N° 29  3 août 2001

Les dates anniversaires

Le mois de juillet fut fertile en événements au cours des années pour notre petite ville ;

voilà quelques-unes de ces dates anniversaires

Le 3 juillet 1988 : Vitrival fête le 25e anniversaire de la sortie annuelle de la Marche St-Pierre.

Le 4 juillet 1925 : décès de M. Lallemand, premier instituteur de l'école Saint-Feuillen.

Le 5 juillet 1994 : la foudre met le feu à l'église de Sart-Saint-Laurent qui est complètement détruite.

Le 7 juillet 1946 : début des grandes festivités en l'honneur de sainte Julienne.

Le 10 juillet 1982 : le Fossois Marc Pollet devient champion du monde de tir aux clays à Villeneuve (Lot).

Le 12 juillet 1987 : départ de 8 marcheurs qui vont effectuer le trajet Fosses-Orbey (448 km).

Le 13 juillet 1958 : fête du centenaire de la compagnie des zouaves de Fosses.

Le 1,1 juillet 1871: Aisemont devient commune indépendante, détachée de Fosses.

Le 15 juillet 1915 : la ligne du tram à vapeur Fosses-Châtelet est ouverte officiellement.

Le 17 juillet 1938 : l'école des Sueurs (auj. Collège St-André) organise de grandes festivités pour le centenaire de la création de l'école.

Le 18 juillet 1944 : création du F.C. Bambois Sport avec son premier président Victor Tasiaux.

Le 19 juillet 1554 : Fosses fut incendiée par les armées françaises.

Le 21 juillet 1946 : inauguration de la plage de Bambois.

Le 22 juillet 1333 : une terrible tempête ravage la ville de Fosses.

Le 23 juillet 1959 : inauguration du stade André Winson avec une rencontre Sp. Charleroi - Valenciennes, devant 1.600 personnes.

Le 24 juillet 1988 : clôture du championnat d'Europe de tir aux clays au cercle de tir de Nèvremont.

Le 24 juillet1960 : début de la démolition du château Huire pour le lotissement du Champ Stoné.

Le 26 juillet 1946 : drame au lac de Bambois : une barque où avaient pris place les frères Godfroid se retourne et les trois occupants sont noyés.

Le 26 juillet 1934 : inauguration du nouveau carillon avec 14 cloches + les 4 cadrans du clocher, offert par Mme Delmotte ; 5 autres cloches viendront s'ajouter l'année suivante.

Le 27 juillet 1796 : grandes festivités à Fosses glorifiant l'avènement du nouveau Régime.

Le 31 juillet 1984 : Ingrid Lempereur, de parents fossois, enlève une médaille de bronze aux J.O. de Los Angeles, en 200 m brasse.

La Marche St-Pierre est en deuil

La Marche Saint-Pierre de Vitrival est en deuil. Le mardi 17 juillet, vers 19 heures, M. Ernest Delobe (79 ans) et son épouse Alix Deveux (76 ans) ont trouvé la mort dans un accident de voiture à Villers-le-Gambon, sa voiture ayant été heurtée par un camion. Tous deux furent tués sur le coup. Il était, depuis de nombreuses années, président d'honneur de la Marche.

Voici le récit de sa vie dans la marche, lu lors de la messe de funérailles célébrée par l'abbé Saint-Hubert, en l'église de Vitrival

« Ernest, voilà que tu nous quittes, tu nous abandonnes, tu vas nous manquer. Tu auras marqué nos cœurs de ton empreinte, de ton humour, de ton autorité au cours de ces 39 dernières années. Souviens-toi, le 30 juin 1963 lors de la renaissance de la Marche Saint-Pierre, tu marchais comme 1 er major ; en novembre de la même année, lors de la création du premier comité de la Marche, tu t'es inscris comme membre et signas les premiers statuts. En 1973, tu montes les échelons et devins le président d'honneur ; Dans les rangs du corps d'office, tu es colonel. Cette année 1973, au programme de la Marche, tu patronnas une lutte de balle pelote intitulée Grand Prix du comité de la Marche. 1977 connut Paris-Vitrival où tu conduisis de bout en bout cette marche exceptionnelle en payant même de ta personne. 1981 : tu prends le grade de général que tu garderas par la suite. Rappelons que le local de la Marche fut, pendant de longues années, le Café des Echos dont tu étais le tenancier avec ton épouse Alix. ; Alix que nous n'oublierons pas non plus car elle était toujours à tes côtés pour t'épauler, de soutenir, t'aider. Elle aussi a donné de longue heures de sa vie pour la Marche Saint-Pierre.

» Le comité, le corps d'office, les sympathisants qui vous recevaient chaque année, votre famille, vos amis vous disent « adieu » et que cette route vers le paradis soit remplie des marcheurs disparus. »

Pour le comité: le secr. G. DURET

Le comité de la Marche Saint-Pierre de Vitrival tient à remercier vivement la Maison LECLERCQ (location de costumes militaires) pour avoir gracieusement habillé les marcheurs à l'occasion des funérailles de M. Ernest Delobe et son épouse Alix.

Pour le comité: le secr. G. DURET

Aisemont

Les marcheurs

Ce samedi 4 août, le village d'Aisemont résonnera aux sons des tambours et des fifres car ce sera la traditionnelle sortie du corps d'office de la Marche Notre-Dame.

Dès 13 heures, les officiers marcheurs se mettront en route pour un circuit dans le village, interrompu par les visites chez les officiers et sympathisants.

Le soleil les attend.

Sart-Saint-Laurent

Kermesse 2001

Le comité de la kermesse de Sart-Saint-Laurent présente un programme étoffé qui doit plaire à tous.

En voici les détails.

Vendredi 3 août

17.00 Ouverture des loges foraines

18.00 Inauguration de la salle omnisports

19.00 Rendez-vous sur la place pour

- course de trotinettes pour les enfants de 3 à 12 ans

- parcours du combattant, de 7 à 77 ans

- lâcher de ballons

Samedi 4 août

9.00 Tournoi de minifoot dans le hall omnisports

13.00 Tournoi de pétanque au hall omnisports

17.00 Ouverture des loges foraines

20.00 Concours du plus gros mangeur de boulettes, au hall omnisports, et

SOIRÉE des années 80 (entrée gratuite), hall omnisports.

Dimanche 5 août

14.00 Balle pelote assise et debout (rue Godefroid)

Course de caisses à savon contrôle technique à 15 h départ de la course à 15 h (rue Warnier).

16.00 Ouverture des loges foraines

Lundi 6 août

16.30 Football pour enfants

17.00 Football pour femmes

18.00 Football pour hommes (ferme Hypacie)

18.00 Chasse à l' Flate

18.00 Ouverture des loges foraines et remise de cartes aux enfants par le comité.

Mardi 7 août

A partir de 20 h : Barbecue à la salle Omnisports, suivi d'une soirée (sécurité assurée). Adultes

350 F, enfants 250 F. Réservations par téléphone : M. Lambert 071-71.36.56 avant le samedi 4 août.

Durant toute la kermesse : estimation d'une vitrine et remise de la vitrine au

gagnant le mardi, au barbecue.

Durant toute la fête : hamburgers et pain-saucisse.

Le doyen Ferdinand Mallar

Très peu de Fossois encore en vie se souvienne de lui, mais nos historiens ont plus d'une fois cité son nom. Il fut doyen à Fosses pendant 21 ans, de 1891 à 1912.

Il était né à Bruxelles le 11 juin 1949, ordonné prêtre en 1872, successivement chapelain à Bruly-de Pesche en 1873, curé à Dourbes en 1877, curé à Salzinnes en 1883, puis doyen à Fosses où il s'appliqua à la restauration de la collégiale et suscita l'érection de l'église de Bambois. Il fut ensuite chanoine titulaire de la cathédrale Saint-Aubain à Namur et mourut à Andenne en 1925.

Une famille éprouvée

On se souvient du catastrophique incendie qui, dans la nuit du 5 au 6 juin, avait réduit à rien les ateliers, les machines, les meubles finis et la réserve de bois de la menuiserie Armand Eischen à Sinton. Le lendemain du drame, Armand nous disait son désarroi et son hésitation à repartir à zéro, à 50 ans. Pourtant, avec courage et détermination, son fils et lui avaient entrepris les premiers travaux de déblaiement et de réparation des bâtiments. Mercredi dernier, ils étaient montés sur un échafaudage et Armand, escaladant une échelle, eut sans doute un malaise et tomba en arrière, se fracassant le crâne sur le béton du sol. Il fut tué sur le coup.

On imagine l'immense émotion que suscita dans Fosses la nouvelle de cette mort tragique. Tout le monde avait encore en mémoire la joie qui l'habitait lors du barbecue organisé pour son aide par les habitants du quartier et où il avait exprimé sa reconnaissance et le réconfort que lui apportait toute cette fraternité.

Ses funérailles furent célébrées vendredi à 14 h 30 (car une nièce se mariait le samedi matin), en présence d'une foule considérable. Un vaste parterre de fleurs, bouquets et gerbes couvraient la mortuaire et la cour, avec d'innombrables amis de la famille, tous empreints d'une vive émotion. On y notait aussi les musiciens de la Philharmonique, des délégations des Tchôs-Tchôs (dont il était officier) et des Tromblons.

A l'église, M. le doyen évoqua la température lourde comme lourds étaient tous les cœurs devant cette tragédie qui révolte et qui interpelle. II situa aussi la vie d'Armand, les innombrables services qu'il a rendus autour de lui, à commencer par sa famille, sa force de caractère, son esprit de communication, sa gentillesse foncière, sa grandeur d'âme. Dans notre immense tristesse et toutes ces questions, il ne nous reste qu'à regarder vers Dieu dans l'espoir d'une vie qui nous réunira tous. Armand, bien sûr, nous manquera toujours, mais il continuera de vivre dans nos cœurs et nos mémoires jusqu'aux retrouvailles éternelles.

A la fin de l'office, qui avait vu le long défilé de l'offrande, Michel Roisin, président de la Cie des Tromblons, évoqua aussi la personnalité attachante d'Armand, fossois dans l'âme, fier de son folklore. Depuis 1956, il participait aux sorties de la St-Feuillen et avait reçu, en 1998, la médaille pour 7 septennales. Après Michel Defleur, son secrétaire, la Cie des Tromblons perd un autre membre, honnête, courtois, dévoué, un bon camarade.

L'inhumation au cimetière se fit devant encore plus de 200 personnes et dans une intense émotion, avec salve d'honneur des tromblons.

Devant ce drame affreux, nous présentons à Mme Eischen, à ses enfants, à Armande et à la famille, l'expression de nos plus sincères condoléances.

Bientôt l'EURO

Beaucoup craignent ce bouleversement que nous allons subir dans la tenue de notre budget. Nous serons comme ceux qui changent de pays et doivent à chaque achat faire une petite gymnastique cérébrale pour transformer les prix en francs belges. Ce ne sera pas aisé.

Première opération : du 15 octobre au 15 novembre « Opération tirelire » qui consiste à inciter à se défaire des pièces le monnaie des éventuelles tirelires et éviter les afflux massifs dans la seconde période de double circulation, du 1er janvier au 28 février 2002, durant laquelle se fera aussi l'échange, dans les banques et à la Poste, de billets en francs belges pour recevoir l'équivalent en euros.

Durant toute l'année 2002 vous pourrez aussi verser votre argent belge (pièces et billets) sur un compte bancaire ; il sera automatiquement transformé en euros.

Au-delà de 2002, l'échange restera possible auprès de la Banque Nationale de Belgique sans limite dans le Temps pour les billets et jusque fin 2004 pour les pièces.

GARDE

Pharmaciens de garde

Jeudi 2 : Dubisy

Vendredi 3 : Dubois, Le Roux

Samedi 4 : Mainil

Dimanche 5 : Mainil

Lundi 6 : Lahaut, Ermeton

Mardi 7 : Liénard, Mettet

Mercredi 8 : Mahia, Ermeton

Jeudi 9 : Maquille, Saint-Gérard

Service médical

Le service de garde sera assuré au cours de ce week-end par le docteur

WILLEM, tél. 071-71.31.24.

Au lac de Bambois

Le beau temps de ces derniers jours a attiré au Lac de Bambois une foule impressionnante de visiteurs, ce qui rappelle les années de gloire d'après-guerre, où la plage de Bambois drainait la toute grande foule, principalement les dimanches ensoleillés de vacances.

Sur les petites plages aménagées pour les enfants, mais aussi pour les plus grands, de nombreux amateurs de baignade s'ébattent joyeusement, sous la surveillance d'un moniteur, le week-end, profitant ainsi des journées chaudes de cette fin de juillet. On y vient avec son pique-nique, pour la journée, car tout est prévu pour y passer des heures merveilleuses. La cafétéria et ses terrasses invitent au repos.

Mais le public apprécie surtout les randonnées magnifiquement décorées, qui invitent au calme et à la poésie, dans les sous-bois ombrageux où serpentent de petits ruisseaux, dans un parcours à pieds secs parsemés de petits coins d'eau aménagés avec beaucoup d'imagination. La promenade, très reposante, permet de découvrir la flore de chez nous, mais devient aussi très instructive par la découverte de centaines d'insectes ou poissons qui peuplent ces endroits sauvages et protégés.

Rappelons que le site est accessible tous les jours jusqu'au 31 août, de 11 h à 18 h 30 et en septembre les week-ends, aux même heures. La saison se terminera comme l'an dernier par le week-end Champignons. Signalons cependant que les chiens ne sont pas admis sur le site.

Deux blessés

Le mardi 17 juillet, vers 16 h 40, un automobiliste, M. Dessart, de Flavion, a accroché plusieurs piquets en bois, rue du Grand-Etang à Bambois. Ces piquets ont été propulsés et ont blessé deux piétons de passage. La police de Floreffe a constaté les faits.

Rallye voiture

A l'occasion des journées du Patrimoine, le Syndicat d'Initiative de Fosses organise le dimanche 9 septembre un rallye voiture qui permettra aux participants de visiter les plus beaux coins de notre patrimoine historique local.

Le départ se fera au parking de la station d'épuration du lac de Bambois, entre 11 h et 14 h. Un questionnaire sera remis à chaque participant avec une remise de prix en fin de journée et pour l'occasion, la place du Marché sera égayée par une animation musicale.

Sept étapes sont prévues

1. Visite des jardins de la poésie

2. Visite extérieure du château de Sart-Eustache

3. Visite de la Belle-Motte et monuments à Le Roux

4. Visite de la chapelle Sainte-Brigide

5. Visite de la place du Chapitre

6. Visite de la collégiale

7. Visite de la place du Marché.

Un guide vous accueillera sur chaque site. Le livre des journées du Patrimoine 2001 est disponible gratuitement au S. I.

Espérons... enfin !

Ce sont les courts commentaires du bourgmestre lors de la réception le 19 juillet, d'une lettre de la Firme Morphée chargée de l'aménagement de la traversée de Fosses et, par la même, responsable du marquage non encore effectué par une firme sous-traitante

« Nous venons de prendre contact avec notre sous-traitant au sujet des marquages thermoplastiques de la traversée de Fosses. Nous vous informons que ce travail sera réalisé avant le 15 août 2001 ».

Avis

Pendant les mois de juillet et août, la permanence du bourgmestre organisée le jeudi est supprimée. Celle du samedi est maintenue.

B. Spineux

Le Petit Chapitre

Le Musée de la poupée folklorique, place du Chapitre sera ouvert tous les jours de juillet et août, de 14 heures à 18 Meures. L'entrée est de 100 F pour les adultes, 80 F pour les seniors, 50 F pour les enfants et gratuit pour moins de 6 ans.

St-Vincent de Paul

Je suis seul, il n'y a rien pour moi, pas de travail, pas d'argent, pas de chauffage, pas un sourire. Ce qu'il me faut, c'est une personne pour m'aider...

Afin que nous puissions mettre à bien notre oeuvre, nous avons besoin de vous. Un seul numéro de compte

088-2191652-29 Merci pour votre soutien. Les membres de la Saint-Vincent de Paul de Fosses

Cercle d'Histoire

La prochaine réunion se tiendra le jeudi 9 août à 19 h, mais non pas au local du S.I. comme d'habitude ; ce sera cette fois en la salle de l'ancien Nopri, aux Quatre-Bras, pour éviter les escaliers.

Elle débutera par un moment de recueillement à la mémoire d'Armand Eischen, membre depuis plusieurs années, puis le président parlera de quelques personnalités fossoises du temps passé : Gustave Biot, artiste graveur, l'abbé Michaux Sœur Angélique Michaux et Sœur Claire Baudin (de la famille du peintre dont il fut question en juin), puis il évoquera le voyage en Irlande et on envisagera un voyage découverte à Binche pour le début septembre.

Rappelons que les réunions du Cercle sont ouvertes à tous.

Exposition

Le Centre communautaire et culturel de Fosses, le S.I. et l'échevinat de la Culture abriteront en la Maison de la Culture et du Tourisme de Fosses, place du Marché, du 11 au 30 août, une exposition rassemblant les oeuvres de deux jeunes artistes Christelle Migeot, de Fosses et Marie-France Dubois, de Tamines.

Le vernissage aura lieu le vendredi 10 août à 19 h 30. Nous en reparlerons.

Fosses Avenir Pelote

Le club fossois organise ce samedi 4 août, sur le ballodrome du Centenaire, une journée consacrée à des luttes de Pré pupilles dans le cadre du ter Grand Prix du Président.

Voici le programme des différentes luttes.

Groupe 1

9 h : Vitrival - Aisemont

11 h : Fosses A - Aisemont

13 h : Vitrival - Fosses A

Groupe 2

10 h : Crupet - Fosses B

12 h : Crupet - Saint-Marc

14 h : Saint-Marc - Fosses B

15 h : lutte pour les 5e et 6e places

16 h : lutte pour les 3e et 4e places

17 h : lutte pour les 1 re et 2e places

Cette journée se terminera par un grand barbecue dont le prix est fixé à 300 F/personne. (250 F pour les moins de 12 ans).

 

Considérations sur nos ancêtres les Gaulois

Poursuivons nos écrits sur Fosses à l'époque des Gaulois, mais pour que nos articles reflètent la réalité, nous nous rapportons aux livres qui relatent l'historique de notre ville et de notre région. On apprend ainsi que les Nerviens, que nous étions, étaient réputés pour leur laine et leur draperie en gros tissus de couleur rousse ; leur charcuterie était très appréciée, même à Rome (sic) ! Mais dans quel état arrivait notre charcuterie après un si long voyage ? sans doute toute tchamosséye

On nous apprend aussi que l'armée de Boduognat, qui fit face à César, était composée de 350.000 hommes. Mais comment compter juste : si les Ménapiens annonçaient 40.000 hommes ; Les Eburons ne comptaient peut-être pas de la même manière, et les Nerviens, qui parlaient une autre langue, avaient peut-être compris 100.000 et, vexés, pour faire bien, annonçaient 150.000. Les 0 existaient-ils ? alors... il est très possible que les historiens nous en racontent... Et puis, comment compter des gens qui habitent au milieu des bois, en autarcie, sans cartes routières, sans GSM, sans papier et sans bic ? Nos historiens ne seraient-ils pas un peu rêveurs ?

Ce qui étonne aussi, c'est le sens de l'orientation que nos anciens devaient avoir. Nous, si nous devions aller voir un copain dans un village du fond des Ardennes, sans carte routière, ce serait très difficile. Mais eux, à travers champs et forêts, sans chemin, sans poteaux indicateurs, au pif ? Et comment retourner d'où on vient sans se tromper et dans les mêmes conditions ? Peut-être semaient-ils des petits cailloux, comme le Petit Poucet. Ou alors, ils avaient un sens que nous avons perdu et que les pigeons ont gardé !

Et de quoi se nourrissaient-ils, perdus en plein bled ? Car il n'y avait que des forêts à l'époque. Vous vous rendez compte : 350.000 hommes à nourrir, savoir les regrouper, les recompter, déduire les déserteurs, les traînards, les perdus ! Vous avez déjà vu à la St-Feuillen la longueur d'un cortège de 2.000 marcheurs. Et ici : 350.000 ! Avec des Ménapiens qui venaient de l'Escaut et les Eburons de la Campine ! A pied ! Sans casse-croûte, sans même un Mc Donald au coin d'un bois. Et sans linge pour se changer, ils devaient sentir le bouc !

Et puis, César, qu'a-t-il pu raconter à sa copine Cléopâtre pour justifier une si longue absence. Et les moutards là-dedans ? Papa était parti au front, pour une vingtaine d'années. Sûr qu'il assurait son manque en cours de route. A une époque où la pilule n'était pas encore en vente libre en pharmacie ! On est à peu près tous des descendants de bâtards de troupiers de Jules César ou d'autres envahisseurs. Il y avait aussi le problème de la langue : si vous passez un séjour dans un village de Manchourie, bon amusement pour s'expliquer.. Et ces troupiers de César traversaient des régions qui parlaient des langues totalement différentes : s'ils demandaient à manger, on leur donnait â boire, s'ils se plaignaient de mal de tête, on leur donnait un chapeau ; pas même un dictionnaire à trouver. C'est la réplique du problème des maçons bâtisseurs de la tour de Babel. Et les Bébroniens fossois, quelle langue parlaient-ils ? Julius parlait le latin, paraît-il, et ceux qui étaient enrôlés dans ses troupes, arrivaient à connaître le latin. Rentrés chez eux, au village, ils « fransquillonnaient » un latin mal appris, arrangé à la sauce de chez nous, qui devint notre wallon, paraît-il. Vos m' compurdoz asteûre ? Donc, nous parlons wallon grâce à Jules César.

Que de questions, qui resteront toujours sans réponse !

Mais, au fait, ma tante croit dur comme fer à la réincarnation : elle pourrait peut-être trouver réponse à toutes mes interrogations, elle qui a certainement connu toutes ces épopées dans une autre vie, mais qui ne s'en souvient plus guère ! Ou, je pourrais aussi questionner mon chien, il paraît que certains humains se réincarnent en animaux.

Viens ici, Médor... ! Raconte, quand tu t'es fait mordre par Jules César dans ta troisième vie, quand il s'était réincarné en berger allemand.

Keskidi nous propose...

(à lire avec humour)

Souliers à crampons, mains au guidon

Incroyable mais faux ! Pelé et Poulidor ont pris leur retraite le même jour. En réalité, c'est le 1 er octobre 1977 que Poulidor faisait ses adieux à la compétition cycliste. Ne vous donnez pas la peine de vérifier, c'est la stricte vérité ; vous pensez bien que je ne peux pas plaisanter sur un sujet d'une telle gravité.

Mais qu'est-ce qui a pu pousser Pelé à arrêter le vélo et Poulidor, pourquoi, diable, a-t-il décidé de ne jamais plus jouer au football.

Prenons la question autrement pourquoi Poulidor a-t-il tenu si longtemps sur un vélo et Pelé pour ne jamais y monter ? Le problème n'est pas là et chacun d'eux aurait pu faire la carrière de l'autre et le contraire est également vrai.

Imaginez ce que Pelé aurait fait sur un stade avec l'exceptionnelle puissance des mollets de Poulidor aucun filet n'aurait été capable de retenir les ballons ! Et si Poulidor avait eu aux cuisses l'incroyable musculature de Pelé, il n'aurait pas pu faire dix mètres, le pédalier aurait volé en éclats, sous l'incommensurable puissance et la jambe toute entière se serait enfoncée dans l'asphalte de la route, arrêtant net l'inexorable essor. Heureusement, chacun dans son domaine, maîtrisa les possibilités qu'il aurait pu développer dans celui de l'autre.

Je ne voudrais pas ternir la mémoire de ces deux champions bien de chez nous (et je ne suis pas chauvin), mais il est difficile d'échapper à une certaine nostalgie lorsqu'on évoque ce qu'ils auraient pu accomplir s'ils l'avaient voulu. Et quand, maintenant, dans notre monde de facilités, trouvera-t-on deux géants pour faire ce qui, malheureusement, n'eut point lieu.

Les choses étant ce qu'elles sont, c'est-à-dire n'étant pas ce qu'on voudrait qu'elles soient, ce n'est pas après-demain l'avant-veille du jour J. Dommage

Keskidi

Pensée de la semaine

Les personnes gauches ne sont guère adroites.

Le 25e anniversaire des patros

le 20 février 1972

Les anciens dirigeants et dirigeantes, citées dans le désordre : André Verbaert, Jean Romain, Eugène Dumont, Jacques Godfroid, Marcel Nulens, Albert Laurent, Jacques Gilbert, Jacques Rouard, Yvan Tahir, Roger Hosselet, Etienne Buchet, Gilbert Janssens, Bernard Calande, Jean-Pierre Collard.

Juliette et Elisa Nulens, Guita Poskin, Francette Godfroid, Annie Dumont, Christiane Lebichot, Christiane Calande, Myriam Calande et Agnès Calande, Maria Janssens et Godelieve Janssens, Paulette Bert... sur cette photo, mais il y eut bien d'autres.

Les désirs extravagants

Un jeune agriculteur qui cultivait l'asperge

Honnête et courageux, et qui s'appelait Serge

Un beau jour se rendit, en ville par le rail,

Afin de monnayer le fruit de son travail.

C'est là qu'incidemment, il fit la connaissance

D'une fille superbe, au doux prénom d'Hortense

II lui confia sa flamme avec beaucoup d'ardeur

Au bout de quelque temps, elle accepta son cœur.

Mais elle l'avertit : « Pour nous mettre en ménage,

Vous viendrez habiter au quatrième étage

Du building très moderne où, depuis quelques ans

Je vis dans le confort avec mes chers parents.

En outre, vous devez changer vos habitudes

Abandonner, pour moi, vos manières trop rudes.

Vous plonger dans un bain deux ou trois fois par jour.

Vous raser de très près pour me faire la cour.

Me parler sans accent. User du baisemain.

Vous adonner, le soir, à de saines lectures.

Vous tenir mieux à table. Acquérir dès demain,

Afin de m'honorer, une grande voiture.

Si vous vous conformez très strictement, j'insiste

A ces conditions tout à fait réalistes,

Nous pourrons nous marier. Un dernier mot pourtant

Pour ma tranquillité, je ne veux pas d'enfant ».

L'agriculteur quitta, sans tarder, l'âme triste

Cette jeune beauté, dont l'esprit égoïste

N'aurait pu s'accorder avec ses sentiments.

Il est certain d'avoir agi très sagement,

Car il vient d'épouser une autre belle fille

Au caractère simple, amoureuse et gentille

Plus joyeuse qu'Hortense. Elle veut des enfants.

Et ses autres désirs n'ont rien d'extravagant.

Fuyez, si m'en croyez, les filles exigeantes,

Sous peine de connaître une vie attristante.

G. Warnant.

Comme nous l'avons annoncé, le livre illustré de près de 100 photos anciennes rit actuelles, avec ;Plan, sortira de presse en, septembre prochain. Il donne l'étymologie des noms de nos rues, leur origine, leur histoire, les personnages qui les ont illustrées et animées, ainsi que des dizaines de détails sur notre histoire locale.

Ce livre inédit de plus de 200 pages sera vendu 600 F, mais on peut dès à présent le retenir par souscription en versant la somme de 500 F au compte 034-0440684-75 de Jean Romain, à Fosses-la-Ville.

Petits à-côtés d'un grand Tour

Le Tour de France vient de se terminer avec la victoire (qu'on pourrait qualifier d'arrogante) d'un Lance Armstrong prévu et qui aurait pu gagner toutes les étapes, car il gagne tout ce qu'il veut, aussi bien en vitesse qu'en montagne. Y a-t-il une explication médicale à ce phénomène ? L'avenir nous le dira peut-être, mais il y a eu des prodiges avant lui : n'a-t-on pas toujours considéré les succès d'Eddy Merckx comme exceptionnels ? La différence avec les anciens

tours, c'est la vitesse : Armstrong a couvert les 3.453 km en 86 heures 17' 28", soit 40 km/h de moyenne et on a vu des étapes de montagnes couvertes à cette vitesse. Nous avons retrouvé quelques détails et anecdotes au sujet du Tour mondialement médiatisé.

LES RECORDS

- Le plus long kilométrage : 5.745 km en 1926

- Le plus court : 2.428 km en 1903.

- La plus longue étape : 482 km (des Sables d'Olonne à Bayonne, de 1919 à 1924).

- La plus grande moyenne avant 1960 : Louison Bobet en 1954 : 34 km 711.

- La plus petite moyenne du Tour 23 km 958 en 1924.

- Le plus grand nombre de partants 162 en 1928.

- Le plus petit nombre d'arrivants à Paris : 11 en 1919 !

- Le plus grand nombre d'abandons 121 en 1934 (et plus de la moitié en 1957).

- Vainqueur le plus âgé : Firmin Lambot (35 ans en 1922).

- Vainqueur le plus jeune : Henri Cornet (20 ans en 1904).

- Le plus grand nombre de victoires d'étapes : André Leducq : 25.

- Le plus grand nombre de victoires d'étapes dans un même tour Charles Pélissier : 8 en 1930.

FAITS DIVERS

1929 : à la 15e étape (Grenoble Evian), le maillot jaune, le Belge Maurice Dewaele, est absent au départ. On le retrouve évanoui dans sa baignoire, épuisé des efforts de la veille. On le réveille, le pousse sur son vélo avec un mot d'ordre à l'équipe : motus ! Il terminera cette étape sans histoire, à la 4e place, avec seulement 4 morceaux de sucre et un bidon d'eau ! Il tient le coup et gagnera le Tour avec 32 minutes d'avance sur le second.

1930 : André Leducq, maillot jaune, casse une pédale dans le Galibier. Il répare (à l'époque, pas de vélo de rechange), chute un peu plus loin et perd 14 minutes. Son équipe le soutient et en 75 km, il rejoint la tête de course et gagne même l'étape à Evian. Il a gagné le Tour parce qu'il ne l'a pas perdu ce jour-là...

1947 : Edouard Fachleitner, comme les autres, succombe à une chaleur torride : il y aura 35 abandons dans cette étape Bruxelles -Luxembourg ! Fachleitner s'arrête à l'ombre d'un arbre et casse la croûte, restant 25 minutes sur place... Il faut que les suiveurs se fâchent et le remette de force sur sa machine. Au Parc des Princes, il n'a plus que 4'22 de retard sur Robic : il aurait pu gagner, sans cet arrêt...

1949 : Fausto Coppi chute dans la 5e étape, fourche faussée. Il pense abandonner, subit une défaillance et perd 18' 23 de retard à SaintMalo, ce qui le met à 33' 25 du maillot jaune Marinelli. Mais il se ressaisit et, refaisant son retard dans les Alpes et dans les Pyrénées, gagnera le Tour.

LES PROFESSIONS DES PROFESSIONNELS

Avant de devenir professionnels et gagner le Tour, au moins pour un temps ces surhommes avaient une autre profession. En voici quelques-unes, puisqu'on a beaucoup parlé de Baguet l'ardoisier.

1903: Maurice Garin : ramoneur

1907: Petitbreton : groom

1919: Lambot (Belge) : cultivateur

1921: Scieur (Florennes) : mécanicien

1930: André Leducq : apprenti électricien

1931: Antonin Magne : fermier

1935: Romain Maes (Belge) : briquetier

1936: Sylvère Maes (Belge) : fermier

1937: Lapébie : apprenti miroitier

1938: Bartali : maçon

1947: Robic : mécanicien de cycles

1949: Coppi : apprenti charcutier

1951: Koblet : pâtissier

1953: Louison Bobet : boulanger

LA BICYCLETTE

Vélocipède à deux roues égales ; successeur de la draisienne (du baron Drais) apparue en 1816 à Paris, améliorée de pédales par Michaux en 1855 et de jantes creuses par Truffaut, mais c'était le « Grand Bi » avec une roue arrière d' 1 m 25 à 1 m 50. Un Anglais pense à deux roues égales, l'arrière étant mue par une chaîne reliée au pédalier : c'était en 1880. Puis les pneus pleins sont remplacés par des boyaux gonflables. La roue libre apparaît vers 1900, suivie du dérailleur et du changement de vitesse. Mais avant 1914, un vélo coûtait environ 900 F, soit le salaire annuel d'un instituteur. A Fosses, Désiré Depraute en fabriqua sous la marque « L'Eclair » et la publicité disait qu'ils avaient fait gagner de nombreuses courses. Le premier Paris-Bruxelles- fut gagné par le Vierviétois André... avec deux heures d'avance sur le second  !

La saison 2001-2002

Avec la disparition de la RUS Fosses, il reste deux clubs dans notre entité : Bambois et Aisemont qui joue sur le terrain de Falisolle après fusion avec ce club.

Le championnat débutera le 26 août et nos deux équipes joueront en 3e provinciale série B.

Voici les équipes qu'aligneront ces deux clubs

BAMBOIS :

Présente, en plus de la Première, une Réserve, des Espoirs, des Cadets, des Minimes, des Préminines et des Diablotins.

AISEMONT :

Sera plus gourmand au niveau des équipes de jeunes puisqu'elle présentera, en plus de la Première, une Réserve, des Scolaires, des Cadets, 2 Minimes, 3 Prémininmes et 4 équipes de Diablotins.