N°15     12 avril 2002

Télévie ce samedi

Rappelons en le programme

13.30 Inscriptions au concours de pétanque (3 €)

14.00 Concours de pétanque Château gonflable 15.00 Démonstration Supermotard

wheeling, freinage sur roue avant, burn-out, etc), avec la participation de: Romuald Herman, (team Casu Honda), Patrice Lavigne, Karl Deridder, Ludovic Legros (team Casu Honda), Fabianno Belluffi, Claudy Georges, etc. et Frédéric Fiorentino, pilote officiel KTM, champion d'Europe et de Belgique, le roi de la glisse !!! Démonstration d'exercices d'intervention des pompiers

17.00 Prestation de La Royale Philharmonique de Fosses

18.00 Prestation des Chinels

19.00 Repas démocratique (boulettes sauce tomate, frites) : adultes

7,50 € ; enfants 5 €.

Réservation souhaitée au S.I.

071-71.46.24.

19.30 Remise des prix du concours I de pétanque.

20.00 Grande soirée Karaoké avec un plateau de chanteurs amateurs, danse acrobatique

avec Frank Johan, Johnny Moriau, Leslie Deskeuvre, les As, Marie, Mémé Loubard, etc.)

Pendant toute la manifestation : bar de Maredsous, dégustation de bière et de tartines de l'abbaye.

L'entrée est gratuite. La fête a lieu dans la salle du restaurant de l'Athénée Roi Baudouin, ce samedi 13~ avril, dès 13 h 30 (entrée par la rue du Herdal). Parcours fléché depuis les 4-Bras. Parking aisé.

Pour ceux qui veulent participer financièrement, le n° compte Télévie Fosses, à Fosses-la-Ville est le : 103-0129032-90.

B. BUCHET, organisateur.

 

Des photos splendides

L'exposition de photos de Luc Cheffert, dans les locaux du Syndicat d'Initiative, vaut vraiment le déplacement. Il n'y avait pas foule, malheureusement, lors du vernisssage vendredi, mais tous ceux qui y étaient ont exprimé formellement leur admiration. L'échevin de la Culture B. Meuter l'a redit : une fois de plus, un artiste offre aux Fossois une tranche de beauté. A eux d'en profiter

Il s'agit de photos des Saint-Feuillen de 1991 et 1998. Vous direz

tout le monde en a ! On a tout vu dans la presse... Oui, mais ici, il s'agit de 60 photos grand format, en noir en blanc, prises vraiment sur le vif, des expressions, des visages, des attitudes caractéristiques " croquées " au bon moment et avec un art consommé de justesse et d'humour

le dos de tel jeune marcheur face à un champ de maïs (et on devine pour quoi faire...) ; tel enfant (petit-fils de Jules Crabeek) tiré par la main et laissant de l'autre son petit fusil traîner par terre... Telle figure de Grenadier aisemontois ; Et l'ancien curé de Le Roux au milieu d'un groupe de spectateurs... C'est d'une expression remarquable !

Ne manquez donc pas d'aller les voir, ces photos, vous ne le regretterez pas. L'exposition est ouverte tous les jours de 9 à 16 heures en semaine et de 10 à 17 heures le week-end, dans les deux salles après le bureau du S.I., place du Marché. Jusqu'au 25 avril.

Avis

Par sympathie pour le Télévie, le Clos Saint-Feuillen sera fermé ce samedi 13 avril, à partir de 19 h 30.

P. Baufays

Concours de belote

Le vendredi 26 avril, un concours de belote sera organisé, à la buvette de la place du Centenaire, à 20 h 30.Le concours se déroulera en 6 tours. Le prix de l'inscription est fixé à15 € (avec 6 boissons ordinaires comprises).

Invitation à tous.

Accrochage

Samedi, vers 20 h 50, chaussée de Charleroi à Fosses, Un accrochage s'est produit entre une voiture et un cyclomoteur piloté par Mme Gilberte Thys, de Fosses. Celle-ci fut blessée et conduite par l'ambulance de Fosses au Centre hospitalier de Val de Sambre à Auvelais.

Attention

Des personnes circulent, faisant du porte à porte afin de solliciter les gens, pour prendre des cartes de soutien aux pompiers. Attention, il ne s'agit en aucune façon de cartes au profit des pompiers de Fosses.

Aux commerçants

L'association des Commerçants de Fosses informe de ce que sa prochaine réunion trimestrielle d'informations portera sur le thème : « Le développement du site Internet de la commune de Fosses-la-Ville ». Elle aura lieu le lundi 6 mai, à 20 h dans les locaux de l'ancien Nopri, avenue Albert 1er 1.

L'association espère vous y rencontrer nombreux.

Banquet réussi

Comme prévu, le premier souper de l'arrondissement de Namur du PSC se déroulait à Fosses le vendredi 22 mars. Notre section locale a pu accueillir plusieurs personnalités communales (MM. Spineux, Sart...) ainsi que d'autres comme MM. Viseur, Barbeaux..., je ne les cite pas tous de crainte d'en oublier. Plusieurs sections locales étaient présentes Mettet, Profondeville, Dinant, Assesse, mais c'était Fosses la mieux représentée, par une quarantaine de participants.

C'est dans une ambiance décontractée et bon enfant que nous avons écouté quelques discours de politique nationale et que M. André Bernard a expliqué les nouvelles idées de Mme Milquet en ce qui concerne les réformes du PSC. Nous avons eu la chance de déguster un super menu, cuisiné de main de chef par Lucia et son équipe ; encore un grand merci. Un grand merci aussi pour leur très bonne prestation, aux élèves de l'Ecole Hôtelière Notre-Dame d'Auvelais, dirigés et accompagnés par leur professeur de salle M. Pits.

Enfin, merci à vous tous, membres, sympathisants, amis, qui nous avez fait le plaisir d'être présent parmi nous.

Bérangère Tahir-Bouffioux

Cinébus

La prochaine représentation du Cinebus a lieu le lundi 15 avril, à 20 h, place du Centenaire à Fosses. Le film : « Les Portes de la Gloire »(avec Benoît Poelvoorde).

Pégase, petite société provinciale de vente à domicile, exploite le message en 5 volumes d'un prophète idéaliste, Raph Spiegel. Le « futur gendre du patron » Jérôme Le Tallec, la trentaine dilettante, est débarqué par son beau-père au sein d'une équipe de vendeurs du Nord de la France. Il tente de s'intégrer et devient le témoin, adepte malgré lui, des méthodes peu orthodoxes de ces mercenaires du porte-à-porte. Régis Demanet, chef de secteur, opiniâtre et méritant, voit en la venue de Jérôme une opportunité de réaliser ses ambitions souterraines au sein de Pégase... Dans sa quête du pouvoir, il est guidé par son mentor, héros virtuel en technicolor, l'emblématique colonel Nicholson, l'officier martial et entêté du pont de la rivière Kwai. Dans cette histoire sans héros, Demanet va guider Le Tallec sur le chemin de la réussite qui, au terme d'un parcours initiatique et mouvementé, va devenir un vendeur « presque »comme les autres...

Réservations souhaitées au Centre communautaire, 12, place du Marché à Fosses : adultes 3 € et 2,50 pour les enfants de -12 ans. Tél. 071-71.46.24.

Les 12 h. à l'djote

Reporté au samedi 20 avril, ce repas aura donc lieu à la salle Hautventoise. Rappelons le menu - Apéritif

- Potée aux choux et aux carottes à volonté - Saucisse de campagne

- Dessert

Animation disco cool et tempéré.

Participation : 10 € (gratuit pour les - de 12 ans et les plus de 70 ans! Réservations chez les Débridés

- Pacorus Jean-Louis 071-71.33.00

- Fer à Cheval 071-71.19.38

- Demaret Georges 081-43.41.80

- Colot Pierre 0473-83.15.76

- Collard Patrick 0473-31.97.24

- Van Ryssel Claudy 071-71.44.48

 

MOIS DE MARS 1952

- La Laetare est annoncée pour le 23 mars. Nombreux groupes étrangers : La Garde gauloise (40 participants), Les franco-belges d'Auvelais (40), Les gars de la Marine, France (70), Les confettis de Nismes (35), Les Blouwes Saurots, Autre-Eglise (45), Les Pierrots et Pierrettes, de Wavre (125). Les Chinels (150) viennent en dernier lieu. Un cortège de plus de 500 participants.

- Luc Varenne est venu à Fosses, invité par le comité de l'US Fosses, pour une causerie qui dura 1 heure quart et qui a régalé le public.

- Des démarches sont faites par les bourgmestres des différentes communes intéressées, pour la création d'une ligne d'autobus partant de Taurines vers Fosses, St-Gérard et Bioul, passant par Denée.

- Un tracteur tirant une remorque chargées de 15 tonnes de troncs d'arbres, s'arrête avenue Albert 1er, les freins lâchent et le chargement oblique pour défoncer la façade de Mme Molet, coiffeuse, qui en fut quitte avec une grande frayeur.

- Au Cinéma Moderne, on joue « Deux petites sueurs à la page » ,

La vengeance des Sioux »,

A la Légion » et « Scandale en première page » (T. Power).

MOIS D'AVRIL 1952

- La balle au tamis entrevoit sa saison 1952. Une lutte amicale est prévue entre Fosses et Aisemont, tous deux en Excellence.

- L'Ecole Saint-Feuillen organise une grande fancy-fair avec, au programme, une soirée dramatique le samedi et le dimanche, cabaret artistique et concours de football de table.

- Après le Laetare, les Chinels se rendent à Maubeuge et de nombreux supporters. ON annonce une dizaine de cars de Fossois

- Une tradition perdue à Fosses les étalages du jeudi saint. On relate qu'un nombreux public s'est promené ce soir-là dans les rues de Fosses.

- On signale plusieurs vols à Aisemont : un rouleau de campagne, des barres de fer, un tuyau d'arrosage...

- La Plage de Bambois annonce son ouverture de la saison, avec un bal et aussi ouverture du restaurant.

- Acte de probité. M. J. Leruth, d'Aisemont, s'étant rendu au bureau des Postes a constaté qu'on lui avait remis 1.000 F de trop. Il s'est empressé de les remettre à l'employée.

- Les films passés en avril au Cinéma Moderne à Fosses : Envoi de fleurs (Tino Rossi), Le Grand Tourbillon (technicolor), Les Anciens de Saint-Loup (B. Blier, Fr. Perrier), Andalousie (Luis Mariano et Carmen Sevilla).Tarzan et la Déesse verte.

Il y a 100 ans,

 

N°15 du 13avril 1902

Au Véloce Club Fossois. – Excursion projetée le dimanche 20 avril, aux ruines de l'abbaye de Villers. Départ 6 h 1/2 Le secrétaire; N. Cunelier

N° 16 du 20 avril 1902

Arrestation. - La Gendarmerie de Maubeuge a procédé à l'arrestation du nomme François Pochet, âgé de 43 ans, de Fosses, inculpé de viol sur la personne de sa fille. Se sentant recherché, Pochet s'était réfugié en France et on pense que c'est sur dénonciation de sa femme, à laquelle il écrivit pour lui faire connaître sa résidence, qu'il fut arrêté.

N° 17 du 27 avril 1902

Nomination. - M. Ernest Maretti est nommé secrétaire communal en remplacement de M. Colson, décédé.

Au marché de jeudi : le beurre : 1,40 le 1/2 kilo; Les oeufs : 1,40 fr. les 26.

Crime mystérieux à Mettet.

La gendarmerie de Fosses a été appelée a Mettet, dans une petite ferme cabaret, chez les époux Lebrun, parents de deux garçons et une fille. Vers 4 h du matin, l'aîné des garçons fut réveillé par des cris de sa sœur qui dormait dans une autre chambre. Trouva sa sœur la figure ensanglantée, qui finit par perdre connaissance. Malgré des soins intenses, la jeune fille, Scholastique Lebrun, âgée de 18 ans, mourut après un court coma.

Le sieur D., qui, depuis la nuit du meurtre, portait des blessures à l’œil, a été arrêté à la ferme de Bure à Saint-Gérard. On suppose qu'il est entré par la fenêtre entrouverte..

Des neufs pour les enfants à Bambois

Les bénéfices du grand feu, à Bambois, permet aux enfants d'effectuer une récolte d’œufs de Pâques.

C'est ainsi que le veut le comité du grand feu depuis plusieurs années et le nouveau comité n'a pas manqué de poursuivre cette belle et généreuse tradition. C'est ainsi qu'une centaine d'enfants de tous âges ont pu amasser une belle provision d’œufs qu'ils dégusteront plus tard. Ils ont aussi été invité à prendre un bol de cacao et à assister à une après-midi de distraction avec un animateur nommé Gargamel qui multiplia tours de magie et chansons, avec la complicité des parents.

Pour en revenir à la récolte d’œufs, les enfants furent départagés en deux catégories d'âge : les moins de 4 ans et les autres ; Les petits étaient accompagnés des mamans et c'est à qui se montrait le plus perspicace, mais il y en eut pour tous. Plus de 50 kg d’œufs avaient été déposés dans les pâtures près de l'église.

Bravo au nouveau comité qui se compose de : Daniel Deproot, président ; Jean-François Bournonville, secrétaire ; Jean-Luc Deproot, trésorier et les membres : Eric Deproot, Claude Dricot, Benoît Malter, Maxime et Arthur Bodart.

Concours de belote

Un concours de belote est organisé à la salle Les Echos à Vitrival, ce vendredi 12 avril, à 20 h. Inscriptions dès 19 h.

PAF 15 € (en 8 tours, 8 boissons comprises). Prix selon inscriptions. Tél. 0497-04.41.51.

Histoire vécue

Quand il ne se passe rien, il faut s'alimenter de vieilles histoires. Celle-ci est relatée dans Le Messager de 1952 et concerne deux habitants de Le Roux qui, peut-être, se souviendront.

Deux fervents musiciens de Le Roux, engagés dans la musique des Chinels avaient participé au cortège, puis s'étaient légitimement désaltérés pour retourner pédestrement vers leur domicile. En quittant Fosses, un automobiliste complaisant offrit de raccourcir leur trajet et les deux Routîs prirent place à l'arrière. Bien installés, ils se laissèrent aller dans les bras de Morphée.

- Voilà, vous êtes arrivés.

Les deux Routîs descendent et regardent, surpris

- Mais, èwoù-ce qui nos-èstant vëci ?

C'était à Charleroi. Le conducteur se confondit en excuses et offrit un verre au café d'en face où l'on chercha une solution. Les deux hommes à moitié endormis ne se rappelèrent pas d'être rentrés dans la voiture qui fila dans une autre direction

- Terminus, tout le monde descend !

- Mais on n'èst nin au Roûx, roci ?

- Non, vous êtes chez moi, à Lobbes. Ils entrèrent quand même. Le farceur leur offrit de la tarte, un fauteuil pour achever la nuit et les ramena à Le Roux le lundi matin.

On ne dit pas la réaction des deux épouses quand les deux Pierrots retombèrent au nid.

Histoire de clefs

Si vous avez lu « Histoire vécue »dans la chronique de Le Roux, ci-contre, vous la lirez après celle-ci, reprise dans le même numéro du Messager d'après Laetare.

« Un joueur de balle de Vitrival s'était rendu en voiture à Taurines avec un ami, à qui il confia les clefs pour ne pas les perdre. Mais comme ce dernier n'était pas enthousiaste pour la balle, il éprouva le désir soudain de voir les Chinels et se mit en route, à pied, vers Fosses, oubliant que les clefs da son ami étaient dans sa poche.

La lutte terminée, notre pelotari chercha son ami, en vain et retourna avec un autre joueur qui lui offrit de le reconduire à Vitrival.

A Vitrival, personne... Il est à Fosses, pense-t-il, et il s'offrit une nouvelle chasse à l'homme dans la cité des Chinels, sans résultat. Et pour cause, le détenteur des clefs, au milieu d'une danse, avait entrevu l'énormité de sa distraction. Il était reparti àTamines, ventre à terre, alors que son ami avait rejoint aussi Taurines, à pied, et tournait autour de sa voiture fermée, en espérant revoir enfin son ami, tandis que passaient les heures.

Les deux Catoulas rentrèrent enfin dans la nuit, toujours bons copains, mais après avoir fait beaucoup de chemin ! A une époque où la voiture restait un objet rare, la marche à pied était le moyen « rapide » de rejoindre une localité voisine.

Les matches de ce week-end

Samedi 13 avril 2002

Diablotins, à 11 h

Fal.Aisemont - Meux

Temploux - Fal.Aisemont

Moustier - Bambois

Préminimes, à 13 h

Fal.Aisemont - Onhaye

Fraire - Fal.Aisemont

Molignée - Bambois

Minimes, à 15 h

Fal.Aisemont A - Meux

Fal.Aisemont B - Flawinne

13 h :

Bambois - Fraire

Espoirs, à 15 h

Bambois - Onhaye

Réserve, à 15h

Somzée - Fal.Aisemont

Tarcienne - Bambois

Dimanche 14 avril 2002

Cadets, à l0h 30

Bambois - Anhée

Div.3,à15h:

US Auvelais - Fal.Aisemont

Malonne - Bambois

Un infanticide à Fosse en 1798

Au XVllle siècle et avant, il semble que l'on parlait peu d'infanticides. Toutefois, les abandons de nouveau-nés, hors mariage, étaient très nombreux. La naissance d'enfants illégitimes donnait lieu à des drames parfois très déchirants au sein des familles. La fille mère était souvent montrée du doigt et vouée au mépris public. Le bébé illégitime était fréquemment déposé, soit par la mère « coupable », soit par un ou une complice, sur le seuil d'une institution charitable, près d'un «hospital » ou bien devant ou dans le parvis d'une église, voire même dans un bénitier... Ainsi, on « exposait » le nouveau-né.

En feuilletant de vieux papiers, j'ai retrouvé dans un vieux journal - que je n'ai pu identifier, hélas - le récit d'un infanticide qui eut lieu au départ de Fosse en l'an 1798.

Je cite textuellement ci-après, de très larges extraits de ce récit : « On cite en l'an VI, en floréal, des faits criminels du genre infanticide qui se déroulèrent à Fosse. Hélène Pilloy, âgée de 28 ans, journalière de son état, donne le jour à un enfant de sexe féminin dans la nuit du 16 au 17 floréal. L'enfant naît en excellente santé, parfaitement constitué... ».

Si je ne m'abuse, le 16 et le 17 floréal An VI de la République française correspondent respectivement aux 5 et 6 mai 1798. Donc, le bébé en question naquit entre ces deux dates de l'ère grégorienne.

Craignant sans doute les durs reproches de ses parents, la fille-mère n'eut qu'un grand souci : se débarrasser, au plus tôt, du petit être qui allait bouleverser la sérénité familiale.

Qui était Hélène Pilloy ? Selon feu Maurice Chapelle, « M... Hélène Pilloy, fille de Jacques et de Anne Clause, naquit le 6-1-1763 ». Dès lors, une anomalie est constatée quant à l'âge de la mère. En effet, si Hélène naquit en 1763, elle aurait eu 35 ans les 16 et 17 floréal au lieu de 28 ans, âge signalé dans le récit ci-dessus. II y a donc une erreur quelque part ! Alors, chercheurs, bon courage

Je reprends ici textuellement le récit en question : « Elle (M... Hélène) sait, pour l'avoir entendu dire, que la vieille Françoise Mahieux, épouse Nicot, est une personne « complaisante» qui se laisse facilement acheter. Hélène lui présente une couronne, en échange du service monstrueux qu'elle va lui demander. La vieille se chargera d'aller « exposer » l'enfant aux portes de l'hôpital de Namur. Hélène apporte le bébé dans un panier d'osier. Celui-ci crie, s'agite et la mère s'émeut... Elle craint que le voisinage ne soit ameuté par les vagissement du bébé. Aussi, « pour le faire dormir, je lui ai fait prendre du sirop de pavot », dira-t-elle aux magistrats lors du procès.

Quelle dose de sirop administra-t-elle ? Une dose dangereuse puisque la fillette, après avoir dormi d'un pesant sommeil, se mit à vomir abondamment.

L'accusation a d'ailleurs souligné qu'il s'agissait d'un premier symptôme d'empoisonnement. Toujours est-il que la femme Nicot partira tout de même pour Namur avec son mystérieux paquet. Elle marchera longtemps à travers les forêts, s'étant arrêtée quelques instants en cours de route. Elle constatera alors que l'enfant est livide et glacé. « Il est mort ! ». Elle s'effraye... Que faire à Namur avec ce petit cadavre ? La vieille dépose la panier dans un gros buisson, à l'abri des regards.

On ignore, pour n'avoir pu retrouver les pièces d'époque, le sort qui fut réservé à Hélène Pilloy pour ce « crime affreux ».

A noter, d'après M. Chapelle, que la femme Mahieux, épouse du sieur Nicot, et celui-ci, n'étaient pas originaires de Fosse.

(Recueilli par R. Angot)

Keskidi nous propose...

(à lire avec humour)

Test du mois : avez-vous du flegme ?

On dit que les Anglais ont du flegme. Mais cette admirable qualité demeure-t-elle le monopole de nos amis britanniques ? Certes non. Et pour prouver irréfutablement à la face du monde que sur ce point, et tous les autres, que nous, Wallons, sommes les plus forts, il vous suffit de répondre aux questions de ce test à peine truqué.

1.Vous étrennez votre nouvelle voiture. A un feu rouge, le camion qui vous suivait écrase totalement la partie arrière de votre véhicule. Quelle est votre réaction ?

a) Ça dépend de ta taille et du poids du camionneur.

b) Ça dépend de la taille et du poids de ma femme.

c) Je cogne sur le camionneur qui est justement un employé de mon entreprise de transport.

2. Vous rentrez tristement à votre domicile pour annoncer à votre femme que vous venez de perdre votre emploi. Vous la trouvez au lit avec votre meilleur ami. Le téléphone sonne, la police vous informe que votre fils, drogué, vient d'être arrêté pour attaque à main armée. Que faites-vous ?

a)Je saute par la fenêtre, sans un mot.

b) Je saute par la fenêtre en hurlant.

c) J'habite au rez-de-chaussée.

3. Dans la rue, une enclume tombe malencontreusement sur la tête de votre oncle à héritage. Vous allez être milliardaire. Quelle est votre réaction ?

a)Je revends l'enclume aux enchères

b) Je revends les milliards aux enclumes.

c) Je descends du toit en vitesse, en faisant attention de ne pas laisser de traces.

4. La nuit, dans un terrain vague, désert et très isolé, 4 jeunes gens viennent à votre rencontre, des chaînes de vélo à la main. Vous êtes seul. Que faites-vous ?

a)Je m'évanouis calmement.

b) J'essaie de leur revendre un vieux stock de graisse pour chaînes de vélo.

c) Je crispe légèrement l'index sur la détente de mon fusil mitrailleur.

Et maintenant, comptez vos points. Comptez les points qui vous plairont aux questions que vous voudrez, ça n'a strictement aucune importance. Le vrai test commence seulement maintenant, car le fait que vous ayez eu le sang-froid de lire cet article jusqu'ici sans le déchirer haineusement prouve que vous êtes admirablement bien équilibré et parfaitement flegmatique. Bravo ! CQFD.

Keskidi

Pensée de la semaine

L'amoureux qui balaie devant sa porte, peut ensuite faire la cour à sa fiancée.

 

1a presse revue...

par Zorro

Semaine double dans ce numéro, afin de nous remettre à jour, notre Zorro étant très prolifique.

- Samedi : « Du neuf dans nos musées... » - Voilà une bonne idée. Avant, dans nos musées, on ne voyait que vieilles raquettes et du brol.

- Dimanche : « La Collégiale menaçante... ». - Dans la série des grands drame de l'humanité, juste après la peste noire, le péril jaune et la rougeole...

- Lundi : « Le combat des femmes a changé... » - Bin oui, ma bonne dame, parait même qu'elles se battent entre elles, maintenant...

- Mardi : « Je teste le vaccin contre le sida... » - et je cherche collaboratrices bénévoles, propres et honnêtes, blondes, âge sans importance mais majeures et moins de 50 ans. Uniquement à leur domicile... (source Santé Magazine).

- Mercredi : « Sainte-Eugénie reprend du service... » - Félicie aussi...

- Jeudi : « Les bonnes choses ont une fin... » - J'ai bien, mangé, j'ai bien bu, merci petit Jésus...

- Vendredi : « L'as du ciseau a nonante ans... » ; à deux doigts près.

- Samedi : « Deux mille emplois possibles à La Louvière... » - Y a pas à dire, mais quand Franco Dragone organise un spectacle, il attire du monde. Un exemple : Las Vegas, le Cirque du Soleil, 72 artistes, 2.000 spectateurs payants dix fois par semaine. Deuxième exemple : La Louvière, Céline Dion, une artiste, 2.000 spectateurs payés...

- Dimanche : « On demande prophètes. Urgent ! ». - 65.300 pages proposées sur le web, les plus connus étant Mahomet, Isaïe, Jérémie et Daniel. Mais ce qu'on demande, cher J.R., ne serait-ce pas tout simplement l'homme, cet animal doté de raison...

 

- Lundi : « Avis aux commerçants... ». - Certains utilisent le calendrier lunaire, d'autres le calendrier solaire. Il y avait aussi le calendrier républicain mais maintenant, il faut utiliser le calendrier Messager. C'est très simple, on choisit les dates et jours qui conviennent. Un exemple : le superbe pont du 15 août 2001 pour (Administration communale. Un second exemple : le lundi 1er mai 2002 pour vous, chers commerçants...

- Mardi : « Trop de mains baladeuses... » - S'agit-il d'une simple constatation, d'un jugement, ou de l'expression d'un regret quant au nombre assez réduit de passages à l'acte...

- Mercredi : « Pas que des pourris en politique... » - En voilà un journaliste qui est doué pour son époque. Maintenant, comme il est juste sorti de l'école, il doit encore se faire des amis. Donc, il doit encore s'exprimer avec réserve et circonvolution. Parce que nos hommes politiques, il y en a aussi des gentils mais ils sont rares ; les plus courants sont rarement gentils. C'est la même chose en France. Peu avant son décès, Coluche disait d'eux: « un pour tous, tous pourris »...

- Jeudi : « Les Molons sont de retour... » - Les contributions aussi, sans parler du soleil, des abeilles, des morpions... Evidemment, si les Molons tentent à nous amuser, les contributions nous font généralement chier. Pourtant, comment voulez vous que le contribuable finance les somptueux travaux inutiles tellement montrés et les traitements somptueux mais généralement cachés de beaucoup de nos dirigeants. Le franc du culte ne rapporte plus assez ; n'estce pas Monsieur le Doyen... ?

- « Trop de malvoyants au volant... »- Trop peu de clairvoyants au gouvernement. Les rimes, c'est comme les pâtes, parfois riches

zorro

Massacres à huis clos

Ce n'est plus ça une guerre, c'est un massacre, des destructions gratuites et systématiques : une guerre de vengeance ! Et qui plus est : elle se déroule hors de la présence de témoins neutres : aucun journaliste n'y est admis (encore que, ces derniers jours, on a pu en voir quelques phases. Le pire de tout, c'est la violation flagrante des accords internationaux de Genève : les blessés ne peuvent pas être transportés dans les cliniques, on tire sur les ambulances, un bébé meurt lors d'un accouchement sur la rue, à un point de contrôle de l'armée israélienne. Les conduites d'eau potable sont volontairement écrasées. Les camps de réfugiés sont systématiquement fouillés, bombardés, les abris détruits... Du jamais vu !

Un sénateur belge courageux Alain Destexhe, s'est rendu sur place et a pu voir les résultats de cette honteuse agression : il en est revenu révolté : détresse des Palestiniens qui se sentent abandonnés de tous, attaqués jusque dans leurs maisons, affamés, privés d'eau et de toute aide humanitaire, isolés dans un blocus humainement intolérable. Il affirme même que des soldats israéliens ont pillé des magasins, " ils se sont comportés comme des brigands ", dit-il. Et de regretter que davantage de parlementaires de tous pays ne fassent pas comme lui, aller sur place pour voir et témoigner et dénoncer, de façon à infléchir l'attitude de l'Amérique qui soutient Sharon malgré d'hypocrites mises en demeure de retirer ses troupes. Bush s'est bien gardé de revenir de ses vacances pour le dire plus tôt ; Il a laissé Sharon réaliser ce qu'il appelle " une juste riposte aux attaques terroristes, une recherche de ces terroristes jusque chez eux puisque Arafat ne le faisait pas..." Et le négociateur américain Colin Powel ne se presse pas non plus pour aller sur place : il visite ici et là, consulte, questionne... Pendant ce temps, et malgré les protestations des Européens renvoyés chez eux comme malpropres, sans avoir pu rencontrer ni Arafat ni Sharon), les exactions continuent... Et le monde entier " constate avec regret " ces violations humanitaires de la part d'un pays qui se dit démocratique... Une israélienne n'a pas caché ses mots : " Je suis honteuse de ce peuple ". Et même le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a qualifié de " massacre " l'opération de " nettoyage " d'un camp de réfugiés palestiniens.

Il est inadmissible de laisser des blessés (99% de civils !) sans soins. En juin 1859, lors de la guerre franco-piémontaise contre l'Autriche, le suisse Henri Dunant passait, le lendemain de la bataille de Solferino et était scandalisé de voir les blessés abandonnés là sans qu'on s'en préoccupe. Il entama une campagne qui aboutit, le 22 août 1864, à la création de la Croix Rouge internationale et à la Convention de Genève pour la protection des blessés et des prisonniers de guerre. Il fut le premier Prix Nobel en 1901. Il a dû (une fois de plus, hélas !) se retourner dans sa tombe...

Un lecteur m'a dit : " Tiens, tu deviens palestinien ? " C'était une boutade, bien sûr, mais il est vrai qu'il y a quinze ans, je considérais comme gauchistes ceux qui soutenaient la cause palestinienne.

 

Non, on l'a compris, je ne soutiens pas plus les kamikazes palestiniens que les troupes de Sharon ; les deux me révoltent. Déjà dans mon article du 8 mars, je me demandais " Quand donc comprendront-ils ? " : les Palestiniens : que leurs attaques terroristes n'aboutiraient qu'à forcer les Israéliens à intervenir, et qu'ils n'en feraient qu'une bouchée... Les Israéliens : que cette réaction de violence démesurée n'arrêterait le terrorisme que pour un temps : aussi longtemps que ce peuple se verra brimé, refoulé chaque année davantage sur ses terres prises par des colons israéliens soutenus par l'armée, que des milliers de Palestiniens seront cantonnés dans des camps de fortune,

depuis des années, tant qu'une frontière bien définie ne sera pas fixée et garantie, les deux peuples ne pourront jamais vivre en paix comme ils le souhaitent. Plus ils sont brimés, humiliés, plus les candidats kamikazes se représenteront.

Révolté moi-même devant ces massacres et ces injustices flagrantes, ces violations des lois élémentaires de la guerre, j'ai tenté de le dire haut et fort pour que tous en prennent conscience et qu'une opinion publique se forme contre de tels agissements. Et je remercie Simon, Pierre, Lucie et les autres qui m'ont félicité et encouragé pour mes articles de ces dernières semaines.

J. R.

Minimes

Fal.Aisemont A - Meux 0 - 5

Fal.Aisemont B - Flawinne 5 - 2

Bambois - Fraire 1 - 4

Espoirs

Bambois - Onhaye 0 - 6

Réserve

Morialmé - Fal.Aisemont 1 - 4

Yves - Bambois 3 - 2

Cadets

Bambois - Anhée 0 - 24

Div.3

US Auvelais - Fal.Aisemont 0 - 9

Malonne – Bambois 1 - 1

 

Interventions des pompiers

Le 28 mars : appel de l'ambulance, suite à un accident sur la RN 90 à Floreffe ; un blessé conduit au CHR à Namur.

Le 29 : appel des pompiers pour un feu dans le bois Hiraly à Floriffoux.

Le 31 : appel des pompiers suite à une pollution, place du Marché

odeur de mazout au Crousti.

Le 31 : ambulance et pompiers rue des Anges à Lesve : embardée d'une voiture : deux blessés, l'un conduit à Mont-Godinne et l'autre au CHR de Namur.

Le 3 : pompiers pour un nettoyage de la chaussée sur la RN 98.

Le 3 : appel des pompiers, en renfort des pompiers de Sambreville, suite à un important feu de broussailles à Moustier-sur-Sambre.

Le 6 : appel venant de Le Roux pour fumées inquiétantes. Fausse alerte.

Le 6 : pompiers pour un feu de cheminée, rue de Bossière 9 à Graux, chez M. Paul Cowez.

Le 6 : appel des pompiers suite à des odeurs de brillé, ruelle des Remparts à Fosses : fausse alerte.

Le 8 : pompiers avec leur matériel de désincarcération, suite à un accident sur la RN 951 à Ermeton-sur-Biert.

Le 8 : appel des pompiers pour feu de broussailles à Floreffe, rue du Plary ; puis nouvel appel pour même cause, rue des Déportés à Floreffe.

Lès dèlègués dès Walons Scrfjeûs I d'après l' Banbwès èt dé l' Ranteu- I le ont sti ètindus èt compris.

Mme Nabholz et la langue wallonne

Dans son rapport rédigé à la suite de son enquête sur la situation des langues en Belgique, Mme Nabholz conclut que le wallon est une langue régionale à part entière et que les instances décideuses doivent leur accorder le statut qui lui revient.

II est d'ailleurs normal que ses droits soient reconnus. Cela est évident : en Hollande, le fries est enseigné officiellement dans la province de Friesland ; en Suisse, le romanche, qui ne compte que 48.000 locuteurs, est enseigné dans le canton des Graubünden et est officiellement la 4e langue de la Suisse ; au Grand-Duché de Luxembourg, les débats de la Chambre et du Gouvernement se font en luxembourgeois et sont transcrits en luxembourgeois dans le Journal des Débats.

Pourquoi le wallon, la seule langue que les Wallons ont faite et la seule qu'ils pourront jamais faire est, elle, absente de l'enseignement, dont fa chassée à coups de punitions et de délations organisées officiellement (Art. 9 du règlement scolaire : il est interdit de parler wallon), Roger Foulon, instituteur, dans son livre « Le Maître d'école ».

Seule la connaissance de la langue wallonne peut nous permettre de créer. Si nous ne pouvons pas créer, nous sommes des gens de second rang ! Et comment bien connaître sa langue ? Par l'école. C'est à celle-ci qu'il revient de sauver notre patrimoine le plus sacré, celui qui marque notre identité.

« Nosse Walonïye sins nosse Walon, ça n'sèreüve qu'on vîy tchaur, sins reuwes et sins timon » (Jules Fiévet), autrement dit sans notre langue, nous n'avançons plus, nous ne sommes que des copieursou, pire, des aliénés qui ne peuvent penser, dire et écrire que ce que d'autres ont pensé, dit et ', écrit avant nous.

On nous ressasse que le français est menacé ; ce n'est pas vrai : une langue enseignée n'est pas menacée. Notre langue, elle, l'est!

R.A.A. VIROUX

 

AUVELAIS - FAL.AISEMONT

0 - 9

Score fleuve pour les visiteurs, qui ont planté neuf roses. Les Sarthois s'alignaient avec les moyens du bord et, après 25 minutes, devaient se passer des services de P. Lescrenier, exclu pour faute nécessaire. Après qu'un autre joueur soit sorti pour blessure, les visités n'avaient plus que leur courage à opposer, à une formation dont les rouages sont bien huilés.

MALONNE - BAMBOIS

1 - 1

Les Malonnois prennent l'avantage par Boulanger, sur un penalty imaginaire, l'arbitre ayant vu une main qui n'était autre que celle du portier visiteur. Profitant d'un dégagement tardif de la défense visitée, S. Wauthelet remet les équipes dos à dos.

Après le café, les Malonnois dominent leur sujet, mais n'arrivent pas à concrétiser. Georges voit son but annulé pour un hors-jeu tout aussi imaginaire que le penalty.

Au V.C. Le Roux 

Voici quelques informations concernant les play-off en P.1 Messieurs qui désigneront le champion provincial.

- Samedi 6 avril à 19 h 30, match aller: Jemeppe A - Le Roux A (3-1)

- Dimanche 14 avril, à 17 h 30, match

retour: Le Roux A - Jemeppe A.

En cas d'égalité (p. ex. 3-1 et 0-3), on jouerait une rencontre supplémentaire à Le Roux le vendredi 19 avril à 20 h. Des informations peuvent être obtenues en consultant notre site Internet http//www.multimania.com/veleroux notamment sur

- composition de l'équipe'

- classement après championnat - tous les résultats de la saison

- commentaires des derniers matches A l'issue de la phase classique du championnat, le VC Le Roux a terminé à la 1er place tandis que Jemeppe terminait second. Le V.C. Le Roux ayant remporté les deux rencontres opposant les deux équipes. L'une des deux est assurée de participer au tour des seconds de chaque province, qui se fera à Jemeppe le samedi 27 avril.

La ferme du Chêne

Cette photo, qui date de 1962 (photo R. Angot), nous montre l'arrière de la ferme du Chêne à Fosses, avant les transformations qui lui donnèrent une destination de dancing. Le verger que l'on voit à l'avant-plan devint le parking du dancing. La serre, accolée au bâtiment, a été démolie et a fait place à des annexes construites dans le but d'y faire des chambres, sortes de gîtes, qui n'ont jamais été vraiment opérationnelles.

La première construction de ce bâtiment date des Xlle et XVllle siècles. Cette magnifique ferme dotée de deux tourelles carrées fut propriété du Chapitre, devint propriété de Bertrand de Jace en 1556, puis à Louis de Fosséprez en 1632, puis au seigneur Henry de Grady en 1649 ; le blason de la famille de Grady figure en façade du logis et sur une taque de cheminée. Henry de Grady était échevin de Liège et président de la Haute Cour de Justice de Fosses. C'est lui qui transforma la ferme en ce quadrilatère ouvert. En 1843, Isabelle de Grady la vend à Hippolyte Winson (qui fut bourgmestre de Fosses en 1822) et en 1894, Feuillen Winson la cède à Emile Winson. La ferme fut alors exploitée par Désiré Lemaire, puis par la famille Baele.

La propriété passe alors à Christian Legrain, un architecte, qui entame des travaux, puis à Georges

Demanet qui les achève. La ferme fonctionna comme dancing, une salle pour banquets et un appartement. Le dancing, qui causait de sérieuses nuisances dans le voisinage et qui fut le théâtre de bagarres répétées, préféra fermer ses portes.

En août 1914, cette ferme fut incendiée par les Allemands qui exigèrent ensuite sa démolition. Mais ce monument classé fut quand même sauvé, grâce à l'intervention du doyen Crépin (voir le livre « 77 rues de Fosses »).

Rappelons aussi que le terrain devant la ferme, servit de cimetière américain lors de la dernière guerre.

 

Photos rétros

Une rencontre un peu particulière

Ces deux photos datent de 1962 ou 63 ? Le stade Winson avait été assez récemment inauguré (en 1959) et le football à Fosses rencontrait le gros succès, d'autant plus que l'équipe fossoise était montée en première provinciale à l’issue de la saison 1961-62. Un match entre amateurs fut mis sur pied entre les employés et le personnel communal de Fosses. Il y eut plus de 250 personnes qui assistèrent à cette rencontre où évoluaient des amateurs de tous âges, dont certains n'avaient pratiquement jamais touché un ballon : on se souvient des courses folles de l'avocat Lambert, qui ne toucha guère le ballon et ne joua qu'une mi-temps !

Au cours de cette rencontre mémorable, un commerçant eut l'idée de former une équipe de commerçants de Fosses, afin de renouveler cette expérience. Les entrées étaient payantes et les bénéfices allaient dans la caisse du club des supporters qui s'était formé un peu auparavant. C'est ainsi qu'eut lieu une rencontre entre ces deux formations improvisées, où l'on retrouvait d'anciens joueurs, mêlés à des joueurs qui se découvraient, un peu tardivement, un nouveau talent ! Le résultat de cette rencontre n'est évidemment plus dans les mémoires, mais le public, curieux, était au rendez-vous.

Plus tard, l'équipe des commerçants renouvela (expérience, des renforts vinrent s'ajouter et l'équipe organisa des rencontres avec des équipes d'amateurs, extérieurs à Fosses (Châtelet, arbitres de la Basse-Sambre, équipe de tennismen de Fosses avec le Dr Petitjean dans les bois et notamment contre une équipe de clients d'un café de Forest. Il y eut, avec cette équipe, quelques aller-retour mémorables. Firent aussi partie de cette équipe des commerçants : les frères Jadin (Jules et Jean), Emile Dogot, Joseph Debock, Emile Mingeot, Daniel Migeot, Jacques Ressort, Jules Michiels, Bernard Botte...

Sur la photo du haut, l'équipe des « Employés » avec leur délégué M. Henin, puis : Robert Drèze, ?, Emile Damanet, Gérard Frisque, Roger Thirot, Henri Laurent ; accroupis : Léopold Philippe, Willy Michel, Gilbert Warrant, Jean Calais, Jacques Steinier et ? (on compte au moins 7 disparus dans ce groupe).

Photo du bas : les « Commerçants » : Hugues Romain, Georges Jacob, Hector Gosset, Pol Michel, Jean Piéfort, Raymond Schlit ; accroupis : Hilaire Piet, Alexandre Massinon, Jean Masson, Christian Mottet, Jean Van Laethem (au moins 6 disparus parmi ceux-ci).