N° 30  10 août 2001

Pensons à nos aînés

Fêtent leur anniversaire au cours du mois d'août

Le 2 : Eveline Brosteaux, Rue Tisserand, Haut-Vent 80 ans

Le 6 : Georgine Godfroid, Rue Sainte-Brigide 84 ans

Le 7 : M.-Th. Vandaele, Rte St-Gérard, Bambois 80 ans

Le 12 : Jean-Marie Severin, Ch. Namur, Sart-St-L. 86 ans

Le 13 : Yvonne Dewyse, R. Claminforge, Le Roux 80 ans

Le 16 : Irène Simon, Home Dejaifve 85 ans

Le 16 : Renée Mouton, Ch. Charleroi, Vitrival 85 ans

Le 16 : Omer Van Ryssel, Route de Mettet 84 ans

Le 18 : Marie-Louise Quertinmont, Rue Delmotte, 81 ans

Le 19 : Ida Constant, R. du Potage, Névremont 87 ans

Le 17 : Rachelle Bauwens, Route de St-Gérard, 82 ans

Le 21 : Marguerite Joseh, Home Dejaifve 85 ans

Le 26 : Jeanne Boulanger, Rte St-Gérard, Bambois 81 ans

PETITE BALLE AU TAMIS

AU CHAMPIONNAT DES FETES NATIONALES A BRUXELLES

FOSSES enlève la « Balle du Roi »

Lundi dernier, notre équipe première a brillamment enlevé le championnat des Fêtes Nationales et le Grand Prix du « Soir x en triomphant de Tamines-Alloux par 15 jeux à 3.

Le samedi. 21, nos joueurs s'étaient qualifiés pour la finale, en battant, par i l jeux à 4, l'équipe bruxelloise.

Le dimanche 22, nos juniors, qui disputaient les demi-finales du Grand Prix Sturbelle, ne répondirent pas aux espoirs placés en eux ; opposés à Arsimont, ils eurent un début difficile ( 6-1 en faveur d'Arsimont au repos). Ils se reprirent toutefois en se rapprochant à 7 jeux pour 8, mais à ce moment, ils livrèrent trop d'envois hors-jeu et échouèrent par 7 jeux à 11.

Lundi, c'est devant la toute grande foule que s'est disputée la grande finale.

A. Detellier est au tamis, et dès sa première balle, réussit chasse, faisant ainsi remonter ses équipiers. Davelois, qui lui est opposé, est cloué au tamis, Adelin renvoyant tout. Nos joueurs, sans descendre, prennent 3 jeux. Prosper, plus heureux, remonte, mais Rennuy, à 40 à 2, s’adressant à Cornet, gagne son jeu. 4-0. Jean Drion est cloué au tamis : 4-1. Adelin réussit, par 2 chasses, à reprendre le rectangle, mais perd son jeu, 4-2. Le jeu suivant est enlevé par Fosses. Rennuy et J. Hubert chassent tout : 5-2. Nos joueurs sont irrésistibles et creusent l'écart en marquant bien vite 11 jeux à 2. Prosper, à ce moment, parvient à prendre son jeu du tamis 11-3. Michaux, Davelois et Cornet sont cloués au tamis : 15-3. Istasse réussit chasse à Detellier, Fosses descend à la livrée avec 40 à 0, et notre junior Leclercq livre pour sa première fois de la journée. Il adresse sa première balle à Prosper qui chasse outre ; sa 2e est pour Davelois, qui remet mauvaise, et c'est donc le plus jeune joueur (17 ans ),qui gagne la balle royale.

Aux acclamations de la foule, le Roi Baudouin lui remet le trophée et il. est porté en triomphe au local de la place du Sablon.

Un triple ban pour nos cinq joueurs !Car pour la troisième fois, la Balle d'Argent du Roi revient à une équipe Fossoise. Les fervents de la « petite reine blanche » n'ont pas oublié qu'en 1930, jules Biot, notre brillant chef de partie, recevait le trophée du Roi Albert Ier, tandis

qu'en 1935, c'est Léopold III qui félicitait un autre chef de partie fossois, Victor Genot et remettait la Balle d'Argent à son co-équipier, Adrien Laret. Cette fois, c'est le tout jeune Firmin Leclercq qui, en gagnant le dernier quinze a reçu de Baudouin Ier la splendide Balle d'honneur, et, nous l'avons constaté de visu, c'est dans un enthousiasme général, avec l'unanime satisfaction de tous les spectateurs et joueurs, que le benjamin de l'équipe remporta la Balle tant enviée.

Très nombreux étaient les Fossois qui s'étaient déplacés ce lundi au Sablon. Nombreux aussi les supporters de Biesmes, Tamines, Arsimont, Auvelais, etc... Nous y avons rencontré pas mal de

« Wallons » de Bruxelles qui n'étaient pas moins fiers des lauriers fossois.

La vieille place du Sablon avait revêtu : on aspect des grands jours. L'organisation était parfaite, les installations magnifiques.

La partie fut suspendue au moment de l'arrivée de notre jeune Souverain, qui fut accueilli par des vivats enthousiastes. Accompagné du Colonel Vandenheuvel, du Lieutenant-Colonel Dinjaert, et du Major Jacques de Dixmude, le Roi est reçu par M. Yvon Jamart, Président de la Fédération Internationale de Petite Balle au Tamis, et par M. Van de Meulebroeck, bourgmestre de Bruxelles. Il est conduit à la tribune, déjà bondée de personnalités et d'invités de marque. Nous y avons noté entre autres la présence de MM. de Taeye, Ministre de la Santé Publique, Neef, gouverneur du Brabant ; Buisseret, Sénateur ; le bourgmestre et les échevins de Bruxelles, Bertinchamps, bourgmestre de Taumnes, A. Libouton, Président de la Société de Jeu de Balle de Fosses, notre vieil ami Arthur Motteaux, qui , est de toutes les fêtes bruxelloises et de bien j d'autres encore !... '

Une mignonne fillette offre des fleurs au Roi qui, par après, se fait présenter les 10 joueurs en , présence et s'entretient familièrement avec eux.

Le chef de partie de Tamines, Prosper Van der Straeten, explique au Souverain les particularités , du gant de balle au tamis.

A la fin de la partie, le jeune Souverain remet au jeune joueur Firmin Leclercq, tout fier mais un peu ému, la banderolle où est attachée 1a Balle d'Argent.

Quand est née la petite balle au tamis ? Les documents nous manquent pour répondre à cette question avec précision. Il est certain que ce sport aujourd'hui complètement disparu et propre a notre pays, a été pratiqué déjà à la fin du siècle dernier. II découle sans doute de la pelote basque, dont les joueurs utilisent un gant plus long. Les règles du jeu sont un peu différentes de celles de la balle pelote, sport devenu plus connu à Fosses après la seconde guerre, avec comptage : 15, 30, 40 et jeu. Mais à la petite balle, on arrêtait tous les 5 jeux.

Les plus âgés se souviennent sans doute de ce beau ballodrome, place de la Briqueterie, sur lequel évoluait avant la guerre, une équipe renommée à Fosses, avec Jules Biot, Alfred Stevenne, Adrien Laret, Victor Genot, Valère Winson et plus tard Adhémar Drèze, les frères Detellier, Fauchet, Guy Gillard, Marcel Leclercq. Le public était nombreux (parfois des centaines), debout dans les talus et prairies avoisinantes ou assis sur des bancs formés de poutres en bois. Le tracé du jeu était fait d'un rail en fer scellé au sol et, à Fosses, un énorme panneau en bois permettait une meilleure visibilité aux joueurs d'en face (il fut enlevé en 1963 en même temps que l'arbre du Centenaire, pour les besoins des festivités de la Saint-Feuillen

Cette année-là. Souvent, les balles chassées atterrissaient dans le jardin de Madame Pèpèt (Mme Wiame) ou sur la route de Tamines. L'arbitre disposait d'une petite table et d'un marquoir fait de deux ardoises et les « quinze » se marquaient à l'aide de petites boules en bois attachées à une ficelle que l'on remontait ou descendait, pour que le public soit au courant du score.. Les joueurs portaient un pantalon couleur sable et une large ceinture noire. Les balles étaient petites et dures ; elles étaient fabriquées artisanalement dans le Hainaut, par certaines familles, les soirs d'hiver. Le livreur faisait rebondir la balle sur un petit tamis placé à terre, avant de l'envoyer vers le « strwè djè » où se trouvaient les 5 joueurs adverses ; les joueurs disposaient d'un gant recourbé fabriqué en lamelles de cuir dur enduit de savon noir ou de vaseline. Le livreur le plus réputé à Fosses fut Victor Genot, qui parvenait à envoyer ses livrées outres du jeu et prenait ainsi une belle option. La plupart du temps, le jeu nécessitait une balle par quinze, car elle n'était plus utilisable quand elle retombait de très haut sur le sol.

Pour être plus précis, nous avons questionné Francis Migeot, fils de l'ancien président fossois, (le regretté André Migeot), qui se souvient des dernières années de la pratique de ce sport à Fosses. Il fit partie des derniers joueurs fossois avec une seule compétition pour juniors.

En 1963, il y avait un championnat avec 5 équipes juniors (Jumet, Charleroi, Merbes, Châtelet et Fosses) et en 1965, il n'y en avait plus que 4. Ce fut la dernière année de compétition officielle de ce sport. En 1962, Dany Migeot recevait la Balle d'Argent lors du G.P. Jamart et en 1965, c'était son frère Francis qui gagnait la Balle du Roi, la toute dernière édition de ce sort typiquement belge et wallon. Francis se souvient de ses derniers équipiers : Francis Michaux, Robert Villers, Freddy Gillard et Dany Migeot et aussi parfois Guy Leclercq ou Guy Want, mais nous en oublions certainement. Le local se tenait chez Louise, maman de Dany et Francis. Il y eut par la suite, mais occasionnellement, quelques luttes amicales avec des équipes formées pour la circonstances, lors de festivités.

Pourquoi ce sport a-t-il disparu ainsi totalement ? Il y avait le prix des balles, bien sûr

il en fallait environ 150 par lutte et en 1965, elles coûtaient 4,50 F pièce ; mais surtout parce que les clubs de balle pelote venaient offrir aux joueurs de petite balle, les plus doués pour un sport à peu près semblable, de les payer généreusement, ce qui fait que

les joueurs se dirigèrent progressivement vers la balle pelote, sport financièrement plus attractif.

Fosses Avenir Pelote dispose aujourd'hui d'un très joli ballodrome où ont eu lieu naguère, des luttes épiques de petite balle au tamis, qui attirèrent, paraît-il, certains dimanches, jusqu'à 3.000 personnes à Fosses.

La petite balle au tamis distraction estivale d'antan dans notre région

II y a cinquante ans, Fosses gagnait pour la troisième fois la Balle du Roi. II s'agissait alors de la petite balle au tamis, un sport qui fit fureur dans notre région dans la première moitié du siècle dernier et qui a aujourd'hui complètement disparu. II était pratiqué à Bruxelles, dans le Hainaut, dans la Basse-Sambre et notre région de Fosses- Mettet-Biesme, mais pas en région liégeoise par contre..

La Balle du Roi se jouait sur la place du Sablon à Bruxelles et représentait le couronnement de la saison, La lutte mettait aux prises, en principe, les deux meilleures équipes du pays. Le Roi ainsi que de nombreuses personnalités, étaient invités et c'est le Roi lui-même qui remettait le trophée au joueur de l'équipe gagnante qui avait gagné le dernier quinze.

Nous reproduisons ici la relation de cet événement, paru dans un Messager de Fosses de juillet 1951, où l'on apprend que Fosses gagna le trophée à 3 reprises : remise tout d'abord à Jules Biot en 1930, par le roi Albert ter, en 1935 à Adrien Laret, par Léopold III, félicitant le réputé Victor Genot, grand artisan de la victoire et en 1951 au jeune Firmin Leclercq. Nous expliquons plus loin qu'une 4e Balle du Roi fut gagnée en 1965 par Francis Mi eot (la dernière avant la disparition de ce sport))

De temps à autre, dans notre chronique d'il y a 100 ans, nous retrouvons des annonces de luttes de balle à Fosses, qui semblaient être des luttes amicales, à l'occasion de fêtes surtout, entre équipes de différentes localités du Hainaut : Morlanwelz, Montigny, Dampremy, Châtelet, Tamines, Auvelais, Mazy, mais il est bien spécifié : luttes de balle au tamis. La balle pelote ne semblait pas encore introduite chez nous. Curieusement, les luttes sont annoncées à Fosses (Mettet en annonce aussi, parfois), mais on ne parle pas d'équipe à Fosses. Le 25 août 2001, la Ligue des Commerçants de Fosses organise une « lutte finale », place de la Briqueterie (act. du Centenaire) entre Tamines (Legrand) et Fayt-lez-Manage (Vanechen), avec enjeu de 250 F. A l'occasion de la fête de Fosses, le 1 er octobre 2001, le programme indique une grande lutte au jeu de petite balle au tamis, au Faubourg de Lège, entre les deux plus fortes parties du pays

Charleroi (La Royale) et Bruxelles Sablon. II existait donc sans doute une Fédération, mais y avait-il un championnat ? A Tamines, il exista au moins deux équipes (Le Messager n° 38 du 22 septembre annonce une lutte revanche de petite balle, entre Tamines (Lambert) et Tamines (Les Gamins), il est annoncé dans le n° 40 une lutte au jeu de balle d'Ath (1/2 dure) entre Moignelée et Tamines (Barbiaux). La saison était même parfois tardive : dans le n° 50 du 15 décembre 1901, il est annoncé une lutte à Bambois, sur le Baty, entre Arsimont (Fayt) et Fosses (Poulet). Cela nous indique qu'il y avait donc au moins une équipe à Fosses, mais sans doute occasionnelle.

 

Marche Sainte-Gertrude

C'est depuis 1982 que les marcheurs de Le Roux effectuent leur marche annuelle en l'honneur de sainte Gertrude, le jour de l'Assomption. Après le réveil par les tambours et le rassemblement des troupes pour la prise des drapeaux à 9 h 30, ce sera la messe en l'élise paroissiale à 10 h, avec bénédiction des armes, puis la sortie de la procession religieuse, escortée par tous les marcheurs.

L'après-midi, les marcheurs reprennent la route pour un nouveau périple dans les rues du village et au hameau de Cocriamont, avec feu de file en fin de journée.

Le lendemain, vendredi, nouvelle sortie des marcheurs avec visites chez les officiers et les sympathisants. En fin de journée : regroupement aux Quatre-Chemins pour la retraite aux flambeaux vers 22 h 30, cérémonie qui clôture les festivités.

Brocante

Les festivités annuelles de Le Roux se dérouleront les 25, 26 et 27 août. Nous publierons le détail du programme prochainement. Comme l'an dernier, une grande brocante est organisée le samedi 25, dès 8 h du matin. Il s'agit d'une brocante libre qui permet à chacun de vider ses greniers de son encombrement et sans doute de réaliser un bénéfice substantiel.

Si vous êtes intéressé, vous pouvez téléphoner pour une réservation au

071-71.17.39.

Façades fleuries

La section fossoise de la Régionale d'Horticulture organisait un concours de façades fleuries dont les résultats ont été récemment publiés.

Le délégué du Cercle, M. Gabriel Vermaut tient à féliciter et remercier tous les participants, sans pour autant ne pas oublier les personnes qui ont également fleuri leurs façades sans être inscrits au concours, dans les diverses rues de l'entité.

Voici ces résultats

1. Marc Thibaut, rue de Tamines 19

2. René Godefroid, Camp. du Chêne 35

3. Léona Chantraine, rue de Doye 8

4. Guy Marron, Camp. du Chêne 39

5. Marius Magnien, rue Grand Gau 1

6. Léon Loiseau, Faubourg de France 1

7. André Gheyssens, Champ Stoné 20

8. Raymond Horion, Champ Stoné 45

9. Jean-Pol Georgery, rue de la Plage 19

10. Jean-Pol Léglise, rue du Postil 18

11.Lucia Mastrocinque, rue du Postil 12

12. André Lainé, route de Tamines 22

13. Désiré Charlet, rue de la Plage 21

14. André Janssens, rue des Forges 16

15. André Gilot, route de Bambois 21

16. Bernard Legait, rue Grand-Etang 20

17. Perger Antoine, route de Tamines 43 B

18. Gabriel Vermaut, rue du Postil 6

19. Raymond Vervotte, rue des Remparts 15

20. Jean Deprez, rue Station 74, Aisemont.

Une belle occasion pour les promeneurs, d'aller admirer ces façades - et bien d'autres - qui montrent que les Fossois se font une fierté de garnir leurs maisons généralement avec beaucoup de goût et d'imagination.

La prochaine conférence du Cercle aura lieu le 3 septembre.

La Ferme de la Folie

Cette ferme est très ancienne, elle appartenait autrefois à la Haute Cour de Fosses, puis passa à P.-Ch.

Ancion, ancien bourgmestre de Huy et en 1730, fut achetée par Louis van Werdt, 50e abbé de Floreffe. En 1798, ferme, terres et bois, soit près de 90 ha, furent confisqués aux religieux de Floreffe et vendus au profit de la République à Louis Mathieu, un homme de loi de Namur. La ferme échut ensuite à Henri Lemaitre, ancien bourgmestre de Namur, époux de Paule Piret, de Fosses et père de la future Madame Delmotte, une mécène fossoise qui offrit tant à la ville. Puis le bien passa à Maurice Weber, de Morlanwelz, en 1936 à Paul Verbeck, de Bruxelles et en 1949 à la famille Braun, de Gand.

Les fermiers de ces dernières décennies furent M. Mathève (vers 1950), puis Camille De Vlieghere et maintenant son fils Eric. Cette ferme est située sur le tracé du tour de la Saint-Feuillen. Le cortège entier passe dans la cour même de la ferme, selon une tradition séculaire.

Extrait de « 77 rues de Fosses

GARDE

Pharmacies de garde

Jeudi 9 : Maquille, Saint-Gérard

Vendredi 10 : Mainil

Samedi 11 : Maquille, Saint-Gérard

Dimanche 12 : Maquille, St-Gérard

Lundi 13 : Nysten, Bioul

Mardi 14 : Trigaux, Mettet

Mercredi 15 : Trigaux, Mettet

Jeudi 16 : Boxus Service médical

Le service de garde sera assuré ce week-end, ainsi que le jeudi 15 août (Ascension) par le docteur

MASSCHELEYN, tél. 071-79.83.66.

Encore un hold-up

Samedi dernier, vers 16 h 45, un braquage a eu lieu dans la grande surface de chez Monsieur Bricolage, (anc. Bricosphère), chaussée de Charleroi à Fosses. Deux hommes armés et encagoulés ont fait irruption dans le magasin et ont aussitôt menacé le caissier à l'aide d'un fusil, tout en se faisant remettre le contenu de la caisse, une somme d'environ 75.000 F. Ils ont alors pris la fuite sur une moto de type cross, dans la direction de Vitrival.

On ignore toujours l'identité des individus qui n'ont pas été retrouvés.

Aménagement

Une lettre du bourgmestre au ministre Daerden concerne l'aménagement des îlots directionnels de l'entrée de Fosses, notamment ceux situés le long de la R922 au Cheslong. Une somme de 2 millions a été prévue mais le bourgmestre demande de faire diligence afin que ces travaux soient réalisés avant l'hiver pour des raisons évidentes de sécurité. Il insiste afin d'être informé sur le calendrier de ces travaux.

Acte de désespoir

Après le décès de Bernard Muller, à la suite d'un suicide, c'est un nouvel acte de désespoir qu'il faut regretter chez nous ce mercredi matin, celui de Thierry Populaire, 39 ans, installé garagiste, rue des Zolos à Fosses. Il était le papa de 3 enfants.

Après l'incendie et puis l'accident d'Armand Eischen, le sort s'acharne sur ce quartier proche de l'école Saint-Feuillen.

Fête de quartier

De plus en plus aujourd'hui, les habitants de différents quartiers souhaitent se rencontrer et faire connaissance ; il faut avouer qu'on ne marche plus guère aujourd'hui, on se croise en voiture, ce qui ne favorise plus les rencontres et les conversations entre voisins qui n'ont plus l'occasion de se connaître. La télévision tient aussi les gens en vase clos. C'est ainsi que les habitants des quartiers des Bergeries, de la rue de l'Ecole Moyenne et de la Petite Couture ont eu l'occasion dimanche dernier de participer à un barbecue qui avait réuni plus de 80 personnes, dans une ambiance de grande cordialité.

Dans notre prochain numéro, nous consacrerons un reportage complet sur cette fête, qui se déroula dans la salle couverte de l'Ecole Moyenne, ce qui devrait inciter d'autres quartiers à faire de même.

Des peintures

Du 11 au 30 août, à la Maison de la Culture et du Tourisme de Fosses, se tiendra une exposition des oeuvres de Christelle Migeot (30 ans), de Fosses et de Marie-France Dubois (29 ans), de Tamines.

- Christelle Migeot a fait un parcours artistique en études secondaires et supérieures : « Mes réalisations sont basées sur la couleur et la matière que j'affectionne tout particulièrement. En quête du bien-être et d'harmonie, je retranscris volontiers les envies de fleurs colorées, de fruits mûrs ou d'intérieurs campagnards ».

- Marie-France Dubois a fait ses études secondaires en arts plastiques et ses supérieures en conception esthétique en stylisme-objet usuel : « Passionnée par les techniques de la BD et influencée par l'art nouveau, ces deux styles se reflètent dans mes créations. Je me porte sur plusieurs centres d'intérêt : l'illustration, le graphisme et l'infographie et travaille essentiellement dans le domaine de l'imaginaire »

Ouvert tous les jours de 9 à 16 h, le week-end, de 10 à 18 h.

Le pont

Avec le jour de l'Assomption qui tombe un jeudi, il faut s'attendre à différentes fermeture de nos administrations : Commune, Poste, Banques, le vendredi 16 août.

Le Petit Chapitre

Le Musée de la poupée folklorique, place du Chapitre sera ouvert tous les jours de juillet et août, de 14 à 18 h. L'entrée est de 100 F pour adultes, 80 F pour seniors, 50 F pour les enfants et gratuit pour moins de 6 ans.

Avis

En l'absence du bourgmestre, en congé du 14 au 19 août, une note de service fait savoir qu'il sera remplacé par l'échevin B. Meuter, du 14 au 17 inclus ; puis par l'échevin M. Charles, les 18 et 19 août inclus.

Blessé

Mercredi, vers 17 heures, M. Yannick Dethier, de la localité, circulait route de Tamines en cyclomoteur. Il fit brusquement une chute qui nécessita le déplacement de l'ambulance de Fosses qui le conduisit au Centre hospitalier du Val de Sambre, à Auvelais. La police locale a menu l'enquête d'usage.

Exposition

Le jeune artiste fossois Patrick Germaux, dont on connaît volontiers le style agressif pour dénoncer la violence du monde, expression de sa sensibilité à fleur de peau, présentera une trentaine de ses oeuvres, du 4 au 17 septembre, dans les salons du Casino de Namur.

Avis aux amateurs : l'exposition sera ouverte tous les jours à partir de 14 heures.

Nos ancêtres les Gaulois évoluent

Poursuivons notre histoire fossoise au temps des Gaulois. Nous n'avons guère parlé d'Ambiorix, roi des Eburons, un homme un peu à part qui vivait dans une région aujourd'hui défendue par Happart : les Fourons. II a aussi combattu César, avec succès, passant régulièrement par Fosses pour y boire sa chope ; de même que Vercingétorix qui termina sa vie à Rome, prisonnier et finalement mis à mort ; c'était un pyromane qui avait la marotte d'incendier les recoltes et cuisait ses patates et sa viande dans les cendres (véridique), pour lui et son armée.

Quand tous ces ambitieux sont morts, commença pour nous une période de paix de près de trois siècles. L'empereur Auguste se chargea de fixer des frontières et nous eûmes Reims pour capitale. Un réseau routier fut aménagé (pas encore d'autoroutes, ni d'asphalte), des routes avec nids de poules et mauvaises herbes, guère fréquentées. De temps en temps passaient des chars romains tirés par des chevaux ou des bœufs (le moteur à vapeur viendra bien plus tard). A Fosses, on avait bien un sentier secondaire qui conduisait à Bavai, mais, comme le mot le dit, il fallait baver pour y arriver, tellement c'était loin et difficile d'accès. Les Fossois ne s'occupaient guère de tout cela et vivaient comme au temps de leurs grands-parents, avec un peu plus de distractions. César, qui avait instauré son calendrier, y avait incorporé des dimanches. C'est alors que les Fossois changeaient de peaux (de vêtements) et s'amusaient à toutes sortes de jeux, de danses et de beuveries (le folklore commençait à naître chez nous !) Progressivement, on construisit des villas dans lesquelles s'entassaient plusieurs familles. C'était des constructions en dur, dont on, a retrouvé des débris lors de fouilles. Autour de ces villas, on cultivait des petits coins de terre et la vie s'organisait pour subvenir à ses besoins. On ne sait rien de leur vie amoureuse ; pratiquaient-ils la monogamie ou la polygamie ? Mystère. On n'a jamais retrouvé de registres d'état civil. A 40 ans, on devenait vieux et à 50 on était carrément gâteux. Aux grabataires, on ne leur donnait plus rien à manger pour les inviter à faire place aux jeunes. Pour défricher les bois et ouvrir des clairières pour la culture, on organisait des concours : chacun ses 10 m2 à enlever branches et souches d'arbres ; celui qui tombait sur un vieux chêne était sûr d'y passer la semaine. Les récompenses consistaient en vivres : un lapin, une bécasse, un marcassin, que l'on préparait au barbecue ; le tout arrose de vin nouveau venu tout droit de la région de Reims (ou Rince, d'où le verbe se rincer le gosier, dans des cruches en terre cuite, bien secoué durant tout le voyage ; le plus souvent, tourné en vinaigre.

Des fouilles récentes ont pu conclure qu'il est possible qu'il existât des villas à Taravisée, à Le Roux, à Névremont, car on a retrouvé à divers endroits, des débris de tuiles, des poteries, des outils en bronze, des bijoux, des pièces de monnaie (pas d'euros), des biberons d'enfants...

Nos anciens d'alors parlaient le Gaulois dans les campagnes ; les plus érudits et les magistrats des villes parlaient plutôt le latin. Le christianisme n'avait pas encore été introduit chez nous et on continuait à croire aux divinités des eaux, de la foudre et de la forêt.

Plus tard, nos ancêtres trouvèrent le moyen de fabriquer des outils et des armes en fer. La fonte des minerais se faisait dans des fourneaux chauffés au charbon de bois. Le métal récupéré était livré aux forgerons qui transformaient en outils. Les brûlures étaient fréquentes, mais leur fierté les obligeait à ne pas crier quand ils recevaient des braises sur les pieds. « Aïe ! » : c'était un gage ; « Ouïe ! » : c'était deux gages ! Le juron « Nom de Dieu » n'était pas en usage, le christianisme n'étant venu que plus tard. On disait « Godferdum » de consonance latine : God (Dieu) et fer d'homme (le fer fabriqué par l'homme), responsable d'éclaboussures brûlantes. Ce juron, qui fut adopté par nos voisins flamands, a donc traversé les siècles. D'autres l'ont déformé et disent : grosse fesse d'homme. Assez grossier! (à suivre)

Keskidi nous propose...

(à lire avec humour)

Moon, Jehova, Exétera

Ce n'est pas possible tout ce que peuvent inventer les adhérents des sectes pour convaincre de rejoindre leurs rangs.Tenez, pas plus tard que l'autre jour, il y en a un qui est venu jusque dans ma salle à manger, en traversant sans vergogne mon salon, un gros rouleau sur l'épaule, sans me laisser le temps de me ressaisir ; il me dit tout de go !

- Lui : Etes-vous heureux en ce bas monde plein de vicissitudes ?

- Moi : Ben...

- Lui : Ne sentez-vous pas l'irrésistible appel que lancent tous les cœurs dont les mains sont tendues vers vous ?

- Moi : C'est que...

- Lui : Ne doutez plus, ne vous posez plus de questions, grâce à nous, votre vie sera transformée, votre parquet aussi.

Enfin, bref, j'ai fini par lui acheter son tapis d'Orient made in France.

Et ce n'est pas tout, l'autre jour, j'étais occupé à nettoyer une vieille lampe à l'huile. Ne voilà-t-y pas qu'un type qui ressemblait à un nuage en sort et commence à m'entretenir.

- Lui : Etes-vous heureux en ce bas monde plein de vicissitudes ?

- Moi : C'est-à-dire...

- Lui : Chacun doit prendre conscience qu'il n'est pas le seul à faire partie de ceux qui sont plusieurs, ne le croyez-vous pas ?

- Moi: Eh bien...

- Lui : Ne doutez plus, ne vous posez plus de questions, grâce à nous, votre vie sera transformée et la lumière jaillira.

Bref, j'ai fini par lui acheter, en douze mensualités, son pied de lampe en fin scandinave made in Japan.

Le lendemain, l'étais tranquillement en train de camoufler les traces de rouille sur la carrosserie de mon auto et qu'est-ce que je vois arriver : un type bien mis, chemise, cravate, veston, attaché-caisse et tout, et tout, il commence à m'entreprendre...

- Lui : Etes-vous heureux en ce bas monde plein de vicissitudes ?

- Moi : Ben, voyez-vous...

- Lui : Ah qu'il est bon de se sentir épaulé, les yeux dans les yeux, par des hommes marchant tous ensemble, d'une main tendue et d'un pied prêt à saluer son prochain.

- Moi: C'est que...

- Lui : Ne doutez plus, ne vous posez plus de questions, grâce à nous votre vie sera transformée, et la route sera longue et sereine vers des horizons parsemés de pompes à essence.

Enfin bref, j'ai fini par lui acheter son dernier modèle 16V, première traite payable en octobre.

Il n'y a pas à dire et c'est bien vrai, la solitude, ça n'existe pas !

Keskidi

Pensée de la semaine

Sosies, méfiez-vous des imitations.

Sart-Eustache

Marche Saint-Roch

Les marcheurs sartois seront au poste dès ce samedi afin de renouveler leur marche annuelle avec le sérieux et la solennité habituelles.

Voici le programme de ces festivités qui ont été ouvertes samedi dernier par l'organisation d'un grand barbecue, suivi d'une soirée dansante.

Samedi 11 août 12.15 Appel des officiers 13.30 Défilé des marcheurs

Puagne, Génicot, rue du Sartia, rue du Vivier, place, rue des

Ruelles, rue de l'Eglise et retour à la salle, avec décharges chez les officiers et sympathisants.

Ambiance musicale assurée.

Dimanche 12 août

8.30 Prise du drapeau

10.00 Bénédiction de la compagnie

10.30 Défilé : Bas-Sart, rue de la Ramée, rue de l'Ermitage et place.

15.00 Procession avec cortège religieux encadrée par les pelotons

18.00 Défilé des marcheurs, rue de l'Ermitage, du Sartia, chapelle du Sacré-cœur, retour place.

20.00 Bataillon carré et remise des médailles ; décharge commandée par le bourgmestre.

21.00 Soirée dansante.

Lundi 13 août

9.00 Messe pour les défunts

10.15 Dépôt d'une gerbe au monument aux morts

10.30 Défilé des marcheurs et décharges

22.00 Feu de file au Sans-Culotte avec brûlage du mannequin., suivi de la retraite aux flambeaux et le cassage du verre.

Composition du corps d'office

Sergent-sapeur: Jean Vandermissen

Petit sergent-sapeur: Quentin Biron

Caporaux sapeurs : Jean-Luc Lejeune, JeanLuc Deventer, Favio Ricci.

Adjudants : Henri Cleremans, Jean Maron

Petit adjudant : Martin Demoulin Officier payeur: Didier Monet

Les Sans-Culottes

Adjudant : Jean-Michel Borgniet

Officer : François Pons

Porte-drapeau : Gauthier Coppers

Sergents : Aldo Ricci, Mathias Ritucci

Tambour-major: André Poulain

Petit tambour-major: Alexandre Mottet

Majors : Léopold Ninnin, Jean-Louis Grégoire

Porte-drapeau : Eric Piéfort

Petits off. au drap. : Marvin et Kelvin Charlot

Officier des grenadiers : Bernard Lust

Petit off. des grenadiers : Julien Lust

Sergents grenadiers : Franz Milis, Gaàtan Moreau et Roland Migeot

Officier des Chasseurs à pied : Philippe Nale

Petit off. Chasseurs à pied : Vincent Nale

Sergents : Freddy Demoulin, Cédric Maron.

Officier des Artilleurs : Georges Bertrand

Petit off. des Artilleurs : Mathieu Cleremans

Sergents : Michel Bertrand, Marcel Charlot

Officier des Zouaves : Dominique Cereciat

Sergents des Zouaves : Patrice Ritucci,

François Perriquet.

La pêche miraculeuse

Dans le quartier de l'avenue Albert 1er

Réside un homme de bonne volonté

Il s'appelle Léonard

Pour moi, il a toujours un bon verre de pinard

De ses passions il est comblé

Du poulailler au clapier

Il est heureux de me présenter ses petits protégés

Dans son potager il m'emmène admirer

Ses légumes avec fierté.

Mais son hobby préféré,

C'est de s'en aller voguer

Comme il se doit accompagné

De son gourou Bernard Gossiaux

Qui connaît tous les habitants des eaux.

Par un bel après-midi

Les deux compères s'embarquèrent

Sur les rives de la Meuse.

Espérons que la pêche sera miraculeuse.

Attention, petits poissons, il va y avoir du rififi !!!

Pas besoin de prière

Les deux hommes ont du savoir-faire,

Dans leur barque, ce n'est ni la valse, ni le tango

Qu'ils vont tanguer sur les flots

Mais c'est le twist qu'ils vont lancer dans l'eau.

Petits poissons, petits poissons

De nos beaux hameçons,

Venez nous faire la java

Mordra ou mordra pas...

Silence et patience sont de mise

Remous et brise

Furtivement les grisent.

Une canne s'agite, vite, vite, une prise

Le premier actionna la moulinette

L'autre approcha l'épuisette

Avec ardeur, petit poisson se fit rebelle

Vaut mieux pour lui qu'il se fasse la belle

Car à la maison, Dame Lucette

Avait déjà préparer les assiettes.

Vu la résistance il doit être gros

Avec stupeur les deux complices sortirent de l'eau

Un monstre de 4 kilos

Un superbe brochet.

Quelques semaines plus tard

Ils ont repris les moulinets

Et cette fois c'est peut-être le hasard

Ou une formule magique de Léonard

Mais la prise fut plus imposante

Que la précédente

Une sandre de 5 kilos 500 grammes.

Félicitations. Patrick, av. Albert 1er 40

Pourquoi fêter sainte Julienne de Cornillon

à Fosses ?

Julienne est née à Rétinne, sur les hauteurs de Liège, en 1192. Devenue orpheline à 5 ans, elle est envoyée avec sa sœur Agnès au couvent de la léproserie de Cornillon, à laquelle leur père avait légué ses biens. Sœur Sapience se chargera de leur éducation et Julienne se montre ouverte aux « choses de Dieu ». Elle travaille aussi à la ferme et se met au service des lépreux

Dès sa jeunesse julienne a des visions : le disque lumineux de la lune lui apparaît toujours amputé d'une fraction. Elle garde le silence pendant plus de vingt ans. Avec l’aide de son amie et confidente et dans la prière, elle perçoit enfin le sens : Il manque une fête en l'honneur du corps et du sang du Christ. Julienne mettra alors tout en oeuvre pour promouvoir cette Fête-Dieu.

C'est vers le 15 octobre 1246, à la demande du Prince-Evêque Robert de Thourotte en visite à Fosses que cet office de la Fête-Dieu, écrit par sainte-Julienne et le Frère Jean, fut récité pour la toute première fois en notre collégiale. Mais elle rencontre l'opposition des « bourgeois » et des édiles communaux! Persécutée et exilée, elle rentre pourtant à Cornillon, mais des troubles éclatent et elle doit s'enfuir à Robermont, au Val Benoît à Liège, puis à Huy et à Salzinnes, pour arriver à Fosses en 1256 ; elle sera accueillie dans une recluserie joignant à la collégiale. Affaiblie, malade, puis alitée, Julienne aspire à mourir. Aux personnes qui parlent de sa mort, elle répond: « Je ne vais pas mourir, mais vivre ». Le 5 avril 1258, son état d’extrême faiblesse ne lui permet plus de communier : le prêtre lui présente de Saint Sacrement qu'elle fixe avec passion en disant « amen » et elle meurt.