N° 50   29 décembre 2000

Une fossoise dans l’histoire !

Dernier mariage du millénaire.

Se marier un dimanche est déjà chose rare. Se marier le dernier dimanche de l'année, du siècle et du millénaire relève de l'exceptionnel.

Cette gageure est à mettre à l'actif de Benoît Collard et d'Agnès Honnay, qui ont uni leurs destinées, ce dimanche 31 décembre, à 10 h 30, en l'hôtel de ville de Jemeppe-sur-Sambre devant le bourgmestre Joseph Daussogne et la secrétaire communale Monique Germain.

Benoît Collard, fonctionnaire à la Région Wallonne, est bien connu par sa gentillesse et sa disponibilité, des moniteurs et enfants de la plaine de vacances d'été jemeppoise qu'il a dirigé cette année, pour la quatrième fois consécutive après s'y être dévoué comme moniteur durant trois années. Agnès Honnay, puéricultrice, est actuellement femme au foyer.

A la question posée, pourquoi avoir choisi le dernier jour de l'année pour vous marier ? Ils ont répondu: « Tout simplement parce que nous étions seuls pour passer la nuit de la Saint Sylvestre. Il est vrai que depuis tout un temps nous pensions sérieusement à convoler en justes noces. Et voilà ! Ce sera une grande fête de famille. Avec nos parents, nos frères et sœurs, nos neveux et nièces, nous allons gagner le quartier de l'Europe à Moustier, où nous avons élu domicile. Nous serons vingt-deux.

L'après-midi, nous allons assis ter à la projection d'un montage dias et photos, sur nos deux vies respectives, réalisé par les membres de nos deux familles. Puis le soir, ce sera le réveillon du nouvel an, avec tout ce que cela comporte, repas, cotillons, danse... »

Un bourgmestre heureux

En adressant ses félicitations et vœux de bonheur aux nouveaux mariés, le bourgmestre joseph Daussogne s'est dit heureux d'avoir eu le privilège de célébrer un mariage, pour la première fois un dimanche et qui plus est, est le dernier mariage du siècle.

« M et Mme Collard, dit-il, vous êtes encrés dans les célébrités du mariage par une date qui marquera l'histoire de vos vies à tout jamais. Cette date restera gravée dans vos mémoires et dans celles de ceux qui ont-le' bonheur de vivre ces moments inoubliables. Puissiez vous fortifier votre amour au fil des années afin d'affronter la vraie réalité de la vie à deux. »

Félicitations aux nouveaux mariés qui, nous n'en doutons pas, ne resteront pas sur cet exploit et qui sauront aussi faire le bonheur des petits êtres qui viendront élargir leur union.

Ils ou elles auront 80 ans au cours de cette année

Le 15 janvier Germaine Goessens Rue des Egalots 9B, Fosses

Le 9 février Joseph Danloy Rue Grande 26, Le Roux

Le 10 février Maria Azzaro Rue des Zolos 31, Fosses

Le 19 février Claire Blondiaux Rue de l'Eglise, Sart-Eustache

Le 20 février Marie Stas Rue Claminforge 15, Le Roux

Le 25 février Madeleine Georgery Av. Albert 1 er 98, Fosses

Le 27 février Marie Montulet Rue AI Val 20, Fosses

Le 8 mars Julie Dumay Home Dejaifve, Fosses

Le 8 mars Andrea Bouchot Route de Mettet 5

Le 26 mars Marcelle Malotteau Rue Sainte-Brigide 25

Le 31 mars Timmermans Irène Rue Sainte-Brigide 17

Le 5 avril Marthe Debry Home Dejaifve, Fosses

Le 17 avril Marcelle Defoing Route de Tamines 76, Fosses

Le 17 avril Jules Goffaux Place de la Gare 5, Fosses

Le 6 mai Stanislaw Stanko Camping Val Tréko, Vitrival

Le 17 mai Roger Jacqmain Rue de Stierlinsart 40, Bambois

Le 6 juin Charles Berwart Rue de Taravisée 5

Le 9 juin Fernande Malotteau Rue de Névremont 3

Le 11 juin Michaël Tschmil Rue de la Station, Aisemont

Le 16 juin Irma Penet Avenue Albert 1er 68, Fosses

Le 19 juin Alel Hoyas Rue Try-al-Hutte 8, Fosses

Le 22 juin Jules Patris Rue des Tronces, Vitrival

Le 27 juin Louise Wilmet Rue des Egalots 13, Fosses

Le 29 juin Jeanne Drèze Home Dejaifve, Fosses

Le 6 juillet Maria Van Ryssel Avenue des Déportés 12, Fosses

Le 21 juillet Théophile Henry Rue du Try-al-Hutte 6, Fosses

Le 23 juillet Charles Kest Rue Laide-Basse 10, Fosses

Le 26 juillet Henri Duchâteau Ch. de Charleroi 338, Le Roux

Le 2 août Eveline Brosteau Rue du Tisserand 22, Fosses

Le 7 août Marie-Thérèse Vandaele Route de St-Gérard, Bambois

Le 13 août Yvonne Dewyse Rue de Claminforge 78, Le Roux

Le 25 septembre Marie Henin Rue de la Bruyère, Vitrival

Le 29 septembre Palmyre Villers Rue de la Station 101, Aisemont

Le 30 septembre André Clause Rue du Potage 2, Aisemont

Le 15 octobre Robert Massait Le Criptia, Sart-Eustache

Le 20 octobre Marie-Louise Hennaut Rue Haut-Baty 25, Aisemont

Le 23 octobre Marie-Th. Marcipont Rue Donat Masson 12, Fosses

Le 24 octobre Remy Arends Rue Sinton 8, Fosses

Le 14 novembre Olga Bernard Rue Delmotte 17, Fosses

Le 15 novembre Irène Barthélemy Rue Grand-Gau 4, Fosses

Le 12 décembre Marie-Louise Bastin Rue du Fays 16, Aisemont

Le 14 décembre Fernand Ducat Rue de Nèvremont 68

Le 22 décembre Rosa Legrain Rue du Fays 24, Aisemont

Le 24 décembre Pauline Vaneuken Route de St-Gérard 48, Bambois

Le 27 décembre Odile Servais Ch. de Charleroi 136, Vitrival

Conseil communal

Rififi sur des Intercommunales

La dernière séance de l'année et de cette législature (on pourrait dire aussi dernière du siècle et du millénaire) s'est tenue jeudi 14 décembre, avec notamment les rapports « plans stratégiques » et budgets de 5 Intercommunales, dont plus d'une fut l'objet de vives critiques.

Finances

Sans observation, le Conseil admet la demande d'un douzième provisoire sur le budget 2001 pour commencer l'année, ainsi qu'une vingtaine de bons de commande divers : des matériaux, frais d'entretien, des achats d’œuvres d'art, pour un montant global de 876.252 F.

Même approbation pour les budgets 2001 des Fabriques d'église d'Aisemont (recettes et dépenses 793.098 F, intervention communale de 597.078 F) ; Sart-Eustache (recettes et dépenses) 422.439 F, intervention communale 210.035 F et Vitrival (recettes et dépenses) 1.342.283 F, intervention communale de 705.540 F.

Patrimoine

Suite au renom de M. Jacques Linard pour la location de terrains communaux (1 ha 43 ares 45) et de celui de M. Claude Gosset (pour 43 ares 76), le Conseil admet ces renoms, approuve les projets d'acte et la remise en location de gré à gré, à prix fixés.

D'autre part, trois autres locataires obtiennent des réductions de parcelles louées et donc des montants de loyers : Henri Boulanger pour 4 ares 50 et Daniel Jacquet pour 27

ares 50, et Etienne Houba pour 90 ares 75.

Les Intercommunales

1. L'A.I.E.S. (Association intercommunale de Santé de la Basse

Sambre) qui gère la clinique d'Auvelais, de Châtelet, le Home de Biesme et le Home Dejaifve à Fosses, présente son plan stratégique et son budget 2001. La situation financière y est à la limite de la catastrophe (dixit Jean Poulain) : une dette cumulée de plus de 400 millions, un déficit qui dépassait déjà les 120 millions l'an passé. Aussi, le plan stratégique prévoit des mesures d'assainissement drastiques déjà concrétisées au Home Dejaifve par le licenciement (sans préavis) de 4 aides-soignantes, pourtant bien nécessaires Le bourgmestre défend ce plan de restructuration qui a le mérite d'exister ; il explique que le déficit provient, entre autres de la défection de Châtelet et il stigmatise l'attitude de l'Union socialiste de cette ville qui « défusionne » sans en avertir les camarades de Sambreville : un manque évident de courtoisie, estime le mayeur et une mesure qui va coûter 8 millions par mois à l'Intercommunale. Les deux groupes de la minorité acquiescent et le Conseil approuve donc plan et budget, ainsi que la désignation d'un « expert extérieur » indépendant pour exécuter ce plan de sauvetage. On sait que l'U.D. et le P.S. fossois ont voulu la cession gratuite du Home Dejaifve à cette Intercommunale qui a déjà, depuis, réclamé une recapitalisation de plus de 6 millions (et une autre au CPAS). Les conseils communaux de Jemeppe et de Sombreffe ont été plus critiques envers leurs camarades politiques conscient qu'il faut des solutions durables pour sauver l'institution, le Conseil de Jemeppe a refusé le plan d'assainissement « qui manque de précisions financières » et la nomination, comme expert indépendant de J. Poulain, l'actuel président de l'Intercommunale ! Les médecins de la clinique Fabiola (dont une dizaine) ont démissionné en peu de temps) souhaitent aussi un changement radical dans l'équipe de direction et ne comprennent pas que « la gestion nouvelle annoncée soit appliquée avec les mêmes méthodes et par les mêmes acteurs ». A Sombreffe aussi, le Conseil s'est posé toute une série de questions à ce sujet.

2. La société Intercommunale d'Aménagement et d'Equipement économique de la Région namuroise

a vu, elle, tout l'ordre du jour de son assemblée générale approuvé sans observation

3. L'INASEP (Intercommunale namuroise de Services publics)

qui gère notre distribution d'eau, des plans de travaux et les projets d'égouttage, par contre, a été fort critiquée. L'échevin des Finances, L. Lamy, a estimé anormal que le déficit soit comblé par une simple augmentation des cotisations des communes (56 F par habitant au lieu de 30, ce qui va coûter 200.000 F de plus à Fosses), sans plan d'assainissement ni mesures de restrictions. On comprend, d'une certaine façon, que les difficultés proviennent de la nouvelle Société publique de gestion des Eaux, qui a commandé des études de plans d'égouttage non encore payés parce que remis en question (ainsi, la station d'épuration prévue à la sortie de Fosses est abandonnée et il y aura beaucoup plus d'interventions à charge des particuliers). II faut dire aussi qu'INASEP a repris tout le Service technique provincial : 40 personnes encore payées par la Province, mais qui vont venir en charge de l'Intercommunale... De nombreux hauts fonctionnaires y sont grassement payés et les frais de fonctionnement y sont très lourds. En conclusion, le Conseil de Fosses a été, ici, plus critique et a carrément refusé le Plan stratégique et le budget. Mais le groupe socialiste s'est abstenu (solidarité politique oblige), M. Brachotte regrettant que l'échevin qui siège au comité de direction n'a pas présenté d'arguments suffisamment convaincants.

4. L'AIEM (Association intercommunale des Eaux de la Molignée),

qui dessert Vltrival, Le Roux et Sart-Eustache, a aussi un résultat financier difficile, mais n'a pas vu de refus, malgré une augmentation annoncée de 6 F au m3 d'eau.

5. IGRETEC qui gère, par exemple chez nous, la perception de la taxe sur la force motrice et quelques autres projets, n'a pas suscité de commentaires.

Et d'autres points

- Une série d'ordonnances de police prises par le bourgmestre (travaux, stationnement, déménagements) sont entérinées.

- Un contrat est passé avec l'INASEP pour l'étude de la démolition des deux immeubles vétustes jouxtant l'Hôtel de Ville (estimation de ces travaux: 2,5 millions).

- Un avenant au contrat avec l'entrepreneur chargé des travaux de réfection des rues Delmotte et V. Roisin (notamment des ralentisseurs) est approuvé pour 562.631 F.

- Idem pour travaux supplémentaires de stabilité pour l'extension du hall des pompiers (357.163 F).

- La démission de M. Benoît Buchet de son mandat de conseiller au CPAS au 31 décembre 2000.

- Un emprunt de 1.650.000 F en 20 ans pour les travaux de renouvellement de la toiture du hall des pompiers et un autre de 500.000 F pour l'achat d'armoires vestiaires pour ce même service.

A huis clos

- Divers intérims sont approuvés, par Jean-Luc Benoît pendant le congé de maladie du secrétaire communal et une douzaine dans les écoles.

- Au service Incendie : Frédéric Falque et Christophe Marchal sont admis en stage au ter janvier. Les contrats sont renouvelés pour cinq ans pour Pascal Baufays, Michel Marique, Jean-Marc Mathot et Jean-Louis Van Hal. Rudi Mazuin est admis au grade de sergent sapeur pompier. Daniel Falque, Gérard Gosset et André Rifflart sont promus au grade de sergent-major volontaire. Le docteur Gaëtan Debilderling, de Vitrival, est nommé officier médecin du Service.

Services communaux

L'Administration communale de Fosses possède de nouveaux numéros d'appel téléphonique pour son personnel. Ils remplacent ceux parus récemment dans le calendrier du S.I. (attention, pas tous, uniquement ceux se rapportant aux personnes citées ici et aux services concernés), ainsi que dans l'annuaire téléphonique que vous venez de recevoir. Les voici

Service des Finances

- Mme Brigitte Absillis 071-266.050

- Mme Martine Godfroid 071-266.051

- Mme Paulette Blanchard 071-266.052

- Mlle Géraldine Viatour 071-266.053

Receveur communal

- M. Joël Lemmens 071-266.054

Secrétaire communal

- M. Gérard Parent 071-266.055

Service de l'Urbanisme

- M. Jean-Luc Benoît 071-266.056

- Mme Brigitte Brans 071-266.057

Mme Monika Napierala 071-266.058

Service des passeports

- Mme Lucia Defoin 071-266.060

Service population, état civil

- Mme Lucy Haut 071-266.061

- Mme Yvette Bodart 071-266.062

- Mme Christine Migeot 071-266.063

Cabinet du bourgmestre

- M. Benoît Spineux 071-266.064

- M. Jean-Luc Boulanger 071-266.065

Service du personnel

- Mme Maryline Molle 071-266.066

- Mme Is. Bertinchamps 071-266.067

 

 

Crèche vivante.

Les enfants de l'école Saint-Feuillen ont mis en scène Noël, un grand spectacle qui a fait chaud au cœur.

LES BAMBINS de la section maternelle ont célébré Noël en mettant en scène la naissance de jésus au sein d'une très belle crèche vivante. C'est la monumentale collégiale qui a servi de décor au spectacle, ce qui a encore amplifié l'émotion ressentie pas tous. Marie, Joseph, les rois mages et bien d'autres personnages ont été interprétés par plus de cent enfants qui ont défilé à l'intérieur de la collégiale. Tous ont pris au sérieux leur rôle, s'observant du coin de l’œil afin de voir si le voisin ne faisait pas de gaffe. Suivant l'histoire de la Nativité racontée sur CD, les bambins ont dansé et défilé dans un ordre remarquable. Une chorale composée des troisièmes années maternelles et de quelques enfants du primaire ont entonné de beaux chants de Noël. Ensuite, les parents ont été invités à la salle de l'école afin de venir admirer un marché de Noël. Là, bougies multicolores, cadre aux visages d'anges, montages de fleurs et bien d'autres accessoires ont ravi les amateurs de décorations de Noël.

Lés épicuriens se sont régalés en goûtant les bonnes tartes réalisées par les parents.

Dis, dessine-moi une grande langue

C'était un couple de braves petits cultivateurs, un peu taiseux, comme souvent les gens d'alors qui trimaient dur pour vivoter du travail de la terre. L'air un peu triste aussi car, longtemps le ménage resta sans enfant. Enfin, la persévérance et la patience portèrent leurs fruits et un heureux événement s'annonça. La joie des parents fut telle qu'ils crièrent « Victoire » à la naissance de leur fille et ils la prénommèrent de même. Beaucoup chouchoutée, la bride lâchée, ayant le verbe facile, Victoire, curieuse de nature, grandit en s'intéressant fort à ce qui l'entourait. Mais en priorité aux humains. Elle connaissait tout et tout le monde... Elle convola avec un ouvrier, tint son ménage mais, débarrassée des travaux incessants inhérents à la vie paysanne, elle disposa de plus de temps encore pour s'informer des faits et gestes de chacun. Elle connaissait les joies, les malheurs, les projets de fiançailles, les mariages, les naissances à venir, qui était malade, qui allait mieux ! Une véritable encyclopédie du village ! Et pas mauvaise pour un sou, la Victoire. Non, elle se bornait à colporter les petits potins à droite et à gauche, se délectant de montrer son grand savoir. A l'époque, on ne lisait pas tellement les journaux et bien entendu, on ignorait la radio qui ne vint que plus tard. Toutefois, comme les nouvelles se propageaient bien par Victoire, on l'avait surnommée « la gazette ambulante »...

Dans l'intervalle, Victoire avait donné le jour à une fille. Pour faire plaisir à la marraine, à l'état civil comme au baptême, on lui donna le prénom de Joséphine. La venue d'une descendante ne freina pas les activités de la Victoire. A peine sa fille fut-elle à même de marcher correctement qu'elle l'entraîna dans ses tournées d'informations et de reportages. Ainsi formée dès l'âge le plus tendre, Joséphine donna vite les signes évidents de ce que la relève était assurée. Mais autant sa mère se bornait à relater, sans ajouts de son cru et surtout sans commentaires désobligeants, autant Joséphine, en grandissant, montra des dispositions à cancaner, à déformer les choses et à médire. Cela lui valut même quelques « bagarres » homériques avec des condisciples, à l'école. Où on l'appela « la Fifine-Cancan ». Les années ne firent qu'aggraver la situation Fifine-Cancan aurait, par ses propos, fait s'entrechoquer deux paisibles montagnes. Elle trouva néanmoins à se marier, avec un brave type un peu benêt, qui ne s'étonnait pas lorsqu'il rentrait du travail, de ce que les tâches ménagères étaient souvent à l'abandon, la Fifine lui racontant qu'elle avait été malade, qu'elle avait eu mal aux dents, au ventre ou à la tête ! Au fait, la pauvre n'avait pas une minute à perdre pour s'informer, arranger les nouvelles à sa façon, questionnant, inventant, ajoutant son grain, de gros sel. Car il va de soi qu'elle dénichait toujours une complaisante oreille à qui faire ouïr ses vilenies. II est vrai que beaucoup sont curieux de nature !

Un malin lui trouva un nouveau sobriquet : « Fifine-cause-tout-l'temps-d'susl'dos-des-gens » ! C'était long à dire, mais ça résumait à merveille la « canlète » championne toutes catégories...

Aux fins de ne rien perdre du spectacle de la rue principale, source de sujets et d'inspiration, Fifine en était arrivée à manger, plantée au beau milieu du chemin, devant chez elle, s'écartant à peine lorsque survenait un véhicule. Bol de café noir à la main, tartine coupée à la diable à la main droite, tout mastiquant, elle arrêtait les passants et la langue fonctionnait. Parfois, elle s'étouffait, car parler la bouche pleine est un exercice périlleux. Une lampée de café et c'était reparti !

Un jour passa un monsieur bien mis, portant beau et une grosse mallette. A peine fut-il éloigné que la Fifine s'adressa à son voisin, le cordonnier Natole, venu prendre l'air entre deux semelles à clouer

- C'est qui, mon homme ? Qu'est-ce qui vend ? Je me demande ce qu'il a dans sa sacoche ?

Natole, un peu pince-sans-rire à ses heures, saisit l'occasion au bond. II enfla la voix, que déjà il avait forte, et héla le passant de loin

- Eh, l'homme ! Oui, vous ! La femme ici tenez (du geste il désigna la Fifine), elle voudrait bien savoir qui qu'vous êtes ? Et c'que vous vendez ?...

Ici, représentez-vous le jeu de jokari : lorsque la balle a été frappée et arrive en bout de course, l'élastique la ramène « à fond la caisse » vers le joueur. Ce fit à la même vitesse que Fifine rentra dans sa cuisine en marmottant des mots peu aimables à l'encontre de ce Natole qui ne comprenait rien à rien et était un mal élevé. Lequel Natole, entre-temps, renseignait l'homme à la mallette sur le phénomène local...

Croyez-vous que cela lui servit de leçon ? Que nenni. Dix minutes plus tard, s'étant refait une « virginité », une nouvelle jatte de café, la précédente s'étant renversée dans la course, Fifine était de nouveau à son poste sur la route. Elle harponna littéralement au passage la Denise, sourde comme un pot, pour lui honnir ce mal embouché de cordonnier. Et toujours, la Denise jura que l'autre lui avait relaté une dispute entre le menuisier et un marchand de bois ! Et ainsi, jour après jour, année après année, Fifine-cause-tout-l'temps-d'susl'dos-des-gens continue à jacter. Lorsqu'elle arrivera, comme on dit, à la dernière extrémité, je plains, si elle se repent, M. le curé, qui devra entendre son mea culpa!

... Tu vois, fillette, tu m'avais demandé de te dessiner une grande langue. Je t'en ai esquissé deux. La première est passable, la seconde est exécrable ; aucun exemple n'est à suivre. Fais ton profit et surtout, souviens-toi de ceci : « La parole est d'argent, mais le silence est d'or » !

Et tu vivras heureuse !

DERO

Philatélie et folklore

En cours d'année, la Poste émet des timbres spéciaux qui ne sont pas toujours connus du grand public. Car ces émissions ne sont pas systématiquement utilisées pour l'affranchissement, et le tirage est limité, mais surtout parce que certaines de ces séries sont émises avec surtaxes, au profit de divers organismes humanitaires ou autres. Ainsi, beaucoup de Fossois l'ignorent, en 1957 (le 15 décembre) fut émise une série intitulée « Antituberculeux -Légendes et folklore » (dont les bénéfices devaient être affectés à la lutte contre la tuberculose) et dont la petite valeur (30 c + 20 c) représentait les Chinels de Fosses.

 

 

La série comportait 7 timbres dont le 6 F + 2,50 F représentait les Gilles de Binche. Le 30 c. + 20 c. (Chinels) fut vendu à 469.938 exemplaires tandis que le 6 F (Gilles) fut vendu à 212.978 exemplaires. Pour le timbre du Chinel, p. ex., les 30 centimes servaient à l'affranchissement et la surtaxe de 20 centimes allait à l'organisme de lutte contre la tuberculose.

La série qui se vendait alors 26 F à la Poste est aujourd'hui cotée 510 F, mais se commercialise, entre philatélistes, au tiers de cette cote environ (± 170 F). Le marchand de timbres vendra la série environ 300 F. Le timbre des Chinels est le moins cher de la série et peut s'acheter pour 5 F. Ce timbre Chinels de Fosses porte le n° 1039 du catalogue officiel.

Di c'timps-là...

II n'est pas courant de voir présenter une pièce en wallon dans une élise. Et pourtant, au Moyen Age déjà, les spectacles se donnaient dans les cathédrales ou sur les parvis. Et la pièce que la « Soce des Comédyins Fosswes » donnait vendredi était une évocation de la nativité et du Massacre des Innocents : elle s'inscrivait donc judicieusement dans cette période de Noël.

Comme pour l'Arlésienne, les trois mages du titre, on ne les voit jamais, mais ils sont là, derrière la trame de cette fort belle pièce en 3 actes de J. Targé, mise en wallon par E. Lempereur. Elle tourne autour de deux aubergistes âpres au gain, ne vivant que pour l'argent ; ils refusent l'hospitalité à un couple de pauvres dont la femme est sur le point d'accoucher, et les envoient dans une étable proche, une grotte. La servante, grand cœur mais exploitée, est amoureuse d'un centurion romain qui reçoit l'ordre d'Hérode de rechercher un enfant nouveau-né en suivant les rois mages. Puissant moment d'émotion quant il apprend qu'il doit tuer cet enfant, alors qu'il vient d'apprendre qu'il est lui-même père d'une petite fille. Poignante aussi la scène des hurlements de douleur lors du massacre des enfants, tandis que finalement l'aubergiste tue sa femme en voulant récupérer le coffre d'or des rois, et meurt d'émotion, bourse à la main...

Le rôle central revenait à Brigitte Romain, la servante d'auberge, qui fit une création extraordinaire de sentiment, de puissance d'expression et de jeu de scène : elle fut tour à tour tendre amoureuse, ferme dans son honnêteté, poignante de douleur, vibrante d'une émotion qu'elle sut communiquer à l'assistance. Eric Joissains, en centurion, assurait ce rôle délicat, déchiré entre son devoir de soldat lié par l'obéissance, et ses sentiments d'humanité réveillés par son amie. Un jeu sobre et tourmenté. En aubergistes « rapias », Pierre Lorand et Maryse Lechien firent aussi de remarquables créations : lui tour à tour obséquieux, indécis et violent ; elle : autoritaire, sans cœur, toute centrée sur le profit et la possession de l'or. Deux bons acteurs qui se sont forts bien acquittés de rôles pas faciles. Luc Beaufays en Joseph et Vincent Lahaye, en soldat romain, assuraient de brèves interventions.

La mise en scène de Jules Goffaux était sobre à souhait, fort bien souligné par des jeux de lumières réglés par Luc Beaufays. Ce fut un spectacle très prenant admirablement rendu, quoi que fort différent des comédies habituelles de cette troupe qui a relevé le défi avec brio. Et une idée originale : les spectateurs en arrivant, voyaient déjà sur scène deux acteurs attablés dans l'auberge, jouant aux dés et buvant ; le cadre était campé avant le début du jeu.

Aux entractes, le public nombreux Put se réchauffer et se restaurer dans a crypte avec du vin chaud et des cougnous (pour rester dans le ton) servis par d'autres acteurs de la troupe : Patrick, Marie-Christine, Françoise et Claude.

Et Jules Goffaux clôture cette belle soirée par les remerciements : à M. le doyen, au S.I., au centre Culturel, à l'échevinat de la Culture et aux ouvriers communaux.

La saviez-vous ?

Le pain, qui est la base de notre alimentation, est l'une des denrées qui a le plus augmenté au cours de notre siècle qui se termine. Ainsi, grâce au carnet de dépenses d'une ménagère, dont nous disposons, le prix du pain a évolué à la hausse de façon vertigineuse : il coûtait

0,85 F en 1922

2,60 F en 1932

7,20 F en 1942

7,30 F en 1952

9,00 F en 1962

17,00 F en 1972

36,00 F en 1982

59 F aujourd'hui

Le sucre, coûtait (le kg)

2,00 F en 1922

3,50 F en 1932

7,90 F en 1942

14,50 F en 1952

15,50 F en 1962

17,50 F en 1972

29,50 F en 1982

Le prix du pain a été multiplié par 42 en 60 ans (de 1922 à 1982)et le sucre environ 15 fois. Les oeufs, qui se vendaient 0,30 F en 1922 coûtaient 60 ans plus tard à peine 20 fois plus, et ne sont pas plus chers aujourd'hui. La livre de beurre qui se vendait 6,75 F en 1922, coûtait 98 F en 1982, soit 14 fois plus... et pas beaucoup plus chère aujourd'hui. Et enfin, la pomme de terre se vendait 0,35 F le kg en 1922 et 5 F seulement soixante ans plus tard. Aujourd'hui elles ne sont guère plus chères.

Tout cela est surtout lié aux moyens d'une production plus intensive pour certaines denrées.

Réabonnements

Prix inchangés: 1 an : 1.100 F

6 mois: 580 F

Si vous ne l'avez déjà fait, il est grand temps de renouveler votre abonnement pour 2001.

Si vous avez égaré votre bulletin de versement, vous pouvez foire, le paiement pot votre compte bancaire ou CCP 000-0021185-39 de l'Imprimerie Romain à Fosses.

Merci de ne pas le perdre de vue.

Pour le grand feu

Pour le grand feu de Fosses qui aura lieu le 24 février, les personnes qui le désirent peuvent déposer du bois (mais uniquement du bois), au fond de la place du Centenaire où un premier ramassage aura lieu le 13 janvier. Contactez Philippe Leclercq au 071-74.16.16 ou une personne du comité des Congolais.

Le comité des Congolais souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année.

Concours de dessin

Dans le cadre du concours de dessin organisé par le Syndicat d'Initiative et ayant pour thème « Le Père Noël à Fosses-la-Ville », nous vous invitons à venir découvrir les dessins d'enfants des différentes écoles primaires dans les locaux de la Maison de la Culture, 12, place du Marché, jusqu'au 4 janvier.

Les illuminations

La tradition est à présent bien ancrée chez nous : la décoration extérieure des maisons. Un peu partout dans l'entité, on peut admirer toutes ces façades et arbres illuminés. Des concours ont été organisés dans certaines sections et l'Administration communale a aussi fait des efforts en décorant nos rues du centre. Si certains regorgent d'ingéniosité dans ce domaine, il est des endroits vraiment exceptionnels et nous vous conseillons notamment d'aller au quartier de la Campagne du Chêne, où les illuminations y sont particulièrement remarquables.

Avis à la population

L'Administration communale sera fermée le vendredi 5 janvier, dès 12 heures, suite à la réception du Nouvel An pour le personnel. Le parc à conteneurs sera fermé le vendredi 5 janvier 2001, dès 12 heures également pour la même raison.

 

Vie Féminine Peinture sur soie

Nous annonçons l'ouverture d'un cours de peinture sur soie. Début des cours le 8 janvier (en 8 leçons, le lundi, à 20 h, au local St-Martin). Prix non-membres 1.900 F, membres 1.100 F.

Inscriptions et renseignements chez M. Lallemand (071-71.19.49) ou Mme Baivier (Ma Bouille) entre 18 et 20 h au 071-71.25.15. Retenez déjà pour le début mars, un cours de modiste.Nous en reparlerons.

Pour V.F. : Ma Bouille

 

St-Vincent de Paul

Prochaine permanence : le 30 décembre, de 10 à 11 h, au local Saint-Martin.

Les membres de Saint-Vincent de Paul vous présentent leurs meilleurs vaux pour l'année nouvelle.

Conseil communal

La prochaine réunion et première de l'année 2001 aura lieu le mardi 2

janvier, à 19 h 30, à l'Hôtel de Ville.

L'ordre du jour aura trait à l'installation du nouveau Conseil

- Arrêté de la Députation permanente validant les élections du 8 octobre ;

- Nomination du bourgmestre ;

- Installation des membres du Conseil - Prestation de serment.

- Fixation de l'ordre de préséance des conseillers ;

- Election et prestation de serment des échevins ;

- Election des membres du Conseil de l'Aide sociale et Conseil de police.

FOSSES

L'ancien hospice Dejaifve

Lambert Dejaifve, qui fut maire de Fosses pendant la période française, acquit comme « biens noirs » la chapelle et la ferme Sainte-Brigide. I1 fit construire cette grosse demeure qui fut léguée par son neveu François-Joseph, mort le 10 avril 1872, à la CAP de Fosses pour qu'on la destinât à un hospice pour vieillards Ce bâtiment est complètement transformé aujourd'hui (qu'en reste-t-il ?). L'endroit était un but de promenade pour bien des Fossois et un lieu où allaient s'ébattre les enfants des écoles certains jours d'été. Nous sommes à l'arrière du bâtiment, où trônaient deux canons laissés par les Alliés après la guerre 14-18. L'un d'eux a été déplacé : il se trouve devant les sapins de droite, à peine visible Que sont-ils devenus ? Ont-ils été emportés par les Allemands lors de la seconde guerre ? Personne n'a pu nous renseigner à ce sujet. Au faîte du toit, on distingue un baldaquin qui protégeait une cloche que l'on appelait « li clotche aus pièrdus ».

A gauche, un vieux chêne au milieu de broussailles qui cachaient un étang aujourd'hui disparu. Cet endroit faisait aussi la joie des enfants. Ce parc Sainte-Brigide, toujours bien entretenu, rencontrait bien des promeneurs car il restait à la disposition du public. Des bancs y étaient installés ça et là et aussi une gloriette (plus bas dans la prairie) qui faisait parfois la joie des amoureux cachés des regards indiscrets.

Nouveau conseil communal

Fosses-la-Ville a ses élus installés. La première séance s'est tenue mardi soir, dans une salle du conseil surchauffée et dans une belle convivialité.

TOUT le conseil a été installé, mardi soir, à Fosses-la-Ville, devant un parterre de citoyens venus nombreux à cette première séance de l'année et de la législature.

Le bourgmestre, Benoît Spineux, 57 ans, qui a prêté serment devant le gouverneur de la province vendredi dernier, entame ainsi un second mandat à la tête de la commune de Fosses. Il a souhaité que le public, nombreux en cette circonstance exceptionnelle, le soit encore lors des prochaines réunions, quand le travail commencera réellement. Le secrétaire communal, Gérard Parent, a diligenté la procédure d'installation des membres du conseil qui ont tous prêté le serment d'usage : « Je jure fidélité au roi, à la constitution et aux lois du peuple belge ».

Le bourgmestre a eu quelques mots d'amitié pour chacun d'entre eux. Il a entre autres salué le doyen du conseil, le socialiste René Brachotte, qui siège au conseil communal depuis 1977. René Brachotte est l'homme dés démonstrations chiffrées : il sera désormais le chef du groupe PS où siègent trois nouveaux élus: Jean-Marie Denis, 59 ans, président de CPAS sortant; Paulette Daffe-Jacqmain, 53 ans, la veuve du défunt conseiller Yvon Daffe ; et enfin Jean-Louis Parcorus, 49 ans.

René Brachotte a dit son intention de collaboration, dans un esprit constructif.

Sur le banc du PRL, deux élus sont sortis du scrutin d'octobre : Philippe Moreau, conseiller sortant, et son fils Frédéric, 26 ans. Compte tenu de leur lien de parenté au premier degré, le jeune Frédéric Moreau a dû s'effacer au profit de Françoise Rochet, de Sart-Eustache. Celle-ci retrouve sa place de conseillère en qualité de suppléante d'Emmanuelle Lamy, démissionnaire. Philippe Moreau sera le chef du groupe des libéraux, qui a perdu un élu aux dernières élections.

Sérénité

Enfin, les élus du groupe Union démocratique, majoritaire, ont également prêté serment. Une majorité renforcée d'un siège aux dernières élections et sur le banc de laquelle de nouvelles têtes sont apparues celles d'Etienne Drèze (31 ans), de Benoît Buchet (38 ans), de jules Lallemand (61 ans) et enfin de Françoise Sarto, suppléante de Baudouin Janssens, démissionnaire.

Les échevins ont ensuite été installés, à bulletin secret. Signe que la législature commence sous les meilleurs auspices, et avec une volonté commune de construire, tout le conseil a dit « oui » à l'élection du premier échevin Bernard Meuter. Il en a été de même pour l'élection du second échevin, Michel Charles, qui a remercié au passage la minorité, et avec beaucoup d'élégance, pour la confiance et la sympathie qui ont ainsi été témoignées. Benoît Buchet a été installé avec un peu plus de réserve, par 15 oui et 4 non.

Enfin, Laurence Titeux (34 ans) a recueilli l'ovation de toute la salle, installée à l'unanimité dans sa fonction d'échevine. Le bourgmestre a souligné qu'il n'y avait plus eu de femme au sein du collège depuis 36 ans. Cette première dame aux affaires a reçu un bouquet de fleurs au parfum de « bienvenue » d'une habitante de Vitrival. Au terme de la séance, le bourgmestre Spineux a évoqué la représentativité parfaite du nouveau conseil avant d'exprimer à son tour son souhait de collaboration efficace entre tous (notre encadré). A l'exemple de la sérénité de cette première séance, elle s'annonce plutôt bien.

Le bourgmestre Spineux a improvisé un discours, au terme de la séance, quia tenu en quelques mots : au-delà de son appel à la collaboration, il a déclaré que son groupe Union démocratique, sera ouvert à toutes les propositions qui seront faites. « La gestion d'une commune a t il dit, n'est pas seulement l'affaire de la majorité, ni même du conseil communal, c'est l'affaire de tous les citoyens et nous serons toujours ouverts pour savoir de quel côté orienter le tir ».

La minorité n'a rien voulu ajouter. Tout étant dit, cette chaleureuse première séance s'est terminée comme elle avait commencé : dans un concert de vœux de bonne année.

Le nouveau collège

Ont prêté le serment d'échevin, mardi soir, à Fosses-la-Ville, devant le conseil et le bourgmestre Benoît Spineux

• Le premier échevin : Bernard MEUTER (32 ans), responsable de la culture, du tourisme, des sports, de la jeunesse et de la petite enfance, de la bibliothèque communale et de l'académie de musique.

• Le 2e échevin : Mlchel Charles (45 ans), qui entame son second mandat d'échevin, avec les mêmes attributions : patrimoine, urbanisme, environnement, agriculture, contentieux.

• Le 3e échevin : Benoît BUCHET (38 ans), qui fait son entrée au collège. Facteur de profession, il connaît beaucoup de monde. Il reçoit les portefeuilles de la citoyenneté et des affaires sociales, et de tout ce qui touche aux fêtes (festivités, noces d'or, 3e âge). Benoît Buchet, qui sera échevin pour trois ans, sera aussi responsable de la politique du logement, de la famille et de l'emploi. ,

• Le 4e échevin est une femme, pour la première fois à Fosses depuis 36 ans : Laurence TITEUX. Professeur d'économie, elle endossera les finances, les affaires économiques, le commerce, l'informatique, l'enseignement communal, le culte et les fabriques d'église.

 

Photo rétro

II y aura bientôt quinze ans ; nous étions fin janvier 1986, à l'occasion des Journées des Lépreux.

La dévouée Jocelyne (Ma Bouille) avait réuni quelques gosses pour aller présenter de portes en portes, des cartes-papillons pour cette oeuvre humanitaire et la recette du week-end dépassa les 21.000 F, grâce à quelques dévoués vendeurs, auxquels se sont joints quelques jeunes patronnés, sous la direction de Claude Jaumotte..

Tous ces enfants sont devenus des adultes aujourd'hui et se reconnaîtront sans doute.

Plus bas que Fosses...

Dans le bas du tableau, la place la moins enviable est, bien évidemment occupée par Fosses, qui, ajoutant à ses malheurs, vient de perdre 8 points sur le tapis vert, pour avoir aligné le joueur Frédéric Geeraerts, qui n'était pas en règle d'affiliation. Une erreur administrative pour un club déjà coutumier du fait (on se souviendra de la fameuse affaire Vandy qui priva le club fossois de montée en première provinciale il y a quelques années !) qui laisse, en tout en pour tout, un seul petit point aux Chinels. « Dans ces conditions, ce ne sera guère aisé de maintenir le club en première provinciale N, confiait Marcel Thoron, qui a accepté de dépanner le club et de faire son possible dans des conditions bien difficiles. Et le Moustiérois de poursuivre : « En fait l'important n'est pas de maintenir l'équipe mais plutôt de sauver le club. On en est là... Les possibles repreneurs ne veulent pas des dettes du club et comme les anciens comitards ne se manifestent plus, on ne sait plus très bien où on en est. Une chose est certaine, tant que la Vie Sportive n'indique pas un avis de radiation, on continue à jouer en espérant pouvoir aller jusqu'au bout de la saison, pour préserver la crédibilité du championnat. De même, en gagnant du temps, cela permettra au club de conserver ses jeunes et de repartir à zéro, sur de nouvelles bases, tout en profitant d'infrastructures qui ne sont pas à dédaigner. »

Les temps forts de l'année 2000

L'année 2000, qui craignait le fameux Bog, se termine sans faits importants. Nous allons passer en revue les quelques temps forts qui ont émaillé notre entité au cours des douze derniers mois.

Janvier

- Une liste de nos plus âgés nous apprend qu'il y avait dans l'entité 221 personnes de plus de 80 ans, au 1er janvier 2000. Combien sont-ils cette année. Nous le saurons dans un prochain numéro.

- La Philharmonique de Fosses organise la Nuit de la Musique, qui fut un succès total avec un programme très complet et varié.

Février

- Les grands travaux de la traversée de Fosses ont débuté. Comme prévu, la circulation est pénible, surtout aux heures de pointe. II faudra patienter.

- Le Vieux Moulin, sur la place du Marché, resté inoccupé depuis plusieurs mois, est mis en vente ; mais les offres ne sont pas suffisantes et une prochaine vente est prévue le 15 mars.

- Une étude sur le mouvement de population nous indique que Fosses (entité) comptait au 31-12-1999 : 8.753 habitants, soit 51 en plus que l'année précédente.

Mars

- L'église de Bambois a 100 ans. Des festivités sont prévues du 17 au 19 mars : exposition, dégustation de produits locaux, film sur les activités, etc.

- Les traditions et les réjouissances ne manquent pas chez nous, avec les grands feux (chaque section organise le sien), les fricassées...

Avril

- Comme le printemps qui revient, nos Chinels sont toujours en forme lors de la Laetare. Plus tardivement, elle se déroule cette année le dimanche 2 avril, sous le soleil.

- Décès d'un ancien conseiller et échevin : Richard Legrain décède à l'âge de 78 ans, après une carrière politique de plus de trente ans.

- Vingt-cinq Chinels et 14 Pierrots musiciens embarquent pour l'Amérique, pour plusieurs prestations en Louisiane. Ils en reviendront enchantés.

Mai

- Ouverture de la saison touristique au lac de Bambois et remise sur pied de la fête Sainte-Brigide avec un programme plus étoffé. Mais le samedi, la soirée sera gâchée avec une bagarre sur la place du Marché, mettant aux prises deux bandes rivales.

- Les Chinels sont revenus de Louisiane avec des souvenirs pleins la tête. Ils ne rêvent que d'une chose : y retourner, ce qui fait partie de leurs projets

- Le Sapeur belge, société peu connue à Fosses, organise un concours international de figurines, qui permet de faire connaître au public la beauté de ces petites mais remarquables oeuvres d'art.

Juin

- Le mois débute le 1er juin, jour de l'Ascension, par la Marche de l'An 2000, une marche de près de 25 km à travers l'entité. La plupart des compagnies y prennent part et l'ensemble regroupe plus de 300 marcheurs.

- La Braderie de Fosses se déroule du 22 au 25 juin avec un programme toujours renouvelé.

- Parti le 26 avril, Christian Chabot s'était donné trois mois pour parcourir 2.200 km pour rejoindre Saint-Jacques de Compostelle. Il aura fait la distance en 58 jours pour atteindre la ville sainte le 23 juin !

Juillet

- La collégiale dévoile ses trésors dans une exposition exceptionnelle qui se tiendra jusque fin août.

- Les élections communales sont proches et les partis dévoilent les noms de leurs candidats. On attend les trois partis traditionnels mais y en aura-t-il d'autres ?

Août

- Le mois d'août est traditionnellement consacré aux marches : après Sart-Eustache, ce sont les marches à Le Roux et à Sart-Saint-Laurent le 15 août. Le dimanche suivant, c'est à Bambois.

- Mais c'est aussi le mois des kermesses : à Sart-SaintLaurent, à Névremont, à Bambois, à Le Roux.

- Et c'est aussi la traditionnelle commémoration des combats de la Sambre, organisée par le comité du Souvenir de Le Roux.

Septembre

- Aisemont sera en fête les 6 premiers jours du mois, grâce à un dynamique comité qui a établi un vaste programme pour tous les goûts.

- Les festivités se prolongent, à Vitrival cette fois, avec un programme étalé sur quatre jours, par un nouveau comité de fêtes.

- Fosses est un vaste chantier : après les travaux de la traversée qui se terminent, les rues Delmotte et V. Roisin sont fermées à la circulation.

- Déception pour Isabelle Lomba aux Jeux Olympiques de Sydney. Elle manque de peu la médaille de bronze et tous ses espoirs s'envolent en une seconde.

- Le mois de septembre se termine par une sortie exceptionnelle des Tchôs-Tchôs qui décorent une douzaine de marcheurs pour 5 participations. Ils seront plus de 160 pour égayer les rues de Fosses avec leur chanson et leurs décharges.

Octobre

- Le premier jour du mois, dix-huit couples sont fêtes par l'Administration communale pour 50 années de vie commune et un couple d'Aisemont fête ses noces de diamant.

- Le 8 octobre : élections communales. L'Union Démocratique s'impose largement, gagne un siège et repart pour un mandat de 6 années, avec quelques jeunes qui obtiennent de beaux succès personnels.

- Le samedi 21 : journée « Place aux enfants ». Une cinquantaine de jeunes enfants vont visiter des entreprises locales, une initiative du Centre culturel de Fosses.

Novembre

- Les anniversaires se suivent : c'est Bebronae Cantores, groupe vocal, qui fête ses dix années d'existence.

- Novembre est encore le mois où les musiciens fêtent leur patronne sainte Cécile. Les chorales, mais aussi la Philharmonique ne manquent pas cette occasion, avec leur banquet traditionnel.

- La Foire Saint-André est cette fois à cheval sur les deux mois. Cette foire ancestrale fait aussi partie de nos traditions.

Décembre

- Les services de la police communale ont quitté l'Hôtel de Ville pour rejoindre la Gendarmerie, dans le cadre de la fusion des polices, Fosses représentant une ville-pilote, car la fusion ne débutera officiellement que le 1 - janvier 2001. - Fosses n'est pas à l'abri des hold-up : après celui de chez Bricosphère, c'est à l'ancien Nopri (GB Partner) que des individus exigent le montant des caisses.

- La R.U.S. Fosses (football) va sans doute disparaître, après 70 ans d'existence. A moins que... La fin de la trêve nous apportera sans doute la destinée définitive du plus important club sportif de chez nous.

Quand les saints sont traités comme des fromages

Pour le souper de réveillon e Noël, mon épouse avait acheté différents fromages.

Et parmi ceux-ci, un « Saint Marcellin » (délicieux par ailleurs), mais qui m'a néanmoins fait « tiquer », quand j'ai lu sur l'emballage : Saint Marcellin, affiné au lait cru . Sans doute, cela n'étonne pas que ce fromage soit affiné au lait cru. Personnellement, je me suis dit : pauvre saint Marcellin, que l'on n'hésite pas à imbiber de lait cru ! Le fabriquant ne connaît certainement pas la règle d'orthographe qui veut que, pour distinguer le personnage -saint Marcellin, en l'occurrence - du fromage (la marque), il faut impérativement un trait d'union. Donc, l'emballa e devait être rédigé comme suit

« Saint-Marcellin, affiné au lait cru ». Une faute très souvent rencontrée. La remarque a déJà été faite dans notre chronique « Testez votre orthographe » : le mot saint n'est pas suivi du trait d'union quand on parle du personnage (ex. : saint Nicolas est le patron des enfants sages) ; mais dans tous les autres cas : nom de rue, nom d'école, marque, etc., il prend la capitale et le trait d'union (ex. : collège Saint-André, rue Saint-Pierre, marche Saint-Feuillen et... fromage Saint-Marcellin. Si le m'en réfère à cette règle orthographique, l'emballage indique que c'est le personnage qui fut affiné au lait cru et non le fromage ! Ajoutons encore, pour la petite histoire, que saint Marcellin fut pape de 296 à 304 et que Saint-Marcellin, célèbre pour ses fromages, est une localité de l'arrondissement de Grenoble.