N° 25  22 juin 2001

Photo rétro 55 ans déjà

Quelques personnalités s'étaient réunies (devant la maison de l'Ecole Saint-Feuillen), lors des grandes festivités en l'honneur de sainte Julienne de Cornillon, en 1946, peut-être pour une réunion préparatoire, ou lors des festivités ?

De gauche à droite : le Dr Vanlandschoot (ami du chanoine Pierard) ; le chanoine Pierard, doyen de Fosses ; Joseph Romain, bourgmestre ; Le député Jaminet, de Namur ; Mgr Hugues Lamy, abbé de Leffe ; X. ; Mgr Blaimont, vicaire général et ancien doyen de Fosses ; Joseph Poskin, fermier de Taravisée et échevin ; le ministre Charles Héger.

Il y a 100 ans

Quelques faits divers repris du Messager de Fosses de 1901, démontrent à quel point les précautions étaient dérisoires à l'époque.

Erreur fatale.

A l'usine Drèze, rue de Verviers à Dison, on travaille la nuit. Lundi soir, vers 9 h 1/2, une ouvrière âgée de 21 ans, G. Tiquet habitant Ensival, se trouva subitement prise d'indigestion. Le contremaître prit dans une boîte de secours une bouteille qu'il croyait contenir de l'éther. Il versa un verre à la jeune fille qui l'avala d'un trait, mais aussitôt, elle s'écria « Ça brûle ! » et fut prise de violentes douleurs. Le contremaître s'empressa de jeter les yeux sur l'étiquette qui portait l'indication : acide phénique. La jeune fille fut rapidement transportée à la pharmacie Vigand, proche de l'usine où elle reçut des soins. Malgré tout ce que l'on a pu faire, la malheureuse ne tarda pas à expirer après trois quarts d'heure d'atroces souffrances.

Ecrasé par le train

Un affreux malheur s'est produit mardi sur la ligne de Philippeville à Walcourt. Un chef piocheur nommé Siméon Marotte, âgé de 49 ans, demeurant à Vogerrée, retrounait chez lui sa journée terminée en longeant la voie, lorsqu'il fut atteint par le train. Le malheureux a été littéralement coupé en deux. Son cadavre a été retrouvé mercredi matin. La victime était très estimée ; elle laisse une veuve éplorée et 4 enfants en bas âge.

Incendie de trois maisons à Sosoye

La nuit de dimanche à lundi, le feu a réduit en cendres 3 maisons d'ouvriers. C'est un domestique de la ferme Didion, revenant de Salet, qui a donné l'alarme. Il était temps car chez la veuve Mélanie Mathieu, les étincelles tombaient sur le lit. Les malheureux habitants n'ont eu que le temps de sortir. Le fils Mathieu n'a pu sauver que la vache, le reste, même les poules, a été la proie des flammes.. Dans les maisons voisines, on a pu sauver les meubles et les provisions.

A Fosses, il v a 10.000 ans, et après...

Vous ne vous êtes jamais demandé comment était Fosses il y a 10.000 ans ? A une époque glaciaire où l'on vivait comme des Esquimaux. Pas de TV, pas de GSM pour appeler son voisin, pas de restaurant pour s'offrir de temps à autre un bon repas ! Pas de Mestdagh ni de GB pour acheter son nécessaire, pas de lit douillet ni salle de bain. Si vous vouliez faire une petite visite à votre oncle, pas de bus, pas de tram, pas d'auto, même pas un avion.

On ne se rend pas compte comment devait être la vie à cette époque. Vous aviez mal aux dents

pas un pharmacien dans le quartier. Vous vouliez fêter votre anniversaire pas un boulanger pour s'offrir un gâteau. Vous aviez décidé de partir en vacances : pas de cartes routières, pas de poteaux indicateurs, pas de pompe à essence. Vous vous leviez le matin, sans réveil, vous faisiez du café, sans café et sans percolateur, pas de frigo, pas de pain, pas de patates (Parmentier n'était pas né), vous vous mettiez à table avec un vulgaire bol en terre cuite fabriqué par votre grand-père pour y verser un peu d'eau du ruisseau, vous mangiez des feuilles de chêne et des racines de peuplier, quelques carottes de sapin et, comme dessert, quelques vers de terre écrasés ou cuits sur la pierre.

Nous, nous sommes perdus quand nous ne retrouvons plus notre dernière boîte d'allumettes (parce qu'on en utilise de moins en moins), mais eux, quand le feu était éteint parce qu'il y avait eu une grosse averse, c'était une aventure pour faire réapparaître une flamme.

Mais en ce temps là, il n'y avait pas de contrôleur des impôts, on avait l'espace pour soi. Pensez donc, ils étaient peut-être 40 Fossois pour toute l'entité - on les appelait les Bébroniens, parce qu'ils mangeaient des castors, d'après ce qu'on nous a dit, ils attrapaient des baloûches pour mettre dans la soupe, se nourrissaient aussi de lapins dont ils enlevaient la peau pour se vêtir ; Les femmes préféraient les renards, pour leur fourrure, mais ceux-là, ils étaient plus difficiles à attraper. Plus tard, la mode voulut que les femmes portassent sur elles des peaux de vison ; Y avait-il des défilés de mode ?

Et puis, les Bébroniens ne se lavaient pas, ils avaient ainsi des poux qui servaient à nourrir les enfants, qui les croquaient, comme on croque des chips aujourd'hui. C'était ça et le sein. ! Les femmes travaillaient déjà, à cette époque, mais elles n'étaient pas syndiquées ; elles ne revendiquaient rien parce qu'elles se rendaient compte qu'elles avaient le beau rôle. L'homme, lui, chassait, pêchait et faisait la guerre. Parfois, une douzaine de Bébroniens partaient attaquer les Ménapiens de Floreffe ou de Tamines pour récupérer ce que ceux-ci leur avait volé. Et ils revenaient avec une ou deux Ménapiennes qu'ils avaient kidnappées. C'était alors le désordre dans les ménages, avec crêpages de chignons et peaux de lapin déchirées.

Quelques milliers d'années plus tard, saint Feuillen est venu à Fosses pour y calmer les esprits. II fut tout d'abord mal reçu parce qu'à Fosses, quand on n'est pas du patelin .... Les Gadîs, eux, sont restés longtemps sans descendre à Fosses parce qu'ils disaient que cet étranger-là, ne leur revenait pas. Avec son accent anglais, il essayait de faire croire qu'il avait des origines celtes. On le prenait pour un deuxième Jules César et on s'en méfiait. Plus tard, on comprit que c'était un brave mec.

(A suivre)

Des Américains en visite à Fosses

Tiens, le drapeau américain flotte à l'Hôtel de Ville et au S.I. Que se passe-t-til ? Busch à Fosses ?

Non, pas le président des USA, mais une bonne délégation (12 personnes) de la petite ville de Washington, au Nord de Lafayette, en Louisiane. Le maire, M. Soileau, était déjà venu deux fois chez nous (mais cette fois, il était retenu par la maladie de son épouse) et on n'a pas oublié que les Chinels sont allés là-bas à deux reprises, avec un accueil chaleureux, fantastique, inoubliable. C'était donc une sorte de retour d'un prochain « jumelage » qui se dessine.

Jeudi, la salle de l'Hôtel de Ville était bondée et bruyante : les Louisianais étaient reçus officiellement par nos édiles et les représentants de la plupart des sociétés culturelles locales. Les Américains (certains coiffés d'une casquette Jupiler) appréciaient notre bière et échangeaient impressions et souvenirs avec les Fossois qu'ils avaient reçus chez eux en février. Guy Drèze, le président du comité de ce Jumelage supervisait la réception ; on sait que c'est par lui que se sont effectuées ces rencontres : ses activités professionnelles l'amenèrent à aller fréquemment en Louisiane, pays de la « crawfish » (l'écrevisse et autres fruits de mer).

L'échevin B. Meuter souhaita la bienvenue à tous et présenta le responsable du groupe, Madame Spéphanie Thourkine, qui s'adressa aux Fossois pour dire la joie des Louisianais de se retrouver ici, le sens de l'hospitalité des Fossois ; Elle remercia le bourgmestre, qui a contribué au jumelage et lui offrit un album souvenir et un drapeau louisianais qui a flotté à la Maison Blanche ; elle remercia tout particulièrement Guy Drèze pour ses efforts incessants et pour tous ces rapports constructifs, attrayants et chaleureux ; également Bernard Meuter et le service culturel local à qui elle offrit aussi un cadeau. Elle remercia enfin tous ceux qui ont accueilli et hébergé leurs amis louisianais. De leur côté, les autorités communales de Fosses remirent un diplôme de « Citoyen d'Honneur » à chacun des visiteurs américains.

Mais le séjour de ces amis louisianais ne se limitait pas à la cité des Chinels. L'échevin, le service culturel et le comité de ce jumelage avait concocté un vaste programme s'étalant sur toute la semaine, avec découverte de la Belgique. Jugez en plutôt

- Mardi 12 : accueil à Zaventem puis à Fosses et visite du centre historique de notre ville avec Joëlle (du S.I.). Dîner dans les familles et le soir, « potée » chez Pascal, au Clos Saint-Feuillen.

- Mercredi 13 : visite de Bastogne (Mardasson) et du château fort de Bouillon ; soirée en famille.

- Jeudi : Dinant, Hastière, vallée de la Meuse, puis le site de Bambois ; réception à la commune et échanges officiels.

- Vendredi : découverte de Bruges, avec un tour des canaux en bateau, puis Bruxelles, avec souper « Chez Léon ».

- Samedi : journée en famille ; souper-barbecue au lac de Bambois.

- Dimanche 17 : à Lasne et Waterloo, avec reconstitution de la Bataille de 1815, visite à la colonne Victor Hugo et d'un bivouac du dernier quartier général de l'Empereur, ainsi qu'à la butte du Lion.

- Lundi : départ pour la France, pour une partie d'entre eux, avec des concitoyens d'Opelonsas venus officialiser leur jumelage avec Florennes. D'autres restèrent avec les Fossois dans un périple spécial « bière Saint-Feuillien » (qu'ils apprécièrent énormément) avec visite de la brasserie Friart, à Le Roeulx.

Ce fut une semaine mémorable pour tous, Louisianais et Fossois, dans un climat de cordiale et chaude fraternité. Bien sûr, le comité de Guy Drèze et Robert Meuter leur en avait mis « plein la vue » dans cette visite de notre pays. Mais il y avait eu, aussi, les repas pris ensemble, la découverte de la cuisine belge (une frisée aux lardons made by Pascal, par exemple) et de tant de sites historiques.

Après un tour en Alsace, à Paris et en Normandie, les gens de Washington repartirent dimanche de Zaventem pour New York et New Orleans. Après un voyage qu'ils ne sont pas prêts d'oublier et dont ils parleront longtemps là-bas.

Bambois-Plage

C'est le 21 juillet 1946 qu'a eu lieu l'inauguration et l'ouverture de la plage de Bambois. L'exploitation allait se poursuivre durant plus de 25 ans, apportant au hameau de Bambois une renommée qui s'étendait non seulement dans toute la région, mais aussi partout dans le pays. Les jours de beau temps surtout, des milliers de vacanciers accouraient de partout, au train surtout, le moyen de déplacement restant le plus utilisé à l'époque. Et comme le public attire le public, en se rendant à la plage de Bambois, on était toujours certain d'y trouver de la distraction.

De nombreuses cartes postales ont été émises sur cet endroit et celle que nous reproduisons ici n'a pas encore été publiée. Nous sommes sans doute encore au début de l'exploitation car des accessoires et carrousels pour enfants, à gauche, n'y figurent pas encore. Plus tard aussi fut installé un restaurant sur pilotis qui pouvait accueillir plus de 200 personnes. Des barques et des pédalos permettaient des promenades sur le lac et des animations de toutes sortes furent organisées au fil des années.

L'ouverture du lac n'était évidemment que saisonnière, le personnel était recruté sur place et c'est ainsi que de nombreuses personnes de Bambois y trouvèrent du travail.

Pour le confort des visiteurs et pour donner à l'endroit l'aspect d'une vraie plage, des tonnes et des tonnes de sable fin furent amenées par camion, recouvrant l'entièreté du site.

Les journées chaudes permettaient aux enfants de faire trempette et aux nageurs plus affirmés de rejoindre l'îlot (aujourd'hui disparu) situé à une centaine de mètres de la plage.

En 1953, la venue de l'abbé Simon, surnommé l'abbé volant, attira la toute grande foule pour admirer l'audace de ses sauts de 15, 25 et 35 mètres, du haut d'une tour qui avait été montée pour la circonstance au milieu du lac. Le bénéfice devait servir à la restauration de l'église de sa paroisse, dans la Saone.

Une carte d'Honneur !

Comme le montre cette carte d'Honneur d'un enfant de l'Ecole Moyenne de Fosses, les élèves étaient récompensés, en fin d'année scolaire, pour leurs bons résultats.

On parlait alors de « remise des prix » : avec leur bulletin, les élèves recevaient cette carte d'Honneur et aussi, des prix qui consistaient le plus souvent en livres.

Cette carte d'Honneur fut reçue par Adolphe Fauche en 1932, lors de sa sortie de 5e année primaire. Les Fossois ont très bien connu ce facteur, très consciencieux, toujours de bonne humeur, fils do mâssi : son père avait un chantier de récupération de vieux fers et métaux, où se situe aujourd'hui le restaurant Le Giveau.

Au Cercle d'Histoire

Une vingtaine seulement des quelque 35 membres actuels du Cercle d'Histoire se sont retrouvés jeudi soir pour entendre divers exposés. D'abord, Camille Honnay a évoqué une famille fossoise dont 6 fils furent conscrits de Napoléon ; 3 ne sont d'ailleurs pas revenus de leur périple européen. Se basant à la fois sur le livre bien documenté de Jean Evariste, du Cercle d'Histoire de Walcourt (Les Militaires sous la République et l'Empire, pour le canton de Fosses) et sur les généalogies qu'il tire de ses fouilles aux Archives de l'Etat à Namur (il a déjà encodé plus de 17.000 noms) et du Registre paroissial des actes de naissance, il nous a donné ainsi, à titre d'exemple, cette famille Noulard : les parents : Charles-Joseph et son épouse Marie-Anne Genard (outre 2 filles et 1 garçon mort à deux mois), la vie militaire des 6 fils

- Jean-François; né en 1781, conscrit en remplacement (payé) d'un Demanet, d'Hanzinne, fut incorporé en 1808, participa aux campagnes d'Italie, de Sicile, de Wagram, de Hongrie, d'Espagne et au Portugal. II revint à Fosses, s'y maria en 1818 et eut 3 enfants ;

- Jacques-Joseph, né en 1784, conscrit en 1803 :Italie, Trieste, jusqu'en février 1807 où il disparaît ; a-til déserté ?

- Louis-Joseph, né en 1786, conscrit en 1806, remplaçant un P.Guiaux, de Fosses : campagne de 1808 à l'armée d'Espagne, réformé en 1808 à Bayonne;

- Ambroise, né en 1788, placé au dépôt en 1808 et réformé en 1813 pour atrophie de la jambe ; revenu à Fosses, il épousa Anne-Josèphe Bourguignon et eut 4 enfants ;

- Léonard, né en 1792, incorporé en 1812 à Thionville : prisonnier à Stettin pendant 9 mois, campagnes avec l'armée du Rhin, renvoyé dans ses foyers en 1814 ;

- Henri-Joseph : né en 1794, incorporé en 1813 à Maastricht, batailles de Dantzig, Leipzig, Hanan, puis en France en 1814. Revint à Fosses et épousa Joséphine Jacquet en 1819 et eut 3 enfants.

Camille nous a donné aussi les périples étonnants de deux autres conscrits fossois : Jacques-Joseph Servais et Hubert Bertin : nous en reparlerons.

C'est ensuite le président J. Romain qui évoqua deux familles qui eurent une certaine importance chez nous : les de Grady, dont 3 furent maïeur (= président de la cour de Justice) et receveur du PrinceEvêque de Liège ; ils furent propriétaires de la ferme du Chêne, de celle de Sainte-Brigide avec les bois qui l'entouraient (le bois Grady, de la rue Tri-du-Bois vers le Benoît). Ils sont à la base de la construction de la chapelle St-Roch en 1635 et donateurs d'un tableau de la collégiale représentant le Christ en croix avec Marie-Madeleine et, de part et d'autre, agenouillés, un chanoine de Fosses (Albert de Grady, mort en 1641) et un seigneur avec épée (son père, Henri de Grady, époux de Anne de Lerneux, mort à Fosses en 1634).

D'autre pari, une famille d'artistes : Jacques Baudin, né à Paris en 1735, épousa Catherine François, de Fosses. II est l'auteur de deux grands tableaux de la collégiale : « Martyre de Saint Feuillen » (qui était au-dessus de la porte qui mène au clocher) et « Triomphe de saint Feuillen » (dans la chapelle St-Ultain, mais on sait que pour les travaux de restauration de la collégiale, tous les tableaux sont en dépôt à Maredsous. II a aussi des peintures à la cathédrale de Namur. II eut 3 enfants : Nicolas Baudin, né à La Haye, marié à Bruxelles eut 4 fils et 4 filles (dont une fut religieuse de Ste-Marie à Fosses) ; J.-François, qui peignit un Saint Roch pour notre chapelle et résida à Anvers ; et Constance, qui épousa Gaspard Lainé, de Fosses, peinte marbreur.

Pour terminer, le président présenta aussi une série de similitudes et de points communs entre les églises de Fosses et d'Hastière.

La prochaine réunion, ouverte à tous, aura lieu le jeudi 9 août.

L'anniversaire de la mort

d'Edmond Chabot

Le 26 juin 1963, les Fossois apprenaient avec stupéfaction et tristesse, la mort dans des circonstances tragiques, du sergent parachutiste Edmond Chabot. Ce Fossois avait donné sa vie en héros et il mérita bien, plus tard, que l'on érige, en mémoire de son acte, un monument que l'on fleurit régulièrement lors de manifestations patriotiques.

Beaucoup de jeunes aujourd'hui, ont sans doute entendu parler d'Edmond Chabot, sans connaître exactement les circonstances de sa mort, bien que l'on en parle dans les écoles et qu'un Grand Prix littéraire ait été organisé en sa mémoire.

Il est né à Fosses en 1921. Il fréquenta l'école communale, puis l'Ecole Moyenne et ensuite l'Ecole Industrielle de Tamines. A vingt ans, en pleine guerre et occupation allemande, il décida de rejoindre les armées alliées en passant en Angleterre. Ce n'était pas une mince affaire et, au risque de sa vie déjà, il gagna la France (où il fut interné durant neuf mois), puis en Espagne, il connut durant 16 mois le camp de Miranda. Il parvint à s'échapper et, par le Portugal, arriva en Angleterre en 1943. On devine les astuces auxquelles il eut recours pour parvenir à ses fins. Au sein de la célèbre brigade Piron, il suivit un entraînement intensif, débarqua en Normandie, participa à la libération de la côte belge, puis la Hollande, dans des combats parfois violents et sanglants. Après la libération, il participa à l'occupation de l'Allemagne et après une instruction spéciale, fut affecté comme instructeur parachutiste à la base de Schaeffen. Il fut un des premiers belges à effectuer des sauts en chute libre de 5.000 m et était classé parmi les meilleurs paras belges. Il fit aussi des sessions à l'étranger, notamment au Congo lors des troubles de 1961. Il subit plusieurs fractures lors de sauts et fut même brûlé au 3e degré en tombant sur une ligne à haute tension lors d'un exercice de nuit. Pour ses différents actes de courage, il reçut plusieurs hautes distinctions, mais sa modestie voulait qu'il n'en parlât jamais. Son épouse tenait un magasin de parfumerie, rue du Postil et il avait trois enfants, deux fils et une fille. Le 26 juin 1963, au cours de manœuvres militaires en Allemagne, le C-119 dans lequel il se trouvait comme instructeur avec de jeunes miliciens, fut atteint par erreur d'un obus et, en perdition, allait s'abattre au sol lorsque, avec sang-froid et abnégation totale, il fit sauter en catastrophe 9 jeunes recrues, lui-même se sacrifiant en restant à bord pour sauver le maximum de miliciens, avant la catastrophe qui fit 38 victimes.

C'est donc par cet acte de courage que se terminait, à 42 ans, la vie de ce Fossois qui dut, à de nombreuses reprises, affronter le danger et les risques d'un métier qu'il avait choisi pour son aspect d'abnégation, de dévouement et de courage.

Philippe Leclercq

6e chinel en chef

Les chinels ont choisi leur 6e président, Philippe Leclercq, et le comité a été renouvelé. La concertation sera une des priorités pour la Laetare.

Le sixième président des chinels de Fosses-la-Ville a été élu lors de l'assemblée générale du comité. C'est Philippe Leclerq qui aura la responsabilité de conduire le nouveau comité et de perpétuer ainsi la tradition.

Philippe Leclerq continue donc une lignée qui a débuté en 1930 par jules Gosset ; entre le fondateur et

le nouvel élu, Constantin Burton, jean Piéfort, Willy Michel et André Godefroid ont poursuivi l’œuvre entamée. La cellule a été rajeunie, de nouveaux membres sont entrés dans le comité.

Certains statuts ont été modifiés à l'occasion du renouvellement du comité, et notamment la nomination d'un deuxième vice-président. André Godefroid, l'ancien président, a passé le flambeau pour raison de santé, il a été nommé président d'honneur.

Un mot d'ordre : rassembler

Une des premières démarches du nouveau comité, en collaboration avec l'échevin Benoît Buchet, sera de rassembler tous les acteurs de la laetare lors d'une réunion autour d'un mot d'ordre, la concertation.

On se rappellera la fausse note de la dernière édition : dans un premier temps, le comité avait accepté, avant de refuser, de marcher le matin, laissant leurs comparses sur le carreau. Le nouveau président désire apporter une touche novatrice aux chinels tout en conservant la tradition à laquelle ils sont attachés.

Le nouveau comité des chinels de Fosses-la-Ville est composé :

Président d'honneur : André Godefroid.

Président : Philippe Leclercq .

Vice-présidents : Lucien Preudhomme et Patrick Michel.

Secrétaire : Christian Godefroy.

Trésorier : Etienne Drèze.

Chef de musique : Guy Massart.

Explosion de gaz

Samedi dernier, vers 16 h, une explosion s'est produite rue de la Marlagne à Sart-Saint-Laurent, à l'arrière des bâtiments de la SPRL Bois Sotex. Le patron, M. Toussaint, travaillait avec un découpeur oxyacéthylénique ; la bouteille d'oxygène a alors explosé, blessant assez gravement au visage M. Toussaint. Des ouvriers lui ont alors porté secours et ont alerté le service 100. L'ambulance et les pompiers de Fosses , ainsi que le SMUR du CHR Val de Sambre Auvelais sont arrivés sur place et ont transporté le blessé au CHR de Namur.

Une enquête devait déterminer les raisons de cette explosion.

A l'école

Cette fin d'année scolaire sera marquée à l'école du Sart par une petite fête enfantine à 11 heures, suivie d'un apéritif.

Les A.C. en voyage

Le samedi 30, les A.C. de Sart-St-Laurent organisent un voyage d'un jour vers Paradisio, la brasserie Friart au Roeulx et retour par Binche pour un repas. Il reste encore quelques places disponibles ;

avis aux amateurs s'adr. R. Dewez, 71.18.81.

Prochainement : voyage de 5 jours dans le Jura. Nous en reparlerons.

La Marche Saint-Pierre

Depuis 1963, la Marche Saint-Pierre de Vitrival sort chaque année et cette marche s'effectue en trois sorties : une première le dernier dimanche de juin pour la bénédiction des armes, le dimanche suivant avec accompagnement de la procession en l'honneur de St Pierre et le lundi pour les visites aux personnalités.

C'est donc ce dimanche que s'effectue la sottie avec bénédiction des armes, dont voici le programme

12.45 Rassemblement au local, taverne Les Dsiettes

13.45 Bénédiction des armes et défilé dans les hameaux

15.30 Réception chez le président Willy Ipercielle.

18.30 Bivouac, offert par les patrons du restaurant Le Mistral

20.30 Rentrée des marcheurs au local café Les Dsiettes.

Renseignements : Guy Duret, tél. 071-77.04.75 ; pendant la Marche 0495-76.23.75.

Nous donnerons la semaine prochaine le programme des dimanche et lundi.

Fancy-fair à l'école

Ce samedi 23 juin aura lieu la fancy-fair des écoles communales de Vitrival. A 15 heures débutera la fête enfantine, sur le thème « Tour du Monde ». Le soir, le souper est prévu vers 18 h 30.

Barbecue

L'école communale d'Aisemont organise un barbecue de fin d'année scolaire le samedi 23 juin, à 19 h 30, à la salle Saint-Joseph.

Au menu - Apéritif - Brochette, lard, saucisse, frites et crudités - Dessert - Café

La participation est de 400 F et de 200 F pour les enfants de moins de 12 ans.

Inscriptions à l'école ou au 07171.15.63.

Fancy-fair à l'école

La fancy-fair annuelle à l'école communale aura lieu ce samedi 23 juin. II y aura comme d'habitude des animations, grimage, tombola, etc. et le spectacle donné par les enfants à 17 h, sur le thème de la BD. Le soir souper-barbecue.

Déclaration fiscale

Comme chaque année, je me tiens à votre disposition pour remplir votre déclaration fiscale. Elle peut être déposée à l'Administration communale, aux permanences du bourgmestre, le jeudi de 16 h 30 à 17 h 30, et le samedi, de 10 à 12 h.

Vous pouvez également me contacter à mon domicile, chaussée de Charleroi 176 à Vitrival,

au 07171.16.40, tous les jours après 18 heures.

La déclaration sera remplie et le calcul d'impôt sera réalisé dans la semaine. Le service est gratuit.

Laurence TITEUX, échevine

Dates anniversaires

- Le 17 juin 1968 : championnats d'Europe de tir aux clays, au Cercle de tir de la route de Mettet.

- Le 21 juin 1938 : décès du doyen Crépin à Tirlemont, où il était parti en maison de repos. Célèbre pour ses écrits sur l'histoire de Fosses.

- Le 23 juin 1991 : le Footing Club de Fosses organise une grande marche nationale : plus de 3.000 participants se sont rassemblés au hall des sports de Sart-Saint-Laurent.

- Le 24 juin 1980: décès de Jijé (Joseph Gillain), natif de Sart-St-Laurent, réputé dessinateur de Valardi, Fantasio... enterré au Sart.

- Le 26 décédé 1963 : décès d'Edmond Chabot, décédé dans une catastrophe aérienne dont il fut le héros

-Le 29 juin 1968 : le Tour de France passe à Fosses, venant de Bambois vers Tamines, par le rue de Vitrival.

- Le 30 juin 1935: les Chinels se produisent a l'Exposition universelle de Bruxelles.

GARDE

Pharmaciens de garde

Jeudi 21 : Mahia, Ermeton

Vendredi 22 : Mainil

Samedi 23 : Dubisy

Dimanche 24 : Dubisy

Lundi 25 : Maquille, St-Gérard

Mardi 26 : Nysten, Bioul

Mercredi 27 : Trigaux, Mettet

Jeudi 28 : Boxus

Service médical

Le service de garde sera assuré au cours de ce week-end par le docteur

SEPULCHRE, tél. 071-71.39.49.

Réabonnements

Nous rappelons à nos abonnés de 6 mois qu'il est grand temps de renouveler leur abonnement pour le second semestre 2001. Ils peuvent verser 580 F au CCP 000-0021185-39 de l'Imprimerie Romain, rue des Remparts à Fosses-la-Ville.

Les personnes qui ont des difficultés à se déplacer peuvent éventuellement nous demander de passer.(071-71.10.83)

Nous insistons pour que cette opération soit faite rapidement et nous vous en remercions d'avance.

LE MESSAGER

Braderie

En attendant la formation d'une nouvelle association des commerçants, la braderie aura tout de même lieu les jeudi 21, vendredi 22 et samedi 23 juin. Le Syndicat d'Initiative organise une brocante le samedi 23 dans certaines rues du centre et place du Marché, à partir de 8 heures du matin. II y aura animation musicale, animation pour enfants, présence de la Royale Philharmonique ; le passage d'une voiture-radio annoncera l'événement dans les rues de l'entité et un journal publicitaire est distribué dans tout l'entité, présentant les offres spéciales des commerçants.

Pèlerinage à Tongres

Le pèlerinage annuel à Tongres est prévu pour le 31 juillet, avec visite des aquariums à Liège. Prix : environ 600 F (suivant nombre). Inscriptions chez Chr. François, rue de l'Ecole Moyenne,

tél. 071-71.10.65 ou chez Christine Gravy, à Saint-Roch.

Fost-Plus

Le prochain ramassage des papiers et cartons aura lieu

- le mardi 26 pour les sections de Fosses, Bambois, Haut-Vent et Sart-St-Laurent

- le jeudi 28 pour les sections de Sart-Eustache, Vitrival, Le Roux, Aisemont et Névremont.

Le prochain ramassage des emballages PMC (sacs bleus) aura lieu le mercredi 27 pour toutes les sections de l'entité.

Encombrants

Le ramassage des objets encombrants se fera en cette fin de trimestre - le lundi 25, pour les sections de Sart-Eustache, Vitrival, Le Roux, Aisemont et Névremont

- le vendredi 29, pour les sections de Fosses, Bambois, Haut-Vent et Sart-Saint-Laurent.

Dans le décor

Le samedi 16 juin, vers 16 h 30, un automobiliste roulant rue du Grand Etang, a perdu le contrôle de son véhicule, à hauteur de la rue de la Plage à Bambois. La police locale a constaté des dégradations à quelques piquets bordant la route et appartenant à l'Administration communale. Une enquête est en cours.

Attention : radar !

Le bourgmestre signale que les contrôles radar continuent à être effectués par la police locale. Par exemple, récemment, 250 véhicules ont été contrôlés rue Saint-Roch et chaussée de Charleroi ; 25 PV ont été dressés pour vitesse excessive.

Le bourgmestre signale que ces contrôles vont être prochainement intensifiés dans toute l'entité.

Attention donc, roulez prudemment.

St-Vincent de Paul

Je suis seul, il n'y a rien pour moi, pas de travail, pas d'argent, pas de chauffage, pas un sourire. Ce qu'il me faut, c'est une personne pour m'aider...

Afin que nous puissions mettre à bien notre oeuvre, nous avons besoin de vous. Un seul numéro de compte 088-2191652-29 Merci pour votre soutien. Les membres de la Saint-Vincent de Paul de Fosses

Chez les Chinels

Une réunion extraordinaire du comité des Chinels, le 15 juin dernier, devait permettre de reformer le comité. Pour le poste de président, deux candidatures étaient présentées

Marcel Delvaux et Philippe Leclercq ; ce dernier qui a été nommé à ce poste.

A la vice-présidence, deux candidats : Pascal Baufays et Patrick Michel ; c'est ce dernier qui a récolté le plus de suffrages.

Il fallait aussi nommer un secrétaire en remplacement de Ph. Leclercq qui devient président. Trois candidatures étaient présentées : Christian Godefroid, Marcel Delvaux et André Quarrez. C'est Christian Godefroid qui assurera cette mission.

Parmi les membres du bureau, Lucien Preudhomme conserve sa place de vice-président.

Signalons que les Chinels se déplacent ce dimanche à Château Thierry (France). Le dernier week-end de juillet, ils iront à Wenduyne le samedi et à Rethel le dimanche.

Olympiades du Rire

C'est donc ce samedi 23 juin que la Marche Sint-Biètrumé de Bambois organise ses Olympiades du Rire. Si vous voulez passer une journée en famille, ne manquez pas ce rendez-vous. Les épreuves variées, une dizaine, sont ouvertes à tous et aussi aux enfants à partir de 10 ans.

Concours de belote

Un concours de belote aura lieu le vendredi 22 juin à la buvette de la balle pelote de Fosses Avenir Pelote, place du Centenaire à Fosses.

Les inscriptions seront reçues dès 19 h et le concours débutera à 20 heures. II se fera en 6 tours au prix de 500 F, avec 6 boissons gratuites comprises. Importance des prix selon les inscriptions.

Souper dansant

Le 30 juin, en la salle L'Obey, le groupe folklorique fossois « Les Clowns en Folie » organise un souper dansant grec. La participation est de 500 F (250 F pour les moins de 12 ans). Animation musicale avec Power Music.

Pour ceux qui ne participent pas au souper, dès 23 h, l'entrée du bal est fixée à 99 F.

Collecte de sang

La prochaine collecte de sang aura lieu le jeudi 28 juin, en la salle L'Orbey, de 14 à 18 heures.

Le besoin en sang est de plus en plus nécessaire de nos jours et ce geste humanitaire, hautement apprécié, ne coûte rien au donateur. La Croix-Rouge de Fosses lance un appel à ceux qui le peuvent et appréciera cette démarche

Voiture contre un arbre

Lundi 18, vers 3 heures du matin, un automobiliste a percuté un arbre qui était tombé sur la chaussée, route de Mettet à Fosses, à la limite vers Pontaury. Les pompiers de Fosses se sont rendus sur place pour débiter cet arbre et déplacer le véhicule gravement accidenté, qui fut ensuite enlevé par le dépanneur Delvigne.

Keskidi nous propose...

(A lire avec hummour)

Chacun pour soif

C'est bien connu, les Français nous sont supérieurs... en nombre ; mais pour ce qui est du reste, nous petits Belges, n'avons rien à craindre des Français moyens. Récemment, sur les courts de Roland-Garros, nos tenniswomen nous en ont encore donné une preuve flagrante et irréfutable. La France est le pays des meilleurs vignobles et des grands crus mais où la dégustation reste fort méconnue. Après enquête, il ressort que les meilleurs sommeliers (ne pas confondre avec sommeiller) sont belges et si nous ne produisons pas de vin, rien ne nous empêche de bien le déguster. La dégustation est, dans la précipitation, trop souvent oubliée, injustice qu'il est urgent de réparer et pas plus tard que tout de suite. Prenez une bonne bouteille pleine et non débouchée, le cérémonial commence par ce que l'on appelle « la soupesée ». II faut distinguer la soupesée par prise inférieure et la soupésée par prise supérieure. La première se pratique comme suit : vous posez, à l'aide de la main gauche (ou le contraire si vous êtes gaucher) le cul de la bouteille dans la paume largement ouverte de la main droite (ou le contraire, voir plus haut), vous refermez alors votre main sur la bouteille que vous lâchez ensuite de l'autre et vous soupesez (d'où le nom). Pour pratiquer la soupesée par la prise supérieure, il suffit de prendre la bouteille par le goulot et de la balancer mollement. Dans les deux cas, on peut se faire ainsi une idée du poids de la bouteille, ce qui n'a strictement aucun intérêt.

Sur l'analyse de l'étiquette, beaucoup de contre-vérités circulent encore. Après vous être procuré une seconde bouteille de la même cuvée, la première ayant vécu, ne perdez pas votre temps à vous attarder à une lecture attentive des informations portées au recto de l'étiquette, en dégustation, c'est le contenu qui importe. Libre vous est donc de déguster à loisir, de la manière qui vous convient le mieux, ceci étant une affaire tout à fait personnelle.

A votre santé ! Keskidi

Pensée de la semaine

Le tennisman Bjorn Borg fut surnommé le hérisson : à chacune de ses prestations, les spectateurs applaudissaient un Borg épique.

BAMBOIS

Entraîneur : Robert Dogot.

Arrivées : Devliegere (Fosses), Vandeputte (Fosses), Pierard (Biesme), Marchal (rec.), Jacob(rec.), Borbouse (ret.), C.Libert (rec.), Joly (?).

Départ : néant.

FALISOLLE-AISEMONT

Entraîneur : Serge Crasset.

Arrivées : S. Laviolette (US Auvelais), 0. Legrain (Jemeppe), H. Massait (Soye), P. Massart (Soye), Colson (Soye), Mélotte (Soye), Falque (Fosses)

Départ : 0. Detelle (Belgrade).