N° 3  19 janvier 2001

Etat civil

Mois de décembre 2000

Naissances

Le 3 à Namur : Florence Bricourt, fille de Bruno et de Annick Picavet, de Vitrival.

Le 4 à Charleroi : Viktor Roso, fils de Alain et de Ingrid Baskens, de SartEustache.

Le 4 à Sambreville : Eline Bodson, fille de Marc et de Nathalie Stiernet, de Le Roux.

Le 5 à Braine-l'Alleud : Boris Noël, fils de Jean-François et de Véronique Hariga, de Fosses.

Le 7 à Sambreville : Maylis Alexis, fille de Jean-François et de Christelle Broze, d'Aisemont.

Le 9 à Sambreville : Lisa Van Dooren, fille de Marc et de Sylvia Calande, de Vitrival.

Le 16 à Sambreville : Florent Tahir, fils de Cédric et de Bérangère Bouffioux, de Sart-Saint-Laurent.

Le 19 à Sambreville : Jasmina Clemens, fille de Steven et de Sandra Miller, anciennement à Fosses.

Mariages: néant.

Décès

Le 30 novembre à Montignies-surSambre : Régis Dechamps, né à Charleroi le 3 janvier 1923, de Le Roux.

Le 1er au Home : Camille Defenfe, veuf de Marie-Thérèse Mattart, né à Franière le 31 décembre 1912, de Le Roux.

Le 1er à Gerpinnes : Louise Delpire, veuve de Conrad Chauvier et en secondes noces de Arthur Durinck, née à Châtelet le 30 avril 1916, de Vitrival.

Le 3 au Home : Jeannette Toussaint, veuve de Jean Mottint, née à Villers-le-Gambon le 13 avril 1925, d'Aiseau-Presles.

Le 6 au Home : Luigino Candeo, époux de Guiseppina Montalto, né à Orgiano (Italie) le 14 juin 1934, d'Aiseau-Presles.

Le 8 à Montignies-sur-Sambre : Roger Jaegers, né à Grand-Rechain le 20 septembre 1944, de Le Roux.

Le 26 au Home : Maure Legrand veuve d'Edgard Bournonville, née à Balâtre le 18 mars 1913, de Jemeppe-sur-Sambre.

Le 28 : Nestor Tassin, époux de Flore Meyskens, né à Gilly le 13 août 1924, de Fosses.

 

Il ya25ans

dans

Mois de janvier 1976

- Dès cette année, la Poste ne distribue plus d'hebdomadaires le samedi ; Le Messager doit avancer sa sortie d'un jour et sera distribué aux abonnés le vendredi.

- Changement aussi dans la garde des pharmaciens qui fait participer une pharmacie de St-Gérard et deux de Mettet. Garde entre 6 pharmaciens au lieu de 3 précédemment. Certains se plaignent de ce qu'ils devront se déplacer parfois loin pour se procurer leurs médicaments, surtout les « vieux », sans voiture.

- Fosses est confronté à un gros problème d'eau, dû à accroissement de la consommation et aussi de nombreux fuites dans un réseau devenu vétuste, datant de 1909.

- Les premiers jours de l'an ont été marqués par de violentes tempêtes. Des fils électrique sont été arrachés et les coupures ont été nombreuses, cela en plus des dégâts aux toitures et aux arbres.

- Après les travaux d'installation du chauffage de la collégiale, une exposition permet aux visiteurs de se rendre compte des trouvailles faites lors des fouilles : ossements et objets divers, mais aussi découvertes sur le passé historique de la collégiale.

- La population d'Aisemont, qui était de 674 habitants au 31 décembre 1974 est passée à 689 un an plus tard.

- A Vitrival, le relevé démographique indique une augmentation de 12 unités, avec 945 habitants au 31 décembre 1975.

- La distribution des plaques de vélos et vélo-moteurs se fait à la recette des contributions de Fosses pour une quinzaine de communes de la région, avec des prix différents suivant les communes.. C'est à Sart-St-Laurent que la plaque coûte le moins (70 F) tandis que Mettet paiera 140 F. A Fosses, elle coûte 115 F. Pour les vélo-moteurs, elle coûte 110 F à Sart-St-Laurent et 200 F à Vitrival, Le Roux et Fosses.

Souper du foot

Nous voulons sauver le football à Fosses et les quelques responsables qui restent.

Les joueurs de Fosses, voulant sauver leur club ont décidé d'organiser un souper le samedi 17 février, à 19 h 30, en la salle L'Orbey.

Au menu : apéritif, boulettes tomates et frites. Participation : 300 F (enfants moins de 12 ans : 200 F).

Réservation chez P.-E. Lorand (0495-71.56.69) ou Maguy (07171.31.92).

Conseil communal

Une première séance du Conseil communal aura lieu le lundi 22 janvier, à 19 h 30, en la salle du Conseil

de l'Hôtel de Ville. Voici les principaux points de l'ordre du jour

- Budget CPAS 2001

- Location de droit de chasse communale à Sart-Eustache

- Convention au sujet de la brigade de police fédérale de Fosses

- Extension de l'arsenal des pompiers (chauffage, sanitaire...)

- Composition des commissions pour la nouvelle législature.

- Désignation des délégués de la Ville aux diverses intercommunales, ALE, enseignement, etc.

- Election des membres du Conseil de police et du CPAS.

- A huis clos : désignation d'un ouvrier manœuvre.

Nouveaux panneaux

L'an dernier était organisé un concours de dessin. Le dessin gagnant a servi de modèle pour la création de panneaux de sensibilisation à la sécurité. Une inauguration de ces panneaux aura lieu le vendredi 26 janvier, à 19 h, à l'école SaintFeuillen, rue Sainte Brigide à Fosses. Ces panneaux inciteront les automobilistes à ralentir aux abords des écoles.

C'est une réalisation du Conseil communal des enfants, dont la commission de sécurité est formée de

Laura Bavay, Quentin Denis, Remy Gérard, Charlotte Geuens, Maxime Martin et Sabrina Palomba.

Confrérie St-Feuillen

Les membres de la Confrérie tiendront leur réunion statutaire d'asbl le mardi 30 janvier avec l'élection d'un nouveau président, les rapports du secrétaire et du trésorier et plusieurs points pratiques relatifs à la collégiale. Le dimanche 4 février, plusieurs confrères seront les invités d'honneur de la Confrérie Sainte Brigide d'Ayeneux, entre Fléron et Soumagne. Ils assisteront à la grand-messe où se mêlent français, wallon et latin, et au pèlerinage en l'honneur de la protectrice du bétail et des agriculteurs, puis au dîner confraternel. Le culte de Sainte Brigide était autrefois très répandu dans le pays de Herve. Seule Ayeneux a maintenu la tradition : pèlerinage, vénération de la relique et distribution d'eau bénite en l'honneur de la sainte.

Saint-Valentin à la Philharmonique

La Société royale Philharmonique de Fosses organise le 10 février prochain une grande soirée musicale de la Saint-Valentin. Cette manifestation aura lieu à la salle de la rue d'Orbey, à partir de 19 h 30. Elle est organisée avec le soutien de la Maison de la Culture, du Centre communautaire et culturel de l'entité fossoise et du Syndicat d'Initiative.

Le bénéfice de cette soirée est destiné au soutien de l'école de musique que la société philharmonique a créé il y a quelques années. Cette école, qui a de suite rencontré un grand succès, permet à de nombreux jeunes - et aussi à de moins jeunes - de s'initier à la musique par la pratique d'un instrument. Elle permet aussi à la société de se rajeunir en engageant au fur et à mesure les élèves les plus avancés. Le programme très varié comprendra en première partie, une parade d'entrée par les élèves de la classe de percussion de l'école et une prestation de la Royale Philharmonique. Après un intermède par un quatuor de clarinettes de l'Académie d'Auvelais, la seconde partie permettra d'apprécier un concert donné par l'Harmonie L'Avenir, de Mettet. Et pour ceux qui le désirent, un talentueux organiste animera la fin de la soirée dans une ambiance conviviale.

Pour ceux qui le souhaitent, des cartes seront en pré vente chez les membres du comité de la Société Philharmonique. Voilà une excellente occasion de passer très agréablement une des longues soirées d'hiver.

Bus gratuits...

Voyager en bus gratuitement est maintenant possible pour les personnes âgées. Pour de plus amples renseignements concernant les transports en commun, un véhicule INFOBUS des TEC stationnera place du Chapitre, près de la collégiale à Fosses, le lundi 29 janvier, de 8 h à 13 heures.

Citoyen si tu le veux

A l'initiative de la province de Namur, la commune de Fosses accueille l'exposition animation dénommée « Citoyen si tu le veux », du 15 au 24 janvier 2001.

L'exposition est destinée à éveiller les jeunes de 10 à 14 ans aux notions de la citoyenneté, de vivre ensemble, de démocratie. Elle vise essentiellement le public scolaire, tous réseaux confondus. Cette exposition fonctionne depuis avril 1998. Plus de 20 communes ont été visitées jusqu'ici (+- 7.000 enfants). Elle reçoit deux groupes par jour et les animations durent deux heures.

Lignes de force

- une éducation à la citoyenneté, au sens des valeurs et au sens de l'interdépendance et de la solidarité des citoyens au sein de la cité ;

- Une éducation à la politique, visant à former au discernement des choix et à la prise de décision ;

Outil

Cinq ateliers thématiques articulés autour d'un forum amènent la substance au concept de la citoyenneté.

Objectifs

La démarche peut amener notamment les visiteurs - à développer leur réflexion et leur esprit critique ;

- à s'approprier certaines attitudes, comme l'écoute, la tolérance, le dialogue, nécessaires au fonction-

nement démocratique.

Souper des Volontaires

Le souper de la Société royale Musique des Volontaires de la Marche Saint-Feuillen, premier du siècle, et dernier en francs belges, se déroulera le 20 janvier prochain au réfectoire de l'Athénée royal Baudouin ter, à p. de 19 h 30 (entrée rue du Herdal). Le comité vous offrira l'apéro, un buffet raclette à volonté, des vins de première qualité à des prix démocratiques ; et une tombola dotée de beaux lots (une TV entre autres), afin de vous satisfaire copieusement.

Début d'incendie

Mercredi, vers 11 heures 50 du matin, les pompiers de Fosses ont été appelés au n° 4, rue de l'Ecole Moyenne, chez Mme Florence Baufays, pour un incendie qui s'était déclaré dans la salle de bains et dû sans doute à une fuite de bonbonne. Le feu a été rapidement maîtrisé, mais les dégâts sont tout de même assez importants.

Dîner paroissial

Rappelons que c'est ce dimanche 21 janvier, à partir de 12 h, dans la salle du Collège St-André, qu'a lieu le prochain dîner paroissial. Au menu

- Cidre du pays de Hervé

- Surprise de la Mer (feuilleté poisson, écrevisse, sauce nantua)

- Carré à la St-Hubert (porc mariné, poires airelles, pommes chicons, )

- Dessert : En passant par la Grand place (charlotte au chocolat).

- La p'tite jatte.

Participation : 650 F et 350 F pour les enfants.

Les Foufouyes

Tous les amateurs de théâtre wallon, tous ceux qui veulent rire un bon coup se donneront rendez-vous en la salle du Lycée Roi Baudouin le samedi 3 février, à 20 heures, ou le dimanche 4, à 16 h, pour applaudir Li Soce dès Comédyins fosswès, devenue largement réputée, dans « Les Foufouyes », une adaptation en 3 actes de la pièce française de M. André « De doux dingues ». La mise en scène est confiée, comme de coutume, à Jules Goffaux.

L'entrée est à 200 F mais on peut obtenir des cartes en pré vente à 180 F au Centre culturel de l'entité fossoise, place du Marché 12. Ce spectacle est présenté avec la collaboration de cet organisme.

Souper de la Marche

Le corps d'office de la Marche Saint-Roch de Sart-Eustache organise son souper annuel ce samedi 20 janvier, à 19 h, en la salle de Mettet (près de l'église).

La participation est de 800 F (400 F jusque 12 ans). Réservation chez J.Claude Mercier (071-39.00.24).

Au menu

- Apéritif du sergent-sapeur et sa suite - Batteries de crustacés

- Velouté Sans-Culotte et son peloton - Grenadière de biche, sauce chasseur et sa garniture feu de file.

- Délice des Artilleurs - Retraite des Zouaves.

Le comité signale que le livre de Michel Poulain « En flânant à travers Sart-Eustache » est toujours disponible, ainsi qu'une cassette vidéo sur le 20e anniversaire et T-shirts avec écusson de la Marche.

Les prochaines dates à retenir - 31 avril : sortie du corps d'office - 4 août : barbecue - 11, 12, 13 août : marche annuelle.

Petit élevage

Vous aimez les animaux ? Rendez-vous alors est donné ce week-end dans la salle Omnisports de Sart-Saint-Laurent. Le club « Poils et Plumes Namurois » vous invite, avec vos enfants ou petits-enfants, à venir découvrir la basse-cour avec des lapins, des cobayes, des pigeons, des coqs et des poules, des faisans, des canards et autres bernaches.

Tous ces animaux sont cajolés par des éleveurs connaisseurs et vont participer au Concours Inter provincial wallon de Petit Elevage. Comme d'habitude, un amusant concours gratuit sera organisé en permanence pour les enfants (7 à 14 ans).

Parmi les cocoricos et les roucoulements, cette très intéressante exposition sera ouverte le vendredi 26 janvier à 20 heures, le samedi 27, de 9 à 21 heures et le dimanche 28, de 9 à 17 heures. Entrée :100 F (gratuite pour moins de 15 ans).

Pour renseignements : Poils et Plumes Namurois (081-73.91.90).

Femmes Chinels

Il fut une époque où quelques femmes firent partie du groupe des Chinels, notamment un peu avant la seconde guerre, peut-être avant mais le règlement de la société mit fin à ce risque (?) ; les Chinels sont, depuis, restés très «« machos » et n'acceptent dans leurs rangs que des fillettes, toujours très rares cependant. Il est vrai que les Gilles non plus... On accepte - et on oblige - les partis politiques à être représentés par un quota de femmes, et comme tout devient mixte à présent, le groupe ne serait-il pas plus gracieux encore avec quelques femmes ? Nous sommes au Laetare de 1936. On reconnaît, de g. à dr. : Augusta Sonnet (mère de Léonie), Lucienne Poulet, ép. Collard (mère de Roger et Jacques), Rosa Kaisin, ép. Jules Poulet, marchand de charbon à St-Roch. On remarque les curieux chapeaux, les longs gants blancs et chacune tient en main un tambourin (au lieu du yatagan). Mais dansaient elles réellement ou accompagnaient elles la musique ?

A propos des femmes au Collège

II y avait bien eu « Les Mousquetaires au couvent » ; ne confondons pas non plus le Collège St-André qui est mixte, aussi bien en professeurs qu'en élèves. Mais il s'agit ici du Collège échevinal.

M. Boigelot a raison quand il rappelle que Nelly Brogniez fut échevin de 1975 à 1976. Mais partiellement seulement parce qu'en fait il s'agissait d'une phrase du secrétaire communal Gérard Parent, qui n'était pas à Fosses à cette époque et il n'y avait pas de femme au Collège de Vitrival ni à Le Roux. II est donc vrai que depuis trente-six ans qu'il est secrétaire communal, il n'avait jamais connu de présence féminine dans cette instance. Mais à Fosses, il y en eut d'autres.

Mme Brogniez, conseiller communal depuis 1971, devint échevin en remplacement de Pierre Lepinne, nommé économe au Home Dejaifve, dépendant du CPAS (et, en fait, il n'y avait pas d'incompatibilité, il aurait pu rester échevin). Nelly Brogniez fit du bon travail dans cette fonction, avec Jean Jadin aux Travaux et Jean Romain comme bourgmestre.

Avant elle, Mme Courteille, de Bambois avait aussi été échevin de Fosses (on ne disait pas encore échevine), élue dans des circonstances un peu particulières : à la suite d'excès lors de grèves de janvier 1961, le cartel libéral-socialiste éclate ; le Conseil se compose de trois groupes : 4 socialistes, 3 libéraux, 4 Intérêts Communaux. Le 23 avril, l'échevin socialiste Emile Josse décède ; le 30 mai, Mme Cburteille est élue à sa place par 6 voix contre 5 et le Collège est donc constitué d'un bourgmestre socialiste, Armand Hoppe, un échevin libéral, Jean Jadin et un échevin I.C., Mme Courteille. M. Hoppe, pour raison de santé, délaisse les réunions, laissant la direction de la commune aux deux échevins. Avant cela, une autre dame avait fait partie du Collège, et comme bourgmestre ! Mme Amélie Bardoulat, épouse de l'avocat libéral Emile Roisin, était entrée au Conseil le 30 janvier 1933. Les élections du 8 octobre 1932 avaient donné : 4 libéraux (MM. Franceschini, Deuquet, Rossomme et Mme Roisin, la toute première femme à entrer au Conseil ; 3 socialistes (Mingeot, Bauffe et Remy) et 4 catholiques (MM. Loiseau, Lefèvre, Duculot et Nihoul). La gestion fut passablement mouvementée,

avec d'âpres discussions, notamment sur la question de l'électricité ; on pourrait même dire rocambolesque. En effet, le bourgmestre Albert Franceschini démissionne de cette fonction le 9 juin 1933, cédant sa place à Mme Roisin qui n'attendait que cela ! Mais elle fut en butte aux tracasseries des deux échevins socialistes sur de nombreux points de gestion ; elle tenta de les mâter, mais ils démissionnèrent en juillet 1934 et furent remplacés par deux libéraux, MM. Franceschini et Rossomme, formant ainsi un collège entièrement libéral. Les critiques et discussions se multiplièrent si bien que Mme Roisin, excédée, abandonna le 13 janvier 1936, quittant même le Conseil un mois plus tard et les deux échevins démissionnèrent aussi : Fosses se retrouvait sans Collège échevinal ! De multiples circulaires et articles de presse informèrent la population de toutes ces divergences, chacun rejetant bien sûr la responsabilité sur les autres... Le groupe catholique proposa même, pour clarifier la situation, une démission en bloc pour de nouvelles élections - un fait très rare -mais il ne fut pas suivi.

Le 7 février (les réunions se multipliaient), MM. Mingeot et Bauffe reprennent les échevinats qu'ils avaient abandonnés en 1934 : ils « se nomment » par 3 voix et 6 abstentions

Le premier fera les fonctions de bourgmestre (il ne trouve évidemment pas de majorité pour le présenter à la signature royale), M. Bauffe sera échevin et M. Remy (le 3e socialiste) est « assumé » échevin : un Collège entièrement socialiste mais minoritaire au Conseil !... M. Franceschini abandonnera le Conseil communal le 9 mars 1936. A partir de 1937, M. Loiseau, premier dans l'ordre de préséance, sera assumé pour compléter le Collège à la plupart de ses réunions.

Les élections du 16 octobre 1938 apporteront une révolution : M. Mingeot quitte son groupe pour passer sur une liste d'Intérêts Communaux constituée de deux des catholiques sortants, de commerçants et d'artisans, essentiellement sur la base du prix de l'électricité (Fosses était alors en Régie communale et c'est le Conseil qui décidait du prix du kW). Cette liste obtient 6 élus, la liste libérale n'en a plus qu'un et les socialistes sont 4. Le Collège fut formé de

MM. Mingeot, bourgmestre, Nihoul et Romain, échevins, dès le 3 janvier 39.

Ce ne sera pourtant pas la fin des

bouleversements : le 18 avril 1941, une circulaire du Ministère de l'Intérieur suspend (sur ordre des Allemands) les activités des conseils communaux, les Collèges gérant seuls. De nouvelles dissentions surviennent : M. Romain, puis M. Nihoul refusent de siéger au Collège, M. Mingeot se retrouve seul. Mais il fut suspendu de ses fonctions en août 1942 ; M. Nihoul ayant démissionné, c'est le seul rescapé, Jh Romain, qui assurera les fonctions de bourgmestre, dans les conditions difficiles qu'on devine. Le 8 septembre 1944, il était confirmé dans ses fonctions par le Collège unanime et il le sera encore après les élections de 1946.

Le Conseil communal connut encore des présences féminines : Mlle Lucienne Colot en 1947 ; aucune en 1953 ; Mme Courteille en 1959 et 1965 ; Nelly Brogniez en 1971 ; Françoise Mahia, épouse Domitien de Ville de Goyet en 1983 ; Anny Batardy en 1989 et en 1995 ; Nicole Lalière (PS), Françoyse Rochet (PRL), Bernadette Robaye et Laurence Titeux (UD). En fin de mandat, J. Crabeek, démissionnaire et Yvon Daffe, décédé, furent remplacés par deux dames

Véronique Debrulle et Anne Martin, soit 7 dames sur 19 conseillers. En 2001, il n'y en a plus que 6 : Laurence Titeux, Bernadette Robaye et Françaoise Sarto (UD), Françoyse Rochet (PRL), Nicole Lalière et Paulette Daffe (PS).

Cette petite tranche de présence féminine dans nos instances communales, sur près de 7 lustres, méritait sans doute d'être écrite.

Le home Dejaifve

Dans notre premier numéro de l'année, nous avions reproduit l'arrière de l'ancien bâtiment de l'Hospice Dejaifve. Après la construction de cette première « aile » que représente cette photo, l'ensemble fut appelé le Home Dejaifve. Cette importante ajoute apportait de nombreuses chambres supplémentaires et ce Home put alors accueillir plusieurs résidents qui n'auraient pu trouver place dans un bâtiment devenu trop exigu. A droite, on distingue une petite partie de cet ancien bâtiment qui a déjà subi quelques transformations, mais qui sera, plus tard, abattu lors de la construction de l'aile droite qui deviendra Clinique V. Des agrandissements qui permirent de créer bien des emplois, car pour l'ensemble du Home et de la Clinique, cette direction est devenue un des plus importants employeur fossois. Depuis quelques années, ce complexe a été repris par la clinique Fabiola, d'Auvelais, pour devenir le CHR Val de Sambre, et géré par ce dernier.

Marottes et philosophie

II y a des gens qui se passionnent toute leur vie à la recherche de vieux cailloux, de vieilles monnaies, de vieilles cartes postales. D'autres gens qui se passionnent pour les chats, les chiens, les pigeons, les canaris. Pas tout à la fois, vous vous rendez compte ! Et ils vous diront : « Les bêtes valent mieux que les gens !... J'ai plus de consolation avec mon chat qu'avec... mon mari ». On raconte l'histoire de ce célèbre conférencier qui s'était donné corps et âme à la protection des animaux et qui proférait que , «  les animaux étaient plus sociables que les hommes ». Il étudiait leur comportement sur place, dans la brousse le plus souvent et fut dévoré par un crocodile qu'il avait pris pour une vieille branche ! Et ce n'est pas une histoire de Tintin ! Il y a des gens qui se passionnent pour des timbres-poste, pour des bagues de cigares, pour les mots croisés, pour les sports, pour la photographie ou la politique. Chacun a sa « marotte ». Mais il existe des marottes néfastes, comme « celles de ceux » qui se sont passionnés pour la conquête de l'Europe, comme un certain porteur de bicorne, ou un autre porteur de moustache. C'est la passion des dictateurs qui n'ont pas compris la maxime : « Qui trop embrasse mal étreint ». Leurs conquêtes ont toujours mal tourné. Kabila en est encore un exemple.

Mieux vaut se passionner pour son jardin, pas trop grand... du moment qu'on a ses légumes...

Il y a des gens qui se passionnent pour leur femme (au singulier). Et c'est très bien. Ou, dans l'autre sens, des femmes qui se passionnent pour leur mari... cela existe ! Mais il y a aussi des femmes qui aiment critiquer leur mari, parce qu'il n'est pas vraiment comme elles l'espéraient ; c'est aussi une sorte de « marotte ». Ainsi, cela me rappelle une savoureuse histoire entendue l'autre jour

en société, une dame se plaignait que son mari, dont la profession l'obligeait à souvent déloger, mais qui ronflait résolument la nuit, l'empêchant de dormir ; excédé par ces reproches, celui-ci rétorqua :

« mais, toi aussi, tu ronfles, ma chérie ». Frustrée, celle-ci répond : « Oh, Maurice, tu es le premier qui me le dit ! ».

Il y a aussi ceux qui se passionnent pour la bonne cuisine ou les bons vins ; mais, revers de la médaille, plus on mange, plus on a faim. Un jour, pour contrer l'embonpoint qui s'installe, on décide de faire de l'exercice et d'entamer une promenade... jusqu'au jour où l'on constate que le grand air creuse davantage l'appétit... Il y a aussi des gens (des femmes surtout, qui se passionnent pour les voyants. Il suffit d'écouter Radio Chevauchoir le samedi en fin de matinée (sauf ce samedi, il sera absent et vous vous rendrez compte que Gaston y est très sollicité. Il trouve toujours la solution aux problèmes et cela à distance, par les ondes et par téléphone. Un voyant bien de chez nous, qui fait cela bénévolement. Il y a aussi celles, des veuves, qui veulent parler avec leur défunt de mari. Elles vont chez les spirites à Charleroi, tous les jeudis, et ils se parlent, rien qu'à deux. Comme on dit à Chalèrwè : « nous-autres deux ! ». C'est en général des couples qui ont passé, de leur vivant, bien des nuits à l'Hôtel do cul r'toùrné. Ils ne se sont jamais compris, sauf le jour où ils ont été séparés. Et maintenant, ils se parlent, tous les jeudis, après qu'une table branlante ait bien voulu se manifester

« On a chacun ses p'tites passions, èt mi «adore li djè d' couyons ». Une philosophie qui fait partie de la nature humaine. Et donne du piment à la vie. Car une vie sans piment... c'est comme des frites sans sucre.

Prêter serment !

Ne vous fiez jamais à un Français qui ponctue une déclaration ou une promesse par un serment ! Il ne fait que « prêter » ! II peut donc le reprendre. Le Messager a, dans sa relation des prestations de serment, corrigé le terme en imprimant « prester », mais il ne peut pas ! Si les Français parlent de « prestation de serment », ils disent bien « prêter ». Cela veut bien sûr dire « prester », mais ils ont saisi l'occasion d'ajouter une bêtise à toutes celles que le français renferme.

Nous n'y pouvons rien nous, Wallons, ce n'est pas notre langue et nous devons répéter, en bons colonisés culturels, que nous sommes « proNostic », qui vient de « proGnose », nègre, mais négresse, Cil, mais deSSiller, en cent autres imbécillités, avec bien sûr deux LL, puisque imbécile n'a qu'un L !!!

Pourquoi aussi (Messager n° 2 du 121-2001, p. 5) « va-nu-pieds » et non « va-nuS-pieds » ? « Nu » est pourtant un adjectif et « pieds » est logiquement au pluriel, quoique les Français en laissent un chez eux quand ils vont se promener à « pied » ! Le mot « hold up » , paru il y a quelques mois dans Le Messager, de même que « play off », doivent prendre au pluriel un-s. Celui-ci doit d'ailleurs se prononcer, comme dans tous les pluriels en anglais en -s.

R.AA VIROUX

Un scoop

Nous apprenons qu'une proposition de loi visant à fixer la procédure pour prêter serment de fidélité au Roi, en wallon, vient d'être déposée par M. Philippe Charlier qui débute son texte par ceci : « La proposition de loi que j'ai l'honneur de soumettre a pour objet de régler la procédure de prestation de serment de tous les mandataires qui expriment le voeu de prêter serment de fidélité au Roi et obéissance à la Constitution, en wallon. Lors des avant-dernières et dernières élections, des incidents se sont produits parce que le serment précité a été prêter en wallon. 'était contraire à la loi existante qui restreint en fait la liberté des élus « wallophones »./.../

Le fait que certains conseillers communaux et provinciaux préfèrent prêter serment en wallon est la preuve qu'ils considèrent le wallon comme leur vraie langue. Par conséquent, je propose d'autoriser désormais la prestation de serment en wallon. »

Voici la formule proposée dans cette proposition de loi : « Dji djure di ièsse fidéle au Rwè èt d' choûter li lwè d' bâse et l's-ôtes lwès do peûpe Bèlje ».

Proposition de décret

Art. 1 - La Communauté française de Belgique reconnaît sur son territoire, la spécificité culturelle de ('ensemble des individus pratiquant une langue différente du français, langue officielle de la Communauté.

Art. 2 - Ce droit concerne les Wallons, les Picards, les Gaumais, les Luxembourgeois (et aussi les locuteurs qui utilisent un dialecte bas-allemand). II s'applique également aux variétés sous-régionales (les différences internes) du wallon. /.../

Art. 4 - Elle entend qu'une place importante soit réservée aux langues de Wallonie dans les programmes de la RTBF.

WALCOURT - FOSSES 3 - 0

Malgré des circonstances extra sportives bien connues, on voit une équipe de Fosses motivée. A la 5e un tir de Devlieghere est dévié par Zsarac. Walcourt sent le danger et commence à sortir de sa réserve. Un centre tir de Contino est dévié par Loran-. Une balle en retrait de Fillieux vers Zanti, à l'entrée du rectangle, permet un tir mais Lorand n'est pas inquiété. Au quart d'heure, un coup de coin rentrant de Simonis inquiète Zsarac mais celui-ci boxe le ballon au-dessus de son but. Ensuite un coup franc de Sikorski est bien capté par Lorand. La première demi-heure de la rencontre se résume en un mano à mano entre les deux gardiens: Ensuite, à la 33e, une balle contrée permet à Deiulis de partir seul au but. Il tire sur le piquet mais, deux minutes plus tard, un corner de Scohy, magnifiquement botté au deuxième piquet, arrive sur la tête de Saar qui pique le ballon (1-0). Cinq minutes plus tard, un tir de Bequet est repoussé par Lorand mais Thomas a bien suivi et place dans le but vide (2-0). Peu avant le repos, sur un centre de Simonis en direction de Rasetta, Zsarac intervient in extremis.

La seconde période ne sera pas très riche en rebondissements puisque, dès la 56e, Walcourt fait 3-0. Deiulis lance Bequet. Celui-ci part, à toute allure, et glisse le ballon à Saar qui, du plat du pied, n'éprouve aucune difficulté à tromper Lorand (3-0). Ensuite, un tir de G. Simonis n'inquiète pas Zsarac et, en fin de match, sur un envoi de Rasetta, Zsarac intervient. Malgré les circonstances atmosphériques, les deux équipes ont livré une bonne partie. Même si l'opposition fossoise était faible, Walcourt a ramené l'essentiel et croit plus que toujours au maintien.

Arbitre : M. Poncelet.

Buts : Saar (35e, 1-0), Bequet (40e, 2-0), Saar (56e, 3-0).

Cartes jaunes: Sikorski. Cartes rouges : Colinet (2 jaunes).

WALCOURT : Zsarac, Bequet, Deiulis, Zanti, Fillieux (76e, Delwart), Saar, Debièvre, Contino, Sikorski (70e, Gaber), Scohy (81e, Frau), Hannard.

FOSSES : Lorand, Simonis, Colinet, J.F.Lorand, Simonis, Renaux, Vandeput (69e, Falque), Laurent, Rasetta, Devlieghere, Tasiaux.

 

US AUVELAIS - FALISOLLE 0 -1

Les Auvelaisiens entamaient la rencontre contre le vent mais résistèrent facilement aux assauts timorés des Fossois, si bien qu'au repos le score restait vierge.

En seconde période, les Auvelaisiens firent le forcing mais furent crucifiés sur un contre, à la 65e, (0-1). Échaudés, ils accentueront le rythme et se ménagèrent plusieurs occasions par Abou Saleh (tir sur le piquet), Strapazzon, Van Gompel et Maes mais le marquoir ne bougera plus.

BAMBOIS - CAPS NAMUR 1 - 0 Arrêté

A l'issue d'un premier quart d'heure équilibrée les Fossois prirent le commandement par, Marchal qui ponctua un mouvement orchestré par Sébastien Wauthelet et Seront (1-0). Les Namurois répliquaient par Martin mais le score ne bougea plus, jusqu'à la pause.

A la reprise M.Vanboxstael décidait d'arrêté la rencontre, à la suite des conditions climatiques exécrables