N° 22  1er juin 2001

Il y a 100 ans

N° 20 du 19 mai 1901

FOSSES. - La Ligue des Commerçants annonce une grande lutte de petite balle (tamis facultatif) pour le 9 juin, avec 250 fr. de prix. Le coût des balles est à la charge du comité.

AISEMONT. - Depuis le 10 mai, un bureau télégraphique, accessible aux correspondances privées, départ et arrivée, est ouvert à la halte d'Aisemont.

N° 21 du 26 mai 1901

Les Congolais, sous le commandement du capitaine Chaules Demanet, ont quitté Fosses par le train de 8 h 05 pour se rendre à la procession Saint-Roch à Thuin. Ils sont rentrés très enthousiasmés, lundi, par le train de 4 heures. La première prime leur a été décernée par acclamation de la population.

N° 22 du 2 Juin 1901

Marché du jeudi à Fosses : beurre : 1,20 le l/2 kilo , oeufs, 1,50 les 26.

Le 14 juin :Foire aux chevaux, bestiaux et porcs.

Lu dans Le Messager de Fosses en 1901

Il faut des époux assortis

Les fâcheuses conséquences des unions mal assorties ont souvent inspiré à des législateurs, le désir d'instituer une réglementation spéciale du mariage. Partant du principe que l'accès de toutes les professions est subordonné à l'obtention d'un diplôme, ils se sont demandé pourquoi les aspirants au mariage, qui veulent accomplir une acte infiniment plus grave au point de vue social que le choix d'un métier, seraient les seuls à ne subir aucune formalité. Ils ont donc pensé à les soumettre à un baccalauréat d'un genre particulier, avec lequel les candidats seraient déclarés dignes ou non de convoler en justes noces. L'idée de cette « autorisation de mariage » n'a pas eu grand succès en Europe jusqu'ici. Mais l'Amérique l'a déjà essayé.

La Médecine, Nouvelle nous apprend que dans l'Etat d'Indiana, le Sénat a voté un projet de loi stipulant la nomination d'une commission matrimoniale qui se composerait de deux femmes, mères de famille, de deux médecins et d'un avocat qui délivreront la licence de mariage.

Tout candidat à la licence de mariage devra passer un examen devant cette commission et aucune union ne pourra être célébrée dans l'Etat d'Indiana sans que cette formalité ait été remplie.

Il sera bon de surveiller les statistiques de l'Etat d'Indiana pour voir si, dans quelques années, la population est devenue plus forte et si l'on y trouve plus de ménages assortis.

Il y a 50 ans

 

Mois de mai 1951

- Le programme de la Sainte-Brigide s'étale sur trois journées, avec concert de carillon, deux concerts de nos fanfares, une lutte de balle au tamis et un course cycliste pour débutants ; avec fête foraine.

- Une course cycliste pour amateurs avait aussi lieu à Névremont. A la Sainte-Brigide, c'est le Fossois Eugène Evrard qui enlève la course, R. Houlpont, d'Aisemont est 3e et Florian Genot (Aisemont) 9e.

- André Loix, originaire de Fosses, est nommé juge de paix à Florennes. - Communions solennelles à Le Roux (7 enfants) et à Aisemont (2 seulement). A Fosses, ils sont 36 (18 garçons et 18 filles).

- Autre coureur cycliste fossois qui se distingue : Désiré Deproot, vainqueur d'une course à Devant-les-Bois et 2e à Purnode.

- Nouveaux tarifs des téléphones

1.080 F de redevance annuelle ; 1,70 F la communication régionale (sans limitation de durée) et différents prix pour les communications interurbaines, suivant les distances.

- Au Cinéma Moderne, on passe

Massacre à Furnace Creek (V. Mature), Johnny Belinda (Jane Wyman), Le Prince des Voleurs (technicolor), Le Roi de la Vallée.

La 101e Airborne se souvient

Le Memorial Day a été commémoré à Sart-Saint-Laurent et à Fosses par la 101e Airborne. Deux lieux symboliques ont été visités.

La 101e Airborne de Sart-Saint-Laurent s'est souvenue de la bravoure des armées américaines et des alliés lors de la Seconde Guerre mondiale.

Cette association créée en 1974 s'est donné pour mission de perpétuer le souvenir de ces militaires en célébrant le Memorial Day, ce jour où les Américains fêtent leurs soldats tués au combat.

L'association a fait construire deux monuments situés sur des lieux historiques. Le premier se trouve à Sart-Saint-Laurent, près du cimetière, à l'endroit où deux avions alliés, un américain B24 et un appareil de la Royal Air Force, se sont écrasés. L'un effectuait une mission de parachutage de nuit; l'autre revenait d'une mission de bombardement.

2199 braves

Le défilé s'est ensuite rendu sur le second site, à Fosses. Cet endroit avait été repéré par les Américains bien avant le débarquement afin d'y enterrer les leurs. Ils n'avaient pas prévu la bataille des Ardennes... Dépassés par les événements, les Américains ont déterré les corps de leurs soldats afin de les replacer dans deux autres sites. Plus de 2 199 corps ont été inhumés à Fosses. C'est en uniforme que l'association a accueilli les personnalités, le colonel américain Tun Stall, la garde d'honneur du Shape, les échevins Bernard Meuters et Benoît Buchet, ainsi que les chefs de la police fédérale de Fosses.

Tous ont ensuite été accueillis à l'hôtel de ville de Fosses où les autorités communales leur ont offert le verre de l'amitié.

Pensons à nos aînés

Le 1er : René Bourgeois, R. du Vivier, Sart-Eust. 87 ans (doyen d'âge de Sart-Eustache)

Le 4 : Maurice Preter, R. Eglise, Sart-Eustache 81 ans

Le 6 : Charles Berwart, Route de Taravisée 80 ans

Le 8 : Elisa Dassonville, Ch. Charleroi, Le Roux 84 ans

Le 9 : Fernande Malotteau, Rue de Névremont 80 ans

Le 10 : Maurice Goffaux, Wimbosteck, Sart-St-L. 94 ans (doyen de Sart-St-Laurent)

Le 10 : Augusta Godefoird, Rue Sainte-Brigide 86 ans

Le 11 : Michaël Tschmil, Rue Station, Aisemont 80 ans

Le 12 : Emma Doucet, Home Dejaifve 86 ans

Le 14 : Marie-Louise Caudron, Home Dejaifve 87 ans

Le 15 : Hélène Michel, Rue Saint-Roch 88 ans

Le 15 : Léopold Matelart, Ch. Charleroi, Le Roux 86 ans

Le 16 : Irma Penet, Avenue Albert 1er 80 ans

Le 18 : René Gillain, Rue du Fays, Aisemont 81 ans

Le 19 : Abel Hoyas, Try-al-Hutte, Bambois 80 ans

Le 20 : Fernand De Coster, R. de la Station, Aisemont. 85 ans

Le 20 : Robert Molitor, Rue Sartia, Sart-Eust. 81 ans

Le 21 : Augustine Molle, Rue de Stierlinsart 81 ans

Le 21 : Adeline Blavier, Av. Champ Stoné 89 ans

Le 22 : Reine Michel, Rue du Bout, Vitrival 82 ans

Le 22 : Jules Patris, Rue des Tronces, Vitrival 80 ans

Le 24 : Jean Germaux, Rue Saint-Roch 81 ans

Le 26 : Léonie Suiveng, Chaussée de Charleroi 83 ans

Le 26 : Camilla Defosse, Home Dejaifve 91 ans

Le 27 : Louise Wilmet, Rue des Egalots 80 ans

Le 27 : Joséphine Parent, Rue Jean Dor, Vitrival 83 ans

Le 29 : Jeanne Drèze, Home Dejaifve 80 ans

Conseil Communal

TAXER LE LAC

Réuni ce 28 mai sans l'échevin M. Charles, à l'étranger, le Conseil a d'abord observé une minute de recueillement à la mémoire de Mme Nelly Brogniez, qui fut conseiller communal et échevine, et aussi présidente du Comité de Jumelage Fosses-Orbey. Appréciant un tout nouveau mobilier confortable, les conseillers ont aussi admis quelques points en urgence. Mais une longue discussion a marqué le 2e point, relatif à une taxe sur les spectacles et divertissements

outre le Lac de Bambois, premier visé, elle concerne aussi les cirques, spectacles et soirées organisées par les groupements à but lucratif : 20% sur les montants des entrées, avec exception pour les spectacles culturels. L'échevin des finances L. Titeux espère en tirer 600.000 F par an qui serait investi dans un grand projet de parking et de moyens de sécurité routière. Car les nombreux visiteurs, en été, causent de réelles nuisances aux riverains par du parking intempestif qui suscitent parfois des mouvements d'humeur. Le bourgmestre avait d'ailleurs réuni ces riverains à l'hôtel de ville pour entendre leurs doléances et leur promettre une solution.

René Brachotte (PS) proteste : on pénalise un site touristique alors qu'ailleurs on les subsidie. De plus, il n'y a pas eu de concertation, pas de note de motivation et il reste pas mal d'incertitudes.

L'échevine rappelle le fond du problème : les importants investissements nécessaires pour aménager un parking et les abords : le projet d'étude et les honoraires d'architecte se monteraient à 1.250.000 F. L'échevin du Tourisme B. Meuter prend le relais pour préciser aussi qu'il y a eu concertation avec l'Urbanisme, le fermier qui céderait un terrain, et le directeur de l'IDEF (époux

d'une conseillère PS) qui est demandeur ! Le projet concerne tout le site entre les maisons solaires et le Point d'Arrêt. Après une longue discussion sur des détails, le PS demande une suspension de séance pour se concerter et annoncer son maintien d'opposition à la taxe en raison de l'incertitude pesant sur le bail avec le fermier. Le PRL se tâte aussi, envisage de voter la taxe l'an prochain si son objectif est bien atteint, mais pas cette année. Elle est donc votée par les 10 voix UD contre 8 non.

LE COMPTE COMMUNAL 2000

II fut souvent question de l'état des finances de la ville, Le compte pour l'an 2000 est donc passé sans observation puisqu'il présente un boni global de 37.212.065 F.

Pour ceux qui aiment les chiffres Droits constatés de recettes

331.776.312 F moins les dépenses engagées : 283.654.042 F donne un boni budgétaire de 48.112.270 F. Mais certaines factures sont reportées sur 2001, ce qui donne un boni comptable de 49.614.016 F pour le service ordinaire.

A l'extraordinaire : un boni budgétaire de 10.712.073 F et un boni comptable de 60.919.071 F. Cela vaut donc des recettes de 21.600.394 F. en plus que l'estimation prévue au budget 2001. Le Receveur ajoute une précision : l'actif immobilisé au bilan (propriété foncières et matériel divers) se monte à 649.996.604 F.

Au chapitre des finances, le conseil approuve encore

- La taxe sur les inhumations à 5000 F, même sur les urnes d'incinération.

- La redevance exigée pour prestations des ouvriers communaux (déchets en décharge sauvage, déchets abandonnés lors d'un déménagement, travaux demandés) : 650 F de l'heure par ouvrier, 1000 F pour l'usage d'un camion + 75 F du km.

- Un emprunt de 961.726 F pour équipement d'une ambulance.

- Des bons de commande pour 450.672 F : magnétoscope, tables et bancs pour les écoles, un frigo, un conteneur avec bâches, etc...

- Le compte 2000 de la Fabrique d'Eglise de Sart-St-laurent (boni de 46.339 F)

PATRIMOINE

Un bail emphytéotique de 99 ans avec l'IDEG pour implantation sur terrain communal d'une cabine électrique de renforcement au Bôlia (Vitrival).

Un bail avec la mutuelle socialiste pour occupation de l'ancienne école de Bambois (2000F par Mois).

ET AUTRES APPROBATIONS

Le réglement d'ordre intérieur du CPAS (avec rappel de l'abstention de deux membres sur le point 61 concernant la fréquence de vérification de la caisse et le bourgmestre rappelle que rester de décembre 99 à mars 2001 sans ce rapport, c'est quand même long...)

L'organisation d'une plaine de vacances du 9 juillet au 3 août avec délégation au Collège pour l'engagement du personnel d'encadrement qui sera rémunéré à raison de 2000 F par jour pour le chef de plaine, 1200 F pour les moniteurs qualifiés et 900 F pour les aides-moniteurs. Les enfants paieront un droit de participation de 50 F par Jour (une des moins cher de la Province précise l'échevin) et on insiste sur la qualité habituelle de l'encadrement. Des ordonnances de police pour mariage, décès, travaux, festivités, course cycliste, jogging, journée médiévale.

La désignation de Michel Charles, Benoît Buchet et Françoise Sarto aux assemblées de l'Agence Immobilière Sociale des cantons de Gembloux-Fosses.

Une série d'ordres du jour de diverses intercommunales (rapport de gestion, comptes, décharge aux administrateurs, nominations statutaires) pour : INATEL (télédistribution), IDEG et IDEFIN (électricité), AIEM (eaux de la Molignée), AITI (traitement des immondices et curage des égoûts), AISBS (intercommunale de Santé de la Basse-Sambre, sans autres commentaires pour son désastre financier), SIAEN (aménagements économique) et Bureau Economique de la Province, INASEP (services publics : distribution d'eau, collecte des immondices), le bourgmestre demande un arrangement entre délégués des diverses parties pour que la ville soit représentée à ces réunions qui tombent toutes aux même jour : 13 et 27 juin, à des endroits parfois fort éloignés.

Enfin, le Conseil approuve aussi le nouveau statut pécuniaire et administratif et le nouveau cadre du Personnel de Police et du personnel enseignant.

A HUIS-CLOS

Il renomme les membres du personnel de la Police intégrée dans leur nouveau grade et nouvelles échelles de traitement. Il ratifie enfin des décisions du Collège pour des intérims dans les écoles et le remplacement du secrétaire communal lors d'un congé pour maladie.

Une dynamique nouvelle pour

un site magnifique et peu connu.

Certains pêcheurs connaissent depuis longtemps l'étang de la Rosière, situé en contrebas de la chaussée de Namur, derrière la villa de M. Gilbert Brogniez qui l'avait aménagé il y a une vingtaine d'année. Loué aux amicales du personnel de l'Unerg et de Solvay, puis à une ASBL d'un groupe d'amateurs, il est maintenant propriété d'un club sportif « No Kill », c'est-à-dire d'amateurs de pêche sportive sans prise de poisson, simplement pour le sport.

Ce qui est attractif, c'est la grande variétés de poissons que l'on trouve blanc et carnassier, truite, tanche, brême, carpe et quelques énormes brochets (25 kg?). C'est donc un réservoir naturel, contenant environ 2 tonnes de poissons, avec un règlement très strict : pêche sportive, a la mouche ou autres techniques, interdiction de dégorgeoir, de leurres à palette, asticots ou de lombrics si cette pêche ne s'apparente pas à la pêche au coup, etc... Mais elle est possible du lever au coucher du soleil ! On vient aussi d'y organiser 72 heures de pêche à la carpe.

Mais le locataire -directeur, M. Didier Hennant, de Presles, est bourré d'idées pour une large animation du site : journées pédagogiques, cours d'entomologie des rivières, cours de montage de mouches, mais aussi approche et découverte de la nature, faune et flore ; découverte des divers poissons du réservoir, bourses d'échanges, marché biologique hebdomadaire, jardin bio et de plantes médicinales, découvertes nature pour enfants, etc...

Le site est d'ailleurs splendide : sur plusieurs hectares, il est protégé des bruits de la route par un haut talus, par un rideau d'arbres, le chant du ruisseau et un calme absolu (et surveillé : pas de radio intempestives) en font un havre de paix, de calme, de détente en famille. Le chemin d'accès et une confortable cafétéria (avec uniquement des produits wallons) sont en cours d'aménagement.

L'inauguration est prévue pour la fin juin. Nous en reparlerons.

GARDES

Pharmaciens de garde

Jeudi 31 : Dubois, Le Roux

Vendredi 1erjuin : Lahaut, Ermeton

Samedi 2 : Dubois, Le Roux

Dimanche 3 : Dubois, Le Roux

Lundi 4 (de Pentec.) : Dubois, Le Roux

Mardi 5 : Liénard, Mettet

Mercredi 6 : Mahia, Ermeton

Jeudi 7 : Mainil

Service médical

Le service de garde sera assuré - les samedi 2 et dimanche 3 par le

Dr CHARLES, tél. 071-71.23.98

le lundi 4 (lundi de Pentecôte) par le

Dr BAILLY, tél. 071-71.14.89.

A Senior Amitié

Pour ceux qui l'ignorent encore, nous rappelons que notre Amicale fait partie de l'U.C.P. (Union chrétienne des Pensionnés). Ce grand mouvement regroupe actuellement 42.000 membres. Le 24 novembre prochain se tiendra son congrès. C'est un événement majeur s'il en est puisqu'au cours de celui-ci seront redéfinies ses raisons « d'être » et de « faire », eu égard aux nouveaux enjeux de société.

Afin que la démarche ne se déroule pas dans le vide, depuis près d'un an des groupes de travail se sont constitués et mettent actuellement en commun le résultat de leurs observations, de leurs recherches et de leurs réflexions.

Ils ont inscrit à leur programme de travail une vaste enquête sous la forme d'un questionnaire que tous les membres ont reçu et sont invités à y répondre. II devra permettre à l'U.C.P. de se repositionner en concordance complète avec l'intérêt manifesté par l'ensemble des membres qui se seront exprimés.

Merci de votre précieuse collaboration.

Votre comité local

Travaux

LA RUE DU TISSERAND

La réception provisoire des travaux de réfection de la rue du Tisserand, réalisés par les Entreprises Frateur, a été accordée le 23 mai 2001.

Une fuite d'eau sous la nouvelle voirie vient, hélas, d'être constatée et l'Intercommunale INASEP se voit dans l'obligation de scier le nouveau revêtement hydrocarboné pour procéder à la réparation de cette fuite.

Nous souhaitons dès lors informer la population, et plus particulièrement les riverains de la rue du Tisserand que la commune n'est aucunement responsable de ce désagrément.

LE MARQUAGE AU SOL DE LA TRAVERSEE DE FOSSES

La société Morphée, désignée pour la réalisation des travaux de la traversée de Fosses vient d'envoyer un courier au MET qui explique que les conditions atmosphériques étant seulement favorables depuis quelques jours seulement et le sous-traitant qui doit réaliser les marquages thermoplastiques sur le chantier évoqué ayant également pris beaucoup de retard dans ses engagements, ont fait que ce marquage n'a pu encore être réalisé.

La société Morphée promet de tout mettre en oeuvre pour réaliser ces achèvements sous peu.

Le bourgmestre

Un livre de Jean Romain

77 rues de Fosses-la-Ville

« Le nom attribué à une rue, à une place, à un hameau ne relève pas du hasard. II correspond le plus souvent à une activité ou à un évènement qui ont marqué le lieu. C'est en cela qu'il colle à la mémoire et à l'identité des gens du crû ».

Cette citation de Philippe Gerday dans « Vers l'Avenir » du 4 février 2000 a confirmé l'auteur dans une étude entamée sur les rues de Fosses et à la publier en un recueil.

II s'en explique dans son avant-propos dont voici des extraits

L'histoire n'est pas faite que de guerres et de traités. Autant que par des rois et des chefs militaires, notre histoire fut construite par nos ancêtres, qui ont vécu dans nos rues, les ont bâties et transformées au cours des siècles et des nécessités diverses. II y ont laissé leur empreinte et une partie de leur âme. Mais la vie moderne ne permet plus de le voir, de le ressentir, à moins d'une attention particulière.

C'est ce passé de notre cité, dans lequel chacun de nous plonge ses racines, que j'ai voulu ressusciter ici. Pour les générations actuelles, le nom même des rues tend à s'estomper : on dira « la rue de chez Clause » ou « la rue du Mestdagh » plutôt que rues des Egalots ou des Remparts.

Mais dès qu'on s'attache à rechercher les étymologies, les noms de nos rues, de nos quartiers, de nos lieux-dits, pour les « nés-natifs » de Fosses en tout cas, des milliers de souvenirs remontent à la tête

on redécouvre le sens de tel toponyme, qui s'était obscurci avec les années et le non-usage ; des fantômes surgissent des brumes du passé ; un puzzle historique se reconstruit peu à peu : nous voyons nos aïeux veiller en armes sur les Remparts, les ménagères aller puiser de l'eau aux « goyettes », les visiteurs passer les portes de la ville pour venir au marché, les chanoines du chapitre organiser des processions, nos jeunes fréquenter les cours de l'écolâtre...

La vie des siècles passés se dévoile dès que nous levons les yeux vers ces plaques de rues aux noms évocateurs ; mille détails les rejoignent, lus dans nos archives, et voici que renaissent les silhouettes de quelques personnages, pittoresques ou historiques, qui ont habité ces rues étroites chargées de souvenirs trop vite oubliés... Ruelle du Château ? Voici le Prince-Evêque Adolphe de Waldeck assiégé dans son propre château, en haut de la place du Chapitre, par une populace révoltée, en 1302. - Arvol de la Cour del Mairesse ? C'est là qu'habita le valeureux mayeur Lhoest. - Porte al Val ? C'était le siège du « Magistrat » le Conseil communal de jadis. - Rue des Egalots ? C'est au-delà d'un petit pont enjambant le ruisseau galopant, le « père stationnaire » du couvent des Récollets de Farciennes venant prêcher Carême... - Ou encore, plus près de nous, avec le Champ Stonné, le rentier Flup Biot, farceur de premier ordre. Rue des Zolos ? Dans l'âcre fumée de corne brûlée, je revois un énorme roncin secouant le « travail » du maréchal-ferrant Joseph Pihot. - Rue de Vitrival ?Voici le doyen Crepin lisant bréviaire en arpentant le trottoir ensoleillé en attendant l'heure du dîner chez les petites sueurs françaises Véronique et Lucienne. - Place du Marché ? Parmi tant d'autres, la silhouette de « Marie Gros » ramassant les allumettes.

Et le chansonnier François Gailly, et le Chinel Neûje, « li p'tit bossu Carreau », et les rivalités entre Grenadiers et Zouaves, par enseignes de locaux interposées...

Et puis pour les « vis gamins » de Fosses, que de « sov'nances » ou pourrait écrire à la manière d'Eugène Gillain

sonnettes tirées, le soir, dans un galot de fuite éperdues... « Chabots » délogés (et rarement pris) en soulevant les pierres du ruisseau « al Burtagne »... Descentes vertigineuses, en traîneau de la Rue Sinton, les soirs d'hiver enneigé... Tentatives de natation, dans les « goffes » de la Rosière ou maraude aux pommes dans le verger de l'Hospice.

Dès qu'on soulève un coin du voile des souvenirs, le moindre objet nous renvoie de ces petits traits par milliers. Mais direz vous, ils appartiennent à votre mémoire personnelle, c'est votre trésor individuel.

Par contre, il est des centaines d'autres souvenirs que suscitent les plaques de noms de rues : ceux-là appartiennent à la mémoire du peuple, ils font l'histoire de

notre cité pour ceux qui veulent la découvrir.

Cette « petite histoire », il m'a paru important de la rechercher dans nos archives et nos mémoires et de la dévoiler aux fossois d'aujourd'hui et de demain.

Puis dans une longue introduction, il évoque toute la petite histoire de notre ville : son origine, ses personnages illustres, le chapitre des chanoines, les remparts et les portes, les chapelles, les noms de rues issus de saints, de la nature, des métiers, du commerce ; la Biesme, la distribution ~a'Pau, i, création des grand-routes, i ~tlas ~s chemins de 1843, les malles estes, le vicinal, le chemin de In,, éclairage public, l'enseignement, le folklore...

Tout cela est repris en détail dans les 77 descriptions de rues, du Giveau à la route de Bambois et des Trois-Bras au Cheslong (excluant donc les hameaux laissés à une autre étude). Avec des citations de ces noms , particulièrement du XVe au XVllle siècles, des rappels historiques erg une sorte de puzzle géographique, de personnages et de petits faits qui illustrent ainsi nos rues, de « recès » ou décisions du Conseil communal. Bref, de tous les éléments qui ont fait la vie de nos aïeux, proches ou lointains.

Ce large panorama, historique au sens de la vie propre des gens (la citoyenneté, comme on dit à présent) fera l'objet d'un livre de plus de 200 pages, avec une centaines d'illustrations, qui devrait sortir de presse en septembre, au prix de 600 F.

Mais par une souscription préalable, on pourra l'obtenir pour 500 F en versant cette somme au compte 001 - 1501626 - 45 de Jean Romain, chez qui on peut aussi obtenir tous renseignements à ce sujet (071/71.14.77).

Keskidi nous propose...

(A lire avec humour)

Les cours de la Bourse

Il y a des spécialistes qui traquent sans arrêt les fluctuations des valeurs boursières, achetant par-ci, vendant par-là, en employant un langage hermétique que seuls peuvent comprendre les initiés. Très difficile à suivre, tout cela. Moi qui suis toujours à la recherche d'un bon placement pour mes économies, je me suis aventuré dans ce temple où l'on ne parle que dollars, yens et autres monnaies. A n'y rien comprendre, mais le plus marrant, c'est la cotation des actions ; vous voulez des exemples

- les Suspensions » perdent trois points... et disparaissent

- les « Murs de Jéricho » s'écroulent, mais les « Trompettes » montent

- « Le Pont de la rivière Kwaï » s'écroule à cause des Japonais

- « Adam » perd une côte, mais gagne une femme

- le « Thon » reste silencieux en bourse, car il ne sert à rien de hausser de thon

- perte sur les « Seiches » - les « Haras » gagnent 5 pur-sang

- « Dracula » perd 10 pour sang, une valeur qui s'écroule

- le « Gruyère », meilleur rapport cavités/prix

- l'or baisse sur marché de Waterloo, le Napoléon ne vaut pas Blücher

- Attention, l'emprunt sur l'air liquide ne se définit jamais sur l'unité du litre, car avoir l'air emprunté ne donne pas une contenance.

Keskidi

Pensée de la semaine

Napoléon a dit : si vous ne trouvez pas Blücher ailleurs, Grauchy vous rembourse la différence.

O eau!

Il fut un temps où on n'aurait même pas envisagé qu'on pût vendre ni acheter de l'eau dans une bouteille. Il fut un temps où l'on parlait avec respect des rares maisons qui avaient un robinet. Et aux points stratégiques des villages, des pompes vertes. On les appelait des borne-fontaine. Chaque maison avait une clé. Un tour de clé et on remontait avec deux seaux d'eau pour les besoins du ménage. Et on la rangeait soigneusement dans l'ombre du bahut. Pour les autres besoins : lessives, nettoyage, arrosage du jardin, on avait un puits et une pompe à main, ou un grand tonneau au pied de la gouttière, ou on allait puiser l'eau au ruisseau. L'eau ne coûtait rien ; elle était gratuite. L'eau du robinet était payante, mais elle coûtait si peu que l'on abandonna les puits, les tonneaux et la rivière et on tirait toute son eau du robinet. Les bornes-fontaines disparurent car il était plus commode d'avoir l'eau sans devoir se déplacer. On multiplia des robinets dans la maison ; on créa les éviers, les salles de bains, les chasses de WC, les lessiveuses automatiques, les lave-vaisselles, les douches, les piscines... La consommation quadrupla, et même centupla (ça n'est pas au dictionnaire, mais on se comprend) et l'eau devint de plus en plus rare et de plus en plus coûteuse. On se demande même pourquoi elle coûte si cher alors qu'on en avait marre d'en voir tomber du ciel en abondance durant des semaines.

Survinrent alors quelques années, sèches, des hivers sans neige et les énormes « citernes » souterraines se vidèrent.

Mais la science vint à notre secours elle prit n'importe quelle eau pour étancher la soif de nos robinets. On la prit dans la Meuse, dans les barrages pour la traiter chimiquement et on l'envoya ainsi à des centaines de kilomètres par d'énormes tuyauteries. Mais ces installations ne sont pas pour rien, le prix de l'eau commença à monter, à monter. On parla alors d'épuration des eaux usées ; parce que nos usines, nos engrais, nos WC, nos lessives, nos eaux savonneuses, ça ne plaît pas tellement aux poissons, ni aux humains. On instaura des stations d'épuration, pour continuer à fournir à nos robinets une eau potable. Mais une eau chimiquée et re-chimiquée, qui ne donnait plus confiance.

On inventa les bouteilles en plastique qui permit de vendre une eau « de source » garantie sans impuretés, sans nitrate (ou si peu), tirée de sources protégées. Et l'Etat (salaud, pas salle eau) trouva alors le moyen de taxer cette eau de luxe avec toute l'opiniâtreté qu'on lui connaît.

Dans l'eau du robinet, on y ajouta un peu de chlore, on ne sait jamais, il faut avoir soin de la santé des gens. Mais le dosage n'est pas toujours régulier et certaines villes y vont de bon cœur, ce qui augmente la nécessité d'acheter l'eau en bouteille.

Et on voit ainsi sortir des grandes surfaces des clients chargés de quantités de bouteilles que l'on croirait qu'ils les utilisent pour prendre leur bain.

Devant le coût de l'eau, certains ménages ont pensé à re-récupérer les eaux de pluie pour certains usages. On aura donc maintenant trois sortes d'eau : celle pour les arrosages, nettoyages..., celle du robinet pour les autres usages domestiques, et celle des bouteilles, pour boire ou faire le café.

Notons qu'à Fosses, grâce aux sources saines de l'étang de Bambois, nous disposons d'une eau pure, très peu chlorée et le robinet peu suffire à étancher notre soif, sans devoir utiliser les lourds chargements de bouteilles qu'il faut recycler si on ne veut pas participer à une autre pollution : celle du plastique.

L'eau qui nous tombait du ciel depuis des millions d'années et qui ne coûtait rien, commence à grever copieusement notre budget.

PHOTO RETRO

Un lecteur nous a aimablement prêté cette très vieille photo représentant le clergé de Fosses et les premiers instituteurs de l'école St-Feuillen.

Au verso figure l'inscription : « Ecole libre St-Feuillen, Fosses. Photo de 1880 ou 1881. MM. Malar (?) doyen; Gosset et ..., vicaires, MM. Lallemand et Désiré Bosseaux, instituteurs ».

II faut y apporter quelques précisions. D'abord si la photo est bien de 1880, il ne peut s'agir de l'abbé Mallar, qui fut doyen de Fosses de 1891 à 1911. A ce moment, M. Bosseaux était parti et remplacé par M. Votion.

Le doyen, au centre doit être l'abbé Eugène Banneux, doyen de Fosses de 1874 à décembre 1880.

Les vicaires étaient à cette époque là les abbés Léopold Gosset, à gauche et Charles Coppin, à droite.

Les instituteurs sont en effet Lallemand et Bosseaux (encore que...). Grâce aux études de M. Angot sur « Les curés et les doyens de Fosses » et « Historique de l'école St-Feuillen », nous pouvons apporter une série de précisions.

M. le doyen Eugène Banneux était né à Rochefort en 1835, fit ses études au séminaire de Bastogne puis au Grand Séminaire de Namur et fut ordonné prêtre en 1860. Envoyé à l'Université Catholique de Louvain, il y conquit le grade de Bachelier en théologie en 1862.

Chapelain à Corbion, curé à Chavanne en 1866, puis à Annevoie en 1869, il fut nommé curé-doyen de Fosses en 1874. II y fonda une bibliothèque paroissiale mais sa grande oeuvre est la fondation de l'Ecole Libre St-Feuillen, suite à la loi Van Hormbeek qui interdisait le cours de religion dans les écoles publiques. Ce bâtiment fut construit en moins de 3 mois et inauguré avec messe et bénédiction des locaux, le 13 octobre 1879, jour de la rentrée des classes. On n'a pas de document sur la fréquentation de cette école mais M. Lallemand « bénéficia pendant 7 ans de la collaboration de son frère » écrit M. Angot. M. Désiré Bosseaux fut « sous-instituteur » : il y avait donc deux classes, et en tout cas pour l'année 1893-94, 85 inscrits.

Le 28 décembre 1880, l'abbé Banneux fut désigné comme titulaire de la chaire de théologie morale au Séminaire de Namur : c'est peut-être à l'occasion de son départ que fut prise cette photo (ou pour l'inauguration de l'école en 1879) ? En 1891 , il fut nommé chanoine honoraire de la cathédrale et directeur des religieuses ursulines. Mais en 1895, malade, il se retire à Ciney où il mourut le 26 septembre de cette année.

M. Emile Lallemand, né à Corbion sur Semois en 1851, fit ses études à Carlsbourg où il obtint brillamment son diplôme d'instituteur en 1871. II enseigna au Collège de Leuze puis, de 1873 à 1877, fut moniteur à l'école régimentaire du 11e de ligne.

II fut nommé instituteur à l'Ecole Moyenne de Fosses en 1877 mais démissionna en 1879 pour passer à l'école libre St-Feuillen, dans un régime pourtant bien moins avantageux (salaire moindre, pas de pension...). II épousa Marie Doffagne qui lui donna 8 enfants : 2 moururent en bas âge et un à 21 ans ; deux autres furent jésuites (et envoyés en mission en Inde), un autre fut prêtre, et deux filles.

En 1917, après 40 ans de dévouement total à sa tâche d'enseignant, il se retira chez son fils, curé à Dohan, où il mourut le 4 juillet 1925. Cet homme d'une exceptionnelle compétence, éducateur remarquable et guide de nombreux jeunes fossois, avait reçu du pape une rare distinction : la croix « Pro Ecclésia et Pontifice ».

L'abbé Léopold Gosset était vicaire à Fosses depuis le 1er octobre 1877, donc 3 ans après l'arrivée de l'abbé Eugène Banneux comme doyen de Fosses et l'était encore sous le doyen Constant Cartiaux arrivé chez nous le 1er janvier 1881. II fut nommé curé de Tongrinne en octobre 1884 puis à Auvelais en 1888. II s'y montra d'une grande humanité envers les enfants et les ouvriers, fonda une mutualité, reconstruisit l'église St-Victor, érigea la paroisse et l'église de la Sarthe. II mourut à son presbytère d'Auvelais le 4 septembre 1921.

Par contre, nous n'avons pas trouvé de détails sur l'autre vicaire, l'abbé Charles Coppin.

Prends ton envol

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L'équipe de « Prends ton Envol » propose pour vos enfants de 3 à l5 ans, stage sportif (volley, basket, hand-ball, unihoc, mini-tennis, ...) et ludique (psychomotricité, jeux d'audace, jeux d'éveil, ...).

Ou : Collège St André Place du Chapitre, 4 .5070 Fosses-La-Ville

Quand :

Du 9 au 13 juillet 2001

Du 16 au 20 juillet 2001

Du 20 au 24 août 2001

Responsable du stage. Lorand.J-F 13 rue du bout, 5070 Vitrival Tel : 0497 717 978 ou 071 712 985

Horaire des activités : de 9 h 00 à 16 h 00

Garderie : de 8 à. 9 h00 et de 16 à 17 h 00

Prix du stage:

Pour les 3à 6 ans : semaine complète : 1800 Frs. Demi-journée : l200 Frs.

Pour les 7 à 15 ans : 1800 Frs.

Ceci comprend : assurance, potage et collations.

Renseignements et inscriptions OBLlGATOI RE ( Après 17h)

Responsable du stage.

Lorand J-F 13 rue du bout, 5070

Tel : 0497 717 978 ou 071 712 985