N° 5    4 février 2000    

Pensons à nos aînés

Fêteront leur anniversaire au cours de ce second mois de l'année:

Le 6 : Alexis Philippot, Home Dejaifve 100 ans (doyen d'âge de Fosses entité)

Le 13 : Germaine Den Hondt, Home Bendric, Vitrival 85 ans

Le 14: Stéphanie Van Cackenbergh, Rue Grande, Le Roux 87 ans

Le 14: Emilie Gillain, Rue Neuve, Haut-Vent 81 ans

Le 15 : Marie Kopsinska, Rue du Baty, Bambois 84 ans

Le 18: Ernest Debrulle, Rue Grande, Le Roux 88 ans

Le 18 Louise Adam,Home Dejaifve 93 ans

Le 19 : Alberte Banneux, Home Dejaifve 91 ans

Le 19 : Maria Michel, Home Dejaifve 87 ans

Le 20: Suzanne Mathieu, Rue Haut-Vent 80 ans

Le 20: Cécile Maufort, Rue Pré-Standard, Fosses 80 ans

Le 20 : Gilberte Jacqmain, Rue Station, Aisemont 80 ans

Le 20: Léon Ernoux, R Godfroid, Sart-St-Laurent. 80 ans

Le 21: François Gillain, Fosses aux chênes, Aisem.88 ans (doyen masc. d'Aisemont)

Le 22: Marcel Rousseau, Rue Long Try, Le Roux 91 ans (doyen masc. de Le Roux)

Le 23 : Camille Chauvin, Les Ruelles, Sart-Eustache. 81 ans

Le 25 : Germaine Galand, Place de la Gare, Fosses 81 ans

Le 27: Alice Dermine, Avenue des Déportés 82 ans

 

Un resto wallon

A Sart-Saint-Laurent, dans l'ancienne maison communale transformée en restaurant, sur la place Eugène Gillain, on y trouve un restaurant wallon qui vous incite, non seulement à manger les produits du terroir, mais aussi, assez curieusement - et nous ne connaissons pas d'autres cas de ce genre dans la région - où le menu est rédigé entièrement en wallon. Si vous avez des difficultés à le lire, la patronne vous y aidera. La devise est explicite : " Si vos v'loz bin mindjî, sins tchêr payî, èt ièsse bin siérvu, c'è-st-au Resto Walon qu'i faut v'nu Vous y trouverez notamment : Dèl djote avou dèl saucisse (300 F) on buftèk-frites-salad' po 390 F dès mosses (moules) au blanc vin, ou avou do pilé do djârdin, avou bran.mint dès frites, do bûre èt do pwin, po 450 F. Vous trouvez aussi toutes les boissons : di l'êwe qui spite, li vin dè l'patrone, do pèkèt~.. et ce n'est qu'un petit aperçu Une visite vaut la peine!

A la Philharmonique

Le comité de la Philharmonique, réuni la semaine dernière, s'est félicité du magnifique succès de la Nuit de la Musique. Le public était sous le charme du folklore fossois qui sortait des entrailles de notre cité. Sans oublier la remarquable prestation de l'orchestre dixieland " Dixie Boys Band" Le comité a examiné la demande de nombreux amateurs qui souhaitent qu'on remette ça avec la Philharmonique, la Chorale et le Dixieland. Le même programme, les mêmes chansons. On en reparlera, mais notre petit doigt nous dit que, après tout, c'est une idée pour janvier prochain, lors du début effectif du troisième millénaire.

Concert d'Automne

Le traditionnel Concert d'Automne de la Royale Philharmonique aura lieu en la salle communale L'Orbey, dans le cadre de la fête de Fosses, le 23 septembre prochain. Au programme, la Philharmonique, bien sûr, les élèves de l'Ecole de Musique et le Dixie Boys Band . Décidément, on ne sait plus s'en passer!

Calendrier

Voici le calendrier des sorties de la Philharmonique:

5 mars : concert à l'occasion de l'anniversaire du Footing Club Fosses

7 mai : aubade au Home Dejaifve, a l'occasion de la Sainte-Brigide.

5 août : concert-promenade à la braderie de Ham-sur-Sambre

23 septembre : concert d'Automne à la salle L'Orbey à Fosses.

1 octobre : animation des Noces d'or à l'Hôtel de Ville de Fosses

25 novembre banquet de Ste-Cécile.

Conférence horticole

La prochaine conférence horticole aura lieu le lundi 7 février, à 19 h 30, en la salle du Conseil de l'Hôtel de Ville. Elle aura pour thème : " Spécialités des rosiers et soins à y apporter ". Nous rappelons que l'entrée est gratuite et ouverte à tous.

Ediles en herbe

Le Conseil communal des enfants aura lieu ce vendredi 4 février à 19 h 30 à l'Hôtel de Ville. La population y est invitée. A l'ordre du jour : présentation des projets choisis dans les différentes commissions (environnement, sécurité et sports-loisirs) compte rendu du travail effectué à ce jour demandes des enfants adressées au Conseil des adultes divers.

 

Dîner à Bambois

Un « Dîner du Centenaire de l'église » aura lieu à la salle « Le Bambois » (face au Lac) le dimanche 13 février, à 12heures. Au menu apéritif, potage, bouchée à la Reine, sorbet, rôti orloff et gâteau. Pour le prix de 500 F pour les adultes et 350 F pour les enfants moins de 12 ans. Les inscriptions peuvent se faire par téléphone au 71.13.35 (Mme Casimir), ou 71.11.92 (Mme Boccart).

On peut verser la somme au 068-2128886-45, de la paroisse de Bambois ou le jour du dîner.

Alain DOUCET, un humoriste courageux et obstiné

La semaine dernière, sous ce même titre, nous annoncions le prochain spectacle de l'humoriste vitrivalois Alain Doucet dans son nouveau One Man Show qu'il présentera le 12 février à 20 h au Centre culturel de Presles.

Mais qui est Alain Doucet?

Nous avons pu obtenir son curriculum vitae dont voici les principaux traits:

Né à Charleroi le 23juillet1969 (il a donc 30 ans), il se produit déjà à 15 ans sous chapiteaux, lors de kermesses de village, en faisant des imitations il reprend des sketches de Sébastien, Leluron, Coluche, etc. Peu de temps après, il n'imite plus mais écrit ses propres textes et fait ses débuts au café-théâtre. il accepte tout pour se faire la main (podiums, foires, homes, écoles... ses premières expériences, mais aussi premières galères. Car il fait très dur de percer dans ce métier

Début 90, études d'aide-comptable terminées et service militaire accompli, il monte à Paris. Il auditionne dans les cabarets, joue dans certains. Il est refusé à «  La classe »

mais est pris à Yacapa, autre émission de France 3 (nombreux passages durant une saison). Mais le déclic ne se fait pas et il revient au pays. Parallèlement à la scène, il fait plusieurs boulots dont celui de marchand de légumes sur les marchés. Il fait de la radio, participe à des festivals et remporte quelques prix. Il est repéré pour une émission d'humour à la télé en prime-time sur RTL-TVI il y fera plusieurs passages remarqués on lui propose même sa propre rubrique (mais il ne fera que deux émissions. Il est engagé dans un talk-show l'après-midi où il fait une revue de presse quotidienne (malheureusement, l'émission s'arrête au bout de quelques mois). De nouveau contacté, cette fois par une télé communautaire, il devient animateur d'un show journalier sur Télé-Bruxelles: Tam-Tam

En 1997, gonflé par ces expériences, il décide de tenter de nouveau sa chance à Paris. Quelques économies et contacts en poche, il fonce! Je dormais dans un hôtel à Montparnasse, une petite chambre minable. Je rentrais au dernier moment le soir, pour me coucher et le matin, dès que je me levais, je sortais de suite pour ne pas avoir le cafard. Parfois, je dormais dans ma voiture ». Il frappe aux portes, passe des auditions... Il est quand même engagé comme animateur à Bobino pour le spectacle d'été, mais celui-ci n'a pas le retentissement prévu.

En 1999, il est un peu dégoûté et pense même à raccrocher. Dur dur la vie d'artiste!

Pendant un festival, il rencontre Dominique Dubuisson (comédien, auteur, metteur en scène) il lui écrit un sketch (téléphagie) et l'aide à la mise en scène de son nouveau spectacle... qu'il présentera donc tout prochainement Comme on le voit, Alain Doucet aime le spectacle, il en veut et, la chance aidant (car il en faut dans ce métier), il finira par se faire mieux connaître c'est ce que nous souhaitons à cet enfant du pays! Ne manquez donc pas d'assister à ce nouveau spectacle intitulé : « Le cri de la tomate-crevette un soir de mayonnaise ». Avec une galerie de personnages percutants... des aventures d'un cinéaste roumain à Hollywood, en passant par un ventriloque décallé, sans oublier le fil rouge du spectacle, Gus Flageolet, un chauffeur de salle assez particulier. Ce sera donc le samedi 12 février au Centre culturel de Presles,

à 20 h. Renseignements et réservations au 071 - 40.44.55.

Les matches du week-end

 

Samedi 5 février

Préminimes, à 13 h:

Fosses - Velaine

Bambois - Moignelée

Minimes, à 15 h:

Fosses A - Onoz

Florennes - Fosses B

Juniors, à 15 h:

Série A: Bambois – Meux

Espoirs, à 15 h:

Série A : Fosses – Florennes

Spéciales, à 15 h:

Série D: Floreffe - Aisemont

Biesmerée - Fosses

US Auvelais - Bambois

Dimanche 6 février

 

Cadets,à 10h30:

Série C : Aisemont - Fraire

Bambois - Moustier

Scolaires semi-pro v., à 10h30:

Série A: Fosses - Emines

Dames à 15h:

Fosses - Ath

Div. 1: Ligny - Fosses

Div. 3: Bambois - Tarcienne

Div. 4 : Aisemont - Hemptinne

La légende de la Gatte d ‘or (II)

 

Heureusement, messire le Vent est prodigue de ses faveurs et fonctionne quasi en permanence. Et puis. pour rester un tant soit peu dans les normes légendaires connues sous d'autres cieux, j'ai choisi d'écouter les murmures des souffles atmosphériques par une belle journée des solstices d'été. Ainsi étaient réunies les conditions adéquates pour réunir tous les atouts d'un jeu imperdable...

L'odeur des herbages en fin de croissance ou fraîchement coupés pour achever de mûrir sous les ardeurs d'un chaud soleil, embaumait l'air. Ces émanations, ces fragrances suaves des foins, alourdissaient l'atmosphère ambiante, au point de me griser et d'enjoliver ce que me chuchotait dans les conduits auditifs, ce coquin de vent venant en direct du lointain ponant. Et que je vais essayer de retranscrire, sans retraits, sans ajouts.

Un coup de Baguette magique pour nous transposer dans un lointain passé. Comme diraient certains esprits forts, un tour de manivelle à la machine à remonter le temps

Justement. en ce temps-là, les agglomérations telles que nous les connaissons aujourd'hui. n'étaient que des embryons de localités divergents des situations cartographiques actuelles. C'est ainsi que ce qui constitue aujourd'hui Aisemont et Névremont. n'était à l'époque que bien peu de choses. Ces lieux s'appelaient les Monts de Fosses ». Réunis, les deux hameaux auraient à peine constitués un très modeste village. L'un et l'autre se composaient en tout et pour tout de quelques maisons. Icelles plus apparentées à de pauvres masures qu'à des demeures dignes de ce nom.

Est-il besoin de préciser. comme

me le rappelle un souffle plus appuyé d'Eole, qu'en ce temps la pauvreté. pour ne pas dire la misère, régnait en maître, à l'état endémique. Une nature souvent hostile, pour qui doit en tirer toute sa subsistance, avec les aléas de la vie de tous les jours, faisaient qu,e les gens de ce temps. livrés à eux-mêmes, étaient rapidement la proie des douces croyances. des naïves superstitions. des peurs irraisonnées devant tout ce qui tranchait du train-train quotidien, de tout ce qui détonait dans le décor immuable...

Ceci, pour tenter d'expliquer les commentaires empreints d'une appréhension apeurée suscitée par l'arrivée en ces lieux d'un homme hors du commun, que nul ne connaissait ni de près, ni de loin

L'étranger était taillé en véritable hercule. De longs cheveux et une barbe abondante n'auraient fournis matière à cancans car ces attributs étaient des apanages. à de rares exceptions près. de tous les hommes d'alors. Mais, il s'agissait d'une pilosité tellement abondante et tellement flamboyante que c'en était une véritable curiosité et puis, aux endroits où elle se laissait voir, la peau en ressortait plus encore avec une blanche manIé de teint cadavérique.

Et, semblant jaillir telles des braises ardentes de dessous d'épais sourcils embroussaillés comme ronciers impénétrables, des yeux de tons rougeâtres donnaient, de prime abord, 1 apparence d'une profondeur d'abysse. vide de toute parcelle de vie. Seulement, par instants figages. les prunelles lançaient de véritables éclairs fulgurants, avec une connotation démoniaque. Bref, une tète qui faisait peur aux enfants tout comme à beaucoup d'adultes. Une figure hors du commun, bien suffisante pour ranger l'individu dans la catégorie des gens à ne point fréquenter de trop près...

Il ne faut pas oublier qu'en ce lointain temps-là, les gens étaient naïfs, enclins donc à la crédulité, à des pratiques mystérieuses enrobées de relents de sorcellerie étaient monnaie courante. C'est pourquoi d'un être humain doté d'une peau trop blanche et pourvu d'une toison aussi abondante que rousse. on en concluait facilement que cet être avait des accointances avec les démons qui sont les suppôts de Satan...

Ajoutons que les gens bien informés savaient que l'homme se prénommait Jehan. mais nul ne pouvait dire d'où il venait. Chacun l'évitait ainsi qu'on s'écartait en ce temps d'un lépreux voire d'un pestiféré. Le dit Jehan usait des mêmes procédés réduisant ses contacts avec les autochtones, à ceux absolument nécessaires.

A un endroit écarté, broussailleux et inculte de la vallée de la Biesme, à deux pas d'un ruisseau et à mi-chemin des Fays et de St-Remy. Jehan se construisit à lui tout seul une demeure avec des matériaux composites trouvés sur place : des pierres, du bois, des torchis... Dans ce lieu qui. par la suite, fut dénommé l'Ermitage et en cherchant bien, on pouvait encore découvrir voici quelques décades quelques ruines informes tenant autant de grosses pierres affleurantes que de « vestiges »de fondations.

(à suivre) DERO

Les Quatre-Bras vers 1905 puis vers 1910

 

Le carrefour des Quatre-Bras est sans doute le plus connu des gens de passage à Fosses. Il fut, de tout temps, l'endroit d'un intense trafic et est actuellement soumis au travail des pelleteuses qui sont chargées de moderniser et d'embellir la traversée de Fosses. 'trottoirs et accotements sont ouverts ce qui perturbe de façon intempestive le trafic. Mais le résultat sera, parait-il somptueux! Retournons près d'un siècle en arrière et nous apercevons, sur la première photo, un carrefour qui autorisait les attroupements sans risque d'être perturbés. Des gamins se sont rassemblés en nombre pour figurer sur la photo sous l’œil bienveillant d'un adulte : Joseph Constant, dit "le Cousse" Nous sommes au début du siècle et sur cette vue, sans doute la plus ancienne de ce carrefour, on distingue, à gauche, le Café du Midi », maison qui a été abattue en 1957 pour améliorer la visibilité de l'endroit, à une époque où les voitures pouvaient encore monter la rue du Postil ! A l'entrée de la rue des Remparts, on aperçoit l'auvent qui abrite la forge d'Auguste Boulanger, mort en 1909, qui fut reprise par Antoine Beauraing. A droite de la forge, le café tenu par l'épouse d'Auguste Boulanger. La maison du coin était aussi café, tenu par Augustine Georgery, qui fut aussi marchande de fruits et légumes, beurre et volaille. Tout à droite, le coin de l'Hôtel des Quatre-Bras, où est attaché un réverbère (peu visible) et où siège, au sol un boleau (grosse pierre inclinée qui servait à repousser les roues des chariot frôlant les bâtiments tout en risquant de les accrocher.

La seconde photo est prise peut-être 5 ou 6 ans plus tard, vers 1910, car l'électricité est toujours inexistante (1912) et c'est en 1909 que Camille Hue eut l'autorisation d'effectuer les transformations de l'ancien bâtiment d'Augustine Georgery, pour y installer son « Café de la Colonne ». Rien que cette transformation donne un tout autre aspect au carrefour. A droite, une vue plus complète de l'Hôtel des Quatre-bras et de la Manufacture de cycles et machines à coudre tenu par Désiré Depraute.

On constate la quiétude des quelques passants, à une époque où la commercialisation de l'automobile n'en était à ses balbutiements. Epoque bénie aussi pour le commerce local qui ne subis-sait pas encore la concurrence des grandes villes et qui, au contraire, était le lieu de ralliement des petites localités voisines, grâce à son marché hebdomadaire et à ses marchés aux chevaux, aux bestiaux et aux cochons... Une époque où presque toutes les maisons du centre étaient des maisons de commerce, où florissaient les fabriques de chaussures, brasseries, artisans de toutes espèces... et, bien sûr aussi, de nombreux cafés.

 

Nos radios libres

C'était en 1984, Radio 7, la radio locale de Fosses-la-Ville envoyait sur les ondes ses émissions de tous genres et ses précieux reportages. Les auditeurs étaient nombreux et les animateurs toujours bénévoles. Et, a chaque Saint-Nicolas, le patron des enfants était invité à venir dans le petit local de la radio, Situé ruelle des Eléphants invité ici en 1984 par marraine Madeleine (Mme Legrain), que l'on voit ici en compagnie de deux jeunes animatrices. Plus tard, les anciens furent remplacés par des plus jeunes qui, pour certains, turent ensuite appelés a quitter le territoire en raison de leur vie professionnelle ou pour d'autres raisons. Le bénévolat, ça n'a parfois qu'un temps et puis, il faut dire que Radio 7 occupait tous les temps libres de ceux qui s'en occupaient et cela devenait parfois astreignant. C'est sans doute la raison de la disparition de cette Radio qui eut pourtant ses heures de gloire. Comme disparurent la plupart des radios libres qui, a une certaine époque, avaient éclos un peu partout.

A peu prés à la même époque, a Névremont, quelques mordus de radio avaient créé Radio Mistral, une radio plutôt familiale (photo du bas) qui disparut quand passa la réglementation sur les radios libres.

Sainte Brigide d’Irlande

 

Le 1er février ramenait la tête de sainte Brigide, abbesse de Kildare, patronne secondaire de la paroisse de Fosses. C'est en effet le 1er février 524 qu'elle serait morte, à l'âge de 70 ans. On sait très peu de choses de sa vie on la dit d'origine noble et qu'elle refusa plusieurs prétendants pour entrer an religion elle se retira à Kildare où une dizaine de jeunes tilles la rejoignirent bientôt. Elle est la sainte la plus populaire d'Irlande, à l'égal de St Patrick plus de 100 églises irlandaises lui sont consacrées. Sa popularité tient surtout à son rôle de protectrice des gens et des bêtes de la campagne. Elle est très populaire aussi en Ecosse, comme patronne des fermiers. De nombreuses chapelles portent aussi son nom en Bretagne surtout dans le Morbihan. En Gaule ausSi des moines irlandais implantèrent la dévotion à sainte Brigide et Fosses fut sans doute le premier centre de diffusion. On la vénère ainsi dans une trentaine de paroisses belges, mais aussi en Allemagne, en Suisse, an Alsace, an Italie du Nord, au Tyrol autrichien et jusqu'en Suède. En fait, son aura est liée à la déesse celtique Brigandi, la mère de tous les dieux, déesse de la fécondité et de la santé. Dans le livret publié récemment sur le « Culte et la chapelle de sainte Brigide d'Irlande à Fosses», les auteurs (J;-M. Nouwynck, J. Le-comte et R. Goffaux) citent le livre de Linsmore (vers 700) qui dit "C'est elle qui aidait les personnes en danger, soignait les maladies, calmait la rage et la tempête"... En outre, elle et ses nonnes entretenaient un feu sacré perpétuel, coutume qui se perpétua jusqu'au XVIe s. au couvent de Kildare c'est dire combien l'esprit celtique avait imprégné le christianisme naissant an Irlande, et pour des siècles. Le « pèlerinage aux baguettes » en son honneur est maintenant unique à Fosses, mais était autrefois pratiqué partout où on la vénérait. Il a toujours lieu le premier dimanche de mal. N'est-ce pas un insigne honneur d'avoir pour patronne « nosse Sinte Brîye »?

Au monastère de Kildare, fondé par sainte Brigide, un « feu sacré » était entretenu an permanence. Cette coutume païenne, peu orthodoxe, perdura jusqu'au XVIe s. Voici le foyer conservé.