N°38    04 octobre 2002

Si... Toyen...

Un spectacle se déroulera en la salle L'Orbey ce vendredi 4 octobre, à 19 h 30. La pièce est intitulée : « Si... Toyen m'était conté ». Le spectacle sera suivi d'un échange, en toute simplicité, sur le thème de la citoyenneté, animé par les enfants du Conseil communal des Enfants et Guy Robert, du Chapipesz-Théâtre.

Embardée

Dimanche, vers 20 h 30, route du Gonoy, une automobiliste de Mons a perdu le contrôle de son véhicule, une Peugeot 250 et a percuté un poteau qui s'est couché. La conductrice, blessée, a pu sortir de son véhicule qui a ensuite pris feu. Les pompiers, sous les ordres du sergent Rudy Mazuin ont été rapidement sur place. La conductrice a été conduite par l'ambulance de Fosses en milieu hospitalier. Le dépanneur Vandenberg, d'Oret, a enlevé la voiture disloquée et calcinée. Une équipe d'Electrabel a procédé aux réparations de la ligne.

Après l'accident mortel

L'accident de jeudi dernier, qui a coûté la vie à une dame de 48 ans, du Try-al-Hutte, a été relaté dans la précipitation, au moment où nous terminions la mise en page. Quelques précisions s'imposent donc. L'accident s'est produit entre le Sart et Fosses, juste en face des Ets Palate (et non Evrard comme nous l'avions écrit). La conductrice était l'épouse de M. Vanderbeck (et non Vandenberg). Elle était maman de 3 enfants et se rendait à Temploux pour y chercher ses nièces et les conduire à l'école. Ce sont les pompiers de Fosses qui ont eu la pénible mission d'extraire les deux victimes qui se trouvaient prisonnières de l'amas de tôles. M. Toussaint, 18 ans, a été sérieusement blessé et conduit à SteElisabeth à Namur. On ignore toujours la raison exacte pour laquelle le jeune conducteur a quitté sa bande de roulement.

Au Syndicat d'Initiative

A la suite du décès du très regretté Robert Meuter, qui assurait la présidence du S.I. depuis plus de trente ans avec un extrême dévouement, une réorganisation s'impose, et aussi un rajeunissement du cadre.

C'est pourquoi une assemblée générale extraordinaire est organisée le mardi 8 octobre à 19 h 30, en la salle du S.I., place du Marché.

Cette assemblée aura pour but de reformer un nouveau Conseil d'administration, par l'élection d'un président, d'un secrétaire, d'un trésorier et d'administrateurs, ainsi que l'admission de nouveaux membres.

En effet, toute personne désireuse de s'investir quelque peu dans la promotion de notre ville, notamment par son tourisme et ses atouts historiques et architecturaux, peut entrer au S.I. et y postuler une fonction directe dans le conseil d'administration, ou rester simple membre pour les assemblées générales.

Une invitation très générale est donc lancée à tous pour que Fosses « vive ».

La fête à Fosses

Les festivités fossoises se sont déroulées positivement, grâce au dévouement de l'échevin Benoît Buchet qui, en l'absence d'un comité de fête, avait mis un programme au point et a orchestré le tout avec le flegme et la bonne humeur qui le caractérisent.

Le concours de belote de vendredi avait attiré 34 équipes, ce qui fait 68 joueurs ; un succès.

La brocante du samedi s'étalait de la rue du Postil à la rue des Egalots. Par un temps idéal, les vendeurs étaient très satisfaits. Pendant ce temps, le centre de Fosses prenait son air de fête grâce aux activités réparties : concours de pétanque à l’œuf au Relais du Sapeur, jeux pour enfants à La Posterie, et danses africaines dans les rues. Ce fut aussi une lutte de pelote assise, près du Clos Saint-Feuillen ; Balle pelote aussi place du centenaire et football au stade Winson. Dès 16 h, un orchestre de musique américaine régalait les amateurs ; un important public garnissait les terrasses de la Place du Marché et le soir, le souper campagnard réunissait une petite centaine de convives à la salle L'Orbey, où l'on apprécia le repas et l'animation.

Dès 13 h, le dimanche, l'animation reprenait avec la course des garçons de café (gagnée par l'équipe du Vieux Moulin) - qui sentait sans doute l'écurie. Chez les pompiers, on organisait les journées Portes ouvertes, avec démonstrations très appréciées (ils ont même simulé un accident, une véritable collision entre deux véhicules bons pour la casse). II y avait là un concours de dessin pour les enfants et un concours de pétanque pour les plus grands (nous donnerons d'autres détails dans le prochain numéro). Par contre, la course de trottinettes a dû être annulée par manque de compétiteurs.

Puis, ce fut le concert d'Automne, à la salle L'Orbey, où la Fanfare de Givet était invitée par la Philharmonique de Fosses. Les deux phalanges ont ravi les spectateurs par la qualité des exécutions : la Fanfare de Givet avait choisi un répertoire plus « jazzy », tandis que la Philharmonique proposait un tour du monde avec des musiques variées, allant du classique à la chanson et terminait par les airs toujours très appréciés des Chinels, des Tchôs-Tchos et du Bia Bouquet, sous les battements des mains du public réellement enthousiaste. Nos amis français ont apprécié l'accueil qui leur fut réservé.

En fin de soirée, fut tirée la tombola qui consistait dans l'évaluation d'un sac plastique bourré de capsules de bières. Il y en avait 4.479 et la gagnante, Mlle Véronique Polomé, rue Delmotte, avait donné le nombre de 4.444 ; très perspicace notre demoiselle à la casquette.

Lundi enfin, à la salle l'Orbey, environ 140 pensionnés avaient répondu à l'invitation qui leur était faite pour le goûter des aînés, où l'ambiance fut également parfaite.

La fête se prolongera en cette fin de semaine avec le Grand Prix des Vitoulets, samedi, au ballodrome du Centenaire. Et le dimanche, ce sera le traditionnel hommage aux jubilaires, à la salle L'Orbey, après l'office religieux en leur honneur.

Aux amateurs de pêche

Fosses Avenir Pelote organise une journée de pêche avec repas, aux Etangs des Forges à Fosses, e 12 octobre. La participation aux frais est de 40 euros par pêcheur et 15 euros pour les accompagnants.

Inscriptions souhaitées avant le 9 octobre, chez

- Irénée Brackeveldt 071-74.49.18

- Robert Marique 071-71.27.19

-Philippe Molle 071-71.37.07

A Haut-Vent

Le comité des festivités hautventoises organise ce samedi 5 octobre dès 19 h 30 son souper annuel denommé « Souper 4 saveurs », avec un menu comprenant : apéritif, passage aux 4 plats et dessert. Ces 4 plats (spécialités de 4 pays) sont

- Emincé de bœuf Straganov (Russie) - Pennes aux 4 fromages (Italie)

- Punta Filat : émincé de viande-maïs et piments et sa galette de maïs

(Mexique)

- Porc aigre doux et riz sauvage (Chine)

Le prix est fixé à 15 euros pour les adultes et 7 euros pour les enfants moins de 12 ans.

Souper

Le comité de Fosses Avenir vous invite à son souper qu'il organise le samedi 19 octobre, dès 19 h 30, en la salle L'Orbey. Au menu

- Quiche lorraine

- Crème de chou-fleur, saumon fumé - Emincé de pintadeau, sauce gibier - Crêpe norvégienne.

Participation : 15 euros (et 7,5 euros pour les moins de 12 ans). Gratuit pour joueurs de pupilles de Fosses.

Menu enfant : crème de chou-fleur, boulettes sauce tomate et frites, crêpe norvégienne.

Ambiance assurée.

Réservations pour le 12 octobre

- Robert Marique 071-71.27.19

- Philippe Molle 071-71.37.07

- Irénée Brackeveldt 071-74.49.18

- Francis Pinon 071-71.19.57

- Patrick Piron 071-79.60.49

- Freddy Ladrille 0494-39.45.05

Trouvé

Une paire de lunettes de dame a été trouvée le samedi 28, place du Chapitre à Fosses. On peut la réclamer en téléphonant au 071-71.16.22.

Aux commerçants

Rappelons la prochaine réunion de l'Association des Commerçants qui aura lieu le lundi 7 octobre, a l'ancien Nopri, à 20 h et sera consacré à la présentation de la Foire St-André.

Départ de Sr Adèle-Marie

Nous venons d'apprendre que Sœur Adèle-Marie va quitter Fosses pour la maison de retraite des Sœurs Sainte-Marie de Jambes.

Nous consacrerons prochainement un article à son sujet, rappelant son passage chez nous où, après avoir enseigné quelques années à l'Ecole Sainte-Marie (act. Collège St-André), elle eut une autorisation exceptionnelle pour rester à Fosses et s'occuper des animations paroissiales.

La paroisse lui rendra un vibrant hommage, ce dimanche, lors de la messe des jubilaires et lui offrira un cadeau pour ses 70 années de vie religieuse et son dévouement lors de son passage chez nous.

Week-end champignons

C'est devenu une tradition, le lac de Bambois clôture la saison par un week-end « Champignons » les samedi 5 et dimanche 6 octobre.

Les promenades guidées seront assurées par 5 guides, qui partiront avec leur groupe à 10 h et à 14 h 30, pour 5 circuits différents. Un supplément de 2,5 € sera demandé pour ces circuits champignons, toujours très instructifs.

Les autres attractions habituelles du site : parc didactique, parc des senteurs, zone aquatique, de la poésie, etc.) seront aussi accessibles au public, de 9 h 30 à 18 h.

Au cercle horticole

La première des séries de conférences de la saison aura lieu le lundi 7 octobre, à 19 h 30, en la salle du Syndicat d'Initiative (à l'étage), 12, place du Marché à Fosses.

La conférence, par M. Augustinus, aura pour thème : « Trucs et astuces au jardin ». II sera aussi présenté des dias « Splendeurs de Fosses-la-Ville » + serres royales.

Rappelons que l'entrée est gratuite et accessible à tous.

Brocante à Bambois

Une brocante aura lieu ce samedi 5 octobre sur la place de l'Eglise à Bambois, organisée par l'équipe d'animations de Bambois.

Conseil communal

La prochaine réunion du Conseil aura lieu le lundi 7 octobre, à 19 h 30, en la salle de l'Hôtel de Vile. Voici les principaux points de l'ordre du jour

Compte communal 2001.

Divers emprunt pour réfection d'un pont, rue des Viviers à Sart-Eustache, pour un ascenseur à l'Hôtel de Ville, pour honoraires d'architecte pour l'extension de l'Hôtel de Ville et pour l'achat de 3 camionnettes pour le Service des Travaux.

Compte 2001 et budget 2003 pour les paroisses de Le Roux et Aisemont, budget 2003 pour Sart-Eustache, Vitrival et Fosses centre. Achat d'un camion pour le service des Travaux.

Réfection d'une partie de la rue Sinton à Fosses. Conditions pour vente de bois 2003.

Aisemont Sortie de la Marche

Dimanche 6 octobre

5.30 Réveil

7.45 Rassemblement à la salle St-Joseph, avec la participation de certaines compagnies de l'entité.

8.00 Messe en l'honneur de Notre-Dame et sortie de la procession et des marcheurs : rue d'Arsimont, route de Tamines, Fossé-aux-Chênes, route de Tamines, rue Rivaustrée et rentrée au village parla rue du Fays. - Décharge à la grotte et rentrée de la vierge escortée de tous les officiers.

Après-midi (avec la participation d'une Fanfare)

14.00 Rassemblement salle St-Joseph 14.30 Devant l'église : remise des décorations pour 5, 15 et 25 années de marches consécutives et prestation de serment pour la sortie 2003.

Défilé : rue de la Station, rue Inzbamonts, rue de la Station, rue du Fays, (avec un bivouac), rue Cortil-Curé, rue d'Arsimont.

Vers 19 h 30 : rentrée de la Vierge escortée de tous les officiers.

Feu de file devant l'église.

Lundi 7 octobre

8.00 Rassemblement

8.30 Messe, suivie d'une salve d'honneur au cimetière.

Ensuite :visites aux autorités

Le soir : feu de file à la grotte et retraite aux flambeaux.

L'immigration italienne

La semaine passée nous annoncions dans nos colonnes la soirée italienne organisée par le comité du Souvenir de Le Roux. Celle-ci sera doublée d'une magnifique exposition sur l'immigration italienne en Belgique. En collaboration avec l'échevinat de la Culture et le Centre communautaire de l'entité fossoise et présentée par Tony Santoccono, sociologue, spécialiste de l'immigration italienne. L'exposition se tiendra dans le hall d'entrée du réfectoire scolaire, rue de Claminforge et sera accessible le samedi 12 octobre, à partir de 10 h. Un souvenir de plus au palmarès de ce dynamique comité rovelien.

En soirée, un souper dansant complètera ce rendez-vous culturel au réfectoire scolaire, avec un menu aux couleurs astronomiques italiennes antipasti assiette de charcuteries du pays), buffet de pâtes avec différentes sauces (à volonté) et le traditionnel dessert : Un Tiramisu. Un prix démocratique également ; 12,5 euros pour les adultes et 7 euros pour les enfants. La soirée sera animée par un karaoké avec la sono Jason.

Pour la bonne organisation du souper, réservations avant le 8 octobre

- M.-Jeanne Petignot 071-71.37.21

- Cédric Tahir 071-74.46.04

- Pierre Godenne 071-71.12.70

- Pascal Guilin 071-71.16.80

- Luc Charles 071-71.00.00

- Daniel Tilmant 071-76.09.56

Fosses - Quatre-Bras

Cette carte postale constitue une des plus anciennes de l'endroit. Sans doute même la plus ancienne.

Le carrefour des Quatre-Bras a toujours connu une intense activité. On doit généralement y passer lorsqu'on l'on s'engage dans la traversée de Fosses.

A gauche, on distingue le Café du Midi, tenu par Lenoir-Delaire, qui était aussi marchand de bois. En 1957, ce bâtiment fut abattu pour améliorer la visibilité du carrefour, ce qui a fait place aussi au petit parking actuel.

Au milieu de la carte on distingue une ancienne fore : elle appartenait à Auguste Boulanger, de même que le café où l'on distingue deux personnes devant la porte d'entrée. La forge fut ensuite reprise, en 1909, après la mort d'Auguste Boulanger, par le maréchal-ferrant Antoine Beauraing. La maison qui fait le coin appartenait à Camille Hue ; c'était aussi un café qui fut transformé en 1909, le coin recoupé étant soutenu par une colonne. Après ces travaux, le café porta l'enseigne de « Café de la Colonne ». A droite, on se dirige vers la rue Faubourg de France, qui devint par la suite la rue Franceschini.

Comme on le voit, la circulation était nulle et les enfants pouvaient vaquer librement au milieu de la route. Maurice Chapelle, qui possédait une importante documentation et renseignements sur notre ville, a su nous dire que l'adulte au milieu des enfants est un appelé Joseph Constant, dit « Li Cousse ». A cette époque, presque tous les Fossois et leur famille étaient connus par leur sobriquet, plus encore que par leur vrai nom.

Hommage aux jubilaires

Depuis l'après-guerre, un hommage est rendu aux jubilaires de l'année le second dimanche de la fête, soit le premier dimanche d'octobre. Cette année, ils sont un peu moins nombreux que l'an dernier (qui cons-

tituait un record) : Nous avons cette fois deux couples qui fêtent 60 ans de mariage et 18 noces d'or.

Il ne nous est pas possible de les présenter en photo et avec un raccourci de leur CV ; nous le ferons

dans le prochain numéro. Rappelons les heureux couples de cette année

Noces de diamant (60 ans) :

- Robert Molitor (82 ans) et Simonne Simonart (80 ans), rue du Sartia 178 à Sart-Eustache.

- Emile Mazuin (84 ans) et Lucie Materne (79 ans), route de Mettet 71.

Noces d'or (50 ans)

-Désiré Dehant (74 ans) et Noëlla Crame (71 ans), rue Saint-Joseph, à Bambois.

- Charles Lebrun (71 ans) et MarieAnge Andina (72 ans), rue Baty de l'Espagnole, à Bambois.

- Roger Thiry (73 ans) et Maria Van Staeyen (68 ans), rue Sainte-Brigide 7, à Fosses.

- Germain Viaene (74 ans) et Madeleine Thibaut (70 ans), rue des Forges, à Fosses.

- Marcel Gaune (72 ans) et Simone Louis (69 ans), rue du Tisserand à Haut-Vent.

- François Mouthuy (73 ans) et Thérèse Jadin (70 ans), route de Tamines, à Névremont.

- Roger Dehoubert (71 ans) et Louisa Chabot (70 ans), rue des Bergeries, à Fosses.

-Marcel Dubois (70 ans) et José Moutiaux (70 ans), rue du grand-Etang, à Bambois.

- Louis Prinsen (72 ans) et Lucienne Deboutte (71 ans), rue Bois-desMazuys, à Vitrival.

- Albert Francq (73 ans) et Josette Debaille (71 ans), rue de l'Ermitage 30, à Sart-Eustache.

- Hubert Detal (73 ans) et Marguerite Dermien (72 ans), avenue Albert ter.

- Camille Balériaux (76 ans) et Ghislaine Marc (75 ans), rue du Sartia, à Sart-Eustache.

-Roland Gosset (71 ans) et Marie-José Léonet (66 ans), rue Neuve, à Haut-Vent.

- Eugène Evrard (70 ans) et Jeaninne Gillain (69 ans), rue Sainte-Brigide.

- André Van Wynsberghe (73 ans) et Laurette Schoensetters (68 ans), camping Les Viviers 2, à Fosses.

- Lucien Hatert (77 ans) et Eveline Avaloze (72 ans), rue Lotria 9, à Le Roux.

A cette liste, on peut aussi ajouter Sœur Adèle-Marie, qui fête 70 ans de vie religieuse et qui va quitter notre ville pour la maison de retraite des Sœurs Sainte-Marie à Jambes.

Simples idées

Le Festival du film francophone de Namur, le rapport de Lili Nabholz-Haidegger et quelques remous au sein de la Communauté française m'incitent à réfléchir quelque peu sur ces problèmes de relations communautaires. Bien sur, comme beaucoup d'« anciens » je reste quelque peu nostalgique d'une Belgique unie... « et ton invincible unité... », chantions-nous, enfants, dans notre hymne national trop oublié. Mais voilà, comme l'a souvent dénoncé avec vigueur l'ancien et toujours regretté président des Anciens Combattants M. Alex Collin, des politiciens ambitieux, aux idées personnelles d'un « nationalisme >• étroit, ont prétendu que tout irait mieux si l'on s organisait « chacun -chez soi », flamands et wallons. Il a bien fallu aussi régler le sort des Bruxellois et des germanophones. Et d'étape (définitive) en étape, on s'achemine vers un fédéralisme intégral qui n'apporte guère de solution véritable à nos problèmes. Mais qui crée des tensions insupportables et multiplie les gouvernements : aucun pays au monde n'a autant de ministres au kilomètre carré...

C'est bien connu, c'est toujours celui qui crie le plus fort qui impose sa loi : les partis flamands se sont laissés déborder par leurs extrémistes pour finalement revendiquer tous en chœur davantage « d'autonomie « : et on sépare bien des ministères. Le monde entier est d'accord sur le danger des intégrismes, des extrémismes qui suscitent attentats et kamikazes, et bien d'intolérables brimades dans les pays où les intégristes font la loi. On n'en est pas loin chez nous... encore que...

Trois cent mille francophones vivent en région flamande, surtout en périphérie bruxelloise, avec les difficultés et tracasseries que l'on sait. Un exemple : la Communauté française ne peut plus aider financièrement les activités culturelles francophones dans ces régions à « statut spécial » ; Des activistes flamingants empêchent, à coups de sirènes, des conférences : « Exploration du monde » en français, pas question d'apposer des affiches en français et plus un seul bourgmestre n'ose encore prêter une salle pour des événements en langue française. Par contre, des manifestations en allemand ou en espagnol sont admises sans problème...

A une personne qui visitait récemment le château de Beersel, le guide préposé aux tickets a avoué que parler français aux visiteurs lui vaudrait le risque de licenciement ! Si ce n'est pas là de l'intégrisme...

Le rapport de Mme Nabholz a été admis par l'assemblée de l'Europe. Mais même le très libéral Guy Verhofstadt, à la base d'un heureux rapprochement et d'un meilleur climat entre gouvernements wallon et flamand, s'oppose à l'application de ce rapport sur la protection des minorités linguistiques. Luc Van den Brande craint que cela ne multiplie les écoles francophones en région flamande ; pourtant, il en existe deux, qui n'ont jusqu'ici suscité aucune révolution : le Collège français de Gand et le Lycée français d'Anvers, dont la plupart des élèves sont... néerlandophones. Mais voilà, ce sont là des initiatives françaises. La France peut subventionner des écoles en territoire flamand, pas la Communauté française de Belgique !

A part cela, une autre parlementaire flamande, Lode Vanoost (Agalev) se dit « choquée que les francophones nous fassent passer pour des intégristes, xénophobes et racistes aux yeux de l'Europe ». Des exemples comme « la nauséabonde "circulaire Peeters" (dixit vers l'Avenir) font clairement tout pour que, dans un regrettable amalgame, les Wallons et les Bruxellois se sentent réellement agressés par les Flamands. Alors qu'il ne faut pas généraliser, justement. Car de nombreux Flamands (encore que... de moins en moins... ) font l'effort d'apprendre le français et vivent en bonne entente avec les Wallons qu'ils rencontrent, sans complexe. Il faut des extrémistes (véritables intégristes et nationalistes séparatistes) comme Mme Vanoost et d'autres pour se tromper de siècles et revenir encore sur « le sort des Flamands brimés naguère par les francophones arrogants »...

Au moment où, de part et d'autre, on cherche au prix de beaucoup d'efforts, de concessions et de libertés, à l'intégration des populations étrangères dans notre pays, il serait temps de faire taire ces

irréductibles nationalistes de part et d'autre d'ailleurs de cette regrettable «  frontière linguistique » née de particularismes étroits, de préjugés inadmissibles et d'égoïsme foncier. Un peu plus de tolérance et de charité entre tous serait, je crois, la meilleure solution à ces tensions.

J.R.