N° 46  30 novembre 2001

Il y a 25ans

MOIS DE NOVEMBRE 1976

-Après les élections communales d'octobre, premières émanant des fusions de communes, la majorité est constituée d'une liste d'Intérêts Communaux (tendance PSC-Libéraux), avec : A. Haguinet (bourgmestre), André Spineux, Vitrival (éch. des Finances), Jean Jadin (éch. Trav. publics), Jean Romain (éch. Culture et Enseignement), Emile Fauconnier, Sart-Eustache (éch. agriculture et patrimoine) ; 1er suppl. en cas de vacance d'un échevin : Robert Dewez, Sart-St-Laurent ; conseillers : Nelly Colson, Roger Viroux, Marcel Pector (Aisemont), Valère Cerfaux et Léon Demeure (Le Roux), Robert Dewez (Sart-St-L.).

- Au PSB. : Octave Defleur, Lucien Boigelot, Richard Legrain, Alfred Dufranne ; René Brachotte et Yvon Daffe (Vitrival), Claude Pirlot (Aisemont), Fernand Jacqmain (Sait-Eustache). - Hector Dautzenberg, nommé président du CPAS.

- Séance d'hommage aux donneurs de sang à Fosses. Sont cités : Louis Dumont ; pour 60 donations ; Mmes Graulus-Moret, Henin-Mouyard, Poncelet-Dorne, Van Vlierbergen-Blairon et M. Raymond Schlit, pour 40 donations ; Mme Dumont-Mouyard pour 25 donations ; et 32 autres personnes pour 10 donations.

- Une exposition artistique est organisée à l'Hôtel de Ville et regroupent quelques artistes de chez nous : Emile et Claude Mignon (Haut-Vent), Robert Evrard (Névremont), Marcel Nulens (Bambois), Willy Michel (Fosses) et le céramiste Georges Tounquet (Vitrival).

- A Vitrival, salle Patria, est présenté un montage audio-visuel sur la vie à Vitrival en 1975.

- L'Athlétic Club de Fosses possède des coureurs très actifs ; ainsi, on note les courses de Willy Bouchat dans la montée du Ballon d'Alsace (12 km de montée) qui se classe 59e sur 176 partants ; en Italie, dans une autre course de montagne de 25 km, Bouchat se classe 627e sur 2.451 inscrits ; dans un semi-marathon au Mans, il se classe 296e sur 527 concurrents ; et à Metz, 764e sur 2.840 partants.

- La Foire Saint-André se déroule les 25, 26 et 27 novembre

- La XIVe Brigade des Grenadiers de Fosses organise sa « Grande Nuit Impériale » le samedi 27 novembre.

- Au cours de son banquet, la Philharmonique de Fosses, par les mains de son président Constantin Burton, remet un cadeau au chef M. Gustave Massinon, et au vétéran Arsène Leloup, 92 ans, toujours au poste !

Il y a 100 ans

N°40 du 6 octobre 1901

FOSSES. - La société d'harmonie St-Feuillen célèbre le 13 octobre le XXe anniversaire de sa fondation.

A 10 h, messe en musique

A 2 h., réception à la Gare des sociétés étrangères, formation du cortège qui parcourra les rues de la ville. A 4 h., grand concert avec le concours des sociétés suivantes

1.L'Harmonie St-Feuillen, Fosses

2. La chorale de Mettet

3. L'Harmonie de Biesme

4. Chorale de Sart-Saint-Eustache

5. Fanfare de Mettet

6. Fanfare de Furnaux

7. Fanfare d'Ermeton-sur-Biert

8. Chorale de Sart-Saint-Laurent

9. Fanfare de Vitrival

Le soir, illumination générale du local et de la place de la Briqueterie.

A 8 h., brillant feu d'artifice, suivi d'un bal à grand orchestre.

N°42 4u 20 octobre 1901

Sart-Saint-Eustache. - Le nommé François Léglise avait touché le montant de sa pension de vieillesse, soit 65 fr. et avait enfermé ce petit trésor dans une malle cadenassée. Ayant besoin d'argent, Léglise constata que l'on avait fait sauter le cadenas et que son magot avait disparu.

N°43 du 27 octobre 1901

FOSSES.

- La fête de Saint-Crépin a été célébrée avec entrain cette année par nos cordonniers. Précédés d'une société d'harmonie improvisée pour la circonstance, ils ont parcouru, jusqu'au soir, les rues de notre ville après avoir assisté le matin à une messe chantée en l'honneur de leur saint patron.

- Nos ménagères se plaignent en termes très vifs de l'état de malpropreté constante dans lequel la canalisation de nos rues a mis leur demeure. Les pavages et repavages de nos rues se font actuellement avec des cendres de chemin de fer, ce qui emplit les maisons d'un noir bourbier par les temps humides ; jadis, on employait le sable pour les travaux de ce genre, c'était plus propre et plus ferme.

- Il serait question, paraît-il, d'établir une distribution d'eau à Fosses. On passerait donc outre du résultat de la comédie, appelée référendum, jouée il y a 2 ou 3 ans à l'hôtel de ville.

N°44 du 3 novembre 1901

SART-ST-EUSTACHE.

- Nous apprenons que M. le Baron Guillaume e Giey vient d'être nommé Chevalier de l'Ordre de Léopold. Nous adressons à M. le Baron de Giey nos plus sincères félicitations.

Aux commerçants et artisans fossois

Tout prochainement, nous procéderons au recrutement de la publicité pour le Calendrier 2002, publié comme chaque année par le Syndicat d'Initiative. L'Imprimerie Romain est chargée de ce travail.

Ce calendrier, qui contient aussi de nombreux autres renseignements intéressants notre commune, sera distribué dans toutes les boîtes de l'entité fin décembre.

Les commerçants et artisans intéressés par cette publicité peuvent contacter dès à présent l'imprimerie au 071-71.10.83, afin de retenir leur emplacement.

Au cercle horticole

La dernière conférence horticole de l'année 2001 aura lieu ce lundi 3 décembre à 19 h 30, en la salle du Conseil de l'Hôtel de Ville. Le thème de cette soirée sera : « Des fleurs pour le plaisir des yeux », par M. Daloze.

Rappelons que l'entrée est gratuite et ouverte à tout public. Ne manquez pas cette conférence si le sujet vous intéresse.

A votre bon cœur...

Recherche une TV couleur d'occasion, en ordre de marche, pour une jeune étudiante venue en Belgique pour achever ses études (soit offerte gratuitement ou moyennant petit prix).

Contacter Mme Mariette Lapierre, tél. 071-71.15.39).

Merci pour elle.

A.L.E. fermée

Les bureaux de l'Agence Locale pour l'Emploi seront exceptionnellement fermés, pour raison d'examens de promotion, du vendredi 23 novembre, au lundi 3 décembre inclus.

Collision

Un habitant de Bambois, octogénaire, a été hospitalisé à la suite d'une collision entre deux voitures, dont la sienne. Les faits se sont passés dimanche dernier, vers 11 h du matin. M. René Thibaut de Maisières, 89 ans, domicilié rue de la Sarthe à Bambois, venait de déposer une dame, route de Saint-Gérard. Lorsqu'il voulut se réengager sur la chaussée, il fut surpris par une Lancia Delta, conduite par M. Guy Evrard, qui se dirigeait vers Saint-Gérard. Les deux voitures se sont heurtées violemment et celle de M. Thibaut termina sa course dans le fossé, à hauteur de la propriété du kinésiste J.-P. Meunier.

L'ambulance de Fosses et les pompiers, se sont rendus immédiatement sur place et M. Thibaut, blessé, fut emmené à l'hôpital d'Auvelais.

C'est la police de Mettet qui a constaté les faits et l'Opel de M. Thibaut a été enlevée par une dépanneuse venu de Courrière.

Pollution

Lundi dernier, en début d'après-midi, les pompiers de Fosses ont été appelés pour une pollution au mazout, rue des Bergeries, à Fosses. Ils ont opéré sous les ordres du sergent Rudy Mazuin.

A Senior Amitié

Dans le cadre des festivités musicales de la Sainte-Cécile, la chorale St-Martin de Senior Amitié de Fosses a participé dimanche à la réunion annuelle des chorales de la Fédération, avec celles de Namur et Auvelais. Et comme nous l'avons dit, c'était cette année Auvelais qui recevait ses consoeurs. Journée mémorable. Dès 11 h, les choristes, des membres de leurs familles et de la Fédération namuroise avec son président ont pris possession « de l'église St-Victor Pour chanter la messe, préparée de longue date dans chaque localité, et executée sous la direction de M. Moureaux, le chef d'Auvelais.

Puis tous se sont retrouvés dans la splendide et vaste salle Emile Lacroix, pour le banquet traditionnel qui fut un régal en qualités culinaires et animation, car beaucoup y allèrent d'une interprétation personnelle et les chorales d'Auvelais et Namur présentèrent de belles oeuvres, soignées dans les nuances. Une animation à l'orgue assurait l'ambiance tout au long de l'après-midi qui passa agréablement et se termina par un pot-pourri d'airs de Ch. Trenet, par les trois chorales ensemble. Mme Mazuin remercia les hôtes du jour et invita tous et toutes à se retrouver l'an prochain à Fosses.

Et ce n'est pas tout : la chorale St-Martin a maintenant l'habitude de recélébrer sa patronne par un petit souper, entre choristes, a la fin de la répétition du mercredi qui suit cette rencontre. Ils étaient donc une vingtaine autour de la table ; le chef de chorale, Jean Boccart, fut bien sûr remercié et fêté par un joli cadeau et Mme Mazuin n'oublia pas les dévoués Jules et Olga qui apportent chaque semaine les thermos de café. Plusieurs choristes apportèrent l'animation nécessaire par des chants tantôt amusants, tantôt plus connus et repris en chœur. Une cordiale rencontre.

Ne quittons pas ce secteur de Senior Amitié sans réparer un oubli : parmi les membres mis à l'honneur lors du goûter des aînés du mercredi 14 novembre, car ils fêtent cette année leurs 80 « printemps «, Mme Maria Toisoul-Van Ryssel n'était pas citée alors qu'elle fait partie du comité depuis bien longtemps déjà et est une ancienne responsable des jeux de cartes et de scrabble. On a tellement l'habitude de la voir parmi les membres du comité et elle est si discrète autant que dévouée, que sa qualité supplémentaire de nouvelle octogénaire n'a pas frappé. Mille excuses, Maria !

Bruits de couloirs

Certains journaux avaient annoncé (au conditionnel), que Fosses et Jemeppe ne voulaient pas participer à l'effort du sauvetage du gouffre financier de l'Hôpital Val de Sambre à Auvelais. Il n'en est bien sûr rien, car toutes les communes qui ont des parts dans cette Intercommunale sont évidemment tenues de participer au redressement. « Cet engagement sera respecté, confirme le bourgmestre de Fosses, car c'est un outil indispensable sur le plan de la santé et au niveau économique et social de la région ». Le prochain budget communal a d'ailleurs prévu ce financement dans ses prévisions.

Chez Oxfam

Chaque année à pareille époque, les Magasins Oxfam proposent un petit déjeuner à 100 F, pour faire goûter tous les produits importés directement de pays du Tiers-Monde et ainsi leur venir en aide.

Les nombreuses personnes qui se sont rendues samedi, rue des Egalots à Fosses, ont pu ainsi apprécier la large gamme de ces produits qui sont vendus en permanence par les bénévoles de ces magasins. On peut aussi y trouver un tas d'objets artisanaux de décoration et autres, fabriqués dans ces mêmes pays ; et aussi les vêtements de seconde main, toujours en très non état, vêtements offerts par des familles qui n'en ont plus l'usage.

Une visite chez Oxfam vous permettra d'apprécier tous ces produits et de venir en aide aux pays trop souvent exploités par les puissantes multinationales.

Bebronae Cantores

La chorale Bebronae Cantores elle aussi célèbre chaque année la SteCécile. Quelque quarante choristes et membres de leurs familles se sont retrouvés vendredi en la salle paroissiale de Sart-St-Laurent très joliment garnie. Le souper était de qualité, les boissons agréables, l'ambiance très gaie. Surtout lors du très attendu discours du chef car tous connaissent l'humour de Marc Buchet pour dresser le portrait de chaque choriste. Il a, selon les années, utilisé le thème des élections en 1999, où étaient décrites 4 listes selon les groupes de voix A.L.T.O . : Alternative de Légalisation Totale des Oestrogènes ; B.A.S.S.E Bande d'Anciens Soulards Sans Espoir; S.O.P.R.A.N.O. : Syndicat Ovarien pour le Retour Absolu au Naturisme Originel, et T.E.N.O.R : Tendres Epoux Noyant l'Oppression dans la Ripaille : voyez le genre !) En 2000, le thème était la chanson française et chacun était ainsi comparé à des chanteurs connus Cette fois, il avait choisi le sport : chacun disposait d'un badge de « Champion » et, après son petit portrait piquant ou souriant, reçut au cou une médaille d'or (deux euros... en chocolat) Nous en épinglerons quelques-uns la fois prochaine.

Inutile de dire que l'ambiance fut chaude et prolongée : Seuls les parents avaient dû aller coucher les enfants ; Quant aux autres... Il en resta pourtant assez pour débarrasser la salle au petit matin !

Fêtes de fin d'année

L'équipe du comité des Fêtes a invité Saint Nicolas à venir rendre visite aux enfants du village ces samedi 1er et dimanche 2 décembre.

Samedi, le grand saint sillonnera les rues du patelin, de 10 à 15 h. Dès 16 h, il recevra tous les enfants à la salle Patria où le goûter sera offert. Séances de photos, maquillages et sculpture de ballons.

Venez tous nombreux, les parents et les grands-parents sont les bienvenus, l'entrée est gratuite.

Saint Nicolas se tient également à la disposition des familles qui désirent le contacter afin de le recevoir en leur demeure pendant la journée du dimanche (tel. 071-71.12.57).

Rappelons aussi que le Marché de Noël aura lieu cette année le week-end des 15 et 16 décembre, toujours sous chapiteau géant et chauffé, sur la place Jean Tousseul.

Nous lançons un appel aux artisans qui désirent participer, faire connaître et partager leur savoir-faire (pour les renseignements, formez le 071-71.12.57 en soirée). Une nouveauté pour cette édition 2001 , le vendredi 14 sous chapiteau, les amateurs de cartes pourront jouer les cougnols !

L'équipe du comité des fêtes de Vitrival

La Foire St-André,

plus que centenaire

Fosses, au cours des siècles, a toujours été un centre commercial important. La ville fit partie, dès 907, de la Principauté de Liège et devint l'une des 22 « bonnes villes » qui lui permit de jouir de privilèges, comme l'instauration d'un marché dès 974.

Mais il faut distinguer foires et marchés. Les foires furent tour à tour mensuelles ou annuelles ; On sait aussi qu'une foire annuelle se tint dès 1086 les 2 et 4 septembre, la veille et le lendemain du 3 septembre, jour de la translation des reliques de Saint-Feuillen. Mais à cette époque, on appelait foire, la venue de marchands de bestiaux et chevaux ; Les autres commerces se faisaient lors des marchés, le plus souvent hebdomadaires. On sait aussi qu'en 1768, à la suite de graves crises, les bourgmestres de l'époque accordèrent le droit de deux importantes foires de chevaux, gros et petit bétail, denrées et marchandises diverses, l'une appelée Foire Saint-Joseph, les 19 et 20 mars, l'autre Foire de la Saint-Remy, les 2 et 3 octobre. ; elles furent très florissantes.

Dès 1879, avec la parution du Messager de Fosses, on obtient plus de précisions sur ces manifestations commerciales. Cette année-là, l'hebdomadaire local annonce 14 dates de foires aux bestiaux ; en 1890, elles passent à 24, deux par mois ! Cette « concurrence » au commerce local provoque même un certain mécontentement des commerçants fossois qui réclament une redevance plus élevée pour ces marchands ambulants (il n'y avait donc pas que du bétail). Ces foires avaient un tel succès qu'on estime que plus de 2.000, les bêtes qui étaient mises en vente les jours de foire, ajoutant que le 17 février, les porcs se sont vendus à haut prix :1,05 F le kilo !

Mais ces foires n'attiraient pas que des acheteurs de bêtes (à cette époque, les cultivateurs étaient nombreux). Ainsi, à propos de la foire du 13 juillet 1889, Le Messager raconte qu'une femme a volé un coupon d'étoffe chez Wathelet (act. Maison Bleue) ; A la foire du 18 janvier 1893, une marchande de cochons s'est vu allégée de sa bourse contenant l'importante somme de 60 fr. Le 29 novembre 1894, à la Foire Saint-André, une quantité de bonneteurs étaient installés dans la ville et le 20 décembre 1894, c'est une nuée de pick-pockets qui sévissent en ville lors de la Foire. Toujours d'après Le Messager, une anecdote survenue lors de la Foire St-André de 1897

Félix Camus, de notre ville, vendit un cheval à un marchand se disant de Châtelet et ils convinrent la livraison pour le mardi suivant. Sur la route de Châtelet, M. Camus rencontre son acheteur qui demanda si le cheval trottait bien ; Naïvement, le vendeur le laissa essayer, mais le cheval trotta si bien que le sieur Camus ne revit jamais son cheval, ni son acheteur.

Comme on le voit, Fosses attirait un nombre important de clients venus de toute la région. Mais cette période de splendeur, qui amena nos anciens à multiplier les foires jusqu'à 24 par an, ne fut qu'éphémère. Des épisodiques épidémies de fièvre aphteuse et de peste bovine, la concurrence progressive des villes proches (Châtelet, Tamines, Auvelais), la diminution du nombre d'agriculteurs, tout cela vint freiner le commerce fossois. La guerre 14-18 supprima carrément ces rendez-vous bimensuels qui eurent difficile de se remettre en place. On s'en tint à des foires plus espacées, notamment celle de la Foire Saint-André qui, elle devint réellement traditionnelle.

Quand fut créée cette célèbre Foire St-André, qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours ? Aucun document ne le précise, mais en 1879, lors de la création du Messager de Fosses, on sait que cette foire était annoncée comme un événement exceptionnel. Certes, quelques foires et marchés existaient à des dates plus espacées, mais la Foire Saint-André était la plus grande, la plus animée et la plus fréquentée. Jadis, on l'appelait « Li fwêr dès djon.nès dj ins èt dès vîyès bièsses », car elle était devenue une véritable kermesse, avec fête foraine, bals dans les cafés (il y en avait 15 au début du siècle, rien que pour la place du Marché et la rue A1 Val). La foule était très dense dans les rues et les échoppes très nombreuses. La proximité de la St-Nicolas, l'arrivée de l'hiver amenaient les habitants à grouper leurs achats. Ainsi, Le Messager du 2 décembre 1888 relate : « La Foire St-André fut favorisée par un temps splendide, nos places et rues regorgeaient de monde la grand-place où se tiennent les métiers forains était tellement bondée que la circulation y était quasiment impossible ».

Mais, comme nous le disions, la concurrence des villes proches, la diminution du métier de cultivateur, les deux guerres, et les facilités de déplacement, tout cela continua à diminuer progressivement la fréquentation de notre Foire. Une belle relance se fit pourtant dès 1947 ; La Foire de 1948 fut annoncée avec grand fracas, ce fut une véritable fête commerciale, avec des attractions et, depuis lors, chaque année, la générosité de saint Nicolas attire enfants, mais aussi parents. L'association des Commerçants reprit en main l'organisation de cette séculaire Foire, annoncée par un journal publicitaire ; Et l'on connaîtra aussi des programmes d'attractions diverses, adaptées aux modes et aux nécessités du moment : Visite de saint Nicolas, tombola gratuite, distribution de bons d'achat, concours d'anomalies d'étalages, bus spéciaux pour prendre et ramener la clientèle de villages environnants ; et en 1954, l'apparition du timbre-ristourne Le Chinel. Instauration aussi d'une Braderie, fin juin, qui en fait, avec la Foire Saint-André de la fin novembre, les deux grands événements commerciaux à Fosses. Cela démontre la détermination des commerçants locaux, qui s'accrochent autant à leur Foire qu'à toutes les traditions de leur ville.

Pharmacies de garde

Jeudi 29 : Mahia, Ermeton

Vendredi 30 : Mainil, Fosses

Samedi 1er déc. : Chapaux, Biesme

Dimanche 2 : Chapaux, Biesme

Lundi 3 : Maquille, St-Gérard

Mardi 4 : Nysten, Bioul

Mercredi 5 :Trigaux, Mettet

Jeudi 6 : Boxus, Fosses

Service médical

Le service de garde sera assuré au cours de ce week-end par le

Dr DE BILDERLING, tél. 071-71.45.00.

Fêtes de fin d'année

Afin d'apporter un caractère plus festif aux fêtes de fin d'année, l'Association des Commerçants propose à ceux qui le désirent, de garnir leur trottoir de tapis rouges, comme cela se faisait précédemment. Ceux-ci peuvent être réservés pour le 10 décembre au plus tard, chez les commerçants suivants

Mme Marcel Mazuin, rue de Vitrival 23a, tél. 071-71.21.62

Mm Thérèse Lebègue, Boutique Thérèse, rue de Vitrival 11, tél. 07171.44.89

Mme Henri Rasetta, station Esso, Quatre-Bras, tél. 071-71.12.04

Prix de la coupe : 152 F (3,75 e.). Les tapis peuvent être retirés à ces mêmes adresses, à partir du 10 décembre également.

Le Comité de l'Association

Les réabonnements

Voici le temps des réabonnements. Les abonnés trouveront dans ce journal un bulletin de versement qui leur permettra de renouveler leur fidélité au Messager qui, depuis sa réapparition voici déjà vingt ans, essaye de présenter à ses lecteurs une chronique la plus complète possible.

Nous avons dû adapter notre tarif à l'euro, mais vous trouverez néanmoins ce bulletin libellé en francs, car ces réabonnements doivent se faire avant l'apparition de l'euro ; il est donc plus clair pour vous de le payer en francs, les organismes financiers se chargeant de transformer les sommes en euros.

Le prix de l'abonnement annuel est donc de 29 euros ou 1.170 F. Vous constaterez donc une légère augmentation de 70 F par rapport aux 4 années précédentes. Car effectivement, voici quatre ans que nous n'avions plus augmenté le prix de l'abonnement, malgré les hausses sensibles des papiers, encres et tarifs postaux. Nos lecteurs apprécieront sans doute l'effort qui a été fait pour maintenir des conditions à peu près semblables depuis ces années.

Le prix au numéro, pour les mêmes raisons, sera aussi adapté et le journal se vendra en librairie au prix de 0,65 euros (26, F) et cela à partir du 1 er numéro de janvier 2002.

Nous espérons que vous resterez fidèles à votre hebdomadaire local.

Abonnement 1 an : 1.170 F (29 euros) 6 mois : 605 F (15 euros)

Encore un braquage chez M. Bricolage

Décidément, la chose devient banale et ce magasin, comme le GB, situés chaussée de Charleroi à la sortie de Fosses, sont régulièrement la cible de ces audacieux malfrats.

Samedi dernier, vers 19 h 30, trois individus encagoulés ont fait irruption dans le magasin Monsieur Bricolage, munis d'armes de poing. Les portes du magasin devaient normalement être fermées, mais l'affluence de clients avait retardé la fermeture. Les voleurs ont fait coucher les quelques clients qui étaient encore dans le magasin et exigèrent le contenu de la caisse. Aussitôt l'argent obtenu, ils se réembarquèrent dans l'Opel Kadet avec laquelle ils étaient venus, mais celle-ci refusa de démarrer ; Il s'agissait d'une voiture qui avait été volée le matin même à Ham-sur-Sambre. Ils exigèrent alors les clefs du véhicule du gérant, une 4x4 Jeep avec laquelle ils s'enfuièrent. Ce véhicule a été retrouvé abandonné, dimanche matin à Aiseau-Presles. Le butin est estimé à 250.000 F.

La police de Profondeville a constaté les faits et poursuit l'enquête sur de très minces indices ; il n'y a pas eu de violence physiques mais les quelques clients, les employés du magasin et le gérant ont été choqués par cette brutale incursion.

Rappelons que ce même magasin a été la cible de pareils malfrats le 4 août dernier ; Ils s'étaient aussi enfuis avec le contenu de la caisse.

Chez nos artistes

Les membres de l'Association des Artistes fossois présenteront durant le mois de décembre (à partir du 8) une exposition de « petits formats », un peu différente donc des expositions habituelles. De l'aquarelle à la céramique, les différentes techniques seront abordées, avec : Pierre Godenne, J.-L. Halloin, J.-P. Legrain, F. Ingels-Malnoury, M. Nulens, D. Populaire, S. Scohier, D. Vandenbroecke.

Nous en reparlerons.

Concert de Noël

Les élèves du Conservatoire d'Auvelais, section de Fosses, auront le plaisir de vous convier au Concert de Noël, le jeudi 20 décembre, à 19 h, en la collégiale de Fosses.

Tous ces jeunes interprètes présenteront un répertoire en rapport avec la période de Noël.

L'entrée est fixée à 100 F (sans réservation). Tous renseignements peuvent être obtenus en téléphonant au Conservatoire au

071-26.00.35 (tous les jours après 15 h, le samedi dès 9 h).

Musiciens en fête

C'est toujours dans une très bonne ambiance que se déroule le banquet de la Sainte-Cécile, organisé par la Royale Philharmonique de Fosses. Samedi, lors de la messe du soir, la Fanfare fossoise au grand complet a exécuté quelques morceaux de choix, sous la baguette magique de son chef Claude Barthélemy, une prestation toujours remarquable.

Le public s'est alors rassemblé en la salle du Collège St-André pour une soirée à la fois gourmande et dansante. Au cours de l'apéritif, l'échevin Benoît Buchet fit la présentation officielle du nouveau président M. Albert Goffart ; Celui-ci ajouta quelques mots de bienvenue au public et sa charmante épouse reçut des fleurs. L'échevin remit ensuite au chef une enveloppe pour l'achat d'une autoradio dernier cri qui comblera, lors de ses déplacements en voiture, un éventuel manque de musique ; Son épouse avait préféré mettre la dépense de fleurs qui lui étaient destinées dans l'enveloppe de son mari. Il faut signaler que ce cadeau n'est qu'une juste récompense des mérites qui lui reviennent, car les dizaines d'heures qu'il passe pour le bien de sa phalange musicale sont totalement bénévoles. Il y eut des fleurs aussi pour Patricia, et un cadeau à Copiche, qui offrent aussi leurs services bénévolement au comptoir, lors de toutes les organisations de la société.

Les convives, composés principalement des musiciens et leur famille, ont pu apprécier l'excellent menu préparé par Patrick et son équipe. Le vin était excellent et fit monter l'ambiance, sous la musique très appréciée de Léopold au clavier, un vrai professionnel qui adapta très bien les styles à son public. Quelques improvisations terminèrent la soirée avec deux spécialistes de la trompette.

On notera aussi la disponibilité de Nadine, toujours au poste, même lorsqu'il s'agit de ravigoter les retardataires, pour les préparer à la pénible remise en ordre de la salle.

(à lire avec humour)

La vie dans une secte

Michel C., 54 ans, vit depuis trente-cinq ans au cœur d'une secte. Il a bien voulu nous raconter comment il en était arrivé là. Par mesure de sécurité, durant la durée de l'interview, ses yeux furent dissimulés sous un rectangle noir. A 18 ans, je venais de mettre fin à mes études que j'avais d'ailleurs suivies sans grand intérêt et je cherchais du travail. Avec mes qualifications, il n'était pas facile de trouver un emploi. Nous étions 8 à la maison (je suis l'aîné) ; papa venait d'être licencié de la fabrique de saucissons où il travaillait comme ficelier-chef. La maison avait fait faillite, coulée par la mode des régimes et des ventres plats. Pendant que maman faisait des ménages, papa, inactif, les défaisait en courant le jupon.

Mon premier contact avec mes actuels compagnons de secte eut lieu par un courrier de la Poste. Inquiet, j'en parlai à mes parents ; Maman pleura : « C'est par Dieu possible que de telles choses existent encore ». Papa me rassura : - N'y pense plus, mon gars, ça va s'arranger ». Je n'y pensais donc plus, j'étais trop occupé à chercher du travail afin que papa et maman arrêtent les ménages.

Un deuxième courrier arriva, le ton se faisait plus menaçant. J'étais horrifie, par de tels procédés. Quelques jours, plus tard, j'appris que d'autres que moi avaient été contactés dans le village. Les bruits les plus confus circulaient. Certains prétendaient que c'était l'enfer, où tout le monde faisait la même chose ou étaient habillés de la même façon, qu'il fallait obéir et qu'il n'y avait aucune liberté. D'autres prétendaient s'épanouir et y retrouver des valeurs qui n'avaient plus cours dans ce monde de fous, qu'on y avait l'avantage de rencontrer un mode de vie sain, en contact avec la nature, l'environnement, mais aussi et surtout le contact humain, où la vie collective primait sur l'égoïsme des individus. Il y avait du vrai des deux côtés.

Aujourd'hui, j'ai le crâne rasé, je suis habillé comme mes camarades, mais je suis bien. Ce qui m'a décidé, c'est qu'un jour, j'ai compris que, sans travail, j'étais une charge pour mes parents. Alors, je suis resté ; après un an, j'ai commencé à gagner de l'argent et j'ai pu les aider.

Sur ces mots, Michel C. me fit un triste sourire et me quitta. Je le laissai rentrer à la caserne, où il allait entamer sa dernière année, avec un grade de sous-officier.

Keskidi

Pensée de la semaine

On n'a pas besoin d'un interprète

pour traduire son prochain en justice.

A méditer

Avoir la vie facile est un but difficile à atteindre.

Passage à niveau

Un premier passage à niveau avait été construit en 1879 à cet endroit, lors de la création de la première ligne de chemin de fer allant de Tamines à Mettet, passant par Fosses. Il était formé de deux barrières sur roulettes, qui circulaient sur un rail et dont la fermeture était assurée par un système de grande roue actionnée manuellement. Un garde qui habitait la maisonnette que l'on distingue à gauche et qui, un peu avant chaque arrivée de train, actionnait cette roue et fermait ainsi les barrières ; Après le passage du train, la barrière était ouverte au passage des chariots ou carrioles, les seuls véhicules en circulation à cette l'époque. Et, bien sûr aussi, les piétons et les cyclistes. Mais pour ceux-ci, pour ne pas qu'ils attendent trop longtemps, un petit passage était prévu, les barrières ne se fermant pas entièrement. Il faut aussi préciser que les passages de trains étaient tout de même assez nombreux jusqu'avant la seconde guerre. Après celle-ci, on remplaça ces barrières par celles que l'on voit sur la photo et qui se fermaient électriquement, ce qui ne nécessitait plus une garde continuelle.

Ce qui nous indique aussi que cette photo date d'après guerre, c'est la présence de 2 VVV Coccinelle, stationnées à droite et à gauche de la route, à hauteur de la potence électrique A cette époque en effet, Joseph Mazuin y tenait son garage VW ( auj. Marc Henry), avant d'aller s'installer avenue des Déportés.

La quinzième visite de saint Nicolas

Samedi dernier, saint Nicolas, accompagné de son fidèle Père Fouettard, a rendu visite aux petits roveliens. Invité comme chaque année par les comités de la Marche SainteGertrude, du Souvenir, du Cercle L'Excelsior, le l'asbl La Rovelienne et le précieux concours de tous les commerçants de Le Roux, le Grand Saint a franchi le seuil de 83 foyers et distribué de colis-cadeaux chargés de creux en chocolat, friandises, petits gâteaux, sans oublier les oranges et les mandarines, à 143 petits enfants sages.

La châtaigne ou le marron,

un fruit pauvre et prestigieux

Il en faut de la patience pour découvrir une châtaigne enfermée dans sa coque. Et, malgré l'image de pauvreté qui colle à ce fruit, il est encore fort apprécié, que ce soit grillé au feu de bois, en crémé de marrons, en purée, en accompagnement de la dinde de Noël ou en fameux marron glacé, soit nature, soit macéré dans un bon cognac.

Les marrons glacés ont fait leur apparition dans le XVIe siècle et la recette actuelle est encore fort semblable à celle d'origine. La confection de ce produit de luxe était et est encore réservée à quelques célèbres confiseurs.

Si les gourmets préfèrent tantôt les marrons glacés français, tantôt les italiens, selon leur palais, à coup sûr en purée sucrée ou vanillée, ce sont les ardéchois qui remportent la palme.

Le prix du marron s'explique par le fait qu'il est encore travaillé à la main pour son épluchage, avant de le confire dans un sirop de sucre et de la glacer d'une fine pellicule de sucre.

Vous reconnaîtrez un bon marron glacé à sa jolie couleur brune, à l'aspect légèrement vitreux, d'une texture fondante et moelleuse.

Si le beau marron vous semble inabordable, il existe aussi des ballotins de brisures, tout aussi agréables, moins coûteuses.

G. Vermaut

Les matches de ce week-end

 

Samedi 1er décembre

 

Diablotins, à 11 h

Velaine - Fal.Aisemont A

Flawinne - Bambois

Fal.Aisemont B - Wépion

 

Préminimes, à 13 h

Fal.Aisemont - Surice

 

Minimes, à 13 h

Fal.Aisemont - Flavion

Bambois - Soye-Floreffe

 

Espoirs, à 14 h 30

Bambois - Méan

Réserve, à 14 h 30

Profondeville - Fal.Aisemont

Thy-le-Château - Bambois

Dimanche 2 décembre

Cadets, à 10 h 30

Bambois - Somzée

Fal.Aisemont - Clermont

 

Scolaires, à 10 h 30

Malonne - Fal.Aisemont

 

Div. 3 :

Moustier - Fal.Aisemont

Mazy - Bambois