N° 41  26 octobre 2001

AFGHANISTAN

Pour une fois, j'ai trouvé intéressante l'émission «Controverse» de RTL dimanche dernier. Encore que l'animateur m'énerve en coupant sans arrêt la parole à ses interlocuteurs, plusieurs remarques judicieuses m'ont interpellé et plusieurs des invités m'ont réellement impressionné par leur bon-sens, leur modération et leur clarté.

Ainsi les deux théologiens musulmans ont clairement affirmé que les Taliban et Ben Laden sont des « déviationnistes » du message islamique qui est porteur de paix, d'amour du prochain et d'ouverture. Il ne faut plus lire le Coran au sens littéral car les conditions sociales ont bien changé (tout comme pour l'Evangile).

Le correspondant de la TV du Quatar lui aussi fut formel et clair dans ce sens. Il affirma l'indépendance de sa TV qui a diffusé aussi bien les messages de Ben Laden que de Colin Powel, mais insistait sur le danger que les interventions militaires en Afghanistan n'indisposent tout le monde musulman (et pas seulement arabe l'Islam court du Maroc à l'Indonésie!).

Anne Morelli, historienne des religions à l'ULB, a fermement présenté les dérives historiques des religions lorsqu'elles sortent de leur message religieux pour s'immiscer dans la politique : depuis le « catholicisme d'état » instauré par l'empereur Constantin dès 313, celui de Clovis l'opportuniste qui noyauta les institutions chrétiennes d'Occident, l'extrémisme de certains musulmans fermant les Lieux Saints aux chrétiens, suscitant les Croisades, qui furent aussi massacres honteux, pillages et exploitations ; l'Inquisition, les Cathares, et jusqu'au « God mit uns » d'un Hitler qui pourtant était athée...

« Y a-t-il donc des guerres qui ne soient pas de religion ? » Demandait un auditeur. Très peu, en fait : à part quelques ambitions territoriales de chefs d'états, la plupart des guerres ont eu au moins la couverture de « religieux » : c'est que « l'autre » est le démon, celui qui nous attaque ou qu'il faut attaquer, donc en essayant de s'attirer l'aide de la divinité. Ce fut ainsi de tout temps, hélas.

C'est ce qu'on voit actuellement les kamikazes de Ben Laden qui ont lancé des avions sur les tours de New York sont de toute évidence des terroristes. Eux ne se voient que « justes » dans la cause qu'ils défendent. Et pour les musulmans en général, les Américains par leurs bombardements « du peuple afghan » sont aussi des terroristes... On ne peut s'empêcher de comprendre qu'il était indispensable pour le Président Bush de tenter d'annihiler ce Ben Laden honni de tous. Mais il faut être très prudent, rapide et mesuré. « Profiter » du Ramadan pour continuer les attaques serait une erreur qui indisposerait tous les peuples islamiques. D'autre part, on ne peut s'empêcher non plus de constater que l'Amérique ne s'attaque qu'aux pays susceptibles de lui être économiquement intéressants: on comptait installer en Afghanistan des oléoducs réclamés par les puissantes sociétés pétrolières. Tandis que le problème palestinien reste entier et crucial. Il est pourtant à la base de toute cette déstabilisation mondiale: il faudrait mieux s'en rendre compte...

Dans ce fond de conflit d'idées, je voudrais rappeler un humaniste trop oublié : Erasme, critiqué de son temps aussi bien par les catholiques que par les protestants. Mais il prônait la charité, la liberté, la tolérance; son génie fut celui de la conciliation. Au-delà des parti-pris religieux, des systèmes politiques et des fanatismes collectifs, il tenta de montrer (dit l'Encyclopédie Alpha) que le véritable homme créateur est celui qui, au-delà des servitudes matérielles et de ses contradictions spirituelles, se préoccupe plus de sauvegarder la vie que d'imposer ce qu'il tient pour la vérité. Car la vie est irremplaçable alors que la vérité est multiple et changeante.

Faut-il y ajouter quoi que ce soit?

J. R.

UN VEAU POUR LE CONSEIL!

Surprise au début de la réunion du conseil communal de ce lundi : Un groupe d'une vingtaine de cultivateurs de la région amena au milieu des tables des conseillers un petit veau, un rien apeuré, avec sur le dos un drap indiquant le désarroi de ces éleveurs, précisé par quelques interventions verbales : voilà le fruit de plusieurs mois de travail : il vaut (ce veau) à peine plus de 500 F.! Pourtant, dit l'un, si nous restons à peine 1,7 % de la population, nous pouvons nourrir tout le pays. Et à la fin de l'année, il faut craindre que 25 à 30 d'entre nous devront arrêter, faute de moyens : Il n'est pas possible de valoriser notre travail, les prix qu'on nous donne ne permettent pas d'assurer le paiement de nos emprunts et notre simple vie de tous les jours ! Alors, veut-on aller vers le système américain où l'agriculture est presque totalement aux mains des multinationales et des banques ? Nous, nous voulons rester des entreprises familiales, mais nous ne pouvons plus attendre!

L'échevin Michel Charles répondit que de plus en plus le politique se rend compte de cette situation, mais au niveau du Conseil communal, nous n'avons pas de pouvoir de décision en la matière; Toutefois, il vient d'entendre que des mesures viennent d'être prises. Le bourgmestre conclut en assurant que le Conseil votera une motion à envoyer au ministre compétent, José Happart. Le veau offert fut confié à Gérard Sarto, président de l'U.D., qui le nourrira pendant un an, après quoi, dit ce dernier, on verra quelle est sa valeur mais il est certain que le compte sera négatif

on verra donc ce qu'on a perdu en l'élevant. Et c'est exemplatoire pour toute l'agriculture actuelle.

UN CHEF DE POLICE.

A l'arrivée des éleveurs et du veau, le bourgmestre présentait au Conseil le nouveau chef de la Zone de Police, puisque la ZIP, qui comprend policiers et gendarmes de Fosses, Floreffe, Profondeville et Mettet vient d'être dotée d'un chef chapeautant l'ensemble, soit 72 personnes pour environ 37.000 habitants. Le nouveau chef se présente avec un brin d'humour : « Après le veau, voici le poulet », dit-il. Jean-Louis Galetta, la quarantaine, père de six enfants, est originaire de Ronet mais habite Graux ; il débuta en 1979 à la gendarmerie de Courcelles ; en 82, il servit en Allemagne pour revenir en 88 à Jumet comme commandant de Brigade. Il reprit des études à l'Ecole des officiers de gendarmerie de 97 à 99 et vient donc de voir ces efforts couronnés par cette désignation à la Zone de Fosses. Il se veut proche du citoyen avec son personnel, au service du public ; Et il proposera au collège des bourgmestres (qui dirige cette Zone) son projet organique et stratégique, restant ouvert à toute suggestion. Il fut cordialement applaudi.

Le Conseil passa alors à son ordre du jour.

FINANCES

D'abord au CPAS : une modification au règlement d'ordre intérieur, prévoyant de joindre l'ordre du jour et le PV à la convocation, est approuvée mais une modification budgétaire fait difficulté : le CPAS veut affecter son boni 2000 (5 millions) à un fonds de réserve pour une partie, tout en diminuant de 4 millions l'intervention communale dans son budget 2002. Le Collège n'est pas d'accord et veut le retour immédiat de ce boni : le CPAS n'a pas à thésauriser de l'argent communal. Pour M. Brachotte, il appartient au CPAS de déterminer l'affectation de son boni et il est normal, dans les conditions actuelles, de garder une pomme pour la soif. La majorité refuse ce point de vue et vote contre la décision du CPAS de même que le PRL.

Ensuite les comptes 2000 des Fabriques d'églises : elles donnent toute des excédents (bonis) : de 83.635 F pour Aisemont, 28.719 pour Le Roux, 354.571 pour Sart-Eustache (qui n'a plus d'organiste ni charges sociales) ; 87.032 pour Vitrival.

Les budgets 2002 de ces Fabriques présentent en recettes et dépenses (entre parenthèses : l'intervention communale, et les deux cette fois en euros) :

Aisemont 18.565,20 (15.911,92) ;

Le Roux 14.939,57 (11.523,37) ;

Fosses 64.031,70 (51.886,37) ;

Sart-St-Laurent 26.651,14 (17.832,30) ;

Sart-Eustache 8.709,55 (3.388,96) ;

Vitrival 19.951,49 (13.896,32).

L'échevine des Finances Laurence Titeux note une diminution de l'intervention communale par rapport aux années précédentes 11.406 E., soit 460.000 F.).

Des modifications aussi au budget communal : D’abord des dépenses en moins au budget Police ; puis des adaptations au budget ordinaire

2.505.072 F de recettes en plus ; 4.389.501 de dépenses en plus et 5.622.192 de dépenses en moins, ce qui ramène le total des recettes à 319.474.035 F et les dépenses à 290.012.729 F de sorte que le boni passe à 29.461.306 F. A l'extraordinaire, 400.000 F de recettes et de dépenses, ce qui s'équilibre.

Le Conseil approuve aussi le transfert du chapitre communal du budget Police à celui de la Zone inter-police.

Enfin, on admet aussi divers bons de commande : 242.000 F pour la toiture du bâtiment du S.I.; 199.983 pour des alarmes et 144.474 pour du matériel sportif pour les écoles ; 236.775 pour un chauffage et d'autres sommes pour des achats de matériaux divers, ainsi que 192.380 F pour des achats de PC pour le Service Travaux et Passeports et un fourneau au gaz pour la salle de Nèvremont, qui sert aussi à l'école.

ET TOUJOURS L'HOPITAL D'AUVELAIS

D'abord, des modifications aux statuts de l'Association intercommunale de santé de la Basse-Sambre : elles concernent le capital social, les appels de fonds, l'admission de nouveaux membres, le Conseil d'administration (qui comportera 33 membres au lieu de 41, soit 11 pour Sambreville, 4 à Jemeppe, 4 à Fosses, 3 à Sombreffe, donnant donc l'égalité entre Auvelais et les 3 autres ; plus 7 pour la province et 1 pour chaque associé du privé) ; la présidence est réservée à la commune qui a le plus de parts sociales ; les statuts déterminent aussi le comité de gestion, les majorités, les jetons de présence, le commissaire réviseur et la compétence de l'assemblée générale.

Modifications aussi dans les organes restreints : bureau permanent (avec présence de délégués des médecins et du personnel : la SNCB pourrait s'en inspirer !), Comité de gestion, commission paritaire (avec les syndicats) et conseil médical.

La défusion de Châtelet est l'objet d'une convention (en principe au 31.10.01, mais des experts doivent encore se mettre d'accord sur le patrimoine, le personnel et les indemnités) et un plan de gestion pluri-annuel est approuvé : il concerne le personnel, les économies en frais de gestion et l'affectation de 1 % du subside fédéral à ristourner au personnel qui a accepté une diminution de 4 à 5

des traitements. Le plan d'assainissement dépassera les 800 millions prévus puisque le déficit de Châtelet est de 8 millions par mois et le déficit global prévu pour cette année est de 256 millions (au lieu des 300 prévus).

TRAVAUX

Le plan triennal des travaux prévoit en 2001 la réfection des rues

Chapelle de la Paix,

Al Val, Chapitre,

place du Marché (à réaliser bien sûr l'an prochain) pour 494.919 euros ;

sur 2002 :

rue de la Plage (première phase, pour 306.880 euros., soit 12.379.000 F) ;

Rue de l'Ermitage à Sart-Eustache (188.969 euros., 7.623.000 F) ;

Rue Boccart à Sart-St-Laurent (170.972 euros (6.897.000 F.) ;

sur 2003 :

rue de la Plage phase 2 (254.958 euros. (10.285.000 F)

rue Long Try à Le Roux (296.951 euros (11.979.000 F.).

Pour les locaux du Service Incendie, un contrat d'architecte est confié à M. Damanet, de Sart-St-Laurent, et les travaux prévus se montent à 450.000 F.

L'éclairage public sera installé au chemin de la Carrière, vers le Val Trèko, pour 368.470 F. et le bourgmestre espère que ce sera réalisé pour l'hiver, ce qui ferait plaisir aux quelque 200 personnes qui y vivent et se sentiraient davantage sécurisées.

La Région Wallonne (Monuments et Sites) propose le classement : Du château d'eau de Bambois. Surprise de l'échevin du Patrimoine, Michel Charles, qui explique pourtant cette décision par le fait que c'est le 1er exemple d'un château d'eau en béton armé avec pied ouvert et fut cylindrique (60 m3), et aussi qu'il date de 1902. Il n'y en a que 3 pareils en Namurois et 19 pour la Wallonie. Mais admettra-t-on encore l'antenne Proximus ? s'inquiète Ph. Moreau (elle rapporte 150.000 F par an à la commune) ; une condition sera incluse à ce sujet dans l'avis du Conseil.

Les travaux de construction de l'école d'Aisemont nécessitent deux avenants (21.250 et 91.800 F.)

D'autre part, une convention est approuvée pour l'occupation du terrain

de football de Fosses par le club d'Aisemont-Falisolle, qui a repris les équipes de jeunes. On évoque alors le passif en factures d'électricité notamment et le mayeur estime préférable de faire jouer des jeunes que de payer des semi-professionnels.

Divers arrêtés de circulation, pris par le bourgmestre, sont admis (pour travaux, course automobile, fêtes, Marche, brocante, mariage, déménagement, etc.)

Et on apprend enfin que l'enseignement communal se porte bien : 210 élèves sur 4 implantations pour les primaires ; 152 sur 6 implantations en maternelles, soit légère augmentation.

En urgence, l'échevin Meuter propose le retrait du Centre Culturel du Centre régional de Namur : les rapports sont difficiles, Namur centralise et il est anormal de payer 100.000 F par an de cotisation pour avoir un spectacle tous les deux ans. De toute façon, il semble bien que Fosses sera reconnu comme Centre culturel local et de ce fait affilié d'office, avec plus de liberté d'action.

A huis-clos, le Conseil a entériné divers intérims et désignations dans les écoles communales.

Et certains sont sortis en se demandant tout de même ce que deviendrait ce malheureux petit veau : il est des cas où d'autres furent directement conduits à l'abattoir...

Celui-ci aura du moins un sursis d'un an...

Fermeture des bureaux à la Commune

L'Hôtel de Ville sera fermée, bien sûr le jeudi 1 er novembre, mais aussi le vendredi 2 et le jeudi 15 novembre.

Les banques ouvertes

Par contre, les banques seront ouvertes, le vendredi 2 novembre.

 

In memoriam: Jean Libouton

Beaucoup de Fossois ont été surpris d'apprendre la mort et les funérailles de M. Jean Libouton, architecte, habitant avenue des Combattants.

Il était né à Aisemont le 29 juin 1922 et avait épousé Josée Bertrand, de Mettet; ils eurent une fille, Chantal.

M. Libouton fit ses études en architecture à Tournai et vint s'installer à Fosses; après de nombreuses habitations, ses principales réalisations furent les différents agrandissements du Home Dejaifve (une aile sud, vers Fosses, avec 30 chambres en 1950 ; la vaste aile Nord, pour le Centre V, clinique de soins d'entretien, sur trois niveaux, en 1970, inaugurée en 1975 ; et enfin l'aile centrale, remplaçant le vieux « château Dejaifve », sur 4 niveaux, en 1978). C'est lui aussi qui réalisa les plans de la chapelle de Nèvremont, en 1951. Son nom reste d'ailleurs à jamais gravé dans les pierres inaugurales de ces édifices, qui ont fière allure dans la simplicité de leurs lignés.

Mais depuis quelques années, M. Libouton, de même d ailleurs que son épouse, fut souvent et gravement atteint par la maladie. Ces deux dernières années, il passa plus de temps en clinique que chez lui et avait été admis dans ce Home qu'il avait fait naître, dans une chambre donnant sur le panorama de Fosses. Il s'y est éteint brusquement, jeudi dernier.

Lors de ses funérailles, samedi matin, en la collégiale, M. le doyen a fort bien souligné son rôle éminemment social et valorisant : que d'heures de travail, de recherches, de calculs dans l'ombre de son bureau d'étude, sur ses planches à dessin : après les plans et la recherche à la fois de l'esthétique et du pratique, choisir les pierres, calculer les fondations, la résistance des matériaux : cela rappelle la parole de l'évangile choisi, concernant «la pierre d'an le», pierre vivante. Ce n'est qu'à ~la fin e tous les travaux que l'architecte reçoit la récompense de ses efforts : éloges, remerciements. Dans sa foi profonde, Jean Libouton savait lui-même être reconnaissant envers « l'architecte du Grand Univers » ; auteur de la Vie. Il était droit, solide, minutieux, attentif et généreux. Pour tout ce qu'il a apporté a notre cité, il mérite largement notre reconnaissance.

Si les funérailles, un peu rapides en raison du week-end, n'ont pas permis une diffusion de l'annonce de sa mort, nous garderons de M. Libouton un souvenir chaleureux. Et nous présentons à son épouse et à sa fille nos bien vives et cordiales condoléances.

On nous écrit..

Vers une démarche plus pacifiste

Je voudrais réagir sur l'article paru le 12 octobre concernant la riposte américaine. Cet article mettait bien évidemment les Etats-Unis sur un piédestal, sans aucun fondement, ou du moins très peu.

Tout d'abord, nous sommes tous conscients de l'atrocité qu'a vécu le peuple américain et nous avons tous réagi, tantôt avec révolte, peur ou dégoût. C'est bien normal. Mais si nous désirons que les choses changent, nous devons accepter de nous interroger sur les causes, et non réagir avec violence comme le font les Etats-Unis. Deux risques sont à éviter d'une part celui de se laisser entraîner dans des explications « toutes faites » ou simplistes telles que l'amalgame entre terrorisme et islamisme, et d'autre part celui d'envisager des solutions répressives, violentes, qui ne font en rien progresser la situation, ni freiner l'ardeur des auteurs d'actes terroristes. Comprendre de tels actes ne veut pas dire justifier, mais vouloir comprendre témoigne d'une démarche responsable qui est la seule solution vers un changement réel.

De plus, la politique extérieure violente et dominante des Etats-Unis n'a jamais été d'un grand secours pour les pays en guerre ou les populations opprimées. N'oublions pas que depuis la guerre du Golfe il y a une décennie, l'Irak subit un embargo commercial et des sanctions militaires et démocratiques qui n'ont fait qu'envenimer la situation. Le dictateur Saddam Hussein est toujours au pouvoir et chaque attaque renforce son image de héros auprès d'une bonne partie de la population. Comme à Cuba, où l'embargo ne touche en aucun cas les proches du régime, mais frappe de plein fouet la population qui vit dans la misère, manque de nourriture et de médicaments. Et tout récemment, la guerre au Kosovo en est encore un exemple. Cette guerre aurait pu virer au cauchemar si les Russes avaient pris une part active auprès des Serbes. Deux ans plus tard, ce sont les victimes d'hier, les Kosovars, qui persécutent les Serbes et procèdent au nettoyage ethnique de leur région.

Pour en revenir à l'actualité, le prestige des Américains justifie-t-il la souffrance de tout un peuple ?

J. G.

Au Home Dejaifve :

histoire de deux chandeliers

Ce jour, à la chapelle, il ne se passait rien

Tout était bien en ordre et tout se trouvait bien.

Quand dans l'après-midi, lors q u'enfin je revins

Deux chandeliers avaient vu changer leur destin.

Le vide était béant. Quel sombre et noir dessein

Avait poussé des gens à violer le lieu saint ?

Criant dans l'escalier: « Au Voleur! Assassin! »

Je m'en vins prévenir l'Assistante Gaillard

Et dans tout le détail lui conter le larcin

(car dans pareil cas, on vient souvent trop tard).

L'Assistante voulut sitôt donner l'alarme

En toute diligence, appela les gendarmes...

Fallait-il requérir d'aussi preux chevaliers

Pour suivre mais jusqu'où ? Deux petits chandeliers ?

Il fut donc convenu qu'en chambre j'attendrais,

Et que, pour un constat, je me trouverais prêt.

Pour moi, malheur en plus, mais la maréchaussée

Se trouvait ce jour-là fortement débordée.

Le soir je me trouvais, dans la déconvenue,

Ces petites lumières désormais disparues

Leur lueur, dans le noir, quelque part dans les rues...

Le jour, quand le soleil, brillait de tous ses feux

L'enquête policière finit par avoir lieu,

Aux yeux des enquêteurs, aucun détail n'a fui,

Récit, constat, rapport et photo à l'appui.

Puis je laissai flâner mon esprit au hasard

« Et si j'allais chercher danse buffet de l'orgue ? »

Sur quelqu'un, tout à coup, s'arrêta mon regard

C'était notre Assistante, avec un air gaillard

« Voici vos chandeliers, ils étaient à la morgue ».

A vous de dire en quoi la morale consiste,

Car on ne sait plus quoi, au temps des terroristes!

En hommage aux bénévoles de la chapelle

Fosses, le 13 octobre 2001.

L.L.

On l'aura compris, ce petit fait divers s'est passé au Home Dejaifve, quand deux chandeliers disparurent, au grand étonnement de l'auteur de ce poème qui fit le nécessaire pour signaler cette disparition qui n'en était finalement et heureusement pas une !

La Saint-Hubert

Voici le programme complet de la Cinquième Ducasse de la St-Hubert à Vitrival.

Vendredi 2 novembre

19 h Concours de belote, en l'ancien café des Echos, en équipes formées, 8 tours. PAF: 600 F avec 8 boissons normales inclues.

Démarrage du concours à 20 h précises.

Samedi 3 novembre

18 h Grand-messe chantée en l'honneur de saint Hubert, en l'église de Vitrival.

Dimanche 4 novembre

9 h Rassemblement des cavaliers au stand « Bières spéciales » (rue du Bout, ferme Biot). Accueil, déjeuner et collation offerts par le comité des Amis de la Chapelle.

Promenade équestre.

11 h Chapelle St-Hubert : inauguration et bénédiction solennelle, remise de médailles commémoratives. - Bénédiction des animaux, remise d'un présent aux cavaliers, distribution de pains bénis. Vin d'honneur au stand des « Bières spéciales ».

Contacts : J.-Fr. Favresse

Vol d'un tracteur

Dans la nuit de dimanche à lundi, un tracteur (ancien) a été volé à la ferme Besombe à Vitrival.

Plainte a été déposée à la police de Fosses.

Mais peu après, le propriétaire du tracteur a prévenu la police communale que le tracteur avait été retrouvé à Spy.

Aisemont Souper des écoles

Le Comité scolaire d'Aisemont organise son souper d'automne, le samedi 27 octobre 2001 à partir de 19 heures 30, à la salle Saint-Joseph. Il vous invite très cordialement et vous propose

Menu adulte à 500 F apéritif, assiette ardennaise-crudités, rôti de porc Sambre et Meuse frites ou rôti de porc moutarde frites, pâtisserie et café. Menu enfant à 250 F jus de fruit, jambon-crudités, rôti de porc Sambre et Meuse ou moutarde avec frites et pâtisserie.

Nos jubilaires

Nous avons relaté dernièrement la cérémonie d'hommage aux jubilaires de cette année, mais dans ce compte rendu, il ne nous était pas possible de donner les détails souvent humoristiques de la présentation de l'échevin Benoît Buchet et il nous a paru pourtant que plusieurs méritaient d'être cités. Voici donc (mais pas pour tous bien sûr) des extraits de ces présentations de couples.

Elle fut précédée d'un petit rappel des faits de 1951 afin de (re)situer le climat de l'époque : le 26 janvier, on volait le Mannekenpis ; le 17 juillet, Baudouin 1er prêtait serment ; c'est aussi l'année de la création de la CECA, premier pas de la construction de l'Europe ; le conflit coréen ébranle le monde ; l'équipe fossoise de balle au tamis enlève la Balle du Roi ; Hector Gosset est champion de Belgique en 100 et 200 m (vitesse pure) ; les ondes retentissent des succès de débutants dans la chanson : Jacques Brel, Yves Montant, Juliette Gréco, et on retrouve Charles Trenet, les Compagnons de la Chanson et Edith Piaf.

Mais revenons-en à nos jubilaires présentés dans l'ordre de la date de leur mariage.

Les époux Lemière-Godfroid se sont mariés « à vélo » ! C'était la guerre (1941).

Soixante ans de mariage aussi pour les époux Impens-Duculot Et l'échevin de rappeler que c'est Anna qui fit le premier pas ; il est vrai que c'était au « bal renversé » du mardi à la ducasse d'Arsimont, où ce sont les jeunes filles qui invitent.

Roland Migeot a perpétué la tradition du Notaire, le soir de Laetare, à la Commune, pour amener les autorités à boire du vin blanc... dans son sabot de Doudou où se mêlent des relents de bière, de vin et... d'une longue journée de danse !

Raoul Robiolle a inventé une nouvelle discipline sportive : plonger d'un taboggan dans la piscine de Biesme... sans perdre ses dents ! Pendant ce temps, Edith se gave d'émission TV sur des faits historiques. Elle est imbattable.

Maurice Moray entraîna un jour une amie à explorer une grotte, mais pour sortir, il fallait remonter par une cheminée ; il se proposa à pousser par l'arrière et Yvette apprécia tellement son « doigté » que leur histoire d'amour dure depuis 50 ans.

Les époux Henrard-Herreman, faillirent ne pas se marier, non pas qu'ils se soient disputés ce jour-là, mais le mayeur n'avait plus de livret de mariage ; à la commune cela se passa bien mais le curé, lui, ne voulut rien entendre. lI fallut aller chercher un livret à Fosses et l'attente à l'église fut longue.

Edouard Delhaye raconte qu'il travaillait souvent dans les maternités

« il faisait les bébés » comme il dit. Précisons que c'était comme photographe. Aussi, Jeanne a flashé pour lui.

Jules Goffaux était déjà un acteur reconnu lorsqu'il épousa Paulette ; sa carrière artistique est longue et chargée : avec la troupe Aimé Courtois, la TV, à la Marche du Sart, à la Philharmonique. Pendant tout ce temps, Paulette attendait patiemment.

Une suggestion pour le recrutement à la Police : Franz Piret a déjà beaucoup d'expérience pour régler la circulation au passage des troupeaux de bovidés de chez Noël, muni de son drapeau rouge.

Avec son Jacques, peintre en bâtiments, Josette en a vu... de toutes les couleurs. Car Jacques Moret fut aussi Congolais (10 Saint-Feuillen), Chinel, Tchôs-Tchôs. Mais pour les pasquées chez Isabelle et Fernand Spar, ils étaient là tous les deux

Madeleine (ou Mme Poids d'Or) rencontrait Fernand (Parmentier) près du calvaire de Ste-Brigide, endroit particulièrement calme, mais ce n'était pas pour des oremus d'ermite.

Chez les époux Ancion-Bacq, c'est du sérieux : Olivier est un champion donneur de sang, Gilberte veille au respect de la Nature dans un comité à l'autre bout de l'entité, mais c'est elle qui tient les cordons de la bourse.

Oscar Servais est un bon bricoleur et aime, paraît-il, les émissions TV qui se prolongent dans la nuit. Marie-Thérèse est spécialiste en spaghettis, mais son mari déteste en cuisine tout ce qu'il faut « spèpî » !

Les anciens savent que Jules Dewez ne fut pas qu'un bon joueur de football, c'est aussi un vétéran des Zouaves, il fut Chinel et Tchvau Godin et aussi Tchôs-Tchôs où il retrouvait Marie-Thérèse comme cantinière.

Enfin, les époux Poels-Hendrickx, du Val Tréko, sont des Brusseleers bon teint ; il raconte qu'il fut ébloui par Jeanine à la vitrine ; mais n'allez pas penser mal, il était étalagiste !

Tous ces détails amusants ont donné un ton bien sympathique à cette cérémonie, d'habitude protocolaire.

Pharmacies de garde

Jeudi 25 : Liénard, Mettet

Vendredi 26 : Mahia, Ermeton

Samedi 27 : Maquille, Saint-Gérard

Dimanche 28 : Maquille, St-Gérard

Lundi 29 : Mainil, Fosses

Mardi 30 : Maquille, St-Gérard

Mercredi 31 : Boxus, Fosses

Jeudi 1er nov. : Boxus, Fosses

Service médical

Le service de garde sera assuré le week-end des 27 et 28 octobre par le docteur

TAORMINA, tél. 071- 71.43.88

Le jeudi 1er novembre (Toussaint), par le docteur

MASSIN, tél. 071- 71.19.86.

A nos correspondants

Le 1er novembre tombant un jeudi, nous devons avancer d'un jour la sortie de notre journal. Nous demandons donc à nos correspondants de nous faire parvenir leurs textes et leurs annonces pour le mardi 30 octobre, avant midi. Merci d'en tenir compte.

Soirée St-Nicolas

Une soirée dansante est organisée le samedi 3 novembre, à partir de 21 h, en la salle Hautventoise, au profit des équipes de jeunes de Bambois Sport. Entrée 150 F (prévente 99 F)

La soirée sera animée par la sono Power-Music.

Artistes de chez nous

Comme chaque année, l'Association des Artistes de l'entité proposera une présentation des oeuvres de ses exposants du samedi 27 octobre au dimanche 4 novembre.

Le vernissage de l'exposition aura lieu ce vendredi 26 octobre, à 19 h, en la salle communale L'Orbey.

L'exposition sera ouverte

- les samedis et dimanches, de 10 h à 12h30 et de 14h à 18h30;

- du lundi au vendredi, de 15 h à 18 h 30.

Les exposants : G. Blin, G. Desuenne, O. Ernoux, R. Frère, P. Germaux, P. Godenne, A. Goussens, J.-Luc Halloin, F. Hollanders, F. Ingels et Mme Malnoury, J.-P. Legrain, M. Nulens, D. Populaire, S. Scohier, C. Thiry, D. Tilmant, D. Vandenbroeck, J. Wittebroodt.

Fost-Plus

Le prochain ramassage des emballages PMC (sacs bleus) aura lieu le mercredi 31 octobre, pour toutes les sections de l'entité.

Souper de Fosses Avenir Pelote

Le comité de Fosses Avenir vous invite au souper qu'il organise le samedi 24 novembre à partir de 19 h. 30, salle l'Hauventoise à Haut-Vent.

Le menu en est le suivant :

Apéro, crème de légumes, petite frisée aux lardons,

Rôti de porc au jambon orloff, profiteroles au chocolat.

Participation : 600 F et pour moins de 12 ans, un menu leur est proposé pour 300 F : crème de légumes, boulettes sauce tomate, profiteroles au chocolat. Le menu est offert aux joueurs prépupilles de Fosses.

Réservations pour le 17 novembre chez :

R. Marique, 71.27.19

Ph. Molle, 71.37.07

I. Braeckeveldt, 74.49.18

Piron F., 71.19.57 et

Piron P., 79.60.49.

Accrochage

Jeudi dernier, vers 23 h 30, deux voitures se sont télescopées, avenue Albert 1er à Fosses. Il n'y a aucun blessé dans cette aventure, mais les deux véhicules ont subi d'importants dégâts. Les pompiers de Fosses, sous les ordres du caporal Guens, sont intervenus.

Concours de belote

Mercredi 9 novembre, à 20 h, débutera un concours de belote en la salle de la balle pelote, place du Centenaire, organisé par la Cie des Mamelucks.

Equipes formées, inscriptions dès 19 h 30 : 500 F (6 tours, + 6 boissons gratuites).

Les prix suivant les inscriptions.

Nouveau commerce

Le dimanche 28 octobre aura lieu le cocktail d'ouverture du magasin de fleurs et articles cadeaux intitulé « Conter Fleurette ». Ce commerce succède au magasin Jany-Fleurs, 18, rue des Egalots à Fosses, après d'importantes transformations. Il est tenu par Mme Isabelle Galand-Carlier depuis le 17 octobre ; elle vous invite à venir découvrir le grand choix de ses articles. Tél. et Fax 071-71.16.06.

Changement d'heure

Nous devrons changer nos montres et horloges au cours de la nuit de samedi à dimanche, ce qui permettra de dormir une heure de plus.

Avant de nous coucher, reculons donc les aiguilles d'une heure.

Lire l'Evangile

« Lire l'Evangile : une aventure à tenter ». C'est sur ce thème que les responsables du doyenné de Fosses organisent 4 soirées de réflexion qui se feront en la salle «Nosse maujo» à Maison-St-Gérard, les mardis 30 octobre, 6, 13 et 20 novembre, à 20 h.

« Un important mouvement de retour à la Bible marque la communauté chrétienne catholique. La réalité vécue se laisse ainsi interpeller par le message évangélique, à travers des échanges en petits groupes qui stimulent chacun à aller plus loin dans sa propre recherche ».

Le mardi 30 octobre, c'est José Reding, professeur à Lumen Vitae à Bruxelles, qui dirigera la réflexion sur la résurrection de Jésus dans son sens aujourd'hui.

Mardi 6 novembre, le même aidera à une « relecture » d'une page d'Evangile, dont souvent le style déroute en raison du contexte local et historique.

Mardi 16 novembre, ce sera J.-Cl. Brau, bibliste et aumônier national du MOC, qui nous fera redécouvrir l'homme Jésus en son temps: par le récit des apôtres, témoins de son combat pour I homme et pour Dieu, libérateur des aveuglements, des peurs, des asservissements de la société.

Enfin, mardi 20 novembre, le même J.C. Brau revivra aussi une page de ce message du Christ, pour apprendre à en extraire saveur et ria valeur.

Ces quatre soirées forment un ensemble : il est donc conseillé autant que possible de les suivre toutes. Une participation aux frais de 100 F sera demandée par soirée.

Keskidi nous propose...

(à lire avec humour)

Jadis le dimanche

Vous le savez, puisque vous ne l'ignorez pas, la civilisation est en marche : tout évolue très vite et on n'arrête pas le progrès, dit-on.

Lors d'un récent week-end, j'ai regardé par la fenêtre et constaté que le dimanche avait disparu ; personne ne l'avait vraiment chassé, mais il manquait quelque chose à ce grand jour. Et soudain, j'ai compris quoi ; le dimanche était devenu un mardi.

Dehors, les gens ne flânaient plus. Ils avaient un but, un air de semaine dans le regard. Ils marchaient d'un bon pas, décidés ils entraient dans les magasins, en sortaient, au lieu de faire du lèche-vitrines. Il régnait autant d'activités qu'un mardi ordinaire, ce qui déséquilibrait toute la semaine, le dimanche n'est plus qu'un jour comme les autres.

Jadis, le dimanche c'était dimanche, c'était le jour le plus vigoureux, celui sur lequel on pouvait compter. Il avait une structure ; on se levait tard, on prenait un solide petit déjeuner pour aller jusqu'à midi, on lisait le journal jusqu'à l'heure de la sieste. Les uns allaient à l'église, les autres se rendaient visite. On ne faisait pas de courses et on n'allait pas à la recherche d'objets anciens. Il n'était pas du tout question d'aller à la périphérie de la ville acheter des articles en solde.

Le dimanche était le seul jour où on avait droit à la paresse puisque personne n'en faisait lourd. Essayez donc, maintenant, de musarder autour de votre maison un dimanche, sachant que la moitié des gens sont dehors avec un objectif précis. Même ceux qui prétendre se détendre font de la marche (forcée), du jogging, ou s'entraînent comme des forcenés à un sport ou à un autre.

Aussi, voyez-vous, nous avons vraiment besoin du dimanche tel qu'il était, c'est-à-dire une sorte de matelas du week-end. A moins qu'il n'ait vraiment perdu sa raison d'être et que les gens aient tout bonnement décidé de vivre du samedi au lundi sans ce vieux hamac paisible, long d'un jour, qui se place entre les deux.

Keskidi

Pensée de la semaine

L'exactitude étant la politesse des

rois, un prématuré ne pourra jamais régner.

Un vitrail et une maquette

trouvent place à la collégiale

Un nouveau vitrail et une maquette ont été inaugurés, dimanche, en la collégiale de Fosses, par la confrérie Saint-Feuillen. Ils sont le fruit de recherches des racines locales.

Dépendant la dévotion à Saint Feuillen et, dans un but de recherche des racines culturelles locales, la confrérie a inauguré un beau vitrail illustrant Sainte Gertrude, dans le fond de la collégiale de Fosses. La cérémonie s'est déroulée dimanche.

C'est Christelle Thiry, une artiste de Vitrival, quia réalisé ce chef-d’œuvre. Cette commande de la confrérie a été réalisée avec rigueur.

L'artiste a respecté plusieurs critères pour sa réalisation. Pour la conception, elle s'est basée sur des photos de statues d'époques, en choisissant le style du 12e et 13e siècle. C'est à cette époque que le travail du vitrail connut son apogée.

La technique du verre soufflé à la bouche, inchangée depuis, a été à la base du travail. Coloré et ensuite cuit au four à haute température, la pièce laisse filtrer la lumière avec éclat.

Les confrères se sont rassemblés autour de l'artiste pour lui rendre hommage. Un cortège avec, en tête, le buste du grand saint, a été formé par les confrères de Saint-Feuillen de Fosses et de Le Roeulx, invités pour l'occasion.

Pas une reconstitution

Après la célébration, tous se sont rendu dans le porche de la collégiale, afin d'inaugurer une maquette représentant un monastère irlandais du temps de Saint-Feuillen.

Un des confrères, Jean Lecomte, la cheville ouvrière du projet, a tenu à souligner qu'il ne s'agissait pas d'une reconstitution du monastère ayant existé sur le site de la collégiale actuelle ; il s'est confié : « La seule chose dont on est certain, c'est que le monastère a été construit place du chapitre par Saint-Feuillen, moine Irlandais. On ignore si le site comportait plusieurs oratoires. On ne connaît pas le nombre de cellules monastiques qui ont été érigées, ayant été probablement construites en partie en pierre et en bois. On sait qu'un puits d'eau lustrale, servant à purifier, existait à l'époque. Ce dernier est d'ailleurs toujours présent dans la collégiale, mais recouvert. On sait également que le monastère comportait au moins un oratoire qui renfermait les reliques apportées par les moines d'Irlande ».

La maquette a été réalisée par un maquettiste de renom, Jean-Luc Georges. Ce dernier, éclairé par les connaissances historiques de Jean Leconte et de Isabelle Devillers, a représenté un site ressemblant aux monastères de Neudrun de Inismurrey de Skelling Michel, donc de monastères construit au VIIe siècle en Irlande, et dont Saint-Feuillen se serait inspiré pour le site de Fosses.

1500 pieux taillés

Ce travail a demandé plus de 250 heures de travail; les matériaux ont été en majorité tirés du sol fossois, comme le schiste et les cailloux.

La dalle du plateau a été réalisée avec un mélange de frigolite et de plâtre, pour en réduire son poids. L'enceinte a nécessité la taille et la pose de plus de 1500 pieux en bois.

Le moindre détail d'époque a été respecté, comme la réalisation de charnières à gonds.

C'est devant la croix celtique trônant devant la collégiale, que s'est déroulé l'adoubement de deux nouveaux membres par la Confrérie Saint-Feuillen. Le jour était important car, pour la première fois, une femme intégrait le groupe.

C'est avec humour que jean Lecomte, le confrère parrain de Isabelle Devillers, a accueilli la dame dans les rangs d'homme barbus et moustachus. Après le serment d'usage et la pose du bâton, les deux nouveaux ont fait le tour des confrères pour recevoir les encouragements de tous.

Christian MASSET

VITRIVAL lui fera honneur ce dimanche...

La légende de saint Hubert,

patron des chasseurs

Ce dimanche 4 novembre à 11 h aura lieu la bénédiction et l'inauguration de la chapelle Saint-Hubert de Vitrival, sise rue du Bout, à côté de l'habitation de Madame Paulette Daffe-Jacqmain. C'est l'occasion ici de vous raconter la légende de saint Hubert, premier évêque de Liège.

Hubert était, en l'an 683, un seigneur célèbre dans toute la Gaule, par son intelligence, sa richesse et sa bonté. Agé de 28 ans, il jouissait d'une renommée des plus flatteuses; il avait un visage loyal, ouvert et souriant. On ne connaissait à Hubert qu'une passion vive, irrésistible, furieuse : la chasse. II ne pratiquait aucune religion, étant sans doute trop occupé de vénerie pour adorer aucun dieu, malgré l'enseignement chrétien relu par sa tante sainte Ode, sa mère étant morte en le mettant au monde. II se souciait donc fort peu de la messe et des solennités chrétiennes, mais il ne pensait pas mal faire et les ignorait simplement, occupé chaque jour parla chasse.

Il savait que, pour les chrétiens, le cerf devait à sa noblesse d'être l'animal privilégié du Seigneur, pourtant il se réjouissait d'entendre le cerf gémir lorsque les chiens le tiennent et lui, trouant le flanc avec l'épieu, sa main ne tremblait pas le moins du monde.

Un jour d'hiver, Hubert partit à cheval pour la chasse dès les premières lueurs de l'aurore. C'était le jour de la fête de la Nativité du Seigneur. Comme il commençait à chasse, un cerf dix-cors, entièrement blanc, d'une taille extraordinaire, bondit d'un fourré et s'élança devant lui, l'entraînant dans les profondeurs de la forêt où le galop de son cheval le poursuivit. Après plusieurs heures, le cerf ne montrait toujours aucune fatigue alors que Hubert était rompu. Soudain, dans une vision de lumière, Hubert vit entre les bois du cerf, l'image du Crucifié et il entendit une voix qui lui disait : « Hubert, Hubert, jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? »

Hubert, saisi d'effroi, se jeta à terre et interrogea la vision : « Seigneur, que faut-il que je fasse ? »

« Va donc, reprit la voix, auprès de Lambert mon évêque, à Maestricht, convertis-toi ; je te fais confiance afin que mon Eglise en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée. Et Hubert de répondre avec force et enthousiasme : « Merci, ô Seigneur, vous avez ma promesse, je saurai en toutes choses me montrer digne de vous ».

Hubert, duc et maire des rois du Palais d'Austrasie, tint parole. II se rendit auprès de l'évêque Lambert qui le reçut avec joie et lui donna sa bénédiction. Abandonnant palais et richesses, il se retira à Andage où le Seigneur s'était montré à lui dans les ramures d'un cerf blanc, sous la forme d'une croix étincelante. Il y vécut pauvre et parvint au complet détachement des biens de la terre.

Mais le bruit de sa conversion se répandit dans toute l'Ardenne. Et les païens, en apprenant que cet homme si réputé, ce grand chasseur, ce très haut et noble seigneur avait avec éclat embrassé la religion du Christ, furent ébranlés et se convertirent en masse.

Après que Lambert, évêque de Maestricht, fut massacré par des païens, Hubert fut appelé à lui succéder. En 708, il établit son siège épiscopal à Liège après avoir pris soin de faire transporter les restes de Lambert sur les lieux. Dès lors, Hubert convertit de nombreux non-croyants, encouragea la charité, rechercha une justice égale pour tous. Plus tard, Hubert rendit son âme à Dieu le dernier vendredi du mois de mai de l'an 727, dans sa 71 e année. Sa mort fut un deuil universel.

C'est alors que de nombreux et retentissants miracles se produisirent. Sa dépouille fut transférée à Andage, où vivaient des moines bénédictins.

Un jour, le troisième du mois de novembre, longtemps après la mort d'Hubert, deux seigneurs ardennais chassaient dans une partie de la forêt voisine d'Andage ;Ils se souvinrent qu'ils étaient sur les lieux préférés de chasse d'Hubert. Ils firent le vœu d'offrir au saint le premier animal qu'ils tueraient ; immédiatement, leurs chiens se lancèrent vers un sanglier énorme qui entraîna la meute et chasseurs jusque sous les murs mêmes du monastère de saint Hubert. Mais, oubliant la promesse qu'ils avaient faite, les seigneurs donnèrent l'ordre d'emporter le sanglier. Celui-ci aussitôt se dressa comme s'il était indigne d'être soustrait à sa pieuse destination et disparut aux yeux des chasseurs remplis de remords. Et depuis cette époque, le 3 novembre est réservé à la fête de saint Hubert

Le 3 novembre, tous les chasseurs prennent part à de grandes chasses organisées en l'honneur du saint. Les cors sonnent le réveil dans tous les villages d'Ardenne ; les prêtres célèbrent la messe à la lueur des flambeaux. Le plus jeune chasseur fait la quête en offrant, en guise de plateau, le pavillon de son cor retourné... d'où retombèrent longtemps des pièces d'or. Et le premier gibier tué est offert au saint eu égard au grand amour de vénerie qu'il eut avant d'être sanctifié.

Actuellement, le culte de saint Hubert est surtout répandu aux Pays-Bas et dans la vallée du Rhin. Il est le patron des chasseurs et le protecteur des chiens de chasse. Il est également invoqué contre la rage et les morsures de serpent.

Vous trouverez en page x le programme de la ducasse de la Saint-Hubert de Vitrival, organisée par les Amis de la chapelle, en collaboration avec l'échevinat du Patrimoine.

J.-F. F.

Les rencontres du week-end

Samedi 27 octobre 2001

Diablotins, à 11 h

Winenne - Bambois

Fal.Aisemont - Ligny

J. Tamines - Fal.Aisemont

 

Préminines, à 13 h

Bambois - Bois-de-Villers

Fal.Aisemont - Anhée

Mettet - Fal.Aisemont

 

Minimes, à 13 h

J. Tamines - Bambois

Fal.Aisemont A - Velaine

Morialmé - Fal.Aisemont B

 

Espoirs, à 15 h

Haversin - Bambois

 

Réserve, à 15 h

Fal.Aisemont - Biesmerée

Bambois - Denée

Dimanche 28 octobre 2001

Cadets, à 10 h 30

Bambois - Tarcienne

Somzée - Fal.Aisemont

 

Scolaires, à 10 h 30

Fal.Aisemont - Wépion

 

Div. 3 :

Saint-Gérard - Bambois

Et. Tamines - Aisemont

 

Minimes

J. Tamines - Bambois 3 - 0

Morialmé - Fal.Aisemont B 6 - 0

 

Espoirs

Haversin - Bambois 0 - 10

 

Réserve

Fal.Aisemont - Biesmerée 4 - 3

Bambois - Denée 2 - 1

Cadets

Bambois - Tarcienne 7 - 4

Somzée - Fal.Aisemont 6 - 1

 

Scolaires

Fal.Aisemont - Wépion 0 - 5

 

Div. 3

Saint-Gérard - Bambois 7 - 5

Et. Tamines - Aisemont 0 - 2

SAINT-GERARD - BAMBOIS

7 - 5

Dans le premier quart d'heure les visités imposent leur loi par deux buts de Lambert et un de Piron sur penalty. Loïc Graulus réduit l'écart avant que Barthélémy Waeles ne se fasse exclure. Patrick Piron se remet en évidence (4-1) tout comme Graulus (4-2).

Dès la reprise, Graulus est toujours là pour rendre espoir aux siens. Toutefois, l'exclusion de deux joueurs visiteurs (Jacob et Wauthelet) rend la tâche plus aisée aux avants visités, dont Fabian Honore qui score à deux reprises. Ludovic Pochet clôture la série de Saint Gérard, Libert adoucissant le score.

ET. TAMINES - FAL.AISEMONT

0 - 2

Ce derby à trois (deux clubs et un référé dans un rayon d'un kilomètre) démarre sur les chapeaux de roue. Dès la première minute, Michel Jumet rate un penalty et sur l'action qui s'ensuit, Pierre Thys rate une occasion « trois étoiles ». Les visiteurs prennent un léger ascendant mais le jeu à l'Anglaise ne rapporte rien.

En deuxième période, les visiteurs posent le jeu et, à la 60e, Luc Deproot s'infiltre dans la défense et fusille le gardien (0-1). Un quart d'heure plus tard, Thys se rachète en plantant la deuxième rose après un slalom dans le rectangle adverse. A noter l'excellente prestation de l'impérial Halzen (toujours aussi volubile) qui montrera du rouge à Christophe Piette.