N°2  12 janvier 2001

Il y a 50ans

- Le verglas provoque de nombreuses chutes de piétons surpris en sortant de chez eux.

- Un club cycliste se crée à Haut-Vent. Le comité est composé de

Ferdinand Godefroid, président ; Marius Honnay, secrétaire ; Jules Mouyard, trésorier ; Jules Lainé, Emile Lambert, Camille Migeot et Ernest Brosteaux, membres.

- Rapatriement du corps de Victor Michaux, d'Aisemont, déporté et tué à Berlin en avril 1945.

- On apprend la mort accidentelle de Armand Hougardy, père de 5 enfants, de Vitrival, tué par une pierre sur la tête au charbonnage de Farciennes.

- On parle de crainte de perdre la Justice de Paix de Fosses, au profit de Tamines ou d'Auvelais ; si celle-ci s'en va, il y a de fortes chances que les Contributions et l'Enregistrement suivraient le même chemin. Fosses risquerait de perdre aussi son titre de chef-lieu de canton.

- On sait que la RTT a acquis une partie de la propriété Delmotte, rue des Remparts. Les travaux pour la construction d'un bâtiment pour une Centrale automatique ont débuté.

- Ouverture d'un magasin de poêlerie et électroménager à Fosses, rue du Postil : les Ets Raoul Haine, magasin intitulé « Au Confort moderne » (actuellement La Bonbonnière).

- Un relevé de mouvement de population indique que Fosses comptait au 31-12-1950 : 3.573 habitants, soit un gain de 2 habitants parvrapport à l'année précédente. II y a eu 27 mariages, 50 naissances et 55 décès.

- A l'abattoir communal de Fosses, on a abattu 1.577 bêtes pour 208.355 kg ce qui donna 142.337 kg de viande. Parmi ces bêtes, on annonce 1.063 porcs, 220 veaux, 43 bœufs, 26 taureaux, 10 vaches, 88 génisses, 93 moutons et agneaux et 34 chevaux.

- Sart-Saint-Laurent comptait 440 habitants au 31-12-1950, un gain de 20 unités par rapport à l'année précédente. II y a eu 10 naissances et 8 décès.

- Aux carrières d'Aisemont, un bloc de pierre de 10 tonnes s'est détaché, mais n'a pas fait de victimes ; seuls des wagonnets ont été écrasés.

- Mouvements de population aussi à Aisemont, village qui comptait 700 habitants au 31-12-1950, un de moins que l'année précédente. II y a eu 12 naissances et 12 décès en 1950.

- Au Cinéma Moderne, on passe les films suivants : L'Epée dans le Désert

Salonique, nid d'espions (avec P. Blanchar et P. Fresnay), Capitaine de Castille (T. Power) et Nous irons à Paris (Ray Ventura et son orchestre).

Nos plus âgés en augmentation

Les 4 x 20 ans des autres sections

Comme annoncé, voici la liste de nos plus âgés habitant les différentes sections de notre entité.

AISEMONT

94 ans PREAT Hermina Rue d'Arsimont 20-11-1906

86 ans DEFOSSE Léa Route de Tamines 30-5-1914

86 ans DEHANT Joséphine Rue de la Station 28-9-1914

86 ans MAUFRONT Maria Rue du Fays 14-1-1915

85 ans DOUXFILS Emilia Rue du Fays 25-9-1915

85 ans MICHIELS Constant Route de Tamines 27-12-1915

84 ans DE COSTER Fernand Rue de la Station 20-6-1916

83 ans DÉPASSE Marie-Thérèse Rue d'Arsimont 12-3-1917

81 ans PIRLOT Emile Rue de la Station 13-7-1919

80 ans JACQMAIN Gilberte Rue de la Station 1 1-2-1920

80 ans GILLAIN René Rue du Fays 18-6-1920

80 ans GUERRY Armand Rue de la Station 3-10-1920

80 ans GAROT Maurice Rue de la Station 3-10-1920

80 ans DE BOOSE Pierre Rue du Fays 13-10-1920

80 ans HAYNE Alexandre Route de Tamines 21-10-1920 LE ROUX

89 ans SERVAIS Madeleine Rue Lieutenant Cotelle 22-7-1911

89 ans FREDERIC Zoé Rue Grande 22-10-191 1

88 ans DEBRULLE Ernest Rue Grande 18-2-1912

88 ans DAUPHIN Valère Rue de Cocriamont 12-9-1912

88 ans CAPELLE Eva Rue de Claminforge 4-11-1912

87 ans VAN CAEKENBERGHE Stéphanie Rue Grande 14-2-1913

87 ans BENOIT Angèle Rue de Cocriamont 24-3-1913

87 ans VANLIERDE Julia Chaussée de Charleroi 18-5-1913

87 ans D'HAEGELEER Florence Rue Grande 11-7-1913

87 ans DARGENT Joseph Rue de la Maladrie 5-12-1913

87 ans MICHAUX Lucienne Rue de Falisolle 12-12-1913

87 ans MICHAUX René Rue Grande 8-1-1914

86 ans DACOSSE Rose Rue du Long Try 21-4-1914

85 ans HAPIOT Léopoldine Rue de Cocriamont 17-1-1915

85 ans COLSON Robert Chaussée de Charleroi 27-1-1915

85 ans MATELART Léopold Chaussée de Charleroi 15-6-1915

85 ans TAHIR Catherine Chaussée de Charleroi 19-4-1915

85 ans CARPENTIER Albert Rue de Claminforge 26-11-1915

85 ans FORIEZ Oswald Rue de Cocriamont 31-12-1915

83 ans DASSONVILLE Elisa Chaussée de Charleroi 8-6-1917

82 ans NYS Philomène Rue Grande 6-3-1918

81 ans BOUILLON Renée Rue de Claminforge 14-10-1919

81 ans TOUSSAINT Maurice Rue Grande 15-1-1920

80 ans LEGRAIN J.-Baptiste Rue Grande 24-1-1920

80 ans MOUYARD Thérèse Rue Grande 1 1-4-1920

80 ans DAVE Germaine Rue de Cocriamont 14-12-1920

VITRIVAL

94 ans MATHOT Irma Home Bendric 30-4-1906

93 ans PASLEAU Eugénie Rue de Falisolle 14-10-1907

92 ans DELBOVE Marguerite Home Bendric 15-4-1908

89 ans BOURGUIGNON Hélène Rue de la Brasserie 6-4-191 1

88 ans BASTIN Germaine Rue Bois des Mazuys 16-3-1912

88 ans VERVOTTE Edith Rue Leclercq 5-7-1912

88 ans DOUMONT Gabrielle Rue Bois des Mazuys 29-9-1912

87 ans MIGEOT Rosalie Rue de Walcourt 13-3-1913

87 ans TASSIN Bertha Home Bendric 25-1 1-1913

86 ans SIMON Ernest Rue de la Bruyère 29-1-1914

85 ans DREZE Charles Rue Saint-Pierre 7-3-1915

85 ans BERNARD Camille Rue Jean-Dor 13-6-1915

85 ans BRECHT Eléonore Camping Val Tréko 8-7-1915

85 ans MOUTON Renée Ch. de Charleroi 16-8-1915

84 ans DANLOY René Rue de Walcourt 10-3-1916

83 ans WIAME Eva Rue Bois des Mazuys 24-3-1917

82 ans PARENT Joséphine Rue Jean-Dor 27-6-1918

82 ans COLLINET Georges Ch. de Charleroi 9-1-1919

81 ans MICHEL Reine Rue du Bout 22-6-1919

81 ans ANTOINE Emile Rue des Quartiers 10-10-1919

81 ans HUBERT Denise Rue du Bout 10-10-1919

81 ans COLLIN Georges Rue Rauhisse 29-12-1919

80 ans LINHET Marie Ch. de Charleroi 20-3-1920

80 ans BERNARD Marie Rue Leclercq 21-3-1920

80 ans BIOT Marie Rue Bois des Mazuys 27-5-1920

80 ans LEMPEREUR Jules Rue Leclercq 19-7-1920

80 ans MASSON Emilie Rue Rauhisse 13-9-1920

80 ans HAUTENNE Renée Rue Rauhisse 20-9-1920

80 ans RÉNAUX Odile Rue de Walcourt 15-10-1920

80 ans GILLAIN Eva Rue Rauhisse 27-10-1920

80 ans LAURENT Simone Rue de la Bruyère 24-11-1920

80 ans BERGER Arthur Rue Bois des Mazuys 23-12-1920

SART- EUSTACHE

94 ans BENOIT Emilie Rue Les Ruelles 21-4-1906

88 ans FAUCHET Germaine Rue de l'Ermitage 30-10-1912

86 ans BOURGEOIS René Rue du Vivier 1-6-1914

86 ans FAUCONNIER Aline Rue de la Ramée 4-12-1914

84 ans FAUCONNIER Emile Rue de la Ramée 9-1 1-1916

83 ans BONNI Josette Rue du Sartia 19-1-1917

83 ans MARCHAL Albert Rue du Bas-Sart 16-3-1917

82 ans THEVENIER Henri Rue du Sartia 22-1-1918

82 ans KINIF Joseph Rue de l'Église 12-7-1918

81 ans CHAUVIN Camille Rue Les Ruelles 23-2-1919

81 ans DUPUIS Julien Rue du Sartia 8-11-1919

81 ans BOUFFIOUX Léon Rue du Vivier 8-11-1919

81 ans HUYNEN André Rue du Sartia 1 1-12-1919

81 ans SERVAIS Georges Rue de l'Ermitage 20-12-1919

80 ans PAPARTYvonne Rue du Vivier 22-1-1920

80 ans PRETER Maurice Rue de l'Église 4-6-1920

80 ans MOLITOR Robert Rue du Sartia 20-6-1920

80 ans D'ORJO Françoise Rue du Bas-Sart 31-12-1920

SART-SAINT-LAURENT

93 ans GOFFAUX Maurice Ferme Wimbosteck 10-6-1907

91 ans MAENHOUT Marie Rue du Bijard 3-7-1909

89 ans RENIER Irène Rue de la Levée 1-5-1911

89 ans TOUSSAINT Georgina Rue Neuve-Maison 21-10-191 1

87 ans GORET Léon Rue G. Boccart 8-3-1913

87 ans COLETTE Aline Rue A. Beguin 19-1 1-1913

87 ans DUHAUT Anne Chaussée de Namur 5-1-1914

86 ans SÉVERIN Jean-Marie Chaussée de Namur 12-8-1914

84 ans CLEIREN Pierre Rue du Bijard 23-10-1916

80 ans CORIA Berthe Chaussée de Namur 28-1-1920

80 ans DAMIEN Jeanne Rue de la Levée 7-4-1920

80 ans ERNOUX Léon Rue 1. Godefroid 13-2-1920

Les plus vieux couples

On pourrait dire « les vieux mariés », comme la chanson de Michel Sardou. Ceux qui, à deux, totalisent au moins 160 ans. La plupart d'entre eux ont fêté leurs noces d'or, voire leurs noces de diamant ou plus... Ils ont eu la chance de rester ensemble durant autant d'années car, en raison du contexte actuel, où les couples se défont et se refont si couramment, rares seront ceux qui parviendront encore à ce stade... Une « denrée » en voie de disparition, pourrait on dire avec humour. Nous leur souhaitons en tout cas de bénéficier de longues et paisibles années ensemble.

- Octave Jacquet et Emma Raussin, rue du Tisserand, Haut-Vent 86 et 88 ans = 174 ans

- Jean-Marie Severin et Anne Duhaut, ch. de Namur, Sart-Saint-Laurent 86 et 87 ans = 173 ans

- Jules Lemière et Flore Godfroid, rue Colonry, Haut-Vent 86 et 84 ans = 170 ans

- Albert Carpentier et Léopoldine Hapiot, rue Cocriamont, Le Roux 85 et 85 ans = 170 ans

- Jules Migeot et Olga Bernard, rue Delmotte, Fosses 88 et 79 ans = 167 ans

- Lucien Dupuis et Jeanne Ackx, rue de Vitrival, Fosses 86 et 81 ans = 167 ans

- Camille Bernard et Joséphine Parent, rue J. Dor, Vitrival 85 et 82 ans = 167 ans

- René Bourgeois et Yvonne Papart, rue du Vivier, Sart-Eustache 86 et 80 ans = 166 ans

- Ernest Simon et Marie Henin, rue de la Bruyère, Vitrival 86 et 79 ans = 165 ans

- Oswald Foriez et Germaine Dave, rue de Cocriamont, Le Roux 85 et 80 ans = 165 ans

- René Danloy et Odile Renaux, rue de Walcourt, Vitrival 84 et 80 ans = 164 ans

- Onésime Massinon et Reine Lambert, avenue Albert 1er, Fosses 81 et 83 ans = 164 ans

- Alfred Linart et Andrée Monroy, route de Bambois, Fosses 80 et 83 ans = 163 ans

- Camille De Vlieghere et Mme Nachtegaele, rue d'Orbey, Fosses 88 et 75 ans = 163 ans

- Émile Pirlot et Gilberte Jacqmain, rue de la Station, Aisemont 81 et 80 ans = 161 ans

- Auguste Grandfils et Fernande Malotteau, rue de Névremont 82 et 79 ans = 161 ans

- Georges Collin et Eva Gillain, rue Rauhisse, Vitrival 81 et 80 ans = 161 ans

- René Lindekens et Georgine Godfroid, rue Sainte-Brigide, Fosses 79 et 81 ans = 160 ans

Peut-être en avons nous oubliés ? Nos lecteurs peuvent toujours nous le faire savoir (071-71.10.83).

Deux têtes d'obus dans un champ à Névremont

Dimanche après-midi, le jeune Maxime Tahir, 11 ans, de Fosses-la-Ville, se promenait avec son père et un copain sur un chemin de campagne, à Nèvremont, au lieu dit ruelle Grandsoeur, lorsqu'il remarqua, dans un sillon de labour jouxtant le chemin, deux objets insolites. Son père, qui s'intéresse au matériel militaire, les identifia comme étant des têtes d'obus avec percuteur. Appelée sur place, la police fossoise a alerté un service de déminage, qui a annoncé sa venue pour ce lundi, afin d'enlever les deux objets et de les faire exploser en lieu sûr. Les têtes d'obus ont une longueur de 45 cm et un diamètre de 155 mm. Le percuteur semble intact, le risque d'explosion est donc réel.

II pourrait s'agir d'obus d'origine américaine, et donc probablement de la seconde guerre mondiale. Le champ où ils ont été trouvés était exploité comme prairie jusque l'année dernière. C'est probablement lors de son labourage que les munitions ont été ramenées à la surface.

Les obus de Névremont : allemands, de la guerre 14-18

Maxime et son père, de Névremont, ont découvert, dimanche, deux obus gisant sur un champ. Des démineurs de l'armée sont descendus sur les lieux.

Ca y est, le jeune Maxime Tahir, 11 ans, a « sauté de joie ». Les deux obus qu'il a découverts avec son père, dimanche, ont été examinés et emportés hier matin par une équipe de démineurs de l'armée, direction Heverlée. C'est en promenade, en rentrant du football, que Maxime et son papa sont « tombés » sur ces deux obus.

Ce petit passionné d'objets de guerre, comme son oncle jean, membre de la 101e Airborne, s'est aussitôt plongé dans ses bouquins pour' déterminer l'origine de son étonnante trouvaille.

Hier matin, vers 11 h, une équipe de démineurs de l'armée est descendue à Névremont pour examiner de plus près ces deux obus qui étaient encore munis de leur percuteur.

D'après MM. Simons et Puttemans, il s'est avéré que ces deux obus, dont le diamètre avoisine les 15 centimètres, datent de la guerre 14-18. Ils ont appartenu à l'armée allemande. Ce sont probablement les deux « oubliés » d'un stock.

Attention ! Danger

Si les obus sont anciens, ils n'en sont pas moins dangereux. Les obus de cette époque lointaine se subdivisent en trois grandes catégories : les obus dits toxiques (càd contenant des produits toxiques), les obus explosifs et, enfin, ceux cumulant les deux variantes. S'il subsiste un doute quant à leur catégorie, ceux-ci seront examinés par radiographie grâce à une machine appelée « RX ».

Les pièces découvertes hier ont été détruites à Heverlée, au terme d'un rapide examen. Comme elles n'avaient pas été tirées, les précautions de l'enlèvement ont été minimes.

Les démineurs ont ensuite passé le champ au détecteur de métal afin de s'assurer qu'il n'y avait plus d'autres spécimens en terre dans les environs. Les militaires sont appelés régulièrement pour ce genre de travail, où le danger rime avec habitude. « Notre service fait ce genre de travail 3 à 4 fois par jour, explique M. Simons. En; ce qui concerne les obus de la guerre 14-18, on les retrouve surtout en Flandre, aux environs de Ypres et de l'Yser, où les combats ont été particulièrement intensifs. Notre cellule retire de terre plus de 450 tonnes d'obus par an. Les années 80 ont été pour nous très dures, nous avons eu assez bien de blessés dont 4 tués suite à la suite d'une explosion. Dans ce genre de travail, c'est l'habitude qui tue. Chaque pièce emportée doit être prise au sérieux » termine t il.

De 1885 et encore dangereux

La mission de Névremont étant remplie, les deux hommes ont été invités par le papa de Maxime à partager une tasse de café. Au cours de la conversation, M. Tahir a présenté aux démineurs un autre obus découvert quelques mois plus tôt dans une rivière de Fosses. A la vue de cet objet de guerre qui a trouvé sa place dans le salon, M. Simons a été éberlué. II s'agit en effet d'un obus datant de 1885.

C'est avec surprise que le papa de Maxime a appris que l'obus était encore rempli de poudre noire et que, par conséquent, il était dangereux. En effet, cette poudre compressée dans un espace aussi restreint qu'un obus peut s'avérer être plus dangereuse que le TNT. Prudent, il a remis la pièce aux démineurs. Le petit Maxime, déçu de ne pas avoir vu arriver les démineurs, lundi, est revenu de l'école sur le temps de midi. Fier de sa découverte, il s'est fait expliquer par ces spécialistes les différentes histoires de ces obus.

Il a câssé s' pupe...

Les anciens se souviennent sans doute de cette chanson wallonne du Pays de Charleroi. Il ne s'agit plus de « Mononke Colas » mais du (re)célèbre VDB. Il ne m'en voudra certainement pas de cette allusion un peu triviale pour évoquer un décès. D'autres l'ont dit avant moi. Et il était si proche de ces quartiers populaires bruxellois et de leurs habitants truculents, au franc parler, qu'il en sourira là-haut. Ce n'est pas l'habitude du Messager d'évoquer des hommes politiques nationaux. Mais VDB est une exception en maints domaines. « Self made man » comme on dit en anglais. Ce fils de boucher s'est élevé aux plus hauts niveaux, tant professionnel que politique. Certains lui ont même reproché de ne pas être universitaire. Par son bon sens et sa force de caractère et la clarté de sa vision des choses, il a démontré que ce ne sont pas les diplômes qui font un grand homme. Grand mais simple, presque humble (encore que son charisme, son sens du contact humain en avaient fait une bête du petit écran »). J'ai eu l'occasion de prendre un verre avec lui, un jour, avec deux autres membres du Comité d'arrondissement du PSC. Il m'a subjugué par cette simplicité foncière mais surtout l'acuité de son intelligence, sa maîtrise d'analyse d'un problème, sa clarté d'esprit pour en dégager des solutions.

Vraiment, c'était un grand Monsieur. Et si RTL en a donné un portrait sincère, non flatté et pourtant flatteur, je regrette que la RTBF se soit appesantie sur les quelques points négatifs de cette carrière hors du commun et qui mériterait bien que le Roi en personne se dérange pour lui rendre hommage.

Il a bien servi son pays. Et comme beaucoup, il a dû souffrir de le voir déchiré par des politiciens d'un régionalisme étroit. L'homme à la pipe aussi célèbre que celle de Simenon, s'en est allé. « Il n'y a pas eu dans notre histoire politique, dit C. De Bast dans Vers l'Avenir, un personnage plus belge que Van den Boeynants ; Belge de la Belgique de papa », mais sincère et généreux, entier et chaleureux, gouailleur et travailleur acharné. VDB le Belge, VDB frère de Bossemans et Coppenolle, VDB fidèle à ses rêves un peu fous, je te salue ! J.R.

Appel à témoin

La nuit du réveillon de Nouvel An, un vola été commis chaussée de Charleroi 126 à Vitrival (près du café Les Dsiettes) vol dans la maison + une moto à l'intérieur du garage.

Un appel à témoin est lancé. Vous pouvez communiquer tout renseignement à la Gendarmerie-Police de Fosses au 071-72.02.30 (demander M. Dubucq).

La garde des médecins et des pharmaciens

Un lecteur nous conseille, pour une bonne information, de préciser les heures de début et de fin de garde, de week-end par exemple, pour les médecins de chez nous. En principe, la garde débute le vendredi soir à 20 heures et se termine le lundi à 8 heures du matin. Cela n'empêche pas, pour une bonne continuité des soins, de faire appel à votre médecin habituel, si vous jugez que celui-ci peut se mettre à votre disposition et est disponible pour vous recevoir.

Pour les pharmaciens, la garde annoncée un jour débute à 19 h (lors de la fermeture des officines) jusqu'au lendemain à l'ouverture. Rappelons aussi que toutes les pharmacies sont ouvertes le samedi matin et que la garde du week-end débute donc samedi midi jusqu'au lundi à l'ouverture des autres officines et au besoin jusque 19 h, quand la garde suivante (du lundi) débute.

II quitte sans regret...

Beaucoup se sont étonnés de ne plus revoir Louis Lamy au Conseil communal. La loi électorale est inexorable : deux parents au 3e degré ne peuvent siéger ensemble. Benoît Buchet, son beau-frère, a fait 72 voix de plus que notre échevin des Finances sortant dont toute l'opposition (notamment le chef de file du PS Lucien Boigelot) reconnaît la compétence en cette matière. II avait su assimiler et appliquer la nouvelle comptabilité communale ; il savait, comme aucun auparavant, présenter sur écran ses tableaux de budget, clairs et précis, avec pourcentages et comparaisons. II était un des rares des 19 conseillers à connaître vraiment ces finances communales. II savait défendre un dossier : on se souvient combien il s'est démené en haut-lieu, seul, pour faire rectifier une erreur de l'Administration des Finances et récupérer au plus tôt ces 13 millions). Le groupe U.D. lui proposait une sortie honorable avec la présidence du CPAS pour trois ans. Car les accords internes ont prévu de faire monter Jules Lallemand au Collège en 2004 et pour cela faire passer Michel Charles au CPAS. Louis Lamy a refusé, après mûre réflexion : il voulait travailler autrement, faire au CPAS autre chose que de la simple assistance sociale, développer une réelle politique de prévention, de réinsertion et de logement. Mais pour cela, il lui fallait les six années. L'U.D. a choisi, lui aussi, alors, il s'en va. Avec un peu d'amertume, mais tous comptes faits, sans (trop de) regrets. Le bourgmestre Benoît Spineux a salué son honnêteté politique et intellectuelle. C'est Gérard Sarto, ancien échevin, devenu conseiller provincial, qui deviendrait président du CPAS, pour céder sa place ensuite à M. Charles.

« Personne n'est irremplaçable » admet Louis en toute humilité. Lui en a fait son deuil : « j'ai assez de boulot dans ma profession. Tous mes dossiers communaux sont déjà dans des caisses au grenier, en attendant le parc à conteneurs ». Louis Lamy a tourné la page.

Concours de dessin

Le Syndicat d'Initiative avait organisé un concours de dessins ouvert à toutes les écoles primaires de l'entité dont le thème était « Le Père Noël à Fosses-la-Ville ». Dix-neuf classes ont participé activement à ce concours et toutes les oeuvres ont été exposées à la Maison de la Culture et du Tourisme du 22 décembre au 4 janvier 2001.

Voici les résultats

1re catégorie : 1re et 2e années

1. Ecole St-Feuillen : 2e B

2. Ecole St-Feuillen : 1 re A

3. Ecole St-Feuillen : 2e A

4. Ecole Le Roux, cycle 5-8 ans

5. Ecole St-Feuillen : 1 re B

6. Ath. Royal Roi Baudouin : 2e

7. Ath. Royal Roi Baudouin : 1 re.

2e catégorie : 3e et 4e années

1.Ecole St-Feuillen : 3e A

2.Ecole St-Feuillen : 3e B

3.Ecole St-Feuillen : 4e B

4.Ecole comm. de Vitrival : 3e

5.Ecole comm. de Vitrival : 4e

6.Ecole St-Feuillen : 4e A

7.Ath. Royal Roi Baudouin : 3e

8. Ath. Royal Roi Baudouin : 4e

3e catégorie : 5e et 6e années

Ecole St-Feuillen : 6e A

Ecole St-Feuillen : 5e A

Ecole St-Feuillen : 5e B

4. Ecole St-Feuillen : 6e B.

Souper des Volontaires

Le souper de la Société royale Musique des Volontaires de la Marche Saint-Feuillen, premier du siècle, et dernier en francs belges, se déroulera le 20 janvier prochain au réfectoire de l'Athénée royal Baudouin 1er, à p. de 19 h 30 (entrée rue du Herdal).

Le comité vous offrira l'apéro, un buffet raclette à volonté, des vins de première qualité à des prix démocratiques ; et une tombola dotée de beaux lots (une TV entre autres), afin de vous satisfaire copieusement.

Ne tardez pas à vous inscrire chez l'un des organisateurs

- Jean Piéfort : 071-71.26.97

- Emile Ducat: 071-71.21.47

- J.-Luc Boulanger : 071-71.19.09

- J. Marie Piraux : 071-71.22.95

- Claude Barthélemy: 071-71.31.54

Dîner paroissial

C'est le dimanche 21 janvier, à partir de 12 heures, dans la salle du Collège Saint-André, qu'aura lieu le prochain dîner paroissial. Au menu - Cidre du pays de Hervé

- Surprise de la Mer (feuilleté poisson, écrevisse, sauce nantua)

- Carré à la St-Hubert (porc mariné, poires airelles, pommes chicons, )

- Dessert : En passant par la Grand place (charlotte au chocolat).

- La p'tite jatte.

Participation : 650 F et 350 F pour

les enfants. Inscription chez M. Brun, place du Chapitre 9 (avant le 14 janvier) tél. 071-71.43.95, ou par versement au 068-2128892-60 des oeuvres paroissiales de Fosses.

Vie Féminine

II n'est pas trop tard pour nous rejoindre. Des cours de peinture sur soie se donnent les lundis de janvier et février, en 8 leçons, au local Saint-Martin, place du Chapitre. La participation aux frais est de 1.100 F pour les membres de Vie Féminine et 1.800 F pour les non membres.

Sachez surtout qu'il n'est pas nécessaire de savoir dessiner, c'est à la portée de toutes. Notre initiation nous a enthousiasmées. Soyez des nôtres.

Renseignements - Marlise Lallemand (071-71.19.49)

- La Bouille (Jocelyne) (071-71.25.15 entre 18 et 20 h).

Pour V.F. : Ma Bouille

Les vœux communaux

C'est désormais une (heureuse) tradition : les responsables communaux réinstallés dans leur confortable majorité, avaient invité pour les vœux de Nouvel An tout le personnel communal, vendredi dernier, en la salle communale L'Orbey. Personnel administratif, technique, enseignant, police (unique, donc aussi les ex gendarmes qui n'ont pas encore digéré l'intégration), pompiers, culture, S.I., CM, et aussi bien sûr les membres des Conseils (communaux et CPAS.)

Tout le monde (plus de 150 personnes) se souhaitait bonne année, puis prit place autour des tables de la salle L'Orbey, garnie de succulentes et copieuses assiettes froides et de bouteilles de vins variés.

Sur le podium, au nom de tous, Jean-Luc Boulanger rappela que, selon la coutume, le personnel communal offre l'écharpe mayorale au bourgmestre récemment nommé. Benoît Spineux se vit donc ceint des couleurs nationales (attention, l'épouse d'un échevin a dit qu'elle n'aimait pas les floches qui pendent...) et en cadeau une splendide aquarelle qui ornera son bureau.

Le bourgmestre se dit ému et honoré par cette marque de confiance. II entame alors une série de remerciements : à tous pour leur présence amicale, la convivialité, la spontanéité de cette assemblée et pour le travail accompli tous ensemble au service de la population. II relève alors les grands défis de cette nouvelle législature : défi social devant l'afflux de réfugiés politiques, les problèmes et le surendettement ; défi de la sécurité, ou de la lutte contre l'insécurité ; défi de l'enseignement, car la société évolue vite, les jeunes sont désorientés dans cette société où les enseignants n'ont pas à remplacer les parents, mais à les seconder dans cette oeuvre d'éducation. ; défi de remettre en honneur les vraies valeurs : le beau, le bien, la politesse ; défi aussi de l'administration, confrontée à l'évolution technologique, obligée de se préparer par des cours d'informatique et d'Internet ; défi encore de l'environnement pour le personnel technique des divers services. Tout cela dans le respect de la rigueur financière car pour réaliser les projets, il faut les moyens, des dossiers bien ficelés à court, moyen et long terme. C'est à tous ces défis que nous sommes confrontés, tous ensemble, chacun à sa place et chacun a sa pierre à mettre dans l'édifice commun. Sans oublier que nous sommes un service du public, précise-le mayeur qui conclut en présentant à tous ses meilleurs vœux de bonne année à tous points de vue, pour chacun et sa famille. On leva son verre à la réalisation de ces bonnes paroles, puis sa fourchette pour ce repas délectable et communautaire ; dans une franche cordialité et une heureuse convivialité, comme il se doit, entre tous ceux qui sont au service de la population fossoise.

Et au CPAS

Le CPAS lui aussi organisait, ce lundi, sa réception de Nouvel An pour le personnel et les membres du Conseil. L'atmosphère un peu guindée du début fit rapidement place à la franche camaraderie qui caractérise cet organisme, si différent du Conseil communal en raison de sa confidentialité et de sa discrétion. Le président J.-M. Denis avait bien fait les choses, même dans la simplicité du mousseux et des sandwiches garnis. Peu à peu, les langues se délient et au moment opportun (après quelques Saint-Feuillen ou vins rouges), une assistante sociale lance le pavé dans la mare. Le président avait souhaité ses bons vœux à tous, la secrétaire avait entamé son petit mot, interrompu avant la conclusion, mais la question était (perfidement ?) lancée : que pensent vraiment les membres du CPAS ? Ce fut pour chacun l'occasion de dévoiler le fond de sa pensée. Points de vue carrés ou souples, selon les personnes et aussi selon les signes du zodiaque dévoilés (en excuse !). Chacun put tout de même reconnaître (et parfois apprécier largement) l'action du service social, un véritable sacerdoce (merci Sœur Carmen et Sœur Cathy, dit un ancien président) mais dans les limites de l'inexorable budget. Ce qui est certain, c'est que l'esprit qui règne au CPAS est fort différent du « cirque » communal où la particratie exerce encore ses manifestations. Chacun j voulut profiter de l'occasion offerte pour remercier tout ensemble le personnel administratif et le personnel social et, pour les présidents actuel et ancien, aussi les membres du Conseil pour leur action indépendant te, libre et responsable. II y eut bien parfois quelques sourires entendus, mais pour beaucoup, de fonds de pensée livrés ou abrupts. II n'y a que le Receveur qu'on ne réussit pas à faire parler (publiquement du moins). Tel est particulièrement sensible aux implications budgétaires, tel autre davantage aux drames sociaux. Mais tous se réjouissent du formidable esprit d'équipe qui règne au sein du Conseil et du personnel depuis quelques années. « Pourvou qué ça doure » disait la mère de Bonaparte...

Car le prochain conseil du CPAS (renouvelé le ter avril) ne gardera que deux anciens sur 9 membres. Les questions et l'incertitude ponctuaient aussi les conversations. Mais le « social » de notre commune reste un problème crucial et fondamental, qui réclame d'urgence une réelle politique au moins à moyen terme, dans les domaines de la réinsertion, de la prévention et du logement, dépassant la gestion journalière des problèmes, comme celui de l'accueil des étrangers : sait on que près de 55 demandeurs d'asile sont à charge du CPAS de Fosses ? Et ce n'est, hélas, qu'un des multiples aspects de la politique sociale communale.

Le vieux lion a encore bonne mémoire

M. Boigelot, ancien bourgmestre, nous envoie cette petite mise au point que nous publions volontiers.

Dans votre article sur l'installation du nouveau Conseil communal, dans Le Messager du 5-1- 2001, vous écriviez le bourgmestre précise que c'est la première femme échevine que connaît le secrétaire communal pourtant en fonction depuis 1976. Je tiens à corriger cette déclaration inexacte car le bourgmestre a certainement été mal informé ; le secrétaire ne s'en souvient peut-être plus, mais moi bien, car au début de 1975 jusque fin 1976, Madame Brogniez Nelly, actuelle présidente du comité de jumelage, a été échevine en remplacement de M. Lepinne, devenu économe au Home Dejaifve. D'ailleurs, dans Le Messager du ter décembre 2000, vous avez publié une photo rétro du Collège qui a organisé la fête de Fosses en 76 : le Collège se composait de M. Romain, bourgmestre, Jadin et Brogniez, échevins. Le quotidien vers l'Avenir a publié en gros caractères le titre : « La première dame échevine depuis 36 ans » ; ce n'est pas exact. D'après l'article, c'est le bourgmestre qui aurait fait cette déclaration au Conseil, qu'il n'y avait plus eu de femme au Collège depuis 36 ans.

Je tiens à rectifier cette mauvaise information, mais cela ne m'empêche pas d'adresser à Madame Titeux toutes mes félicitations pour son élection.

N. B. - Lors de l'installation du Conseil en 1995, j'avais publiquement reproché au groupe U.D. de ne pas avoir choisi une femme au Collège.

L. BOIGELOT,, ancien bourgmestre

A nos abonnés

En ce début d'année, des perturbations sont signalées par nos abonnés qui ne reçoivent pas leur journal. En principe, les choses devraient se régulariser ; en attendant, nous conseillons de s'adresser directement par téléphone à la Poste (demander le responsable abonnement) qui doit alors faire le nécessaire.

De splendides photos

L'exposition mensuelle libre du S.I. et du Centre communautaire culturel est consacrée, depuis vendredi dernier à un jeune photographe d'un réel talent : Benjamin Dion.

Cet ancien élève de l'IATA de Namur présente une quinzaine de grands formats en noir et blanc qu'on partage automatiquement en deux types de sujets : ville et campagne.

Mais voyez comme on peut se tromper : au premier coup d'oeil, j'étais persuadé que l'artiste - car c'en est un, vraiment - était un sentimental de la nature : une telle sensibilité, une telle poésie profonde émane de ces coins de verdure au bord d'un étang, de ces eaux calmes et sereines, de ces immenses labourés striés de sillons qui donnent à l’œuvre son relief, qu'on se dit : l'auteur est passionné de la nature simple, franche et belle. Eh bien, non iI dit au contraire préférer la ville ; et ses rues (d'Anvers, je crois) sont d'admirables tableaux de tranches de vie, prises sur le vif. Et c'est l'aspect qu'il préfère : « En ville, il y a tant de monde, il se passe tant de choses à chaque instant qu'on peut croquer et fixer ». II n'aime pas la photo trop étudiée, trop « léchée ». II sait donc tout aussi bien imprimer sa grande sensibilité dans les attitudes instantanées des personnages que dans la poésie profonde et sereine de tableaux champêtres, ou encore l'effet suggestif de ces ruines accrochées à peine sur une roche verticale, laissant forte impression.

Ne manquez pas de voir ces photos, vous en sortirez touché, émerveillé, comblé. L'exposition est ouverte au siège du S.I., place du Marché, tous les jours jusqu'au 25 décembre, de 9 à 16 heures en semaine, de 10 à 18 heures le week-end.

Confrérie Saint-Eloi

Placé sous le signe de l'amitié, le traditionnel buffet Saint-Eloi de Le Roux s'est déroulé le 25 novembre au restaurant des écoles.

Pas moins de 150 participants ont apprécié la qualité de l'accueil, du buffet, de l'animation musicale, ainsi que de la convivialité qui régna durant toute cette manifestation. Parmi les personnalités, soulignons la présence de M. le bourgmestre Spineux, MM. Charles et Lamy, échevins, Mme Robaye, conseillère communale. Epinglons également la présence de M. Meulendijks, président de l'association Eureloy, lequel, accompagné de trois collaborateurs, avait fait le déplacement depuis Anvers (Eureloy : association regroupant des confréries de plusieurs pays d'Europe).

Nous remercions particulièrement tous les participants fidèles, ainsi que de nouveaux patronnés par St Eloi, ou sympathisants, pour la confiance qu'ils nous ont accordée. Au rayon des nouveaux participants, merci aux cultivateurs, ainsi qu'à quelques ouvriers du fer lesquels, accompagnés de leurs proches, ont tenu à répondre présents à notre invitation. Notre intention de nous tourner résolument vers les traditions a été bien comprise.

En guise de conclusion, nous vous fixons rendez-vous pour l'édition 2001. Nous osons espérer que, le temps polissant la vérité, tous ceux du village, pour qui nous consacrons une partie de notre temps, feront la part des choses en toute indépendance d'esprit et nous rejoindront, pour que, ensemble et tous, nous fêtions dans la tradition la St-Eloi 2001.

Nous terminerons en vous adressant nos meilleurs vœux de bonheur et de bonne santé à l'occasion du passage au troisième millénaire.

Le comité de la Confrérie St-Eloi de Le Roux

Le goûter des Rois

C'est dans une ambiance très conviviale qu'une centaine d'aînés se sont retrouvés pour la premier goûter des Rois au restaurant des écoles. C'est M. Vital Collard qui a découvert la fêve et fut donc proclamé Roi d'un jour et il choisit comme Reine Mme Irma Debruyne.

A propôs d' nosse tèyâte

Quand m' santé mèl' aît fé, dji va au tèyâte Walon avou m' supèriéur dîrèk. Elle èst d'alieûrs tofër d'acôrd. Nos-î passans dès bons momints, mins dji m' disbautche pa-côps d'oyu ç'quidj'ô:

1. Sovint, l' présintadje èst faît è Francès ; c'èst come si l' Walon, foû dé l' pîce, n'aveûve nin s' place

2. I gn-a one régue qu'on spotche tofêr:

- quand on s'crît « an » è Francès, on dit « an » è Walon ;

p. ègz. - candjî, dandjî, danser, divant, d'mander, tchanter... ;

- quand on scrît « en » è Francès, on dit « in » è Walon ;

p. ègz. - minti, prinde, ristinde, trinte, tinde, vinde, vinte... I gn-a saquants cas qui l' Francès a

dèrayî : nos d'djans : one binde ; li Francès scrît « une bande ». Ci motlà vint do Jêrmanique « binda »

donc, è Francès, ça duvreûve ièsse « une bende ». Nos d'djans « one rindjîye » ; è Francès, is scrîjenut « une rangée ». Ci mot-là vint do Jêrmanique « hring », donc lès Francès duvrin.n' sicrîre « une rengée ». I gn-a co d's-ôtes cas, mins is n' sièvenut wêre.

3. On dit : I faut qu' dj'î VAYE? On-z-ôt co sovint « aye » è l' place di « vaye ». Li foûme do Walon vint do Latin « vadere », come : dji va, ti vas, i va, va ! va-z-è ! va-z-î (sins pont rajouter d' « s » à « va », come è Francès !).

4. On dit è nosse langue : « Djè l' (2) va (3) dîre » ; è Francès : « Je vais (3) le (2) dire ». « Dji vos (2) l'(3) vêrè (4) dîre ; è Francès : je viendrai (4) vous (2) le (3) dire ».. Onz-ôt co sovint one copîye do

Francès.

5. È Francès, on dit « ils font » ; è Walon, on dit « Is faîyenut ».

R.A.A. VIROUX Walon Scrijeù d'après l' Banbwès

Prestation de serment

« Dji jure di ièsse fidèle au Rwè èt d' choûter li Lwè d' Bâse èt l'sôtes lwès do peûpe Bèlje ! »

Dix-huit ans après que le conseiller communal fossois Roger Viroux ait « prèsté » serment en wallon, un conseiller communal de Beauvechain, le vétérinaire Claude Snaps, remet ça !

A la séance suivante, Roger Viroux, pour ne pas décevoir ses électeurs en étant radié, avait dû exprimer la formule en français non sans dire, avant de le faire

« Rovians qu' n's-èstans en Bèljike èt en Walonîye ! », et ensuite : « Ca dwèt candjî ! ».

A l'époque, une demande d'autorisation de formuler le serment en wallon avait été adressée au ministre de l'Intérieur ; elle avait été signée par les 9 conseillers de l'Union Démocratique ; les 10 conseillers de la majorité ne l'avaient pas signée, mais plusieurs d'entre eux avaient assuré le « perturbateur » qu'ils ne l'avaient fait que par discipline de groupe ! En suite de cet événement, une proposition de loi en ce sens avait été déposée par le député Charles Poswick et reprise ensuite par le député PSC de Charleroi Philippe Charlier.

La chute du gouvernement n'a pas permis la concrétisation de cette loi.

En 18 ans, les mentalités ont changé. On a écrit énormément sur le wallon et en wallon. Le wallon a pris de la valeur et plus personne ne croit qu'il est plus grossier qu'une autre langue. Le français, de son côté, a perdu de son prestige ; internationalement, c'est l'anglais qui s'impose. Le wallon et le français ne devraient plus être considérés comme des concurrents, mais comme des compléments. Leur déclin est parallèle.

Fosses - Vue panoramique

Fosses, sa collégiale avec son clocher typique et sa tour du XIIe s. A droite, une partie des bâtiments du Collège St André. A gauche, le toit caractéristique de l'Hôtel de Ville ; Saint-Martin, le presbytère et maison du doyen et une grosse demeure transformée en locaux et faisant partie du complexe scolaire Saint-André. Ce vieux centre de Fosses a déjà été choisi pour tellement de photographies au cours du siècle.

Et le foot à Fosses ?

La trêve des footballers se termine ce week-end et les équipes vont reprendre le chemin des terrains, après avoir repris contact avec le sol humide lors de l'un ou l'autre entraînement).

Fin décembre, nous avions expliqué les problèmes que connaissait le club de la RUS Fosses et les minces chances de voir se dessiner une lueur quelconque espoir. La situation n'a pas évolué depuis et l'avenir du Club reste toujours aussi incertain et sombre.

De leur côté, les joueurs de Première ont repris l'entraînement, sous la direction bénévole de Marcel Thonon et n'envisagent pas de jeter l'éponge tant que l'Union Belge n'a signalé une quelconque suspension. Le club est par ailleurs financièrement en règle du côté de la Fédération et administrativement envers le Comité provincial, il n'y a donc pas de suspension ni de raisons d'arrêter. Le gros point noir reste néanmoins le secrétariat : les instances supérieurs sont très strictes sur ce point toutes les formalités que constituent les rencontres doivent être remises à temps et... sans secrétaire... ? Il reste bien quelques bonnes volontés pour assurer au plus pressé, mais combien de temps cela peut il durer ? Quant à eux, les joueurs et l'entraîneur sont disposés à tenir tant que cela est possible, mais ce n'est pas à eux à faire le ménage.

Une sanction a été prise à l'égard du Club : la perte de points pour avoir aligné un joueur (Geeraerts) non en règle d'affiliation ; ce qui fait perdre l'avant-dernière place et Fosses prend donc le premier échelon du bas de l'échelle, au classement. On sait que, au point où sont les choses,

le classement n'a plus guère d'importance. L'essentiel est que les joueurs puissent « s'amuser » sur le terrain et conserver la forme. En attendant la suite du feuilleton qui reste en suspens.

Sans autres nouvelles, bonnes ou mauvaises, la rencontre de ce dimanche aura bien lieu, à Fosses, à 14 h 30, contre la Jeunesse Tamines. Et les supporters ne doivent pas pour autant déserter le stade Winson. On espère que les jeunes pourront eux aussi poursuivre leurs activités, après une trêve toujours un peu plus longue que celle de leurs aînés.