie participative, de fraternité, d'égalité en droits et en devoirs, de liberté, de codes de vie, de sens critique... Un fameux programme, donc.

Pour expliquer et préciser tout cela, un échange (timide au début) permit à l'acteur-auteur de compléter son "enseignement" en répondant à quelques questions.

La séance avait été introduite par quelques membres du Conseil communal des enfants : une institution peu connue du public, mais qui agit et réfléchit dans la pratique et surtout qui offre à ces jeunes de s'ouvrir à tous ces problèmes locaux de vie en communauté ; outre leurs réunions presque mensuelles, ils avaient participé à un grand rassemblement des conseils communaux d'enfants à Mons, en présence de quelques "politiques" en vue: Elio Di Rupo, Joëlle Milquet, Hervé Hasquin Charles Michel. " Etre citoyen, c'est se prendre soi-même en compte, mobiliser sa capacité d'attention, de raisonnement, de jugement et d'action", ont ils précisé en ajoutant : " Nous avons décidé, en tant que jeunes citoyens, d'agir pour notre commune, de faire attention au respect des autres et d'améliorer la vie dans notre entité, selon nos possibilités..."

N'est-ce pas admirable? Cela aurait donc dû drainer un très nombreux public, même si on sait que ces notions ne sont pas folichonnes; on peut donc regretter, même si la salle était à demi-remplie, l'absence de trop de nos politiciens locaux, de trop de parents et d'enseignants, et aussi des anciens de ce Conseil communal des enfants: Participer et agir un an ou deux, c'est bien; mieux encore serait de persévérer. Mais encore une fois, chacun est tellement sollicité de toutes parts, et ces échanges d'idées, si intéressantes et importantes, sont moins tentants que " Star Académie " ou " Loft Story "..

Précisons que tout cela rentre dans le cadre d'une action en vue d'un dialogue entre citoyens et autorités locales. Un projet qui est parmi les 4 communes wallonnes récompensées par le Fonds Belgacom et qui, outre le Conseil communal des Enfants, vise l'ensemble de la population par diverses actions et notamment un site d'échange d'idées sur Internet: http:www.fosses-la-ville. be destiné à rapprocher justement les citoyens de leurs représentants.

Exposition

Une exposition des oeuvres du peintre Jacques Steinier, se tiendra à la Maison de la Culture de Fosses, 12, place du Marché, du 12 au 31 octobre. Le vernissage aura lieu ce vendredi à 19 h 30.

L'art de pouvoir saisir les pulsations de la vie dans la contemplation d'une fleur, d'un paysage, d'un regard et exprimer les sentiments, les sensations et les impressions qu'elles suggèrent, voilà un art que Jacques Steinier développe avec passion depuis de nombreuses années.

Chimiste de formation, il a étudié pendant trois ans à l'Académie des Beaux-Arts de Tamines les différentes techniques du dessin (fusain, pastel, aquarelle, gouache, encre de Chine...) et s'adonne depuis deux ans déjà à la peinture à l'huile.

II a déjà de nombreuses fois exposé ses couvres et notamment à l'Espace Gazo à Gilly, avec Robert Frère et Anne Vannuffelen, ou à Aiseau-Presles lors de l'exposition organisée par Arts et Culture.

Exposition ouverte : en semaine de 9 à 16 h, le week-end, de 10 à 17 h. Contact : Bernard Michel, 71.46.24.

La 20e édition de la

Marche des Monastères

La Marche des Monastères de la Marlagne est organisée par le Footing Club Fossois. Elle connaît cette année sa 20e édition. Fixée traditionnellement à la mi-octobre, cette marche de 50 km (dont les départ et arrivée se font du Collège St-André à Fosses), permet de rejoindre les abbaye de Floreffe, Saint-Gérard et Maredsous, par des circuits toujours très bien choisis, qui permettent aux participants de jouir de vues magnifiques en cette période automnale.

La réputation de cette marche n'est plus à faire et est appréciée dans tous les clubs de marche du pays. Et c'est pour cette raison que des centaines de marcheurs reviennent chaque année et envahissent les circuits. Certaines années, favorisées par le beau temps, le nombre de participants atteignait ou dépassait les 1.300, dont souvent plus de 400 pour la marche des 50 km.

Car les distances et les circuits varient selon le choix des participants. Tous n'ont pas la résistance pour effectuer pareille distance qui s'échelonne sur près de dix heures de marche. Les distances vont de 6, 12, 25, 50 et cette année 60 km, au choix des participants.

Les départs ont lieu

- entre 7 et 9 h du matin pour les 60 km ou 50 km (Fosses - Floreffe -Maredsous - St-Gérard - Fosses) ;

- de 7 à 11 h pour les 25 km (Fosses - St-Gérard - Fosses)

- ou de 8 à 10 h pour les 25 km (StGérard - Maredsous - St-Gérard, départ de l'abbaye de St-Gérard).

En 1993, le Footing Club Fossois a imaginé de créer un Challenge dénommé challenge des Potales du Pays de Brogne. Les marcheurs qui auront participé aux 10 éditions de ce challenge recevront une assiette en céramique sur laquelle est gravée la reproduction des écussons représentant les différentes potales rencontrées sur les circuits lors des marches de 25 ou 50 km. Ceux qui auront participé à 8 reprises recevront une plaquette en bois avec ces mêmes potales reproduites. Belle récompense pour environ 300 marcheurs fidèles à cette marche.

Signalons aussi que des boissons et petite restauration sont prévues à chaque point de contrôle. A l'arrivée, les participants peuvent profiter d'une restauration à prix démocratique.

Le Footing Club Fossois est un club dynamique, riche de 183 membres, dont le président est Jean De Cuyper, le secrétaire, hélas récemment décédé était René Baufays et le trésorier Denis Vandeputte. L'initiateur et grand animateur du club, Jules Hostenbock, continue à apporter son expérience, ses initiatives et son aide lors de toutes les organisations du club. L'an prochain, F.C.F. fêtera le 30e anniversaire de sa création, le samedi 11 octobre, avec l'organisation de marches avec des circuits de 6, 12, 25 et 50 km et un circuits exceptionnel de 100 km avec départ en masse le vendredi 10 octobre à 21 h.

Ce samedi, les Fossois doivent donc s'attendre à voir passer, sans discontinuer, dès 7 h du matin, des centaines de courageux marcheurs, à qui nous souhaitons un ciel dégagé et ensoleillé. Nous ajouterons aussi qu'il n'est pas obligatoire de faire partie du Footing Club pour participer. La marche est ouverte à tous et les amateurs occasionnels n'ont qu'à se présenter au Collège St-André dans le courant de la journée, mais le matin pour les longues distances.

Souper

Le comité de Fosses Avenir vous invite à son souper qu'il organise le samedi 19 octobre, dès 19 h 30, en la salle L'Orbey. Au menu

- Quiche lorraine

- Crème de chou-fleur, saumon fumé - Emincé de pintadeau, sauce gibier

- Crêpe norvégienne.

Participation : 15 euros (et 7,5 euros pour les moins de 12 ans). Gratuit pour joueurs de pupilles de Fosses.

Menu enfant : crème de chou-fleur, boulettes sauce tomate et frites, crêpe norvégienne.

Réservations pour le 12 octobre

- Robert Marique 071-71.27.19

- Philippe Molle 071-71.37.07

- Irénée Brackeveldt 071-74.49.18

- Francis Pinon 071-71.19.57

- Patrick Piron 071-79.60.49

- Freddy Ladrille 0494-39.45.05

Ecole des devoirs

L'Agence Locale pour l'Emploi a créé l'Ecole des Devoirs, pour le rattrapage scolaire des élèves

- le lundi et le mardi, de 17 à 18 h pour les primaires

- le jeudi, de 17 h à 18 h pour les Secondaires.

Les cours de rattrapage gratuits sont donnés par des enseignants, en la salle du Conseil de l'Hôtel de Ville de Fosses (rez-de-chaussée). Renseignements

A.L.E., rue V. Roisin 9D (1er étage), tél. 071-71.34.36.

Deuxième Concert

Le samedi 19 octobre, à 20 h, un concert choral sera donné en l'église de Sart-Saint-Laurent, avec la participation de

- la chorale Bebronae Cantores, de Fosses, direction Marc Buchet ;

- Li p'tite Soce, théâtre d'enfants, de Fosses, direction Françoise Honnay - Isabe4le Roberti à la flûte traversière - Emilie Swennen, aux orgues

- la Chorale Sartoise, de Sart-Saint-Laurent, sous la direction de Véronique Henrard.

L'entrée a été fixée à 4 euros, ou 3,50 euros en prévente (au S.I.). Cette soirée musicale est organisée en collaboration avec le Centre communautaire et l'Echevinat de la Culture.

Souper

Le comité de la Jeunesse Pelote Vitrivaloise organise son souper annuel les vendredi 25 et samedi 26 octobre, dès 19 h 30 dans ses installations longeant le nouveau ballodrome (près des écoles). Parking sur le nouveau ballodrome.

Le menu

- Frisée aux lardons (1) ou Cocktail de crabes (2) - Ragoût de poulet aux fruits et aux

épices, croquettes (3) ou Rôti Orloff aux champignons, croqettes (4)

- Tarte aux pommes et glace (1, 2, 3, 4) à préciser lors de l'inscription

La participation est fixée à 15 € pour les adultes et 8 € pour moins de 12 ans (gratuit pour les joueurs des équipes d'âge). Réservations pour le 20 octobre

- Gérard Colin, r. Rauhisse 71.13.28 - Gérard Crasset, r. du Bout 71.30.10 - Hervé Spineux , ch. Charl. 71.19.74

Joyeuse jeunesse

Sart-Eustache est un village qui a toujours été soucieux de conserver ses traditions et la kermesse annuelle est sans doute la principale réjouissance, avec la Marche Saint-Roch remise sur pied depuis belle lurette déjà.

Curieusement, le village ne possède pas de café. Ni de commerce non plus, juste une épicerie de dépannage qui est bien précieuse pour les ménagères prises de court, ou pour les rares habitants qui ne disposent pas de moyen de locomotion. Une agence automobile aussi et quelques artisans.

La population est composée d'anciens qui ont encore connu le village rural et de nouveaux venus, qui ont fait bâtir et se sont adaptés mais qui vivent peut-être un peu trop en autarcie. Est-ce la raison des difficultés qu'a le village pour trouver des dévoués afin d'assurer un programme de kermesse, du grand feu ou des autres activités.?

Pour cette année, il n'y avait eu personne pour reprendre le flambeau et la fête ne s'est pas déroulée. Mais tout ne fut pas perdu, un comité de jeunes s'est formé pour assurer au moins deux activités principales : la vente aux enchères et le goûter des aînés. Ne disposant pas de moyens financiers, il n'ont pas pu présenter un programme complet, mais pour l'an prochain, ce groupe de dévoués est disposé à mettre en oeuvre différentes manifestations qui permettront de renouer avec la tradition.

Le dimanche 6 octobre eut tout de même lieu la traditionnelle vente aux enchères, une coutume bien locale qui s'est faite après la messe, en fin de matinée et qui permettait aux amateurs de surenchérir jusqu'au retentissement de la sonnerie qui désignait alors l'auteur de la dernière offre, qui emportait le lot. L'après-midi, les aînés ont pu bénéficier d'un succulent repas et le soir le public était nombreux pour le bal qui permit aux jeunes de récolter une première encaisse bien utile pour leurs prochaines organisations.

Le nouveau comité envisage ses premières animations lors de la Saint-Nicolas, le grand feu et une soirée pour la jeunesse. Ils seront prêts ainsi à l'élaboration d'un programme complet en octobre 2003, pour la kermesse annuelle.

Le nouveau comité très enthousiaste est composé de : Damien Poulain, président ; Sandrine Michaux et Sarah Mingneau, trésorières ; Delphine Bertrand, secrétaire et une dizaine de membres : Mélanie Charlier, Sandy Cleremans, Christophe Deventer, Allison Fasano, Loïc Laffineur, Maxime Lemal, Arnaud Lorent, Thomas Mullier, Pierre-Jean Vandersmissen, Geoffrey Hadjigeorgiou et Valérie Wiest.

Nous leur souhaitons pleine réussite dans leurs nouveaux projets.

Coutume respectée pour les marcheurs

Le premier week-end d'octobre assure la dernière marche de l'entité et c'est aux marcheurs d'Aisemont que cette mission est réservée.

Le programme des deux journées, dimanche et lundi, fut parfaitement respecté, de même que les coutumes propres au village : la prestation de serment des officiers du corps d'office avec une déclaration très solennelle : « Si Dieu me prête vie, je fais le serment de marcher comme grenadier (ou une autre compagnie) à la Marche Notre-Dame d Aisemont en l'année 2003 » ; une cantinière présente un verre de pèkèt qui est bu et brisé contre une pierre. La promesse est faite et sera exécutée en 2003.

Autre particularité à Aisemont, la mascotte, une chèvre blanche, est revêtue du drapeau de la marche et, tenue en laisse par deux marcheurs, elle effectue sans broncher l'entièreté du circuit. Aisemont possède aussi un groupe d'infirmières, ce qui est aussi une particularité de la Marche Notre-Dame.

Après un itinéraire bien établi, la journée se terminait par le feu de Mile où les charges résonnent davantage jusque très loin dans le village.

Lundi, la plupart des marcheurs étaient au poste et la soirée s'est de nouveau terminée en apothéose avec le feu de file et la retraite aux flambeaux.

Avant le défilé du dimanche aprèsmidi, quelques fidèles marcheurs ont été décorés

- Pour 5 années de marche : Christophe et Freddy Alin, Julien Borbou-

se, Geoffrey et Cédric Delvaux, Stéphane Gobert, Valérie Lecrenier,

Pierre Libert, Philippe Pascottini, Florian et Marie-Christine Pector,Lucas Servais, Pascal Vandooren,

Alexandre Warnant.

- Pour 15 années de marche : Léa Salingros.

- Pour 25 années de marche : Michaël Tassin.

Rappelons aussi la composition du corps d'office de cette année

Maréchal de France et président

Arthur Marchal Adj.-major et vice-président : Guy Want

Off. payeur et secr.-trésorier : Freddy Bastin Général et secr.-adjoint : Pascal Vandooren Colonels : Jean-Yves Pector, Alain Laurent, Fabrice Bastin

Major: Jean-François Servais Commandant : Ernest Pector Lieutenant Artilleur : Thierry Pector Tambours-majors

Edouard Meuter et Jean-François Pector Sergent sapeur: Michel Deboutte

Porte-drapeaux : John Mathues, Laurent Gillain et Bertrand Donadello.

Gardes-cantinières : André Laurent, Denis Romuald et Fabian Pezzotta.

Caporaux sapeurs : Etienne Brosteau et Sébastien Pector.

Cantinière principale : Chrsitine Douillet.

Hommage à nos jubilaires

Huit couples et une religieuse entouraient l'autel en ce dimanche des jubilaires. M. le doyen eut des mots d'accueil chaleureux à leur égard, souligna les leçons d'exemples d'amour et de fidélité qu'ils présentent à notre société tourmentée, et leur souhaita bien sûr d'heureuses années à venir.

Mais il était aussi prévu de fêter sœur Adèle-Marie qui va nos quitter pour rejoindre sa maison-mère à Jambes pour une retraite amplement méritée. Sœur Adèle-Marie, c'est une véritable institution dans la paroisse ! Enseignante chez les sœurs de Sainte-Marie durant près de trente ans à Fosses, elle était redoutée (pour sa discipline) mais admirée pour sa compétence et aimée de toutes ses anciennes élèves (des générations!) pour sa tendresse maternelle. Lorsque les religieuses quittèrent l'école fossoise, elle obtint la faveur insigne de rester pour aider au service de la paroisse, où elle s'est multipliée avec un dévouement total, une générosité sans borne et une attention particulière pour les plus démunis, les malades, les isolés.

D'abord, un groupe de jeunes élèves a épelé son nom en attribuant à chaque lettre une série de qualités et de vertus, en un chapelet très original. Puis, au nom de la paroisse, Pierre Guillaume a brièvement rappelé sa carrière: Entrée chez les sœurs de Sainte-Marie à 15 ans, c'est donc 70 années de vie religieuse qu'elle fête aujourd'hui. Institutrice de qualité, que d'heures passées en classe et, après les cours, pour des leçons complémentaires bénévoles ! Exigeante dans le respect et la discipline, il lui suffisait d'un regard pour que tout rentre dans l'ordre. Au Conseil paroissial, (où elle signait les rapports de ses initiales : S.A.-M., d'où le surnom de SAM que lui avait donné le doyen Bero), au Patro, aux séances d'étude et de réflexion religieuse, dans la catéchèse, avec les Visiteurs de Malades, à Saint-Vincent de Paul, partout elle a donné tout son cœur et sa foi profonde. Elle a partagé la vie de bien de paroissiens: mariages, naissances, familles, décès... elle était partout avec tous. Après avoir pris le voile à 16 ans, ajouta P. Guillaume, elle surprit d'un grand étonnement les paroissiens, le jour où, suivant l'évolution dans les ordres religieux, le vent ayant pris dans les voiles, ils découvrirent sa chevelure bouclée... Après une telle participation à la vie de la paroisse et des paroissiens, une belle récompense-souvenir : un tableau de Fosses.

M. Henroz, au nom de la Saint-Vincent, apporta aussi le témoignage de gratitude pour une participation aussi précieuse que longue et généreuse. Et de chaleureux applaudissements fusèrent à l'adresse de cette personnalité "fossoise" qui dit d'ailleurs son merci et son attachement à notre communauté. Heureuse retraite, chère SAM !...

C'est sous les accents de la musique de la Philharmonique que les couples qui avaient assisté à l'office religieux se sont rendus, par la rue Al Val et des Tanneries, vers la salle L'Orbey pour la réception officielle de l'Administration communale.

Le bourgmestre a accueilli les huit couples présents et donné la parole à l'échevin Benoît Buchet qui a présenté ces « tandems d'amour »• avec beaucoup d'humour - rappelant quelques détails croustillants pour chacun d'eux. En guise d'introduction, il a rappelé l'historique 1952, année où ces couples se sont unis, de la vie en Belgique et de la vie fossoise, qui était encore loin de la fusion des communes.

Et il a commencé par des conjoints qui ont uni leur destinée en 1942 et fêtent donc leurs noces de diamants

M. et Mme Emile Mazuin-Materne.

C'est donc en plein milieu de la guerre qu'ils ont décidé de partager leur vie, le 5 décembre 1942, avec les privations que l'on devine. Ils ont eu deux enfants : un fils et une fille, et aujourd'hui 4 petits-enfants et 2 arrière-petites-filles. C'est à Bure (en Ardennes) qu'Emile Mazuin a vu le jour et il avait 6 ans quand ses parents sont venus habiter Fosses pour y tenir une épicerie rue de Bruxelles. Après des études aux Aumôniers du Travail à Charleroi, Emile s'est spécialisé en carrosserie et a exercé son métier dans l'entreprise familiale formée avec son frère Joseph. D'un tempérament calme et réservé, il est resté très actif et malgré ses 84 ans, il peut être fier du parfait entretien de sa belle propriété route de Mettet. Son épouse, Lucie (née à Aisemont le 6 août 1923), s'est occupée tout au long de sa vie d'un tas d'associations, avec une générosité et un dévouement toujours désintéressé : La Croix-Rouge, où elle fut présidente, Senior Amitié (présidente à Fosses mais aussi au niveau provincial), la Mutualité chrétienne, la chorale et bien des oeuvres paroissiales. Elle s'est aussi impliquée dans la cause communale où elle fut conseillère et également au CPAS. Que de dévouement et de services rendus. Nous n'avons pas pu contacter le second couple qui atteignait aussi 60 années de vie commune, car leur santé est actuellement déficient .

Il s'agit de M. Robert Molitor (né à Mont-surMarchienne le 20 juin 1920 et son épouse Simone Simonart (née à Gilly le 30 août 1922). Ils se sont mariés à Gilly le 28 mars 1942, en pleine tourmente et sont venus habiter Sart-Eustache, rue du Sartia.

L'échevin présente ensuite un couple venu habiter Bambois, hameau qu'ils ont adopté à la suite de leurs déplacements dominicaux au lac, alors très réputé pour sa plage. Charles Lebrun et Marie-Ange Andina sont tous deux nés à Gilly : lui le 14 janvier 1931 et elle le 19 mai 1930 ; ils s'y sont mariés le 12 janvier 1952. Ils ont eu une fille qui leur a apporté 2 petits-enfants et 6 arrière-petits-enfants. Elle a travaillé comme infirmière hospitalière et son époux devint chef-monteur en chaudronnerie et charpente métallique. Ils ont acheté une maison, rue Baty-de-l'Espagnole, qu'ils ont restaurée de leurs mains. Ils ne sont pas restés inactifs dans leurs hobbies puisque Charles fut ceinture noire de judo et moniteur de plongée sous-marine. Ils ont surtout eu ensemble la passion des chiens (de race chow-chow), en assuraient l'élevage et la reproduction tout en participant avec succès aux concours internationaux. Ils ont été fêtés récemment à Bambois, lors de la fête du Point d'Arrêt. Nous n'avons pas pu les photographiés car ils étaient absents lorsque nous avons voulu les contacter.

Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. C'était le corollaire des grands films d'amour. Marcel Dubois et son épouse Josée Moutiaux, l'ont mis en pratique. Marcel est né à Bambois le 4 février 1932, Josée est d'Aisemont (le 3 août de cette même année/, mais est tombée sous le charme de son chevalier en se rendant très régulièrement chez sa cousine. Ce qui fit dire à l'échevin cette belle maxime : « Rien ne sert de courir au loin, il suffit juste de frapper chez le voisin »» ! Ils se sont unis à Fosses le 22 août 1952. Ils eurent 7 enfants qui leur ont apporté 15 petits-enfants et un arrière-petite-fils. Marcel travailla au charbonnage, puis à la Glacerie Saint-Roch ; Josée, après avoir élevé sa grande famille, fut réfectoriste à l'Ecole Moyenne de Fosses. Participant entièrement à la vie locale, Marcel fit une carrière sportive au FC Bambois Sport et reçut la médaille du Mérite sportif en 1967 ; Il participe également aux marches Sint-Biètrumé de Bambois comme officier payeur. Une vie bien remplie pour ce couple toujours envahi avec joie, par une famille qui ne cesse de se multiplier.

Autre Fossois qui est allé cueillir son épouse à Aisemont : Eugène Evrard, dont le mariage eut lieu le 15 novembre avec Jeaninne Gillain. Lui est né à Fosses le 28 août 1932 et elle à Aisemont le 30 mai 1933. Ils ont eu deux filles et ont fait construire une villa rue Sainte-Brigide, après avoir vécu quelque temps à Aisemont. Eugène fit du cyclisme lorsqu'il était jeune (ce qui lui fit rencontrer son épouse, car ce sport était fort suivi dans la région, à cette époque. Il travailla trente ans comme mineur de fond au Roton et aussi comme chevilleur à l'abattoir de Fosses, puis à Tamines. Ces occupations, doublées de bricolages de toutes sortes dans la maison, ne les empêchaient pas de prendre régulièrement des vacances, sous tente, puis en caravane avec une prédilection pour l'Espagne, pays qui les attire encore aujourd'hui.

Haut-Vent aura aussi ses représentants à cette petite cérémonie avec ce couple sympathique qui habite rue du Tisserand : Marcel Gaune (un spécialiste de la valse, paraît-il, dans sa jeunesse, né le 26 novembre 1929 et Simone Louis, née à Haut-Vent le 10 avril 1933. Marcel a travaillé à la Glacerie (son sport favori, c'est le travail, dit-il), car il s'est toujours occupé activement de son jardin et de travaux à la campagne. Et Simone n'est jamais restée inactive car son travail de couturière lui prenait de nombreuses heures, surtout lorsqu'il fallait confectionner les costumes de Chinel, ou de Congolais. Et elle est toujours sollicitée, pour poursuivre cette spécialité restée indispensable à notre folklore local. Marcel, lui, a toujours participé comme fidèle marcheur de la compagnie de Haut-Vent. Mariés à Fosses le 4 juin 1952, ils ont élevé une famille de 3 enfants, un fils et deux filles, ont été grands-parents à 5 reprises et aussi une fois arrière-grands-parents.

Les Roveliens avaient aussi leurs représentants avec Lucien Hatert et son épouse Eveline Alaloze. Ils sont venus des lointaines Ardennes pour y trouver du travail. En effet, lui est né à Beaussaint le 17 février 1925 et elle à Ortho le 2 octobre 1929 ; Ils se sont mariés dans ce village le 29 novembre 1952. Après leur union, ils ont été employés tous deux au château de Vervoz, puis sont venus s'installer à Le Roux en 1955, rue Lotria. Ils auront deux fils et une fille et aujourd'hui aussi 6 petits-enfants. Lucien travailla à la forge des Glaceries Saint-Roch, tandis que son épouse tenait une petite culture, aidée dans cette tâche par son époux. Le couple s'est parfaitement intégré à Le Roux, et, jouit actuellement d'une retraite bien méritée, loin des bruits, sur les hauteurs de Le Roux où la nature et le calme suffisent à leur bonheur. François n'a pas échappé, au cours de sa jeunesse, à la marche à pied, car pour venir à l'école, il fallait se taper deux fois la distance entre Névremont et Fosses. Il était alors bien entraîné, par la suite, pour venir voir sa belle au pays des Chinels. Peut-être utilisait-il alors le vélo, mais le retour était pénible et la côte très en pente ! François Mouthuy, né le 13 août 1928 a choisi pour la vie Thérèse Jadin, née à Fosses le 22 janvier 1932, descendante d'une vieille famille fossoise ; Ils se sont mariés le premier jour de l'été, le 21 juin 1952 et, dernièrement, ont dignement fêté leurs noces d'or. Ils ne tardèrent pas à avoir une fille qui leur apporta ensuite deux petits-fils. Thérèse est la parfaite femme de ménage, qui a dû s'adapter aux rentrées parfois tardives et imprévisibles de son époux. Car François a toujours aimé la compagnie - et aussi celle de Névremont lors des marches militaires. Quelques mésaventures ont été évoquées par notre Echevin lors de la présentation du couple. Un soir, François est rentré avec une autre voiture que la sienne, par distraction sans doute ; une autre fois, il ne coupa pas le moteur de sa voiture /lors d'une courte course, mais avait vérouillé les portières avec beaucoup de précautions. Nous oublions de dire que François a pourtant exercé son métier avec grand sérieux : il était fonctionnaire à l'Enregistrement à Fosses et termina sa carrière comme receveur.

C'est le 6 septembre 1952 que se sont unis à Charleroi Josette Debaille et Albert Francq.Tous deux sont nés au mois de janvier avec trois ans d'écart : ils sont 74 et 71 ans. Il y a 26 ans qu'ils sont venus s'installer à Sart-Eustache, dans une superbe habitation de la rue de l'Ermitage. Tous deux ont eu une vie active : elle comme chef de rayon à l'Innovation de Charleroi et lui comme professeur d'électricité aux Aumôniers du Travail de Charleroi. Tout indique que leur vie fut bien organisée : ils ont eu un fils et une fille et ont aujourd'hui deux petits-fils. Leur propriété est soignée, tant dans la maison qu'au jardin qui regorge de fleurs bien choisies. Ils aiment aussi les voyages et se sont rendus notamment aux Etats-Unis, en Ecosse, ou encore en Corse. Madame exerce aussi la passion de la peinture et suit des cours d'aquarelle à Namur. Albert aime aussi la lecture. En les rencontrant, on est étonné, tant par leur fraîcheur que par leur silhouette juvénile. Ils reviendront dans dix ans, nous n'en doutons pas !

Louis Prinsen et son épouse Lucienne Deboute, avaient promis leur présence, mais elle était souffrante la veille déjà et ne pouvait se permettre le déplacement. Louis est né à Fosses le 4 octobre 1930 ; il vient juste d'avoir 72 ans ; son épouse est née à Vitrival le 13 août de l'année suivante. Ils se sont mariés à Vitrival le 22 août 1952. Ils eurent un fils et une fille et connaissent aujourd'hui 3 petits-enfants. Tandis que son épouse fut la ménagère parfaite, son époux fit carrière à la carrière... toute proche d'Aisemont, tout en se délassant à la pèche ou en regardant les courses cyclistes à la TV. Il fut, en son jeune temps, batteur dans les orchestres de bals de village ce qui lui permit de rencontrer son épouse. Il en a gardé, paraît-il, le sens de la fête et quand il y est, il y participe totalement...

Il était d'autres couples qui, pour diverses raisons, n'ont pas pu participer à la réception. C'est le cas notamment de Camille Balériaux et son épouse, Ghislaine Marc, qui habitent une jolie villa de la rue du Sartia à Sart-Eustache. Car Camille vient d'avoir une petite alerte qui a heureusement bien tourné. Récemment, Il a perdu connaissance en voiture et a fait une embardée qui n'a pas eu de suite grave, mais un séjour en clinique était indispensable. Il était rentré en fin de semaine et poursuit son rétablissement. Né à Hanzinelle, pays des marcheurs, le 4 février 1926, il en a toujours gardé le goût et a marché régulièrement comme sapeur à Hanzinelle bien sûr, mais aussi avec Vitrival, Pontaury, Sart-Eustache et fait partie du Bataillon d'Austerlitz où il s'est rendu à 11 reprises. Il a travaillé chez Solvay à Couillet et a fait construite en 1962. Son épouse Ghislaine est née à Presles le 17 juillet 1927 et se sont unis le 25 octobre 1952. Ils ont deux deux fils qui habitent toujours avec eux. Un couple originaire du Sud de la province : Hubert Detal, né à Pocant le 15 avril 1930 et Marguerite Dermien, née à Beauraing le 22 avril 1928 ; ils sont venus dans la région pour chercher un emploi chez nous car dans leur région, les débouchés étaient plus rares. Il a ainsi travaillé à la Glacerie Saint-Roch, tandis que son épouse trouva du travail comme cuisinière. Ils se sont mariés à Beauraing le 23 septembre 1952 et élevèrent une grosse famille de 4 garçons et 2 filles, ce qui leur a apporté 14 petits-enfants et, déjà, deux arrière-petits-enfants. Ils sont venus en 1968 à Fosses, ont habité quelques années dans la maison jouxtant l'école Saint-Feuillen, puis se sont installés dans le haut de l'avenue Albert 1er.

L'état de santé de Roger Thiry, qui devait entrer en clinique le lendemain, n'a pas permis non plus leur présence à la cérémonie. Ce Brognois d'origine, né le 23 octobre 1938 a travaillé tout d'abord dans deux entreprises de Saint-Gérard : chez Crasset (routes) et chez un autre Crasset (fabrication de blocs) ; il a ensuite travaillé à la carrière d'Aisemont. Le 11 avril 1952, il épousait à Saint-Gérard Maria Van Staeyen, née à Herenhout le 15 juillet 1934. Ils ont habité six ans à Névremont et en 1963 se sont installé rue Saite-Brigide à Fosses. Ils ont eu deux fils, 5 petitsenfants et déjà 2 arrière-petites-filles. Les ennuis de santé n'ont pas épargné M. Thiry qui a effectué pas mal de séjours en hospitalisation et a subi notamment une période difficile de trois mois de coma. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Même problème aussi pour Roland Gosset (né à Fosses le 2 avril 1931), dont la santé est (provisoirement on le souhaite) précaire, et son épouse Marie-José Léonet (née à St-Servais le 22 janvier 1936) ; ils se sont unis à Floreffe le 25 octobre 1952. Roland était ouvrier de Glacerie. Elle est la plus jeune des jubilaires. Ils habitent rue Neuve à Haut-Vent.

Autre couple dont nous n'avons pas pu obtenir de renseignement et qui résident au camping Les Viviers, route de Mettet. M. André Van Wynsberghe (né à Dottignies le 3 juillet 1929) et Laurette Schoensetters (née en France le 11 février 1934). Ils se sont mariés à Herseaux le 28 novembre 1928. Il fit le métier de ferrailleur. D'autres préfèrent la discrétion et n'ont pas souhaité se joindre. C'est le cas de Désiré Dehant (né à Falisolle le 4 octobre 1928) et son épouse Noëlla Crame (née à Fosses le 3 septembre 1931), fille du facteur bien connu Lucien qui nous a quittés depuis pas mal d'années déjà. Ils se sont mariés le 1er février 1952 et ont eu une fille et aujourd'hui deux petits-fils. Lui a travaillé aux chemins de fer. Ils habitent rue Saint-Joseph à Bambois.

Même choix pour Roger Dehoubert (né à Namur le 14 novembre 1931) et son épouse Louisa Chabot (née à Arsimont le 13-12-1930). Ils se sont mariés à Fosses le 5 août 1952 et ont eu un fils. Lui fut contremaître à la carrière d'Aisemont et a marché, lors des Saint-Feuillen, dans la compagnie des Grenadiers. Ils ont fait bâtir et habitent rue des Bergeries à Fosses.

Nous n'avons pas pu joindre, en raison de leur absence, Germain Viaene et Madeleine Thibaut, qui habitent à présent rue des Forges, après avoir habité très longtemps rue SaintRoch. Germain est né à Ingelmunster le 12 septembre 1927. Il est venu travailler avec son frère Léon, dans les années '50, dans une ferme de Sart-Saint-Laurent. Les deux frères ont connu deux filles de la région, Germain faisant son choix à Sart-St-Laurent, où son épouse Madeleine est née le 14 août 1932 ; ils se sont mariés au Sait le 29 mai 1952 et eurent 3 fils. Tous les Fossois connaissent le beau et fructueux parcours des frères Viaene qui, après avoir fait le commerce en gros de pommes de terre, ont créé le Stock Américain qui s'est développé de façon fulgurante. Ils ont aussi inverti en Espagne où, ils ont créé un camping à Péniscola et, juste récompense d'une vie de labeur, le couple s'y rend assez régulièrement en vacances.

Voilà, nous avons fait le tour complet de la cuvée 2002 de nos jubilaires, et nous souhaitons à chacun une santé acceptable et de vivre encore de longues et paisibles années ensemble.