N° 7  16 février 2001

Conseil communal

La prochaine et très importante réunion du Conseil aura lieu le lundi 19 février, à 19 h 30, salle du Conseil.

Voici les principaux points de l'ordre du jour

- désignation de représentants de la ville dans différents conseils d'administration de sociétés publiques et

asbl diverses.

- travaux forestiers 2001 à Vitrival

- nouvelle tarification du prix de l'eau, secteur INASEP

- rapport annuel 2000

- budget communal 2001

- à huis clos : nomination de deux employés (D4) et nomination à titre temporaire dans l'enseignement

d'une maîtresse de religion (4 et 1é périodes/semaine).

- Taxes et redevances

1. 2.600 centimes additionnels au précompte immobilier

2. taxe à l'impôt des personnes physiques : 7,5%

3. taxe sur les agences de paris aux courses de chevaux (2.500 F par agence et par mois)

4. taxe sur la délivrance de documents administratifs (divers taux)

5. taxe sur les véhicules isolés abandonnés (10.000 F/véhicule)

6. taxe sur dépôts de mitraille et véhicules usagés (5 F/m2)

7. taxe sur dépôt de véhicules non immatriculés sur la voie publique (10.000 F par véhicule)

8. taxe sur les mines et carrières (2,75 F la tonne)

9. taxe sur force motrice (900 F/kW)

10. taxe sur les établissements bancaires (5.000 F par guichet)

11. taxe sur les décharges contrôlées (30 F/tonne)

12. taxe sur inhumation (5.000 F et 2.500 F pour enfant - de 12 ans)

13. taxe sur les terrains de camping (taux divers)

14. taxe de séjour (20 F par personne majeure et par nuit)

15. taxe sur la distribution à domicile de feuilles et de cartes publicitaires, catalogues et journaux (2 et 3 F/ex. et 3 F par échantillon).

16. taxe sur les secondes résidences (5.000 F par caravane, 8.000 F par chalet, maison, caravane isolée)

17. taxe sur le colportage : 500 F/jour, 2.250 F/semaine, 7.500 F/mois, 15.000 F/an.

18. taxe sur enlèvement des immondices :1.600 F pour personne seule ; 2.000 F pour deux personnes et plus, 2.000 F par commerce et indépendant si l'exploitant n'habite pas le même immeuble, 2.000 F pour une seconde résidence.

19. taxe sur les pylônes (100.000 F par pylône)

20. taxe sur les spectacles et divertissements (20 F par billet d'entrée)

21. redevance sur l'emploi des sacs-poubelles (20 F et 40 F le sac)

22. redevance sur l'emploi de sacs Fost (5 F le sac).

23. redevance sur les exhumations (taux horaire)

24. redevance pour l'utilisation d'un caveau d'attente : 600 F par corps et par mois.

25. redevance pour concession de sépulture (4.000 F/m2 lorsque le demandeur est domicilié et habite la Commune; 8.000 F si pas.

26. redevance pour concession en columbarium (10.000 F si la personne est domiciliée à la Commune ou 20.000 F si pas.

27. redevance pour ouverture caveau (500 F plus forfait de 2.500 F).

28. redevance pour la recherche, la confection et la délivrance de renseignements administratifs (120 F par renseignement ou 600 F par heure de travail.

29. redevance pour l'enlèvement des versements sauvages (taux div.).

30. redevance pour l'apposition par l'afficheur communal, d'affiches quelconques (120 F par affiche).

31. portions affouagères, section de Vitrival (200 F par portion)

32. redevance pour interventions en matière d'incendie (taux divers)

33. transport d'urgence par ambulance, application du tarif unifié, oxygène (taux divers)

34. prêt de livres à la bibliothèque (5 F par livre par quinzaine).

35. redevance pour utilisation du site Internet à la bibliothèque communale (50 F/heure par enfant ; 100 F/heure par adulte.

36. la gratuité de sacs poubelles communaux pour les enfants de moins de 2 1/2 ans et les personnes souffrant d'énurésie (12 sacs grand format par an).

Pour les exercices 2001 à 2006

- exonération de la taxe sur la force motrice en faveur des industries nouvelles.

- exonération des additionnels communaux au précompte immobilier pour les logements sociaux.

Crêpes à gogo

Un comité paroissial s'est formé il y a cinq ans déjà, à Sart-Eustache, afin de récolter des fonds pour l'agrandissement d'une salle de réunion devenue quelque peu exiguë.

A l'occasion de la Chandeleur, ce comité avait invité la population à venir déguster quelques crêpes, dans une ambiance très conviviale. On put ainsi apprécier, non seulement les traditionnelles crêpes au sucre, mais aussi des crêpes aux champignons, aux crevettes, ou les crêpes normandes au calvados, ou norvégiennes.

Un grand bravo à ce comité qui, une fois encore, n'a pas ménagé ses efforts, créant ainsi un réel lien d'amitié entre les habitants du village.

Promenade

Amateurs de grand air et de promenades, retenez dès à présent la date du dimanche 25 février. A partir de 9 h, vous pourrez parcourir 5, 8,5 ou 12 km au choix, dans les bois. Ces belles promenades vous sont proposées par l'asbl sartoise « Droits et Respect à la Nature ».

A votre retour, un repas campagnard (à volonté) sera présenté. Adultes 300 F, enfants 200 F. Pour plus de facilité, une réservation serait souhaitable : au 071-38.45.37.

Théâtre wallon

Li Saut à l' Stache, la troupe de théâtre wallon de Sart-Eustache vous présente, pour son dixième anniversaire

-Viyès rosses, de Fr. Honnay

- Ni vos fioz pon d' mwé song, de Fr. Honnay et Cl. Franceschini

- Li Coq di sôte èt l' Coquia, de Michel Meurée.

En deuxième partie

- Pôve blanc, drame en 1 acte d'Auguste Mignon.

En troisième partie

-Ey, Fernand, bache li rideau, comédie gaie en 1 acte de P. Bossait.

- Vendredi 16 février, à 20 h

- Samedi 17 février, à 20 h

- Dimanche 18 février, à 16 h.

En la salle communale de Sart-Eustache.

Concert

Le samedi 24 février, à 19 h 30, en l'église du Sart : concert de la Chorale La Sartoise et le Petit Chœur, (dir.Véronique Henrard.)

Avec la participation de la Société royale Chorale mixte « Les Bardes de la Meuse », sous la direction de Jean-Pierre Massart. Entrée : 150 F.

Dîner du Volley-club

Le 25 février, à partir de 12 h, en la salle des écoles de Le Roux, le Volley Club de Le Roux organise un Dîner Super Raclette. Prix 500 F pour et 250 F pour les enfants. Inscriptions chez M. Dargent, tél. 071-71.20.20.

GARDES

Pharmaciens de garde

Jeudi 15 : Trigaux, Mettet

Vendredi 16 : Boxus

Samedi 17 : Nysten, Bioul

Dimanche 18 : Nysten, Bioul

Lundi 19 : Chapaux, Biesme

Mardi 20 : Dubisy

Mercredi 21 : Dubois, Le Roux

Jeudi 22 : Lahaut, Ermeton

Service médical

Le service de garde sera assuré au cours de ce week-end par le Dr MASSIN, tél. 071-71.19.86.

Fosses à la TV

Le 31 janvier dernier, un tournage avait été effectué à Fosses en vue d'une séquence consacrée au carnaval. Elle sera diffusée ce samedi 17 février, à 13 h 40, sur la RTBF 1.

Des rediffusions auront lieu les

- samedi 17 février à 23 h 25 sur la RTBF 2

-lundi 19 février, à 9 h 11 sur la RTBF 1

-jeudi 22 février, en boucle de nuit, sur la RTBF 2

- et le jeudi vers 16 h 30, sur TV 5.

Cours de modiste

Des cours de modiste (chapeaux) sont organisés par Vie Féminine. Ils reprendront le lundi 5 mars, de 20 à 22 h. Ils se donneront à la Maison de la Culture et du Tourisme, place du Marché. Le cours comportera 10 leçons : les 5, 12 et 19 mars, les 2, 9, 23 et 30 avril et les 7, 14 et 21 mai.

Membres: 1.300 F Non-membres: 1.900 F. Inscriptions pour le 1 er mars chez

- MI' Marylise Lallemand 71.019.49 - MI' Jocelyne Baivier (Ma Bouille) au

71.25.15 (entre 18 et 20 h).

Souper USA

Un souper louisianais sera organisé le samedi 10 mars, à la salle L'Orbey, à 19 h 30. Deux menus seront présentés, au choix

Menu à 500 F

- Apéritif Huricane - Jambalaya - Tarte aux noix de pécan - Glace

Menu à 300 F

- Apéritif Hurricane sans alcool - Poulet, sauce tomate, riz - Tarte aux noix de pécan

Réservation à la Maison du Tourisme et de la Culture, place du Marché 12 à Fosses, avant le 8 mars : tél. 071-71.46.24.

Mutuelle

Dès le 1er mars, les permanences de la Mutuelle Chrétienne de Fosses seront transférées au 2, avenue Albert 1er (dans la maison de l'ancien Nopri). Ces permanences ont lieu tous les jeudis de 15 à 18 heures. Le n° de téléphone est le 071-71.40.95.

Une boîte aux lettres est mise au même endroit, à la disposition des affiliés qui peuvent y déposer tout leur courrier (ne pas oublier d'y apposer les vignettes jaunes).

Une assistante sociale de la Mutuelle sera présente les tes et 4es lundis de chaque mois, de 10 h 30 à 12 h, à la même adresse.

Fost-Plus

Plusieurs ramassage seront effectués les prochains jours. En voici les dates

- le mardi 20 : papiers et cartons pour les sections de Fosses, Bambois et Sart-Saint-Laurent

- le mercredi 21 : les emballages PMC (sacs bleus) pour toutes les sections de l'entité

- le jeudi 22 : papiers et cartons pour les sections de Sart-Eustache, Le Roux, Vitrival, Aisemont, Névremont.

Mardi gras

Le mardi 27 février, la Confrérie du Mardi Gras effectuera sa tournée traditionnelle dans les rues du Centre, pour récolter des oeufs (et du numéraire) qui serviront à l'omelette géante et gratuite, en la salle L'Orbey.

Casting

Rappelons qu'un groupe de cinéastes envisage le tournage d'un film à Fosses, pour lequel il recherche des comédien(es) et figurant(es). Ce casting aura lieu à la Taverne Clos Saint-Feuillen, place du Marché 2, le 22 février, à 18 h.

Le titre du film : « Time Still » (Et le temps s'arrêta).

Ce tournage est réalisé à Fosses, grâce à la collaboration de

- la taverne Clos Saint-Feuillen - la boulangerie Le Crousti

- la friterie Patou

- le restaurant Pizza Express - le garage VW-Audi Mazuin - la librairie J.-Claude Linard - l'Hôtel de Ville de Fosses

- le Syndicat d'Initiative de Fosses - le Centre communautaire culturel

Cinébus

Le premier passage du Cinébus à Fosses, place du Centenaire, aura lieu le lundi 19 février, à 20 h, pour la projection du film « Le Sixième Sens », avec Bruce Willis.

Le Dr Malcom Crowe, psychologue renommé pour enfants, vient de recevoir les félicitations du maire pour ses travaux. Alors qu'il s'apprête à fêter l'événement avec sa femme, il est surpris par un de ses anciens patients qui, terrifié, lui tire une balle dans le ventre avant de se suicider. A la suite de cet étrange accident, poussé par le remord, il décide de se pencher sur le cas d'un petit garçon de 8 ans, Cole Scar. Ce dernier est étrangement solitaire et constamment effrayé. En proie à d'horribles apparitions, il se livre petit à petit au Dr Crowe et finit par lui confier son terrible secret. Cole possède un sixième sens terrifiant...

Entrée adultes 120 F ; moins de 12 ans : 100 F. Réduction aux membres de la Ligue des Familles. Réservations souhaitées : tél. 71.46.24, Centre communautaire, place du Marché 12 à Fosses.

Les autres séances

- le lundi 19 mars à Fosses : « La Ligne verte » (Bruce Willis)

- le 22 avril, place de Sart-Saint-Laurent : « Tarzan », dessin animé.

- le lundi 28 mai : « Gladiator » .

Dîner paroissial

Dans le cadre de l'anniversaire du centenaire de l'église de Bambois, un dîner est organisé en la salle Le Bambois le dimanche 11 mars, à 12 h. Au menu

- Apéro ,Saumon en Belle-Vue sauce verte , Rôti de porc à l'Ardennaise, pommes croquettes

- Gâteau.

Prix : 650 F (enfants 300 F).

Inscriptions avant le 4 mars chez F. Casimir (071-71.13.35) ou Micheline Michaux (071-71.12.79).

Souper du foot

En attendant une aide providentielle et toujours hypothétique, les joueurs de la RUS Fosses et les quelques bénévoles restés aux commandes ont besoin d'assurer le fonctionnement du Club : frais de l'Union Belge, arbitrage, chauffage, eau et éclairage... On le sait, les joueurs et entraîneurs oeuvrent bénévolement ; on doit leur en être reconnaissant en participant au souper qu'ils organisent pour sauver leur club, ce samedi 17 février, à 19 heures 30, en la salle L'Orbey.

Au menu

- apéritif, boulettes-tomates et frites.

Participation : 300 F (enfants moins de 12 ans: 200 F).

Réservation chez P.-E. Lorand (0495-71.56.69) ou chez Maguy (071-71.31.92).

Souper choucroute

Le comité de Jumelage annonce déjà son 8e souper-choucroute orbelaise pour le samedi 31 mars, à partir de 19 h 30, en la salle L'Orbey.

Au menu : apéritif L'Orbelais ; véritable choucroute alsacienne, ou Palette fumée garnie ; dessert ; café. Avec ambiance musicale assurée.

Participation aux frais : 550 F pour les adultes et 350 F pour enfants.

La réservation peut déjà se faire pour le lundi 26 mars, par versement sur le compte 068-2038095-55 du Comité de Jumelage, ou par tél.

- Mme Nelly Brogniez 071-87.50.63

- Mme A.-M. De Cuyper 071-71.30.47

- Mme L. Titeux 071-71.16.40

- Jean Romain 071-71.14.77

- Louis Lamy 071-71.23.64

- Lucien Boigelot 071-71.14.50

Grand Feu

Pour la sixième fois, le comité de la Compagnie des Congolais assurera la tradition du grand feu à Fosses, qui ouvre la série des grands feux dans la région.Le bûcher vient d'être dressé dans la pâture Lebichot, rue de l'Abattoir. II sera allumé par les derniers mariés du centre le samedi 24 février, à 20 heures. On y espère un bon nombre de masqués et de travestis pour la farandole musicale autour du feu. Ensuite, tous se retrouveront pour le bal habituel à la salle L'Orbey. Le cycle des grands feux se déroulera ensuite suivant un ordre immuable. Ce sera ensuite celui de Vitrival (le samedi 3 mars), celui d'Aisemont (le dimanche 4) ; le samedi suivant, le 10 mars, à Haut-Vent et à Sart-Eustache ; le 17, à Bambois, Le Roux et Névremont. Reste celui de Sart-Saint-Laurent dont la date variait en fonction de la disponibilité de la salle du Hall des sports, organisé par le T.T. Sartois, mais on ignore s'il sera organisé cette année.

Histoire d'eau

Non, ce n'est pas « Histoire d'O » mais une histoire bien plus sérieuse, grave même. L'EAU était le sujet de la deuxième soirée de réflexion organisée par le doyenné et, en quelque sorte une suite de « la bulle financière » sur l'économie mondiale, la semaine passée. Pour en parler ce mardi, Riccardo Petrolla, docteur en sciences économiques, professeur à l'UCL, conseiller à la Commission européenne, intervenant à la Conférence anti-mondialisation du mois dernier. Son langage simple, clair et direct, son léger accent italien et son humour donnaient un délicieux piment à son exposé. Au présentateur qui lui donnait la parole, il dit : « C'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à un Italien » ! L'eau, c'est la vie ; pas de vie sans eau. Déjà dans la Genèse, on voit que la vie a commencé quand l'Esprit souffla sur l'eau. Bien sûr, avec toute celle que nous avons reçue sur la tête depuis le début de l'hiver, l'eau ne semble pas être un problème. Mais sur 6 milliards d'êtres humains, 1/4 n'ont pas accès direct à l'eau. Et ce manque provoque 3 millions de morts par an. A une époque de mondialisation de l'économie, du commerce, des fantastiques progrès de la science (voir les génomes découverts récemment). On peut dire : « Ils n'avaient qu'à... » suivre notre évolution technologique. Mais les pays où sont ces 1.400 millions de gens « sans eau », ce sont justement les pays qui étaient jusqu'il y a un demi-siècle, colonisés par les pays européens : l'Amérique du Sud, l'Afrique, une partie de l'Asie. On constate une mauvaise utilisation des ressources humaines, dont l'eau. La pollution des rivières et même des nappes souterraines a gagné le monde entier ! Des fleuves énormes n'arrivent même plus à la mer (Fleuve Jaune, Colorado...) tellement on y fait des prélèvements. Au Bangladesh, récemment, 50 millions de personnes ont été contaminées par l'eau contenant de l'arsenic.

L'eau, à qui appartient-elle ? Aux habitants du pays producteur ? Ou à l'humanité ? A la Conférence de La Haye, en mars 2000, les ministres de 40 pays ont décrété que « l'eau est un bien économique ». Cet « or bleu » est considéré comme « l'or noir », le pétrole. Mais on peut vivre sans pétrole, pas sans eau... Alors, la toute puissante Economie capitaliste de marché a fait de l'eau une marchandise dont des sociétés peuvent disposer à leur guise pour en tirer des bénéfices. C'est la règle du marché, où tout a un coût et un prix de vente. Veut on limiter le gaspillage de l'eau ? Il suffit d'en augmenter le prix. Tout est ainsi « marchandisé », privatisé : même la vieillesse (pensions par capitalisation), la santé, les banques, les assurances, bientôt l'enseignement !.

Alors que l'eau, produit naturel, devrait être « patrimonial ». Attention, ont dit les féministes : patrimonial, c'est macho, car cela vient de « putri omnium » : tout au père, à l'homme. Erreur, dit M. Petrella : l'origine en souscrit a le sens de protéger. C'est une responsabilité plus qu'un droit.

Donc, partageons l'eau. L'Espagne a essayé, en lançant une politique hydrographique de barrages et de conduites pour fournir de l'eau à l'Andalousie qui en manque. Il y eut

deux opposants : les Ecolos, contre les grands barrages, destructeurs de l'environnement et... les Catalans qui disaient : « l'eau est à nous ». L'eau peut ainsi être source de conflits.

Alors, quelles solutions ?

1) Ne pas accepter l'inévitable. Refuser de croire que le manque d'eau est une fatalité. Mais est il possible d'avoir de l'eau pour tous ? Oui, si on le veut. On peut résoudre les problèmes techniques, économiques, financiers, politiques (c'est vrai que ça fait déjà beaucoup).

2) Refuser de considérer l'eau comme un bien économique, mais plutôt... comme un patrimoine commun de l'humanité. II existe un « Manifeste pour l'accès de l'eau ».

3) Accepter que le financement de ce vaste projet soit supporté par la communauté humaine qui en a les moyens.

En Belgique et en France, 52% des habitants boivent de l'eau minérale en bouteille, qu'ils acceptent de payer jusqu'à 40 F la bouteille ; pour 120 F, ils en ont 6 litres et au robinet, 10.000 litres pour le même prix... Une petite participation sur tous les usages de l'eau procurerait bien les 400 milliards de dollars nécessaires en dix ans, pour amener l'eau partout dans les pays qui en manquent (par forages sur les nappes souterraines, par conduites (on fait bien des pipe-lines pour amener le pétrole sur des milliers de kilomètres. Peut-on dire qu'il est impossible de trouver ces 400 milliards quand on lit dans les journaux que la seule société pétrolière Mobil a fait l'an dernier 102 milliards de dollars de bénéfices ? Que les Européens dépensent chaque année 23 milliards de dollars en cosmétiques. On a 9 milliards de dollars en médicaments pour chiens et chats ? Bien plus que pour nourrir tous les gens qui meurent de faim... « Réveillez-vous » s'écrie en conclusion M. Petrella. Il faut changer les mentalités. Ce sera le défi de la jeunesse de demain. Dans le jeu des questions, l'orateur apporta encore bien des précisions sur des aspects du problème. Par exemple, la solution de la désalinisation de l'eau de mer : pour alimenter une grande ville, il faudrait des usines énormes, des investissements faramineux et cela reste fragile : Israël a essayé, en petit ; un seul missile peut tout mettre en l'air en une seconde... Et une ville brutalement privée d'eau ! L'eau, d'autre part, n'est pas le mobile réel de conflits armés, mais le prétexte. Exemple : la Turquie qui fournit de l'eau en Israël, mais les aqueducs doivent passer par des pays arabes... Ce qui fait les conflits, ce sont les rêves d'hégémonie : pendant des siècles, la France, l'Angleterre, l'Allemagne, la Russie ont rêvé d'hégémonie en Europe. Aucun n'y est parvenu, mais on a eu droit à un conflit tous les trois ans avec des centaines de millions de morts.

Ces problèmes actuels d'hégémonie économique sont de véritables crimes contre l'humanité. Le malheur, c'est que, si les pays ont obtenu la reconnaissance juridique de leur existence autonome, l'Humanité, elle, n'est pas reconnue en tant que sujet politique. La conquête de la Lune fut, a-t-on dit, « un grand pas pour l'humanité ». Qu'en a-t-elle retiré ? On ne reconnaît même pas cette Humanité, cette communauté des Hommes. J. R

 

 

Fosses - Passage à niveau

Cette belle carte postale a été éditée en couleurs par un procédé qui n'est pas celui de la quadrichromie que nous connaissons aujourd'hui. Certains indices nous indiquent qu'elle daterait d'avant 1912 : tout d'abord la date du cachet postal au verso (19121 et la présence du réverbère qui devrait avoir disparu quand l'électricité fut placée à Fosses : en 1912 ; mais on sait que toutes les habitations et tous les endroits n'ont pas été raccordés cette même année. On remarque aussi l'étroitesse de la route : deux petits poteaux (à droite) limitaient la fermeture des barrières avant l'arrivée d'un train ; et il restait un petit passage pour les piétons. Car les barrières, montées sur rails, se fermaient assez longtemps avant l'arrivée du train ; Pensez donc, si une charretée de foin s'engageait et que, pour une raison quelconque, le cheval ne voulait plus avancer, il fallait prévoir le temps de dégager la route avant le passage du train ! A droite, quelques billes de chemin de fer servent de clôture.

A gauche, le café-restaurant de P. Grégoire (tenu ensuite par Robette). Puis une petite baraque en bois à quatre pans, où se tenait le garde-barrière qui actionnait une roue (volant) qui faisait glisser la barrière. Derrière, la maison du garde-barrière. Plus loin, la maison de Jules Biot-Siplet (puis Valère Rosart-Biot et actuellement André Mazuin-Rosart ; un bâtiment qui n'a plus tout à fait le même aspect). Plus loin encore, une sorte de grange qui cache partiellement le gros bâtiment de la gendarmerie. Les arbres qui bordent la route ont assez tôt disparu lorsqu'on procéda à l'élargissement de la route. Comme le trafic sur rail était intense à cette époque, une maisonnette pour le garde-barrière fut construite à droite, avant le réverbère. Mme Coomans y fonctionna quelques années, jusqu'à sa retraite. Puis ce fut Albert Henin... qui courait baisser les deux barrières après avoir poinçonné les tickets des voyageurs.

Le Père Jean Guillaume

une sommité en littérature française et dialectale

Le Père Jean Guillaume, qui avait encore participé à une messe solennelle de l'Adoration dimanche dernier à Fosses, s'est éteint à Namur samedi matin ; le jour de la fête de saint Hugues de Fosses.

II était né chez nous le 28 octobre 1918 dans une grande et honorable famille de cultivateurs fossois. Entré en 1937 à la Compagnie de Jésus et ordonné prêtre le 15 août 1951, c'est aux Facultés universitaires N.-D. de la Paix à Namur, gérée par les Jésuites, qu'il a fait toute sa carrière. II en était professeur émérite de philologie romane. C'était un spécialiste mondialement reconnu du poète Gérard de Nerval (et le matin même de sa mort, il avait encore écrit un article sur ce sujet) et du poète belge Charles Van Lerberghe. Mais ses origines paysannes aidant, il fut aussi un ami d'Arthur Masson et surtout un grand et profond poète wallon. En à peine plus de dix ans, il a bâti une oeuvre poétique d'une puissance remarquable, dense et ardente, dans un style à la fois pur, poétique et direct dans ses interpellations. Outre des poèmes dans diverses revues de littérature wallonne, il a publié « Djusqu'au Solia » en 1947 ; « Grègnes d'awous' » en 1949 ; « Aurzîye » en 1951. A côté, bien sûr, d'une imposante oeuvre critique de littérature française en général. Mais pour nous, Fossois, c'est sa production en langue wallonne qui nous a marqués. Elle est soutenue par une inspiration, une sensibilité, un cheminement de la pensée qui laissent une profonde impression. Peut-être parce qu'elle ne se livre pas au premier abord ? « Cette langue de tous les jours, écrivait V. Georges dans Vers l'Avenir en 1989, ces mots usés, ces phrases banales, ce vieux parler d'apparence insignifiante réussissent à enserrer l'émotion, à s'approcher des choses et de l'être, à côtoyer l'ineffable. Art sublime dans sa discrétion qui, de l'agencement de matériaux bruts, fait jaillir soudain l'image qui éblouit, le choc qui ébranle, la vibration qui émeut longtemps... »

II est difficile de choisir des exemples. Tout de même, sa vieille souche terrienne parle bien d'abondance dans son langage voilé, mais rude

Po l' tauve qu'aurait dandjî d' farène,

Wai, là mès grègnes faîtes à crèchince

I gn-a dès djaubes jusqu'à

Dès pautes à rpachi totes lès cinses.

Il fut sensible aussi à la fragilité humaine, comme dans ce poème sur les « Vîyès mèskènes » qu'il faudrait citer en entier

Cos pus scranses qui dès djanès fouyes

Prèsses à tchaîre dju.

Meûres pot l'iviêr, pot lès bèrdouyes,

Meûres po moru...

/.../ Lès vîyès mèskènes,

Chaltant, bârlokant, trèbukant,

I gn-a dès-ans èt dès razans

Qu'èles vont là strumer leû djoûméye

Divant d' bouter djuq à l' vièspréye

Divant d' flauwi

Et d'rafrèdi...

A côté de cette vie paysanne saine et rude des gens de nos campagnes que son cœur d'artiste a si bien connues, ses yeux sont restés toujours épris de beau et d'absolu : « Djusqu'au solia » èt co pus wôt ! II semble pourtant avoir gardé une sorte d'obsession de la vieillesse et de la mort

Gn-aurè su l' mueur l'ombre di vosse tièsse

Dji n aurè pus qui mès deûs mwins

A vos-ofri. Pa l' grande fègnèsse

On z'apwârtrè lès blancs moussemints/.../

Èt dzos l' poussëre voléye èvôye,

Là qui l' novia pwin frè rglati

Lès daîrènes lârmes di nos-ouyes

Èt nos sèr'rans l'uch po todi...

Ou encore l'immense tristesse des « vieux durs »

Tièsse qui bal zine, cwàr qui clicote,

Avou s'baston qui n' sét pus ot'

I l'èva /.../

Li pougn'sèré su l' mouchwè d' potche

Su s'massale...

Soyez philosophes. On peut être un grand croyant et affronter l'inéluctable

Eûchîz l' place qui ç' fuche,

Div'noz bèle ou laide,

Padrî l' bâre di l'uch

Li molon vos r'waîte...

Et, en tête de son recueil « Aurziye », Jean Guillaume, si humble, si discret, écrit presque comme en s'excusant de parler de lui et de ses origines paysannes:

Qu'èst-ce qui dj'è pous si dins mes mwins

Dji sins co todi l' pwès dès djaubes ?

Dji m'a dmandé mwins côps

« Qui so-dje ? »

Di m'sinte si bin brûtieû, si deur,

Come si dj'm'aviche avou lès fotches

Di mès tayons clawé au meur!

Un grand poète nous a quittés... dès « rives vierges de l'enfance » ; il est passé à la Lumière du Royaume ...

Et tot m' chonerè si doûs

Qui dji n' vôreûve pus qu'on rakmince

A taper dès sminces

Po dès novias djoûs...

J. R.

In memoriam

Lès Walons Scrijeûs d'après l' Banbwès sont-st-anoyeüs d'aprinde qui l' Père Jean Guillaume nos-a quités. Mins s'-t-eüve dimère. A l' TV et quand lès Valons Scrïjeûs d'après l' Banbwès l'avin.n' fièsté, il aveûve tofêr causé dé l' « langue walone », èt c'èsteêve on conecheu.

Nos condolans l' famile. Nos sondjerans co à li, qu'a sti on grand Walon

50 ans en l'an 2000 !

II était une fois quatre garçons qui habitaient Fosses. Ils passèrent leur enfance ensemble, notamment au Patro, où ils furent animateurs durant plusieurs années.

Et depuis ce temps là, ils se rencontrent deux ou trois fois par année. Car l'amitié ne s'oublie pas, même si chacun d'eux a pris une direction totalement différente.

Les photos ont été prises au même endroit, en face de la pompe du Chapitre : la première (en haut) date de 1965-66 et l'actuelle (en bas) fut prise lors d'une rencontre, qui rappelait leurs 50 ans !

De gauche 8 droite : Yvan Tahir (Sart-Saint-Laurent), Jean-Pierre Dumont (Bruxelles), Philippe Paris (Liège), Pierre Rouard (Profondeville).

La Saint-Valentin

La Philharmonique de Fosses est une société dynamique. Afin d'assurer son avenir, une école de musique a été mise sur pied et de nombreux jeunes la fréquentent et certains parmi eux ont déjà été intégrés au sein de la phalange musicale fossoise. Mais rien ne se fait sans argent et c'est notamment pour soutenir cette école que le comité avait organisé une soirée musicale, à l'approche de la St-Valentin. Cette soirée concert rassemblait plusieurs formations dont les prestations ont enchanté les très nombreux spectateurs, venus les applaudir. II y eut tout d'abord la parade des percussions de l'Ecole de Musique, très performante ; puis le concert de la Philharmonique au grand complet dans des morceaux très appréciés. Ensuite, on assista à une démonstration magistrale et quasi parfaite des clarinettistes de l'Académie d'Auvelais et, pour terminer, l'Harmonie L'Avenir, de Mettet, qui ravit les oreilles en y incorporant beaucoup de nuances dans les exécutions. Quelques musiciens de la Philharmonique se joignèrent à eux pour terminer par les musiques des Chinels et des TchôsTchôs pour clôturer la soirée musicale par une note purement fossoise.

Thée Dinant (bis)

Je remercie vivement M. Camille Honnay qui, par la voie du Messager du 9 février, m'a signalé l'existence d'une Dorothée Dinant, née en 1742 et décédée le 22 septembre 1822, et restée célibataire.

Si d'aventure cette Dorothée Dinant fut à la base du nom de la fameuse venelle, cette situation, en effet, parait plus plausible que l'explication proposée par feu Maurice Chapelle concernant Marie-Dorothée Dine (ou Derez), née le 14-6-1702 (voir Le Messager du 26 janvier).

D'autre part, l'appellation « ruelle Thée-Dinant » serait donc postérieure à 1822. Quand exactement et pourquoi ? Pour de plus amples informations, il serait intéressant de compulser, aux A.E.N., les Registres aux délibérations de la Commune de 1793 à 1928. (Cinq registres, un cahier, un dossier). Sources : « Archives de Fosses-la-Ville 1318-1934, remise 1963).R.A.

FOSSES - CI NEY 0 - 8

Avec l'avantage de la déclivité, les visiteurs, à un rythme soutenu, vont imposer leur jeu, contraignant du même coup les Fossois à la rigoureuse défensive. L'efficacité de la résistance locale était telle qu'il fallut attendre la demi-heure pour que fut enfin actionné le marquoir. Encore le fut il à l'intervention de Colinet tentant désespérément de repousser le ballon sur la ligne de but. Entre-temps, les Condrusiens avaient multiplié les assauts, s'étaient procuré par Barbier, Pesesse et Charlier notamment diverses opportunités. La suite fut plus aisée pour les protégés de Claudy Verlaine et avant d'atteindre la pause, deux pertes de balle consécutives offraient un boulevard à Van Kerckhoven pour doubler les chiffres avant que Barbier ne creuse l'écart.

La seconde période, elle fut sans histoire. Les Cinaciens oeuvrant comme à l'entraînement, dictèrent leur loi à des Chinels submergés sans doute mais donnant dans la réplique modeste un témoignage de courage et de bonne volonté. En vue de la dernière demi-heure, Barbier, , Van Kerckhove, comme à la parade et Flamme, auteur de trois roses trouvèrent encore le chemin des filets que P-E Lorand préserva encore au mieux de l'avalanche autrement sévère.

Arbitre :M.Wautelet

Buts :Colinet (c.s.c.) (30e 0-1), Van Kerckhoven (36e 0-2), Barbier (41e 0-3), Barbier (51e (0-4), Van Kerckhoven (54e 0-5), Flamme (74e 0-6, 78e 0-7, 88e 0-8).

Carte jaune :Colinet

FOSSES : P-E.Lorand, Charlot, J-F.Simonis, Vandeput, Colinet (75e C.Jaumotte), Spineux (60e Gilson), G.Simonis, Rasetta, Tasiaux, M.Jaumotte, Renaux.

CINEY :Daffe, Pesesse, Surahy (52e Massinon), Ligot, Charlier, Barbier, Olivier (52e Wouters), Garriz, Constant, Van Kerckhoven, (58e Flamme), Desille, Beaudot.

SOYE - FALISOLLE 1 - 2

Le début de la rencontre était équilibré. Les visités se créaient deux occasions par Sody. A la 25e, Alin loupait un penalty. Juste avant la pause, Delvigne frappait sur la latte.

En seconde période, les Floreffois obtenaient la récompense de leurs efforts grâce à tin beau but de Nélis, suite à un service de Namêche (1-0). Dix minutes plus tard, Deproot remettait les deux équipes à égalité. A la 73e, Baudoux inscrivait le winning-goal (1-2). A noter le bon arbitrage de M. Denil.

US AUVELAIS - BAMBOIS 1 - 1

Le début de la rencontre fut équilibré et à la 251, Decerf vit son envoi être repoussé par le piquet. Dès la reprise, les « Plagistes » mettaient la pression. A la 651, Decerf ouvrait le score suite à un beau mouvement entre Laviolette et Strapazzon (1-0). A la 75e, Bambois égalisait suite à un cafouillage.